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Histoire et familles des antibiotiques

Ce document décrit l'histoire des antibiotiques, leurs familles principales et l'antibiogramme. Il explique la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming et le développement des antibiotiques au cours du 20ème siècle. Le document détaille également les principes et méthodes de l'antibiogramme.

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Histoire et familles des antibiotiques

Ce document décrit l'histoire des antibiotiques, leurs familles principales et l'antibiogramme. Il explique la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming et le développement des antibiotiques au cours du 20ème siècle. Le document détaille également les principes et méthodes de l'antibiogramme.

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Plan de travail :

1- Introduction
2 - L’histoire des antibiotiques
- La synthèse chimique
-Les substances naturelles
-La production industrielle
2- Les familles des antibiotiques

4- L’antibiogramme

-Principe
-Quel milieu pour un antibiogramme ?

-Méthodes
1-Introduction :

Les bactéries sont les microorganismes les plus proches de l’être humain dont le
ratio cellule bactérienne / cellule humaine est de 1,3/1 , ces êtres vivants
peuvent être pathogènes donc ils ont la capacité d’infecter et de causer une
pathologie ce qui est appelé virulence .

La découverte de vaccins et Le ravage causé par les infections bactériennes à


l’époque (typhoïde , tuberculose et la syphilis …) ont poussé les bactériologues
a chercher des médicaments qui peuvent limiter le pouvoir infectieux de ces
bactéries ce qui a induit a la découverte des antibiotiques donc qu’est ce que
c’est ?

2 - L’histoire des antibiotiques :

Contrairement à une idée commune , les antibiotiques ne sont pas sortis un jour
du laboratoire d’Alexander Fleming , Bien au contraire la découverte de la
pénicilline était présente dans un ensemble de travaux scientifiques enchainés
durant le 20 ème siècle et afin de lutter contre les infections d’anciennes
préparations ont été faites par les grecs et les chinois mais la première
apparence officielle des antibiotiques était celle de la pénicilline de Fleming

2-1 La synthèse chimique :

C’est après la propagation de syphilis que les premiers résultats décisifs étaient
enregistrés , jusqu’à la fin du 19ème siècle , son traitement reposait sur les sels de
mercure et l’iodure de potassium

-En 1910 le médecin allemand Paul Ehrlich avait mis en point une molécule
efficace contre la syphilis , le Salvarsan qui a devenu le traitement
antisyphilitique jusqu’à l’avènement de la pénicilline

-En 1935 en Allemagne , Gerhard Domagk démontrait l’efficacité


antibactérienne du Pronostil qui est le premier sulfamide
-Jusqu’aux années 1940, les sulfamides règnent en maitres sur l’antibiothérapie

2-2 Les substances naturelles :

La première découverte en ce domaine était celle du biologiste français René


Dubos , qui découvre en 1930 une première substance produite par des
bactéries vivant dans le sol , et capable d’inhiber le pneumocoque (qui est
responsable d’une pneumopathie )

-En 1939, il isole la gramicidine, une substance naturelle capable d’inhiber


l’ensemble des bactéries Gram positif. Il vient de trouver le
premier antibiotique naturel.

-On ne retient pourtant le plus souvent que les travaux d’Alexander Fleming, un
bactériologiste britannique. En rentrant de vacances, en 1927, il observe qu’une
colonie de champignons ( Penicillium notatum ) s’est développée par hasard
dans une culture de staphylocoques dont elle a bloqué la croissance.

2-3 La production industrielle :

La pénicilline pose un problème : elle est difficile à isoler et à produire.

La production industrielle est confiée à plusieurs grands laboratoires


pharmaceutiques. En 1941, les laboratoires Pfizer résolvent la difficulté d’une
production en grande quantité, grâce à leur expérience de la fermentation en
cuves, acquise dans la production d’acide citrique. La pénicilline devient alors un
médicament essentiel en cette période
3- Les familles des antibiotiques :

Il existe plusieurs familles d’antibiotiques. Les principales sont les bêta-


lactamines (pénicillines et céphalosporines), les macrolides, les aminosides,
les cyclines et les quinolones.

Ces grandes familles d’antibiotiques se différencient par :

-leur spectre d’activité, c’est-à-dire l’ensemble des germes sensibles à chaque


famille d’antibiotiques

-leurs indications, directement liées au spectre d’activité et à la diffusion de


l’antibiotique dans les différents organes : par exemple, certains antibiotiques se
concentrent dans les urines et sont particulièrement intéressants en cas
d’infection urinaire.

-leur voie d’utilisation : les antibiotiques peuvent être pris par voie orale, à
l’exception des aminosides qui sont détruits dans l’intestin. Il existe également
des collyres, des solutions auriculaires ou nasales et des pommades contenant
des antibiotiques. Ces formes locales sont parfois suffisantes pour combattre
certaines infections.

-leur mode d’emploi et leur fréquence d’utilisation : il existe, pour certaines


infections, des traitements monodoses, par exemple.

-leurs contre-indications

-leurs effets indésirables : réaction


allergique, diarrhée, photosensibilisation, tendinite, toxicité rénale sont
des effets indésirables qui caractérisent certaines familles d’antibiotiques.
L’apparition d’un effet indésirable grave limite l’utilisation ultérieure des
médicaments appartenant à la même famille.
La mauvaise utilisation des antibiotiques peut induire à un phénomène appelé
antibiorésistance qui veut dire la résistance des bactéries aux antibiotiques
administrés a l’organisme de l’hôte

Afin de savoir les point faibles de cette bactéries résistantes le laborantin doit
lancer ce qu’on appelle un antibiogramme

4- L’antibiogramme :

L'antibiogramme, également appelé test de sensibilité aux antibiotiques,

est un test in vitro qui détermine la sensibilité ou la résistance des bactéries à


des antibiotiques spécifiques.

Il est réalisé en exposant le micro-organisme à différents antibiotiques dans un


environnement de laboratoire contrôlé pour évaluer leur efficacité à inhiber ou
à tuer les bactéries.

Les résultats des tests de sensibilité aux antibiotiques aident les cliniciens à
choisir le ou les antibiotiques les plus efficaces pour traiter une infection
bactérienne.

L'antibiogramme joue également un rôle crucial dans la surveillance des


modèles de résistance bactérienne. En évaluant la sensibilité ou la résistance des
bactéries à divers antibiotiques, il fournit des données précieuses sur la
prévalence et les tendances de la résistance aux antibiotiques dans une
population ou une zone géographique particulière.

4-1 Principe :

Les principes de l'antibiogramme reposent sur l'évaluation de la capacité des


antibiotiques à inhiber la croissance des bactéries ou à les tuer.

4-2 Quel milieu pour un antibiogramme ?

Le milieu de culture doit permettre la croissance de nombreuses bactéries et il


ne doit pas contenir d'inhibiteurs des antibiotiques:

-La teneur en calcium et en magnésium doit être contrôlées, car excès de


cations bivalents (Ca2+, Mg2+) inhibent l'action des polymyxines.
-Un pH trop acide augmente l'activité des ß-lactamines, un milieu alcalin
favorise les aminosides et les macrolides, il doit être compris entre 7,2 et 7,4,
valeur qui permet une bonne croissance bactérienne et qui réalise un
compromis pour l'activité des antibiotiques.

4-3 Méthodes

Il existe plusieurs méthodes et techniques disponibles pour évaluer la


sensibilité des bactéries aux antibiotiques:

Méthode de diffusion (méthode Kirby-Bauer) : des disques d'antibiotiques


sont placés sur une boite de gélose avec des bactéries. La zone d'inhibition
autour de chaque disque est mesurée et comparée à des critères
d'interprétation.

Méthode de micro dilution en bouillon : des dilutions en série d'antibiotiques


sont préparées dans des plaques de micro titration. Une suspension bactérienne
est ajoutée et la CMI est déterminée comme la concentration la plus faible
inhibant la croissance visible (CMI en milieu liquide).

Méthode Etest : des bandelettes avec un gradient de concentrations


d'antibiotiques sont placées sur des plaques de gélose (Etest)

Systèmes automatisés : la croissance ou l'inhibition bactérienne est mesurée à


l'aide de méthodes optiques ou colorimétriques, les résultats étant interprétés
par un logiciel.

Méthodes moléculaires : la PCR ou le séquençage de l'ADN détecte des


gènes ou des mutations spécifiques de résistance.

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