100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
377 vues5 pages

Histoire et rôle de la constitution sénégalaise

La constitution est la loi fondamentale d'un État qui définit son organisation politique et protège les droits des citoyens. Le Sénégal a connu cinq constitutions majeures depuis son indépendance en 1960, la dernière étant une révision de 2001 limitant le nombre de mandats présidentiels.
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
377 vues5 pages

Histoire et rôle de la constitution sénégalaise

La constitution est la loi fondamentale d'un État qui définit son organisation politique et protège les droits des citoyens. Le Sénégal a connu cinq constitutions majeures depuis son indépendance en 1960, la dernière étant une révision de 2001 limitant le nombre de mandats présidentiels.
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CEM ALY MODY

Année Académique : 2020 - 2021

THEME :

LA CONSTITUTION DU SENEGAL

Professeur : M. FALL
Classe : 4eme A

PLAN
INTRODUCTION
I. DEFINITION FORMELLE DE LA CONSTITUTION
II. LE ROLE DE LA CONSTITUTION
III. HISTOIRE DE LA CONSTITUTION DU SENEGAL
1. CONSTITUTION DE 1959
2. CONSTITUTION DE 1960
3. CONSTITUTION DE 1963
4. CONSTITUTION DE 2001
5. CONSTITUTION DU 20 MARS 2016
CONCLUSION

LES EXPOSANTS:

Aminata SIDIBE – Ndeye Mbacke NDIAYE - Ndeye Mareme Suadou


MANE – Anta NIANG – Fatoumata BAH – Binta BA – Diouma BA –
Ismaila TIRE – Baye Diallo DIOP
Introduction

Une constitution est une loi fondamentale qui fixe l'organisation et le fonctionnement d'un
organisme, généralement d'un État ou d'un ensemble d'États.

La valeur de la Constitution d'un État varie selon le régime en place, elle a généralement
une valeur supérieure à la loi. Elle est à la fois l'acte politique et la loi fondamentale qui
unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre
gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et
humain. La Constitution protège les droits et les libertés des citoyens contre les abus de
pouvoir potentiels des titulaires des pouvoirs (exécutif, législatif, et judiciaire).

Si la fiction juridique veut que la Constitution fonde et encadre juridiquement l'État, il est
entendu que l'histoire politique la précède et peut lui conférer à la fois sa légitimité
circonstanciée et la permanence de son autorité. Cette histoire politique est alors
réintroduite dans le droit en étant qualifiée de « pouvoir constituant primaire » (le pouvoir
souverain qui établit une nouvelle Constitution).

I. Définition formelle de la Constitution


La Constitution est un acte juridique, le plus souvent concrétisé par un ou plusieurs
documents écrits nouveaux. Cet acte se situe au sommet de son ordre juridique : tout autre
acte juridique doit être conforme à ses prescriptions. Ainsi, selon la théorie de la
hiérarchie des normes2, la Constitution se trouve ainsi être la loi fondamentale qui
légitime toutes les normes inférieures.

Cette théorie est complétée par le principe de constitutionnalité, qui indique que la
Constitution est le principe suprême du droit d'un État et que son respect, obligatoire et
nécessaire, est assuré par une cour constitutionnelle, que ce soit un Conseil constitutionnel
(comme en France) ou une Cour suprême (comme aux États-Unis).

Cette place au sommet de la hiérarchie des normes résulte du fait que la Constitution est
créée par le pouvoir constituant originaire, et révisée par le pouvoir constituant dérivé ou
institué. C'est donc un acte juridique imposé par le pouvoir constituant à tous les organes
de l'État et à la société. Elle relève donc d'une logique verticale du pouvoir, comme les
lois ou les règlements. Cette logique s'oppose à celle, horizontale, des contrats et des
traités (nom donné à des contrats particuliers entre personnes morales de droit
international), où les cocontractants sont, tout au moins juridiquement, égaux, et doivent
consentir aux droits et obligations résultant des actes qu'ils signent.

Des confusions ont pu apparaître entre ces deux logiques, du fait de la doctrine du contrat
social. Cette théorie consiste à dire que la Constitution de l'État résulte d'un contrat passé
entre tous les citoyens, égaux en droit. Cependant, cette doctrine n'a pas de réalité
juridique.
Tous les États ne possèdent pas nécessairement de constitution formelle. À titre
d'exemple, la Constitution du Royaume-Uni n'est pas formelle, mais est plutôt uniquement
une constitution matérielle.

Constitution : c'est un ensemble de textes de lois qui définit les règles de fonctionnement
d'un régime politique.

II. Le Rôle de la Constitution


La Constitution, c'est donc un outil permettant de fixer le cadre général au regard de
l'organisation d'un État.

Donc, la Constitution paraît comme étant nécessaire en ce qu'elle assure que tout un
chacun voit ses droits respecter.

En effet, le texte suprême de l'ordre juridique français garantit les droits fondamentaux des
citoyens français. Par conséquent, ce texte solennel permet de prévenir l'arbitraire de la
part des différents pouvoirs en ce qu'il décline l'ensemble des diverses institutions qui
existent effectivement dans l'organisation de l'État. En outre, le texte constitutionnel
permet de prévoir les organes en tant qu'acteurs de l'État sous le prisme du principe de la
séparation des pouvoirs, théorie inventée par Locke en Angleterre et reprise et
approfondie par Montesquieu en France. Il permet également la division des diverses
fonctions au sein de l'État à l'effet de se prémunir de l'arbitraire.

C'est ainsi que la Constitution permet l'organisation effective des différents pouvoirs
(publics) que comporte l'État en prévoyant une séparation entre le pouvoir législatif - le
pouvoir de faire la loi, le pouvoir exécutif - chargé d'exécuter les lois et de les mettre en
œuvre - et le pouvoir judiciaire - contrôlant l'application de ces lois. Cette séparation
participe donc de l'équilibre des pouvoirs au sein d'une société démocratique et est ainsi
utilisée dans les sociétés représentatives à des degrés plus ou moins étendus.

C'est par voie de conséquence un rôle tout à fait majeur que joue effectivement la
Constitution en ce qu'elle prévoit la délimitation des compétences propres à chacune des
institutions des différents pouvoirs ainsi que la façon dont celles-ci sont mises en place.

Elle participe en outre au règlement des relations qui existent entre ces pouvoirs législatif,
exécutif et judiciaire et prévoit qu'un certain contrôle est effectif entre eux : dit autrement,
ils sont en mesure de se contrôler les uns envers les autres, ce qui limite notamment les
possibilités d'arbitraire.

Aussi, la Constitution en tant que texte supérieur dans la hiérarchie des normes prévoit
expressément l'aménagement, la stratification, l'ordonnancement effectif des compétences
et des attributions sur la totalité du territoire de l'État en procédant au choix de
l'organisation dont est doté l'État en ce que celui-ci peut être unitaire, centralisé,
décentralisé, fédéral, etc. C'est en fait au sein de ce texte constitutionnel qu'est choisie et
prévue l'organisation de l'État, et, de ce texte découlent toutes les spécificités de ces
différentes organisations possibles.
III. Histoire de la Constitution du Sénégal

La Constitution de la République du Sénégal adoptée par référendum en 2001 est la


quatrième que connaît le pays.

1- Constitution de 1959
Un référendum portant sur l'évolution des territoires d'outre-mer et la création d'une
communauté franco-africaine est organisé par la France le 28 septembre 1958. Entre le
choix ou le rejet d'une telle communauté, le Sénégal opte pour le OUI et devient une
République membre de la Fédération du Mali, aux côtés du Soudan français.
La mise en place des institutions est dictée par la Constitution du 24 janvier 1959, suivie
par l'organisation des élections législatives le 22 mars 1959.
Comme dans d'autres pays d'Afrique subsaharienne, ce texte de 1959 s'inspire fortement
de la Constitution française de 1958.

2- Constitution de 1960
C'est après l'éclatement de la Fédération du Mali que la constitution du 26 août 1960 est
adoptée. Celle-ci réaffirme l'option d'un régime parlementaire avec Mamadou Dia comme
chef du gouvernement en sa qualité de président du conseil et Senghor comme président
de la république. Cette constitution restera en vigueur jusqu'après la crise de décembre
1962 entre les deux hommes. Elle sera remplacée par la constitution du 7 mars 1963 qui
institue un régime présidentiel.

3- Constitution de 1963
Une nouvelle constitution est adoptée le 7 mars 19631. Elle établit un régime présidentiel.
Le poste de Premier ministre est supprimé.
Ce nouveau texte subira une série de révisions en date du 20 juin 1967, du 26 février
1970, des 19 mars et 6 avril 1976, du 28 décembre 1978 et du 24 avril 1981.
Ces modifications successives permettent de passer progressivement d'un système de parti
dominant, marquée par la personnalité charismatique de Senghor, à un régime multipartite
intégral lors de l'élection d'Abdou Diouf.

4- Constitution de 2001
Elle est adoptée à la suite du référendum constitutionnel du 7 janvier 2001 qui recueille 94
% de votes positifs.
Les prérogatives du président de la République sont élargies. Il peut dissoudre
l'Assemblée nationale du Sénégal. Le nombre de députés est de 150. Le Sénat du Sénégal
est supprimé – il sera rétabli en 2007 de même que le Conseil économique et social.
En mars 2016, un référendum constitutionnel est prévu pour réduire le mandat présidentiel
de sept à cinq ans.
5- Constitution du 20 mars 2016
Attention, une nouvelle constitution n'est pas élaborée en 2016 : il s'agit d'une simple
révision constitutionnelle qui maintient en vigueur la Constitution de [Link] Sénégalais
ont voté OUI au projet de Constitution soumis au référendum le 20 mars 2016. Ce projet
prévoit notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux (de 5 ans). Il
sera également mis en place un Haut Conseil des Collectivités Territoriales en
remplacement du Sénat qui a été supprimé dès l’accession du Président Macky Sall à la
Présidence de la République. Les Sénégalais de l’extérieur éliront également leurs députés
à l'Assemblée Nationale.

Conclusion
Une constitution est la loi fondamentale d'un Etat qui définit les droits et les libertés des
citoyens ainsi que l'organisation et les séparations du pouvoir politique (législatif,
exécutif, judiciaire). Elle précise l'articulation et le fonctionnement des différentes
institutions qui composent l'Etat (Conseil constitutionnel, Parlement, gouvernement,
administration...).

Vous aimerez peut-être aussi