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Diviseur de faisceau en cristaux photoniques

Ce mémoire présente la conception d'un diviseur de faisceau à base de cristaux photoniques bidimensionnels. Il introduit les cristaux photoniques, leurs propriétés et leurs applications pour la réalisation de guides d'ondes et de cavités. Il décrit ensuite la simulation de diviseurs 1x2 et 1x4 à l'aide d'un logiciel de simulation par différences finies dans le temps.

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Diviseur de faisceau en cristaux photoniques

Ce mémoire présente la conception d'un diviseur de faisceau à base de cristaux photoniques bidimensionnels. Il introduit les cristaux photoniques, leurs propriétés et leurs applications pour la réalisation de guides d'ondes et de cavités. Il décrit ensuite la simulation de diviseurs 1x2 et 1x4 à l'aide d'un logiciel de simulation par différences finies dans le temps.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


UNIVERSITE MOHAMED BOUDIAF - M’SILA

FACULTE : TECHNOLOGIE DOMAINE : SCIENCES ET


TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT : ELCTRONIQUE
FILIERE : ELECTRONIQUE
N° : 2017/ME04/97/482
OPTION : MICRO ELECTRONIQUE

Mémoire présenté pour l’obtention


Du diplôme de Master Académique

Par : Brahimi Samir


Hammoudi Houcine

Intitulé

Conception de diviseur de faisceau à base des

cristaux photoniques bidimensionnels

Soutenu devant le jury composé de :

Pr. Khedrouche Djamel Université de M’sila Président


Pr. Hocini Abdesselam Université de M’sila Rapporteur
Dr. Khahlouche Ahmed Université de M’sila Examinateur

Année universitaire : 2016 /2017


Dédicaces

A mes parents qui m'ont toujours soutenu et m'ont


Permis d'arriver là où je suis aujourd'hui. Aucun mot n'est assez fort
pour vous témoigner toute ma reconnaissance, alors simplement
MERCI POURTOUT, mais je suis sûr qu'au fond de vos cœurs vous
savez combien je vous aime.
A mes sœurs, Linda et Amel, Bouchra, A mon frère, Aziz,
A ma chère femme Amira
vous êtes la joie de nôtre famille,
merci pour l'ensemble des moments que nous passons ensemble.
A ma grande famille : mes grands-parents,
mes oncles, mes tantes, mes cousins, ma cousine
et leurs familles.
A mes amis, Salah, Oussama, Rafik, Raouf, Fateh, Samir, Walid,
Nasro, Omar, Adel et Abdelghani.
Merci pour votre amitié précieuse.
Aux étudiants d’Electronique et toute la promotion 2017.
Enfin, j'adresse mes plus sincères remerciements à tous mes proches,
amis et collègues, qui m'ont
Toujours soutenue et encouragée au cours de
la réalisation de ce mémoire. A tous ceux que je ne
Peut citer ici mais qui savent combien d'avoir croisé
Leur route m'a apporté.
Houcine.

iiII
Dédicaces
Pour commencer je prends le temps de
remercier mon Dieu le tout puissant de m’avoir
donné la force et le courage pour terminer mon
projet d'étude.

Je dédie ce modeste travail comme preuve de


respect, de gratitude, et de reconnaissance à mes
chers parents, pour leurs affections et leurs aides.

A ma famille, mes amis et mes camarades.

Sans oublier tous les professeurs qui ont contribué


à mon réussite du primaire jusqu'au Master.

Brahimi Samir.

i
U
REMERCIEMENTS

Le travail présenté dans cette thèse a été effectué au saint du


Département d’Electronique, la Faculté de Technologie de
l’Université de M’sila.

Ce travail reste impossible sans mon encadreur, Monsieur le


Professeur ABDESSALAM HOCINI avec ses encouragements,
son aide au cours de cette modeste étude.

Nous tenons également à remercier Dr. HARHOUZ


AHLEM et Monsieur MOUKHTARI RIAD. Pour sa
documentation et ses conseils d'or.

Nous exprimons nos reconnaissances aux membres de jury


pour bien vouloir accepter de présider et d'examiner ce travail.

Mes remerciements vont aussi à tous les membres du


département d’électronique.

Enfin, nous remercions tous ceux qui ont contribué de près


ou de loin, pour Leurs soutiens moraux ou matériels, dans la
réalisation de ce travail.

iii
Table de matière
Table de matière
Dédicace ……………….………………………………………………………i
Remerciement…………………………………………………………………iii
Table de matière………………………………………………………………iv
Liste de figures………………………………………….……………...……..vii
Introduction générale……………………………………………………….....1
Chapitre I : Les cristaux photoniques
I.1. Introduction……………………………………………………………………..……….3
I.2. Généralités sur les cristaux photoniques…………………………................................3
I.2.1. Définition…………………………………………………………………………...….3
I.2.2. Historique sur les cristaux photoniques……………………………………..............4
I .2.3. Les cristaux photoniques naturels…………………………………………………..4
I.2.4. Analogie électron photon……………………………………………………………..5
I.3. Différents types des cristaux photoniques…………………………………………......6
I.3.1. La structure périodique unidimensionnelle………………………………………....6
I.3.2. Les cristaux photoniques bidimensionnels…………………………………………..6
a. La structure connectée………………………………………………………................7
b. La structure déconnectée……………………………………………………................7
I.3.2.1. Différentes familles des cristaux photoniques bidimensionnelles………..............7
I.3.3. Cristaux photoniques tridimensionnels……………………………………...............8
I.4. Caractéristiques géométriques et physiques d’un cristal photonique……….............9
I.4.1. Le contraste d’indicen..........................................................................…………….9
I.4.2. Les périodes………………………………………………………………….………...9
I.4.3. Le facteur de remplissage f……………………………………………………..........10
I .5. La bande interdite photonique………………………………………………..............10
I .6. Diagrammes de bandes………………………………………………………………..11
I.7. Les défauts……………………………………………………………………………...15
I.7.1. Les défauts ponctuels………………………………………………………………...15
I.7.2. Les défauts étendus……………………………………………………………….….16
I.8. Analyse numérique des cristaux photonique……………………………………..…..16
I.8.1. Méthode des ondes planes……………………………………………………………17
I.8.2. Méthode des Différences Finies Temporelles FDTD-2D…………………………...18

iv
Table de matière
I.8.2.1. Les avantages d’une méthode FDTD-2D………………………………….............18
I.9. Conclusion………………………………………………………………………………18
Chapitre II : Couplage guide et cavité
II.1. Introduction……………………………………………………………………………19
II.2. Les cavités à cristaux photoniques…………………………………………………...19
II.2.1. Cavité hexagonale…………………………………………………………………...19
II.2.2. Cavité carrée…………………………………………………………………………20
II.2.3. Cavité triangulaire…………………………………………………………………..20
II.2.4. Cavité rectangulaire…………………………………………………………………20
II.3. Guides d’ondes dans les cristaux photoniques………………………………………21
II.3.1. Guide à cristal photonique………………………………………………………….21
II.3.2. Différents types des guides d’ondes………………………………………………...23
II.3.2.1. Guide d’onde linéique……………………………………………………………..23
II.3.2.2. Guide d’onde courbée……………………………..………………………………24
II.4. Couplage cavité / guide dans un cristal photonique 2D……………………………..25
II.5. Les filtre………………………………………………………………………………...26
II.6. Un démultiplexeur pour les longueurs d’ondes 1,31 μm et 1,55 μm………………..27
II.7. Le diviseur a cristaux photoniques…………………………………………………...27
II.7.1. Définition……………...……………………………………………………………...27
II.7.2. Travaux réalisées sur les diviseurs à base de cristaux photoniques………………28
II.7.3. Diffèrent types de diviseur à cristaux photoniques………………………………..30
- Les diviseurs a cristaux photoniques en Y (1x2) ……………………………………..30
- Les diviseurs à cristaux photoniques et en T (1x2)…………………………………...30
- Les diviseurs a cristaux photoniques en Y (1x4)……………………………………...30
- Les diviseurs à cristaux photoniques en T (1x4)……………………………………...31
- Les diviseurs a cristaux photoniques en Y (1x8)……………………………………...31
- Les diviseurs à cristaux photoniques en T (1x8)……………………………………...31
II.8. Conclusion……………………………………………………………………………...32

Chapitre III : Diviseur a Cristaux Photoniques : Simulation et Résultat


III .1. Introduction………………………………………………………………………….33
III.2. Présentation de la structure étudiée………………………………………………...33
III.2.1. La création de la structure étudiée…………………….………………………....34

v
Table de matière
III.2.2. Personnalisation du réseau………………………………………………………...35
III.2.3. Créer Des Variables……………………………………….……………………….36
III.2.4. Vérification du profil d'index……………………………………………………...36
III.3. L’étude de la bande interdite photonique (BIP)………………………………….. 37
III.4. Création d’un guide d’onde…………………………………………………………37
III.5. Création une cavité………………………………………………………………….38
III.6. Conception un diviseur 1×2………………………………………………………...40
III.7. Conception un diviseur de faisceau 1×4……………………………………………41
III.7.1. La cavité en haut…………………………………………………………………..42
III.7.2. La cavité en bas…………………………………………………………………....43
III.7.3. Les guide d’onde…………………………………………………………………..43
III.7.3.1. Les guide d’onde en haut……………………………………………………….44
III.7.3.2. Les guides d’onde en bas………………………………………………………..45
III.7.4. Structure finale de diviseur 1x4…………………………………………………..46
III.8. Conclusion……………………………………………………………………………47

Conclusion générale………………………………………………………………………..49
Bibliographie………………………………………………………………………………..50
Résumé.

vi
Liste des figures

Liste des figures


Chapitre I : Les cristaux photoniques
Figure I.1 : Représentation schématique de cristaux photoniques unidimensionnels (1D),
Bidimensionnels (2D) et tridimensionnels (3D) …………………………………………...….4
Figure I.2 : Cristaux photoniques naturels : (a) Plume de paon. L’encadré de droite est une
image prise au microscope électronique à balayage (MEB) de la coupe d’une barbule verte.
La structure de cristal photonique 2D est composée de piliers de mélanine liés par de la
kératine ainsi que de trous d’air, (b) Papillon Morpheus (c) Bracelet monté d’une opale
naturelle quasi-périodique de silice ………………....................................................................5
Figure I.3 : Structure périodique unidimensionnel…………………………………................3
Figure I.4 : Structures bidimensionnelles : (a) connectée, (b) déconnecté……………………7
Figure I.5 : Différentes familles de cristaux photoniques bidimensionnels : (a) réseau carré
(b) réseau triangulaire………………………………………………………………………….8
Figure I.6 : La structure hexagonale (a) : graphite, La structure (b) : nitrure de Bore……….8
Figure I.7 : Structures 3D : (a) La Yablonovite, (b) tas de bois ……………………......…....9
Figure I.8 : Les périodes d’un cristal photonique unidimensionnel…………………………10
Figure I.9 : Cristal photonique 2D (b) Une bande interdite est obtenue dans le plan lorsque
toutes les bandes interdites unidirectionnelles se recouvrent …………......…………………11
Figure I.10 : Réseau direct…………………………………………………………………...12
Figure I.11 : Maille élémentaire de Wigner-Seitz du réseau direct………………………….12
Figure I.12 : Construction de la zone de Brillouin irréductible……………………………...13
Figure I.13 : Diagramme de bande d'un cristal photonique bidimensionnel triangulaire. Les
bandes en traits pleins correspondent aux modes propres ayant une polarisation Transverse
Électrique, les bandes en pointillés aux modes propres ayant une polarisation Transverse
Magnétique. Une large bande interdite photonique est visible pour la polarisation TE et une
plus réduite pour la polarisation TM………………………………………………….......….14
Figure I.14 : Décomposition du champ électromagnétique dans ses deux polarisations
Transverse Électrique (TE) et Transverse Magnétique (TM)………………………………...15
Figure I.15 :(a) Défaut lacunaire, (b) et (c) Défauts de substitutions …...…………………..16
Figure I.16 : Exemple de guide W1 à cristal photonique detrous d’air …...…………...…...16

vii
Liste des figures

Chapitre II : Couplage guide et cavité


Figure II.1 : Les différents types de cavités………………………………………………....19
Figure II.2 : Exemple de cavité carrée dans un cristal photonique a réseau carré…………..20
Figure II.3 : Exemple de cavité triangulaire dans un cristal photonique triangulaire …..…..20
Figure II.4 : Exemple de cavité rectangulaire……...………………………………………..21
Figure II.5 : Guide crée dans un cristal photonique bidimensionnel de réseau triangulaire en
omettant quelques lignes de trous. (a) Propagation et schémas du profil de l’intensité dans le
cas où le guidage se fait par BIP, (b) Propagation et schémas du profil de l’intensité dans le
cas où le guidage est réfractif …………………………………...……………………………22
Figure II.6 : Représentation réelle d’un guide d’onde de largeur W à base d’un CP2D …....23
Figure II.7 : Exemple de guides d'ondes dans un cristal photonique hexagonal…………….24
Figure II.8 : Virage réalisé dans un cristal photonique bidimensionnel……………………..24
Figure II.9 : (a) Cavité adaptée au couplage au guide W3 et insérée dans ce guide ; (b) Son
spectre de transmission ; (c) Exemple de guide à cavités couplées (dit « CROW » formée de
neuf cavités H2) ; (d) Exemple de transmission en fonction de la fréquence réduite u =a /λ ;
(e) Défauts constitués formés d’un trou élargi et couplés à un guide W1 ; (f) Spectre recueilli
à la verticale du défaut ; (g) Cavité rectangulaire couplées à un guide W1…….…………….26
Figure II.10 : la structure et le principe de fonctionnement d’un filtre Add- Drop ; une rangée
a et éliminée pour guider les ondes avec des fréquences f1, f2,…, fi,…. Et les défauts
ponctuels pour extraire les fréquences désirées fi, fj ………………………………...………26
Figure II.11 : Résultats de la simulation FDTD d’un démultiplexeur en longueur d’onde :
(a) longueur d'onde λ = 1,55 μm, (b) longueur d'onde λ = 1,31 μm……..…………………...27
Figure II.12 : structure d’un diviseur : (a) 1x2 avec une jonction Y, (b) 1x4 avec une jonction
Y, (c) 1x2 avec une jonction T, (d) 1x4 avec une jonction T………………………………...28
Figure II.13 : résultats de simulation : (a) diviseur en Y (1x2), (b) diviseur en Y (1x4), (c)
diviseur en T (1x2), (d) diviseur en T (1x4) …...…………………………………………….29
Figure II.14 : le diviseur a cristaux photoniques en Y (1x2)………………………………..30
Figure II.15 : le diviseur a cristaux photoniques en T (1x2)………………………………..30
Figure II.16 : le diviseur a cristaux photoniques en Y (1x4)………………………………..30
Figure II.17 : le diviseur a cristaux photoniques en T (1x4)………………………………..31
Figure II.18 : le diviseur a cristaux photoniques en Y (1x8)………………………………..31
Figure II.19 : le diviseur a cristaux photoniques en T (1x8)………………………………...31

viii
Liste des figures

Chapitre III : Diviseur a Cristaux Photoniques : Simulation et Résultat

Figure III.1 : Paramètres de création de la rangée XZ………………………………………34


Figure III.2 : présentation de la structure étudiée…………………………………………...35
Figure III.3 : Arrangements Global…………………………………………………………35
Figure III.4 : Le tableau de l’éditeur des symboles………………………………………....36
Figure III.5 : la Vérification du profil d'index………………………………………………36
Figure III.6 : Diagramme de bandes d’un cristal photonique 2D triangulaire……………...37
Figure III.7 : Guide d’onde W1KA…………………………………………………………..37
[Link].8 : Création une cavité et guide d’onde…………………………………………..38
Figure III.9 : la fenêtre de paramètre de la simulation……………………………………...39
Figure III.10 : présentation de transmission………………………………………………...39
Figure III.11 : Le spectre de transmission à la sortie du guide……………………………...39
Figure III.12 : structure optimisée du diviseur 1x2 en Y……………………………………40
FigureIII.13 : Le spectre de transmission du diviseur Y1×2 canal pour
(a) 1= 1.5586 µm, (b) 2= 1.5528µm……………………………………………………….41
Figure III.14 : changement de rayon des trous dans la même cavité………………………..42
Figure III.15 : a) structure de la cavité en haut (R1=R2=0.076µm R3=R4=0.076µm, et
R5=0.083µm). b) le déplacement des trous avec 0.6µm et 0.4µm…………………………...42
Figure III.16 :a) cavité L4. b) le déplacement des trous autour de la cavité avec 0.5µm…..43
Figure III.17 : structure de la cavité en bas………………………………………………….43
Figure III.18 : structure des guides ondes en haut …………………………………………..44
Figure III.19 : Les spectres de transmission. a) port 1. b) port 2……………………………44
Figure III.20 : structure des guides ondes en bas……………………………………………45
Figure III.21 : Les spectres de transmission. a) port 3. b) port 4…………………………....45
Figure III.22 : la structure finale de diviseur 1×4…………………………………………...46
Figure III.23 : Répartition du champ à 5500 itération d’un diviseur en Y 1x4 excité en mode
TM…………………………………………………………………………………………….46
Figure III.24 : Les spectres de transmission de diviseur 1x4………………………………..47

ix
INTRODUCTION GENERALE
Introduction générale :
Les cristaux photoniques (CP) sont des structures diélectriques ou métalliques artificielles
dans lesquelles la modulation de l'indice de réfraction donne lieu à des bandes d'arrêt pour les
ondes optiques dans une certaine fréquence [1]. Les CP sont désormais privilégiés en raison
de leur capacité intrinsèque à contrôler la lumière pour la conception de nouveaux appareils
[2]. De nombreux appareils optiques basés sur des structures CP ont été soumis, tels que des
filtres optiques [3], des répartiteurs d'énergie [4], des commutateurs optiques [5, 6], des
circulateurs optiques [7] des coupleurs légers [8] et des diviseurs des faisceaux. De plus, les
structures CP peuvent être appliquées en tant que filtres optiques dans les multiplexeurs de
longueur d'onde (WDM).
Les Cristaux photoniques ont trouvé une grande place dans l’optique intégré ce qui a
conduit à la mise en œuvre de nouveau dispositif optique notamment les diviseurs de faisceau
ou ils trouvent un succès inattendu [9]. En effet, ils présentent de nombreux avantages comme
leurs capacité de diviser la même quantité de lumière des signaux reçu en deux, quatre ou
huit canaux de sortie avec le minimum de perte, leurs bande passante large et leurs
insensibilité à la variation de la température, aux perturbations électromagnétique et d'autres
facteurs et par-dessus tout la simplicité de leurs mise en œuvre.
L’objet de ce mémoire est la réalisation d’un diviseur en Y 1x4 à base d’un cristal
photonique bidimensionnel en utilisant les deux simulateurs de RSOFT CAD, dont le premier
module est basé sur la méthode des ondes planes (PWE), et le second basé sur la méthode des
différences finies temporelles (FDTD).
En effet, dans un premier chapitre on va étudier le différent type de cristaux photoniques
en commençant par les CPs naturels et les structures artificielles périodiques en se focalisant
spécialement sur les CPs 2D. Nous nous intéressons à la notion de bande interdite photonique,
au diagramme de bande et pour finir nous citons les différents domaines d’applications des
CPs. à la fin de ce chapitre nous présenterons les méthodes numérique d’analyses les cristaux
photoniques. Dans le deuxième chapitre, nous allons etudier les différentes structures et
fonctions à base de CPs, et nous focaliserons sur les diviseurs à base de PC. Par la suite, nous
présenterons quelques travaux réalisées sur les diviseurs à base CP et les diffèrent types de
diviseur.
Dans le dernier chapitre, nous allons commencer par la conception d’un diviseur à CP 1x2
à base jonction Y, en utilisant la méthode FDTD-2D. Pour arriver au but de ce travail, nous

1
INTRODUCTION GENERALE
allons se focaliser à la méthodologie suivie pour la conception deux diviseurs 1x2 et 1x2, pour
atteindre un diviseur en Y 1x4.
Nous allons analyser les résultats de chaque conception avant et après optimisation et à la
fin nous clôturons ce travail par une conclusion générale contenant toute les déductions faites
et une référence bibliographique.

2
Chapitre I Les cristaux photoniques

I.1. Introduction
Les cristaux photoniques (CP) ou matériaux à Bande Interdite Photonique sont des
structures dont le constant diélectrique variée de manière périodique à l’échelle de la longueur
d’onde, sur une ou plusieurs directions de l’espace (1D, 2D et 3D).
L’intérêt des chercheurs pour le thème des cristaux photoniques est important, surtout depuis
la fin des années 90, car ces matériaux périodiques artificiels ont été promis à révolutionner le
domaine des télécommunications [10]. En effet, depuis des années, la recherche scientifique
pense pouvoir contrôler la propagation de la lumière grâce à ces matériaux afin de remplacer la
communication classique à courant électrique. Ceci entraînerait un gain énorme en termes de
rapidité de la communication [11].
L’objectif de ce premier chapitre est de présenter des généralités sur les cristaux
photoniques. Nous commençons en premier lieu par un historique des cristaux photoniques et
une définition des cristaux photoniques. La partie suivante également présenté les différents
types des cristaux photoniques et leurs paramètres physiques et géométriques. Nous
continuerons par une présentation des notions de bande interdite photoniques pour des cristaux
photoniques bidimensionnels. Enfin, les différents types des défauts et l’analyse numérique des
cristaux photoniques ont été présentées.
I.2. Généralités sur les cristaux photoniques
I.2.1. Définition
Les cristaux photoniques sont des matériaux dont l’indice de réfraction est modulé
périodiquement à l’échelle de la longueur d’onde, selon une ou plusieurs dimensions de l’espace
(figure I-1). Ces structures peuvent être obtenues par arrangement périodique de matériaux
différents. Leur forme la plus simple est une structure périodique à une dimension composée
d’un empilement de couche également appelé « miroir de Bragg ». Les cristaux photoniques
ont la capacité d’inhiber la propagation de la lumière dans certaines directions pour une gamme
de fréquences, il en résulte une bande interdite photonique (BIP). Cette particularité optique
intervient lorsque la longueur de la maille du cristal est du même ordre de grandeur que la
longueur d’onde de la lumière dans le milieu. Ce phénomène est dans une certaine mesure
analogue à celui de l’ouverture de bandes interdites électroniques dans des cristaux atomiques
de matériaux semi-conducteurs. On peut noter qu’il existe des cristaux photoniques naturels
tels que les opales.

3
Chapitre I Les cristaux photoniques

Figure I.1 : Représentation schématique de cristaux photoniques unidimensionnels (1D),


Bidimensionnels (2D) et tridimensionnels (3D) [12].
I.2.2. Historique sur les cristaux photoniques
C’est en 1987 qu’Eli Yablonovitch et Sajeev John, en cherchant à réduire l’émission
spontanée de lumière dans les lasers et les semi-conducteurs, proposent un nouveau moyen de
construire un miroir de Bragg, proposé par W. L. Bragg depuis la fin du XIXe siècle, à plusieurs
dimensions. L’idée consiste à réaliser une structure périodique à trois dimensions par un
assemblage régulier de sphères, de cylindres et/ou de poutres [13].
Une première réalisation fonctionnant aux longueurs d’onde centimétriques a été présentée
par Yablonovitch en 1991. La structure proposée (laYablonovite), il s’agit d’un bloc de plexiglas
usiné dans trois directions différentes séparées de 1200 permettant de reproduirela structure
cristalline du diamant. En réalité, le matériau BIP ainsi réalisé est une extension
tridimensionnelle aux fréquences micro-ondes des miroirs de Bragg. Etant construit à partir
d’un empilement périodique de couches diélectriques d’indices de réfraction différents dans
une seule direction de l’espace, ces derniers ne permettent de contrôler la lumière que dans cette
même direction. Au contraire, les matériaux BIP tridimensionnels peuvent réaliser une bande
interdite complète dans toutes les directions de propagation et pour toutes les polarisations
possibles de l’onde [14]. C'est en cela que Yablonovitch est considéré comme le "père" des
cristaux photoniques [15].
I.2.3. Les cristaux photoniques naturels
Les cristaux photoniques existent également à l’état naturel à l’intérieur de complexes
minéraux tels que les opales, et à l’intérieur de systèmes biologiques tels que les yeux de
certains céphalopodes sous forme de réseaux périodiques de bâtonnets, les plumes de paon
faites de cristaux de kératines ou encore les ailes de certains papillons et insectes. En effet, la
nature présente des structures périodiques auto-organisées qui ne possèdent pas un contraste
d’indices suffisant : c’est le cas de l’opale minérale naturelle .L'opale est une roche constituée

4
Chapitre I Les cristaux photoniques

de microbilles de silice reparties selon un arrangement plus ou moins régulier. De fait, c'est un
cristal photonique naturel, même si celui-ci n'a pas de bande interdite complète [12].

(a)

(b)

(c)
Figure I.2 : Cristaux photoniques naturels : (a) Plume de paon. L’encadré de droite est une
image prise au microscope électronique à balayage (MEB) de la coupe d’une barbule verte. La
structure de cristal photonique 2D est composée de piliers de mélanine liés par de la kératine
ainsi que de trous d’air, (b) Papillon Morpheus (c) Bracelet monté d’une opale naturelle quasi-
périodique de silice [16].
I.2.4. Analogie électron photon
Les équations gouvernant la propagation de la lumière dans un cristal photonique sont les
quatre équations de Maxwell.

5
Chapitre I Les cristaux photoniques

   (r ) E (r , t )   0 …………………………………………….I-1

.H r , t   0 ………………………………………….………...I-2


  E r , t     0 H r , t  …………………………….……….I-3
t

  H r , t    0 r  E r , t  …………………...……..………...I-4
t
Après simplification des équations et en appliquant un ensemble d’opérations, on obtient
 1  2
     H r   2 H r  …………………….…………..I-5
  r   c
L'équation (I-5) est l'analogue formel de l'équation de Schrödinger décrivant le mouvement des
électrons dans le potentiel périodique d'un cristal, H r  étant l'analogue électromagnétique de
la fonction d'onde électronique  r  et  r  l’analogue du potentiel atomique V r  [12].

I.3. Différents types des cristaux photoniques


I.3.1. La structure périodique unidimensionnelle
Cette structure est le dispositif périodique le plus simple. Il est connu sous le nom de « Miroir
de Bragg ». Il consiste en une alternance de couches planes de diélectrique d’épaisseur λg /4 où
λg représente la longueur d’onde guidée dans le matériau (figure I- 3) [17].

Figure I.3 : Structure périodique unidimensionnel.


I.3.2. Les cristaux photoniques bidimensionnels
Les cristaux photoniques à deux dimensions sont composés d’un réseau périodique de piliers
diélectriques dans l’air (structure déconnectée) ou de trous d’air percés dans une matrice
diélectrique (structure connectée) (Figure I. 4) [18].

6
Chapitre I Les cristaux photoniques

a. La structure connectée
Les structures dites « connectées » est constituée par des trous d’air percés dans une
membrane diélectrique comme il est montré sur (la figure I.4 (a)), dans ce cas les motifs
élémentaires sont d’indice n1 inférieur à l’indice n2 de la matrice diélectrique.
b. La structure déconnectée
Les structures dites « déconnectées » sont des structures dont lesquelles l’indice du motif
élémentaire n1 est supérieur à l’indice n2 de l’espace inter motifs comme il est représenté sur la
figure I.4 (b). Elles sont constituées de tiges diélectriques ou métalliques alignées
périodiquement dans l’air.
(a)

(b)

Figure I.4 : Structures bidimensionnelles : (a) connectée, (b) déconnecté.


I.3.2.1. Différentes familles des cristaux photoniques bidimensionnelles
Les réseaux périodiques à deux dimensions se regroupent principalement suivant trois
familles :
 Le réseau carré : Les nœuds du réseau sont situés sur un carré de côté « a » (Figure
I.5.a).

7
Chapitre I Les cristaux photoniques

 Le réseau triangulaire : Chaque nœud du réseau est espacé de son proche voisin d’une
même distance « a » (figure I.5.b).
 Le réseau hexagonal : si tous les nœuds sont identiques et espacés de « a » il y a deux
structures :
La structure graphite (figure I.6.a) et la structure nitrure de Bore (figureI.6.b).
(a) (b)

Figure I.5 : Différentes familles de cristaux photoniques bidimensionnels : (a) réseau carré
(b) réseau triangulaire

(a) (b)

Figure I.6 La structure hexagonale (a) : graphite, La structure (b) : nitrure de Bore.
I.3.3. Cristaux photoniques tridimensionnels
Les cristaux photoniques 3D sont la seule structure qui permet d'obtenir une bande d'énergie
interdite dans toutes les directions de l'espace. Le premier cristal photonique tridimensionnel a
été fabriqué par K.M. Ho et al [16]. Il était formé de sphères de silicium arrangées selon une
structure diamant. Mais l'histoire retient généralement la célèbre Yablonovite, structure 3D pour
les micro-ondes fabriquée en 1993 par [Link] [13] en perçant des trous dans du
plexiglas selon trois angles azimutaux séparés de 120°. De nombreuses méthodes de fabrication

8
Chapitre I Les cristaux photoniques

des cristaux photoniques tridimensionnels ont été proposées. Les deux suivantes ont attiré le
plus d’efforts de recherche (figure I-7).

(a) (b)
Figure I. 7 : Structures 3D : (a) La Yablonovite, (b) tas de bois [19].
I.4. Caractéristiques géométriques et physiques d’un cristal photonique
Un cristal photonique est caractérisé par les différents matériaux qui le composent, le
système cristallin selon lequel ces matériaux sont organisés et les volumes relatifs qu’ils
occupent dans la cellule élémentaire du cristal. Les quantités représentatives de ces différentes
caractéristiques sont :
I.4.1. Le contraste d’indicen
Rapport entre les indices des deux matériaux, qui peut être comparé à la hauteur de la barrière
de potentiel de la physique du solide.

Δ n = nh - nl
Avec :𝑛ℎ : l’indice de réfraction du matériau de haut indice.
𝑛𝑙 : L’indice de réfraction du matériau de bas indice.
I.4.2. Les périodes
Ces paramètres géométriques, choisis selon le domaine de fréquence étudié, influent sur les
caractéristiques de la bande interdite photonique. Par exemple pour un cristal photonique
unidimensionnel, la période a = (a1 + a2) avec a1 l’épaisseur de la couche de permittivité 𝜀1 et
a2 l’épaisseur de la couche de permittivité 𝜀2 .

9
Chapitre I Les cristaux photoniques

Figure I.8 : Les périodes d’un cristal photonique unidimensionnel.

Peut être comparé au largueur du potentiel périodique. S’il est pris pour le matériau de haut
indice par exemple, il est définit comme le rapport entre le volume occupé par ce matériau dans
la cellule élémentaire du cristal et le volume de cellule de cette dernière. L’influence de ces
différents paramètres sur le comportement d’une structure photonique peut être comprise par
analogie avec un potentiel périodique induit de l’arrangement des atomes dans un semi-
conducteur.
I.4.3. Le facteur de remplissage f
Peut être comparé au largueur du potentiel périodique. S’il est pris pour le matériau de haut
indice par exemple, il est définit comme le rapport entre le volume occupé par ce matériau dans
la cellule élémentaire du cristal et le volume de cellule de cette dernière. L’influence de ces
différents paramètres sur le comportement d’une structure photonique peut être comprise par
analogie avec un potentiel périodique induit de l’arrangement des atomes dans un semi-
conducteur.
I.5. La bande interdite photonique
Pour obtenir une bande d'énergie interdite dans toutes les directions du plan ou de l'espace
il faut que la périodicité de l'indice diélectrique étendue à deux ou trois dimensions.
Considérons le cas d’un cristal photonique bidimensionnels représenté sur la (figure I.9). Quelle
que soit la direction de propagation dans le plan d'une onde électromagnétique, celle-ci voit une
structure diélectrique périodique. A chaque direction d'incidence ki est donc associée une bande
interdite unidimensionnelle. La plage spectrale commune à toutes ces directions, quand elle
existe, constitue une bande interdite omnidirectionnelle dans le plan Pour obtenir une bande
interdite dans tout l'espace, un cristal photonique 3D est nécessaire. Pour ouvrir une bande

10
Chapitre I Les cristaux photoniques

interdite dans le plan, toutes les bandes interdites unidirectionnelles doivent se recouvrir au
moins partiellement sur la première zone de Brillouin. Le recouvrement sera maximal si les
bandes interdites sont centrées à des énergies proches. La situation la plus favorable est celle
ou la zone de Brillouin est la plus isotrope possible. Les réseaux qui s'en rapprochent le plus
sont le réseau triangulaire à deux dimensions et le réseau cubique à faces centrées à trois
dimensions.
Le second paramètre qui joue un rôle très important sur la largeur de la bande interdite est
le contraste d'indice. Pour obtenir des bandes d'énergies interdites larges, il faut que le contraste
soit suffisamment grand. Pour un réseau triangulaire de trous d’air et un contraste d'indice
supérieur à 2.6 est nécessaire à l'ouverture d'une bande interdite dans tout le plan. Aux longueurs
d'onde du proche infrarouge utilisées en optique intégrée, les semi-conducteurs possèdent à la
fois un fort indice de réfraction et une faible absorption représente donc un choix idéal pour la
réalisation de cristaux photoniques à ces longueurs d'onde.

Figure I.9 : Cristal photonique 2D (b) Une bande interdite est obtenue dans le plan lorsque
toutes les bandes interdites unidirectionnelles se recouvrent [18].
I.6 Diagrammes de bandes
Pour calculer les diagrammes de bandes il faut considérer pour chaque cristal, toutes les
directions de propagation possibles. Comme en physique du solide [20], on montre que pour
certaines symétries du cristal, on peut limiter l’étude aux vecteurs d’ondes k situés à l’intérieur
d’une zone restreinte appelée zone de Brillouin irréductible. Le vecteur k varie le long des
directions de hautes symétries de cette zone qui fait partie du réseau réciproque.
Nous allons définir dans la section suivante le réseau réciproque et la zone de Brillouin.
Considérons une structure périodique à deux dimensions représentée sur la (figure I.10).

11
Chapitre I Les cristaux photoniques

Figure I.10 : Réseau direct.


Sur cette figure apparaissent neuf mailles élémentaires, l’ensemble de ces mailles constitue
un réseau direct. Nous pouvons obtenir une maille élémentaire de même surface de la manière
suivante :
 on trace les lignes qui relient un nœud donné à tous ses voisins
 on trace les médiatrices de ces segments.
Le plus petit volume enclos de cette façon est la maille élémentaire de Wigner-Seitz [21] comme
le montre la (figure I.11).
De cette façon nous pouvons obtenir le réseau réciproque de n’importe quelle structure. Tout
l’espace peut aussi être rempli par ces mailles.

Figure I.11 : Maille élémentaire de Wigner-Seitz du réseau direct.


La fréquence des ondes planes se propageant dans un milieu bidimensionnel forme une
fonction périodique du vecteur a, qui définit la direction de propagation, dans le réseau

12
Chapitre I Les cristaux photoniques

réciproque. La plus petite aire issue de ces vecteurs aest une zone fondamentale qui s’appelle
: la première zone de Brillouin.
Pour construire cette zone, nous plaçons au centre de la cellule d’origine G du réseau
réciproque pour tracer des vecteurs joignant l’origine aux nœuds voisins de ce même réseau.
Nous construisons ensuite les médiatrices de ces vecteurs [22]. La plus petite aire interceptée
par ces médiatrices est la zone de Brillouin irréductible (figure I.12). La zone de Brillouin
irréductible contient l’ensemble des vecteurs d’ondes du photon qui permettent de décrire de
façon complète le diagramme de bandes.

Figure I.12 : Construction de la zone de Brillouin irréductible.

La zone de Brillouin irréductible (gris foncé) correspond à un triangle dont les sommets
sont les points de haute symétrie de l’espace réciproque ,et . Pour définir la structure de
bande du cristal photonique correspondant à ce réseau, on représentera la variation de fréquence
des différents modes propres en fonction du module du vecteur d’onde le long des directions
de haute symétrie ,et .
Dans le cas d’un réseau triangulaire de trous d’air dans une matrice de diélectrique (ɛ=12)
et pour un rapport r/a=0.4 avec r le rayon des trous et a la période du réseau, le diagramme de
bande se représente de la manière suivante (Fig.I.13) :

13
Chapitre I Les cristaux photoniques

Figure I.13 : Diagramme de bande d'un cristal photonique bidimensionnel triangulaire. Les
bandes en traits pleins correspondent aux modes propres ayant une polarisation Transverse
Électrique, les bandes en pointillés aux modes propres ayant une polarisation Transverse
Magnétique. Une large bande interdite photonique est visible pour la polarisation TE et une
plus réduite pour la polarisation TM [23].

Le diagramme de bande représente les variations des fréquences permises dans le réseau en
fonction de la projection du vecteur d’onde suivant les directions de haute symétrie de celui-ci. Le
diagramme est représenté en unités réduites. En effet, la loi d’échelle permet de transposer les
propriétés des cristaux photoniques à tous les domaines de fréquences pour vu que la période et la
longueur d’onde soient modifiées dans les mêmes proportions.
Pour interpréter le diagramme de bande, il convient tout d’abord de prendre en compte
l’influence de la polarisation de la lumière. En effet selon que l’on considère la polarisation
Transverse Electrique (TE) ou Transverse Magnétique (TM) (voir Figure 1.14) les bandes
énergétiques permises ou interdites seront différentes. On peut par exemple montrer qu’une
structure constituée d’un réseau triangulaire de cylindres de permittivité élevée plongé dans une

14
Chapitre I Les cristaux photoniques

matrice de permittivité plus faible conduit à l’apparition d’une large bande interdite photonique
pour la polarisation TM. Lorsque les bandes interdites photoniques pour les polarisations TE et TM
se recouvrent, on parle alors de bande interdite complète. Un cristal photonique peut également
présenter une bande interdite dans une des directions du réseau mais pas dans les autres.

Figure I.14 : Décomposition du champ électromagnétique dans ses deux polarisations


Transverse Électrique (TE) et Transverse Magnétique (TM).

Dans la plupart des cas l’intérêt d’un cristal photonique provient de sa capacité à interdire la
propagation de la lumière. Il est donc hautement désirable de travailler avec un cristal qui présente
la bande interdite la plus complète possible.
I.7. Les défauts
Comme pour les semi-conducteurs, l’existence d’un défaut dans la périodicité du cristal va
entraîner l’apparition de niveaux permis, appelés modes de défauts dans la bande interdite. La
création d'un défaut consiste à briser localement la périodicité spatiale du réseau en ajoutant ou
en enlevant localement un peu de matière diélectrique. Dans le cas d'un réseau de trous, le
défaut consiste en l'omission d'un ou de plusieurs trous. On peut aussi créer des défauts en
modifiant le rayon des trous.
Selon le nombre de trous modifiés, on peut distinguer plusieurs types de défauts dont les
principaux sont les suivants :
I.7.1. Les défauts ponctuels
Les défauts ponctuels sont créés en modifiant les caractéristiques d’une cellule du Réseau.
Pour reprendre la terminologie de la physique du cristal, on peut réaliser alors des défauts
lacunaires ou de substitution Figure I.15. Cela correspond à une microcavité à l’intérieur du

15
Chapitre I Les cristaux photoniques

cristal photonique. Pour les cristaux photoniques constitués de trous dans un matériau
diélectrique, nous pouvons agir sur la géométrie de ces trous [24].
Les modes électromagnétiques introduits par le défaut sont appelés modes de défaut. La
transmission de ces modes a été étudiée par Joanopoulos et al, qui ont montré théoriquement
que les propriétés des modes de défauts peuvent être contrôlées en modifiant la taille et le type
de défauts [25].

(a) (b) (c)


Figure I.15 :(a) Défaut lacunaire, (b) et (c) Défauts de substitutions [25].

I.7.2. Les défauts étendus


L’exemple de base est celui du guide d’onde linéaire W1 dans un cristal photonique2D. Une
façon de réaliser un tel guide consiste à omettre une ou plusieurs lignes de trous [25].

Figure I.16 : Exemple de guide W1 à cristal photonique de trous d’air [26].


I.8. Analyse numérique des cristaux photonique
Les matériaux à gaps photoniques semblent très prometteurs puisqu’ils permettent une
amélioration des performances de nombreux systèmes existants (antennes, filtres, coupleurs).

16
Chapitre I Les cristaux photoniques

Cependant, la complexité de la fabrication et de la caractérisation de structures à cristaux


photoniques aux fréquences optiques rendent coûteuses en temps et en argent les études
expérimentales systématiques sur des dispositifs à cristaux photoniques. Pour cela, le
développement des méthodes de modélisation optiques précises et rapides reste donc primordial
pour l’étude de ces structures. En effet, Les différentes méthodes utilisées pour décrire la
propagation des ondes électromagnétiques dans les cristaux photoniques dérivent des méthodes
standards utilisées en électromagnétique ou en physique de l'état solide. La modélisation des
cristaux photoniques passe par le calcul des diagrammes de dispersion, de la réflexion et de la
transmission. Selon la taille (finie ou infinie) et la dimensionnalité (1D, 2D, 3D) du cristal
photonique, on peut trouver dans la littérature plusieurs méthodes pour l’étude de ces matériaux
[27,28] : Méthode des ondes planes (PWM) ; Méthode des différences finies temporelles
(FDTD) ; Méthode des matrices de transfert (MMT) ; Méthode des matrices de diffraction
(MMD) ; Méthode des modes couplés (MMC). Parmi toutes ces méthodes, les plus répandues
pour la modélisation des cristaux photoniques sont la méthode des ondes planes et la méthode
FDTD [18].
I.8.1. Méthode des ondes planes
Dans les cristaux photoniques, la méthode des ondes planes est la méthode de référence pour
le calcul des bandes interdites. Elle est bien adaptée pour des structures périodiques de
dimensions infinies pour la détermination des modes propres et du diagramme de dispersion de
la structure. La méthode des ondes planes permet de calculer la densité d’états et elle permet
aussi de calculer, pour chacun des modes dans la structure, la distribution des champs
magnétiques et électriques. En pratique, on définit la structure d’un réseau périodique par une
cellule de base et l’on répète cette cellule suivant les directions voulues pour former un cristal
photonique parfait exempts de défauts de périodicité qui couvre l’espace entier. Dans le cas du
cristal infini avec défauts (ponctuel ou linéaire), le calcul par la méthode des ondes planes est
possible en introduisant la périodicité brisée par le défaut lui-même. En effet, on place le défaut
au centre d’une cellule de dimension plus grande que celle de base comprenant plusieurs
rangées du cristal, cette cellule est appelée super cellule. Si on répète cette super cellule dans
l’espace suivant les directions du cristal d’origine on se ramène donc à un arrangement
périodique de défauts séparés par des régions de cristal photonique parfait (cas des cavités ou
guides d’onde[30].

17
Chapitre I Les cristaux photoniques

I.8.2. Méthode des Différences Finies Temporelles FDTD-2D


La méthode numérique des différences temporelles ou FDTD (Finite Diferrence in the
Time Domain) a étais développé par Yee en 1966 [29]. Cette technique est utilisée
généralement en électromagnétisme permettant une résolution numérique des équations de
Maxwell sans aucune inversion au niveau de la matrice dans le domaine temporel dans l’espace
cartésien suivant le repère (OX, OY, OZ). Dans notre cas (cristal photonique 2D) la résolution
se fait suivant le repère (OX, OY), cette méthode peut simuler le comportement d’une onde
magnétique des matériaux diélectriques ainsi que celui des différents types de matériaux tels
que les métaux ou les plasmas.
I.8.2.1. Les avantages d’une méthode FDTD-2D
1/ c’est une méthode simple : elle met en jeu, en effet, des concepts et des outils de résolutions
élémentaires (équations de Maxwell, différences finies).
2/ elle permet l’obtention en une seule simulation des informations temporelles et spectrales sur
une structure. Elle apporte aussi des éléments de Compréhension sur l’établissement du champ
électromagnétique dans la structure en offrant la possibilité d’obtenir la distribution du champ
à différents temps.
3/ cette méthode permet l’évaluation en fonction de temps de nombreuses autres grandeurs
comme le vecteur de Poynting ou l’énergie électromagnétique stockée. En revanche, elle peut
requérir des moyens de calcul et des mémoires informatiques importants, dépendant de la taille
de l’espace de travail. Pour diminuer les temps d’exécution, les espaces de travail doivent être
choisis assez réduits [9].
I.9. Conclusion
Ce chapitre étudié théoriquement les concepts généraux sur les cristaux photoniques. Ces
matériaux, dont la constante diélectrique varie périodiquement sur une ou plusieurs directions
de l’espace. Nous commençons par la définition et l’historique des cristaux photoniques.
Ensuite on a présente les différents types de cristaux photoniques et leurs paramètres physiques
et géométriques, en seconde lieu, nous avons présenté les notions de bandes photoniques
nécessaires. Par ailleurs, une présentation des défauts aux niveaux des cristaux photoniques
pour l’application dans les domaines des optiques et télécommunications. Enfin, les méthodes
pour la simulation des cristaux photoniques ont été présentées.
Dans la partie suivante nous allons étudier les propriétés théoriques des fonctions à base de
cristaux photoniques tel que les filtres, les démultiplexeurs et les diviseurs a cristaux
photoniques dans le but de comprendre leurs comportements fréquentiels et spatiaux.

18
Chapitre I Les cristaux photoniques

19
Chapitre II couplage guide et cavité

II.1. Introduction

Un diviseur à cristaux photoniques est un élément optique utilisé pour diviser la lumière
sue plusieurs sorties, chacun avec les caractéristiques du l’onde optique original (excepté la
puissance et l'angle de la propagation). Un diviseur à cristaux photoniques peut produire de l'un
ou l'autre une rangée à une dimension de faisceau (1xN) ou une matrice à deux dimensions de
faisceau (MXN), selon le modèle diffractif sur l’élément [31].

Dans ce chapitre, nous avons présenté les cavités et les guide à cristal photonique. Ensuite
nous nous intéresserons au couplage entre eux (couplage guide cavité). Puis nous avons
présenté les applications de cristaux photoniques sur les filtres et les démultiplexeurs, enfin
nous avons étudié les diviseurs à cristaux photoniques et leurs types.

II.2. Les cavités à cristaux photoniques

Durant ces dernières années et pour le cas de cristaux photoniques bidimensionnels réalisés
dans un réseau triangulaire de trous d’air, il y a plusieurs types de cavités à cristaux photoniques
attrayante pour de nombreux chercheurs. En regard de leur structure morphologique, Il existe
plusieurs types de cavités, elles dépendent de la forme de réseau (triangulaire ou carré), ou de
nombre de défauts (omission d’un ou plusieurs tiges), parmi ces cavités nous citons :

II.2.1. Cavité hexagonale

La cavité de type Hn est une cavité hexagonale dont chaque côté présente une omission de n
trous. Ainsi, un seul trou manquant correspondra à H1, sept trous manquants à H2, ….etc.
(Figure II.1) [32].

H1 H2 H5

Figure II.1 : Les différents types de cavités.

19
Chapitre II couplage guide et cavité

II.2.2. Cavité carrée

Dans un réseau bidimensionnel carré, les cavités sont de type Sn, de forme carrée, n étant le
nombre de lignes et de rangés manquantes du carré. Par exemple la cavité S 1 est constituée en
omettant une ligne et une rangée [33].

Figure II.2 : Exemple de cavité carrée dans un cristal photonique a réseau carré.

II.2.3. Cavité triangulaire

La figure II.3 représente la cavité triangulaire, cette cavité est obtenue en omettant plusieurs
trous dans un réseau triangulaire de trous d’air plongé dans une membrane diélectrique.

Figure II.3 : Exemple de cavité triangulaire dans un cristal photonique triangulaire [14].

II.2.4. Cavité rectangulaire

La figure II.4 représente une cavité rectangulaire correspondant à l'omission de 3 rangées


finies de trous dans le CP.

20
Chapitre II couplage guide et cavité

Figure II.4 : Exemple de cavité rectangulaire.

II.3. Guides d’ondes dans les cristaux photoniques

Le développement d’une optique intégrée à base de cristaux photoniques 2D passe par la


conception et la réalisation de guides optiques performants. La première idée des guides
d’ondes est apparue en 1994 sous l’impulsion de Joannopoulos, Meade et al, mais les premières
réalisations sont été effectuées cinq à six ans plus tard [34].

Il est important de souligner que le mécanisme de guidage est complètement différent de


celui existant dans les guides d’ondes classiques, puisque ce n'est pas la réflexion totale due à
la différence d'indice de réfraction qui assure le guidage, mais l'existence d'une bande interdite
photonique.

II.3.1. Guide à cristal photonique


En introduisant un défaut linéaire (omission d’une ou de plusieurs rangées de trous) dans un
cristal photonique, il est possible de constituer des guides optiques au sein de ce cristal. Un
photon restera confiné dans le guide si son énergie est située à l’intérieur de la bande interdite.
On appelle Wn les guides d’ondes, où n est le nombre de rangées de trous manquantes : Un
guide W 1 correspond à un cristal photonique ayant une rangée manquante. Dans ces guides à
cristaux photoniques, le processus de guidage de la lumière est différent de celui des guides
d’onde classiques, où le guidage est assuré par réflexion totale interne, il est déterminé par la
propagation des modes de Bloch. Dans ce cas, les modes sont guidés par le phénomène de
bande interdite. Les réflexions multiples sur les motifs du cristal localisent la lumière au niveau
de la zone de défaut. Le mécanisme de guidage dans ce type de guide n’est pas toujours assuré
par la présence de la BIP, il peut être affecté par la réflexion totale interne, et cela, selon la
nature de la structure du matériau à bande interdite photonique utilisée. Dans la structure de

21
Chapitre II couplage guide et cavité

trous (où le guide est formé par une rangée de trous manquante), l’indice de réfraction du cœur
du guide à cristal photonique est plus élevé que celui du matériau constituant la gaine
photonique. Dans ce cas, le guidage met en jeu des réflexions multiples sur le cristal photonique,
mais, les propriétés modales des modes de Bloch seront affectées par la réflexion totale interne.
Le guidage s’effectuera donc par effet BIP et par réflexion totale interne (figure II.5), le guide
est alors multimode aux longueurs d’onde correspondant aux bandes interdites de la gaine
photonique, car il existe au moins deux modes dus à chacun des deux types de propagation. Il
en résulte un bon couplage entre le guide diélectrique et le guide à CP, puisque les mécanismes
de guidage des deux types de guides se ressemblent. D’autre part, le guide à cristal photonique
dans la structure à tiges (où le guide est formé par une rangée de tiges manquante) a un cœur
d’indice de réfraction plus faible que celui des gaines. Dans ce cas, le mécanisme de guidage
ne peut pas être de nature réfractive. La lumière est guidée dans le cœur, car elle ne peut pas se
propager dans les gaines qui présentent une bande interdite photonique. Le guidage s’effectuera
donc par réflexions multiples sur le matériau à bande interdite photonique, le guidage par effet
BIP est le seul type de guidage opérant dans cette structure, le guide peut être donc monomode.
Le couplage sera pauvre puisque les mécanismes de guidage des deux types de guides sont très
différents, même si les deux guides ont la même largeur.
(a) (b)

Figure II.5 : Guide crée dans un cristal photonique bidimensionnel de réseau triangulaire en omettant
quelques lignes de trous. (a) Propagation et schémas du profil de l’intensité dans le cas où le guidage
se fait par BIP, (b) Propagation et schémas du profil de l’intensité dans le cas où le guidage est réfractif.

22
Chapitre II couplage guide et cavité

II.3.2. Différents types des guides d’ondes


En introduisant un défaut linéaire (omission d’une ou de plusieurs rangées de trous) dans le
cristal photonique, il est possible de guider la lumière selon une direction choisie. Un photon
restera confiné dans le guide si son énergie est située à l’intérieur de la bande interdite.
Des composants divers sont réalisables à partir de défauts linéaires (Figure II.6). La
transmission au travers de ces dispositifs peut être optimisée en modifiant la taille ou la forme
des trous au niveau du virage ou de la jonction, afin de minimiser le couplage entre le mode
guidé et les modes rayonnés au niveau des courbures.
En effet, il existe une grande variété de guides à cristal photonique. En regard de leur
structure géométrique, on peut globalement classer ces guides en deux grandes classes :
II.3.2.1. Guide d’onde linéique
Les guides à cristaux photoniques sont obtenus en créant un défaut linéique dans le cristal.
Au sein de ces défauts, des modes ayant une fréquence appartenant à la bande interdite
photonique peuvent exister. Pour des cristaux photoniques bidimensionnels, un guide à cristal
photonique peut être crée en retirant (ou modifiant) directement une ou plusieurs rangées de
motifs du cristal photonique (Figure II.6) [19]. Les guides formés de l'omission d’une ligne de
trous sont appelés W1, ceux de deux lignes de trous W2, etc. …
Deux exemples sont rapportés sur la figure II.7 dans le cas d'un cristal 2D hexagonal.
-Le premier exemple (Figure II.7(a)) représente un défaut obtenu en retirant une rangée de
motifs dans la direction ГM.
-Le deuxième exemple (Figure II.7(b)) correspond à un défaut obtenu en retirant une rangée
de motifs dans la direction ГK.

Figure II.6 : Représentation réelle d’un guide d’onde de largeur W à base d’un CP2D [33].

23
Chapitre II couplage guide et cavité

(a) guide obtenu par retrait d’une rangée de motifs dans la direction ГM.

(b) guide obtenu par retrait d’une rangée de motifs dans la direction Гk.
Figure II.7 : Exemple de guides d'ondes dans un cristal photonique hexagonal.

II.3.2.2. Guide d’onde courbée


Les guides courbés constituent également un domaine d’application privilégié des cristaux
photoniques car ils permettent théoriquement de réaliser des virages avec des rayons de
courbure de l’ordre de la longueur d’onde (figure II.8). Dans le guide virage il y a des problèmes
de réflexion et les pertes subsistent, ces virages peuvent être réalisés simplement en omettant
de graver des trous dans les directions de symétrie du cristal (virages à 60 et 120°). Dans le cas
des virages simples à 60°, les meilleurs résultats mesurés ont été des transmissions d’environ
80 à 90 % pour un guide étroit (W1) [23].
Le virage peut être amélioré en ajoutant ou supprimant des trous ou encore en modifiant la
topologie du coude.

Figure II.8 : Virage réalisé dans un cristal photonique bidimensionnel.

24
Chapitre II couplage guide et cavité

La démonstration expérimentale du guidage dans des virages a été réalisée rapidement, mais
des problèmes de réflexion et de pertes subsistent. Dans le cristal photonique hexagonal ou
triangulaire, ces virages peuvent être réalisés simplement en omettant de graver des trous dans
les directions de symétrie du cristal virage. Dans le cas des virages simples, les meilleurs
résultats mesurés sont été des transmissions d’environ 80 à 90 % pour un guide étroit (une
rangée de trous omise) et de 78 % pour un guide plus large [33].
II.4. Couplage cavité / guide dans un cristal photonique 2D
Trouver un système capable d’insérer et d’extraire sélectivement une longueur d’onde est le
but de couplage d’une cavité au « monde extérieur », le couplage d’un guide à CP et d’une
cavité à CP est notamment l’un des schémas privilégiés. Bien que certaines configurations
proposées semblent des résultats d’intérêt pour diverses applications (figure II.9). Parmi les
réalisations marquantes, on peut citer :

- Des cavités H2 ou H3 mises en cascades avec des guides, les cavités Hn se couplent aux guides
Wk par les « pointes » de ce champ, ce qui, intuitivement, n’est pas favorable. La cavité donnée
en exemple (figure II.9(a) et II.9(b)) remédie à cet inconvénient, au détriment d’une taille plus
grande.

- Un guide à cavités couplées dit CROW pour (Coupled Resonator Optical Waveguide) (figure
II.9(c)) et ses effets de mini bandes interdites (mini gaps) de transmission, bien visibles sur le
spectre présenté (figure II .9 (d)). Il s’agit, en fait, d’un bon système de test pour la photonique
avec, en particulier, la possibilité de contrôler la vitesse de groupe par le degré de couplage
entre cavités.

- Une cavité comportant un seul trou modifié, en l’occurrence agrandi, et couplée à un guide
type W1 (Figure II.9(e)). Le retrait sélectif (drop) d’une longueur d’onde avec un facteur de
qualité de près de 500 a été obtenu. La difficulté de cette réalisation est d’atteindre le couplage
critique, c'est-à-dire, celui où les pertes par rayonnement de la cavité vers l’air sont égales aux
pertes vers le guide. Cela semble nécessiter une précision de fabrication au-delà du commun.
On peut noter qu’aucun résultat marquant n’a été obtenu avec H1 couplé à un guide.

-Des cavités rectangulaires (tronçons de W1), elles-mêmes couplées à un guide de type W1


(Figure II.9(g)). Le but recherché est le même que précédemment : atteindre les conditions de
couplage critique.

25
Chapitre II couplage guide et cavité

Figure II.9 : (a) Cavité adaptée au couplage au guide W3 et insérée dans ce guide ; (b) Son spectre
de transmission ; (c) Exemple de guide à cavités couplées (dit « CROW » formée de neuf cavités H2) ;
(d) Exemple de transmission en fonction de la fréquence réduite u =a /λ ; (e) Défauts constitués formés
d’un trou élargi et couplés à un guide W1 ; (f) Spectre recueilli à la verticale du défaut ; (g) Cavité
rectangulaire couplées à un guide W1 [35].

II.5. Les Filtres


L’idée est de créer un défaut linéaire et un autre ponctuel sur le même cristal photonique
qui va permettre d’insérer ou d’extraire des longueurs d’onde bien précises dans un flux de
données. La ( figure II.10), représente une cavité résonante couplée par recouvrement des ondes
évanescentes à des guides d’onde, cette structure appelée un filtre ‘Add-Drop’.

Figure II.10 : la structure et le principe de fonctionnement d’un filtre Add- Drop ; une rangée a et
éliminée pour guider les ondes avec des fréquences f1, f2,…, fi,…. Et les défauts ponctuels pour extraire
les fréquences désirées fi, fj [18] .

26
Chapitre II couplage guide et cavité

II.6. Un démultiplexeur pour les longueurs d’ondes 1,31 μm et 1,55 μm


Une méthode pour la conception d’un démultiplexeur en longueur d'onde à base des cristaux
photoniques 2D pour la séparation des impulsions ultra-courtes du canal est proposée [34]. La
méthode est basée sur l'analyse des cartes de bandes interdites photoniques complète qui permet
de sélectionner les paramètres géométriques du démultiplexeur. Le dispositif sépare
efficacement les canaux avec des longueurs d'onde 1,31 μm et 1,55 μm (Figure II. 11).
(a) (b)

Figure II.11 : Résultats de la simulation FDTD d’un démultiplexeur en longueur d’onde :


(a) longueur d'onde λ = 1,55 μm, (b) longueur d'onde λ = 1,31 μm. [34].
II.7. Le diviseur a cristaux photoniques
II.7.1. Définition
Le diviseur à cristaux photonique permet de séparer et de distribuer simultanément la
lumière dans les différentes parties du circuit optique. Tout d’abord, le diviseur de type jonction
Y a été étudié comprenant un guide d’entrée, une portion de jonction Y et deux ou quatre guides
de sortie. On obtient le nombre des sorties que l’on veut en les cascadant [36]. Ce type de
composant présente l’avantage d’offrir une réponse spectrale plate pour une gamme de longueur
d’onde très étendue, et l’analyse théorique portant sur des paramètres de conception a été mené
par Fukazawa [37].

L’autre type de diviseur de faisceau est le MMI (MultiMode Interference). Le principe de


fonctionnement est décrit par Soldano [38]. Il consiste en un guide d’entrée juxtaposé à une
portion de guide plus large et multimode. Cette région supporte un grand nombre de modes qui
se propagent avec différentes vitesses de phase, conduisant à des interférences lors de la
propagation avec des zones de forte et de faible intensité. Les guides de sortie sont placés à la
position des pics de haute intensité. Ce composant est donc capable de diviser un signal d’un
seul guide d’onde vers plusieurs guides de sortie. Il peut également recombiner les signaux en

27
Chapitre II couplage guide et cavité

provenance d’un grand nombre de guides d’entrées vers un seul ou plusieurs guides de sorties.
Ce type de diviseur a cristaux photoniques montre l’avantage d’avoir de plus faible pertes de
l’ordre de 1 à 2 dB pour des diviseurs de 1 vers 2 jusqu’à 1 vers 8.

II.7.2 Travaux réalisées sur les diviseurs à base de cristaux photoniques


Après de nombreuses recherches sur les diviseurs à base de cristaux photoniques, nous
avons aperçus quelques travaux effectués au par avant. Donc, nous nous sommes inspirés par
ces travaux pour étudier notre sujet en terme de méthodes, résultats de simulation obtenus, et
finalement tirer de quelques idées utiles pour la conception des diviseurs à base des cristaux
photoniques bidimensionnels à maille élémentaire de type triangulaire.
Dans un premier temps, nous avons présenté les résultats de simulation pour la jonction T et
la jonction Y en utilisant les diviseurs 1x2 et 1x4. La structure est présentée sur la Figure
II.12 [39] :
(a) (b)

(c) (d)

Figure II.12 : structure d’un diviseur : (a) 1x2 avec une jonction Y, (b) 1x4 avec une jonction
Y, (c) 1x2 avec une jonction T, (d) 1x4 avec une jonction T.

28
Chapitre II couplage guide et cavité

Les paramètres géométriques des quatre structures sont les suivantes : la constante de réseau
a= 0.435μm, le rayon de trous du cristal photonique R= 0,128 μm, le diamètre du port d'entrée
optimisé D = 1,02 μm.

Les résultats de simulation des diviseurs sont prélevés uniquement sur la longueur d’onde λ1
= 1,55 μm (mode TE). L’évolution du champ magnétique Hz est présentée sur la figureII. [9].

(a) (b)

(c) (d)

Figure II.13 : résultats de simulation : (a) diviseur en Y (1x2), (b) diviseur en


Y (1x4), (c) diviseur en T (1x2), (d) diviseur en T (1x4) [9].

Les résultats de la simulation révèlent que pour le cas idéal (mailles triangulaires), à la
sortie de chaque port dans le diviseur en T (1x2), l’intensité du champ magnétique a atteint les
46.4% ayant comme puissance totale de 92.8% de la puissance injectée à l’entrée alors que
pour le diviseur en T (1x4) la somme des puissances prélevée s’est réduite et enregistrée à
83%. Pour la jonction en Y, les résultats sont nettement mieux par rapport à la jonction en T.
En effets la somme des intensités à la sortie des ports a atteint les 100% pour le diviseur (1x2)
et 86% pour le diviseur (1x4).

29
Chapitre II couplage guide et cavité

II.7.3. Diffèrent types de diviseur à cristaux photoniques

Dans la suite, nous pouvons présenter les différents types de diviseur à cristaux photoniques,
notamment :

-Les diviseurs a cristaux photoniques en Y (1x2)

Figure II.14 : le diviseur a cristaux photoniques en Y (1x2).

-Les diviseurs à cristaux photoniques et en T (1x2)

Figure II.15 : le diviseur a cristaux photoniques en T (1x2).

-Les diviseurs a cristaux photoniques en Y (1x4)

Figure II.16 : le diviseur a cristaux photoniques en Y (1x4).

30
Chapitre II couplage guide et cavité

-Les diviseurs à cristaux photoniques en T (1x4)

Figure II.17 : le diviseur a cristaux photoniques en T (1x4).

-Les diviseurs a cristaux photoniques en Y (1x8)

Figure II.18 : le diviseur a cristaux photoniques en Y (1x8).

-Les diviseurs à cristaux photoniques en T (1x8)

Figure II.19 : le diviseur a cristaux photoniques en T (1x8).

31
Chapitre II couplage guide et cavité

II.8. Conclusion
Les cristaux photoniques sont très prometteurs pour la réalisation des composants optique
planaires. Ces matériaux représentent une plate-forme extrêmement intéressante pour
l’otique intégrée. En effet, la miniaturisation des composants optique pour l’intégration
exige le contrôle des modes de propagation des ondes électromagnétique dans ces cristaux
(mode de défauts).

Dans ce chapitre nous avons étudié les cavités a cristaux photonique el les guides
d’onde a cristaux photoniques et le couplage guide – cavité .Pius nous avons présenté des
applications a cristaux photonique comme les filtres et les démiltuplixeurs. Nous terminons
notre étude théorique par une étude de diviseur a cristaux photoniques et leur types de
jonction T et Y.

32
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

Chapitre III
Résultat et
interprétation

32
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

III .1. Introduction

Les cristaux photoniques bidimensionnels permettent de réaliser un grand nombre de


fonctions optiques, telles que : les guides d’ondes, les diviseurs de faisceau, les filtres, les
coupleurs, … etc. Avec l’évolution de l’optique intégrée, les diviseurs ont eu une place
indispensable dans les circuits utilisés dans les réseaux optiques. La structure de base d’un
diviseur consiste à diviser une entrée ou on injectera le signal optique en un ensemble de
sorties ou le champ sera diviser à part égale dans le cas idéal.

L’objectif principal de cette étude est réaliser un composant optique considéré comme une
brique essentielle dans les applications WDM (Wavelength Division Multiplexing). Il s’agit
d’un diviseur 1x4 en utilisant des jonctions en Y ou le canal du diviseur est obtenu par la
suppression des ranger ou suppression des trous et changer le rayon des trous.

Nous nous intéresserons dans ce chapitre à la conception d’une jonction en (Y1×4) formé
par la combinaison de deux diviseurs en Y 1x2 obtenus chacun par l'intersection de deux
guides d'ondes à cristaux photoniques mono-rangée afin d’assurer un comportement
monomode sur toute la gamme spectrale couverte par la bande interdite photonique. Nous
commençons par la présentation des différents types de cavité et guide d’onde pour former
ce diviseur de faisceau à CP, ensuite les propriétés de ces structures photoniques sont
numériquement étudiées en utilisant la méthode des différences finies dans le domaine
temporel à deux dimensions (FDTD-2D).
III.2. Présentation de la structure étudiée
En premier lieu, nous avons réalisé un couplage guide cavité puis une conception un
diviseur en Y 1x2 formé d’une seule entrée et deux ports de sortie. Nous avons modélisé et
analysé la structure du dispositif proposée pour optimiser la longueur d'onde d'espacement des
canaux.
Le cristal photonique est un réseau à maille triangulaire de trous d’air (structure
connecté) percés dans une membrane de silicium (Si) d’épaisseur 230 nm sur une couche de
silice (SiO2) d’épaisseur 1000nm (SOI). Les paramètres du réseau donné comme suit : R= 115
nm et a =420 nm de constante de réseau. Le dispositif photonique est composé de 29×37 trous
d'air dans le plan (x-z) [11]. Dans la conception et la simulation, nous avons utilisé FDTD
pour la simulation numérique bandsolve et full-wave. Pour les simulations 2D FDTD, nous
avons attribué un indice effectif de Neff = 2.8 au matériel diélectrique dans le CP.

33
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

La lumière se propage dans la direction z. La structure est excitée par la polarisation TM.
Les étapes de l'espace dans les directions x et z sont Δx et Δz. Le maillage FDTD utilisé dans
la simulation est un a/ 20, et dans ce travail, on prend Δ x = Δ z = a / 20 = 0.021 µm, où a, est
la constante du réseau. Le temps d'échantillonnage est sélectionné pour assurer la stabilité
numérique de la Algorithme [11]. Le pas de temps pour la structure 2D est déterminé par :
1
𝛥𝑡 ≤
1 1
𝑐∗√ 2 +
Δx Δ z2

Où C la vitesse de la lumière dans l'espace libre.

III.2.1. La création de la structure étudiée


Dans l'interface de CAD, on choisit (Utility/Array layout) la disposition 2D XZ sur menu de
CAD et on place les paramètres comme indiqué sur la figure III.1

Figure III.1 : Paramètres de création de la rangée XZ

Après crée les paramètres on va cliquer sur OK.

34
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

Figure III.2 : présentation de la structure étudiée.

III.2.2. Personnalisation du réseau

Le bouton global d’arrangements d’édition permet de définir les propriétés du réseau. Dans
cet exemple, nous allons créer les trous dans l’air circulaires (n=1) plongés dans un
diélectrique Si-SiO2 (Neff=2.8). En outre Largeur du composant 0.5, et la longueur d'onde de
l’espace libre est de 1.55µm (voir Figure III.3).

Figure III.3 : Arrangements Global.

35
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

III.2.3. Créer Des Variables

On clique sur l’icône de symboles d'édition dans la fenêtre de CAD. Ceci ouvrira (symbole Table
Editor) comme montré dans la figue III.4. On fait varier la période a et le rayon r.

Figure III.4 : Le tableau de l’éditeur des symboles.

III.2.4. Vérification du profil d'index

Pour vérifier la distribution d'indexe de la structure qu’on a créé. On appuie sur le bouton de

profil d’index .La structure obtenue est sur la figure III.5(b).

(a) (b)

Figure III.5 : la Vérification du profil d'index.

36
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

III.3. L’étude de la bande interdite photonique (BIP)

La figure III.6 présente le diagramme de bande calculé par la méthode des ondes
planes (méthode PWE) a l’aide de simulateur Bandsolve, pour un réseau 2D triangulaire
(possède la plus large bande interdite par apport au réseau carré) caractérisé par un facteur de
remplissage f=r/a au voisinage de 27.3%. Comme source de lumière, nous utilisons une onde
plane de type gaussienne. Dans ces conditions, le cristal étudié présente une large bande
interdite centrée autour d’une fréquence normalisée a/λ de 0.276. Cette bande est en mode
TM comprises entre les deux fréquences normalisées 0.251 et 0.301 qui correspondant à une
longueur d’onde de 1.395µm à 1.673 µm.

Figure III.6 : Diagramme de bandes d’un cristal photonique 2D triangulaire.

III.4. Création d’un guide d’onde


Nous considérons dans cette section un guide d'onde à cristaux photoniques W1KA. Il est
formé en enlevant une rangée de trous dans la direction ΓK du réseau triangulaire (voir figure
II.7)

Figure III.7 : Guide d’onde W1KA.

37
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

III.5 Création une cavité


Premièrement, nous avons créé une cavité par l’omission de quatre trous dans le centre de
structure, et modifier le rayon de trou R1=R2=0.09µm. ensuite nous avons crée un autre guide par
l’omission de dix trous dans la direction ΓK, et crée un autre défaut par le changement du rayon de
trou R3=0.152µm. (figure III.8)

R3

R1=R2

[Link].8 : Création une cavité et guide d’onde.

Lorsque la structure est bien définie on doit effectuer la simulation à l'aide de l'outil de simulation
Full Wave pour calculer la transmission à la sortie du guide.

Avant de simuler, on doit définir le champ en choisissant l’icône Edit Launch Field (Éditer Le

Champ De Lancement) où l'utilisateur peut indiquer le champ initial pour une simulation, puis on
clique sur option pour ajouter le monitor a la fin de guide d’onde et cliquer sur l’icône Perform

Simulation (Effectuer La Simulation) où l'utilisateur peut indiquer des paramètres de


simulation avant de l’effectuer (voir figure III.9).

38
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

Figure III.9 : la fenêtre de paramètre de la simulation.

On va choisi Pulsed et Δ x = Δ z = a / 20 = 0.021 et nombre d’itérations (Stop time) =


[Link] va cliquer sur OK pour démarrer la transmission.

Figure III.10 : présentation de transmission.

port 1
1,0

0,9

0,8

0,7
transmission (a.u)

0,6

0,5

0,4

0,3

0,2

0,1

0,0
1,53 1,54 1,55 1,56 1,57 1,58 1,59

longueur d'onde(um).

Figure III.11 : Le spectre de transmission à la sortie du guide.

39
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

La figure III.11 illustre les résultats de la simulation obtenus par FDTD-2D montrent
clairement le maximum de transmission qui atteindre 50% une longueur d’onde λ=1.5575µm
III.6. Conception un diviseur 1×2
En premier lieu, nous avons réalisé un diviseur en Y 1x2 formé d’une seule entrée et deux
ports de sortie. Le cristal photonique est un réseau à maille triangulaire de trous d’air sur
membrane SOI d’indice effectif de 2,8. Les paramètres du réseau à maille triangulaire de
trous d'air constituant le CP 2D sont choisis pour permettre un fonctionnement aux alentours
de la longueur d’onde 1,55 μm très utilisées en télécommunication optique. On va créer deux
cavités et deux guides d’onde symétriques dans la même structure. (Voir la figure III.12) On
a : R1=R2=R3=R6=R7=0.083µm ; R4=R5=0.09µm.

Figure III.12 : structure optimisée du diviseur 1x2 en Y.

40
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

1.5686 um Port 1
1,0 1.5528 um Port 2
0,9

0,8

0,7
transmission (a.u.)

0,6

0,5

0,4

0,3

0,2

0,1

0,0
1,54 1,55 1,56 1,57 1,58 1,59 1,60

longueur d'onde (um)

FigureIII.13 : Le spectre de transmission du diviseur Y1×2 canal pour


(a) 1= 1.5586 µm, (b) 2= 1.5528µm.
Nous choisissons le rayon des trous de défauts dans les guides d'onde d'entrée et de sortie
égaux à R1=R6=R7=0.083µm et dans les cavités supérieure et inférieure égales à R2
=R3=0.083 µm et R4= R5=0.090 µm, respectivement.

Ensuite, nous avons simulé notre structure avec un nombre d’itérations égal à 30 000. Les
résultats de simulation montre un maximum de transmission à la sortie des ports 1et 2 à la
longueur d’onde λ1= 1.5586µm et λ2=1.5528µm. avec 88% et 76% d'efficacité,
respectivement. Le résultat de la simulation est illustré à la (figure III.13).

III.7. Conception un diviseur de faisceau 1×4

Afin de réaliser la structure d’un diviseur 1x4 on garde la même structure du diviseur 1x2
vue précédemment et avec ces propriétés physiques mais nous allons changer les dimensions
de la structure (47× 33) en divisant encore chaque sortie en deux. On obtient donc 4 port à la
sortie du diviseur en Y 1x4. Dans nos simulations, on s’intéresse uniquement à la polarisation
TM. Dans cette étape, on va créer deux cavités (L3) symétriques (supprimé 3 trous dans la
structure) et changer le rayon de deux trous aux bornes de cavité R1=R2=0.1µm et
R3=R4=0.076µm (voir la figure III.14).

41
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

R1=R2

R3=R4

Figure III.14 : changement de rayon des trous dans la même cavité.

III.7.1. La cavité en haut


La création d’une cavité L3 est obtenue par l’omission de deux trous. Nous avons changé
le rayon de trous aux bornes de cette cavité R1=R2=0.076µm, puis nous avons changé le
rayon des autre trous dans même cavité R3=R4=0.076µm, R5=0.083µm (voir la figure III.15).
Ensuite, une autre modification a été effectuée sur la structure, nous avons changé la distance
entre les trous de cette cavité, par le déplacement des 3 trous supérieurs et inferieur avec
0.4µm et 0.6µm respectivement, et cela pour augmenter le confinement de la lumière dans la
cavité (voir la figure III.15).
(a) (b)

Déplacement
des trous

Déplacement
des trous

0.4µm

Figure III.15 : a) structure de la cavité en haut (R1=R2=0.076µm R3=R4=0.076µm, et


R5=0.083µm). b) le déplacement des trous avec 0.6µm et 0.4µm

42
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

III.7.2. La cavité en bas

La création d’une cavité L4 est obtenue par l’omission de quatre trous (voir la figure
III.16).Une autre modification a été effectuée sur la structure, nous avons changé la distance
entre les trous de cette cavité, par le déplacement des 3 trous supérieurs et inferieur avec
0.5µm.
(a) (b)

Figure III.16 :a) cavité L4. b) le déplacement des trous autour de la cavité avec 0.5µm.
Ensuite, nous allons changes le rayon de seul trous R7= 0.083µm et nous allons créer un
virage de 60° par la suppression des trois trous (voir la figure III.17)

Figure III.17 : structure de la cavité en bas.

III.7.3. Les guide d’onde


Nous allons créer quatre guides d’onde afin d’assurer le guidage de la lumière à la sortie
des quatre ports. Une nouvelle jonction en Y est obtenue avec 4 ports de sortie.

43
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

III.7.3.1. Les guide d’onde en haut


Deux défauts linéique sont obtenue par la suppression deux rangé de cette structure dans
la direction ΓK (supprime 14 trous dans chaque rangé) et changé le rayon des trous au début
de guide d’onde R8=0.06µm et R9=0.1µm. (voir la figure III.18).

Figure III.18 : structure des guides ondes en haut

La figure III.19 montre le spectre de transmission calculé par la FDTD à la sortie des deux
guides ondes (port 1 et port 2). Les deux spectres montrent un maximum de transmission à
des longueurs d’ondes 1,584697 pour le port 1 et 1,424421 pour le port 2, avec 39% et 55%
d'efficacité respectivement.

(a) (b)
1,0 1,0

0,9 0,9

0,8 0,8

0,7 0,7
Transmission
Transmission

0,6 0,6

0,5 0,5
Port 23
Port
0,4 Port 1 0,4

0,3 0,3

0,2 0,2

0,1 0,1

0,0 0,0
1,55 1,56 1,57 1,58 1,59 1,60 1,61 1,62 1,63 1,64 1,42 1,44

Longueur d'onde  (µm) Longueur d'onde  (µm)

Figure III.19 : Les spectres de transmission. a) port 1. b) port 2.

44
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

III.7.3.2. Les guide d’onde en bas

Premièrement, nous avons créé une cavité par la suppression des premiers trous au début
des guides d’ondes. Puis nous avons changé le rayon des deuxième trous au chaque guide
R10=0.083µm et R11=0.115µm. (figure III.20)

Figure III.20 : structure des guides ondes en bas.

La figure III.21 montre le spectre de transmission calculé par la FDTD à la sortie des deux
guides ondes (port 3 et port 4). Les deux spectres montrent un maximum de transmission à
des longueurs d’ondes 1,59991 pour le port 3 et 1,490229 pour le port 4, avec 50 % et 49 %
d'efficacité respectivement

(a) (b)
1,0 1,0

0,9 0,9

0,8 0,8

0,7 0,7
Transmission
Transmission

0,6 0,6
port 4
0,5 0,5

0,4 Port2 3
Port 0,4

0,3 0,3

0,2 0,2

0,1 0,1

0,0 0,0
1,56 1,58 1,60 1,62 1,64 1,48 1,50 1,52

Longueur d'onde  (µm) Longueur d'onde  (µm)

Figure III.21 : Les spectres de transmission. a) port 3. b) port 4.

45
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

III.7.4. Structure finale de diviseur 1x4


La structure est composée d’une entrée et de quatre ports de sortie, de même que pour les
autres simulations on procède de la même technique utilisée pour la jonction et 1x2.

Figure III.22 : la structure finale de diviseur 1×4.


Après la simulation nous avons obtiens quatre pics différente de longueur d’onde λ1, λ2,
λ3 et λ4. (Voir la figure III.24)

Figure III.23 : Répartition du champ à 5500 itération d’un diviseur en Y 1x4 excité en mode
TM

46
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

D’après la figure III. 23, nous observons une bonne répartition du champ magnétique après
l’optimisation. On signale que la modification ajouté au niveau des deux jonctions Y fait en
sorte que le champ du port d’entrée soit répartie équitablement dans les quatre voies de sortie
et la dimension des trous additionnels a était aussi choisi de façon a remédié aux pertes de
réflexion au niveau de virage.
La figure III.24 montre le spectre de transmission calculé par la FDTD à la sortie de
diviseur 1x 4 (port 1 jusqu’à port 4). Les quatre spectres montrent un maximum de
transmission à des longueurs d’ondes 1,584697 pour le port 1, 1,424421 pour le port 2, 1,5991
pour le port 3 et 1,490229 pour le port 4, avec 39% , 55 % , 50 % et 49 % d'efficacité
respectivement

1,0

0,9

0,8 Port 1
0,7
Port 2
Port 3
Transmission

0,6
Port 4
0,5

0,4

0,3

0,2

0,1

0,0
1,45 1,50 1,55 1,60 1,65

Longueur d'onde  (µm)

Figure III.24 : Les spectres de transmission de diviseur 1x4.

III.8. Conclusion

Ce chapitre consiste à étudié un diviseur en Y 1x4 à base de cristaux photoniques


bidimensionnels en utilisant la méthode FDTD-2D. Le travail a été divisé en plusieurs parties,
en premier lieu nous avons étudié bande interdite de la structure globale à cristaux
photonique. Nous avons ensuite étudié le couplage guide cavité. L’optimisation a pour rôle
d’améliorer la qualité de transmission et avoir une puissance équitable à la sortie de port de
cette couplage, nous avons eu une longueur d’onde1.5575μm ce qui est satisfaisant en plus
une répartition équitable sur la porte de sortie.

47
Chapitre III Diviseur à cristaux photoniques : Simulations et Résultats

Par la suite nous avons étudié d’un diviseur 1x2 qu’on va prendre pour référence après
l’optimisation. Nous avons obtenue à la sortie de ce diviseur un maximum de transmission
des ports 1et 2 à des longueurs d’onde λ1= 1.5586µm et λ2=1.5528µm. avec 88% et 76%
d'efficacité, respectivement.

De même que la simulation précédente, nous avons étudié une structure de diviseur1x4 en
utilisant les mêmes techniques abordés lors de la simulation du diviseur 1x2, avec quelques
modifications de la structure pour obtenir une structure optimale de notre diviseur 1x4. On
obtient quatre longueur d’onde différente (λ1 =1.5849µm, λ2 =1.4249µm, λ3 =1.5991µm, λ4
=1.4903µm). Nous avons obtenue à la sortie de ce diviseur 1x4 un maximum de transmission
des longueurs d’onde λ1= 1.5586µm et λ2=1.5528µm. avec 88% et 76% d'efficacité,
respectivement.

Les quatre spectres montrent un maximum de transmission à des longueurs d’ondes


λ1=1,584697 pour le port 1, λ2=1,424421 pour le port 2, λ3=1,59991 pour le port 3 et
λ4=1,490229 pour le port 4, avec 39%, 55 %, 50 % et 49 % d'efficacité respectivement

Chaque simulation est complémentaire à la simulation précédente, c’est-à-dire le diviseur


1x4 est fait d’un ensemble de diviseur 1x2 ou chaque sortie est divisée en deux pour obtenir 4
ports à la sortie.

48
Conclusion générale

Conclusion générale :
Les cristaux photoniques (CPs) sont des structures artificielles réalisées dans le but
d’ouvrir une bande interdite suivant les différentes directions, dans cette bande il apparaît
une gamme de fréquence pour laquelle la lumière ne peut plus se propager. Ces propriétés
rendent les cristaux photoniques intéressants pour de nombreuses applications en optique
intégrée. Les applications potentielles des cristaux photoniques sont très vastes :
réalisation des cavités résonantes de taille très réduite, des guides d’ondes, des virages,
des filtres sélectifs, des diviseurs de faisceau,…ect.
L’objet de ce travail était l’étude et la conception d’un diviseur de faisceaux en Y
1x 4 à résonateur à base de cristal photonique bidimensionnel.
En premier chapitre, nous avons mentionné une peu historique sur les cristaux
photonique puis nous avons étudiés les cristaux photoniques naturels et artificiels et,
nous nous somme intéressé à leurs bande interdite suivant un, deux ou les trois axes
pour les cristaux photoniques1D, 2D ou 3D respectivement. Nous avons détaillés le
cristal photonique 2D planaire utilisé comme choix préféré pour la conception de nos
structures. A la fin de ce chapitre, nous avons présenté les méthodes numériques
d’analyse les cristaux photoniques. Dans le deuxième chapitre, nous avons étudié les
différentes structures et fonctions à base de CPs, et nous avons focalisé sur les
diviseurs à base de PC. Par la suite, nous avons présenté quelques travaux réalisées
sur les diviseurs à base CP et les diffèrent types de ce dernier.
Le dernier chapitre est consacré à la simulation des différentes topologies de
diviseur. En premier lieu nous avons étudié bande interdite de notre structure
proposée. Nous avons ensuite étudié le couplage guide cavité. Nous avons
commencés par réaliser un diviseur 1x 2, puis1x 4 en utilisant une jonction Y. Cette
dernière utilise plusieurs méthodes comme l’ajout, la suppression et bien
l’élargissement d’un trou à des positions bien particulières. Le but était d’avoir le
moins de pertes possible en ayant un signal équitable sur les différents ports de sortie.

Nous avons étudié la structure d’un diviseur 1x2 en jonction Y. Nous avons
obtenue à la sortie de ce diviseur un maximum de transmission des ports 1et 2 à des
longueurs d’onde λ1= 1.5586µm et λ2=1.5528µm. avec 88% et 76% d'efficacité,
respectivement. De même que l’étude précédente, nous avons étudié une structure de
diviseur1x4 en utilisant les mêmes techniques abordés lors de la simulation du
diviseur 1x2 .nous avons effectué quelques modifications de la structure pour obtenir

49
Conclusion générale

une structure optimale de notre diviseur 1x4. On obtient quatre longueur d’onde
différente (λ1 =1.584697µm, λ2 =1.424421µm, λ3 =1.59991µm, λ4 =1.490229µm).
Nous avons obtenue à la sortie de ce diviseur 1x4 un maximum de transmission des
longueurs d’onde λ1= 1.5586µm et λ2=1.5528µm. avec 88% et 76% d'efficacité,
respectivement. Les spectres montrent un maximum de transmission à des longueurs
d’ondes λ1=1,584697 pour le port 1, λ2=1,424421 pour le port 2, λ3=1,59991pour le
port 3 et λ4=1,490229 pour le port 4, avec 39%, 55 %, 50 % et 49 % d'efficacité
respectivement. Chaque simulation est complémentaire à la simulation précédente,
c’est-à-dire le diviseur 1x4 est fait d’un ensemble de diviseur 1x2 ou chaque sortie est
divisée en deux pour obtenir 4 ports à la sortie.

Les cristaux photoniques sont les matériaux les plus adaptés à ce genre d’opération
en offrant une large bande passante tout en réduisant les pertes. La gestion des défauts
nous offre le choix de réaliser différents type de diviseur ou guide adapté au besoin
qui satisfait le cahier de charge.

50
Bibliographie

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54
Résumé
Résumé
Le travail présenté dans cette mémoire porte essentiellement sur la conception des
diviseurs (1x2) et (1x4) à base de cristaux photoniques bidimensionnels (CP-2D) en
utilisant la jonction Y. En premier lieu, nous avons commencé par des généralités sur
les cristaux photoniques. On peut noter, qu’il existe des CP naturel à l’état minéral et
biologique. Par suite, nous avons essayé de définir les cristaux photoniques, et plus
précisément les cristaux bidimensionnels. Ces nouveaux matériaux peuvent interdire la
propagation de la lumière dans certaines directions et pour des énergies comprises dans
ce qu’on appelle la bande interdite ou bien un gap photonique. Nous avons également
étudié les caractéristiques géométriques des cristaux photoniques afin de pouvoir les
intégrer dans des systèmes optoélectroniques en tant que composants de division. Pour
se faire, nous utiliserons une des méthodes bien adaptée à ces genres de structures, Il
s’agit de la méthode FDTD-2D.
Mot clé : diviseur (1x2) et (1x4), cristaux photoniques bidimensionnels (CP-2D), la
méthode FDTD-2D.
Abstract:
The work presented in this paper focuses on the design of the divisors (1x2) and (1x4)
based on two-dimensional photonic crystals (CP-2D) using the junction Y. First, we
started with generalizations about The Photonic Crystals. It can be noted that there are
natural CPs in the mineral and biological state. Consequently, we have tried to define
the photonic crystals, and more precisely the two-dimensional crystals. These new
materials can prohibit the propagation of light in certain directions and for energies
included in the so-called band gap or a photon gap. We have also studied the geometric
characteristics of photonic crystals in order to integrate them in optoelectronic systems
as division components. To do so, we will use one of the methods well suited to these
kinds of structures. This is the FDTD-2D method.
Keyword : divisors (1x2) and (1x4), two-dimensional photonic crystals (CP-2D),
FDTD-2D method.

:‫الملخص‬
‫) يعتمد على البلورات‬4*1( ‫) او‬2*1( ‫نركز في هذه الدراسة على تصميم مقسم لألشعة‬
‫في البداية تطرقنا لدراسة البلورات الضوئية والحظنا‬.Y ‫الضوئية ثنائية االبعاد باستخدام تقاطع‬
‫ حاولنا دراسة البلورات‬،‫وجود البلورات الضوئية في الطبيعة مثل الفراشات والطيور وبالتالي‬
‫ وعلى وجه التحديد البلورات ثنائية األبعاد هذه المواد الجديدة يمكن أن تحظر انتشار‬،‫الضوئية‬
‫الضوء في اتجاهات معينة والطاقات المدرجة فيما يسمى الفجوة الفرقة أو فجوة الفوتون ولقد درسنا‬
‫أيضا الخصائص الهندسية للبلورات الضوئية من أجل دمجها في األنظمة الضوئية كمكونات‬
‫ سوف نستخدم واحدة من الطرق المناسبة تماما لهذه األنواع من‬،‫االنقسام للقيام بذلك‬
FDTD -2D.‫الهياكل وهي طريقة‬
‫ طريقة‬،‫ البلورات الضوئية ثنائية االبعاد‬،)4*1( ‫) او‬2*1( ‫ مقسم لألشعة‬:‫الكلمات المفتاحية‬
.FDTD -2D

Common questions

Alimenté par l’IA

TE and TM polarizations play critical roles in the propagation characteristics of electromagnetic waves in photonic crystals, as the photonic bandgap's properties differ depending on the wave polarization. Photonic crystals might possess a complete bandgap for one polarization and a partial one for the other, influencing the design of devices that require polarization-specific control like filters and multiplexers. The interplay between these polarizations can be exploited to enhance the functionality and performance of photonic devices by carefully designing band structures suited to specific polarizations .

Analyzing polarization modes is crucial in the design of 2D photonic crystal devices as it dictates how efficiently and effectively these devices will perform their functions. TE and TM modes respond differently under the same structural and material conditions, impacting the device's ability to filter, guide, and confine light. Therefore, accurate modeling and optimization of these modes are essential to tailor devices for desired operational wavelengths and polarizations, enabling customized photonic applications with enhanced performance and integration capabilities in optical systems .

Modifying the radius of holes in a photonic crystal structure significantly affects its bandgap by altering the dielectric contrast and periodicity, which in turn modifies the frequency range that forms the bandgap. A smaller or larger hole radius changes the effective refractive index and can either widen or narrow the bandgap, influencing how efficiently light is confined within the structure and how much light is transmitted or reflected, as wider bandgaps tend to indicate stronger confinement and lower loss .

In photonic crystal waveguides, light is guided by photonic band gaps (PBGs) created from periodic dielectric structures, allowing only certain wavelengths to propagate through defect modes. This contrasts with conventional waveguides, which primarily use total internal reflection stemming from refractive index differences. The unique property of photonic crystal guides is that light guiding can occur even without index contrast if the light's wavelength matches the PBG .

Integrating photonic crystal waveguides in optical telecommunications presents challenges, such as achieving low-loss power efficiency, ensuring broad bandwidth support, and managing polarization effects. These are addressed by meticulous design and engineering of the photonic crystal structures to optimize the photonic bandgap properties, thereby minimizing scattering losses. Advanced fabrication techniques and defect engineering further improve coupling efficiency and bandwidth compatibility, essential for telecommunications infrastructure that demands precise control over signal routing, large data throughput, and low distortion .

Defect engineering in 2D photonic crystals allows for custom light propagation paths and tailored device functionalities by deliberately altering periodic structures to introduce localized modes within the photonic bandgap. Creating linear defects (such as missing rows of holes) enables light to be guided along specific paths, while point defects can be used to trap light, functioning as microcavities. This precision allows designers to develop complex components like highly directional waveguides, efficient resonators, and precise spectral filters, critical for advanced photonic integration .

A photonic bandgap influences electromagnetic waves within photonic crystals by preventing the propagation of certain frequency ranges, similar to an electronic bandgap in semiconductors for electron bands. This property allows for the localization of light within the crystal and the manipulation of specific wavelengths, which can be used to control light propagation, enabling applications such as light trapping, waveguiding, and filtering in photonic devices .

Cavitated structures within photonic crystals allow the precise manipulation of waveguide properties by introducing localized modes within the photonic band gap. These cavities can be shaped and sized to support specific resonant frequencies and can be used to enhance the quality factor of the waveguide, affecting both efficient confinement and propagation of electromagnetic waves. The ability to tailor these cavities for optimized performance makes them highly effective for integrated photonic circuits, allowing precise control over light-matter interactions .

One-dimensional photonic crystals consist of a periodic variation in refractive index in a single direction, forming a layered structure. Two-dimensional photonic crystals have periodicity in two dimensions and can be visualized as a regular arrangement of holes or rods in a slab. Three-dimensional photonic crystals exhibit periodicity in all three dimensions and can be complex networks like the Yablonovite or woodpile structures. Each dimensionality affects how photonic band gaps form and interact with electromagnetic waves .

A 1x4 photonic crystal Y-splitter extends the functionality of integrated photonic circuits by dividing an incoming optical signal into four output paths, crucial for processes that require signal distribution such as multiplexing and routing. The splitter utilizes photonic crystals' ability to create bandgaps and defects that localize light in the splitter structure. The optimization of hole size and placement minimizes reflection losses, leading to high transmission efficiency and balanced output power as evidenced by simulation results showing effective distribution with specific peak wavelengths for each port .

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