Diligences du CAC face à la continuité d'exploitation
Diligences du CAC face à la continuité d'exploitation
Au nom d’Allah le plus grand merci lui revient de nous avoir guidés vers
le droit chemin qui est le savoir la science le respect à autrui et de m’avoir aidé
tout au long de mes années d’études.
Introduction générale
Introduction………………………………………………………………………………………………………………..1
1. Acceptation de la mission………………………………………………………………………………………………………….21
1.1. La lettre de la mission………………………………………………………………………………………………….22
2. Prise de connaissance général et planification de la mission……………………………………………….23
2.1. L’acquisition de la connaissance et de compréhension de l’entreprise …………………….23
2.2. Planification de la mission…………………………………………………………………………………………...24
3. Evaluation du contrôle interne……………………………………………………………………………………………….24
3.1. La saisie des procédures……………………………………………………………………………………………….25
3.2. Méthodes de description des procédures…………………………………………………………………….26
3.3. Les tests de conformité…………………………………………………………………………………………………..27
3.4. L’évaluation préliminaire du contrôle interne……………………………………………………………….27
3.5. Les tests de permanence…………………………………………………………………………………………………28
3.6. L’évaluation définitive du contrôle interne…………………………………………………………………...28
4. Examen des comptes et des états financiers……………………………………………………………………………28
4.1. Les tests de validation…………………………………………………………………………………………………….29
4.2. Les tests de cohérence……………………………………………………………………………………………………29
5. L’émission des rapports……………………………………………………………………………………………………………30
5.1. Les rapports généreux………………………………………………………………………………………………………30
5.1.1. Le rapport sur les comptes annuels………………………………………………………………………….31
5.1.2. Structure des rapports ………………………………………………………………………………………………31
5.1.3. Opinion sur les comptes……………………………………………………………………………………………32
[Link]. Une Opinion favorable (certification sans réserve) ……………………………………33
[Link]. Une opinion avec réserve (certification avec réserve) ……………………………….33
[Link]. Refus de certifier (opinion défavorable) ……………………………………………………..35
5.2. Les rapports spécieux …………………………………………………………………………………………………….36
5.2.1. Le rapport sur le montant global des cinq (5) rémunérations les plus élevées………36
5.2.2. Le rapport sur les avantages particuliers accorde au personnelle…………………………..36
5.2.3. L’évolution du résultat des cinq (5) derniers exercices et du résultat par action ou
part social ……………………………………………………………………………………………………………………..37
5.2.4. Le rapport sur les procédures de contrôle interne……………………………………………………37
5.2.5. Le rapport sur la continuité d'exploitation……………………………………………………………….38
CONCLUSION………………………………………………………………………………………………… 39
Introduction………………………………………………………………………………………………………………42
CONCLUSION………………………………………………………………………………………………….70
Chapitre 3 : étude de cas et l’analyse de l’entreprise………………………………………………..72
Introduction……………………………………………………………………………………………………………….72
Conclusion générale……………………………………………………………………………………………………82
Références Bibliographiques…………………………………………………………………………………..84
Listes de figures
Liste abréviation
Introduction générale
Le commissariat aux comptes est une profession exercée par des professionnels agrées
assermentés, compétents et indépendants, désignés par les administrateurs de l’entreprise
contrôlée pour vérifier, contrôler et émettre un avis sur la sincérité et la régularité des comptes et
des documents comptables de l’entreprise.
Le commissariat aux comptes est une mission d’audit à caractère légal dans la mesure où
elle est imposée par les lois. Le commissaire aux comptes, nommé par l’assemblée des associés et,
en cas de carence, par voie de justice, a pour mission permanente de vérifier les comptes de la
société, en vue d’émettre son avis sur leur régularité, sincérité et image fidèle. Il est également
chargé par la loi de certaines vérifications spécifiques et de certaines missions connexes.
Le commissaire aux comptes à pour missions de :
- certifier que les comptes annuels sont réguliers et sincères et qu'ils donnent une image
fidèle des résultats des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du
patrimoine des sociétés et des organismes,
- vérifier la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations
données dans le rapport de gestion fourni par les dirigeants aux actionnaires, associés ou porteurs
de parts,
- donner un avis, sous forme de rapport spécial, sur les procédures de contrôle interne
adoptées par le conseil d'administration, le directoire ou le gérant,
- apprécier les conditions de conclusion des conventions entre l'entreprise contrôlée et
les entreprises ou organismes qui lui sont affiliés ou avec les entreprises et organismes dans
lesquels les administrateurs et dirigeants ont un intérêt direct ou indirect,
- signaler, aux dirigeants et à l'assemblée générale ou à l'organe délibérant habilité, toute
insuffisance de nature à compromettre la continuité d'exploitation,
Cette dernière mission revête un caractère particulier, car, lorsque les faits et événements
analysés par le commissaire aux comptes lui font confirmer, par son jugement personnel,
l’incertitude significative sur la continuité d’exploitation, il met en œuvre la procédure d’alerte
prévue par la loi.
I
Introduction générale
En œuvre la procédure d'alerte puisqu'il évoque, d'une manière assez générale, « tout fait
de nature à compromettre la continuité de l'exploitation ».
Les critères de déclenchement de l'alerte sont transmis dans leur intégrale ambiguïté, à la
compétence des commissaires aux comptes qui doit agir avec tact et finesse. À y regarder de près,
le législateur s'est déchargé sur le commissaire aux comptes de la part essentielle de sa fonction.
Sur quels éléments doit le CAC se référer pour déclencher la procédure d'alerte ?
Les hypothèses
II
Chapitre 1 :
Le commissariat aux
Comptes
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Chapitre 1 : le commissariat aux comptes
Introduction
La finalité de l'audit légal est d’émettre une opinion sur la sincérité des états financiers d’une
entreprise et de valider la pertinence de l’information financière délivrée aux actionnaires.
Cet audit se déroule dans le cadre du commissariat aux comptes et du commissariat aux
apports et/ou à la fusion. Les missions d’audit légal se basent sur le respect de règles
d’indépendance et de conflits d’intérêts fondées sur l’application des normes d’audit nationales et
internationales.
Le mot « audit » est issu du latin audite, c’est-à-dire « écouter » la première forme d’audit est,
en France, le commissaire aux comptes, institué par la loi du 24 juillet 1867. Le commissaire aux
comptes avait alors pour rôle la vérification des comptes d’une société pour sasseur qu’ils avaient
bien été établis selon les normes comptables couramment acceptées, qu’il n’y avait pas d’omissions
de nature à altérer l’image fidèle et régulière donnée de la réalité économique de la société par les
comptes. On a utilisé le concept de révision des comptes avant de lui préférer le terme d’audit.
1
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Selon l'IFAC (international fédération of accountants), l’audit légal et une mission d'audit
des états financiers a pour objectif de permettre à l'auditeur d'exprimer une opinion selon
laquelle les états financiers ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément à
un référentiel comptable identifié. Pour exprimer cette opinion, l'auditeur emploiera la formule
« Donne une image fidèle », ou « présente sincèrement sous tous les aspects significatifs », qui
sont des expressions équivalentes. L'audit d'informations financières ou autres, élaborées selon
des principes reconnus, poursuit le même objectif.
La dimension statutaire permet de différencier l’audit contractuel la légalité de l’audit repose
sur le fait que l’activité de l’auditeur et exercée dans un cadre légal prédéfini. Algérie, il se confond
avec le commissariat aux comptes et aboutit à une certification des états financier. Par contre, un
audit peut être souhaité ou sollicité par une société en dehors de toute d’audit contractuel dans la
mesure ou les missions d’un tel audit sont définies par un contrat entre l’auditeur et le client.
L’audit légal est une « procédure consistant à s'assurer du caractère complet, sincère et
régulier des comptes d'une entreprise, à s'en porter garant auprès des divers partenaires intéressés
de la firme, et, plus généralement, à porter un jugement sur la qualité et la rigueur de sa gestion »
Larousse.
La profession du commissaire aux comptes est régie en Algérie depuis l’indépendance, par
un ensemble d’articles repartis sur plusieurs textes réglementaires et législatifs parmi ces
principaux textes on a :
Cependant, c’est le code comme (aujourd’hui modifié par et codifié aux articles R 715 et
suivants du code de commerce) qui l’érige véritablement en profession de la mission du
commissaire aux comptes est aujourd'hui définie aux articles 715 Bis 4 et suivants du code de
1
REDHA KHELASSI, ELISABETH BERTIB CHRISTOPHE GODOWSKI « MANUEL COMPTABILITE ET AUDIT »BERTI
EDITIONS, ALGER, 2013,PAGE 131
2
Le commissariat aux comptes Chapitre I
commerce. D’autres textes de loi, en particulier la loi n°10-01 du 29 juin 2010 relative aux
professions…, commissaire aux comptes…, ont étendu la mission du commissaire aux comptes. La
même loi instaure une autorité de contrôle indépendante avec la réaction du conseil national du
commissariat aux comptes CNCC et redéfinit les contours de l’exercice légal du commissaire aux
comptes.
Elle s’intéresse aux domaines de la gouvernance dans la société aux conditions liées à
l’exercice en réseau et apporte des prévisions sur la nature des liens personnels, financiers et
professionnels que l’auditeur ne peut avoir avec l’entreprise qu’il contrôle. Elle oblige également le
commissaire aux comptes.
- Le référentiel normatif
La loi 10-01 a, également, conféré une portée réglementaire a cet instrument de la profession.
La nomination d’un commissaire aux comptes est obligatoire pour les personnes ou entités
entrant dans le champ d’application du contrôle légal. 1
Tout comme le code de commerce article 715 bis 4 complétées et confirmées par l'article 12
de la loi de finances complémentaire 2005 qui présent que, l'assemblée générale ordinaire des
actionnaires désigne pour trois (03) exercices, un ou plusieurs commissaires aux comptes choisis
parmi les professionnels inscrits sur le tableau de l'ordre national des experts comptables, des
comptables agréés et des commissaires aux comptes. 2
1 ALAIN BURLAUD « COMPTABILITE ET AUDIT DSCG4 » EDITION FOUCHER -11, RUE PAUL BERT- 2012
3
Le commissariat aux comptes Chapitre I
A défaut de nomination des commissaires aux comptes par l'assemblée générale ou en cas
d'empêchement ou de refus d'un ou plusieurs commissaires aux comptes désignés, il est procédé à
leur nomination ou à leur remplacement par ordonnance du président du tribunal du siège de la
société, à la requête du conseil d'administration ou du directoire.1
Cette demande peut être présentée par tout intéresser (gérant, dirigeant, actionnaire, associé,
administrateur, etc. ...) Et dans les sociétés par action qui font appel à l'épargne publique, la
demande de nomination de commissaire aux comptes peut être faite par la commission de
l'organisation et de la surveillance des opérations en bourse 1.
La désignation d'un commissaire aux comptes est aujourd'hui obligatoire dans les :
• Sociétés commerciales par actions sociétés anonymes (SA), société en commandite par
actions, société par actions simplifiée ;
• Personnes ou entités qui exercent une activité dont le chiffre d'affaires annuel supérieur à
10 000 000 DA (sociétés commerciales société en nom collectif,
- Société en commandite simple, société à responsabilité limitée (SARL) EURL...) ;
- Entreprises publiques et établissements publics de l'État non soumis aux règles de la
comptabilité publique.
Un commissaire aux comptes doit, également, être nommé dans de nombreuses autres
organisations, notamment les :
- Groupements d'intérêt économique (GIE), à condition que le chiffres d'affaires dépasse 10
millions de dinars ;
- Associations pour d'utilité publique relais, sportives ;
- Les banques en Algérie
- . . .etc.
Le commissaire aux comptes porte en effet la lourde responsabilité à l'égard des associés
des actionnaires et à l'égard des tiers, de certifier les comptes sociaux, les états financiers,
l'inventaire, le bilan et les résultats annuels de la société comme étant conformes, sincères,
réguliers et reflétant l'image fidèle de la situation financière et patrimoniale de l'entité et de ses
résultats annuels 2
2 REDHA KHELASSI, ELISABETH BERTIB CHRISTOPHE GODOWSKI « MANUEL COMPTABILITE ET AUDIT »BERTI EDITIONS, ALGER,
4
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Le commissaire aux comptes exerce leur mission dans le cadre de la chambre nationale de
commissaire aux comptes qui est considérée comme une organisation professionnelle.
La chambre nationale des commissaires aux comptes regroupe l’ensemble des commissaires
aux comptes régulièrement inscrits et est règle par la loi n°10-01 DU 29 juin 2010, le décret n°11 le
26 du 27 janvier 2011 : qui fixe la composition, les attributions et les règles de fonctionnement du
conseil national de la C.N.C.C. 1
L’article 15 de loi 10-01 du 29 juin 2010 donne pour missions à chambre nationale des
commissaires aux comptes
Les normes d’exercice professionnel des commissaires aux comptes ont une portée
réglementaire, puisqu’elles doivent être homologuée par arrête du garde des sceaux. Ce caractère
public les rend opposables aux tiers et institutionnalise le rôle normalisateur de la compagnie 3.
1
LIEN [Link]
2 LA LOI 10-01 DU 29 JUIN 2010 L’ARTICLE 15
3
REDHA KHELASSI , ELISABETH BERTIN,CHRISTOPHE GODOWSKI,MANUEL COMPTABLE ET AUDIT,BERTI EDITION,ALGER
2013,PAGE 546
5
Le commissariat aux comptes Chapitre I
of accointant) fut constituée le 7 octobre 1977 par 63 organisation professionnelles
représentant 49 pays différents, l’objectif essentiel de l’IFAC est de favoriser le
développement d’une profession comptable homogène utilisant des normes harmonisées .
Aujourd’hui, plus de 160 organisations professionnelles représentant plus de 120 pays
réunissant ensemble environ un million de professionnels participent à l’IFAC.
Un délai suffisant est accordé aux personnes et aux organisations destinataires de chaque
projet afin de leur faire connaître leurs commentaires. Les commentaires et suggestions reçus
sur le projet sont ensuite examinés par l’IFAC qui apporte au texte les modifications nécessaires.
Si le texte révisé est approuvé au moins par les trois quarts des membres disposant d’un
droit de vote, il est publié sous forme de norme internationale (appelée international standard of
auditing, ISA) et entre en vigueur à compter de la date précisée dans le texte1.
Les normes internationales d’audit ISA ont été rédigées par international audition assurance
standards board (IAASB) de l’international fédération accountants (IFAC)
A ce jour, l’IFAC a publié un peu plus de trente normes (ISA) désignées ci-après :
N°
Principes généraux et responsabilités
1
BOUZIANE MOHAMMED,LE COMMISSAIRE AUX COMPTES ET LA DEFAILLANCE DES ENTREPRISE ALGERIENNES,DIPLOME
MASTER,MOSTAGANEM, UNIVERSITE ABDELHAMID BEN BADIS , 2015-2016
6
Le commissariat aux comptes Chapitre I
250 Prise en compte des textes législatifs et réglement aires dans l’audit des états financiers
260 Communication avec le gouvernement d’entreprise
Évaluation des risques et réponse à l’évaluation des risques
300 Planification de l’audit
315 Prise de connaissance de l’entité et de son environnement et évaluation des risques
320 Caractère significatif en matière d’audit
330 Procédures de l’auditeur en réponse aux risques évalués
402 Facteurs à considérer pour l’audit d’entités faisant appel aux services bureau
Éléments probants
500 Éléments probants
501 Éléments probants – remarques complémentaires sur certains points
505 Confirmation externs
510 M issions initiales – soldes d’ouverture
520 Procedures analytiques
530 Sondages en audit et autres méthodes de sélection d’échantillons
540 Audit des estimations comptables
545 Audit des mesures et des informations sur les justes valeurs
550 Parties liées
560 Evénements postérieurs à la clôture
570 Hypothèse de continuité d’exploitation
580 Declarations de la direction
Utilisation des travaux d’autres professionnels
600 Utilisation des travaux d’un autre auditeur
610 Examen des travaux de l’audit interne
620 Utilisation des travaux d’un expert
Conclusions de l’audit et rapports
700 Rapport de l’auditeur sur les états financiers
701 Modification de l’opinion de l’auditeur dans le rapport d’audit
710 Données comparatives
720 Autres informations présentées dans des documents contenant des états financiers audités
Domains spécialisés
800 Rapport de l’auditeur sur des missions d’audit spéciales
Autres norms
1000- Normes sectorielles (banques, petites entités, instruments financiers, etc.)
2400 Missions d’examen limité d’états financiers
2410 Mission d’examen d’informations financières intermédiaires effectuées par un auditeur
Independent
3000 M issions d’assurance
3400 Examen d’informations financières prévisionnelles
4400 Mission d’examen d’informations financières sur la base de procédures convenues
4410 Mission de compilation d’informations financières
Au niveau algérien les normes d’audit sont les normes NAA (normes algériennes d’audit) qui
ont fait l’objet de transposition par les normes d’audit international ISA (international auditing
1
MINISTERE DES FINANCES CONSEIL NATIONAL DE LA COMPTABILITE [Link]
7
Le commissariat aux comptes Chapitre I
standards) Cependant, le 06 février 2016 Les quatre premières normes d’audit algérien sont
approuvées par la décision n°2 de monsieur le ministre chargé des finances. Il s’agit de :
Les quatre second normes en a paru en octobre 2016 par la décision de monsieur ministre de
finance n°150 :
Quatre nouveau normes sont apparus Le 15 mars 2017 par la décision de monsieur
ministre de finance n°23 :
8
Le commissariat aux comptes Chapitre I
3. Le commissaire aux comptes :
3.1. Historique et la définition des commissaires aux comptes :
a) Historique 1:
L’historique de commissariat aux comptes à travers l’évolution du droit des sociétés est
révélatrice de l’importance accordée à ce type de contrôle, car la nécessité d’une langue commune,
compréhensible mais surtout authentifiée, conduit au renforcement du cham d’intervention et à la
mission du commissaire aux comptes
Cette qualification de commissaire apparait pour la première fois en France en 1863, mais
c’est la loi du 24 juillet 1867 sur les sociétés anonymes qui a définitivement institué un contrôle
légal des comptes, origine du commissariat aux comptes moderne.
En algérien revanche, l’ensemble des textes français ont été reconduits pour les sociétés de
droit privé, et ce n’est qu’à partir de 1970 que le contrôle des sociétés nationales a été institué par
les textes de loi, ou la désignation du commissaire aux comptes était du ressort de l’autorité
chargée des finance et de la planification, parmi les fonctionnaires des sociétés nationales en vue
de s’assurer de la régularité et de la sincérité des comptes toutefois , le décret n° 70-173 du 16
novembre 1970 a précisé les obligations et les missions des commissaires aux comptes et a
notamment consacré le commissaires aux comptes comme un contrôle permanent de la gestion
des entreprises néanmoins , et avec les réformes économiques à partir de 1988 , les entreprises
publiques économiques sont définie comme des personnes morales, régit pat les règles de droit
commercial, ensuite transformées en sociétés par action (SPA), sociétés à responsabilité limités
(SARL) , et entreprises unilatérales toutes soumises au contrôle légal initialement prévu par le code
de commerce.
Le commissariat aux comptes est un contrôle obligatoire des comptes annuels d'une
1
HAMRA BOUHADJAR, LE COMMISSARIAT AUX COMPTES, EDITIONS DAR EL ADIB, ALGERIE, 2011, P9_10.
2 [Link] AYACHI , COMMISSARIAT AUX COMPTES ET GOUVERNANCE D’ENTREPRISE, DIPLOME DE
9
Le commissariat aux comptes Chapitre I
entité, accompli par un professionnel compétant et indépendant qui doit apporter un regard
extérieur et une assurance indépendante et raisonnable en vue de renforcer la crédibilité de
l’information financière diffusée par les entreprises.
Les réformes de l’économie engagée en Algérie, plaçant l’entreprise comme agent
économique privilégié dans l’accumulation de richesse, ont permis de redonner à l’information
financière toute son importance, d’où l’imposition avec force du contrôle légal comme garant
essentiel de la fiabilité et de la sincérité de cette information. Le but de l’audit légal est de
garantir la fiabilité, la régularité et la sincérité des informations comptables des entités
économiques. Cette garantie est matérialisée par une opinion exprimée dans un rapport de
Certification.
Définition légale du commissaire aux comptes :1
L’article n°22 de la loi n°10-01 prévoit que :"est commissaire aux comptes, au sens de la
présente loi, toute personne qui, en son nom propre et sous sa propre responsabilité, a pour
mission habituelle de certifier la sincérité, la régularité et l'image fidèle des comptes des sociétés et
des organismes, en vertu des dispositions de la législation en vigueur.
a) Connaissances spécifiques
Le Commissaire Aux Comptes doit avoir une connaissance poussée des règles comptables et
juridiques. Ses missions sont avant tout d’ordre légal et impliquent sa responsabilité pénale vis-à-
vis des associés de ses sociétés clientes. Les règles déontologiques sont très présentes, de même
que les normes professionnelles d’exercices qui régissent le déroulement de ses missions. La
connaissance de ces règles et normes est la condition à l’exercice de la profession.
b) Qualités majeures
1 LOI 10-01 DU 29 JUIN 2010, RELATIVE AUX PROFESSIONS D'EXPERT-COMPTABLE, DE COMMISSAIRE AUX COMPTES ET DE
COMPTABLE AGREE
2
MELLE ZAHIRA BELAYACHI,LA MISSION DES COMMISSAIRES AUX COMPTES ET LA GOUVERNANCE D’ENTREPRISE, DIPLOME
MASTER , UNIVERSITE ABDELHAMID BEN BADIS , 2014-2015
10
Le commissariat aux comptes Chapitre I
analyste, savoir mesurer les risques et établir des seuils de contrôle. Ces qualités lui permettent la
mise en place de procédures complètes pour ainsi effectuer ses travaux avec rapidité et assurance.
c) Expérience
Le Commissaire Aux Comptes débute le plus souvent dans la profession lors de son stage
d’expertise-comptable, où il occupe un poste d’assistant junior. Salarié à ses débuts, il peut par la
suite s’associer ou encore monter son propre cabinet.
d) Évolution professionnelle
a) La nomination :
La loi 88-01 de même que la loi 88-04 du 12 janvier 1988, a prévu la nomination d'un
commissaire aux comptes dans toutes les entreprises publiques économiques quelle que soit
leur forme juridique ou leur importance1.
Le principe de base est la nomination d'un seul commissaire aux comptes, à l'exception,
cependant, des banques et des établissements financiers où le nombre est fixé à un minimum de
deux commissaires.
La nomination du commissaire aux comptes peut être effectuée soit par l'assemblée
générale ordinaire des actionnaires, soit par décision de justice, conformément à l'article 715 bis
4 du code de commerce2.
b) Mode de désignation :
Le commissaire aux comptes est désigné, d'une part, après acceptation dument écrite, par
l’assemblée générale ou l’organe délibérant habilité, parmi les professionnels agréés et inscrits
au tableau de la chambre nationale, et ce, sur la base d’un cahier des charges, conformément à
1
LA LOI 10-01 DU 29 JUIN 2010 RELATIVE AUX PROFESSIONS D'EXPERT-COMPTABLE, DE COMMISSAIRE AUX COMPTES ET DE
COMPTABLE AGREE, J.O. N° 42 DU 11-07-2010.
2
DECRET LEGISLATIF N°93-08 DU 25 AVRIL 1993.
11
Le commissariat aux comptes Chapitre I
l'article 26 de la loi n° 10-01.
D'autre part et conformément au décret exécutif n°96-431 du 30 novembre 1996
dans son article 2, la désignation du ou des commissaires aux comptes est effectuée
conformément aux dispositions prévues par les statuts particuliers des établissements et
organismes cités ci-dessus, parmi les professionnels inscrits en cette qualité au tableau de
l'ordre national des experts comptables, commissaires aux comptes et les comptables agréés.
En cas d'absence de dispositions statuaires applicables en la matière, la désignation est
effectuée conjointement par le ministre des finances et le ministre de tutelle. A noter aussi
que le choix du commissaire aux comptes est effectué en tenant compte de ses moyens,
référence professionnelle et plan de charge1.
Il doit s'assurer de la faisabilité de la mission qui lui a été proposée tant sur le plan légal que
réglementaire.
II doit s'assurer des capacités techniques et humaines et des disponibilités de son cabinet qui
lui permettent d'exécuter correctement ses fonctions.
1
DECRET EXECUTIF N°96-431 DU 30 NOVEMBRE 1996.
2
HAMRA BOUHADJAR, LE COMMISSARIAT AUX COMPTES, EDITIONS DAR EL ADIB, ALGERIE, 2011,
12
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Et surtout s'assurer qu'il pourra accomplir sa mission en toute indépendance notamment à
l'égard des dirigeants et des administrateurs de la société contrôlée.
b) L'acceptation de mandat et l'entrée en jonction : Une fois le mandat accepter il doit s'assurer
de :
Dans les quinze jours suivent son acceptation du mandat, il doit aviser par lettre
recommandée avec accusé de réception le Conseil de l'ordre national de sa désignation, rappeler
également les dirigeant de la publicité réglementaire de sa désignation dans un journal d'annonces
légales.
Le commissaire aux comptes doit aussi transmettre à la société contrôlée une lettre indiquant
les modalités de mise en œuvre de son mandat, qui sont :
La tenue de ses dossiers lui facilite le travail et lui permet la disponibilité de toutes les
informations à tout moment et surtout lui permettre de fournir les preuves des travaux effectués et
de formuler une opinion sur la régularité et la sincérité des comptes annuels de l'entreprise
contrôlée.
13
Le commissariat aux comptes Chapitre I
4. Les droits du commissaire aux comptes :
Le commissaire aux comptes exerce une mission permanente, qui lui permet de mener à bien
son droit à l'information et leur pouvoir d'investigation.
« Le commissaire aux comptes peut, à tout moment, prendre connaissance sur place, des livres
comptables, des balances, de la correspondance, des procès-verbaux et généralement de tous les
documents et de toutes les écritures de la société ou de l’organisme »2.
Le commissaire aux comptes à un pouvoir d’investigation étendu. En effet, il pout conduire son
investigation tant auprès de la personne morale contrôlée que des sociétés- mères ou filiales. Dans
hypothèse ou l'entreprise contrôlée établit des comptes consolidés, les investigations peuvent être
opérées auprès de l'ensemble des entreprises du périmètre de consolidation.
Les commissaires ont aussi la faculté de recueillir toutes informations utiles à l'exercice de sa
mission auprès des tiers qui ont accompli des opérations pour le compte de la personne morale
2013,PAGE 541
2 ARTICLE 31 LA LOI 10-01
2013,PAGE 541
14
Le commissariat aux comptes Chapitre I
contrôlée. Ce pouvoir d'enquêter auprès des tiers ne s'étend pas, toutefois, à l'obtention de la
communication des pièces, contrats et documents, détenus par ces tiers.
Les honoraires doivent être mérités, convenus et respectueux des exigences techniques du
contrôle légal. Les honoraires des commissaires aux comptes sont à la charge de la personne dontils
assurent le contrôle légal tout comme le décrit article 37 la loi 10-01 « les honoraire du commissaire
aux compte aux comptes sont fixés au début de sa mission par l’assemblée générale ou l’organe
délibérant habilité.
En dehors de ses honoraires et des débours engagés dans le cadre de sa mission, le commissaire
aux comptes ne peut recevoir aucune rémunération, ni avantage, sous quelque forme que ce soit. 2
1
REDHA KHELASSI , ELISABETH BERTIN,CHRISTOPHE GODOWSKI,MANUEL COMPTABLE ET AUDIT,BERTI EDITION,ALGER
2013,PAGE 542
2 ARTICLE 37 LA LOI 10-01
2013,PAGE 543-544
15
Le commissariat aux comptes Chapitre I
- Du caractère sincère de certaines opérations ;
- Du caractère délictueux de certains faits ;
- Du caractère normal de certaines conventions ;
- Des faits susceptibles de remettre en cause la continuité de l'exploitation etmesures
propres à y remédier ;
- De la convocation de l'assemblée générale en cas de carence des dirigeants ;
- Du caractère vraisemblable et plausible des hypothèses et méthodes retenues
Pour l'établissement des documents d'information prévisionnels.
Ainsi, l'interdiction, si elle est impérative dans son principe, est évolutive dans son
application en fonction des textes et de la pratique.
Les relations souvent très étroites que nouent les dirigeants d'une entreprise et les
contrôleurs légaux conduisent à s'interroger sur le caractère licite des conseils et avis que ces
derniers sont sollicités de donner. Il semble que la ligne de partage entre le licite et l'illicite
devrait résulter du maintien ou non l'objectivité et de l'indépendance des commissaires dans
l'accomplissent de leur mission légale.
5.2. L'information des dirigeants1
1
REDHA KHELASSI , ELISABETH BERTIN,CHRISTOPHE GODOWSKI,MANUEL COMPTABLE ET AUDIT,BERTI EDITION,ALGER
2013,PAGE 544
16
Le commissariat aux comptes Chapitre I
5.3. L'information des actionnaires et du public 1
Le commissaire aux comptes est tenu de convoquer l'assemblée générale ordinaire à défaut
de convocation régulière par le conseil d'administration ou le directoire.
Les commissaires aux comptes ne sont soumis qu'à une obligation de moyens, et non à
une obligation de résultat. Leur mission laissant subsister un aléa, ils ne sont tenus que des
diligences professionnelles, c’est-à-dire, de conformer leur activité, leur comportement, leurs
efforts, à ceux du « bon professionnel » qui respecte scrupuleusement les dispositions légales et
les normes professionnelles.
Parmi les autres obligations auxquelles le commissaire aux comptes est soumission :
• Le secret professionnel ;
• La souscription d’une assurance responsabilité civile spécifique ;
1
REDHA KHELASSI , ELISABETH BERTIN,CHRISTOPHE GODOWSKI,MANUEL COMPTABLE ET AUDIT,BERTI EDITION,ALGER
2013 ,PAGE 544 545
2
REDHA KHELASSI , ELISABETH BERTIN,CHRISTOPHE GODOWSKI,MANUEL COMPTABLE ET AUDIT,BERTI EDITION,ALGER
2013 ,PAGE 545 546
17
Le commissariat aux comptes Chapitre I
• La participation à des formations techniques permanentes ;
• L’acceptation aux comptes, en application du cadre défini par le CNC.
L'analyse au cas par cas des infractions dégage classiquement des éléments constitutifs, car
un acte ne constitue une interaction que s'il est prévu et réprimé par la législation en vigueur.
agrée.
La responsabilité civile elle engagée lorsque des fautes et des négligences sont commises
dans l’exécution de sa mission, puisqu’il effectue légitiment ses investigations par sondage d’où
impossibilité toucher à tous les comptes sociaux pour faire apparaitre toutes les anomalies.
Cette responsabilité est de nature contractuelle à l’égard de la société contrôlée et des ces
actionnaires, et de nature délictuelle à l’égard des tiers.
Pour que la responsabilité soit engagée, trois éléments doivent être réunis :
• La faute
• Le préjudice
• Le lien de causalité entre la faute et le préjudice
1
HAMRA BOUHADJAR, LE COMMISSARIAT AUX COMPTES, EDITIONS DAR EL ADIB, ALGERIE, 2011,PAGE 23 24
2 ARTICLE 59 DE LA LOIS 10-01
18
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Le commissaire aux comptes est directement concerné par les nombreux délits énumérés par
le code de commerce, en raison de ses obligations.
1
HAMRA BOUHADJAR, LE COMMISSARIAT AUX COMPTES, EDITIONS DAR EL ADIB, ALGERIE,2011,PAGE 25 26
19
Le commissariat aux comptes Chapitre I
La déontologie est l'ensemble des règles qui régissent les rapports sociaux des membres
d'une profession. La déontologie s'assortit de sanctions. Elle se distingue de la morale qui est
l'ensemble des règles auxquelles nous devons nous conformer pour être admis dans une société
donnée.
Les principes fondamentaux du comportement ; Le code de déontologie doit contient un
énonce, qui concerne les sept principes fondamentaux de comportement. Nous citons :
7.1. Indépendance :
Le commissaire aux comptes doit être indépendant de la personne dont il est appelé à
certifier les comptes. L'indépendance du commissaire aux comptes se caractérise notamment
par l'exercice en toute liberté, en réalité et en apparence, des pouvoirs et des compétences qui lui
sont conférés par la loi » (c. déontologie, art. 5).
7.2. Intégrité :
Nous avons défini l’intégrité. Le code de déontologie exige que la profession soit exercée
avec honnêteté et droiture et que L’on s'abstienne, « en toutes Circonstances, de tout agissement
contraire à l'honneur et à la probité ».
7.3. Impartialité :
L'attitude impartiale requise, dans l'exercice des missions, doit être conservée en toutes
circonstances. Les conclusions et jugements se fondent sur une analyse objective de l'ensemble
des données connues, « sans préjugé ni parti pris. ». Le commissaire aux comptes évite toute
situation qui l'exposerait à des influences susceptibles de porter atteinte à l'impartialité.
7.4. Conflit d'intérêts :
7.5. Compétence :
ALAIN BURLAUD, COMPTABILITE ET AUDIT, DSCG 4, EDITION FOUCHER,11 RUE PAUL BERT,92240 MALAKOFF,2012, PAGE 591
1
592
20
Le commissariat aux comptes Chapitre I
« Le commissaire aux comptes doit posséder les connaissances théoriques et pratiques
nécessaires à l'exercice de ses missions. ll maintient un niveau élevé de compétence, notamment
par la mise à jour de ses connaissances et la participation à des actions de formation. » ll veille à
ce que ses collaborateurs disposent des compétences appropriées.
S’il n'a pas les connaissances requises pour réaliser certains contrôles, le commissaire aux
comptes fait appel à des experts indépendants de la personne contrôlée.
7.6. Confraternité :
« Dans le respect des obligations de contrôle légal, les commissaires aux comptes entretiennent
entre eux des rapports de confraternité. ». Ils s'abstiennent de tout acte ou propos déloyal ou
susceptible de ternir l'image de la profession. Ils s'efforcent de résoudre à l'amiable leurs
différends professionnels en recourant si nécessaire à la conciliation des présidents de
compagnie régionale.
7.7. Discrétion :
Dans le respect des obligations de contrôle légal le commissaire aux comptes respecte le
secret professionnel auquel la loi le sommet. Il fait preuve de prudence et de discrétion dans I
‘utilisation des informations qui concernent des personnes ou entités à l’égard desquelles il n’a
pas de mission légale.
« Il ne communique les informations qu'il détient qu’aux personnes légalement qualifiées pour
en connaitre. »
1. Acceptation de la mission
21
Le commissariat aux comptes Chapitre I
L’assemblée générale ordinaire des actionnaires désigne, pour trois (03) exercices, un ou
plusieurs commissaires aux comptes choisis parmi les professionnels inscrits sur le tableau de
l’ordre national. 1
« Avant d'accepter la mission, l'auditeur rassemble des informations préliminaires sur le
secteur d'activité, la propriété, la direction des opérations de l'entité soumise à l'audit, et détermine
s'il lui est possible d'acquérir un niveau de connaissance suffisant des activités de l'entité pour
réaliser l'audit2. »
Après avoir analyser les facteurs de risques, l'auditeur prend la décision concernant
l'acceptation du mandat qui peut être soit acceptation du dossier sans risque apparent, soit
acceptation du dossier à risques mais qui nécessitera une surveillance particulière, ou refus du
mandat. Cette décision sera matérialisée par une fiche d'acceptation dite « Lettre de mission »
comportant : l'objet de la mission, la période de l'intervention, les délais à respecter... 3
1.1. La lettre de la mission : 4
Selon la NAA 210 La lettre de mission initiale doit être établie par le commissaire aux comptes la
première année de son mandat et communiquée à la personne ou à l’entité préalablement à la mise en
œuvre de ses travaux de vérification et de contrôle.
Dans le cas où la mission est confiée à plusieurs commissaires aux comptes, ceux-ci établissent
soit une lettre de mission conjointe, soit des lettres de mission individuelles, après avoir échangé entre
eux.
Lorsque le commissaire aux comptes d’une personne ou d’une entité qui établit des comptes
consolidés ou combinés est également commissaire aux comptes d’une ou plusieurs personnes ou
entités du même ensemble, il apprécie s’il convient d’établir une lettre de mission commune à
plusieurs de ces personnes ou entités.
Lorsque le commissaire aux comptes choisit d’établir une lettre de mission commune, il
demande à la personne ou à l’entité mère de lui confirmer par écrit que les personnes ou les entités de
l’ensemble ont donné leur accord sur le contenu de la lettre de mission pour ce qui les concerne.
2
LA NORME ISA 310
3 MONCEF BN MOHAMED JAHECH « L’APPROCHE PAR LES RISQUES ET SA CONTIBUTION DANS L’AMELIORATION DU JUGEMENT
22
Le commissariat aux comptes Chapitre I
La norme Algérienne d'audit NAA 210 relative à l’accord sur les termes des missions d'audit
l'objectif du commissaire aux comptes est d'accepter ou de poursuivre une mission d'audit seulement
dans les cas où les conditions sur la base desquelles l'audit sera effectué ont été convenues 2 :
Le commissaire aux comptes doit demander à l'entité de confirmer son accord sur les termes et
conditions exposés dans la lettre de mission. Il doit consigner dans son dossier de travail tout
désaccord éventuel.
L’audit financier ne peut être mis en œuvre auprès d’une entreprise ou d’un groupe d‘une
manière efficace et pertinente, qu’après une adaptation aux spécificités et particularités de
l’entreprise contrôlée. Il en résulte la nécessité d’acquérir une connaissance et une compréhension
réelle de l’activité de l’entreprise et de son environnement général, ainsi que des spécificités de son
organisation.
A pour objectif ultime d’identifier les risques d’anomalies significatives pesant sur les
comptes et d’en tirer les conséquences nécessaires en termes de planification de la mission.
- Risque inhérent qui correspond à la possibilité que, sans tenir compte du contrôle interne
qui pourrait existes dans l’entité, une anomalie significative se produise dans les comptes
1
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
RUE DE VILLIERS PAGE 513
23
Le commissariat aux comptes Chapitre I
- Risque lié au contrôle il se définit comme le risque d’émettre sur les comptes une opinion
différente de celle qui aurait été émise si toutes les anomalies significatives avaient été
identifiée. Ce risque découle à la fois du risque que les comptes comportant des anomalies
significatives et du risque de non-détection de ces anomalies l’auditeur
2.2. Planification de la mission 1:
Vise à mettre en place, une fois déterminé le risque d’anomalies significative, une stratégie
d’audit qui ramène le risque d’audit a un niveau compatible avec la certification des comptes. Qui
seront décrits ci-après les principaux éléments de connaissance et de compréhension de
l’entreprise a recueille les outils et technique permettant de collecter ces informations et enfin
l’organisation de la mission.
1
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012 » EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
RUE DE VILLIERS PAGE 513
2
BENGHERNOUT FARID, LE ROLE DE L’AUDIT INTERNE ET L’AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER DANS LA PRISE DE DECISION
DANS LES ENTREPRISES ECONOMIQUES, DIPLOME MASTER, MOSTAGANEM, UNIVERSITE ABDELHAMID IBN BADIS,2015-2016
24
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Prise de connaissance des procédures
Description des
procédures
Textes de conformité ou
de compréhension
Tests de permanence
25
Le commissariat aux comptes Chapitre I
En règle générale la prise de connaissance doit être formalisée dans une description permettant
d’identifier :
L’objectif de l’auditeur n’est pas en soi de décrire exhaustivement la procédure étudiée. Il doit
disposer d’une bonne compréhension du fonctionnement et surtout faire ressortir les élément clés
qui lui permettront d’en faire l’évaluation.
Les élément clés de la procédure peuvent être définis comme ceux qui concourent à la
fiabilité du contrôle interne, ou sont au contraire constitutif de point faibles.
Les points clés es fonction classique de l’entreprise peuvent être détermines facilement car ils
se retrouvent dans tous les types d’organisation.
Dans la mesure du possible le commissaire aux comptes utilise les descriptions existantes
(établies par la société ou par d’autre auditeur) et les met à jour.
A défaut, ou si celles qui existent ne lui paraissent pas pertinentes, le commissaire aux
comptes doit procéder lui-même a la description par les techniques.
A- Description narrative : qui consiste à obtenir cour d’un entretien avec les principaux
responsables ou par l’intermédiaire des manuels ou instructions écrites de l’entreprise
B- Le diagramme de circulation (flow-chart) : qui consiste à formaliser à l’aide d’une
description schématique a fin de voire la circulation des documents dans l’entreprise
1
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS
FRANCIS LEFEBVRE, RUE DE VILLIERS PAGE 537
26
Le commissariat aux comptes Chapitre I
3.3. Tests de conformité1
- A mettre en œuvre des tests de cheminement (crable to grave) permettant de dérouler une
procédure complète à partir de quelques opérations sélectionnées
- A réaliser des tests spécifiques sur des points de procédure particuliers paraissent peu clairs
- A opérer aux acteurs intéressés la restitution de la description en vue de recueillir leurs
commentaires : cette formule présente l’avantage de la simplicité et implique davantage les
audités aux travaux de l’auditeur. Elle permet de surcroit de garantir à l’auditeur qu’il n’a pas
oublié un point important.
3.4. Évaluation préliminaire (théorique) du control interne 1:
Sur la base de sa prise de connaissance des procédures et de l’identification des points clés,
l’auditeur recense les points forts et les points faibles de la procédure, c’est-à-dire.
- Les verrous de contrôle interne dont le respect conditionne le respect des assertions d’audit ‘
(détermination des points forts ou control clés)
- Les défaillances de procédure qui laisse craindre que certaines assertions d’audit ne soient
pas respectées (détermination des faiblesses)
Un point fort correspond à une procédure existante qui, par sa présence, couvre
complètement un risque potentiel. Il contribue par son existence à le réduire de manière
significative. Avant de pouvoir rendre en compte l’existence de ce point fort, l’auditeur doit
toutefois vérifier son fonctionnement effectif.
1
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS
FRANCIS LEFEBVRE, RUE DE VILLIERS PAGE 538
27
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Si le test de procédure sur les points forts permet de conclure quant à la fiabilité et à la
permanence de fonctionnement du point fort, l’auditeur peut s’appuyer sur cette procédure et
alléger en conséquence les contrôles de substance à mettre en œuvre.
Dans le cas contraire, le point ayant fait l’objet du test de procédures doit également être pris
en compte mais au titre des faiblesses de contrôle interne.
Tout difficulté en pratique consiste à établir le lien existant entre l’évaluation des procédures
et l’étendue des contrôles de substance à mettre en œuvre. L’auditeur financier ne peut y parvenir
qu’en gardant à l’esprit le fil conducteur de sa démarche. 2
Remarque : Après avoir fait ses étapes le commissaire aux comptes doit déterminer les erreurs
possibles et les corriger l, et s’assurer l’existence apparente des contrôles.
Le contrôle est toujours conduit par sondage et sur la base de programmes de contrôle
arrêtés en fonction de niveau de confiance du système de contrôle interne.
L’entreprise, qui est basé sur la vérification des comptes et qui dépendent des particularités
propres à chaque entité auditée. Pour pouvoir exprimer son opinion sur les comptes annuels,
1
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
RUE DE VILLIERS PAGE 538
2 ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
28
Le commissariat aux comptes Chapitre I
l'auditeur doit procéder à un examen analytique des comptes annuels, en vue d'acquérir la
conviction qu'ils se traduisent de façon sincère et régulière sur la situation de l'entreprise et le
résultat de son activité.
Les techniques d'examen des comptes sont les tests de cohérence et les tests de validation.
Portent sur des éléments pris individuellement. Ils consistent à vérifier les données de la
comptabilité en les rapprochant à la réalité qu'elles représentent.
Contrairement aux tests de validation, portent sur un ensemble d'éléments. Ils ont pour but
de rechercher les anomalies qui peuvent exister entre les différentes informations qui sont en
possession de l'auditeur.
Ces techniques ne sont pas mises en œuvre l'une après l'autre, mais elles sont généralement
combinées dans le programme d'intervention de l'auditeur qui doit émettre son avis sur la
régularité, la sincérité des comptes et l'image fidèle du patrimoine de l'entité auditée.
Cet avis doit conclure soit à la certification des comptes, soit à la certification assortie de
réserves, soit au refus de certification. Dans ce sens, les diligences de commissaire aux comptes de
commissaires aux comptes en matière de rapport sur les comptes sociaux à apporté à ce sujet les
précisions suivantes :
La certification est pure et simple, c'est à dire sans réserve, ni condition quand les comptes
n'appellent aucune critique susceptible d'avoir sur ceux-ci des conséquences significatives.
29
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Lorsque l'importance relative des erreurs, lacunes ou inexactitudes n'est pas de nature à
entacher gravement la régularité et la sincérité des comptes, le commissaire assortit sa certification
de réserve.
Les commissaires aux comptes refusent de certifier lorsqu'ils constatent des irrégularités
graves par leur montant, leur nature ou leur fréquence qui leur donnent la conviction que le conseil
d'administration présente à l'assemblée générale des comptes qui ne sont pas réguliers et sincères,
il en est de même lorsque le commissaire aux comptes n'a pas été en mesure d'exercer
normalement sa mission de contrôle.
Il faut remarquer que dans les trois cas qui viennent d'être cités, il est à chaque fois fait
référence au seuil de signification pour déterminer si la certification doit être assortie de réserves
ou non ou refusée.
La loi a expressément prévu que le commissaire aux comptes relate l’accomplissement de ses
missions dans des rapports parmi ses rapports :
Parvenu au terme de sa mission, le Commissaire aux Comptes émet son opinion sous forme
d'un rapport. Ce rapport sur les comptes est le compte-rendu de l'exécution de sa mission.
1
JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°42 11 JUILLET 2010 ARTICLE 25
30
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Un rapport d'audit sur les comptes peut être émis au terme d'une mission de certification
égale d'une mission d'audit entrant dans le cadre des diligences directement liées à la mission du
commissaire aux comptes ou encore, en dehors du cadre légal, au terme d'une mission d'audit
purement contractuelle.
Le commissaire aux comptes précise qu'il a conduit son audit selon les normes d'exercice
professionnel applicables. Lorsqu'il certifie les comptes avec réserve ou qu'il formule un refus de
certifier, le commissaire aux comptes doit clairement exposer les raisons qui l'ont conduit à
formuler cette opinion. Il quantifie, lorsque cela est possible, I ‘incidence des anomalies
significatives identifiées et non corrigées ou, lorsque ce n'est pas le cas, indique les raisons pour
lesquelles il ne peut les quantifier :
- La Première Contient L'expression De L'opinion Du Commissaire Aux Comptes Sur Les Comptes
Annuels ;
- La deuxième est destinée à justifier des appréciations sur lesquelles le commissaire aux
Comptes fonde son opinion ;
- La troisième est consacrée aux vérifications et informations spécifiques telles que requises par la
loi.
5.1.2. Structure des rapports1 :
Les rapports sur les comptes annuels et consolidés mentionnent les informations Suivantes :
- Un Titre Qui Indique Qu'il S'agit D'un Rapport De Commissaire Aux Comptes ;
- L‘indication de I ‘organe auquel s'adresse ce rapport et qui est l'organe appelé à statuer sur les
comptes de l'entité (ex : actionnaires, associés, ...) ;
- Une introduction qui précise l‘origine de la nomination du commissaire aux comptes, l'exercice sur
lequel porte le rapport, l'entité dont les comptes sont certifiés, la nature (annuels ou consolidés) et
la date d'arrêté des comptes qui font l'objet du rapport et qui sont joints à ce dernier. Cette
introduction est également destinée à présenter les trois parties du rapport et à rappeler les rôles
respectifs de l'organe compétent pour arrêter les Comptes et du commissaire aux comptes ;
1 ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
31
Le commissariat aux comptes Chapitre I
- Trois parties distinctes, à savoir la certification des comptes, la justification des appréciations et
les vérifications et informations spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires ;
- La Date Du Rapport ;
- Le Cas Echéant, La Signature Sociale De La Société De Commissaires Aux Comptes ;
- La signature du commissaire aux comptes exerçant à titre individuel ou, le cas échéant, de celui
ou de ceux des commissaires aux comptes associés, actionnaires ou dirigeants de la société de
commissaires aux comptes qui ont participé à l'établissement du rapport Nous aborderons
successivement :
• L'opinion Sur Les Comptes ;
• La Justification Des Appréciations ;
• Les Vérifications Et Informations Spécifiques ;
• La Forme Et Les Modalités De Communication Des Rapports ;
• Certains cas particuliers d'émission des rapports.
1
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS
FRANCIS LEFEBVRE, RUE DE VILLIERS PAGE 569
32
Le commissariat aux comptes Chapitre I
[Link]. Une Opinion favorable (certification sans réserve1) :
Le commissaire aux Comptes formule une certification sans réserve lorsque l'audit des
comptes qu'il a mis en œuvre lui a permis d'obtenir l'assurance élevée, mais non absolue fait des
limites d'audit, et qualifiée par convention d'assurance raisonnable que les comptes, pris dans leur
ensemble, ne comportent pas d'anomalie significative.
Cette certification n'est possible que si un certain nombre de conditions ont pu être réunies,
et notamment si :
- Le commissaire aux comptes a pu mettre en œuvre, sans restriction, les diligences qu'il a estimé
nécessaires selon les normes d'exercice professionnel relatives à l'audit des comptes ;
- Le résultat de ses contrôles s'est révélé satisfaisant et lui a permis d'obtenir l'assurance raisonnable
que les comptes sont établis selon le référentiel comptable applicable ;
- L'information donnée dans les comptes, y compris l'annexe, apparait suffisante pour que ceux-ci
donnent une image fidèle de la situation financière, du résultat des opérations et du patrimoine de
l'entité concernée, ou de l'ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la
consolidation.
La certification avec réserve pour désaccord est formulée comme suit : « nous avons effectué
notre audit (...) Sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. [Paragraphe de description
motivée et chiffrée du désaccord] sous cette réserve, nous certifions que les comptes annuels sont,
au regard des règles et principes comptables SCF, réguliers et sincères et donnent une image fidèle
du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine
de la société à la fin de cet exercice. »
Le commissaire aux comptes certifie les comptes avec réserve(s) lorsqu'il est en désaccord
avec le choix ou l'application des règles et méthodes comptables ou a été confronté à une
limitation à l'étendue de ses travaux, et que l'incidence dès ce(s) désaccord(s) ou limitation, bien
que significative, est suffisante pour permettre à l'utilisateur des comptes de fonder son jugement
en connaissance de cause.
1
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS
FRANCIS LEFEBVRE, RUE DE VILLIERS PAGE 569
33
Le commissariat aux comptes Chapitre I
A. Reserve pour désaccord 1:
Le commissaire aux Comptes formule une certification avec réserve pour désaccord :
- Lorsqu’il a identifié au cours de son audit des comptes des anomalies significatives et que celles-ci
n'ont pas été corrigées ;
- Que les incidences sur les comptes des anomalies significatives sont clairement circonscrites ;
- Et que la formulation de la réserve est suffisante pour permettre à l'utilisateur des Comptes de
fonder son jugement en connaissance de cause.
La certification avec réserve pour désaccord est formulée comme suit : « Nous avons effectué
notre audit (..) sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Le commissaire aux comptes formule une certification avec réserve pour limitation :
- Lorsqu'l n'a pas pu mettre en œuvre toutes les procédures d'audit nécessaires pour fonder son
opinion sur les comptes ;
- Que les incidences sur les comptes des limitations à ses travaux sont clairement Circonscrites ;
- Et que la formulation de la réserve est suffisante pour permettre à l'utilisateur des Comptes de
fonder son jugement en connaissance de cause.
La certification avec réserve pour limitation est formulée comme suit : « Nous avons effectué
notre audit selon les normes d'exercice professionnel applicables en France à I ‘exception du point
décrit dans le paragraphe suivant (..)
1
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
RUE DE VILLIERS PAGE 569-570
34
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Sous cette réserve, nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et
principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des
opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à
la fin de cet exercice. »
Lorsqu’il a détecté au cours de son audit des Comptes des anomalies significatives et que
celles-ci n'ont pas été corrigées, et que, soit les incidences sur les comptes des anomalies
significatives ne peuvent être clairement circonscrites, soit la formulation d'une réserve n'est pas
suffisante pour permettre à l'utilisateur des Comptes de fonder son jugement en connaissance de
cause.
Une incertitude existe lorsque les conséquences d'une situation ne peuvent être évaluées,
compte tenu de l'information existante, car son dénouement dépend de la réalisation
d’événements futurs. Cette situation est à apprécier au regard des risques pesant sur le patrimoine
35
Le commissariat aux comptes Chapitre I
de l'entité, et notamment sur son outil de production ou d'exploitation, sur sa capacite à dégager
des résultats et, de manière plus générale, sur sa capacite à poursuivre normalement ses activités.
L'établissement d'un état détaillé des rémunérations versées aux cinq (5) personnes les
mieux rémunérées est de la responsabilité de l'organe dirigeant de l'entité. Celui-ci est remis au
commissaire aux comptes. Cet état contient :
- Les rémunérations brutes comprenant tous les avantages et indemnités perçus, quelles que
soient leur forme et leur qualification, à l'exception des remboursements de frais non
forfaitaires ;
Le commissaire aux comptes s'assure que le montant détaillé des rémunérations concorde
avec les informations obtenues qu'il ait préalablement vérifiées, et sur cette base il établit le rapport
spécial de certification des rémunérations globales prévues par les dispositions légales susvisées.
L'entité établit un état annuel nominatif des avantages particuliers accordés au personnel. Le
montant global de celui-ci est certifié par le commissaire aux comptes, sur la base des informations
données et celles éventuellement relevées au cours de sa mission.
36
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Au début de sa mission de contrôle des comptes de l'entité, le commissaire aux comptes
obtient de l'organe dirigeant de l'entité la liste des personnels ayant bénéficié d'avantages
particuliers prévus ou non dans le contrat de travail.
5.2.3. Le rapport sur l'évolution du résultat des cinq (5) derniers exercices et du résultat par
action ou part social :
Conformément, aux dispositions de l'article 678 alinéa 6 du code de commerce, a pour objet
de définir des principes fondamentaux et de préciser les modalités de mise
A l'issue des diligences professionnelles mises en œuvre par le commissaire aux comptes au
titre de l'exercice comptable considéré, celui-ci présente dans un rapport spécial à l'évolution des
différents indicateurs de performance de l'entité considérés comme pertinents.
L'évolution du résultat est établie sous forme de tableau retraçant les éléments suivants
portant sur les cinq dernières années :
Le commissaire aux comptes prend connaissance, dans le cadre de sa mission générale, des
éléments du contrôle interne pertinents mis en œuvre par l'entité, afin de prévenir le risque
d'anomalies significatives dans les comptes, pris dans leur ensemble, ainsi que des assertions
relatives aux flux des opérations et événements comptables de la période, aux soldes de comptes
37
Le commissariat aux comptes Chapitre I
de fin de période, à la présentation des états financiers et aux informations fournies dans l'annexe
des comptes.
Lorsque l'entité établit, un rapport sur les procédures de contrôle interne, en vertu des
dispositions règlementaires, ayant un impact significatif sur le traitement de l'information
financière et comptable, le commissaire aux comptes présente un rapport spécial dans lequel il
apprécie la sincérité du rapport adressé par l'entité à l'assemblée générale et à l'organe délibérant
habilité, sur la base des travaux qu'il a réalisé.
Ce rapport comporte son appréciation sur la sincérité des informations contenues dans le
rapport de l'entité et non pas sur les procédures en tant que telles.
Le rapport spécial du commissaire aux comptes sur les procédures de contrôle interne
adressé à l'assemblée générale, comporte :
- un paragraphe comportant une description des diligences qu'il a mises en œuvre pour se
prononcer sur les informations contenues dans le rapport de l'entité ;
38
Le commissariat aux comptes Chapitre I
Conclusion
En ce sens, que l’obligation de résultat ne figure pas dans les prérogatives dévolues à la
profession, définies clairement par les textes vigueur.
39
Chapitre 2 :
Le commissaire aux comptes face à
la non continuité d’exploitation et la
procédure d’alerte
40
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
INTRODUCTION
La crise économique actuelle donne toute son importance à l’un des principes fondamentaux
de la comptabilité.
Dans ce chapitre Nous allons aborder ici deux sections qui contiennent :
Toute la hiérarchie des textes qui fondent le droit comptable rappelle que les comptes
annuels ou les comptes consolidés sont établis normalement sur la base d’une hypothèse : les
évaluations sont faites en supposant que l’entité va poursuivre son activité dans les limites de
l’avenir prévisible. Si cette hypothèse n’était pas réaliste, alors il faudrait revoir les évaluations des
éléments d’actif et de passif et décrire et justifier dans l’annexe les hypothèses retenues.1
1
ALAIN BURLAUD, L’AUDITEUR ET LA GESTOIN DE LA CONTINUTE DE L’EXPLOITATION EN PERIODE DE CRISE ECONOMIQUE
41
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
L’Hypothèse sur laquelle l’entité s’appuie pour la préparation des états financiers, et selon
laquelle l’entité poursuivra ses activités dans un avenir prévisible et sera en mesure de réaliser ses
actifs et de s’acquitter de ses obligations dans le cours normal de ses activités.
La continuité d’exploitation justifie en partie l’évaluation des actifs à un montant qui est
fonction de leur utilisation par l’entité plutôt que de leur vente ou de leur liquidation. Diverse
convention d’évaluation, par exemple les valeurs de réalisation nettes, peuvent être appropriées
dans les cas où il est vraisemblable que l’entité cessera ses activités dans un avenir prévisible.
« Les êtes financiers doivent être établis sur une base de continuité d’exploitation, sauf si la
direction n’a pas d’autre solution réaliste que de liquider la société ou de cesser son activité, La
continuité d’exploitation doit être examinée et justifiée tous les ans la norme précise que l’analyse
détaillé n’est nécessaire lorsque l’entreprise a un passé bénéficiaire et n’a pas eu de problème pour
ce financier. Dans les autres cas, la direction doit effectuer son analyse en prenant en compte des
éléments à venir sur l’année. Tout doute ou incertitude doit être mentionné ».
Une base de continuité de l’exploitation, ce fait doit être indiqué ainsi que la base sur laquelle
ils sont ce principe est repris dans l’International Accounting Standard (IAS) 1, adopté en 2004, sur
la « Présentation des états financiers » au paragraphe 23 :1
« Lors de l’établissement des états financiers, la direction doit évaluer la capacité de l’entité à
poursuivre son exploitation. Les états financiers doivent être établis sur une base de continuité
d’exploitation, sauf si la direction a l’intention, ou n’a pas d’autre solution réaliste, que de liquider
l’entité ou de cesser son activité. Lorsque la direction prend conscience, à l’occasion de cette
appréciation, d’incertitudes significatives liées à des évènements ou à des conditions susceptibles
de jeter un doute important sur la capacité de l’entité à poursuivre son activité, ces incertitudes
1
LA NORME INTERNATIONAL ACCOUNTING STANDARD IAS 1
42
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Doivent être indiquées. Lorsque les états financiers ne sont pas établis sur établis et la raison pour
laquelle l’entité n’est pas considérée en situation de continuité d’exploitation. »1
- Comptabilité d’engagement
- Continuité d’exploitation 2
Lorsque les états financiers ne sont pas établis sur la base de continuité d’exploitation les
incertitudes quant à la continuité d’exploitation sont indiquées et justifiées et la base quelle ils ont
été arrêtés est précisée en annexes3.
Il n’est bien sûr pas nouveau qu’une entreprise puisse avoir des difficultés, mais,
d’exceptionnel, le phénomène est devenu plus fréquent. En diversifiant ses produits et ses marchés,
une entreprise pouvait maîtriser ses risques. En cas de difficulté plus sérieuse, une possibilité de
reprise par un concurrent ou un investisseur était souvent envisageable. Aujourd’hui, on constate
une telle chute de la demande, dans tous les pays, que la diversification ne joue plus son rôle de
stabilisateur. La quasi-faillite de nombreuses banques et la réduction drastique des crédits, le non
renouvellement des emprunts, conduisent à des fermetures massives. L’hypothèse de continuité de
l’exploitation qui, pratiquement, allait de soi, devient un vrai sujet de discussion pour les dirigeants
des entreprises et pour les lecteurs des états financiers.
43
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
La continuité de l’exploitation est l’hypothèse qui pèse lourdement sur les comptes annuels.
Cependant, il est essentiel que le commissaire aux comptes puisse s’assurer du caractère
« raisonnable » de cette assomption. Nous allons voir les obligations de l’auditeur selon les normes
internationales, et algérien.
1
ALAIN BURLAUD,L’AUDITEUR ET LA GESTOIN DE LA CONTINUTE DE L’EXPLOITATION EN PERIODE DE CRISE ECONOMIQUE
44
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Le commissaire aux comptes doit conclure en exprimant une opinion sur l’existence ou
l’absence d’un risque significatif. Si tel est le cas, il doit s’assurer que ce risque est correctement
décrit dans les états financiers et en tirer toutes les conséquences dans son rapport.
En annexe, la norme ISA 570 présente une liste illustrative d’évènements pouvant faire
douter de l’hypothèse de continuité de l’exploitation en distinguant :
45
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Selon la NAA 570, cette norme traite des obligations de l’auditeur dans un audit d’état
financiers au regard de l’application, par la direction, d’hypothèse de continuité e l’exploitation
dans l’établissement des états financiers.1
Le journal officiel n°24 a édité aussi la norme de rapport de continuité d’exploitation a pour
objet de définir les principes fondamentaux et de préciser les modalités de mise en œuvre, relatifs
au rôle du commissaire aux comptes.
Le législateur algérien a dressé une liste en trois catégories constituent des indicateurs
conduisant le commissaire aux comptes à s’interroger sur la continuité d’exploitation et
notamment .2
46
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
47
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Lors de la réalisation des procédures d’évaluation des risques requises par la NAA 315
(connaissance de l’entité et de son environnement et évaluation du risque d’anomalies significative),
l’auditeur doit déterminer s’il existe des événements ou des conditions susceptibles de jeter un doute
important sur la capacité de l’entité à poursuivre son exploitation. A ce titre, il doit déterminer si la
direction a déjà procédé à une évaluation préliminaire de la capacité de l’entité à poursuivre son
exploitation.
a) Dans l’affirmative, discuter de cette évaluation avec la direction et déterminer si cette dernière a
identifié des événements ou des conditions qui, pris isolément ou dans leur ensemble, sont
susceptibles de jeter un doute important sur la capacité de l’entité à poursuivre son exploitation
et, dans ce cas, de ses plans d’actions pour y faire face ;
b) Dans le cas où une évaluation n’a pas encore été faite, l’auditeur doit s’entretenir avec la
direction des raisons pour lesquelles elle entend appliquer l’hypothèse de continuité de
l’exploitation, et s’enquérir auprès d’elle de l’existence d’événements ou de conditions qui, pris
isolément ou dans leur ensemble, sont susceptibles de jeter un doute important sur la capacité
de l’entité à poursuivre son exploitation.
Tout au long de l’audit, l’auditeur doit rester attentif aux éléments probants indiquant des
événements ou des conditions qui sont susceptibles de jeter un doute important sur la capacité de
l’entité à poursuivre son exploitation dans ce cas.
3.1. Appréciation d’évaluation fait par la direction
L’auditeur doit apprécier l’évaluation faite par la direction de la capacité de l’entité à poursuivre
son exploitation, y compris éventuellement le processus suivi par celle-ci pour réaliser son évaluation.
3.2. Période postérieure à celle retenue par la direction dans son évaluation
L’auditeur doit s’enquérir auprès de la direction d’événements ou de conditions dont elle
aurait connaissance, qui pourraient survenir après la période couverte par son évaluation et qui
48
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
seraient susceptibles de jeter un doute important sur la capacité de l’entité à poursuivre son
exploitation.
En dehors des demandes d’informations auprès de la direction, l’auditeur n’a pas l’obligation
de mettre en œuvre une quelconque autre procédure d’audit pour identifier des événements ou
des conditions qui sont susceptibles de jeter un doute important sur la capacité de l’entité à
poursuivre son exploitation dans la période postérieure à celle retenue par la direction dans son
évaluation qui sera de douze (12) mois au moins à compter de la date des états financiers.
3.3. Procédures d’audit supplémentaires lorsque des événements ou des conditions sont
relevés :
Si des événements ou des conditions susceptibles de jeter un doute important sur la capacité
de l’entité à poursuivre son exploitation ont été relevés, l’auditeur doit recueillir des éléments
probants suffisants et appropriés pour déterminer s’il existe ou non une incertitude significative, en
mettant en œuvre des procédures d’audit supplémentaires, et en prenant en compte des facteurs
pouvant réduire cette incertitude. Ces procédures doivent inclure :
a) De demander à la direction de procéder à une évaluation de la capacité de l’entité à
poursuivre son exploitation lorsqu’elle ne l’a pas encore fait ;
b) D’apprécier les plans d’actions futures de la direction pour faire face aux problèmes qu’elle
a relevés lors de son évaluation et de déterminer si la mise en œuvre de ceux-ci sera
susceptible d’améliorer la situation et si ces plans sont réalisables dans les circonstances ;
c) De déterminer si des faits ou éléments nouveaux sont apparus depuis la date à laquelle la
direction a procédé à son évaluation ;
d) De demander des déclarations écrites de la direction et, le cas échéant, des personnes
constituant le gouvernement d’entreprise, concernant leurs plans d’action futurs et le
caractère réalisable de tels plans.
Dans le cas où l’entité a établi des prévisions de flux de trésorerie, et que l’analyse de celles-ci
est un facteur important pour déterminer l’issue future d’événements ou de conditions retenus
dans l’évaluation des plans d’action futurs de la direction, ces procédures doivent inclure
également :
a) D’évaluer la fiabilité des données sous-jacentes utilisées pour établir la prévision ;
49
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
b) De déterminer s’il existe une justification adéquate pour appuyer les hypothèses servant de
base aux prévisions.
1
ALAIN BURLAUD,L’AUDITEUR ET LA GESTOIN DE LA CONTINUTE DE L’EXPLOITATION EN PERIODE DE CRISE ECONOMIQUE
50
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
1
BOUZIANE MOHAMMED,LE COMMISSAIRE AUX COMPTES ET LA DEFAILLANCE DES ENTREPRISE ALGERIENNES,DIPLOME
MASTER,MOSTAGANEM, UNIVERSITE ABDELHAMID BEN BADIS , 2015-2016
51
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
payer l’amende plutôt que de publier des informations défavorables. La défaillance d’une
entreprise est un processus rapide qui ne peut être enrayé que s’il est traité très tôt.
L’article 715 bis 11 du code de commerce stipule que le commissaire aux comptes peut
demander des explications au président du conseil d’administration ou au directoire qui est tenu de
répondre sur tous faits, de nature à compromettre la continuité de l’exploitation, qu’il a relevés à
l’occasion de l’exercice de sa mission.
A défaut de réponse ou si celle-ci n’est pas satisfaisante, le commissaire aux comptes invite le
président ou le directoire à faire délibérer le conseil d’administration ou le conseil de surveillance
sur les faits relevés ; le commissaire aux comptes est convoqué à cette séance.
En cas d’inobservation de ces dispositions ou si en dépit des décisions prises, il constate que
la continuité de l’exploitation demeure compromise, le commissaire aux comptes établit un
rapport spécial qui est présenté à la plus prochaine assemblée générale ou en cas d’urgence à
une assemblée générale extraordinaire qu’il convoque lui- même pour lui soumettre ses
conclusions.
En outre, ils révèlent au procureur de la république les faits délictueux dont il a eu connaissance.
C’est dans le respect de ce principe qu’il doit apprécier, a un moment donné, les
conséquences comptables et financier des décisions de gestion prise ou envisagées par les
dirigeants pour faire face à la situation.
Le rôle du commissaire aux comptes est seulement de s’assurer que les dirigeants :
1 ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
52
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
S’il participait activement à la recherche de solutions et à leur mise en œuvre, une immixtion
dans la gestion pourrait alors lui être reprochée et sa responsabilité engagée.
Cette section est consacrée à l’alerte du commissaire aux comptes, comportera une
description de la procédure et de la mise ouvre
53
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Les documents comptables prévisionnels pour les entreprises comptant plus de 300 salariés ou
réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur :
Elément clés de la procédure instituée par la loi 1984 conduit le commissaire aux comptes à
saisir, selon l’entité, soit le président de l’organe d’administration de la société, soit le dirigeant, en
vue de lui demander des explications sur les faits qu’il a relevés de nature à compromettre la
continuité de l’exploitation.
La mise e, œuvre de la procédure d’alerte par le commissaire aux comptes est fondée sur
une évaluation comptable de financière de la situation de l’entité.
- A éviter que les pertes accumulées par l’entreprise ne prennent des proportions
démesurées à l’insu de tous ;
1
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
RUE DE VILLIERS PAGE 1091 1092
54
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
- A inciter les dirigeant de l’entreprise à prendre, avant qu’il ne soit trop tard, les mesures
nécessaires pour redresser l’entreprise, en concertation, à partir d’un certain stade, avec le
président du tribunal de commerce ou de grande instance ou leur délégué.
2. Les intérêts et les risques liés à la procédure d’alerte
Le bilan de la procédure d’alerte, depuis sa mise en place, il y a quelque année ; est en demi-
teinte. Sont exposés ci- après les principaux arguments qui sont avancés pour défendre ou au
contraire critiquer cette procédure.
Les défenseures de la procédure mettent en avant qu’elle permet une prise de conscience par
l’entité des difficultés rencontrées que la graduation des phases confère au mécanisme toute la
souplesse nécessaire, et que son caractère interne préserve sa nécessaire confidentialité.
a- La procédure permet une prise de conscience par l’entité des difficultés réelles de l’entité
contrôlée. L’information des dirigeants, par le commissaire aux comptes, des faits de nature à
compromettre la continuité de l’exploitation de l’entité leur permet :
- D’ouvrir les yeux, si besoin est, sur la gravité des difficultés que rencontre leur entreprise et
de réfléchir sur les mesures à prendre pour assurer la poursuite de l’activité ;
- De proposer des solutions pour redresser l’entité (demande de prêts, renégociation de prêts,
affacturage, dépréciation de créances ou d’immobilisations, demande de mise en règlement
amiable de l’entité…)
b- La procédure est graduée, ce qui permet de l’interrompre au moment le plus opportun et de ne
pas alarmer prématurément l’organe de direction et les associés de l’entité.
« le dirigeant est d’abord interrogé confidentiellement par le commissaire aux comptes, et ce
n’est qu’en cas d’absence de réponse, ou si les mesures de redressement proposées ne
paraissent pas de nature à assurer la pérennité de l’entité, que le commissaire aux comptes
demande au dirigeant soit de convoquer le conseil d’administration ou le directoire (si
l’entité en est dotée), soit de convoquer l’assemblée général pour lui présenter son rapport
spécial d’alerte, afin de déplacer la prise de décision relative à la pérennité de l’entité vers un
niveau décisionnel de plus en plus collectif. »
55
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
1
ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
RUE DE VILLIERS PAGE 1093
56
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Montrent que les difficultés des entités s’accroissent de maniérer exponentielle dès la
moindre diffusion d’information sur les difficultés, l’officialisation des difficultés se traduit
notamment par :
1 ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
57
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
constatation individuelle qui amène au déclanchement de la procédure d’alerte, mais plutôt leur
accumulation et leur combinaison ;
- L’examen de ces faits doit être complété par un jugement global sur le fonctionnement de
l’entité par le commissaire aux [Link] s’assure qu’il n’existe pas d’autres facteurs dont la
réalisation probable permutera d’atténuer les conséquences des faits relevés (lettre d’intention
de la société mère pour soutenir sa filiale renégociation et leur combinaison) .
4. Difficultés de la mise en œuvre de la procédure d’alerte1
4.1. Le déclenchement tardif
Bien qu’investi d’une mission permanente, le commissaire aux comptes peut ne prendre
conscience des faits de nature à compromettre la continuité de l’exploitation qu’au moment où ils
produisent leurs effets. L’intervention soudaine des difficultés et leur incidence financière peuvent
brutalement et irrémédiablement compromettre la continuité de l’exploitation (rupture
commerciale à l’initiative d’un client représentant une partie significative de marché, destruction de
locaux à la suite d’une catastrophe naturelle) sans que le commissaire aux comptes ait eu la
possibilité de réagir.
1 ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
58
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Le commissaire aux comptes peut décider d’interrompre au vu des éléments qu’il a reçus et qui
lui paraissent de nature à permettre de surmonter les difficultés rencontrées par l’entité contrôlée.
S’il constate que les mesures Moses en œuvre ne permettent pas en définitive d’assurer la
continuité de l’exploitation, le commissaire aux comptes est amené à déclencher une nouvelle
procédure d’alerte. En on ne peut pas assimiler l’interruption a une suspension de procédure car les
délais de déclanchement des différentes phases ne seraient plus respectés.
La procédure d’alerte comporte quatre phases. Nous ne décrirons, sans entrer dans les
détails, que la procédure applicable aux sociétés anonymes sans aborder les variantes applicables
aux autres personnes morales.
5.1. Phase 1 : information du président du conseil d’administration1
L’objectif poursuivi par cette première phase est d’amener le dirigeant à prendre conscience.
En tant que de besoin, de la gravité de la situation, à faire le point et à communiquer au
commissaire aux comptes les mesures de redressement qu’il envisage de prendre.
Si la réponse donnée par le dirigeant est satisfaisante, le commissaire aux comptes peut
interrompre la procédure. Si la repense n’est pas satisfaisante, ou si le dirigeant s’abstient de
répondre, ou encore s’il répond hors délai, le commissaire aux comptes poursuit la procédure
1 ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
59
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
La difficulté de cette première phase tient surtout à la pression morale qui peut être exercée
sur le commissaire aux comptes pour lui demander une interruption de la procédure. Le
déclanchement de la procédure d’alerte risque de rencontrer l’incompréhension du dirigeant, aux
yeux duquel la continuité de l’exploitation peut sembler assurée. Le commissaire aux comptes
devra examiner les arguments du dirigeant pour s’assurer qu’ils permettent de considérer que la
continuité n’est pas compromise.
A défaut de réponse dans les quinze (15) jours, ou si celle-ci n’est pas considérée comme
satisfaisante, le commissaire aux comptes invite le président à convoquer le conseil
d’administration ou le conseil de surveillance pour le faire délibérer sur les faits relevés. Cette
demande est formulée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception dans les huit
jours suivant la réception de la réponse du président du conseil ou du directoire u bien de la
constatation de l’absence de réponse dans le délai prévu. La copie de ce courrier est adressée sans
délai au président du tribunal de commerce. Le conseil d’administration ou de surveillance est alors
convoqué dans les huit (8) jours de la réception du courrier du commissaire aux comptes.
Le conseil d’administration ou de surveillance doit délibérer dans les quinze (15) jours qui
suivent la réception de la lettre de demande de convocation du conseil par le commissaire aux
comptes.
Le commissaire aux comptes est convoqué à la séance du conseil d’administration. Une copie
des délibérations lui est transmise ainsi qu’au président du tribunal de commerce, au comité
d’entreprise ou à défaut aux délégués du personnel de la société par lettre de recommandée avec
accusé d réception dans les huit (8) jours suivant la tenue de la séance du conseil. L’objectif de la
1 ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
60
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
réunion de l’organe collégial est l’analyse de la situation ainsi que l’examen des mesures à prendre
pour redresser l’entreprise.
La troisième phrase est déclenchée lorsque le conseil d’administration ne s’est pas réuni ou
n’a pas pris de décision dans le délai imparti (huit jours après la réception du courrier du
commissaire aux comptes demandant sa convocation) et surtout si, malgré les mesures adoptées,
la continuité de l’exploitation demeure compromise. Le commissaire aux comptes invite, par lettre
recommandée avec accusé de réception, le président du conseil d’administration ou du directoire à
faire délibérer une assemblée générale sur les faits relevés. Il joint à ce courrier le rapport spécial
qu’il a rédigé et sera présenté à cette assemblées générale des actionnaires.
Depuis la mise en œuvre de la loi de sauvegarde, l’assemblée générale doit être réunie au
plus tard dans le mois suivant la date de notification faite par le commissaire aux comptes.
Le contenu de rapport spécial du commissaire aux comptes n’est pas précisé par les textes.
Un exposé détaillé et circonstancié est d’autant plus important que les actionnaires devront
prendre des décisions sur la base de ce rapport. Ce rapport, après un rappel du texte légal ou
réglementaire prévoyant l’intervention du commissaire aux comptes, devra indiquer :
- Les décisions prises à chaque phrase ou la mention des irrégularités relevées lors du
déroulement de la procédure.
61
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
A ce stade, l’objectif de la procédure n’est plus de susciter des analyses ou des décisions de
l’organe d’administration, mais d’informer l’organe délibérant des conclusions auxquelles le
commissaire aux comptes est arrivé sur la situation de la société. Après avoir pris connaissance du
contenu du rapport du commissaire aux comptes, l’assemblée générale doit son rapport fait par le
commissaire aux comptes.
L’information du président du tribunal de commerce peut être détaillée. Une copie de tous
les documents utiles (notamment le rapport spécial) à sa compréhension ainsi que l’exposé des
motifs qui ont conduit le commissaire aux comptes à constater l’insuffisance des décisions prises
sont transmis à l’appui du courrier qui lui est adressé.2
La procédure prend alors fin, du point de vue du commissaire aux comptes. Toutefois, si des
faits nouveaux mettant en cause la continuité de l’exploitation devaient apparaître, le commissaire
aux comptes déclencherait, s’il l’estime opportun, la phase 1 d’une nouvelle procédure d’alerte.3
1
CODE COMMERCE 715 BIS 13
2 ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
62
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Un droit, et non un devoir, d’alerte, indépendamment du rôle du commissaire aux comptes, est
également conféré au comité d’entreprise et à des actionnaires représentant au moins 5 % du
capital social. Toutes ces procédures sont évidemment complémentaires.1
1
ALAIN BURLAUD,L’AUDITEUR ET LA GESTOIN DE LA CONTINUTE DE L’EXPLOITATION EN PERIODE DE CRISE ECONOMIQUE
63
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
DEMANDE D’INFORMATION AU CHEF D’ENTREPRISE
v Oui Oui
Réponse 15 jours Satisfaisante Arrêt de la
procédure
NON
NON
PHASE 2
Oui Oui
Tenue de la Décision
Arrêt de la
réunion satisfaisante
procédure
NON
NON
PHASE 3
NON
Oui Oui
Tenue de la Décision Arrêt de la
réunion satisfaisante procédure
NON
NON
PHASE 4
64
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
commissaire aux comptes et son client et peut également avoir des incidences sur les autres
L’indépendance du commissaire aux comptes peut le mettre en conflit avec son client. Un
chef d’entreprise n’est pas toujours prêt à entendre l’annonce de graves difficultés. D’une part, il
y a la crainte que la publicité faite à ses difficultés ne les aggrave. D’autre part, il peut avoir du
mal à admettre un échec parfois vécu comme personnel. Enfin, nier la difficulté ou la sous-
estimer peut-être une façon de la surmonter.
Le regard expert et extérieur du commissaire aux comptes n’est pas troublé par la passion
ou des émotions potentiellement irrationnelles d’un point de vue purement managérial. Il peut
donc être en conflit avec le chef d’entreprise en ne partageant pas le diagnostic ou les
chances de succès des mesures de redressement proposées. Le souci d’éviter un conflit qui
pourrait entraîner un non-renouvellement de son mandat, peut cependant limiter
l’indépendance du commissaire aux comptes. Afin de réduire ces dilemmes, le droit Algérien
prévoit que la durée du mandat est obligatoirement de trois ans. Tout au moins pendant les
premières années de ce mandat, il n’y a donc pas de menace de non-renouvellement.
1
ALAIN BURLAUD,L’AUDITEUR ET LA GESTOIN DE LA CONTINUTE DE L’EXPLOITATION EN PERIODE DE CRISE ECONOMIQUE
2
LA LOI 10-01 ARTICLE 31
65
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Le commissaire aux comptes est tenu au secret professionnel ainsi que le rappelle la loi 10-
01 relative aux professions d’expert-comptable, de commissaire aux comptes et de comptable
agréé article 71 Toutefois, il est délié du secret professionnel à l’égard du président du tribunal de
commerce ou du tribunal de grande instance lorsqu’il fait application de la procédure d’alerte.1
6.4. L’alerte et le principe de non immixtion du commissaire aux comptes dans la gestion3
La procédure d'alerte telle qu'organisée par le législateur donne des grandes possibilités
au commissaire aux comptes d'intervenir dans la gestion en l'appréciant. Déjà même en invitant
les dirigeants ou le conseil d'administration à se prononcer sur les faits dont il a requis des
1
LA LOI 10-01 ARTICLE 71
2
ALAIN BURLAUD,L’AUDITEUR ET LA GESTOIN DE LA CONTINUTE DE L’EXPLOITATION EN PERIODE DE CRISE ECONOMIQUE
3
BOUZIANE MOHAMMED,LE COMMISSAIRE AUX COMPTES ET LA DEFAILLANCE DES ENTREPRISE ALGERIENNES,DIPLOME
MASTER,MOSTAGANEM, UNIVERSITE ABDELHAMID BEN BADIS , 2015-2016
66
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
67
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Les commissaires aux comptes sont responsables tant à l’égard de la société que des tiers
des conséquences dommageables, des fautes et négligences par eux commises dans l’exercices
de leur fonction 1
Ils ne sont pas civilement responsables des infractions commises par les administrations
ou les membres du directoire, selon le cas sauf si, en ayant eu connaissance, ils ne les ont pas
révélées dans leur rapport à l’assemblée gérable et ou au procureur de la république .1
La révélation des difficultés de l’entreprise par le rapport d’alerte du commissaire aux
comptes peut causer un dommage à l’entreprise, comme nous l’avons vu. Toutefois, le
législateur a prévu que sa responsabilité ne puisse être mise en cause sauf s’il y a faute prouvée,
préjudice et un lien de causalité entre la faute et le préjudice.2
Inversement, si le commissaire aux comptes n’a pas déclenché la procédure d’alerte et
que, de ce fait, des mesures de redressement ne sont pas prises en temps utile, sa responsabilité
civile peut être aussi engagée. Il convient cependant de noter que sa responsabilité s’appuie sur
une obligation de moyens consistant à mettre en œuvre toutes les diligences normalement
requises pour l’exercice de sa mission et non sur une obligation de résultat ce qui supposerait
que l’on exige de lui qu’il ne se trompe pas, indépendamment des moyens mis en œuvre. En cas
d’obligation de moyens, la responsabilité ne peut être engagée que si le plaignant démontre
l’existence d’une faute tel le non-respect des normes d’audit alors qu’en cas d’obligation de
résultat, il lui suffit de démontrer que le résultat promis n’a pas été atteint.2
En ce qui concerne l’alerte, on retrouve donc une règle fondamentale en matière
d’audit : la procédure, le référentiel ou les normes professionnelles protègent le commissaire aux
comptes contre les actions en responsabilité qui viseraient à faire de lui le garant de la bonne
gestion ou de la bonne santé de l’entreprise. Il est tenu d’exercer son art selon les règles dictées
par les connaissances scientifiques du moment. Il ne peut qu’y contribuer indirectement par une
plus grande transparence financière.2
1
CODE DE COMMERCE ARTICLE 715 BIS 4
ALAIN BURLAUD,L’AUDITEUR ET LA GESTOIN DE LA CONTINUTE DE L’EXPLOITATION EN PERIODE DE CRISE ECONOMIQUE
2
68
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
Aggravation de la situation Si l'aggravation est générée par des faits anciens portés à la
connaissance des organes de direction ou de l'organe délibérant de l'entité dans le rapport spécial,
le commissaire aux Comptes n'a plus à intervenir puisque tous les organes ont été dument
informés.
SI aggravation de la situation est générée par des faits nouveaux mettant en cause la
continuité d'exploitation, le commissaire aux comptes apprécie s'il doit déclencher une nouvelle
procédure d’alerte.
1 ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE « AUDIT ET LE COMMISSARIAT AUX COMPTES 2011-2012» EDITIONS FRANCIS LEFEBVRE,
69
La commissaire aux comptes face à la non continuité d’exploitation Chapitre 2
CONCLUSION
La crise économique actuelle donne toute son importance à l’un des principes fondamentaux
de la comptabilité.
Dans ce chapitre Nous allons aborder ici deux sections qui contiennent :
70
Chapitre 3 :
Étude de cas et l’analyse de
l’entreprise
71
Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
Dans ce sujet, nous aborderons le bureau d'étude, représenté par le bureau du commissaire aux
comptes monsieur MERHOUM ALAA en le définissant le bureau et en présentant sa structure
organisationnelle, et les services qu'il rend.
En suit, nous allons faire une présentation de la société production du boisson « OG Sarl » et faire une
analyse de sa situation financière compagnie des rapports spéciale de continuité d’exploitation
Le bureau du commissaire aux comptes, objet de l'étude de terrain, est situé rue n°14, Ben kadah Tayeb,
wilaya de Mostaganem, et est actif depuis l’année 2010 Son titulaire bénéficie de l'agrément suivant:
Commissaire aux comptes et comptable agréé conformément à la loi n°91/08, En date du 22/06/2010
délivré par le Classement National des Comptables agréé ,commissaires aux Comptes et Experts Comptables
en Algérie, il verse le montant de la cotisation annuelle estimée à : 12000.00DA auprès de la Chambre
Nationale des commissaires aux Comptes et le voici inscrit au tableau de la Chambre Nationale.
Le bureau se caractérise par le sérieux, la discipline et l'engagement dans les services qu'il a fournis et
rendus à ses clients, qui sont de haute qualité. Le propriétaire du bureau a également effectué une formation
sur le terrain avec le chef de l’ordre nationale des experts comptables
72
Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
3. Les services fournis par le bureau de commissaire aux comptes :
Le bureau comptable est équipé de supports automatisés, d'ordinateurs avec logiciel de comptabilité
((Logiciel de Comptabilité d'autres programmes tels que( [Link] )Un programme de comptabilité qui
comprend plusieurs fichiers, Ce qui permet de tenir la comptabilité à plusieurs personnes physiques comme
un avocat, le pharmacien, et les personnes morales en tant qu'institutions, il peut s'agir d' un fichier client
entrepreneur des travaux publics, transfert d'entreprise, usine de production, grossiste, et les relevés de
la taxe mensuelle, et la préparation des budgets définitifs et des états financiers.
Il exerce également le contrôle légal indépendant, en témoignant de la validité des comptes annuels et en
vérifiant les informations données dans le rapport du Conseil d'Administration sur la gestion, sans interférer
avec la gestion.
4. PRESENTATION DE LA SOCIETE « O G «
Dénomination
La société est dénommée société à responsabilité limitée « O.G», sise à Mostaganem, au capital
social de 849 195 000,00 DA. Statuts
Acte notarié du 31/12/2001 Création de la SARL « O.G» au capital social de 100.000.000,00 DA Le capital
social de la SARL « O.G » est évalué à 100 000 000,00 DA, composé de 100 000 parts sociales, à raison de
1.000 DA l’une, réparties entre les associés, tel qu’il est détaillé :
Valeur Capital
Noms et prénoms Nombre de parts nominale social
des associés sociales ( DA ) (DA)
ASSOC. 1 339 678 1 000 339 678 000,00 DA
ASSOC. 2 254 758,5 1 000 254 758 500,00 DA
ASSOC. 3 254 758,5 1 000 254 758 500,00 DA
TOTAL 100 000 1 000 849 195 000,00 DA
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Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
Merhoum alaa
Comptable agréé, commissaire aux comptes
Mostaganem-Algérie
Télécopie : + 213………
Email : OG……@......com.
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Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
Dans le cadre de notre mission de commissaire aux comptes de votre société et, en application des
dispositions de l'article 715 bis 11 du Code de Commerce, nous vous présentons notre rapport
spécial relatif à la continuité de l’exploitation.
Nous avons accompli les démarches prévues à l’article ci-dessus. Ces démarches requièrent la mise
en œuvre de diligences destinées analysé la situation financière de la société en vue d’évaluer le
risque sur la continuité de l’exploitation et de vous en rapporter les conclusions.
Ce rapport constitue la dernière étape prévue à l’article 715 bis 11 ci-dessus cité, notre
responsabilité consiste à porter à votre connaissance les informations constituant le risque sur la
continuité de l’exploitation.
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Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
Procédure d’alerte
L’article 715 bis 11 du code de commerce stipule que le commissaire aux comptes peut demander au
président du conseil d’administration, des explications sur les faits de nature à compromettre la
continuité de l’exploitation.
C’est dans ce cadre que la procédure d’alerte a été déclenchée, elle consiste à :
- Demander au président du conseil d’administration, les explications sur les faits relevés relatifs
au risque sur la continuité de l’exploitation,
- Apprécier les explications données par le président du conseil d’administration,
- Inviter le conseil d’administration à délibérer sur ces évènements,
- Convoquer l’assemblée générale et présenter le rapport spécial.
Diligences accomplies
À la suite de notre mission sur les comptes semestriels de l’exercice 2019 et conformément aux
dispositions légales ci-dessus citées, nous avons saisi le président du conseil d’administration par
courrier en date du 30 septembre 2019 dans le cadre de la procédure d’alerte sur la continuité de
l’exploitation.
Nous avons reçu, par courrier du 14 Octobre 2019, les explications du président ainsi que les
mesures prises par la société.
Selon notre appréciation, les explications et les mesures prises ne nous ont pas semblé
suffisantes pour assurer la continuité de l’exploitation. Nous avons en conséquence, invité le Conseil
d’Administration à délibérer à ce sujet.
Ayant constaté la persistance de ces risques, nous avons jugé nécessaire de convoquer
l’assemblée générale afin de lui faire part des constatations suivantes.
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Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
Synthèse des constatations
1. Éléments endogènes
Stratégie commerciale :
La société OG a adopté une politique commerciale axée sur la distribution indirecte de l’ordre
de 60% de son chiffre d’affaires en moyenne sur les cinq (05) derniers exercices. La distribution
directe (Grande distribution, superettes, détaillants à Alger, distribution prestigieux – ministères,
entreprises et autre organismes) représente une moyenne de 40%. Selon la stratégie commerciale
adoptée, notamment pour éviter les risques liés aux clients présentant des profils non conformes à la
réglementation, OG a désigné la Sarl REXO comme principal distributeur indirect (part dans le chiffre
d’affaires de 39% sur les cinq (05) derniers exercices) :
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Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
Jusqu’au mois de mai 2019, le client REXO Distribution Sarl payait régulièrement notamment
par traites bancaires. Cependant, la créance cumulée n’a pas cessé d’accroitre depuis 2014, jusqu’à
atteindre un montant de 1,35 milliard de Dinars en juin 2019.
Nous avons relevé cela au cours de nos travaux sur les comptes du 1er semestre 2019. Les
explications qui nous ont été données suggéraient que ces traites allaient être remplacée.
Nous avons, pour notre part, indiqué sur notre rapport sur les comptes arrêté au 30 juin 2019
que la provision constituée ne nous semblait pas suffisante et, nous avions émis une réserve sur cette
estimation.
L’endettement
Depuis 2014, le niveau d’endettement a toujours été supérieur au fonds propres (1 fois et
demi en 2014) et n’a pas cessé d’accroitre, il représente plus de quatre fois (4) les capitaux propres de
OG en 2018. À la fin de cet exercice, l’endettement à court terme représente plus de 71% de
l’endettement net.
Le contrôle interne
OG ne possède pas un système formel de contrôle des opérations et des procédures.
Cependant, ce contrôle n’est pas réglementé et rien n’oblige la société à en faire un rapport.
À ce titre, le conseil d’administration n’établit pas de rapport sur le contrôle interne à
l’assemblée générale.
En ma qualité de commissaire aux comptes, je fais un rapport spécial sur le contrôle interne en
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Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
mentionnant l’absence de rapport de la société sur le contrôle interne ainsi que l’absence de
réglementation qui l’obligerait à en établir un.
Il demeure que le contrôle interne relève de la responsabilité du conseil d’administration.
Il est à signaler que des contrôles existent, mais leur mise en exécution n’est pas systématique.
À titre d’exemple, le système d’information de la société n’est pas toujours fonctionnel, l’utilisation
d’outils tels qu’Excel au lieu des systèmes informatiques de la société est courant et, est justifié
selon les utilisateurs, par la lourdeur ou les blocages occasionnés par les systèmes informatiques.
Par ailleurs, il n’existe pas de système de gestion des clients (de type CRM) ou une base de
données qui permettrait d’en ressortir des points de contrôle à surveiller (par exemple : respect des
délais de paiement, performance commerciale, solvabilité, respect des plafonds d’assurance, …etc.).
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Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
L’actif net de la société reste supérieur au minimum légal prévu à l’article 715 bis 20. Cependant,
son évolution est négative. L’évolution positive de 2018 s’explique par la réévaluation des terrains
de l’ordre de 1 441 249 milliers de dinars.
4. Conclusion
Selon notre analyse, la mauvaise situation financière de la société est une conséquence d’un
déséquilibre dans la structure de son bilan sur au moins les trois (03) dernières années. Ainsi, même
sans le poids des créances, elle se trouverait en difficulté de trésorerie et aura été contrainte à
emprunter, comme illustré dans le tableau ci-dessous.
3. La conjoncture économique qui a mis à jour les difficultés de recourir aux financements
bancaires et la saturation du marché par une concurrence de plus en plus accrue et
déloyale.
À notre avis, la continuité de l’exploitation demeure compromise tant que des solutions ne
sont pas apportées en vue d’améliorer, d’une part, les capacités financières propres de la société et sa
rentabilité, d’autre part.
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Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
Conclusion générale
D’après l’études réalisé au sin du bureau de commissaire aux comptes ainsi, des recherches sur la
partie théorique à travers certain supports et donnée et sur la partie pratique, nous proposons de
présenter en guise de conclusion, les idées principales que se dégagent de nos investigations.
D’un point de vue comptable, à la clôture de chaque exercice, l’entreprise est présumée
poursuivre son exploitation lors du prochain exercice. Ce principe comptable a des incidences sur
l’évaluation des actifs et des passifs de l’entreprise, mais aussi sur le principe de permanence des
méthodes.
Le commissaire aux comptes protège l’économie nationale et aide l’entreprise à mieux agir pour
bâtir une économie fort.
Pour finir d’après les analyses qui ont été faite en constate que la cause de la dégradation des
états financière et des difficulté économique et le déclanchement de la procédure d’alerte fait par le
commissaire aux comptes est :
- Les emprunts à terme fixe venant à échéance sans perspective réaliste de reconduction ou de
possibilité de remboursement
- Détérioration de la valeur ajoutée
- La parution d’une entreprise conçurent avec une bonne gestion et une bonne situation financière
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Étude de cas et l’analyse de l’entreprise Chapitre 3
Notre travail est ouvert à de nombreux projets de recherche afin que l’entreprise prenne en
considération le principe de continuité d’exploitation pour évite une défaillance au future.
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Références Bibliographiques
Les Ouvrages
1. ALAIN BURLAUD, COMPTABILITE ET AUDIT, DSCG 4, EDITION FOUCHER,11 RUE PAUL BERT,92240
MALAKOFF,2012
2. ANTOINE MERCIER, PHILIPPE MERLE, AUDIT ET COMMISSAIRE AUX COMPTES, EDITION FRANCIS
LEFEBVRE,42 RUE DE VILIERS FRANCE,2010
3. HAMRA BOUHADJAR, LE COMMISSARIAT AUX COMPTES, EDITIONS DAR EL ADIB, ALGERIE, 2011
4. REDHA KHELASSI, ELISABETH BERTIN, CHRISTOPHE GODOWSKI, MANUEL COMPTABLE ET AUDIT,
BERTI EDITION, ALGER 2013
5. JEAN RAFFAGEAU « AUDIT ET CONTROLE DES COMPTES » EDITION PUBLIC UNION 1979
Thèses et mémoires
Article et Revue
Séminaires
1. FORMATION MAZA BUSINESS GROUPE, MOSTAGANEM, CHEZ MONSIEUR MERHOUM,14
FEVRIER2021
83
Textes Réglementaires
1. CODE DE COMMERCE ARTICLE 715 BIS 4
2. DECRET EXECUTIF N°96-431 DU 30 NOVEMBRE 1996.
Webographie
[Link]
[Link]
[Link]
84
Résume :
Le commissaire aux comptes a pour mission de certifier la sincérité la régularité et l’image fidèle
des comptes de l’entreprise dans nos jours on trouve la plupart des entreprises ont en difficulté
financière. Le commissaire aux comptes doit rester vigilant sur tout élément susceptible de mettre en
cause « la continuité d’exploitation » qui est l’une des bases des rapports spacieux. Lorsqu’il identifiait de
tels éléments ou des indicateurs de nature financière ou opérationnels il met en œuvre la procédure
d’alerte prévue par la loi. Sachant que la formule légale est vague, et elle lui laisse un large pouvoir
d'appréciation de la situation de l’entreprise. Le commissaire aux comptes s’informe auprès de la direction
de faits ou d’événements, dont elle aurait eu connaissance, intervenir postérieurement à la période
couverte par son évaluation et susceptibles de remettre en cause la continuité d’exploitation,
L’identification des causes de la continuité d’exploitation n’est pas évidente, en analysant les causes et les
origines.
L’objectif de notre étude est de comprendre les difficultés de l’entreprise et les étapes suivies par le
commissaire aux comptes pour déclenche la procédure d’alerte et de comprendre les causes et les
indicateurs de la dégradation de leur situation, Nous effectuerons une analyse sur une entreprise afin de
savoir la cause et de voir un rapport spécial
Abstract :
The auditor’s mission is to certify the sincerity the regularity and the faithful image of the company’s
accounts in these days one finds most companies have financial difficulties. The auditor must remain
vigilant on anything that could call into question “business continuity” which is one of the bases of
spacious reporting. When it identifies such elements or indicators of a financial or operational nature, it
implements the alert procedure provided for by law. Knowing that the legal formula is vague, and it
gives him broad discretion to assess the company’s situation. The auditor shall inquire of the
management of facts or events, of which he or she is aware, after the period covered by his or her
assessment which could call into question the continuity of operations, The identification of the causes
of business continuity is not obvious, by analyzing the causes and origins.
The objective of our study is to understand the difficulties of the company and the steps taken by the
auditor to trigger the alert procedure and to understand the causes and indicators of the deterioration of
their situation, We will do an analysis on a company to find out the cause and see a special report .
Key words : The auditor’s office, business continuity, alerting procedure, economic and financial difficulty,
special report, auditing standards
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