PHARMACO Codex
PHARMACO Codex
ANTIBIOTIQUES
Antibiotiques (ATB) = substance capable de détruite les bactéries (bactéricide) ou d’en inhiber la croissance
(bactériostatique).
Baisse du nombre d’ATB découverts et hausse des bactéries résistantes aux ATB nécessité de les utiliser rationnellement
= Interfère avec le cycle réplicatif des bactéries : actif sur des bactéries en phase de multiplication
Spectre antibactérien : ensemble des bactéries sur lesquelles est actif un ATB
‐ Cible variable : ‐ Inhibe la synthèse de la paroi : β‐lactamine, glycopeptide, fosfomycine…
‐ Inhibe la synthèse de l’ADN bactérien : quinolone, sulfamide
‐ Inhibe la synthèse de l’ARN bactérien : rifampicine
‐ Inhibe la synthèse protéique : aminoside, macrolide, cycline, acide fusidique
Absence d’activité des β‐lactamines sur les mycoplasmes (dépourvus de paroi)
Mode d'action
Absence d’activité des glycopeptides sur les BGN (membrane externe ne permettant pas le
passage)
Synergie entre β‐lactamines et aminosides sur les streptocoques et entérocoques (la destruction
de la paroi par les β‐lactamines permet aux aminosides d’atteindre leur cible intracellulaire)
Seules les molécules pénétrant la cellule (macrolide, fluoroquinolone, rifampicine, cycline…)
sont actives sur les intracellulaires (Chlamydia, Coxiella, Rickettsia, Legionella, Brucella, Bartonella,
Mycobacterium…)
= Evaluée in vitro par la concentration minimale inhibitrice (CMI) concentration la plus basse
permettant d’inhiber la croissance bactérienne
Antibiogramme = résultats décrivant le comportement d’une souche face aux antibiotiques
Activité classement sensible‐intermédiaire‐résistant selon la possibilité d’atteindre la CMI dans l’organisme
antibactérienne ‐ Sensible : CMI < concentration d’antibiotiques obtenue dans l’organisme à posologie usuelle
‐ Intermédiaire : CMI ≈ concentration d’antibiotiques obtenue dans l’organisme à posologie
usuelle
‐ Résistante : CMI > concentration d’antibiotiques obtenue dans l’organisme à posologie usuelle
= Chez toutes les bactéries d’une même espèce, résistance chromosomique
Résistance ‐ Listeria et entérocoque : résistants aux C3G
naturelle ‐ Bactéries anaérobies strictes : résistantes aux aminosides
Microbiologie
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
Origine
‐ Emergence de résistance bactérienne, selon la pression de sélection exercée par les
antibiotiques, les caractéristiques de chaque antibiotique et la capacité de certaines espèces
Microbiologie
‐ Risques d’une prescription d’antibiotique inutile ou inappropriée : retard au diagnostic, impact défavorable sur
le pronostic, effets indésirables, émergence de résistances bactériennes, surcoût
bactériurie asymptomatique (hors grossesse ou geste sur les voies urinaires), y compris sur sonde ou
si pyurie asymptomatique, colonisation bronchique
- Après piqure de tique, en l’absence de signes cliniques de maladie de Lyme
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
Prophylaxie
‐ Choix de la molécule selon le type de chirurgie, la flore du patient, l’écologie de
Prévention de
l’unité d’hospitalisation : spectre étroit
l’infection post‐
‐ Modalité selon le poids du patient, la demi‐vie d’élimination et la durée
opératoire
d’intervention : toujours IV, durée < 24h
inutiles ou en attente)
‐ Antibiothérapie adaptée = documentée : à la documentation bactériologique
Curative
Association d’antibiotiques :
‐ Elargir le spectre antibactérien : traitement probabiliste d’infection grave
‐ Augmenter la vitesse bactéricide : traitement adapté d’infection grave
‐ Prévenir l’apparition de résistance (S. aureus : ne pas utiliser de rifampicine, fluoroquinolone ou acide
fusidique en monothérapie)
‐ Association de deux ATB : élargir le spectre, empêcher l'émergence de mutants‐résistants, accélérer la vitesse
de bactéricidie
‐ IV :
. Infection grave à la phase initiale
. Posologie élevée nécessaire (endocardite, méningite purulente…) ne pouvant aisément être
donnée per os (amoxicilline…)
Voie . Antibiotique à biodisponibilité faible ou nulle : aminoside, glycopeptide…
. Voie orale impossible : vomissement, obstacle sur les voies digestives, coma…
‐ IM : essentiellement pour les traitements en dose unique (ceftriaxone dans l’urétrite
gonococcique, pénicilline G retard dans la syphilis…)
‐ Sous‐cutanée : alternative à la voie IV si impossible (personne âgée…)
‐ Locale : indication très limitée = otite externe, conjonctive, cutané ou vaginal
Toute collection doit faire envisager systématiquement une ponction ou un drainage
Geste associé chirurgical
‐ Exemples : arthrite septique, empyème cérébral, pleurésie purulente, abcès, péritonite…
= Lutte contre les problématiques d’augmentation des résistances bactériennes (résultant de l’utilisation excessive
des antibiotiques) et du faible nombre de nouveaux antibiotiques
= Clinicien formé à l’antibiothérapie : conseil diagnostique et thérapeutique en infectiologie
Bon usage
Référent en
‐ Intervention sur demande des prescripteurs ou sur alerte (surconsommation d’antibiotiques à
infectiologie d’un
large spectre, hémocultures positives, épidémies nosocomiales)
établissement
‐ Organisation d’actions de formation sur le bon usage des antibiotiques
‐ Dose définie journalière (DDJ) = dose reçue par un adulte de poids moyen dans l’indication
Indicateurs de
principale de l’antibiotique (amoxicilline = 1 g)
suivi
‐ ICATB = Indicateur composite du bon usage du médicament
Réévaluation régulière, précoce (surtout dans les formes graves) et systématique à 48‐72h :
‐ Clinique : régression de la fièvre (amélioration en 36‐48h si antibiotique adapté), signes infectieux
Surveillance
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Variable selon la bactérie, le site de l’infection et le terrain : recommandations particulières à chaque infection
‐ Tendance actuelle au raccourcissement de la plupart des antibiothérapies ( le risque de résistance bactérienne)
‐ L’antibiothérapie doit être maintenue à dose efficace pendant toute la durée (jamais de posologie dégressive)
‐ Seul critère de guérison = absence de rechute à l’arrêt du traitement
‐ Mode d’action : liaison aux protéines de liaison des pénicillines (PLP) inhibe la synthèse du peptidoglycane de
paroi
‐ Mécanisme de résistance : ‐ Modification de cible (PLP) : CGP
‐ Production d’enzyme (β‐lactamase) : entérobactérie, Pseudomonas aeruginosa
‐ Diminution de la perméabilité de la membrane externe : BGN
Inhibiteurs de β‐lactamases = acide clavulanique, tazobactam, sulfobactam : β‐lactamines saturant les β‐lactamases
‐ Pharmacodynamique : bactéricide en 24 à 48h, activité temps‐dépendante
‐ Effets indésirables : réaction allergique (0,3 à 5%) ± croisée pénicilline‐céphalosporine dans < 5% des cas. Attention
aux fausses allergies (80‐90% des cas)
= Pénicilline V (orale) et pénicilline G (IV) de demi‐vie courte, ou forme retard = benzathine
pénicilline
Pharmaco‐ ‐ Mauvaise diffusion au SNC, méninges, yeux, os et prostate
cinétique ‐ Elimination urinaire
Bêtalactamine
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
= Quinolone de 2e génération :
‐ Ofloxacine, ciprofloxacine, enoxacine, norfloxacine, loméfloxacine
Fluoroquinolone ‐ Avec activité antipneumococcique = lévofloxacine, moxifloxacine
‐ Mode d’action : inhibition de l’élongation de l’ADN bactérien
‐ Pharmacodynamique : bactéricide, concentration‐dépendant
‐ Très bonne biodisponibilité par voie orale ( par la prise de calcium, magnésium)
Pharmaco‐
‐ Distribution très large, concentrations tissulaires et intracellulaires élevées
cinétique
‐ Elimination urinaire sous forme active (+ biliaire pour la ciprofloxacine)
‐ Entérobactérie, intracellulaire, staphylocoque méti‐S, Haemophilus, Moraxella
Spectre ‐ Pneumocoque (lévofloxacine, moxifloxacine) : d’indication réduite
‐ Pseudomonas (ciprofloxacine uniquement)
‐ Résistance naturelle : entérocoque, Listeria, plupart des bactéries anaérobies
‐ Résistance acquise : SARM, gonocoque
Ne pas prescrire de fluoroquinolone pour une entérobactérie résistance à
Résistance
l’acide nalidixique ou à la norfloxacine
Ne pas utiliser de fluoroquinolone en monothérapie pour une infection à
Pseudomonas ou S. aureus (risque élevé de sélection de mutants résistants)
Fluoroquinolone
= Essentiellement utilisée après documentation, et non en probabiliste (sauf
pour les pyélonéphrites et infections urinaires masculines)
‐ Infection urinaire en 2nd intention
‐ Infection génitale (salpingite, endométrite)
Indication ‐ Infection digestive : fièvre typhoïde, diarrhée aiguë bactérienne à bactérie
invasive
‐ Infection ORL en derniers recours pour les antipneumococciques
‐ Légionellose uniquement si grave (immunodéprimé, nécessité soins intensifs)
‐ Infection respiratoire basse en dernière intention
‐ Tendinopathie, avec risque de rupture tendineuse ‐ Hépatotoxicité
EI ‐ Neuropsychique : convulsions, confusion ‐ Phototoxicité
Autres classes
‐ Allongement de l’espace QT
‐ Mode d’action (synergie entre les 2 molécules) : inhibition du métabolisme de l’acide folique
‐ Pharmacodynamique : bactéricide
‐ Très bonne biodisponibilité (≈ 100%), excellente distribution (dont LCR et
Pharmaco‐
prostate)
cinétique
‐ Métabolisme hépatique, élimination urinaire
Cotrimoxazole Spectre ‐ Entérobactérie, Listeria, staphylocoque, Pneumocystis
=
Triméthoprime ‐ Résistance naturelle : anaérobie, Pseudomonas
Résistance
+ ‐ Résistance acquise : pneumocoque, entérobactérie
Sulfaméthoxazole
‐ Infection urinaire documentée
Indication ‐ Prévention et traitement de la pneumocystose
‐ Alternative à l’amoxicilline pour les infections à Listeria
‐ Allergie aux sulfamides : éruption cutanée, syndrome de Lyell, agranulocytose
EI ‐ Cytopénie : agranulocytose
‐ Néphropathie interstitielle, lithiase
‐ Mode d’action : inhibition de la synthèse protéique par fixation sur la sous‐unité 50S du ribosome
‐ Pharmacodynamique : bactériostatique
‐ Biodisponibilité satisfaisante, bonne diffusion tissulaire (sauf dans le LCR)
Macrolides ‐ Fortes concentrations intracellulaires
= Pharmaco‐
‐ Métabolisme hépatique et élimination biliaire
Erythromycine cinétique
‐ Azithromycine : demi‐vie très longue donc traitement court, avec risque élevé de
Spiramycine sélection bactérienne
Clarithromycine
Azithromycine ‐ Streptocoque, staphylocoque méti‐S
Josamycine ‐ Bactérie intracellulaire : Chlamydia, Legionella, Mycoplasma
Roxithromycine Spectre ‐ Toxoplasmose
Dirithromycine ‐ Helicobacter pylori (clarithromycine)
‐ Haemophilus influenzae : sensibilité variable et inconstante
‐ Résistance naturelle : certaines entérobactéries, Pseudomonas
Résistance
‐ Résistance acquise : SARM, pneumocoque, streptocoque A
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
Tinidazole
‐ Effet antabuse à l’alcool
‐ Troubles digestifs, glossite, stomatite, goût métallique
Effet indésirable
‐ Céphalées
‐ Neuropathie périphérique
= Doxycycline, minocycline, tétracycline : liaison à la sous‐unité 30S du ribosome, bactériostatique
‐ Pharmacocinétique : bonne absorption (diminuée par la prise de fer, de calcium ou de magnésium)
bonne concentration tissulaire et intracellulaire
‐ Elimination par voie biliaire
Cycline
‐ Spectre : bactéries intracellulaires, Mycobacterium
‐ EI : coloration jaune des dents, hypoplasie de l’émail, phototoxicité, épigastralgie/ulcération,
réduction de la croissance osseuse chez le prématuré
‐ CI chez l'enfant < 8 ans
= Vancomycine, y lent en 48‐72h, activité temps‐dépendante
‐ Aucune absorption par voie orale : toujours IV (sauf colite à C. difficile) ou
teicoplanine IM
Pharmaco‐
‐ Diffusion tissulaire bonne dans les séreuses (plèvre, péricarde, péritoine)
cinétique
‐ Diffusion correcte dans l’os et le poumon, minime dans le LCR
‐ Elimination rénale
Bactérie Gram + : streptocoque, pneumocoque, entérocoque, staphylocoque
Spectre
(dont SARM), Listeria, Clostridium difficile
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
ANTIVIRAUX
Antiviraux : seulement pour une minorité de virus (essentiellement VIH, herpes virus, VZV, CMV, VHB, VHC et grippe)
Mode d’action : interfère avec les étapes du cycle viral intracellulaire (notamment la synthèse d’acides nucléiques)
Aucun traitement n’est actif sur les virus extracellulaires
But :
‐ Contrôle de la réplication virale au long cours (VIH, VHB)
‐ Limiter l’intensité d’un épisode infectieux aigu (herpes virus, virus grippal)
‐ Eradication d’une infection (VHC)
= Contrôle d’une primo‐infection ou d’une réactivation symptomatique, sans effet sur l’établissement et la poursuite
d’une infection latente, et donc de récidive (récurrence herpétique, zona…)
‐ Molécule :
. Aciclovir : préférentiellement par voie IV, ou locale (crème et pommade ophtalmique)
. Valaciclovir : pro‐drogue de l’aciclovir, avec une meilleure absorption orale
. Penciclovir et famciclovir (prodrogue du penciclovir)
Herpes virus
‐ Action : inhibition de la réplication virale en s’insérant dans l’ADN à la place d’une base normale
Anti‐HSV ‐ Toxicité :
Anti‐VZV . Digestive : nausées, vomissements, diarrhées
. Néphrotoxicité (nécrose tubulaire aiguë)
. Encéphalopathie : céphalées, confusion, agitation, tremblements, myoclonies, convulsions,
hallucinations, trouble de la vigilance
Risque de toxicité accru chez l’insuffisant rénal : adaptation de la posologie
‐ Résistance possible, induite essentiellement lors de traitements prolongés chez l’immunodéprimé
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Inhibiteurs NS5A+ NS5B : sofosbuvir + velpatasvir (Epclusa®) ou sofosbuvir + velpatasvir + voxilaprevir (Vosevi®
‐ Inhibiteurs NS3/ 4A+ NS5A : glecaprevir + pibrentasvir (Maviret®) ou grazoprevir + elbasvir (Zepatier®)
‐ EI : fatigue, céphalées, insomnie, nausées et diarrhée
ANTIFONGIQUES
= Limités : 4 classes principales, une dizaine de molécules
= Amphotéricine B et nystatine
‐ Utilisable par voie IV ou en topique buccal
‐ Seules les formes co‐formulées avec des lipides sont utilisées ( la toxicité)
Polyène ‐ Spectre large : levure et champignons filamenteux
‐ EI (mal toléré) : ‐ Néphrotoxicité, hypokaliémie, hypomagnésémie
‐ Réaction lors de la perfusion : fièvre, spasme, veinite, céphalée
‐ Anémie hémolytique
Molécules
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
5‐ = Flucytosine
‐ Voie orale
fluorocytosine ‐ Indication (toujours en association) : à la phase initiale du traitement des cryptococcose
Infection à Seules les formes invasives (notamment candidémie) doivent bénéficier d’un traitement
‐ Echinocandine en probabiliste, puis fluconazole si l’antifongigramme le permet
Indication
Candida ‐ Résistances naturelles ou acquises possibles : au fluconazole notamment (C. glabrata et kruzei)
ANTIPARASITAIRES
‐ Quinine
‐ Amino‐4‐quinoléine : chloroquine
‐ Amino‐alcools : méfloquine, luméfantrine
Schizonticide intra‐
‐ Sulfamide : proguanil
érythrocytaire
‐ Dérivé de l’artémisine : artéméther, artésunate
Anti‐protozoaire
Antipaludéen
‐ Atovaquone
‐ Doxycycline
Schizonticide intra‐ ‐ Atovaquone essentiellement
hépatocytaire ‐ Primaquine
‐ Oxyurose
Flubendazole ‐ Ankylostomose
‐ Ascaridiose
‐ Oxyurose ‐ Taeniasis
‐ Ankylostomose ‐ Hydatidose, échinococcose
Albendazole
Anti‐helminthiase
‐ Ascaridiose ‐ Cysticercose
‐ Anguillulose
‐ Schistosomose ‐ Taeniasis
Praziquantel ‐ Distomatose ‐ Cysticercose
‐ Anguillulose
Ivermectine ‐ Larva migrans
‐ Filariose
Diéthylcarbama
‐ Filariose
zine
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
Commission
‐ Conditions de délivrance :
d’Evaluation initiale
. Liste I : ordonnance obligatoire, sans renouvellement
du rapport
. Liste II : ordonnance obligatoire, possibilité de renouvellement
bénéfice/risque
‐ Réservé à l’usage hospitalier : prescription initiale seulement ou toute prescription
‐ Prescription réservée à certains médecins spécialistes
‐ Surveillance particulière imposée lors du traitement
Commission de = Ré‐analyse d’une AMM ancienne selon les données post‐AMM d’efficacité et de sécurité
réévaluation du ‐ Modification de la RCP, des conditions de prescription et de délivrance
rapport bénéfice/ ‐ En cas d’éléments de sécurité nouveaux et inquiétants : suspension d’AMM (dans
risque l’attente d’une décision, généralement européenne)
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
Autorisation temporaire d’utilisation (ATU) : donnée pour un médicament n’ayant pas encore l’AMM, sur la demande
de la firme ou de certains prescripteurs : évaluée par la Commission d’Evaluation initiale du rapport bénéfice/risque de
l’ANSM
‐ Moyens d’accéder aux médicaments innovants dans l’attente du franchissement des étapes administratives de l’AMM
‐ Conditions :
. Médicament d’une pathologie grave à pronostic rapidement défavorable
AUTORISATION TEMPORAIRE
‐ Autorisation officielle donnée par la Commission d’Evaluation du rapport bénéfice/risque pour l’utilisation hors AMM
‐ Utilisation possible à une autre posologie ou pour une autre durée
‐ Intérêt : absence d’alternative thérapeutique, urgence médicale, pathologie à haute morbi‐mortalité, coût
= Tarification supplémentaire en dehors d’une tarification à l’activité (« hors T2A » ou « en sus de GHS »)
Médicament financé hors T2A
‐ Pour des médicaments innovants et très coûteux, dont le prix n’est pas inclus dans la tarification à l’activité du séjour
(Groupe Homogène de Séjour) : liste établie par le Conseil de l’Hospitalisation
‐ Utilisation contrôlée, dans des indications reconnues, engageant la responsabilité des médecins
‐ Groupe 1 : indication reconnue dans le cadre de l’AMM
Evaluation du bon
‐ Groupe 2 : indication reconnue à haut niveau de preuve et consensus, mais hors AMM
usage selon le
‐ Groupe 3 : contre‐indication clairement démontrée du médicament
niveau de preuve
‐ Groupe 4 : niveau de preuve insuffisant pour recommander l’usage du médicament
‐ Systématique en cas de groupe 1 ou 2
Remboursement ‐ Possible en cas de groupe 4 : discussion au cas par cas
‐ Aucun remboursement en cas de groupe 3 : mauvaise utilisation
‐ Autorisation Temporaire d’Utilisation
Encadrée ‐ Recommandation Temporaire d’Utilisation
Prescription hors AMM
‐ Objectifs :
‐ Permet la sélection des médicaments à proposer aux gouvernements et leur coût
Basé sur des résultats d’essai clinique prouvant une efficacité et une sécurité d’emploi suffisante
‐ Effet clinique significatif = effet d’intensité suffisante pour améliorer la survie ou diminuer la sévérité ou
Evaluation la durée de symptôme afin de juger l’état du patient comme amélioré
‐ Progrès thérapeutique significatif = différence d’efficacité significative basée sur des critères objectifs :
permet l’établissement de consensus internationaux de stratégies thérapeutiques
= Evaluation par la Commission de Transparence de la HAS
En France ‐ Service Médical Rendu (SMR) : évaluation de l’efficacité, de la tolérance et l’intérêt de santé publique
‐ Amélioration du Service Médical Rendu (ASMR) : progrès thérapeutique en terme de bénéfice clinique
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
Antibiotique = Nécessite une concentration maximale pour être efficace, puis une
Efficacité concentration résiduelle basse pour ne pas entraîner de toxicité : aminoside…
Exemples
concentration‐ ‐ Mesure de la concentration maximale (30 minutes après injection IVL) : efficacité
dépendante si concentration suffisante
‐ Mesure de la concentration résiduelle : toxicité si > seuil
= Détermination des caractéristiques génétiques d’un patient modifiant la pharmacocinétique et/ou la
pharmacodynamie afin d’assurer l’utilisation optimale d’un médicament
Pharmaco‐
‐ Phénotype = détermination indirecte (majorité des cas) : protéine réceptrice spécifique à la surface
génétique des cellules cancéreuses, paramètre pharmacocinétique (acétyleurs lents ou rapides et isoniazide…)
‐ Génotype = détermination directe (rarement utilisé actuellement)
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
Aspects généraux
‐ Etapes de la prise en charge médicamenteuse ne diffère pas de celle de l’hôpital
‐ Etapes assurées par la pharmacie de ville
‐ Observance thérapeutique capacité du patient à respecter plus de 80% de la prescription de
soins, est plus difficile à évaluer en ville qu’à l’hôpital
‐ Observance améliorée si prise en compte facteurs psychosociaux, information du patient et
éducation thérapeutique adaptée.
‐ Avant prescription TTT, le médecin doit prendre en compte les caractéristiques (taille, poids,
Spécificités prise
IMC), les ATCD médicochirurgicaux, l’historique médicamenteux et le contexte socio‐
en charge
économique du patient, l’information auprès des autres professionnels de santé impliqués dans
observance +++
la prise en charge du patient, l’évaluation de la capacité de signalement des situations
dangereuses ou à risque
‐ Risques identifiés comme pouvant entrainer des erreurs : prescription orale, avis
téléphonique, absence coordonnées prescripteur, mauvaise identification patient, prescription
illisible, mauvais choix médicament, surveillance TTT non précisée, absence de transmission
d’informations entre professionnels de santé.
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
de santé
mésusages, abus et erreurs médicamenteuses
Patients ‐ Notification possible des effets indésirables au CRPV, y compris les effets indésirables inattendus
‐ Rassemblement de tous les cas notifiés dans une base de données de l’ANSM puis de l’EMA (base
européenne de pharmacovigilance Eudravigilance)
‐ Détection des risques, notamment rares, non préalablement identifiés
Autorités ‐ Reconsidération du rapport bénéfice/risque si besoin : restriction d’usage du médicament (nouvelle
sanitaires contre‐indication, précaution d’emploi), voire suspension d’AMM
‐ Communication sur les risques identifiés : courrier aux prescripteurs, site internet…
Les médicaments faisant l’objet d’une surveillance européenne renforcée sont indiqués par un
triangle noir inversé sur le RCP et la notice
= Estimation du lien de causalité pouvant exister entre la prise d’un médicament et la survenue d’un
effet indésirable
Evaluation des effets indésirables
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
faible ‐ Anticoagulation par héparine à dose curative si reprise des AVK impossible
Geste à
= Valve mécanique, FA avec atcd embolique, maladie thrombo‐embolique à haut risque
risque
‐ Arrêt des AVK à J‐5 (Previscan®, Coumadine®) ou J‐4 (Sintrom®) avant l’intervention
hémorragique
‐ Relai par héparine à dose curative (HNF ou HBPM) à J‐3 avant l’intervention
élevé Risque
‐ Arrêt de l’héparine à J‐1 : à 24h si HBPM, à 8‐12h si HNF SC ou à 4‐6h si HNF IVSE
thrombo‐
‐ Contrôle de l’INR le soir avant l’intervention : vitamine K per os si INR > 1,5
embolique
‐ Reprise de l’héparine à dose curative > 6h si risque hémorragique contrôlé
élevé
‐ Reprise de l’héparine à dose préventive > 6h si risque hémorragique non contrôlé,
avec passage à dose curative dès que possible
‐ Relais par AVK le plus rapidement possible (dès J1 si possible)
Geste à risque ‐ Arrêt du traitement 24h avant le geste
hémorragique faible ‐ Reprise du traitement à > 6h après le geste
AOD
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
PHARMACO‐GÉNÉTIQUE
‐ Pharmacogénétique = étude de l’influence du génotype sur la réponse au médicament (phénotype) afin d’en anticiper
l’efficacité ou la tolérance et d’individualiser le traitement en termes de molécule, posologie ou traitements associés
‐ Pharmaco‐génomique = variations interindividuelles des séquences génétiques (génotype)
‐ Phénotype = inclue l’activité des protéines impliquées dans la pharmacocinétique (« métaboliseur lent » ou « ultra‐rapide »)
= Gènes codant pour des enzymes du métabolisme, des transporteurs membranaires et des récepteurs des
Gènes
médicaments, faisant l’objet d’un polymorphisme se traduisant par des différences phénotypiques dans
cibles
l’intensité et/ou la cinétique de l’effet des médicaments
= Patients situés aux extrémités de la distribution de l’intensité d’un effet thérapeutique ou indésirable :
‐ Métaboliseur lent : porteur de 2 allèles déficients (PM = poor metabolizer)
‐ Métaboliseur intermédiaire : normal (EM = extensive metabolizer)
‐ Métaboliseur rapide : porteur de copies multiples d’allèles actifs (UM = ultra metabolizer)
Impact des mutations
‐ Séquençage à haut débit : recherche de mutations responsables ou induites par la tumeur carte d’identité tumorale
17 thérapies ciblées peuvent être prescrites en France : cancer du sein, de l’estomac, du colon, du poumon, leucémie
myéloïde chronique, leucémie aiguë lymphoblastique, tumeur stromale gastro‐intestinale…
‐ Thérapeutique adaptée à chaque patient : meilleure efficacité de prise en charge et meilleure qualité de
Objectifs vie (moins d’effets indésirables des thérapies ciblées par rapport aux chimiothérapies)
‐ Marqueurs d’efficacité des traitements et de pronostic de la maladie
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
SUJET OBÈSE
Définie par un IMC > 30 kg/m²
= Modification de la pharmacocinétique et pharmacodynamie par rapport au sujet normal
Particularités ‐ Non modifiée de façon linéaire avec le poids
‐ Difficile à prédire : ajustement sur le poids non systématique
‐ Posologie des médicaments relativement empirique
= Variable selon le médicament, cité dans le RCP
‐ Choix de la posologie initiale : dépend de l’absorption et de la distribution du médicament
‐ Choix de la posologie d’entretien : dépend de la distribution et de la clairance du médicament
Les sujets obèses sont à risque polypathologique : vérifier la fonction rénale et hépatique
Obésité
= Concerne les médicaments ayant une affinité particulière pour un tissu, quelque
A posologie soit la distribution, et les médicaments à marge thérapeutique non étroite
Modalités de standard ‐ En cas de non‐efficacité : ne pas augmenter au‐delà des doses recommandées
prescription changement de classe ou ajout de traitement (identique à la population générale)
= Concerne les molécules lipophiles : distribution homogène dans l’organisme
A posologie ‐ Dose d’entretien variable selon les mécanismes d’élimination
adaptée au poids ‐ En cas de marge thérapeutique étroite : surveillance rapprochée avec marqueurs
de survellance à court terme
Adaptée à la = Concerne les médicaments à distribution augmentée davantage du fait d’une
surface corporelle distribution dans les tissus non adipeux : molécules hydrophiles, chimiothérapie
‐ Technique restrictive : partition ou exérèse d’une partie de l’estomac
Chir bariatrique
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
GROSSESSE ‐ ALLAITEMENT
Modifications physiologiques lors de la grossesse :
‐ Métabolisme hépatique et/ou élimination rénale de certains médicaments (lamotrigine, lévétiracétam, lithium…) suivi
‐ Passage systémique des médicaments par voie cutanée (surtout au niveau des mains) ou en inhalation
‐ Barrière hémato‐placentaire : passage de la plupart des médicaments (sauf de poids moléculaire élevé : insuline, héparine…)
‐ Ne pas sous‐traiter la femme enceinte
= De la conception jusqu’au 12e jour de grossesse :
Période péri‐ ‐ Echanges mère‐embryon très pauvres
implantatoire ‐ Loi du « tout ou rien » : mort embryonnaire ou absence d’effet
Ne s’applique pas aux médicaments ou métabolites actif à demi‐vie longue
= Du 13e jour au 56e jour de grossesse : organogénèse
‐ Période de sensibilité maximale aux effets tératogènes : malformations
Dans la population générale : risque spontané de malformation majeure = 2 à 3%
Il n’est pas possible d’affirmer l’absence totale de risque
‐ Anticancéreux : méthotrexate à fortes doses, cyclophosphamide
Risque ‐ Acide valproïque (x 4‐5) : anomalie de fermeture du tube neural, craniosténose,
majeur hypospadias, cardiopathie, fente faciale, retard de développement
( x 2 ou ‐ Mycophénolate : anomalie des oreilles, fentes faciales, cardiopathie, micrognathie
plus) ‐ Rétinoïde (isotrétinoïne, acitrétine : 30%): malformation cardiaque, SNC, oreille, thymus
‐ Thalidomide, lénalidomide (30‐40%)
Période
Risque selon la période d’ exposition
embryonnaire ‐ AVK : anomalie osseuse (syndrome des épiphyses ponctuées), hypoplasie du nez
‐ Carbamazépine : faible du risque d’AFTN
Risque ‐ Lithium : malformation cardiaque (maladie d’Ebstein)
faiblement ‐ Phénytoïne, phénobarbital : fente faciale, malformation cardiaque
majoré ‐ Méthotrexate à faible dose : anomalies squelettiques et crânio‐faciales
Diagnostic anténatal fortement conseillé, mais poursuite du traitement possible en
l’absence d’alternative thérapeutique
‐ Carbimazole : aplasie du cuir chevelu, atrésie des choanes ou de l’œsophage, anomalie
Risque mal de paroi abdominale
quantifié ‐ Misoprostol : syndrome de Moebius
‐ Topiramate : fentes faciales
= De la fin du 2e mois jusqu’à l’accouchement : croissance, maturation et différenciation des organes
‐ Foetopathie : mort fœtale in utero, retard de croissance, prématurité, anomalies fonctionnelles
temporaires ou définitives (trouble du développement intellectuel, trouble autistique, hémorragie…)
Période ‐ AINS (même en prise unique ou par voie cutanée): risque de fermeture
fœtale prématurée et complète du canal artériel avec mort in utero, HTAP ou insuffisance
Médicaments
cardiaque droite par inhibition de la synthèse de prostaglandine > 24 SA, risque
formellement
d’oligoamnios et d’insuffisance rénale néonatale
contre‐indiqués
‐ IEC/ARA2 : risque d’oligoamnios et d’insuffisance rénale néonatale, retard
d’ossification des os du crâne à partir du 2e trimestre
‐ Psychotrope : neurologique, digestive et respiratoire
Surveillance
‐ β‐bloquant (toute forme) : cardiaque, glycémique
Période adaptée
‐ Antithyroïdien de synthèse : bilan thyroïdien
néonatale
Mesures ‐ Antiépileptique inducteur enzymatique : administration maternelle de vitamine K1
préventives en fin de grossesse et chez le nouveau né
‐ Eviter les médicaments d’efficacité non démontrée, déconseiller l’automédication, la consommation
des excitants (café, thé, coca‐cola…)
Allaitement
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
ENFANT
‐ Chez le nouveau‐né (J0‐J7) : vidange gastrique lente, pH = 3 à 5 résorption diminuée
Voie orale ‐ Chez le nourrisson (J28‐M23) : pH, vidange gastrique rapide résorption accélérée
Chez l’enfant < 6 ans : privilégier les formes liquides
Voie d’ administration
Voie intra‐ ‐ Chez le nouveau‐né : à éviter (résorption imprévisible, moindre masse musculaire, risque de lésion du
musculaire nerf sciatique dans la fesse), ou à la face antéro‐latérale de la cuisse si besoin
‐ En cas de vomissements
Voie rectale
‐ Résorption aléatoire et mal‐connue
Voie IV ‐ Privilégiée en néonatalogie : risque d’erreur de dilution, tenir compte du volume mort…
‐ Cutanée : passage transcutanée élevée (rapport surface corporelle/poids plus élevé, surtout chez le
nouveau‐né et le nourrisson), immaturité cutanée chez le prématuré
Voie locale
‐ Nasal : équivaut à une voie intraveineuse contre‐indication des vasoconstricteurs en pédiatrie
‐ Ophtalmique : passage systémique élevé
‐ Masse grasse beaucoup plus faible chez le nouveau‐né : 15% à terme, 1% chez le prématuré
Distribution
‐ Eau extracellulaire augmentée les 1ère années de vie : 45% du poids total
‐ Barrière hémato‐encéphalique immature : diffusion dans le LCR et le SNC
‐ Liaison aux protéines plasmatiques diminuée < 1 an : la fraction libre du médicament
‐ Volume de distribution augmenté chez le nouveau‐né et le nourrisson : peut nécessiter une dose unitaire rapportée au
poids plus élevée que chez l’adulte
= Immaturité hépatique à la naissance (accentuée chez le prématuré)
Métabolisme
‐ la demi‐vie plasmatique des médicaments à métabolisme hépatique
hépatique
Elimination
hors AMM ‐ En l’absence de mention particulière, sans risque réel : prescription possible chez l’enfant
‐ Choix de la posologie admise par la communauté pédiatrique
‐ En l’absence de forme galénique pédiatrique : déconditionnement (source d’erreur)
‐ Préférer une adaptation à la surface corporelle (mieux corrélée aux fonctions organiques que le
poids) : calcul de la surface corporelle selon la taille, le poids et l’âge par la formule de Boyd ou par
Règles de nomogramme
prescription ‐ Posologie généralement calculée à partir des recommandations chez l’adulte, de manière
proportionnelle (souvent inexacte)
Risque d’imprécision majoré chez le nourrisson < 6 mois
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
SUJET ÂGÉ
Sujet âgé = âge > 75 ans ou > 65 ans si poly‐pathologique
L’âge du patient ne dispense pas d’une éducation thérapeurtique
Population à risque : risque d’hospitalisation pour effet indésirable médicamenteux 7 fois supérieur à la population jeune
‐ Interférence des maladies associées : cardio‐vasculaire, rénale, hépatique, neuro‐psychiatrique
‐ Evaluation de l’état somatique : poids, état nutritionnel, hydratation, fonction rénale
Terrain
‐ Tenir compte de la pharmacocinétique des médicaments : voie et demi‐vie d’élimination, degré de fixation à
l’albumine plasmatique, existence de métabolites actifs, principales interactions
‐ Adapter la posologie des médicaments prescrits : à l’insuffisance rénale (formule de Cockroft et Gault), à l’insuffisance
hépatique, début à faible dose et augmentation progressive des doses (« start low, go slow ») …
‐ S’assurer de l’administration aisée des médicaments : adapté à un trouble de déglutition (écrasement) ou du
comportement (flacon à ouverture sécurisée), limiter le nombre et les horaires d’administration, utilisation d’un pilulier
‐ Démarche et outils de prévention des EIM :
Alertes du réflexe iatrogénique
Conciliation médicamenteuse : PMI, PMO
Outil STOPP‐START
Revue de morbi‐mortalité (RMM)
Comité de retour d’expérience (CREX)
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
INSUFFISANCE RÉNALE
‐ Calcul du DFG par la formule de Cockroft et Gault : imprécise (surtout chez le sujet âgé ou obèse) mais utilisée comme
Gravité
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
MALADIE HÉPATIQUE
= Biotransformation des médicaments liposolubles afin de favoriser leur élimination :
‐ Phase I : système enzymatique des mono‐oxygénases à cytochrome P450 métabolite intermédiaire
Rôle du foie
aiguë
‐ Eviter les médicaments à risque d’aggraver l’hépatopathie : paracétamol…
‐ Eviter les médicaments sédatifs (risque d’encéphalopathie à posologie habituelle) : psychotropes
Hépatopathie
(notamment benzodiazépines), morphiniques
chronique
‐ Eviter les médicaments néphrotoxiques : prévention du syndrome hépato‐rénal
Hépatopathie Arrêt de toute médication non vitale pour le malade
aiguë ‐ Si nécessité de traitement anticoagulant : arrêt de l’AVK et relai par héparine
Insuffisance
hépato‐ ‐ Contre‐indication formelle :
cellulaire . AINS
Cirrhose
. Aminoside en cas d’ictère
‐ Contre‐indication relative : colchicine
Prescription
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
INTERACTION MÉDICAMENTEUSE
= Modification de la réponse pharmacologique ou des effets indésirables de médicaments agissant sur la même cible
ou la même fonction physiologique : les concentrations plasmatiques des médicaments reste inchangées
‐ Risque d’effet indésirable additif
‐ Augmentation (synergie additive ou potentialisation) ou diminution (antagonisme) de l’effet thérapeutique
Interaction pharmacodynamique
Absorption
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
= Système enzymatique exprimé par les entérocytes et le foie : oxyde 95% des médicaments
‐ Inhibition = phénomène rapide, dose‐dépendante : la concentration plasmatique du substrat
‐ Induction = phénomène retardé en 10 à 15 jours, dose‐dépendant : la concentration plasmatique du substrat
Les principales substances inductrices sont généralement peu spécifiques d’un cytochrome P
Effet positif ‐ Boost pharmacologique des inhibiteurs de protéase par le ritonavir
= Prescription d’un inducteur du CYP3A4 avec un substrat
ADO
‐ Dabigatran (substrat de PgP): contre‐indication = ciclosporine, dronédarone, itraconazole, tacrolimus
‐ Atorvastatine et simvastatine (substrat du CYP3A4) = risque de toxicité musculaire en cas d’inhibiteur
Statine enzymatique : macrolide (sauf azithromycine et spiramycine), acide fusidique, antifongique azolé,
inhibiteur de protéase, jus de pamplemousse
‐ Contre‐indiqué : association à ne pas prescrire
‐ Déconseillé : association à éviter, sauf en l’absence d’alternative, sous surveillance étroite
Niveaux de
‐ Précaution d’emploi : association possible en renforçant la surveillance (clinique, biologique, EC, mesure
contrainte
des concentrations plasmatiques) afin d’adapter les posologies
‐ A prendre en compte : simple majoration du risque additif d’effets indésirables
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
. Aveugle assuré via un placebo pour le groupe contrôle, en cas de voie d’administration
différente double placebo (double dummy)
‐ Aveugle de l’évaluateur des critères de jugement :
. Risque de biais d’évaluation/classement s’il connaît le groupe d’assignation
. Faible risque si critère de jugement objectif : mortalité toutes causes, etc.
. Importance d’un critère objectif ou d’une évaluation en aveugle du traitement reçu
surtout si le double ou simple aveugle n’est pas possible
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
= Analyse de tous les patients randomisés dans le bras de randomisation qui leur a été
assigné, quel que soit le suivi/l’observance/le traitement effectivement reçu, même s’ils
ont reçu l’autre traitement ou ont été perdus de vue.
‐ Évite de rompre la comparabilité initiale obtenue par randomisation et un biais d’attrition
(type de biais de sélection) : perdus de vue ou non‐observants potentiellement du fait
d’effet
dans le fait que la différence observée existe dans la population, il faut quantifier
l’importance de cette différence par la taille d’effet :
‐ Critère de jugement binaire : expression de différentes manières, en désignant R0 le risque
d’événement dans le groupe contrôle et R1 dans le groupe traitement évalué : risque relatif
(RR = R1/R0), réduction absolue du risque (RAR = R1 – R0), réduction relative du risque (RRR =
[R1 – R0]/R0), nombre de patients à traiter (NNT = 1/RAR). Il est recommandé de privilégier la
RAR par rapport à la RRR, qui peut donner une estimation trompeuse de la taille d’effet
‐ Critère de jugement continu (score de qualité de vie, etc.) : différence de moyenne
standardisée (différence des moyennes entre les groupes, divisée par l’écart‐type commun)
= Extrapolabilité et cohérence externe, dépendant des caractéristiques :
‐ Meilleure si étude multicentrique
‐ Caractéristiques des centres surtout si traitement non médicamenteux : un
Des centres
Validité externe : traitement dans des gros centres très spécialisés n’est pas toujours
transposabilité transposable à des centres moins qualifiés
des résultats De la ‐ Tableau décrivant les caractéristiques à l’inclusion : démographie,
population pathologies, sévérité, traitements concomitants…
Des ‐ Traitements standardisés dans chaque bras : description précise de la
traitements galénique, du dosage, de la voie, la durée de traitement, posologie et dose
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
I ‐ Pharmacocinétique
Médicaments ‐ Calcul des doses pour la phase II
‐ Petit nombre de malades ‐ Efficacité pharmacologique
II
‐ Calcul des doses pour la phase III
III = ECR ‐ Grand nombre de malades ‐ Efficacité clinique
IV = post‐ ‐ Population générale ‐ Pharmacovigilance
AMM ‐ Nouvelle indication
‐ Marquage CE nécessaire pour obtenir l’AMM
Dispositifs
‐ Atteste que le dispositif est conforme aux exigences essentielles des directives applicables et qu’il a
médicaux été soumis à la procédure d’évaluation de la conformité prévue dans ces directives
Le niveau de preuve d’une étude s’évalue selon :
‐ L’adéquation du protocole d’étude à la question posée
‐ L’existence de biais dans la planification et la conduite de l’étude
‐ La puissance de l’étude et l’adaptation de l’analyse statistique aux objectifs de l’étude
‐ Pour les essais cliniques : pertinence de la question posée
. Nature des critères de jugement : importants pour le patient ou non
. Choix de la population d’étude : représentativité
. Nature de l’intervention évaluée
. Choix du traitement contrôle (comparateur) et pertinence de la durée du suivi
Niveaux de preuve
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
EFFET PLACEBO
‐ Effet thérapeutique non spécifique produit par l’administration d’une intervention inerte, dénuée
de toute propriété physique ou pharmacologique
Définitions
. Effet placebo : positif = diminution des symptômes ou amélioration de l’état du patient
. Effet nocebo : négatif = survenue d’effets indésirables (nausées, vomissements, vertiges…)
‐ Surtout psychologiques, liés aux attentes du patient et un mécanisme de conditionnement
Effets placebo/nocebo
‐ Meilleure réponse si :
Malade ‐ Personne anxieuse, attentes importantes, conditionnement
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
MÉTA‐ANALYSES
‐ Synthèse quantitative des résultats des différents essais réalisés pour répondre à une question clinique donnée
‐ Démarche scientifique rigoureuse et reproductible en deux grandes parties :
Pour identifier les études réalisées, publiées ou non, répondant à la question posée :
‐ Recherche des études : exhaustive, plusieurs bases (MEDLINE®, Embase, Central de Cochrane…)
‐ Recherche des études non publiées (littérature grise) : registres d’essais ([Link]), actes
Revue
des principaux congrès du domaine, requête auprès des industriels et experts du domaine
systématique ‐ Sélection des études : par deux personnes indépendantes selon des critères de sélection
préétablis
‐ Évaluation du risque de biais des études sélectionnés : par deux évaluateurs indépendants
‐ Synthèse quantitative de l’effet du traitement combinant les résultats des essais sélectionnés, et
de qualité méthodologique satisfaisante
Démarche
hétérogénéité
‐ Aide à la planification des futurs essais
‐ Biais de publication : difficile d’identifier les études non publiées, études positives plus publiées
‐ Étude rétrospective : fondée sur des données déjà publiées donc plus de maîtrise de l’exposition
au traitement intérêt des protocoles prédéfinis enregistré sur le site PROSPERO pour ne pas les
Limites
modifier en cours d’étude (risque de biais)
‐ Subjectivité de certaines étapes : sélection des études, évaluation du risque de biais, extraction
des résultats… intérêt de deux évaluateurs indépendants pour améliorer la reproductibilité
‐ La revue systématique a‐t‐elle été rigoureuse (littérature grise : études non publiées) ?
‐ Les auteurs ont‐ils évalué le risque de biais des études sélectionnées ?
critique
Lecture
‐ Les différentes étapes ont‐elles été réalisées par deux personnes indépendantes pour améliorer la reproductibilité ?
‐ L’hétérogénéité entre les études a‐t‐elle été évaluée ?
Recommandations PRISMA Statement pour rapporter de façon standardisée les données
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
PHARMACO‐ÉPIDÉMIOLOGIE
‐ Essais contrôlés randomisés : Validité externe limitée (peu de patients âgés/comorbidités) peu représentatif de pratique
Taille et suivi relativement limités difficile de mettre en évidence des EI rares, parfois graves
‐ Pharmacovigilance limitée : Sous‐notification des événements
Absence d’info sur le nombre de patients à risque de présenter un événement indésirable
Application du raisonnement et des méthodes épidémiologiques à l’étude des traitements et leurs effets sur un grand
nombre d’individus : principalement études observationnelles en post‐AMM (phase IV). Plusieurs objectifs :
Définition
‐ Décrire la population effectivement traitée, la comparer à la population chez qui l’efficacité a été démontrée
‐ Évaluer le respect des recommandations de bonne pratique concernant la prescription de ces médicaments
‐ Évaluer si les bénéfices théoriques des essais sont retrouvés en pratique courante
‐ Surveiller les événements indésirables, réaliser des études ad hoc pour étudier l’association à un événement particulier
‐ Évaluer la satisfaction des patients concernant la prise du médicament et son impact sur leur qualité de vie
‐ Selon l’objectif évalué : étude transversale, de cohorte, cas‐témoins, case‐crossover…
Types d’ études
‐ Études sur bases de données médico‐administratives Système National des Données de Santé (SNDS) regroupant :
. Données de l’Assurance Maladie : Système National d’Information Inter‐Régime de l’Assurance Maladie (SNIIRAM).
Données sociodémographiques et médicales, diagnostics d’ALD, prestations remboursées, date de décès, identification
des professionnels et établissements de santé ayant participé aux soins…
. Données des hôpitaux : Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI)
. Causes médicales de décès : base du CépiDC
‐ Patients plus représentatifs de la pratique mais deux principaux problèmes :
‐ Pris en compte par ajustement (analyse multivariée), appariement, stratification
Lecture critique
LIENS D’INTÉRÊT
‐ Liens d’intérêt = liens avec des personnes ou des organismes, résultant de la vie personnelle ou professionnelle,
pouvant être porteurs d’intérêts professionnels, personnels ou financiers, conduisant à porter des appréciations
subjectives dans une situation pouvant les mettre en jeu. Peuvent être directs ou indirects (conjoint, famille…)
Définitions
‐ Conflits d’intérêt : naissent d’une situation dans laquelle les liens d’intérêts d’une personne sont susceptibles, par leur
nature ou intensité, de mettre en cause son impartialité
Les liens d’intérêt peuvent influencer les auteurs, même de manière inconsciente, lors de la planification ou conduite
d’une étude, la rédaction de l’article, voire peuvent biaiser les résultats de l’étude et ses conclusions
Dans un article, les liens d’intérêts sont mentionnés à la fin de ce dernier. Des informations supplémentaires peuvent
aussi se situer dans la partie Matériels et Méthodes
‐ Chercheur employé ou ex‐employé d’un laboratoire pharmaceutique
‐ Subventions de recherche par un laboratoire pharmaceutique pour une étude
Financiers ‐ Rémunérations ponctuelles du chercheur par le laboratoire pharmaceutique
‐ Détentions d’actions ou d’options d’achat (stock options) du laboratoire pharmaceutique
Nature
. Avantages : tout versement ≥ 10€ par une entreprise à un professionnel de santé sans contrepartie (matériel, repas,
transport, hébergement…)
. Conventions : accords impliquant des obligations de part et d’autre (participation à un congrès, activité de recherche,
actions de formation…)
. Rémunérations : sommes versées en contrepartie de la réalisation d’un travail ou d’une prestation
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE
Projet pédagogique individualisé = ensemble des étapes permettant de mettre en place une approche thérapeutique
adaptée au patient, en favorisant son autonomie, ses capacités de décision et ses compétences d’auto‐soin
‐ Essentielle pour tout patient concerné par une maladie chronique (16 millions de patients en France)
‐ Définit en 1998 par l’OMS, mis en place par la loi HPST de 2009
‐ Concerne l’ensemble des professionnels de santé : médecins, pharmaciens, paramédicaux…
= Ensemble de pratiques visant à permettre au patient l’acquisition de compétences, afin de pouvoir prendre en charge
Education
de manière active sa maladie, ses soins et sa surveillance, avec 3 niveaux d’actions pédagogiques :
‐ Education à la santé : règles générales de prévention
‐ Education à la santé du patient : vise à optimiser des règles d’utilisation du système de santé par des malades
‐ Education thérapeutique du patient : vise à améliorer l’autonomie et la qualité de vie des patients
= 3 types :
‐ Programmes d’éducation thérapeutique du patient : dans toute maladie chronique
‐ Actions d’accompagnement : assistance et soutien aux malades et à leur entourage
‐ Programmes d’apprentissage : gestes techniques pour l’utilisation d’un médicament ou d’une technique
‐ Elaborer un diagnostic éducatif : point sur la maladie, la sévérité, les comorbidités, dimension sociale
Programme pédagogique
OBSERVANCE ‐ ADHÉSION
Adhésion (remplace observance dans les nouveaux collèges) = degré d’adéquation entre le comportement du patient et les
recommandations des soignants : prescription et suivi thérapeutique, mesures hygiéno‐diététiques, suivi médical…
‐ Comprend : ‐ Adhésion au traitement : adoption des règles de prises médicamenteuses proposées
‐ Maintenance du traitement : durée effective de prise médicamenteuse sans écart significatif par rapport à la
prescription initiale
‐ La non‐observance concerne entre 20 et 70% des patients
‐ Différence avec observance (obéissance) et compliance (suivi passif des règles de prescriptions)
‐ Traitement d’administration simple
‐ Traitement de courte durée
‐ Traitement bien toléré
Facteurs ‐ Traitement efficace
d’adhésion ‐ Compréhension des bénéfices attendus, des modalités de prise, des risques d’effet indésirable
et des modalités de surveillance
Facteurs influençant
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
AUTO‐MÉDICATION
Automédication = utilisation par des personnes, hors prescription médicale, pour elles‐mêmes ou pour leurs proches, de leur
propre initiative, de médicaments accessibles sans ordonnance, sûrs et efficaces ± assistance et conseils du pharmacien
‐ Concerne 85% de la population française (34,5€/an en moyenne)
‐ Représente 10,8 % du marché pharmaceutique en France, pour 2,2 milliards d’euros
‐ Lobbying de l’industrie pharmaceutique pour promouvoir l’automédication via l’Afipa (Association française de l’industrie
pharmaceutique pour une automédication responsable)
= Médication officinale : médicaments disponibles sans ordonnance
= A demander au pharmacien au comptoir : majorité des médicaments d’automédication : Environ
Via une demande au
4 000 médicaments
pharmacien
‐ Remboursable ou non par la sécurité sociale
= En accès‐libre dans la pharmacie (= Over the counter, OTC) : Environ 600 médicaments
Accès
‐ Liste :
. Médicaments allopathiques (522 spécialités)
En accès direct
. Médicaments homéopathiques (38 spécialités)
. Médicaments à base de plante (47 spécialités)
‐ Non remboursable par la sécurité sociale
Armoire à pharmacie = Médicament possédé par le patient, réutilisé hors prescription
‐ Traitements de symptômes courants et bénins : fièvre, douleur modérée, rhume…
‐ Traitement de courte durée
‐ Privilégier les spécialités simples (un seul principe actif)
‐ Respect des exigences de sécurité
‐ Consultation médicale en cas de persistance des symptômes
Automédication
‐ Informer son médecin de toute automédication
responsable
‐ Conseils du pharmacien d’officine
Bon usage
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
pathologie de la personne, dont les conséquences sont le décès, la mise en jeu du pronostic vital, la
survenue probable d’un déficit fonctionnel permanent y compris une anomalie ou malformation
congénitale
Tout effet indésirable constitue un événement indésirable :
Pour l'Europe : « Conséquence d'un mésusage d'un médicament, soit au décours d'un acte volontaire
de prescription d'un médicament hors AMM ou d'une non‐prise intentionnelle par le malade »
= Prescription médicamenteuse inappropriée (PMI)
‐ Effet indésirable : réaction nocive et non voulue, aux posologies normalement utilisés chez l’homme
pour la prophylaxie, le diagnostic ou traitement d’une maladie, la restauration, correction ou
modification d’une fonction physiologique, ou résultant d’un mésusage du médicament ou produit
‐ Effet indésirable grave : létal, ou susceptible de mettre la vie en danger, ou entraînant une invalidité
ou une incapacité importante ou durable, ou provoquant ou prolongeant une hospitalisation, ou se
manifestant par une anomalie ou une malformation congénitale
Effets
‐ Attendu : observé lors des études ou après la mise sur le marché, généralement mentionné par le RCP
indésirables ‐ Inattendu : de nature, sévérité ou évolution ne correspondant pas aux informations du RCP
‐ Evitable : avec la prise en compte des contre‐indications, des posologies et précautions d’emploi,
l’administration et la surveillance du patient : 50% des effets indésirables médicamenteux
‐ Inévitable : malgré le respect des règles (effets indésirables du médicament, allergie méconnue…)
‐ Mésusage : utilisation intentionnelle inappropriée d’un médicament, non conforme à l’AMM ou à
l’enregistrement ainsi qu’aux recommandations de bonnes pratiques
‐ Surdosage : administration de quantité de médicament ou produit, par prise ou cumulée supérieure à
la dose maximale recommandée par le RCP
‐ Abus : usage excessif intentionnel, persistant ou sporadique, de médicaments, accompagné de
réactions physiques ou psychologiques nocives
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ EIG liés aux médicaments : évitables dans > 50%, entraînent une hospitalisation dans 55% des cas
Epidémiologie ‐ Risque iatrogène important chez le sujet âgé et lié aux anticoagulants
‐ 144 000 hospitalisations /an pour événements indésirables liés à des médicaments : 1,5 million de journées /an
‐ 4 événements sur 5 entraînant une hospitalisation sont directement liés à un médicament : anticoagulants >
médicaments neurologiques > antihypertenseurs
Priorité des politiques de santé car impacts en termes de morbimortalité et médico‐économique
= Lié aux propriétés pharmacodynamiques du médicament : conséquence de l’effet thérapeutique
Type A « Augmented »
ou d’un effet latéral mécanisme toxique
‐ Généralement dose‐dépendant ou durée‐dépendant, connu dès les essais cliniques
‐ Survient lors d’un contexte de bon usage ou lors d’une erreur médicamenteuse
EI prévisible
‐ Lien direct avec l’effet cherché (malaise hypoglycémique sous hypoglycémiant…) ou indirect par
présence de récepteurs sur d’autres organes (sécheresse buccale sous antidépresseurs
tricycliques par effet atropinique), voire sans lien avec l’effet cherché
‐ En général conduit à diminuer la dose, parfois arrêt (toux sous IEC)
= Dont la survenue ne peut être expliquée par les propriétés pharmacodynamiques du
médicament mécanisme immuno‐allergique essentiellement, et idiosyncrasique
‐ Inévitable même en contexte de bon usage
Mécanisme
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Choc anaphylactique
‐ Hémorragie
‐ Insuffisance rénale aiguë
‐ Troubles du rythme ou de la conduction cardiaque
EIM graves
‐ Syndrome de Lyell
‐ Atteinte hématologique : neutropénie, thrombopénie
‐ Troubles hydro‐électrolytiques
‐ Hypoglycémie
PHARMACOVIGILANCE
= Surveillance des médicaments, prévention et gestion des risque d’effets indésirables médicamenteux résultant de leur
utilisation (potentiels ou avérés) : détection (signal), évaluation (quantification, compréhension (mécanisme, facteurs
favorisants)), surveillance, prévention et gestion du risque d’effets indésirables médicamenteux
Activité clinique ‐ Gestion des EIM : aide au diagnostic et à la prise en charge des patients souffrant d’EIM
des CRPV ‐ Information et formation des professionnels de santé et des patients sur le risque d’EIM
‐ Recueil des EIM à partir des notifications spontanées, enregistrement, validation et évaluation
Activité ‐ Participation à la politique de santé publique de lutte contre la iatrogénie (avec l’ARS et l’ANSM) :
collective des études de risque, plans de gestion des risques (PGR), appréciation du profil de sécurité d’emploi des
CRPV médicaments, prise de mesures correctives (précaution ou restriction d’emploi, contre‐indication, voire
Pharmacovigilance
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
= Analyse individuelle pour une notification donnée du lien potentiel entre l’utilisation du médicament et la survenue
d’un effet indésirable médicamenteux : méthode probabiliste
‐ Chronologie (C) : délai d’apparition de l’événement indésirable (challenge), évolution si interruption
Imputabilité
ERREUR MÉDICAMENTEUSE
Erreur médicamenteuse (CSP) = erreur non intentionnelle d’un professionnel de santé, patient ou tiers, survenue au cours du
processus de soin (à toute étape du circuit du médicament) impliquant un médicament ou produit de santé, notamment lors
de la prescription, dispensation ou administration. Événement indésirable pouvant être à l’origine d’un effet indésirable.
Les erreurs médicamenteuses ayant entraîné un effet indésirable doivent être déclarées auprès du CRPV (possible en ligne)
Les erreurs médicamenteuses n’ayant pas entraîné d’effet indésirable peuvent être déclarées directement au Guichet
erreurs médicamenteuses de l’ANSM (possible en ligne)
Phase Acteurs Actions
Médecin Anamnèse et examen clinique
Prescription Autres prescripteurs : sages‐ Prescription d’examens complémentaires
femmes… Rédaction de l’ordonnance
Pharmacien Connaissance du contexte médical et historique médicamenteux
Circuit du médicament
spécialités, conditionnement inadapté aux pratiques (blister devant être découpé rendant le nom du médicament
nt
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
CONTREFAÇON
Concerne les médicaments, dispositifs médicaux, et autres produits de santé autorisés
En cas de suspicion de contrefaçon : déclaration au CRPV
‐ Généralement dans les pays en voie de développement, avec une incidence croissante : 20 à 30% du marché en
Afrique sub‐saharienne et Asie du Sud‐Est
‐ Touche aussi les pays développés, notamment où les soins sont mal remboursés (Etats‐Unis…) : anticancéreux,
Cadre
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Corticoïdes
Myopathie, ‐ Fibrates
myalgie ‐ Statine
‐ Immunosuppresseurs
‐ Vaccins
Syndrome
‐ Interférons
grippal
‐ Antirétroviraux
‐ Tendinopathie : fluoroquinolone, statines
Autres
‐ Rhabdomyolyse : fibrate, statines
‐ Cytotoxique anticancéreux
‐ Antithyroïdiens de synthèse
Hématologique
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Héparine
Thrombopénie
‐ Cytotoxique anticancéreux
‐ Anticoagulant : AVK, ADO, héparine
‐ Antiagrégants plaquettaires
Hémorragie ‐ Antibiotiques : pénicilline à forte dose, céphalosporine
Hématologique
‐ Cytotoxique anticancéreux
‐ Antidépresseurs sérotoninergiques (ISRS) et noradrénergiques
‐ Oestroprogestatifs (3ème génération surtout)
‐ Hormonothérapie substitutive de la ménopause
‐ Anti‐oestrogénique : tamoxifène
Thrombose,
‐ Neuroleptiques
embolie
‐ AINS (sauf aspirine)
‐ Immunosuppresseurs : évérolimus, sirolimus
‐ Anti‐fibrinolytique : acide tranexamique
Tous les médicaments potentiellement
‐ Cytotoxique anticancéreux
‐ Lévodopa et agoniste dopaminergique
Nausées,
‐ Morphinique
vomissement
‐ Digoxine
‐ Agonistes du GLP1
‐ Antibiotiques : cyclines
Digestif
urinaire
‐ Sympathomimétiques α
‐ Fonctionnelle : diurétiques, AINS, IEC/ARA2
Insuffisance
‐ Organique : aminoside, amphotéricine B, voriconazole, méthotrexate, cisplatine, ifosfamide,
rénale
ciclosporine, tacrolimus, Ig IV, produit de contraste iodé, lithium
‐ Antithyroïdiens
‐ Lévothyroxine
‐ Amiodarone
Dysthyroïdie ‐ Lithium
Endocrinien
‐ Interféron
‐ Antiseptiques iodés
‐ Certains inhibiteurs de tyrosine‐kinase
Hirsutisme ‐ Androgènes
‐ Corticoïdes (sevrage)
Insuffisance
‐ Anticortisolique
surrénalienne
‐ Héparine
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Insuline
Hypoglycémie ‐ Antidiabétiques hypoglycémiants : sulfonylurées, glinides
‐ Quinine
Acidose ‐ Metformine
lactique ‐ Antirétroviraux : inhibiteurs nucléosidiques ou nucléotidiques
Hyper‐ ‐ Diurétique
uricémie ‐ Aspirine à faible dose
‐ Corticoïdes
‐ Diurétiques thiazidiques
‐ Diazoxide
Hyper‐
‐ Contraceptifs oraux
glycémie
‐ β‐stimulant IV
‐ Antiprotéase
‐ Neuroleptique de 2nd génération : olanzapine surtout
‐ IEC/ARA2
‐ Anti‐aldostérone
‐ Sels de potassium
Hyper‐ ‐ Héparine
Métabolique
kaliémie ‐ AINS
‐ Immunosuppresseurs : ciclosporine
‐ EPO
‐ Antibiotique : triméthoprime
‐ Diurétiques de l’anse ou thiazidique
‐ Laxatif (surdosage)
‐ Corticoïdes
Hypokaliémie
‐ Immunodépresseurs
‐ Agoniste β2 par voie IV
‐ Antifongique : amphotéricine B IV
‐ Diurétique
‐ Antidépresseurs : ISRS, IRSNA
Hyponatrémie ‐ Antiépileptique : carbamazépine, oxcarbazépine, lamotrigine
± SIADH ‐ Anticancéreux : cyclophosphamide, vincristine, vinblastine
‐ Desmopressine
‐ Lavement au mannitol
‐ Médicaments hormonaux : androgènes, oestroprogestatifs, anti‐aromatase
‐ Rétinoïdes
‐ Interféron
Dyslipidémie
‐ Immunodépresseur : ciclosporine, tacrolimus
‐ Antirétroviraux : inhibiteurs nucléosidiques et nucléotidiques, antiprotéase
‐ Diurétique thiazidique
Prurit, urticaire,
Tous les médicaments potentiellement
eczéma
Cutané
Fièvre ‐ Antimitotique
‐ Vaccins
‐ Ig IV
‐ Syndrome sérotoninergique
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 12/5/2022
RÉGULATION DU MÉDICAMENT
= Médicament qui, « après vérification des renseignements et documents soumis, a démontré de
AMM façon adéquate ou suffisante la qualité, la sécurité et l’efficacité du médicament à usage humain »
= Format commun de dossier servant à la soumission des demandes d’AMM de médicament en
Europe, en Amérique du Nord et au Japon : données de qualité pharmaceutique, précliniques et
cliniques
= Composition du médicament, méthode de préparation, contrôle des
Qualité
matières premières et des produits intermédiaires, contrôle du produit fini,
pharmaceutique
mesures de stabilité, résultats de biodisponibilité et de bioéquivalence
= Obtenues sur des cultures de cellules, chez l’animal et in vitro :
Définitions
. Garantir la sécurité des produits de santé tout au long de leur cycle : depuis les essais
initiaux jusqu’à la surveillance après mise sur le marché
Concerne : médicaments, produits biologiques (dérivés du sang, produits de thérapie
Agence Nationale cellulaire et génique), dispositifs médicaux thérapeutiques, de diagnostic et autres,
de Sécurité du
produits cosmétiques et tatouage, biocides et produits diététiques destinés à des fins
Médicament et médicales spéciales
des Produits de
- Evaluation scientifique et technique de la qualité, de l’efficacité et
Santé
de la sécurité d’emploi des médicaments et produits biologiques
(ANSM)
Activités - Pharmacovigilance
- Inspection des établissements et des essais cliniques
- Contrôle des laboratoires et des produits présents sur le marché
= Prend des décisions sanitaires pour le compte de l’Etat :
Compétences - Octroi, retrait ou suspension d’AMM, ATU et RTU
- Autorisation d’essais cliniques
- Contrôle de la publicité des produits de santé
- HAS : évaluation médicale et économique par la Commission de Transparence (SMR et ASMR)
- Comité économique des produits de santé (CEPS) : fixe les prix des médicaments et les
tarifs des dispositifs médicaux à usage individuel prise en charge par l’assurance maladie
obligatoire
Autres agences - Union nationale des caisses de l’assurance maladie (UNCAM) : définit le champ des
française prestations admises au remboursement et fixe le taux de remboursement
- Ministère chargé de la santé et de la sécurité sociale : décision finale d’AMM
française et d’inscription d’un produit de santé au remboursement
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 12/5/2022
= Durée totale de 210 jours (± 2 arrêts d’horloge pour laisser le demandeur répondre aux questions)
- Examen de la demande d’AMM par des évaluateurs spécialisés selon le type de produit ± aidé par
Procédure une
française expertise externe de groupes de travail spécialisés
- Rapport examiné par la Commission consultative d’évaluation initiale du rapport bénéfice/risque
- A l’issue de la procédure : conditions de l’AMM inscrites dans le RCP suivant un schéma européen
A chaque modification du processus de fabrication du produit ou dans la connaissance ou dans
les conditions d’utilisation du produit (indication, posologie…) : demande de variation d’AMM par le
titulaire
= Obligatoire pour les produits de biotechnologies, les nouveaux produits dans certaines
indications (diabète…) et éventuellement les produits innovants
- Le CHMP désigne 2 états comme rapporteur et co-rapporteur (reporting member state
Procédure d'AMM
= RMS), les autres pays sont les pays concernés (concerned member state = CMS)
- Rédaction d’un rapport d’évaluation par les experts des 2 RMS
Procédure
- Présentation du rapport auprès des CMS, accompagné des principaux éléments du
centralisée
CTD : les CMS approuvent le rapport ou émettent des objections majeures (qui doivent
Procédur européenne
4 : Données cliniques = indication, posologie, mode d’administration, CI, mises en garde et précautions d’emploi,
interactions, grossesse/allaitement, aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines, EI, surdosage
5 : Propriétés pharmacologiques : pharmacodynamiques, pharmacocinétiques, données de sécurité précliniques
6 : Données pharmaceutiques : excipients, incompatibilité, durée de conservation, précautions particulières de
conservation, précautions particulières d’élimination
7 : Titulaire de l’AMM
8 : Numéros d’AMM
9 : Date de 1ère autorisation/de renouvellement de l’autorisation
10 : Date de mise à jour du texte
Réévaluation = L’AMM initiale n’est valable que 5 ans et doit être renouvelée dans les 5 ans
systématique - Réévaluation du rapport bénéfice/risque : Periodic Benefit-Risk Evaluation Report (PBRER)
= En cas de signal de sécurité sur le médicament
- Au niveau européen : réévaluation par l’autorité compétente d’un état membre
Réévaluation
Générique Pour les formes injectables ou les médicaments à action locale (pommade…) : les
études de bioéquivalence ne sont pas requises
En cas de modification chimiques (sels, esters, éthers, isomères, mélanges d’isomères,
complexes ou dérivés) d’un principe actif : évalués comme de même composition qualitative en
principe actif, sauf s’ils présentent des propriétés sensiblement différentes de sécurité ou
d’efficacité
= Médicaments biologiques, produits à partir d’une cellule ou d’un organisme vivant ou dérivés
(anticorps monoclonaux, toxine botulique…) : ne peut être considéré comme un générique
Biosimilaire
- Nécessite une AMM sur la base de données de qualité, sécurité et efficacité
clinique, comparativement au médicament biologique de référence
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 12/5/2022
REMBOURSEMENT DU MÉDICAMENT
Prise en charge L’obtention d’une AMM d’un médicament n’est pas synonyme de remboursement
du coût des - Demande de remboursement à la HAS : évaluation par la Commission de Transparence (CT)
Principes
médicaments - Transmission de l’avis rendu par la CT au Comité économique des produits de santé (CEPS)
par la et à l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM)
collectivité - Décision finale d’inscription au remboursement par les ministres chargés de la santé
nationale
= Intervient après l’évaluation de la prise en charge par la collectivité de la HAS
Fixation du prix
- Prix d’un médicament « remboursable » : fixé par convention entre la firme et le CEPS
des
- Prix d’un médicament « non remboursable » : déterminé librement par les pharmaciens
médicaments
d’officine
= Instance scientifique composée de médecins, pharmaciens, spécialistes en
méthodologie et épidémiologie ± évaluateurs externes si besoin
- Evaluation des médicaments ayant obtenu l’AMM si la firme demande une inscription
Commission de
sur la liste des médicaments remboursables
Transparence de la HAS
- Avis : SMR (Service médical rendu) et ASMR (Amélioration du service médical rendu)
- Publication d’une information scientifique pertinente et indépendante sur les
médicaments
= Regroupe les 3 principaux régimes d’assurance maladie : régime général, régime agricole
(RSA) et régime social des indépendants (RSI)
Union nationale des
Acteurs
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 12/5/2022
RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES
Recommandations de bonne pratique (RBP) = propositions développées selon une méthodologie rigoureuse, destinées
à aider le médecin et le patient à définir les soins les plus appropriés dans des circonstances cliniques données
= Rôle de la HAS : de sa propre initiative (auto-saisine) ou à la demande d’un autre organisme (conseil professionnel
de spécialistes, collège de bonne pratique, société savante, institution ou agence sanitaire, organisme de santé
publique, caisse d’assurance maladie, association de patients…)
- Préalable à la RBP : recueil d’informations pour préciser la problématique posée, objectif des
mandations et les améliorations attendues de la qualité et sécurité des soins
Phase de - Choix de méthode d’élaboration de la RBP : RPC, RCF ou conférence de consensus
cadrage - Rédaction de la note de cadrage : contexte, champ de la RBP, modalités de réalisation, mise en
œuvre
- Validation par les instances de la HAS
- Objectif = rédiger un nombre restreint de recommandations : concises, graduées (en
accord avec les niveaux de preuve identifiées ou résultant d’un accord d’experts), non
ambiguës
- Participation : professionnels et représentants des patients et usagers
concernés
- Transparence : mise à disposition de l’analyse critique de la littérature, des
Principes
avis du groupe de travail et des cotations et commentaires du groupe de
lecture
- Indépendance d’élaboration et gestion des intérêts des experts
- Phase de revue des données disponibles par le groupe de travail :
rédaction d’un argumentaire scientifique et de propositions de
recommandations
Recommandations - Phase de rédaction initiale par le groupe de travail : rédaction de la
pour la pratique version initiale des recommandations à soumettre au groupe de lecture
clinique Modalités - Phase de lecture par le groupe de lecture : avis formalisé sur le fond et la
(RPC) forme de la version initiale des recommandations par cotations et
commentaires
- Phase de finalisation par le groupe de travail : finalise les
recommandations après analyse et discussion des réponses du groupe de
lecture
= Désignés par l’organisme promoteur des recommandations
Elaboration
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 12/5/2022
= Rédaction des recommandations par un jury de non-experts du thème traité (« candides ») dans
le cadre d’un huit-clos de 48h, au terme d’une séance publique
- Nombre limité de questions préalablement définies (4 à 6)
Conditions
Conférence de - Controverse suscité par les thèmes abordés
Elaboration
consensus - Conférence publique : débat par des experts du thème concernant les
(CdC) questions suscitant une controverse
Modalités - Discussion des interventions par le jury et le public présent
- Analyse critique des données disponibles mise à disposition au jury par un
groupe bibliographique indépendant des experts
- Fiche de synthèse
Diffusion des
- Recommandations finalisées
recommandations
- Intégralités de l’argumentaire
Données cliniques
Thématiques abordées Niveau de controverse Durée
disponibles
Caractéristiques
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 12/5/2022
Médicaments de
- Non renouvelable en dehors d’une mention spécifique (« à renouveller pendant x mois »
liste I
ou « à renouveller x fois »)
= Morphine…
- Prescription sur ordonnance sécurisée : imprimée sur papier filigrané, comportant un
cadre indiquant le nombre de produits prescrits
- Ecrit en toutes lettres :
. Dosage
. Nombre d’unités par prise
. Nombre de prises
. Date
Stupéfiants
- Durée de prescription limitée : 28 jours (dans le cas général), 14 jours ou 7 jours
- Renouvellement interdit : nécessité d’une nouvelle ordonnance
- Chevauchement de 2 ordonnances interdit : mentionner « en complément de
l’ordonnance précédente » si rédaction avant la fin de durée couverte par l’ancienne
ordonnance
- Dispensation fractionnée par périodes de 7 ou 14 jours ou en une fois (selon mention)
- Délai de carence de 3 jours : après un délai de 3 jours, la pharmacie déconditionne le
produit et ne dispense que la quantité restante jusqu’à la fin de prescription
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 12/5/2022
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 12/5/2022
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 4/5/2022
‐ Intervention non pharmacologique, non invasive, ciblée et fondée sur des données probantes
(hors chirurgie et dispositif médical)
‐ Intervention physique (= corporelle), psychologique, nutritionnelle, numérique ou
ergonomique
Intervention non
‐ Objectif : prévention, soin ou guérison
médicamenteuse
‐ Nombreuses sont validées (haut niveau de preuve) : ex : activité physique adaptée,
psychothérapies, méthodes de rééducation etc.
‐ Validation conditionnée à plusieurs critères : protocole reproductible, objectif de santé précis ;
au moins 1 étude interventionnelle publiée menée selon une méthodologie reconnue
Thérapies ‐ Méthodes préventives ou thérapeutiques en complément de méthodes validées
Définitions
. Physiques
. Numériques
Classification des . Nutritionnelles
INM . Élémentaires
‐ Éléments de classification :
. Protocole d’intervention (mécanisme d’action, contenu, matériel nécessaire …)
. Vecteur prédominant (psychologique, corporel …)
. Objectif principal (prévention soin, guérison)
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 4/5/2022
‐ Nom
‐ Objectif principal
‐ Population cible
Critères
‐ Contenu : composants, procédures et matériels
indispensables
‐ Contexte : Lieu de pratique, moment du parcours
pour classification
‐ Mécanismes d’action / explicatifs
‐ Intervenant professionnel
‐ Publications scientifiques ( 1 étude interventionnelle positive publiée)
‐ Référentiel théorique de l’essai clinique randomisé (= outils de référence de l’Evidence Based
Medicine) non transférable tel quel aux ThC :
. Double aveugle souvent impossible
Evaluation des ThC
. Prise en charge individualisée ne pouvant pas être standardisées
. Choix des critères de jugement
Recherche qualitative (PROs = Patient‐Reported Outcomes), études mixtes
Médecines Principe général : homme considéré comme un tout dans son environnement, gouverné par 5
traditionnelles mouvements (bois, feu, terre, métal, poumon)
chinoises (MTC)
Principes : Techniques de stimulation ponctuelle de points spécifiques ; théorie des méridiens
(« voies de circulation du Qi/ souffle »)
Objectifs : Visée curative ou préventive
Modalités pratiques : 5 – 10 séances de 20 – 45 minutes, 2/semaines à 1/mois
Indications :
‐ Haut niveau de preuve : céphalées et migraines, rachialgies, douleurs post‐opératoires, nausées
Acupuncture
et vomissements, rhinite allergique
‐ Niveau De Preuve Modéré : Douleurs Neuropathiques Chimio‐Induites, Douleurs
Gynécologiques, Troubles Psychiatriques, Troubles Digestifs, Séquelles D’avc
Risques : Peu d’effets indésirables
Réglementation : Exercée en France par des professionnels médicaux / enseignement
universitaire
Principes : Mobilisation simultanée de la pensée, du corps et du souffle ; Taï Chi = conjugaison
Principales thérapies complémentaires
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 4/5/2022
Définitions et principes :
‐ Hypnose = « état de fonctionnement psychologique par lequel un sujet, en relation avec un
praticien, fait l’expérience d’un champ de conscience élargie »
‐ Hypno‐analgésie = utilisation de l’hypnose par des professionnels de santé pour la prise en
charge de douleurs aiguës
‐ Hypnose thérapeutique = modification de l’état de conscience flexibilité psychologique
modification de la façon de percevoir les sensations corporelles ; utilisée seule ou en complément
d’une anesthésie
Hypnose
Indications :
‐ Douleur
‐ Anxiété
‐ Troubles « fonctionnels »
Contre‐indications :
‐ Psychose
‐ Délire
Réglementation : Diplôme universitaire, accessible aux professionnels de santé et psychologues
Définitions et principes :
‐ Mise en jeu de processus attentionnels
‐ Présence et attention portés à l’instant présent
‐ Mise à distance des jugements mentaux
Objectifs : Stabilisation des émotions Meilleure gestion du stress
Méditation en
Indications :
pleine conscience
‐ Anxiété / dépression
‐ Douleurs chroniques
‐ Maladies chroniques (après cancer)
‐ Troubles du sommeil
Réglementation : Diplôme universitaire, accessible aux professionnels de santé et psychologues
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
Dispositif médical = tout instrument, appareil, équipement, matière, produit (hors produits d’origine humaine) ou autre
article, destiné par le fabricant à être utilisé chez l’homme à des fins médicales et dont l’action principale voulue n’est pas
obtenue par des moyens pharmacologiques, immunologiques ni métabolique
‐ Qualification demandée par l’industriel
‐ Exemples : pansements, fauteuil roulant électrique, valves cardiaques, logiciel…
‐ Parfois associé à un médicament : ‐ Dispositif médical simple (destiné à l’administration d’un médicament)
‐ Dispositif médical combiné : association entre un dispositif médical et un médicament
‐ Médicament : action prépondérante du médicament vis‐à‐vis du dispositif médical
Dispositifs médicaux = Y compris DM implantables (DMI) passifs Matériovigilance
(DMIA)
= Réactif, matériau d’étalonnage, instrument, appareil destiné à être
DM de diagnostic in
utilisé in vitro dans l’examen d’échantillon provenant du corps humain : Réactovigilance
vitro (DMDIV) automate d’analyse biologique, réactifs de biologie…
Contact externe avec le corps humain : échographe, pansement, lit anti‐escarre,
Classe I Risque faible
lunettes…
Risque
Classe IIa Risque moyen Introduction dans le corps < 6h : tubulure double débit, IRM, lentilles de contact…
Classe IIb Risque élevé Introduction dans le corps entre 6h et 30 jours : cathéter, sonde vésicale…
Classe III Risque très élevé Introduction dans le corps > 30 jours : DMI, pacemaker, PTH, stérilet…
‐ DM de classe I non stérile ou n’ayant pas de fonction de mesure : auto‐certifié par le fabricant
‐ DM de classe I stérile ou à fonction de mesure, ou de classe IIa, IIb ou III, ou DMIA et DMDIV : certification par un
organisme extérieur au fabricant
‐ DM implantables et DM de classe III : investigations cliniques nécessaires
Aspect réglementaire
= Conformité Européenne : atteste que les produits sont conformes aux exigences essentielles des
directives applicables et que les produits ont été soumis à la procédure d’évaluation de la conformité
prévue dans les directives préalable à la mise sur le marché du DM
Marquage CE ‐ Permet la libre circulation du DM dans l’Union Européenne
‐ En France : attribuée par l’ANSM (via le GMED), pour une durée de 5 ans renouvelable
‐ Une fois le marquage CE obtenu, le DM est placé sous la responsabilité du fabricant qui le
commercialise et en assure la surveillance
Autres ‐ Avant le marquage CE : essais cliniques obligatoire pour les DM implantables et les DM de classe III
évaluations ‐ Après le marquage CE : suivi après mise sur le marché
= Une fois le marquage CE obtenu, pour obtenir le remboursement d’un DM à usage individuel, le fabricant dépose son
dossier de demande de remboursement à 3 organismes
‐ Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) : commission
de la HAS chargée d’évaluer l’intérêt clinique du DM
‐ Comité Economique des Produits de Santé (CEPS) : fixe un tarif de remboursement
‐ Ministère de la Santé et de la Sécurité Sociale : décide du remboursement ou non et de son inscription sur la Liste des
Remboursement
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
(déficit immunitaire congénital SCID, analogue des purines, allogreffe de moelle osseuse)
ation
Préventif :
‐ < 10 G/L : en l’absence de facteur de risque
Onco‐ ‐ < 20 G/L : si fièvre, infection, HTA, mucite ou thrombopénie brutale
hémato
‐ < 50 G/L : si anticoagulant/antiagrégant, coagulopathie, geste invasif
Curatif : signes hémorragiques (quelque soit la numération plaquettaire)
Contre‐ ‐ Thrombopénie périphérique (hors urgence vitale) : hypersplénisme, PTI, post‐
indication transfusionnel ou thrombocytopénique, thrombopénie médicamenteuse (dont TIH), MAT
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Issu d’aphérèse et non de sang total, conservation jusqu’à 1 an, à ‐25°C, décongelé avant délivrance
‐ Sécurisé par une quarantaine de 60 jours (Se) ou par l’application d’un traitement de viro‐
atténuation (VA) par solvant‐détergent (VA‐SD) ou agent intercalant (Intercept®)
‐ Contient : 0,7 UI/ml de facteur VII, 2 g/L de fibrinogène, 0,7 UI/ml de facteur V
‐ Compatibilité ABO inversée
La perfusion d’un PFC augmente le TP de 2%
‐ Hémorragie modérée/contrôlée : 10 à 15 mL/kg + suivi bioclinique
Syndrome ‐ Choc hémorragique aigu, transfusion massive (≥ 5 CGR en 3h), hémorragie
Produits sanguins labiles
Organisation
d’hémovigilance et une commission (CSTH (Comité de Sécurité Transfusionnelle Hospitalière), SCTH)
Déclaration obligatoire au responsable local d’hémovigilance (établissement de santé ou EFS), par
Effet tout professionnel de santé, au plus tard dans les 8h
indésirable ‐ Gravité : 1 (non sévère) à 4 (décès)
‐ Imputabilité : NE (non évaluable), 0 (exclue/improbable), 1 (possible), 2 (probable) ou 3 (certain)
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Autres systèmes : Kell (K/k ou KEL‐1 et 2), Duffy (FY‐1 et 2), Kidd (JK‐1 ou 2), MNS
Allo‐immunisation lors d’un contact antigénique : grossesse, transfusion, greffe…
‐ Système HLA : immunisation généralement maternelle lors d’une grossesse (10% après 1 grossesse,
25% après 3 grossesses, 33% après 4 grossesses)
‐ Système HPA : immunisation généralement chez la femme (mécanisme non connu), le plus souvent
contre l’Ag HPA1a chez des femmes HPA1b/HPA1b (10%)
Plaquettes
‐ Système ABO : très peu représenté sur les plaquettes (sans conséquence transfusionnelle), mais réputé
moins efficace en cas de non‐compatibilité ABO
‐ Système Rh : ‐ Non représenté sur les plaquettes
‐ Retrouvé sur les GR résiduels avec risque d’allo‐immunisation en cas d’incompatibilité Rh
= Contient les Ac correspondant au système ABO absent chez le donneur : compatibilité inversée (un
Plasma
donneur de groupe O aura des Ac anti‐A et anti‐B, un donneur de groupe AB n’aura pas d’Ac)
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
. A faible dose : inhibition préférentielle du TXA2 au niveau des plaquettes effet antiagrégant
. A forte dose (> 500 mg/J) : antalgique, antipyrétique
. A forte dose (> 1 g/J) : anti‐inflammatoire
‐ Effet irréversible : durée d’action jusqu’à élimination des plaquettes = 7‐10 jours après arrêt du traitement
‐ Médicaments : Kardegic® (poudre), Aspégic® (poudre), aspirine UPSA® (gélule), Resitune® (comprimé)
Pharmaco
‐ Après implantation de stent dans l’angor stable : 6 mois quel que soit le type de stent
‐ Allergie
‐ Syndrome hémorragique actif
‐ Ulcère gastroduodénal évolutif
Contre‐ ‐ Allaitement
indication ‐ Insuffisance hépatique sévère
‐ Prasugrel : ‐ CI absolue : antécédent d’AVC/AIT (ischémique ou hémorragique)
‐ CI relative : sujet < 60 kg ou sujet âgé > 75 ans
‐ Ticagrelor : ‐ Administration concomitante d’inhibiteurs puissants du CYP 3A4
‐ Hémorragie liée à l’effet anti‐thrombotique
Effets ‐ Réaction d’hypersensibilité
indésirables ‐ Effets aspécifiques : céphalées, vertiges, douleurs abdominales, dyspepsie
‐ Effet adénosine du ticagrélor : dyspnée, bradycardie réversible à l’arrêt
= Avant un acte à risque hémorragique (chirurgie, fibroscopie, biopsie…) :
Situation à ‐ Arrêt du ticagrelor 3 jours avant
risque ‐ Arrêt du clopidogrel 5 jours avant
‐ Arrêt du prasugrel 7 jours avant
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
ANTI‐GP2B3A
= Antiagrégant bloquant directement le récepteur GP IIb/IIIa des plaquettes lors de l’agrégation :
‐ Ac monoclonaux d’origine murine : abciximab Reopro®
Pharmaco
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
AINS = ensemble des médicaments à action rapide inhibiteurs de la synthèse de prostaglandine, par inhibition des cyclo‐
oxygénases (Cox)
‐ 4 % des prescriptions médicamenteuses
‐ AINS classiques : aspirine à dose anti‐inflammatoire (> 500 mg/j), ibuprofène, fénoprofène, kétoprofène, naproxène,
diclofénac
‐ Inhibiteur sélectif de la Cox1 plaquettaire : aspirine à dose anti‐agrégante (< 300 mg/j)
‐ Inhibiteur préférentiel de la Cox2 : célécoxib (Celebrex®), parécoxib (Dynastat®), étoricoxib (Arcoxia®)
Prostaglandines = éicosanoïdes d’action locale, mais de distribution quasi‐ubiquitaire
‐ Synthèse à partir de l’acide arachidonique, issu des phospholipides membranaires grâce à la Cox
‐ Cox1 = rôle physiologique :
Physiologie
. Aigu : douleur dentaire, post‐opératoire, post‐trauma, céphalée, migraines, colique néphrétique, dysménorrhée…
. Chronique : affection rhumatologique inflammatoire ou dégénérative, douleur néoplasique…
‐ Action anti‐inflammatoire : principalement sur la composante vasculaire de la réaction inflammatoire, généralement à
posologie plus élevée que l’effet antipyrétique et antalgique
‐ Action anti‐agrégante : tous les AINS interfèrent avec la fonction plaquettaire
‐ Voie générale : voie orale, voie rectale, voie intramusculaire (en contexte d’urgence), ou voie intraveineuse
Voie
‐ Voie locale (gels ou pommades) : soulagement des douleurs liées à une entorse bénigne, une contusion, une tendinite,
s
ou une arthrose de petites articulations risque d’hypersensibilité locale, voire générale (faible passage systémique)
‐ Résorption : acide faible lipophile, pic plasmatique atteint en 30 minutes à 2h, retardée par l’alimentation
PK
années pour les AINS classiques, du risque de 50% avec les coxibs
Digestif ‐ FdR :
Ulcère . Posologie élevée ou association d’AINS
gastro‐
. Age > 60 ans
duodénal
. Antécédents d’ulcère gastroduodénal
. Prise concomitante d’anticoagulant, corticoïdes, antiagrégant, ISRS
. Autres : H. pylori, polyarthrite rhumatoïde
Prescription associée d’IPP à demi‐dose (ou oméprazole pleine dose) en cas de FdR
‐ Allergie aux AINS : prurit, éruption, stomatite, rhinite, bronchospasme, asthme et plus rarement
Allergie œdème de Quincke, voire choc anaphylactique, syndrome de Stevens‐Johnson ou syndrome de Lyell
Syndrome de Widal : asthme + polypose naso‐sinusienne + allergie à l’aspirine
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ IRA fonctionnelle ( perfusion rénale avec DFG par synthèse de prostaglandine vasodilatatrice et
vasoconstriction de l’artériole afférente du glomérule rénal) : dans la 1ère semaine de traitement,
réversible à l’arrêt, principalement sur terrain prédisposé (sujet âgé, IRC, déshydratation, régime sans sel,
diurétique, IEC/ARA2)
Rénal
‐ Rétention hydro‐sodée : OMI, HTA, décompensation d’insuffisance cardiaque
‐ Hyporéninisme‐hypoaldostéronisme (sur IRC ou favorisée par les IEC) : hyperkaliémie, hyponatrémie
‐ Néphropathie glomérulaire : en moyenne après 6 mois de traitement, réversible à l’arrêt
‐ Néphropathie tubulo‐interstitielle allergique : en début de traitement
‐ Accident thrombotique (IDM, AVC) : notamment pour les coxibs, risque existant pour tous les AINS sauf
Cardio‐ aspirine à dose anti‐agrégante (élevé pour le diclofénac, faible pour le naproxène), lors d’une
vasculaire prescription au long cours
‐ HTA
Effets indésirables
‐ Risque tératogène en début de grossesse : contre‐indiqué au 1er trimestre (sauf aspirine à faible dose)
‐ Risque en fin de grossesse :
Gynéco‐ . Activité tocolytique (retard de l’accouchement)
obstétrique . Risque de fermeture prématurée du canal artériel et d’insuffisance rénale fœtale/néonatale à partir
du 6ème mois
‐ Contre‐indiqué en cas d’allaitement
‐ Troubles neurosensoriels : céphalées, vertiges, acouphènes…
Autres
‐ Hépatite médicamenteuse allergique ou toxique
‐ Allergie
‐ Grossesse > 24 SA et allaitement
‐ Insuffisance hépatique ou rénale sévère
Absolue ‐ Insuffisance cardiaque sévère
‐ Ulcère gastroduodénal évolutif ou saignement digestif non exploré
‐ Syndrome de Widal
‐ Coagulopathie constitutionnelle ou acquise
‐ Antécédent d’ulcère gastroduodénal ou RGO sévère
Contre‐indication
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
ANTIVITAMINE K
= Inhibition compétitive de la vitamine K dans les hépatocytes : 2 familles = coumarinique (warfarine, acénocoumarol) ou
dérivé de l’indanedione (fluindione)
Physio
‐ Baisse de synthèse hépatique des facteurs vitamine‐K dépendants : facteurs II, VII, IX et X (mémo : 27910), protéine C et S
‐ Forte absorption digestive, forte fixation protéique et métabolisme hépatique : nombreuses interactions
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Adaptation posologique par 1/4 de comprimé : dosage de l’INR tous les 2‐3 jours, puis toutes les
semaines jusqu’à stabilisation, puis 1 fois/mois
Modalités de ‐ Contrôle de l’INR si : hémorragie, diarrhée, vomissements, cholestase, introduction d’autres
prescription traitements
‐ Proscrire : injection intramusculaire ou extraction dentaire sous AVK
‐ Education avec carte de patient sous AVK et carnet
‐ Surveiller l’apparition de saignements
Education
vitamine K
Arrêt des AVK Avis spécialisé sans délai
INR > 10
Vitamine K orale = 5 mg Hospitalisation
‐ PEC ambulatoire avec traitement de l’hémorragie (épistaxis…)
Hémorragie non
‐ CAT identique au surdosage asymptomatique
grave
‐ Hospitalisation si persistance de l’hémorragie
‐ Hémorragie extériorisée non contrôlable par les moyens usuels
‐ Instabilité hémodynamique : PAS < 90 (ou 40 mmHg), PAM < 60 mmHg, signe de choc
‐ Nécessité d’un geste hémostatique urgent : chirurgical, radiologique, endoscopique
≥1
‐ Nécessité de transfusion de culot globulaire
critère
‐ Localisation menaçant pronostic vital ou fonctionnel : intracrânienne, intra‐spinale,
intra‐oculaire, rétro‐orbitaire, hémothorax, hémopéritoine, hémopéricarde, hématome
musculaire profond, syndrome des loges, hémorragie digestive aiguë, hémarthrose
Hémorragie grave Hospitalisation, traitement du saignement (hémostase) ± culots globulaires si besoin
‐ Arrêt complet des AVK : objectif d’INR < 1,5
‐ PPSB humain (Kaskadil®) = CCP (concentré de complexe prothrombinique)
‐ Vitamine K = 10 mg, par voie oral ou IVL
CAT
‐ Contrôle de l’INR : 30 minutes après le PPSB et 6 à 8h après, puis 1/J
‐ Si INR à 30min reste > 1,5 : nouvelle dose de PPSB
‐ Relai héparine IVSE (avec TCA cible = 1,2 à 1,5) dès que INR < 1,5 si nécessité impérative
de traitement anticoagulant
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
110 ou 150 mg x
15 mg x 2/j pendant Puis 5 mg x 2/j
2/jour
TVP ou EP 21 jours Puis après 6 mois de ttt
Après 5‐7j
Puis 20 mg/j 2,5 mg x 2/j en prévention des
d'héparine
récidives
Post‐SCA ø AMM 2,5 mg x 2/j ø AMM
‐ Insuffisance rénale sévère < 30 mL/min (sauf apixaban : < 15 ml/min)
‐ Insuffisance hépatique sévère
‐ Valves cardiaques mécaniques
Contre‐
‐ Rétrécissement mitral serré
indication
‐ Prise concomitante de kétoconazole, antirétroviraux, ciclosporine ou tacrolimus
‐ Saignement évolutif ou lésion organique susceptible de saigner
‐ Altération de l’hémostase
‐ Bilan pré‐thérapeutique : fonction rénale, NFS, bilan de coagulation, bilan hépatique
Surveillance
‐ Suivi : perturbations fréquentes du bilan de coagulation (TP/TCA), non quantitative de l’effet
En cas de ‐ Dabigatran : antidote spécifique (immunothérapie IDARUCIZUMAB)
saignement ‐ Feiba® : mélange de PPSB et facteur VIII
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
DIURÉTIQUE THIAZIDIQUE
Diurétique thiazidique = inhibiteur du symporteur Na/Cl au niveau du tube contourné distal rénal
‐ Effet natriurétique (modéré : 90% de réabsorption au niveau du tube contourné proximal) diminution des volumes
extracellulaires et stimulation du système rénine‐angiotensine
‐ Abaissement des résistances périphériques (mécanisme mal déterminé)
‐ Hydrochlorothiazide (Esidrex®)
Mol.
‐ Indapamide (Fludex®)
‐ Ciclétanine (Tenstaten®)
‐ Hypokaliémie et alcalose métabolique : fréquent (moins que les diurétiques de l’anse)
‐ Hyponatrémie : surtout chez le sujet âgé avec régime hyposodé et prise de boisson abondante sans apport salé
‐ Déplétion volémique
‐ Hypercalcémie : augmentation de la réabsorption de calcium rénale
EI
‐pril
‐ Ramipril (Triatec®) ‐ Cilazapril ‐ Lisinopril
ARA2 ‐ Candésartan (Atacand®, Kenzen®) ‐ Olmesartan (Alteis®, Olmetec®) ‐ Losartan (Cozaar®) ‐ Telmisartan
‐sartan ‐ Irbésartan (Aprovel®) ‐ Valsartan (Tareg®, Nisis®) ‐ Eprosartan
‐ Hypotension orthostatique
‐ Possible chute brutale de la TA après la 1ère prise si stimulation préalable du SRA (insuffisance cardiaque…)
‐ Toux aux IEC = liée à l’accumulation de bradykinine et de substance P (fréquent = 5 à 20%) : toux irritative sèche, non
positionnelle, survenant dans les 1 à 6 semaines, régressive 4 jours après arrêt
A distinguer d’une toux secondaire à l’insuffisance cardiaque : toux de décubitus
‐ Hyperkaliémie : principalement en cas d’insuffisance rénale, prise concomitante de K+ ou d’épargneur potassique
EI
‐ Hyperkaliémie > 6
Diminuer les doses en cas d’insuffisance rénale < 30 ml/min
‐ AINS, diurétique épargneur de potassium, sels de potassium : risque augmenté d’hyperkaliémie
Interaction
‐ Produit de contraste iodé, AINS, diurétique : déplétion sodée, risque d’insuffisance rénale aiguë
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
BÊTABLOQUANT
β‐bloquant = antagoniste compétitif β‐adrénergiques des catécholamines :
‐ Effets cardiaques : . Bradycardie = chronotrope négatif . Contractilité cardiaque = inotrope négatif
. Conduction cardiaque = dromotrope négatif . Excitabilité cardiaque = bathmotrope négatif
. Débit cardiaque
‐ Autres effets :
. Blocage β2 bronchique : bronchoconstriction
. Blocage β2 vasculaire : libère le tonus α vasoconstricteur
. Stimulation du péristaltisme digestif
. Inhibe la sécrétion de rénine et aldostérone = effet IEC‐like
. Interfère avec le métabolisme lipidique et glycémique
‐ β1‐sélectivité = cardio‐sélectivité : stimulation préférentielle β1 > β2
‐ Activité sympathomimétique intrinsèque (acébutolol, pindolol) : agoniste partiel réduit l’effet au repos
‐ Effet vasodilatateur périphérique :
. Blocage associé des récepteurs α1‐adrénergiques : labétalol
. Autres mécanismes vasodilatateurs : céliprolol, cartéolol, nébivolol
‐ Physico‐chimique :
Molécules
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
INHIBITEUR CALCIQUE
Inhibiteur calcique = antagonistes calciques : inhibiteur des canaux calciques voltage‐dépendant de type L et diminution du
flux calcique : entraîne un effet vasodilatateur périphérique
‐ A effet sélectif des canaux vasculaires : dihydropyridine
‐ A effet mixte vasculaire et cardiaque : vérapamil et diltiazem
Le vérapamil a aussi un effet anti‐arythmique de classe IV : ralentissement de l’activité sinusale et de la conduction
auriculo‐ventriculaire
‐ Amlodipine (Amlor®)
‐ Lercanidipine (Lercan®)
Dihydropyridine
‐ Nicardipine (Loxen®) voie IV
Molécules
(‐dipine)
‐ Nifédipine (Chronadalate®)
‐ Autres : félodipine, isradipine, lacidipine, manidipine, nitrendipine
Benzothiazine ‐ Diltiazem (Monotildiem®)
Phénylalkylamine ‐ Vérapamil (Isoptine®)
‐ Par vasodilatation : céphalées, vertiges, flush vasomoteur
‐ Œdème des membres inférieurs
‐ Vérapamil : constipation
EI
‐ Diltiazem/vérapamil : bradycardie, trouble de conduction (BSA, BAV, bloc intra‐ventriculaire), insuffisance cardiaque
‐ Dihydropyridine de 1ère génération (nifédipine, nicardipine) : tachycardie sinusale
‐ Vérapamil/diltiazem : BAV2 ou BAV3 non appareillé, insuffisance cardiaque
CI
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Activité inhibitrice via la réduction de synthèse de NF‐κB : IL1, TNF α, interféron γ surtout, et GM‐CSF, IL3, 4, 5, 6 et 8
‐ Diminue la transcription de phospholipase A : libération d’acide arachidonique leucotriènes et prostaglandines
‐ Inhibe l’expression des molécules d’adhérences sur les cellules endothéliales (ICAM‐1…)
Dose anti‐ Anti‐ Minéralo‐
DCI Nom Durée
inflammatoire inflammatoire corticoïdes
Cortisone Cortisone® 25 mg 0,8 0,8
Anti‐inflammatoire
Courte
Hydrocortisone Hydrocortisone® (8 à 12h) 20 mg 1 1
Prednisone Cortancyl® 5 mg 4 0,8
Propriétés
Intermédiaire
Prednisolone Solupred® 5 mg 4 0,8
(12 à 36h)
Methylprednisolone Médrol® 4 mg 5 0,5
Betaméthasone Celestene® Betnesol® Longue 0,75 mg 25 0
Dexaméthasone Dectancyl® Decadron® (36 à 72h) 0,75 mg 30 0
‐ Anti‐allergique et immunosuppressive : pour des doses plus élevées que la dose anti‐inflammatoire
‐ Action générale (soins palliatifs et soins de support) : antiémétique, orexigène, co‐antalgique…
Hydro‐ ‐ Hypokaliémie : variable, souvent aux fortes doses
électrolytique ‐ Rétention hydro‐sodée = œdème, HTA : surtout > 20 mg d’équivalent prednisone/jour
‐ Intolérance au glucose, voire diabète cortico‐induit (pouvant persister à l’arrêt)
‐ Redistribution graisseuse : obésité facio‐tronculaire
Métabolique
‐ Dyslipidémie
‐ Catabolisme protidique, sd d’hypercorticisme iatrogène
‐ Ostéoporose : perte osseuse de 4 à 10%/an, surtout les 6 premiers mois, essentiellement trabéculaire
Osseuse ‐ Ostéonécrose épiphysaire aseptique : peut toucher toutes les épiphyses, principalement de la tête
fémorale (chez l’adulte) ou des condyles fémoraux (chez l’enfant)
‐ Myopathie proximale, amyotrophie proximale : remplacement des muscles par un tissu graisseux
Musculaire (pouvant masquer l’amyotrophie), portant surtout sur les quadriceps, avec gêne à la marche et risque
de chute
Chez l’enfant ‐ Retard de croissance avec cassure de la courbe de croissance : par la prise 1 jour/2
‐ Favorise les ulcères gastriques en association aux AINS
Effets indésirables
Digestive
‐ Favorise la perforation colique en cas de diverticulose
‐ Effet psychostimulant, euphorisant : insomnie, agitation motrice, boulimie, hyperactivité
Neuro‐ ‐ Décompensation d’état maniaque
psychique ‐ Psychose hallucinatoire
‐ Etat anxio‐dépressif (plutôt au long cours)
‐ Cataracte : notamment sous‐capsulaire postérieure, tardive, possible même à faible dose
Oculaire
‐ Glaucome chronique
‐ Acné du visage et du dos ‐ Hématome/ecchymose
‐ Hypertrichose
Cutanée ‐ Vergetures abdominales et des cuisses ‐ Lipomatose ou lipodystrophie épidurale
‐ Fragilité vasculaire, lésions purpuriques ‐ Retard de cicatrisation
‐ Atrophie cutanée ‐ Folliculite
‐ Aménorrhée
Génital
‐ Impuissance
= Effet immunosuppresseur à partir d’une dose > 20 mg/j d’équivalent prednisone au long cours
Infectieuse ‐ Reviviscence d’infection latente : tuberculose, toxoplasmose, anguillulose, herpès, zona
‐ Surinfection (masquée par l’effet anti‐inflammatoire)
Hémato‐ ‐ Hyperleucocytose à PNN avec baisse des éosinophiles et des basophiles
logique ‐ Lymphopénie transitoire (surtout après bolus de corticoïdes)
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
DERMOCORTICOÏDES
‐ Activité anti‐inflammatoire : vasoconstriction avec diminution de la perméabilité capillaire, diminution de la margination
et de la diapédèse des leucocytes, diminution de la phagocytose et de la libération d’enzymes lysosomiales
‐ Activité anti‐proliférative sur les cellules épidermiques, kératinocytes, mélanocytes, cellules de Langerhans et fibroblastes
‐ Activité immunosuppressive locale
= Selon l’activité vasoconstrictive cutanée (corrélée à l’activité anti‐inflammatoire)
‐ Clobétasol propionate (Dermoval®, Clarelux®, Clobex®)
Classification de
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Pemphigoïde bulleuse
‐ Lupus érythémateux chronique
‐ Cicatrice hypertrophique et chéloïde
‐ Vitiligo
‐ Pelade
‐ Dermatose infectieuse
Contre‐
‐ Acné
indication
‐ Rosacée
‐ Pommade et émulsion : excipient gras, accroissant la pénétration par effet occlusif
Galénique ‐ Crème : bonne pénétration avec effet occlusif moindre
‐ Gels semi‐solides
= Influence la pénétration : par rapport à l’avant‐bras
Biodisponibilité
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
‐ Anti‐Xa cible = 0,5 à 1 UI/mL suivi surtout en cas d’insuffisance rénale modérée
‐ Pas d’antidote spécifique
Préventif ‐ Prévention de MTEV : 1 injection/j (2,5 mg/j) à partir de 6h après l’intervention
‐ TVP aiguë
Indication
Curatif ‐ EP non grave, bien tolérée : 7,5 mg/j
‐ SCA sans sus‐décalage ST : 2,5 mg en 1 injection/j
CI ‐ Insuffisance rénal sévère : DFG < 30 mL/min
‐ Risque hémorragique, sans antidote disponible
EI
Aucun risque de TIH
= Antithrombine direct (anti‐IIa) par voie parentérale : utilisé en cas de TIH de type 2
Autr
‐ Dérivé de l’hirudine (extrait de liquide produit par des sangsues) : lépirudine (Refludan®)
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
Score des 4T
‐ Score élevé (≥ 6) et/ou Ac anti‐PF4 positifs TIH possible ou probable
Thrombopénie Délai Thrombose Autre cause
Nouvelle thrombose
Chute > 50% Nécrose cutanée Aucune autre cause
+2 5 à 10 jours
< 100 g/L Réaction systémique évidente
aiguë
Chute 30 de 50% Récidive/extension
+1 ou > 10 jours de la thrombose Autre cause possible
10 à 20 G/L Erythème
Chute < 30% < 5 jours sans traitement
+0 Aucune Aucune autre certaine
< 10 G/L récent (< 100 jours)
‐ Thrombopénie : plaquettes < 100 G/L ou diminution > 30‐50%
‐ Mise en évidence des Ac associés aux TIH (prélèvement après arrêt de l’héparine de préférence)
‐ Recherche d’Ac anti‐PF4 et test fonctionnel : ‐ Ac anti‐PF4 en présence d’héparine : d’emblée
PC
‐ Test d’activation plaquettaire : si TIH possible ou probable
‐ Test de libération de sérotonine radio‐marqué
‐ Normalisation des plaquettes à l’arrêt de l’héparine : réascension après 48h d’arrêt, correction en 4 à 7 jours
Hospitalisation en USI et contact avec un laboratoire d’hémostase spécialisé
‐ Arrêt immédiat de toute héparine dès la suspicion diagnostique (y compris purge de cathéter) et contre‐indication à vie
‐ Supprimer toutes les lignes intravasculaires pré‐enduites d’héparine
‐ Déclaration au centre régionale de pharmacovigilance de toute suspicion de TIH
‐ Contre‐indication formelle : HBPM, transfusion de plaquette (sauf urgence vitale)
‐ Suivi : NFS 1/jour jusqu’à normalisation (en quelques jours meilleur argument diagnostique
‐ Danaparoïde sodique SC ou IVSE : adapté à la fonction rénale, surveillance anti‐Xa
TTT
Si inefficace : évoquer une réactivité croisée (5 à 10% dans cas) et passer sous lépirudine
‐ Lépirudine IVSE uniquement : surveillance TCA, temps d’écarine risque majeur d’hémorragie
Anti‐ ‐ Argatroban : utilisable si réaction croisée héparine/danaparoïde sodique
coagulation ‐ Autres :
curative . Pronostic fonctionnel d’un membre/pronostic vital : thrombolyse IV, chirurgie
. AVK : non utilisé seul à la phase aiguë, introduit au plus tôt dès réascension plaquettaire > 100
. Fondaparinux : non utilisé à la phase aiguë, possible en cas de récidive
. AOD
‐ Avant le début d’héparine, puis à partir de J5, au moins 2 fois/semaine le 1er mois
Surveillance des ‐ Surveillance dès la 1ère heure après introduction d’héparine si administration d’héparine dans les 3
plaquettes mois précédant
Prévention
CODEX.:, [Link]
R2C : Rang A en noir - Rang B en bleu - Rang C en brun Révision 27/4/2022
CODEX.:, [Link]