Optimisation des Systèmes Énergétiques
Optimisation des Systèmes Énergétiques
Filière G3EI
G3EI3
Optimisation Des
Systèmes
Energétiques
Introduction
Faire “le mieux possible” est somme toute une attitude naturelle dans la vie courante. Mais ceci
n’a qu’un sens très relatif par rapport aux contraintes subies ou volontairement acceptées,
contraintes qui peuvent résulter elles-mêmes de choix passés. Pour un ingénieur également, “faire
le mieux possible” devrait être un objectif permanent lorsqu’il a par exemple en charge la
conception d’un équipement ou le dimensionnement d’une installation. Mais là aussi,
l’expression doit être relativisée en fonction de contraintes de budget, de sécurité, ou autre,
contraintes dont le niveau a lui-même fait l’objet de décisions préalables et souvent extérieures.
Les mots “optimiser” ou “optimisation sont bien souvent répandus dans le langage courant (dans
la communication publicitaire par exemple) dans la mesure où ils sont utilisés dans le sens d’une
simple “amélioration” par rapport à un ´état antérieur. On ne peut strictement parler
d’optimisation que si l’on est sûr qu’aucun autre choix ou aucune autre décision n’est possible
— dans le cadre de contraintes explicitement spécifiées — qui fera mieux que celle réputée
“optimale”, et “mieux” n’a de sens qu’une fois précisé l’échelle de mesure de performance (ou
“critère”.
En résumé L’optimalisation aura pour objectif de déterminer les meilleures décisions à prendre
en vue d’améliorer au mieux les performances du système donné. Dans cette perspective, la
modélisation permettant de calculer les performances du système sera ainsi le compagnon naturel
de l’optimisation.
De nos jours, les outils d’optimisation seront utilisés tout au long de la durée de vie d’un système
énergétique industriel: de la conception jusqu’au démantèlement:
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Optimisation des systèmes énergétiques .
L’opération d’un procédé sera bien sûr optimisée. Ceci se fera tout d’abord par la
prédiction et suivis des performances du procédé et des équipements, adaptation des
consignes de conduite, planification, maintenance prédictive, optimalisation en ligne,
model-based control, ...
Les outils de modélisation et d’optimalisation seront ensuite utilisés pour optimiser les
investissements de mise à niveau de l’installation : études de retrofit, augmentation de
capacité, ...
Les outils de modélisation seront enfin utilisés pour concevoir le démantèlement de
l’installation de la manière la plus appropriée.
Au cœur de l’actualité, l’optimisation de l’énergie s’affirme comme la seule réponse possible aux
défis du changement climatique, de la raréfaction des ressources naturelles facilement accessibles
et à l’évolution de la demande en énergie.
Dans un contexte énergétique mondial où la croissance de la demande est tirée par les pays en
développement et où l’offre d’énergies demeure principalement fossile, celles-ci ne sont pas
inépuisables et les problèmes environnementaux et sociétaux posés par leur exploitation ne font
que croître. Ce contexte mondial est aussi caractérisé par une grande instabilité des prix et de
l’approvisionnement.
Alors Ce cours concerne la modélisation et l’optimalisation des systèmes énergétiques
industriels.
La consommation énergétique ne peut que croître pour deux raisons : l’une est l’accroissement
de la population qui devrait atteindre 8 Milliards en 2050, l’autre réside dans le fait que les pays
en développement ne peuvent élever leur niveau de vie qu’en augmentant leur consommation
d’énergétique.
Bref ;
Préoccupations environnementales, les législations, la hausse des prix de l’énergie ,
autant de raisons qui nous amènent à repenser l’optimisation de nos systèmes
énergétiques.
Pour un économiste,
• toute opération industrielle a pour fonction de transformer des biens de faible valeur
propre, en biens plus utiles, donc à valeur ajoutée, en même temps qu’elle produit des
rejets, à valeur diminuée. Donc l’analyse économique doit révéler s’il serait intéressant
d’investir dans le système énergétique étudié.
Pour un énergéticien,
• cette même opération consiste à apporter de l’énergie utilisable à des matières premières,
pour les transformer matières plus utiles, à plus fort contenu énergétique, mais les rejets
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ont aussi un contenu énergétique plus fort que les matières premières. Donc l’analyse
énergétique doit nous informer sur l’a performance énergétique de ces opérations.
Et pour un écologiste,
Donc on cherche un min de coût ou un max de bénéfice (cette valeur est industriellement la
valeur primordiale), max de capacité, min de temps ou max de vitesse, puissance max; rendement
max ou dégradation d’énergie min, consommation d’énergie ou de matière min, min de
maintenance ou max durée de vie un min d’erreurs pour les valeur scientifique, max du confort
ou satisfaction (coté psychologique) et un min de pollution.
On peut sans doute affirmer que l’objectif de ce décideur, est, dans quelque cas que ce soit, de
minimiser le cout total par kg de produit utile, étant entendu que ce cout est évaluer dans un
barème de valeur, par exemple un barème qui lui est imposé par son supérieur hiérarchique, ou
par les lois et règlements de la collectivité, ou encore un barème que le décideur lui-même s’est
choisi à priori, sur des bases personnelles, subjectives, écologiques… Ce choix subjectif est
d’ailleurs souvent plus ou moins conscient.
Minimiser le cout intégral unitaire est donc un objectif qui semble très général sous réserve que
le barème de valeur choisi soit adapté aux désirs du décideur.
Les barèmes de valeur à base technico-économique c.-à-d. la valeur monétaire qui rassemble :
Les barèmes énergétiques c.-à-d. le contenue énergétique (en J/kg) que nécessite soit la M.P. ou
tt produit fonctionnel pour produire que ce soit :
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Les barèmes matériels ou barèmes à base écologique planétaire c.-à-d. la fraction ou la partie du
globe terrestre potentiellement exploitable par les utilisateurs contient bien évidemment une
quantité finie et constante, tq:
i. Quelques définitions
Nous entendons par système énergétique industriel tout procédé, partie de procédé ou ensemble
de procédés qui procèdent par transformation de l’énergie dans l’objectif de produire soit une
autre forme d’énergie soit des produits ou biens de consommation.
1.
2.
3.
4.
Dans les procédés industriels, les changement d’état thermodynamique sont réalisés et facilités
par un apport d’énergie de l’extérieur du système.
Celle-ci doit ensuite être transformée et distribuée sous la forme adéquate pour réaliser la
transformation. Elle le sera sous différentes formes :
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5. Thermo-économie
i. Définition
Thermo
Economique
Le modèle sera utilisé pour calculer les performances de l’installation qui seront ensuite
traduites sous la forme de performances économiques. Dans le calcul d’optimalisation
thermo-économique, on représentera le compromis entre les coûts opératoires qui résultent des
performances thermodynamiques du procédé étudié et les investissements réalisés pour atteindre
ces performances : achat des équipements.
Environomique
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Les performances environnementales seront ensuite traduite sous une forme économique
permettant d’inclure dans les performances économiques l’impact environnemental du système
énergétique étudié.
Au départ des valeurs thermodynamiques calculée par le modèle, l’objectif est à la fois d’estimer
la grandeur de investissement, de calculer sa rentabilité, c-à-d représenter le compromis entre les
bénéfices générés et les investissements réalisés.
Par ex:
Si l’on calcule le rendement énergétique d’un système, la valeur que l’on obtient ne donne aucune
information sur les pertes de ce système comparées à celles qu’auraient un système parfait du
point de vue thermodynamique fonctionnant dans les mêmes conditions. Le rendement
exergétique d’un système peut atteindre 100 %, parce que le travail en sortie est comparé au
travail potentiel de l’entrée du système.
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Où
L’ensemble de ces coûts devant bien sûr être exprimés dans des unités monétaires Cohérentes.
Thermodynamique
i. Système thermodynamique
L’état thermodynamique d’un système peut être décrit de manière satisfaisante par un nombre
limité de
Les variables d’état. Leur valeur ne dépend que de l’état du système, et non du processus qui l’a
amené dans cet état. On distingue les variables d’état :
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– équilibre
– équilibre
– équilibre
Conserva
tion de la
matière
Conserva Conservation
tion de de des charges
l’énergie électriques
Principe de
conservation
Conservation
Conservation de la
du moment de
quantité de
quantité de
mouvement
mouvement
Le 1er principe ne suffit pas à expliquer les évolutions naturelles. D’où vient Besoin d’un autre
principe thermodynamique pour exprimer l’asymétrie entre travail et chaleur : le second principe.
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Pour tout système fermé, il existe une fonction d’état, extensive, non conservative, appelée
entropie S, telle que sa variation entre deux instantes t1 et t2 s’écrive :
Se : est
Si : est
7. Thermodynamique analytique
i. Transformations thermodynamiques
Si le système se trouve dans un état final identique à l’état initial, la transformation est dite
cyclique
Une transformation quasi-statique est une transformation lente, composée d’une suite continue
d’états d’équilibre infiniment voisins. c'est-à-dire que la transformation est très lente,
pratiquement statique et que l’on peut considérer qu’à chaque instant on a un équilibre entre le
système et le milieu extérieur.
Pour être réversible, il faut, condition nécessaire mais non suffisante, que la transformation soit
infiniment lente. Elle sera alors formée d’une suite d’états d’équilibre. Toute transformation
réversible est quasi-statique. Par contre l’inverse n’est pas vrai.
Ces transformations réversibles ne sont pas réelles, mais c’est le cas idéal pour les calculs en
thermodynamique.
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Une transformation irréversible se traduit par une brusque rupture d’un état d’équilibre initial. Il
n’est alors pas possible de définir la température T et la pression P du système à chaque instant.
On ne connaît précisément que leurs valeurs dans l’état initial et final.
v Cv P
Cp
P V
T v T P
C C C C
T p v hT p v
V P
T P T v
iii. Coefficients thermoélastiques
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Énergie libre :
Enthalpie libre :
2e relation de Maxwell
3e relation de Maxwell
4e relation de Maxwell
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Par définition, un modèle doit permettre de calculer et de caractériser les transformations d’états
thermodynamiques qui ont lieu dans un procédé. Cela suppose la transcription sous forme de
modèle mathématique du comportement de l'installation et de ses limites de fonctionnement.
Si nous considérons le système énergétique dans son ensemble, le modèle mathématique sera un
opérateur qui transformera les valeurs d'entrée en valeurs de sortie
La modélisation des systèmes énergétiques a pour objectif de représenter à l’aide d’un outil de
mathématique le comportement d’un système énergétique afin de pouvoir en déduire ses
performances et analyser l’impact des différents paramètres pouvant l’influencer.
Cela implique que l’outil de modélisation devra permettre de calculer les états
thermodynamiques des différents flux entrants, sortant mais également à l’intérieur de
l’installation, de manière à pouvoir non seulement calculer la performance globale du système
mais également les performances des différents équipements du procédé.
L’optimalisation aura pour objectif de déterminer les meilleures décisions à prendre en vue
d’améliorer au mieux les performances du système. Dans cette perspective, la modélisation
permettant de calculer les performances du système sera ainsi le compagnon naturel de
l’optimisation.
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Pour la modélisation, il convient de faire une distinction entre les entrées matières et les entrées
d’information. Enfin, une entrée matière d’un procédé peut être une sortie d’information car elle
résulte d’un calcul par le modèle. Ce sera par exemple le cas du débit de combustible qui est
calculé pour fournir une demande de chaleur donnée.
Les entrées d’un modèle seront les spécifications : les demandes que le système doit satisfaire,
les caractéristiques des matières premières et des ressources, les caractéristiques de
l'environnement dans lequel le système doit s'intégrer (par exemple, la température et la pression
ambiante, la température de l'eau de refroidissement, les données économiques, etc...), ainsi que
les spécifications du marché : qualité des produits et des sous-produits, limites d’émissions.
Les sorties seront les productions demandées, les émissions et les déchets de la fabrication (par
exemple l'énergie dégradée sous différentes forme et les polluants), le coût d'opération de
l'installation, la taille requise pour les appareils, etc...
Chaque module apportera les équations qui modélisent de manière générique son
fonctionnement; ces équations seront appelées équations de modélisation.
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Optimisation des systèmes énergétiques .
a. Types de problèmes
• Problèmes optionnels
Ce type de problème faisant intervenir des options est difficile à traiter. Dans l plus simple des
cas, il s’agit d’une alternative ( ex ; le choix entre une turbine à gaz ou une turbine à vapeur…).
• Problèmes discrets
Cette fois il s’agit dans une gamme de produits (des diamètres et longueurs de vis,…)
• Problèmes continus
Ce type de problème est celui le mieux placées pour les techniques d’optimisation. En effet les
équations associées aux modèles font alors intervenir des variables continus.
b. Types de variables
• Variables indépendantes
Ces variables seront selon la cas des variables d’état dont on cherchera la valeur adéquate
ou des paramètres correspondant à des grandeurs imposée.
• variables caractéristiques
Des variables apparaissant dans des composants ou dans le système mais qui sont des
variables intermédiaires ou de liaison. Sous certaines conditions, leur élimination
analytique est réalisé à partir des équations de liaison.
• variables de valeurs
Ce sont elles qui fournissent généralement la fonction à optimiser par notre modèle. Des
exemples courants sont : vitesse, puissance, capacité, poid……
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Optimisation des systèmes énergétiques .
2. Technique de modélisation
i. Méthodologie générale
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Optimisation des systèmes énergétiques .
9 8
1 3 3 6
7
2 4 4
Chaque module apportera les équations qui modélisent de manière générique son
fonctionnement; ces équations seront appelées équations de fonctionnement.
Les équations de liaison définissent toute liaison entre les composants à leurs entrées et sorties.
3. Simulation du système
Pour la résolution simultanée, on écrit l’ensemble des équations du modèle auxquelles on ajoute
l’ensemble des équations de spécifications. On obtient ainsi un système de ne équations non
linéaires et de nv variables.
Pour la résolution séquentielle, le modèle complet du procédé ayant été formulé suivant une
approche modulaire.
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P33145,6M 4,03M
2 qkW
compresseur
Ec 1020 0,383P0,00513P2
turbine
PkPa kg s; EckW
;M
Ec Es
r
P1=101 kPa
Pour la turbine
M kg s T =25 °C P4=101 kPa
M 8,50190,02332 P0,48.P 0,02644 T
2
1
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Usage
énergétique
Utilisation de
l’énergie
Intensité Consommation
énergétique énergétique
Pic consommation Quantité énergie
utilisée
Performance
énergétique
Efficacité énergétique
Autres
Ratio, comparaison
Approvisionnement
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Le rendement est défini comme le rapport entre le flux énergétique produit et le flux énergétique
introduit dans un système.
Symbole : η (Eta)
La référence - le niveau énergétique de référence est le point de comparaison qui permet le calcul
des apports et des déperditions. Cette température est fixée couramment pour le coté eau à 0°C
(notion enthalpie) et pour le coté gaz à 25°C (température de référence utilisé pour déterminer le
pouvoir calorifique).
Flux énergétique produit - somme des énergies produites par le système et sortant de la frontière,
disponibles pour une utilisation.
Flux énergétique perdu - somme des énergies sortantes de la frontière non utilisables.
Le calcul du rendement est fait habituellement avec des valeurs de puissances. Si on travaille
avec les valeurs d’énergie il faudra bien veiller que les périodes de temps considérés soit
identiques pour éviter d’introduire des erreurs dans le calcul.
Conditions
Des valeurs de rendement supérieur à 1 ou 100% ne sont physiquement pas possibles car
contraire au premier principe de la thermodynamique.
Toute valeur de rendement supérieure à 1 ou 100% a été calculée sans comptabiliser toutes les
énergies entrantes dans le système.
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Flux
énergétique
Produit
Flux
énergétique Système
Introduit (installation)
Flux
énergétique
Perdu
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Optimisation des systèmes énergétiques .
a. La méthode directe
Nécessite d'une grande précision sur les valeurs mesurées, parce qu’habituellement le flux
produit est représenté par 1 ou 2 valeurs qui sont donc directement liés à l’erreur de la valeur
finale de rendement.
b. La méthode indirecte 1
Utilisée quand le pouvoir calorifique du combustible et/ou son débit sont difficiles à estimer ou
sont trop variables.
L’avantage de la méthode indirecte est dans la multitude de valeur composants les pertes ; une
erreur sur une des ces valeurs n’engendrera qu’une petite erreur sur la valeur du rendement.
c. La méthode indirecte 2
Méthode normalement appliquée sur les installations de chauffage et les pertes sont considérées
directement en % de l’énergie introduite.
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Il n’est pas toujours possible d’exploiter aux conditions d’exploitation de référence, ce qui
nous conduit à une valeur de rendement non comparable aux contrats, garanties, etc.
Application d’un facteur de correction à la valeur de rendement obtenue afin de la pouvoir
comparer.
C’est une pratique nécessaire si les variations entre les conditions d’exploitation réelles et
celle théoriques cause une variation du rendement théorique significatif.
Cette opération est toujours délicate parce qu’il faut définir la méthode de correction à
appliquer avant la mesure.
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Optimisation des systèmes énergétiques .
1. Notions fondamentales
a. Contrainte égalités
b. Contrainte inégalités
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Méthodes de
recherche:
- Les méthodes
Calcul des d’énumération,
variations, - Les méthodes
multiplicateurs de d’exploration au
Lagrange et hasard
méthodes dérivées - Les méthodes
(équations d’Euler, dérivées de
Hamilton, Jacobi) l’exploration à
une seule variable
( méthode de
Fibonacci)
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Théorème 1
Exemple d’illustration
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Optimisation des systèmes énergétiques .
xn-1 et xn soient définies explicitement en fonction x1 , x2 , ……., xn-2 à partir des 2 équations de
contraintes et ; Alors la fonction objectif s’écrit:
Généralisation
Théorème 1
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Exemple d’illustration :
Chercher par la méthode des Multiplicateur de Lagrange les dimensions de l’échangeur (D:
Diamètre et L: Longueur) pour que le coût d’investissement C soit minimum.
Caractérisation de l’extremum
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3. Programmation linéaire
Exemple
Présentation du problème:
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Une usine produit 2 articles différents . Elle comprend 2 ateliers qui travaillent
simultanément sur les même produits sous les conditions suivantes:
Atelier A1
Atelier A2
On augmente x1 en maintenant
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Optimisation des systèmes énergétiques .
• Initialement
Condition d’arrêt?
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Étape C: pivotage
1.
2.
3.
4.
2ème itération
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Optimisation des systèmes énergétiques .
sous contraintes
Différence
4. Programmation géométrique
nombre de variables,
coefficient ⋲ R ,
coefficient de puissance ⋲ R ,
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Optimisation des systèmes énergétiques .
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Procédure
• Mettre en place:
•
•
F correspond alors à y si
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Optimisation des systèmes énergétiques .
N.B : La méthode ne sera pas traitée ici dans toute sa généralité mais dans le cas d'une contrainte
égalité. Le degré de difficulté D .D est toujours pris égal à zéro.
Le problème suppose une fonction objectif comportant trois termes et une contrainte de 2 termes.
Soit :
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Optimisation des systèmes énergétiques .
(A):
Avec
5. Programmation dynamique
L'optimisation dynamique (ou séquentielle inverse) s'applique bien à des problèmes séquentiels
faisant intervenir des processus discrets ou des fonctions continues approximées par des
processus discrets.
Quel que soit le problème traité, celui-ci se ramène à une succession d'étapes dont on connaît le
point final.
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Optimisation des systèmes énergétiques .
En supposant que le revenu ri à l'étape i est une fonction connue de xi, variable de commande:
et sachant que
On montre que:
Démonstration
En effet
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Exemple d’application
Énoncé
L'exemple proposé consiste à déterminer par la programmation dynamique le plan de vol d'un
avion de ligne pour un vol de 1200 km. L'objectif est une consommation minimale de kérosène.
On recherchera par la programmation dynamique:
• la trajectoire optimale en faisant varier l'abscisse et l'altitude par pas respectifs de 200 km et 2
000 m,
• la quantité de kérosène minimale.
L'exemple proposé est outrageusement simplifié mais il illustrera bien la méthode. Pour la mettre
en œuvre, le tableau des consommations de kérosène en kg pour un pas ∆x = 200 km est donné
compte tenu des variations d'altitude (tableau).
Eléments de solution
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Remarque:
- le tableau 1 n'admet pas de rejet parmi les possibilités, sinon cela reviendrait à introduire une
pénalisation sur certaines possibilités.
Tous les chemins optimaux sont notés d'une étoile dans le tableau 3.8. Les chemins non
optimaux sont exclus.
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Optimisation des systèmes énergétiques .
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Optimisation des systèmes énergétiques .
Le tableau 6 est le tableau terminal qui rend compte du trajet optimal pour aller de A en G.
La consommation minimale de kérosène est de 2 770 kg.
Cette consommation minimale correspond à la trajectoire optimale de vol:
hm
1000
0
800
0
600
0
400
0
200
0
G Xkm
A B C D E F
Trajectoire optimale.
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Optimisation des systèmes énergétiques .
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