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EXERCICE 1
On décide d’observer l’activité d’un individu sur une longue période. On note l’activité effectuée toutes les
heures, et on remarque les choses suivantes :
• L’individu n’a que trois activités différentes : manger, dormir ou travailler ;
On note : An l’événement « l’individu travaille à l’heure n » ; Bn l’événement : « l’individu mange à l’heure
n » ; Cn l’événement : « l’individu dort à l’heure n » . On note an, bn et cn les probabilités correspondantes.
{An, Bn ; Cn} forme une partition de l’univers. On a donc ∀n ∈ ℕ, an + bn + cn = 1 , et la formule des
probabilités totales donne : ∀E ∈P ( Ω ) , ∀n ∈ ℕ, P ( E ) = PAn ( E ) × an + PBn ( E ) × bn + PCn ( E ) × cn
• A l’heure numérotée 0 où l’on commence l’expérience, l’individu mange ; a0 = c0 = 0 et b0 = 1.
• S’il travaille à une certaine heure n, il mangera à l’heure suivante avec une probabilité ½ , et dormira
1
avec une probabilité ½ ; PAn ( An +1 ) = 0; PAn ( Bn +1 ) = PAn ( Cn +1 ) =
2
• S’il mange à l’heure n, il travaillera à l’heure suivante avec une probabilité ½ , et dormira avec une
1
probabilité ½ également ; PBn ( Bn +1 ) = 0; PBn ( An +1 ) = PBn ( Cn +1 ) =
2
• S’il dort à l’heure n, il travaillera à l’heure suivante avec une probabilité ¼ , mangera avec une
1 1
probabilité ¼ , et continuera à dormir avec une probabilité ½. PCn ( An +1 ) = PCn ( Bn +1 ) = ; PCn ( Cn +1 ) =
4 2
1. Relations de récurrence
a) Calculer les probabilités a1, b1, c1, a2, b2, c2, a3, b3 et c3.
La formule des probabilités totales permet d’obtenir avec les données de l’énoncé :
1 1 1 1 1 1 1 1 1 3 1 1 1 1
a1 = b0 = ; b1 = 0; c1 = b0 = ; a2 = b1 + c1 = ; b2 = a1 + c1 = ; c2 = a1 + b1 + c1 = ;
2 2 2 2 2 4 8 2 4 8 2 2 2 2
1 1 5 1 1 3 1 1 1 1
a3 = b2 + c2 = ; b3 = a2 + c2 = ; c3 = a2 + b2 + c2 = .
2 4 16 2 4 16 2 2 2 2
PA2 ( C3 ) × P ( A2 ) 1
b) Calculer la probabilité conditionnelle PC3 ( A2 ) = = (d’après la formule de Bayes)
P ( C3 ) 5
c) A l’aide de la formule des probabilités totales, déterminer an+1, bn+1 et cn+1 en fonction de an, bn et cn.
1 1 1 1 1 1 1
an +1 = bn + cn ; bn +1 = an + cn ; cn +1 = an + bn + cn
2 4 2 4 2 2 2
2. Première méthode de calcul de probabilités : à l’aide de suites
a) On pose un = an + bn et vn = an – bn ; montrer que les suites (un) et (vn) sont des suites très particulières, et
donner leurs expressions en fonction de n.
1 1 1 1 1 1 1
∀n ∈ ℕ, un +1 = an +1 + bn +1 = bn + cn + an + cn = an + bn + cn = ; d’où : u0 = 1, et ∀n ∈ ℕ* , un = .
2 4 2 4 2 2 2
1
1 1 1 1 1 −1
∀n ∈ ℕ, vn +1 = an +1 − bn +1 = bn + cn − an − cn = ( bn − an ) = vn ; (vn) est donc géométrique de raison
2 4 2 4 2 2
−1 −1
n
et de terme initial -1 donc : ∀n ∈ ℕ, vn = − .
2 2
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b) En déduire an , bn et cn en fonction de n.
1 1 −1
n
1
a0 = 0, et ∀n ∈ ℕ , an = ( un + vn ) = −
*
2 2 2 2
1 1 −1
n
1
b0 = 1, et ∀n ∈ ℕ* , bn = ( un − vn ) = +
2 2 2 2
1
c0 = 0, et ∀n ∈ ℕ* , cn = 1 − un =
2
c) Déterminer les limites des trois suites quand n tend vers +∞ .
−1
n
1 1
lim = 0 donc lim an = lim bn = et lim cn = .
n →+∞
2 n →+∞ n →+∞ 4 n →+∞ 2
3. Deuxième méthode : à l’aide des matrices
cn 1 / 2 1 / 2 1 / 2
a) On pose X n = an . Déterminer une matrice A∈ M 3 ( ℝ ) telle que X n +1 = AX n . A = 1 / 4 0 1 / 2
b 1 / 4 1 / 2 0
n
b) Prouver rigoureusement que ∀n ∈ ℕ, X n = A X 0 .
n
Soit ∀n ∈ ℕ, H n : X n = An X 0
H0 est vraie. Soit n ∈ ℕ , on suppose Hn vraie ; alors X n +1 = AX n = AAn X 0 = An +1 X 0 donc Hn+1 est vraie.
HR
Par principe de récurrence Hn est vraie ∀n ∈ ℕ .
1 0 −1 1/ 2 1/ 2 1/ 2
−1
c) On pose P = 1 / 2 −1 / 2 1 / 2 . Montrer que P est inversible et calculer P . P = 0
-1
−1 1
1 / 2 1 / 2 1 / 2 −1 / 2 1 / 2 1 / 2
1 0 0
−1
d) Calculer la matrice D = P AP = 0 −1 / 2 0 et en déduire An puis les expressions de an, bn et cn en
0 0 0
fonction de n.
Soit ∀n ∈ ℕ, H n : An = PD n P −1
H0 est vraie. Soit n ∈ ℕ , on suppose Hn vraie ; alors An +1 = AAn = PDP −1 PD n P −1 = PD n +1 P −1 donc Hn+1 est
HR
vraie. Par principe de récurrence Hn est vraie ∀n ∈ ℕ .
cn c0 1 0 0 0 1/ 2
−1
Ainsi ∀n ∈ ℕ, an = An a0 = P 0
0
( −1 / 2 )
n
(
0 P 0 = 1 / 2 1 / 2 − ( −1 / 2 )
n
)
b b 0 1
n 0
0
(
1 / 2 1 / 2 + −1 / 2 n
( ) )
4. Troisième méthode : à l’aide d’applications linéaires
x + y + z x + 2z x + 2 y
a) On considère l’application f définie sur ℝ3 par f ( x; y; z ) = ; ; .
2 4 4
Montrer que f est une application linéaire et déterminer son noyau et son image (on donnera une base de
chaque).
∀ ( ( x; y; z ) ; ( a; b; c ) ; λ ) ∈ ℝ 3 × ℝ 3 × ℝ , f ( ( x; y; z ) + λ ( a; b; c ) ) f ( x; y; z ) + λf ( a; b; c ) donc f est linéaire
Ker f = Vect{(-2 ; 1 ; 1)} ; Im f = Vect{(2 ; 1 ; 1) ; (1 ; 0 ; 1)}
b) Déterminer F = Ker ( f − Id ℝ3 ) =Vect {( 2;1;1)} et G = Ker f + Id ℝ3 = Vect {( 0;1; −1)} .
1
2
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c) Montrer que tout vecteur u = ( x; y; z ) ∈ ℝ3 peut se décomposer de manière unique sous la forme
u = uF + uG + uH avec uF ∈ F , uG ∈ G et uH ∈ Ker ( f ) .
On note : u1 = ( 2;1;1) , u −1 = ( 0;1; −1) et u0 = ( −2;1;1) ; on a : F = Vect {u1} , G = Vect u −1 , H = Vect {u0 } .
2 2
2λ1 − 2λ 3 = 0 λ1 − λ 3 = 0
∀ ( λ1 ; λ 2 ; λ 3 ) ∈ ℝ , λ1u1 +λ 2 u −1 + λ 3u0 = 0 ⇔ λ1 + λ 2 + λ 3 = 0 ⇔ λ1 + λ 3 = 0 ⇔ λ1 = λ 2 = λ 3 = 0
3
2 λ − λ + λ = 0 λ = 0
1 2 3 2
donc la famille u1 ; u −1 ; u0 est libre, de cardinal 3, elle forme une base de ℝ3 .
2
Ainsi ∀u ∈ ℝ , ∃ ( λ1 ; λ 2 ; λ 3 ) ∈ ℝ 3 , u = λ1u1 +λ 2 u −1 + λ 3u0 = uF + uG + u H où uF ∈ F , uG ∈ G et uH ∈ Ker ( f ) .
3
d) On note p, q, r les trois applications : u ֏ uF , u ֏ uG , u ֏ uH . (Ce sont bien des applications, du fait de
l’unicité de l’écriture u = uF + uG + uH .)
Montrer que p p = p, q q = q et r r = r , et déterminer ce que valent f p, f q et f r
(on doit obtenir des expressions simples avec p, q et r).
Par unicité de l’écriture, ∀uF ∈ F , p ( uF ) = uF ; ∀ uG ∈ G, q ( uG ) =uG et ∀uH ∈ Ker ( f ) , r ( uH ) = uH .
D’où : ∀u ∈ ℝ3 , u = uF + uG + uH , p p ( u ) = p ( uF ) = uF ; q q ( u ) = q ( uG ) =uG et r r ( u ) = r ( uH ) = uH .
∀u ∈ ℝ3 , u = u F + uG + uH :
f p ( u ) = f ( uF ) = uF car F = F = Ker ( f − Id ℝ3 ) donc f p = p
1 1
f q ( u ) = f ( uG ) = − uG car G = Ker f + Id ℝ3 donc f q = − q
1
2 2 2
f r ( u ) = f ( uH ) = 0 car H = Ker f donc f r = 0
e) En déduire une expression de f n à l’aide de p, q et r, puis donner la forme explicite de f n ( x; y; z ) .
∀u ∈ ℝ3 , u = p ( u ) + q ( u ) + r ( u ) donc, f étant linéaire,
1
f (u ) = f p (u ) + f q (u ) + f r (u ) = p (u ) − q (u )
2
−1
n
Soit ∀n ∈ ℕ* , H n : f n = p + q
2
H1 est vraie. Soit n ∈ ℕ , on suppose Hn vraie ; alors
*
n +1
−1
n
−1
n
−1
f n +1 = f f n = f p + q = f p + f q = p + q donc Hn+1 est vraie.
HR 2 f linéaire 2 2
Par principe de récurrence Hn est vraie ∀n ∈ ℕ . *
On note (e1 ; e2 ; e3) la base canonique de ℝ3 . On a :
e1 = 1 / 4 ( u1 − u0 )
1
u = 2 e1 + e2 + e3 e1 = 1 / 4 ( u1 − u 0 ) ( L1 ← L 1 − L 3 )
−1 2 3
u = e − e ⇔ 2 3
e − e = u −1 ⇔ e2 = 1 / 4 2u −1 + u0 + u1 ( L2 ← L2 + L3 )
2 2 2
u = −2e + e + e e + e = 1 / 2 ( u + u ) ( L ← L + L )
0 1 2 3 2 3 1 0 3 1 3
e = 1 / 4 −2u + u + u ( L ← L − L )
−1
3 2
0 1
3 3 2
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1 1 −1
On a donc : p ( e1 ) = p ( e2 ) = p ( e3 ) = u1 ; q ( e1 ) = 0, q ( e2 ) = u −1 , q ( e3 ) = u −1 ;
4 2 2 2 2
Soit u = xe1 + ye2 + ze3 ∈ ℝ 3 ,
−1 −1
n n
f n ( u ) = p ( u ) + q ( u ) = xp ( e1 ) + yp ( e2 ) + zp ( e3 ) + ( xq ( e1 ) + yq ( e2 ) + zq ( e3 ) )
2 2
−1 1
n
1 1
f n ( u ) = ( x + y + z ) u1 + y − z u −1
4 2 2 2 2
1 11 1 −1 n 1 −1 n 11 1 −1 n 1 −1 n
= ( x + y + z ) e1 + x + + y + − z e2 + x + − y + + z e3
2 2 2 2
2 2 2 2 2 2 2 2 2
Finalement,
1 1 1 −1
n
1 −1 n 1 1 1 −1
n
1 −1 n 1
f n ( x; y; z ) = ( x + y + z ) ; + x + − y + z ; − x + + y + z
2 2 2 2 2 2
4 2 2 2
2 2
4
f) Quel est le rapport avec le reste du problème ?
Soit ∀n ∈ ℕ, H n : ( cn ; an ; bn ) = f n ( c0 , a0 ; b0 )
H0 est vraie. Soit n ∈ ℕ , on suppose Hn vraie ; alors
c + 2bn cn + 2an
( cn +1 ; an+1 ; bn+1 ) = ( cn + an + bn ) ; n
1
= f ( cn ; an ; bn ) = f ( c0 ; a0 ; b0 ) donc Hn+1 est vraie.
n +1
;
2 4 4
Par principe de récurrence Hn est vraie ∀n ∈ ℕ .
EXERCICE 2
Arc tan x
Soit f l’application définie sur ℝ par : f (0) = 1 et ∀ x ∈ ℝ * , f ( x ) =
x
On note Cf la courbe de f dans un repère orthonormé du plan.
1. a) Montrer que f est paire, et continue sur ℝ .
f est définie sur ℝ . La fonction Arctan étant impaire, la fonction f est paire.
Par quotient de fonctions continues, le dénominateur ne s’annulant pas sur ℝ* , f est continue sur ℝ* .
x2
Le développement limité à l’ordre 2 de f en 0 est : f ( x ) = 1 − + o0 ( x2 ) .
3
On en déduit que la fonction f admet 1 pour limite en 0, et donc qu’elle y est continue.
b) Montrer que f est dérivable en 0 ; donner f ’(0) ainsi que l’équation de la tangente T à C f au point
d’abscisse 0, et la position relative de C f et T au voisinage de ce point.
Le DL2(0) de f ci-dessus donne :
f dérivable en 0 avec f ’(0) = 0 (c’est le coefficient de x dans la partie régulière du DL) ;
C f admet pour tangente au point d’abscisse 0 la droite T d’équation : y = 1 ;
x2
C f est en dessous de T au voisinage du point d’abscisse 0 (car f ( x ) − 1 ∼ − ).
0 3
c) Justifier que f est dérivable sur ℝ* et donner f ’(x) pour tout x de ℝ* .
Comme quotient de fonctions dérivables, le dénominateur ne s’annulant pas sur ℝ* , la fonction f est
1 Arctan x
dérivable sur ℝ* , et ∀x ∈ ℝ , f ' ( x ) = −
*
.
x 1+ x(2
)
x2
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x t2 −1 2
d) A l’aide d’une intégration par parties, montrer que : ∀ x ∈ ℝ , ∫ dt = x f '( x )
0
(1 + t ) 2 2 2
−1 t
Soient u : t ֏ et v : t ֏ t ; u et v sont de classe C1 sur ℝ et ∀t ∈ ℝ, u ' ( t ) = et v ' ( t ) = 1;
2 (1 + t )
2
(1 + t 2 )
2
d’après le théorème d’intégration par parties : ∀x ∈ ℝ, ∫ u ' v = [uv]0 − ∫ uv ' , on a donc :
x x x
0 0
x
t2 −t −x −1 2
dt =
x 1 x dt 1
∀x ∈ ℝ , ∫ 2
+ ∫ = + Arctan ( x ) = x f '( x ) .
(1 + t 2 ) 2 (1 + t ) 0 2 0 1 + t 2 (1 + x ) 2
2 2 2
0 2
e) En déduire les variations de f.
t2
La fonction t ֏ est positive sur ℝ donc, par positivité de l’intégrale, la fonction
(1 + t 2 )
2
x t2 +
x֏∫ dt est positive sur ℝ . On déduit de la question précédente que la fonction f ’ est négative
0
(1 + t ) 2 2
sur ℝ + où f est donc décroissante. La fonction f étant paire, elle est croissante sur ℝ− .
1 x
2. Soit ϕ l’application définie sur ℝ par : ϕ (0) = 1 et ∀x ∈ ℝ * , ϕ ( x ) = f (t ) dt
x ∫0
a) Montrer que ϕ est paire.
ϕ est définie sur ℝ .
−1 − x −1 x 1 x
∀ x ∈ ℝ * , ϕ (− x ) = ( ) ( )( ) f (u ) du = ϕ ( x ) , donc ϕ est paire
x ∫0 u =− t x ∫ 0 f paire x ∫ 0
f t d t = f −u −d u =
b) Montrer que ϕ est continue sur ℝ .
La fonction f est continue sur ℝ , donc d’après le théorème fondamental d’intégration, la fonction
x
F : x ֏ ∫ f (t ) dt est de classe C1 sur ℝ et ∀x ∈ ℝ, F '( x) = f ( x) .
0
Par quotient, la fonction ϕ est continue sur ℝ* .
F ( x)
De plus, lim ϕ ( x) = lim = F '(0) = f (0) = 1 , la fonction ϕ est donc continue en 0.
x→ 0 x →0 x
1
( f ( x ) − ϕ ( x ))
c) Montrer que ϕ est dérivable sur ℝ* et que : ∀ x ∈ ℝ * , ϕ '( x ) =
x
On a dit dans la question précédente que F est dérivable sur ℝ , donc par quotient, ϕ est dérivable sur ℝ* .
−1 1 1
De plus, ∀x ∈ ℝ* , ϕ '( x) = F ( x ) + f ( x) = ( f ( x ) − ϕ ( x )).
x2 x x
d) Montrer que ϕ est dérivable en 0 et déterminer ϕ ' ( 0 ) .
x2
On a vu dans la première question que f admet un DL2(0) qui vaut : f ( x ) = 1 − + o0 ( x2 ) .
3
x3
On en déduit que sa primitive F s’annulant en 0 admet un DL3(0) qui vaut : F ( x ) = x − + o0 ( x3 ) ,
9
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x2
puis que : ϕ ( x ) = 1 − + o0 ( x2 ) . Ainsi, la fonction ϕ est dérivable en 0, et ϕ '(0) = 0 .
9
e) Etudier les variations de ϕ .
ϕ étant paire, on étudie ses variations sur ℝ + .
1 1 x 1 x
∀x ∈ ℝ * , ϕ '( x ) = ( f ( x ) − ϕ ( x)) = 2 xf ( x) − ∫ f (t ) dt = 2 ∫ ( f ( x ) − f (t )) dt ;
x x 0 x 0
La fonction f est décroissante sur ℝ donc, ∀x ∈ ℝ , ∀t ∈ [0; x ], f ( x) − f (t ) ≤ 0 ,
+ +
La positivité de l’intégrale donne donc ∀x ∈ ℝ*+ , ϕ '( x) ≤ 0 et par suite :
ϕ croissante sur ℝ− et décroissante sur ℝ + .
C
f) Montrer qu’il existe une constante C telle que : ∀ t ≥ 1, 0 ≤ f (t ) ≤
t
π π
∀ t ≥ 1, 0 ≤ Arctan (t ) ≤donc ∀ t ≥ 1, 0 ≤ f (t ) ≤ .
2 2t
1 x
En déduire que lim ∫ f (t ) d t = 0 puis que lim ϕ ( x ) = 0 .
x →+∞ x 1 x →+∞
L’encadrement précédent donne (par positivité de l’intégrale) :
x π x dt 1 x π ln ( x )
∀ x ≥ 1, 0 ≤ ∫ f (t ) dt ≤ ∫ donc ∀ x ≥ 1, 0 ≤ ∫ f (t ) dt ≤ .
1 2 1 t x 1 2x
ln ( x ) 1 x
f (t ) d t = 0 .
x ∫1
Par croissances comparées lim = 0 ; le théorème des gendarmes donne lim
x →+∞x x →+∞
1 1 x
On a : ϕ ( x ) = ∫ f (t ) dt + ∫ f (t ) d t donc , par somme, lim ϕ ( x) = 0.
x 0 1 x →+∞
3. On considère l’équation (E) : x 2 y '+ xy = Arc tan x
a) Résoudre (E) sur ]−∞;0[ et sur ]0;+∞[ .
Soit I ∈ {]−∞;0[ ; ]0; +∞[} ; on note (H) : x2y’+xy = 0 l’équation homogène.
C
Les solutions de (H) sur I sont : x ֏ où C est une constante réelle.
x
1
On a montré que ∀x ∈ ℝ* , ϕ '( x) = ( f ( x) − ϕ ( x)) donc x 2 ϕ '( x) + xϕ ( x) = xf ( x) ,
x
ainsi ϕ est une solution particulière de (E) sur I.
C
On en déduit les solutions de (E) sur I sont : x ֏ + ϕ ( x ) où C est une constante réelle.
x
b) Montrer que ϕ est l’unique solution de (E) sur ℝ .
ϕ (0) = 1 , donc la seule solution de (E) définie sur ℝ est pour C = 0, c’est-à-dire ϕ.
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