Plantes médicinales du Rif marocain
Plantes médicinales du Rif marocain
Résumé :
Contexte : Depuis le début des temps, le peuple du Rif marocain utilise des plantes aromatiques et Faculté des Sciences de Kénitra
CED Sciences et Techniques
médicinales comme médecine traditionnelle pour guérir différentes maladies humaines. Cependant, peu
FD Sciences de la Vie et de l’Environnement
d’études ont été réalisées dans le passé pour bien documenter et promouvoir des connaissances
éthnomédicinales traditionnelles.
THÈSE
Objectif : Cette enquête a été réalisée du 1 Juillet 2016 au 30 Juillet 2018 dans le Rif (Nord du Maroc) dans
le but d’établir le catalogue des plantes médicinales et d’identifier les plantes aromatiques et médicinales Présentée pour l’obtention du
utilisées par la population locale pour soulager les maux de leurs contemporains, ainsi que les
Résultats : Les résultats obtenus ont montré que la feuille était la partie de plante la plus utilisée (PPV = Etude floristique et ethnomédicinale des plantes
0.364), les affections les plus fréquentes étaient les affections ostéo-articulaires (ICF = 0.983), et la
majorité des remèdes à base de plantes ont été préparés à partir de décoction (38.6%). L’analyse aromatiques et médicinales dans le Rif (Nord du Maroc)
floristique des résultats obtenus par cette étude a permis de recenser 280 espèces médicinales répartis en
204 genres et 70 familles avec la prédominance notamment de cinq familles : Asteraceae (29 espèces),
Lamiaceae (22 espèces), Fabaceae et Poaceae (21 espèces chacune) et Apiaceae (17 espèces). De même,
Soutenue le 16/07/2020 devant le Jury Composé des
les espèces les plus utilisées dans cette région sont : Rosmarinus officinalis L. (RFC = 0.189), Thymus
satureioides Coss. (RFC = 0.176), Dittrichia viscosa (L.) Greuter. (RFC= 0.165), Lawsonia inermis L. (RFC =
0.154) et Arenaria rubra L. (RFC = 0.153). L’analyse floristique a permis également de citer : 15 taxons rares
ou menacés, 14 espèces endémiques et 94 plantes toxiques. Pr. Douira Allal Faculté des Sciences - Kénitra Président
Conclusions : Les résultats de cette étude ont montrés l’existence des connaissances ethnomédicinales
Pr. Hassikou Rachida Faculté des Sciences - Rabat Rapporteur
indigènes sur les plantes médicinales dans le Rif marocain pour traiter différentes maux quotidiens. En
effet, la collecte et l’analyse des informations recueillies ont permis de transformer le savoir-faire Pr. Brhadda Najiba Faculté des Sciences - Kénitra Rapporteur
populaire oral dans cette région en savoir transcrit par l’établissement d’un catalogue des plantes
aromatiques et médicinales utilisées et leur usage thérapeutique. Pr. Dahmani Jamila Faculté des Sciences - Kénitra Rapporteur
A mes Parents
mes études
A mes frères
A mes sœurs
tendresse
A toute ma famille
Enfin, pour tous ceux qui ont contribué de près ou de loin dans
l’élaboration de ce travail, veuillez trouver l’expression de mes sentiments et de
ma reconnaissance.
Contexte : Depuis le début des temps, le peuple du Rif marocain utilise des plantes
aromatiques et médicinales comme médecine traditionnelle pour guérir différentes
maladies humaines. Cependant, peu d’études ont été réalisées dans le passé pour bien
documenter et promouvoir des connaissances éthnomédicinales traditionnelles.
Objectif : Cette enquête a été réalisée du 1 Juillet 2016 au 30 Juillet 2018 dans le Rif (Nord
du Maroc) dans le but d’établir le catalogue des plantes médicinales et d’identifier les
plantes aromatiques et médicinales utilisées par la population locale pour soulager les maux
de leurs contemporains, ainsi que les connaissances ethnomédecines qui y sont associées.
Résultats : Les résultats obtenus ont montré que la feuille était la partie de plante la plus
utilisée (PPV = 0.364), les affections les plus fréquentes étaient les affections ostéo-
articulaires (ICF = 0.983), et la majorité des remèdes à base de plantes ont été préparés à
partir de décoction (38.6%). L’analyse floristique des résultats obtenus par cette étude a
permis de recenser 280 espèces médicinales répartis en 204 genres et 70 familles avec la
prédominance notamment de cinq familles : Asteraceae (29 espèces), Lamiaceae (22
espèces), Fabaceae et Poaceae (21 espèces chacune) et Apiaceae (17 espèces). De même, les
espèces les plus utilisées dans cette région sont : Rosmarinus officinalis L. (RFC = 0.189),
Thymus satureioides Coss. (RFC = 0.176), Dittrichia viscosa (L.) Greuter. (RFC= 0.165),
Lawsonia inermis L. (RFC = 0.154) et Arenaria rubra L. (RFC = 0.153). L’analyse floristique a
permis également de citer : 15 taxons rares ou menacés, 14 espèces endémiques et 94
plantes toxiques.
Conclusions : Les résultats de cette étude ont montrés l’existence des connaissances
ethnomédicinales indigènes sur les plantes médicinales dans le Rif marocain pour traiter
différentes maux quotidiens. En effet, la collecte et l’analyse des informations recueillies ont
permis de transformer le savoir-faire populaire oral dans cette région en savoir transcrit par
l’établissement d’un catalogue des plantes aromatiques et médicinales utilisées et leur
usage thérapeutique.
Objective : This survey was carried out from July 1st, 2016 to July 30, 2018 in the Rif (North
of Morocco), it aimed to establish the catalog of medicinal plants and to identify medicinal
and aromatic plants used by the local people to treat diseases, together with the associated
ethnomedicinal knowledges.
Material and Methods : The ethnomedicinal information collected was from n=1000 people
using semi-structured interviews, free listing and focus group. Family importance value (FIV),
relative frequency of citation (RFC), plant part value (PPV), fidelity level (FL) and informant
consensus factor (ICF) were employed in data analysis. Medicinal and aromatic plants were
collected, identified and kept at the nutrition, health and environment laboratory, Ibn Tofail
University, Faculty of Sciences Kenitra.
Results : The results obtained showed that the leaf was the most used part of the plant (PPV
= 0.364), the most frequent affections were osteo-articular affections (ICF = 0.983), and the
majority of herbal remedies were prepared from a decoction (38.6%). The floristic analysis of
the results obtained by this study made it possible to identify 280 medicinal species
distributed in 204 genera and 70 families with the predominance in particular of five
families: Asteraceae (29 species), Lamiaceae (22 species), Fabaceae and Poaceae (21 species
each) and Apiaceae (17 species). Similarly, the most used species in this region are :
Rosmarinus officinalis L. (RFC = 0.189), Thymus satureioides Coss. (RFC = 0.176), Dittrichia
viscosa (L.) Greuter. (RFC = 0.165), Lawsonia inermis L. (RFC = 0.154) and Arenaria rubra L.
(RFC = 0.153). The floristic analysis of the results of this study also made it possible to cite :
15 rare or threatened taxa, 14 endemic species and 94 toxic plants.
Conclusions : The results of this study showed the existence of indigenous ethnomedicinal
knowledge on medicinal plants in the Moroccan Rif to treat different daily ailments. In fact,
the collection and analysis of the information gathered has made it possible to transform
popular oral know-how in this region into knowledge transcribed by establishing a catalog of
aromatic and medicinal plants used and their therapeutic use.
Key words : Rif region, Morocco, Medicinal and aromatic plants, Survey, Ethnobotany,
Ethnopharmacology, Toxic, Floristic, Catalog.
1. Noureddine Chaachouay*, Ouafae Benkhnigue, Mohamed Fadli, Hamid El Ibaoui,
Rachida El Ayadi, Lahcen Zidane (2019) - Ethnobotanical and Ethnopharmacological
Study of Medicinal and Aromatic Plants Used in the Treatment of Respiratory System
Disorders in the Moroccan Rif - Ethnobotany Research and Applications - Volume – N°
18 - Pages: 1-16 - (ISSN 1547-3465).
°C : Degré Celsius
E : Endémique du Maroc
FL : Niveau de Fidélité
Ha : Hectare
Hab : Habitant
NE : Nord Est
Qx : Quintare
R : Rare
R ? : Soupçonné Rare
RR : Très Rare
RR? : Soupçonné très Rare
SG : Société Générale
SW : Sud-Ouest
Remerciements
Résumé
Abstract
Publications
Communications
Acronymes
Conclusion générale……………………………………………………………………………………..……………….191
Perspectives et recommandations………………………………………………………………..……………….193
Références bibliographiques…………………………………………………………………………………………194
Annexes………………………………………………………………………………………………………………………..207
Introduction générale
L
’Homme a toujours eu recours aux plantes aromatiques et médicinales (PAM)
pour se soigner et lutter contre les maladies (Baytop, 1999; Kiringe, 2006).
Dans toutes les civilisations anciennes et dans tous les continents, on retrouve
des traces de cette utilisation. Ainsi, même aujourd’hui, malgré les progrès de la
pharmacologie, l’utilisation thérapeutique des plantes est très présente dans certains pays,
notamment dans les pays en développement (Hayta et al., 2014; Tabuti et al., 2003).
De ce fait, l’OMS a mis une stratégie pour la médecine traditionnelle dont le but est
de maximiser les possibilités de cette forme de médecine en tant qu’une source de soins de
santé, et de protéger la matière première surtout dans le cas des plantes (OMS, 2002). Aussi,
L’OMS recommande aux pays en voie de développement d’une part d’initier des
programmes concernant l’identification, la préparation, la culture et la conservation des
plantes médicinales et d’autre part, d’évaluer la qualité et l’efficacité des remèdes à base de
plantes à l’aide des techniques modernes.
1
Tahri et al., 2012), pour préserver les connaissances autochtones et de développer une
stratégie de protection de la biodiversité floristique.
Au Rif marocain comme toutes les autres régions des pays en voie de
développement, les PAM occupent une place très importante dans la médecine
traditionnelle, qui elle-même est largement employée pour assurer leurs subsistances et
leurs problèmes de santé. Les remèdes utilisant les PAM sont considérés comme : moins
chèrs, sans effets indésirables et ont tendance à être plus employés dans les nombreux
maux quotidiens (Iserin et al., 2001; Rammal et al., 2009) qui vont des simples troubles
digestifs jusqu’à le traitement des maladies chroniques comme la tuberculose, le cancer,
l’ulcère, le diabète, les calculs rénaux…etc. Cette utilisation peut être liée en grande partie à
des facteurs socioculturels, économiques, religieux et à la facilité d’acquisition.
La région du Rif est l’une des régions les plus diversifiées biologiquement de la
Méditerranée, elle possède des zones biogéographiques parmi les plus rares au monde et
une biodiversité de première importance avec beaucoup de plantes d’intérêt thérapeutique
(Bellakhdar, 1997; Sauvage, 1959). Pour cela, cette région est la source de nombreuses
plantes médicinales commercialisées dans tout le Maroc et à l’étranger et l’utilisation des
plantes en pharmacopée traditionnelle est encore très présente et profondément enracinée
dans la culture médicinale des Rifains. Dans certaines régions du Rif, la médicine
traditionnelle à base de plante constitue la principale source de soins et représente l’ultime
recours en cas de d’échec de la médicine conventionnelle.
Par ailleurs, les données sur les plantes médicinales dans cette région sont rares et
insuffisantes. Pour compléter des études partielles et fragmentaires qui ont été réalisées un
peu partout au Rif : Park national de Talassemtane (Rhattas et al., 2016) et Péninsule
Tingitane (Ouziki & Taiqui, 2016). Il est donc nécessaire de les entreprendre en vue de
recenser les utilisations locales des espèces végétales. C’est dans cette optique qu’une étude
floristique et ethnomédicinale a été réalisée dans le Rif qui présente une diversité
lithologique, structurale et floristique assez importante pour établir le catalogue des plantes
aromatiques et médicinales utilisées dans le traitement traditionnel des maladies afin de les
valoriser, de les conserver et de les utiliser d’une manière rationnelle. En apportant des
2
éléments de réponse aux questions que l'on se pose et qui constituent la problématique de
l'étude.
C’est dans cette optique que le présent travail s’inscrit et il a pour objectifs :
Intérêt du travail
3
4
Partie I : Revue bibliographique
Chapitre I : Phytothérapie
Introduction
La phytothérapie est l’une des plus vieilles médecines du monde. Elle s’agit d’une
pratique millénaire basée sur un savoir empirique qui s'est transmis et enrichi au fil
d'innombrables générations.
I. Définition
Du point de vue étymologique, le terme « phytothérapie » provient de deux mots
grecs : Phyton (végétal) et Therapein (soigner), qui désigne donc l'art de soigner par les
plantes, mais pas n’importe quelles plantes, les plantes aromatiques et médicinales. Elle
repose en partie sur une pratique traditionnelle, fondée sur l’utilisation ancestrale et locale
des plantes.
La phytothérapie est l’une des plus vieilles médecines utilisées par toutes les ethnies
à travers le monde. L’OMS estime que la phytothérapie est utilisée par 70% de la population
mondiale (Eisenberg et al., 1998). En effet, la phytothérapie a toujours occupée une place
importante dans les traditions de médication au Maroc et la zone rifaine (Nord du Maroc)
est un exemple concret, car la récolte saisonnière des plantes spontanées à haute valeur
ajoutée a traditionnellement offert une importante source de revenus pour les familles.
1. Civilisation Egyptienne
Le Papyrus Ebers, du XVIe siècle av. J.-C (conservé à l’université de Leipzig en
Allemagne) est le premier recueil connu consacré aux PAM. De loin ce manuscrit de
connaissances médicales le plus volumineux connus à ce jour datant de cette époque
(environ 20 m de long sur 30 cm de large avec 110 pages). Il s'agit du Papyrus d'Ebers écrit à
5
Thèbes en 1600 av J.-C. Il fait référence à de plus anciens documents citant des dizaines des
plantes accompagné d'un mode d'utilisation (Koemoth, 2010).
Ce Papyrus contient plus de 700 formules magiques, recettes et remèdes dont les
formes sont à la fois diverses et complexes : collyres, bains de bouches, infusions,
décoctions, pilules, cataplasmes, suppositoires...etc. Contrairement aux tablettes
sumériennes, la durée de traitement et les heures d'administration figurent sur le Papyrus,
de même que les proportions des ingrédients utilisés pour la fabrication des remèdes
(Koemoth, 2010). Art de la pharmacie et art de la médecine s'y confondent et force est de
constater que le rapport à la maladie et au remède y est très lié à la magie, au spirituel et au
religieux.
Dioscoride y mentionne également leur toxicité, leurs préparations, les usages de ses
prédécesseurs ainsi que ses propres observations. De Dioscoride, on retiendra également la
contribution à « la Théorie des Signatures », théorie à laquelle une partie de la
phytothérapie actuelle fait toujours plus ou moins référence (Masereel, 2014). La seconde
6
grande figure médicale sera Galien (fin du IIème siècle) dont les influences sont en grande
partie hippocratique puisqu'il reprend, en la complexifiant la théorie des quatre humeurs,
ainsi que la notion de thérapeutique par les contraires. Les plantes utilisées pour soigner
sont qualifiées, à l'instar des quatre humeurs, de chaudes, de froides, d'humides ou de
sèches et ces qualités s’échelonnent selon quatre degrés, d’intensité progressive, selon
l’effet que la plante produit sur l’organisme. Il attache également une grande importance à
la préparation des médicaments d'où le nom de pharmacie galénique pour parler de l'art de
la formulation pharmaceutique (Brossollet & Galien, 2014).
4. Civilisation Indienne
L’Ayurveda, médecine traditionnelle développée en Inde, elle nait de la fusion entre
le terme āyus signifiant « la vie » et de veda désignant « la science, ou la connaissance »
constitue probablement le plus vieux système médical. « Le Rig-Veda », l’un des plus anciens
textes écrit entre 4500 et 1600 avant J-C mentionne l’utilisation des PAM dans le traitement
des hommes et des animaux (Figure 1). Le Nakul Samhita, écrit durant la même période, est
probablement le premier traité décrivant le traitement des animaux à l’aide des plantes.
Shalihotra (2350 avant J-C) et Palkapya (1000 avant J-C) ont été de célèbres vétérinaires
spécialisés dans le traitement des éléphants et des chevaux (Fougère & Wynn, 2007).
Figure 1 : Deux pages du manuscrit de Shalihotra, d’après (Thelen & Anderson, 2006).
7
5. Civilisation Chinoise
Des origines réelles de la médecine chinoise, on connait également peu de choses.
Elle peu semble émerger, presque en intégralité, aux alentours de la même époque, vers le
deuxième millénaire avant J.-C. « Le Pen Ts’ao » (2900 av. J.-C.) dont l’auteur mythique
serait l’empereur Shen Nong, décrit des substances d’une incontestable valeur
thérapeutique (cannelle, ginseng, réglisse…etc.). Il est connu comme le plus vieux livre sur
les PAM. Pour certaines PAM, les premières observations dignes de foi remontent ainsi à
4000 ans environ (Morel, 2008).
6. Civilisation Arabique
Après les grecques vint le tour des grands arabes qui se sont penchés sur les
problèmes de l’utilisation scientifique des plantes au service de la médecine. C’est ainsi que
Abou Bakr Mohammed Ibn Zakaria Al Rhazi, connu sous le nom Rhazés (865 - 925) et Abou
Ali Ibn Sina dit Avicennes (980 - 1037) ont eu le mérite de classer ces plantes utiles dans les
vertus thérapeutiques étaient déjà connues et même d’en identifier de nouvelles (Mouhib &
El Omari, 1997). Pendant le moyen âge et au tout début de la renaissance ce sont les œuvres
laissées par les médecins arabes qui ont servi, pendant longtemps, de code universel à la
médecine dans les universités d’Europe.
8
8. Phytothérapie aujourd’hui
La phytothérapie a été pendant des millénaires la seule source de soins pour les
malades à travers le monde. Aujourd’hui encore, quand elle n’est pas l’unique recours, elle
constitue un complément assez utile voire une alternative à la médecine conventionnelle
(Paris, 2010; Salla, 2017). Mais les règles de l’utilisation des remèdes à base de plantes
manquent parfois de rigueur et ne tiennent surtout jamais compte de nouvelles exigences
de la thérapeutique moderne.
1. Phytothérapie traditionnelle
Selon l’OMS (OMS, 2002) la médecine traditionnelle est l’ensemble de toutes les
connaissances et toutes les pratiques explicables ou non, transmises de génération en
génération, oralement ou par écrit, utilisées dans une société humaine pour diagnostiquer,
prévenir ou éliminer un déséquilibre du bien-être physique, mental ou social, moral et
spirituel. La pratique traditionnelle de la phytothérapie est considérée comme une médecine
traditionnelle et encore massivement employée dans certains pays dont les pays en voie de
développement. C'est une médecine non conventionnelle du fait de l'absence d'étude
clinique.
i. Herboristerie
Correspond à la méthode de phytothérapie la plus classique et la plus ancienne.
L'herboristerie se sert de plante fraîche ou séchée, elle utilise soit la plante entière, soit une
partie de celle-ci (écorce, fruits, fleurs, feuilles, racines…etc.). La préparation repose sur des
méthodes simples, le plus souvent à base d'eau : décoction, infusion, macération…etc. Ces
préparations existent aussi sous forme plus moderne de gélule de poudre de plante sèche
que le sujet avale (Strang, 2006).
2. Phytothérapie moderne
Une pratique basée sur les avancées scientifiques qui recherche des extraits actifs de
plantes. Cette pratique conduit aux phytomédicaments et selon la réglementation en
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vigueur dans le pays, la circulation des phytomédicaments est soumise à l'autorisation de
mise sur le marché. On parle alors de pharmacognosie ou de biologie pharmaceutique.
i. Aromathérapie
Terme créé par René-Maurice Gattefossé, L‘aromathérapie est une technique
médicale qui fait appel aux vertus thérapeutiques des huiles essentielles extraites des PAM
dans un but curatif, ainsi que pour le bien-être physique, psychique et mental. Elle fait partie
intégrante de la phytothérapie moderne. Elle a pour objet de renforcer et stimuler les
systèmes de défense naturelle présents dans l‘organisme et elle constitue l‘une des
méthodes les plus remarquables pour contrer les effets préjudiciables du stress (Encarta,
2005).
ii. Allopathie
(Du grec « állos » = autre, et « páthos » = maladie) au sens strict est une méthode de
traitement qui repose sur l’administration des substances visant à produire les effets
contraires à ceux de maladie à combattre. Par extension, l’allopathie désigne souvent la
médecine conventionnelle (National Institute for Health, 2012).
iii. Gemmothérapie
Le terme gemmothérapie provient du latin « gemmae » qui signifie à la fois «
bourgeon » et « pierre précieuse » et du grec « therapeia » qui se réfère à la thérapie. Elle se
fonde sur l'utilisation d'extrait alcoolique de tissus jeunes de végétaux tels que les bourgeons
et les radicelles (Strang, 2006).
iv. Homéopathie
L’homéopathie (du grec « hόmoïos » = semblable, « páthos » = maladie) s’oppose à
l’allopathie, et consiste à traiter le patient à l’aide des substances qui provoqueraient chez
l’individu sain, et à dose pondérale, des troubles semblables à ceux que présente le malade.
Les dilutions infinitésimales n’interviennent que pour atténuer les effets secondaires de la
maladie iatrogène ainsi crée (Garnier et al., 2004).
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IV. Acteurs de phytothérapie
La phytothérapie est un domaine pluridisciplinaire et plurisectoriel. On peut classer
ses acteurs en trois groupes :
1. Tradipraticiens
i. Taleb ou Alem
Désigné parfois comme fkih. Ils ont reçu une éducation coranique à Msid leur
réputation est fondée sur leurs succès thérapeutiques garants d’une longue pratique
professionnelle et d’une parfaite connaissance des textes médicaux. Malheureusement, ils
sont presque en voie de disparition à cause de la rareté de déclin de leur formation
académique.
ii. Guérisseurs
Cette catégorie est assez vaste et peut aller à des tradipraticiens confirmées,
maitrisant leurs savoirs et leurs pratiques, à des charlatans qui, mus par un pur esprit
mercantile, abusent de la crédulité des usagers. Schématiquement, on peut les représenter
en sept corporations (Claisse, 1986).
iv. Phytothérapeutes
Est défini comme étant une personne ayant une compétence pour la pratique de la
médecine traditionnelle, Ils utilisent uniquement les vertus préventives et curatives des
plantes pour soigner les maladies (Konan, 2012).
v. Jabbar : Rebouteux
Les rebouteux peuvent être herboristes ou poseurs de cautères et sont encore assez
nombreux malgré leur moyenne d’âge (plus de cinquante ans). Ils sont spécialisés dans le
traitement des entorses, des luxations et de la réduction des fractures fermées. La plupart
envoient leurs patients vers le dispensaire quand il s’agit de fractures ouvertes.
11
2. Chercheurs
Ce sont les scientifiques et les chercheurs de différentes facultés, UICN, UFR (unité de
formation et de recherche) et instituts (sciences, médecine, pharmacie, institut national de
santé publique…etc.). Certains chercheurs se spécialisent dans le domaine de médecine
traditionnelle (sociologues, ethnosociologues, ethnobotanistes, anthropologues, juristes et
économistes).
3. Partenaires
De nombreuses personnes s’intéressent à la médecine traditionnelle : ce sont des
financiers, des spécialistes des médias. De même des organisations internationales et non
gouvernementales apportent leur soutien au développement de la médecine traditionnelle,
par exemple : l’association pour la promotion des médecines traditionnelles et la
coopérative scientifique européenne sur la phytothérapie.
V. Avantages de la phytothérapie
Malgré les énormes progrès réalisés par la médecine moderne, la phytothérapie offre
de multiples avantages. Elle présente essentiellement un avantage de multiplicité des
principes actifs complémentaires permettant une utilisation à doses pharmacologiquement
faibles voire physiologiques. N'oublions pas que de tout temps à l'exception de ces cent
dernières années, les hommes n'ont pas eu que les plantes pour se soigner, qu'il s'agisse de
maladies bénignes, rhume ou toux ou plus sérieuses, telles que la tuberculose ou la malaria.
Par ailleurs, la phytothérapie est moins chère que la médecine orthodoxe. Le coût de
cette dernière est augmenté par la technologie de santé moderne, qui dans beaucoup de cas
est inappropriée, inapplicable aux besoins immédiats des habitants des pays en voie de
développement (Adjanohoun, 2006).
12
VI. Risques liés à la phytothérapie
Des effets toxiques peuvent apparaître en cas de consommation des PAM à des
doses trop élevées, ou il arrive parfois que des plantes soient substituées par des plantes
toxiques, entraînant alors des intoxications. Les PAM peuvent être contaminées par des
micro-organismes, des toxines microbiennes, des parasites, des métaux lourds, des résidus,
des pesticides, des solvants et des substances radioactives. Pouvant ainsi provoquer de
nombreux incidents chez les consommateurs (Ministère de l’Économie et des Finances,
2009). Un autre risque de la phytothérapie est celui des interactions entre les PAM et les
médicaments. Le mécanisme de ces interactions peut être d’ordre pharmacocinétique ou
pharmacodynamique.
1. Surdosage
La feuille de Sauge officinale (Salvia officinalis L., famille des Lamiaceae), qui est
inscrite à la 8ème édition de la Pharmacopée Européenne, contient de la thuyone, une cétone
monoterpénique convulsivante à forte dose (plus de 15 grammes de feuilles par dose), mais
aussi à faibles doses répétées (Botineau, 2014). La feuille de Ginkgo (Ginkgo biloba L., famille
des Ginkgoaceae), qui est inscrite à la 8ème édition de la Pharmacopée Européenne, peut
quant à elle provoquer des effets indésirables à type de diarrhée, nausées, vomissements,
agitation, faiblesse lorsqu’elle est utilisée à des doses supérieures à celles recommandées
(Blumenthal, 2003).
2. Réactions allergiques
Certaines plantes contiennent des substances susceptibles de provoquer des
réactions allergiques. Parmi ces substances figurent certaines lactones sesquiterpéniques
comme par exemple l’hélénaline, l’herniarine, la cnicine et la cynaropicrine (Bruneton, 1996;
Wichtl et al., 2003). Un certain nombre de familles végétales sont concernées : Asteraceae,
Apiaceeae, Amaranthaceae, Aristolochiaceae, et Lauraceae.
13
4. Photosensibilisation
La photosensibilisation (ou photodynamisation) est l’augmentation de la sensibilité
de la peau aux rayonnements solaires, notamment aux ultraviolets. Elle peut être due à des
substances phototoxiques contenues dans des plantes médicinales ou toxiques (Botineau,
2014; Christophe, 1989; Wichtl et al., 2003).
5. Résidus de pesticides
Les pesticides sont des produits utilisés pour la protection des plantes contre les
insectes, les champignons, les mauvaises herbes, les rongeurs. Ils sont employés notamment
en cas de culture à grande échelle pour des raisons d’ordre économique mais aussi
toxicologique car leurs cibles sont parfois potentiellement dangereuses pour la santé (De
Smet et al., 1992; Petigny et al., 2014). Ces pesticides peuvent se retrouver ensuite à l’état
de résidus dans les drogues végétales issues de plantes traitées.
6. Altérations
La toxicité peut être aussi liée à la présence de composants qui altèrent
chimiquement les préparations à base de plantes, qu’il s’agisse de végétaux ou de
substances chimiques médicamenteuses (Zekkour, 2008).
8. Interactions pharmacocinétiques
On assiste soit à une modification de l’absorption des médicaments associés aux
plantes, soit à une modification de leur métabolisme. Citons l’exemple connu du Millepertuis
qui est un puissant inducteur enzymatique. Tout médicament à marge thérapeutique
étroite, tel un anticoagulant, ne doit pas lui être associé pour éviter de voir diminuer son
efficacité (ANSMPS, 2000).
14
9. Interactions pharmacodynamiques
Il peut s’agir soit d’une synergie d’action lorsqu’une plante potentialise l’action d’un
médicament, citons l’exemple de l’Ail, il s’agit d’une plante anti-agrégante, son association
avec d’autres antiagrégants plaquettaires ou des anticoagulants oraux majore le risque de
saignement, soit d’un antagonisme lorsqu’une plante médicinale diminue l’efficacité d’un
médicament (ANSMPS, 2012).
Conclusion
15
Chapitre II : Plantes aromatiques et médicinales : (PAM)
Introduction
I. Définition
On appelle plante médicinale toute plante renfermant un ou plusieurs principes actifs
capables de prévenir, soulager ou guérir des maladies (Schauenberg & Paris, 1977). D’après
la définition donnée par l’OMS, une plante médicinale est une plante ou un de ses organes
qui contient des substances qui peuvent être employées pour le but thérapeutiques ou qui
sont des précurseurs pour la synthèse d’autres drogues utiles et dont ces propriétés
thérapeutiques sont prouvées scientifiquement ou de manière empirique par l’emploi en
médecine traditionnelle (Amini, 2010).
Dans le code de la santé publique, il n'existe pas de définition légale d'une plante
médicinale au sens juridique. C’est une plante, non mentionnée en tant que médicinale, qui
est en vente libre par les pharmaciens (Moreau, 2003). D’après la Xème édition de la
pharmacopée française (Lehmann, 2015), les plantes médicinales sont des drogues végétales
au sens de la pharmacopée européenne dont au moins une partie possède des propriétés
médicamenteuses.
16
plantes médicinales est très présent dans certains pays du monde et surtout les pays en voie
de développement, en l’absence d’un système médical moderne (Tabuti et al., 2003).
Les PAM sont utilisées comme tous les végétaux en : alimentaires, epices, additifs,
ornementaux, toxiques, pastoraux et fourragers, artisanaux (vannerie, tannerie, menuiserie),
boissons, condimentaires, cosmétiques, hygiéniques, industriels, vétérinaires, sorcellerie,
magie et encens. Elles ont de tout temps été employées pendant des siècles comme
remèdes pour les maladies humaines et animales parce qu’elles contiennent des
composants de valeur thérapeutiques. Le pouvoir de guérison des plantes provient des
effets de leurs métabolites secondaires.
1. Métabolites primaires
Les métabolites primaires dits indispensables sont des molécules organiques qui se
trouvent dans toutes les cellules de l’organisme d’une plante pour y assurer sa survie. Ce
sont des molécules composées de macronutriments tels que le carbone « C », l’hydrogène «
H », l’oxygène « O » et l’azote « N » Ils sont classés en quatre grandes catégories :
Les glucides
Les protides
Les lipides
Les acides nucléiques
17
2. Métabolites secondaires
Les métabolites secondaires sont des molécules complexes à l’origine de l’activité
thérapeutique des plantes médicinales, et dont les précurseurs sont des métabolites
primaires ou des produits intermédiaires (Yarnell, 2007).
i. Tanins
Sont des substances polyphénoliques de structures variées ayant en commun la
propriété de tanner la peau, c’est à dire de la rendre imputrescible. Ces substances ont en
effet la propriété de se combiner aux protéines, ce qui explique leur pouvoir tannant.
Très répandus dans le règne végétal, ils peuvent exister dans divers organes, mais on
note une accumulation plus particulièrement dans les tissus âgés ou d’origines
pathologiques, ils sont localisés dans les vacuoles, quelquefois combinés aux protéines et
aux alcaloïdes. (Catier & Roux, 2007).
ii. Quinones
Les quinones sont des composés oxygénés qui résultent de l’oxydation de dérivés
aromatiques caractérisés par un motif 1,4-dicétocyclohexa-2,5 diénique ou par un motif 1,2-
dicétocyclohexa-3,5 diénique. La dione peut être conjuguée aux doubles liaisons d’un noyau
benzénique ou à celles d’un système aromatique polycyclique condensé : naphtalène,
anthracène et naphtodianthrène (Bruneton, 1993).
iii. Minéraux
De nombreuses plantes médicinales sont très riches en minéraux. Ils sont nécessaires
à divers fonctions métaboliques, à la différence des enzymes, non catalyseurs. Les plantes,
notamment celles issues de l'agriculture biologique, tirent les minéraux du sol et les
transforment en une structure aisément assimilable par l'organisme (Bermness, 2005).
iv. Saponines
Les saponines sont des substances naturelles dont la solution aqueuse forme après
agitation une mousse abondante et beaucoup plus persistante que celle produite par tout
autre produit naturel dans les conditions similaires. Elles facilitent l’absorption d’autres
substances par la muqueuse de l’intestin mais elles ne sont pas absorbées, elles – mêmes.
On les classe en :
18
Saponine stérique ayant les stéroïdes,
Saponine tri stéroïde avec un stéroïde.
v. Alcaloïdes
Renferment un groupe chimiquement très diverse des composés chimiques
contenant des substances organiques azotées basiques, souvent se sont extrêmement
toxiques, ils aient un effet chimio thérapeutique notable (Verger, 2005).
vi. Flavonoïdes
Le terme flavonoïde rassemble une très large gamme de composés naturels
appartenant à la famille des polyphénols. Leur fonction principale semble être la coloration
des fleurs, des fruits et parfois des feuilles (au-delà de la chlorophylle, des caroténoïdes et
des bétaïnes), assurant ainsi la protection des tissus contre les agressions des ultraviolets
(Bruneton, 1993).
Les flavonoïdes sont des dérivés du noyau flavone ou 2-phenyl chromone portant des
fonctions phénols libres, éthers ou glycosides. Le noyau flavone est lui-même un dérivé du
noyau flavane de base (Bruneton, 1993).
V. Mode de préparation
En phytothérapie, il y a plusieurs modes de préparation des PAM, selon l'usage que
l'on veut en faire :
1. Infusion
L’infusion consiste à porter l’eau potable à ébullition, puis à verser sur la quantité
préconisée de plante convenablement divisée, et laissée infuser 10 à 15 minutes, récipient
fermé. On peut avoir comme repère une pincée par bol (Borzeix & Borzeix, 1986).
19
2. Décoction
Cette méthode s’applique essentiellement aux parties souterraines de plante et
écorces, qui libèrent difficilement leurs principes actifs lors d’une infusion. Elle consiste à
extraire les propriétés des plantes en les laissant infuser dans l’eau qu'on porte à ébullition,
laisser refroidir et filtrer (Nogaret, 2011).
3. Macération
C’est l’immersion d’une plante dans l’eau froide, du vin, de l’alcool, cette solution
permet d’obtenir les principes solubles dans un temps plus ou moins long (Valnet, 1983).
4. Cataplasme
Les plantes sont coupées grossièrement, puis chauffer avec un peu d’eau, pendant 2
à 3 minutes, presser les plantes puis les placer sur l’endroit douloureux à l’aide d’un
morceau ou d’une bande (Nogaret, 2011).
1. Tisane
C’est une boisson obtenue par macération, décoction ou infusion d’un matériel
végétal (fleurs fraîches ou séchées, feuilles, tiges et racines), dans de l'eau chaude ou froide.
Elle est utilisée par voie buccale (Fort, 1976).
2. Poudre
Les plantes préparées sous forme de poudre obtenue par pulvérisation, dans un
mortier ou dans un moulin, peuvent s'utiliser pour un soin interne ou externe (Delille, 2007).
3. Teinture
Elle est définie comme étant de préparation liquide généralement obtenue par
extraction hydroalcoolique de la drogue fraîche ou séchée. Le titre alcoolique est compris
entre 60° et 90° en fonction de la nature de la substance à dissoudre. Les drogues utilisées
en phytothérapie, sont diluées au cinquième (une partie de drogue pour 5 parties de solvant
d’extraction). Il existe des teintures diluées au dixième pour les drogues à alcaloïdes comme
la belladone, le datura et la jusquiame qui ne seront pas prescrites en phytothérapie
(Raynaud, 2006).
20
4. Huile essentielles
Les huiles essentielles sont des produits de composition généralement complexe,
renfermant des métabolites secondaires représentés par des principes volatils contenus
dans les végétaux et plus ou moins modifiés au cours de leur extraction. Les huiles
essentielles sont biosynthétisées par les végétaux supérieurs en réponse à des conditions de
stress et surtout pour combattre les agents infectieux ou parasitaires. Elles présentent
également des propriétés cytotoxiques qui les rapprochent des antiseptiques et
désinfectants en tant qu’agents antimicrobiens à large spectre (De Billerbeck, 2007).
5. Sirop
Les sirops phytothérapeutiques sont confectionnés en associant une solution sucrée,
ou du miel, à un extrait liquide (aqueux ou alcoolisé) de PAM. Outre l’amélioration de
l’acceptabilité du goût de la préparation, le sucre joue également le rôle de conservateur
(Fougère & Wynn, 2007).
6. Lotion
Ce sont des préparations à base d’eau et de plantes en : infusions, décoctions ou
teintures diluées avec lesquelles on tamponne l’épiderme aux endroits irrités ou enflammés.
7. Pommade
C’est une « préparation semi-solide composée d'un excipient monophase dans lequel
peut être dissoute ou dispersée des substances liquides ou solides. Elle est destinée à être
appliquée sur la peau ou sur les muqueuses (Wouessi, 2011). Les excipients peuvent être
d'origine naturelle ou synthétique. Les composants actifs d'une phase huileuse peuvent être
par exemple : des digestés huileux, des huiles infusés ou des huiles végétales ou essentielles.
8. Fumigation
Les fumigations sont très utiles lors des laryngites pour humidifier les muqueuses.
Elles apportent un bien-être immédiat et une résolution plus rapide de la pathologie. On fait
bouillir ou bruler des plantes, de façon à bénéficier des propriétés thérapeutiques des
vapeurs ou fumées produites. Ces vapeurs de plantes aromatiques ont un grand pouvoir
désinfectant (Jocelyne, 2011).
21
9. Gargarisme
La médication, constituée d’un infusé ou d’un décocté aussi chaud que possible est
utilisée pour se rincer l’arrière bouche, la gorge, le pharynx, les amygdales et les muqueuses.
Il sert à désinfecter ou à calmer, le gargarisme ne doit jamais être avalé (Strang, 2006).
1. Cueillette
La cueillette des PAM s’effectue en temps sec, après le lever du soleil, à la disparition
de la rosée. Les plantes doivent cueillir en zones non polluée, et doivent être saines,
dépourvu de toute attaque d’insecte, champignon qui peuvent s’y trouver (Messaoudi,
2005). Le moment de récolte dépend de la partie de plante (feuilles, fleurs, fruits, racines et
écorces).
2. Séchage
L’opération de séchage a pour but d’éliminer aux plantes l’eau qui renferment, le
mode de dessiccation sera variable selon les parties de la plante à conserver, par exemple,
les tiges, les écorces et le bois sécheront au soleil ou encore à température plus précise
(40°C) (Debigue, 1984).
3. Conservation et stockage
Les PAM, rarement utilisées à l'état frais, elles doivent être conservées dans de
bonnes conditions. Elles sont conservées à l’abri de la lumière, air et au sec dans des
récipients en porcelaine, faïence ou verre teinté, boites sec en fer blanc, sac en papier ou
des caisses. Cette technique est nécessaire pour les plantes qui subissent des
transformations chimiques sous l’influence des ultraviolets. Les plantes riches en produits
volatils et qui s’oxydes rapidement sont conservées dans un milieu étanche (Djedi, 2012).
22
1. Dahir du 10 safar 1345 (20 août 1926)
Les médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et herboristes qui
voudront exercer seront tenus, dès leur établissement et avant d’accomplir aucun acte de
leur profession, d’obtenir l’autorisation de pratiquer, qui leur sera délivrée par le secrétaire
général du Protectorat. Ils devront, à cet effet, faire aux services municipaux ou à l’autorité
locale de contrôle, une déclaration de leur intention de s’installer, et y déposer leur diplôme.
Nul ne pourra être admis à exercer dans notre Royaume les professions de médecin,
pharmacien, chirurgien-dentiste, sage-femme ou herboriste s'il n'est possesseur
d'un titre ou d'un diplôme en donnant le droit dans toute retendue soit du Royaume du
Maroc, soit de son pays d'origine ou du pays dont il est ressortissant, soit du pays où le
diplôme lui aura été délivré sous réserve dans tous les cas de la vérification du titre ou
23
diplôme par le secrétaire général du gouvernement qui statuera sans recours après avis des
ministres de la santé publique et de l'éducation nationale.
24
Au Maroc, les PAM occupent une place importante et jouent un rôle très important
dans la médecine traditionnelle, qui elle-même est largement employée dans divers
problèmes de santé. Certaines remèdes sont spécifiques d’une seule affection par contre
d’autres peuvent traiter plusieurs maladies tels que Allium sativum L. Les PAM constituent
une richesse naturelle pouvant jouer un rôle important dans le développement socio-
économique de certaines régions économiquement défavorisées. Elles pourraient, ainsi
offrir une source viable de revenus à la population locale.
Conclusion
25
Chapitre III : Ethnobotanique et Ethnopharmacologie
Introdution
XI. Ethnobotanique
1. Définition
L’ethnobotanique se compose de deux mots « l’ethnologie » Étudie les sociétés, les
organisations ou groupes humaines en considérant les faits sociaux et culturels et « la
botanique » étudie les classifications et les descriptions des végétaux.
Cet intérêt s’est construit sur une opposition entre « peuples modernes » et
« peuples primitifs », dualité sur laquelle se fonde à l’origine la différenciation entre la
sociologie : science sociale des sociétés « modernes » industrialisés, caractérisés par l’usage
de l’écrit et l’ethnologie : science sociale des sociétés « traditionnelles », non industrialisés,
de transmission orale (Gall & Viviane, 2008). Fruits de l’interdisciplinarité et de la
spécialisation des questionnements, l’ethnologie a vu naitre de nombreuses ramifications
attachées à un objet d’étude précis : l’ethnomusicologie, l’ethnopsychiatrie,
l’ethnomédecine et les ethnosciences dont l’ethnobotanique.
Donc l’ethnobotanique est une discipline qui invite à coupler le regard de deux
courants scientifiques les sciences naturelles et les sciences humaines.
26
2. Histoire
Le terme « Ethnobotanique », employé par Harshberger (Harshberger, 1986), se
définissait comme l’étude des « plantes utilisées par les populations primitives et
autochtones ». Des années plus tard, (Jones, 1941) en propose une définition plus concise : «
L’étude de l’interaction entre les hommes primitifs et les plantes ». (Schultes, 1967) élargit
cette définition pour y inclure « les relations entre l’homme et la végétation de son
environnement ».
4. Intérêt de l’ethnobotanique
L’étude ethnobotanique permet l’évolution du savoir des populations locales et de
leur relation avec les plantes. Elle ajoute des compléments d’information ethnographie
comme les noms vernaculaire des plantes, la culture, la récolte, les utilisations possibles et
les modes de préparation. Elle consiste donc à l’élaboration et le dépouillement d’une
enquête qui concerne l’usage traditionnelle des plantes dans une région donnée. Elle
comprend entre autre la réalisation d’un herbier de PAM les plus utilisés traditionnellement
(Abdiche & Guergour, 2011). L’étude ethnobotanique permet de comprendre quels sont les
éléments pris en jeu et qui soit pris en considération lors de l’évènement (Valadeau, 2010).
27
II. Ethnopharmacologie
1. Définition et domaine
L’ethnopharmacologie est l’étude scientifique pluridisciplinaire de l’ensemble des
matières végétales, animales ou minérales et des savoirs ou des pratiques s’y rattachant,
que les cultures mettent en œuvre pour modifier les états des organismes vivants, à des fins
thérapeutiques, curatives, préventives ou diagnostiques (Bruhn & Helmstedt, 1981).
28
Catalogue des plantes médicinales utilisées Région de Zaër (Maroc (Lahsissene et al.,
Occidental) 2009)
Etudes floristique et ethnobotanique des Ville de Kénitra (Maroc (Salhi et al., 2010)
plantes médicinales
Etude ethnobotanique des plantes médicinales Région de Mechraâ Bel (Benkhnigue et al.,
Ksiri (Maroc) 2010)
Etude ethnobotanique des plantes médicinales Province de Settat (Tahri et al., 2012)
Etudes floristique et ethnobotanique des Ville d’El Ouatia (Maroc (Ghourri et al., 2012)
plantes médicinales Saharien)
Études floristique et ethnobotanique de la flore Haut Atlas oriental (Benlamdini et al.,
médicinale (Haute Moulouya) 2014)
La flore médicinale traditionnelle Région de Béni Mellal (El Azzouzi & Zidane,
(Maroc) 2015)
Etude ethnobotanique : Plantes médicinales Laâyoune (Maroc) (El Yahyaoui et al.,
commercialisées 2015)
contribution à l’étude floristique et Ville de Khénifra (Hachi et al., 2015)
ethnobotanique de la flore médicinale (Maroc)
Étude floristique et ethnobotanique de la flore Région du Gharb, Maroc (Bouayyadi et al.,
médicinale 2015)
Étude ethnobotanique des plantes médicinales Région de Zerhoun (Slimani et al.,
2016b)
Evaluation exhaustive de la diversité des plantes Péninsule Tingitane (Ouziki & Taiqui,
aromatiques et médicinales (Maroc) 2016)
Etude ethnobotanique sur les plantes Nord de l’Atlas d’Azilal (El Alami & Chait,
médicinales spontanées 2016)
Conclusion
L'ethnobotanique nous permet d'en apprendre énormément sur les peuples humains
et leurs habitudes, mais aussi de prendre conscience de l'extrême diversité d'adaptation des
végétaux et des hommes selon leurs régions ou le climat auxquels ils sont soumis.
L’ethnopharmacologie se situe donc au carrefour entre l'ethnologie, la biologie, la
pharmacologie, la chimie et la botanique, elle offre la possibilité d'avoir un accès à des soins
dans des pays peu développés, en utilisant des ressources locales.
29
30
Partie II : Matériel et méthodes
I. Région d’étude
La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima est l'une des douze régions du Maroc
instituées par le découpage territorial de 2015. Elle est constituée de l'ancienne région
Tanger-Tétouan et de la province d'Al Hoceima de l'ancienne région de Taza Taounate Al
Hoceima (Tableau 3).
Elle est située à l’extrême Nord-Ouest du Maroc, elle est limitée au Nord par le
détroit de Gibraltar et la Méditerranée, à l’Ouest par l’Océan Atlantique, au Sud-Ouest par la
région Rabat-Salé- Kenitra, au Sud-Est par la région Fès-Meknès et à l'Est par la région de
l'Oriental. La région compte deux préfectures Tanger-Asilah et M'Diq-Fnideq et six provinces
: Al Hoceima, Chefchaouen, Fahs-Anjra, Larache, Ouezzane et Tétouan Son chef-lieu est
Tanger – Asilah (Figure 2).
31
Figure 2 : Les 12 régions du Maroc selon le découpage administratif de 2015.
32
la région dans ses limites actuelles (2.830.000 hab.) sur une superficie de 13.711 Km², cette
région fournit un PIB total de 6,4%).
La préfecture de Tanger-Asilah,
La préfecture de M'Diq-Fnideq,
La province d’Al Hoceima,
La province de Chefchaouen,
La province de Fahs-Anjra,
La province de Larache,
La province d’Ouezzane,
La province de Tétouan.
En outre, la région englobe 22 cercles, 70 caïdats et 146 communes, dont 129
communes rurales et 17 communes urbaines répartis par provinces et préfectures comme
suit (Bulletin officiel, 2015).
33
III. Cadre géographique
Du point de vue géographique, la région fait partie du domaine rifain, à une situation
exceptionnelle avec deux façades maritimes: la mer méditerranéenne au Nord et l’océan
atlantique à l’Ouest.
En dehors des plaines côtières, les zones à géomorphologie abrupte ou fortement
ondulée couvrent plus de 80% du territoire régional (Monographie générale, 2018).
A l’Ouest, on retrouve de basses plaines littorales aux sols alluviaux lourds et
fertiles menacées par les inondations et par la salure de terrasses (autour
d’Asilah, et entre Ksar El Kébir et Larache) et de collines arrondies de faible
altitude (moins de 200 m),
Au Nord et à l’Est, on trouve des collines plus élevées au relief accusé dont les
altitudes sont comprises entre 200 et 500 m,
Le littoral du détroit, lui, est accidenté, jalonné de rochers et des plages à
L’embouchure des Oueds.
Les plages sont nombreuses sur le littoral atlantique, couvrant près de 152 Km.
La région faisant partie du domaine rifain, est constituée de cinq unités
environnementales homogènes (Monographie générale, 2018). Il s’agit d’aires spatiales plus
ou moins étendues qui présentent des caractéristiques semblables quant à leurs conditions
naturelles (Figure 3).
1. Rifains
Le territoire d’Al Hoceima se caractérise généralement par un relief accidenté, il peut
être réparti en deux principales entités géographiques: la montagne et le littoral
méditerranéen, ce territoire est connue pour ces nombreuses petites îles et îlots rocheux, et
ses magnifiques plages méditerranéennes (Quemado, Sfiha, Rmoud, Izdhi, Souani,
Spalmadero, Boussekour, Calabonita, Tala Youssef, Cala Iris et Matadero).
34
Figure 3 : Milieu naturel, du Rif (Map data ©2018 Google, Inst. Geogr. Nacional), carte modifiée.
2. Tangérois
Située dans le détroit de Gibraltar, entre la mer Méditerranée et l’Océan Atlantique,
cette zone se présente comme "l’hinterland" naturel de la ville de Tanger. Elle coïncide
approximativement avec le bassin de l’Oued Mharhar géologiquement, c’est une unité
numidienne par ses contreforts Nord-Occidentaux. Elle est complétée par les plaines
alluviales du Quaternaire. Ce substrat géologique a produit un pays aux collines douces et
aux fonds de vallée recouverts d’alluvions.
Le Tangérois est une zone dominée par la culture des céréales, plus ou moins
intensive, qui a substitué la végétation naturelle mais où l’on trouve encore des résidus : La
forêt diplomatique, par exemple, agrandie par des reboisements postérieurs, ainsi que le
mont d'El Manzla. Cependant, cet ancien espace rural a été intensément modifié et altéré
par la forte croissance urbanistique à Tanger et à ses environs.
35
3. Côte et bassins méditerranéens
Constituant la zone axiale de la chaîne du Rif, couvrent en grande partie les provinces
de Tétouan et de Chefchaouen; la première obéit à des critères géologiques (zone axiale) et
la deuxième à des critères hydrologiques (coïncidant avec les bassins des oueds Laou,
Tilaissass, Amtar et Ouringa). Les deux sous zones (Tétouan et Chefchaouen) ont des
caractéristiques différentes à cause des actions de l’homme la côte de Tétouan présente un
grand développement touristique et des niveaux d’urbanisation élevés, Chefchaouen est
plus montagneuse et ses activités correspondent au secteur primaire qui est l’agriculture
vivrière.
Ces caractéristiques ont fait que la côte de Tétouan-M’diq-Fnideq présente une plus
grande dégradation du paysage et de l’environnement, tandis que les côtes de Chefchaouen
sont encore vierges et nécessitent une attention particulière quant au développement de
projets touristiques surtout au niveau d’Akchour, Jebha et Stihat. C’est ainsi que l’aire de
Chefchaouen s’articule davantage avec l’arrière-pays en couvrant les bassins des oueds
Laou, Ouringa et Amtar. Les fleuves y ont érodés en maintes occasions de profondes vallées
isolées dont l’accès est difficile.
4. Jbala
Le mot arabe Jbala est le pluriel du mot Jebli, qui veut dire « Montagnard », mais le
terme est plus souvent utilisé en tant qu'ethnonyme spécifique des Jbala (Vignet-Zunz,
1995). Correspondant aux sous zones montagneuses et aux vallées intérieures de la zone
rifaine. Les conditions du relief et la configuration du réseau hydrographique, réduisent
l’espace en versants très prononcés dans les vallées intérieures, les transformant ainsi en
authentiques enclaves. Le pays des Jbala, avec l’unité de la côte méditerranéenne, englobent
les formations de végétation naturelle les plus intéressantes de la région: sapin, cèdre,
chêne liège, chênes verts, pino canario et quelques chênes rouvres partagent des zones
écologiques et ont donc une grande importance environnementale.
5. Bas Loukkos
Constituant l’espace naturel le plus développé de la région, grâce à des sols de
qualité et à l’abondance de l’eau et couvrant les plaines alluviales argileuses et le plateau
sableux de Larache, il est caractérisé par une nappe phréatique importante dont. La quasi-
totalité de l’aire est recouverte de sédiments du Quaternaire : le manteau alluvial du bassin
36
du fleuve Loukkos. Cette aire présente un potentiel important pour son développement,
aussi bien au niveau naturel que socio-économique. Vers le milieu naturel sud de cette zone
on découvre la vallée du fleuve Loukkos d’une superficie totale de 156 000 ha dont 70 500
ha irrigables grâce aux conditions favorables sur le plan topographique et des sols
(Monographie générale, 2018). Le reste sera utilisé comme bour aménageable, bour
céréalier ainsi que parcours et inculte en moindre proportion. Enfin, dans sa limite la plus
méridionale, se trouvent les zones d’El Merja et Drader caractérisées par l’existence de
possibilités d’irrigation, des eaux souterraines et, peut-être, par un apport de la zone du
Gharb dans la marge gauche.
IV. Cadre géologique
Le domaine rifain défini par (Choubert & Marçais, 1952), englobe toutes les
montagnes de la chaîne rifaine, les collines qui les bordent vers l’extérieur et les unités
géologiques qui s’y rattachent (Maurer, 1968). Ce domaine est aussi présenté sous le nom
de «Maroc méditerranéen» (De Lamotte et al., 2008).
Le domaine du Rif faisant partie des chaînes alpines, est caractérisé par des
charriages qui ont déterminé sa structure (Figure 4). La chaîne rifaine constitue la charpente
du domaine géologique rifain. Elle comprend un ensemble de nappes qui ont été charriées
les unes sur les autres du Nord vers le Sud. L'argile et le schiste dominent, donnant des
reliefs progressifs et arrondis. Quelques massifs calcaires abritent de superbes canyons
(région de Tahar-Souk notamment). Elle présente des formes géosynclinales caractérisées
par des mouvements orogéniques répétés en plusieurs phases (précoces, préparoxysmales,
paroxysmales au Miocène tardives) et des magmatiques tardives et post-tectoniques
importantes, andésitiques et basaltiques (Oliva, 1977). Classiquement, trois grands
domaines sont distingués, de l’intérieur vers l’extérieur de la chaîne: les zones internes
(Domaine d’Alboran) qui chevauchent les nappes de flyschs elles-mêmes charriées sur les
zones externes. Ces dernières chevauchent à leur tour un socle Paléozoïque, pré-structuré
durant l’Orogenèse hercynienne(Andrieux, 1971).
37
Figure 4 : Carte géologique simplifiée du Rif (Suter, 1980)( carte géologique du Rif au 1/500000).
1. Domaine Externe
C’est un domaine structural vaste, qui représente la marge téthysienne de la plaque
africaine. Il est recouvert par les nappes de charriage de flyschs et en partie par le domaine
interne. Il est subdivisé en trois grandes parties qui sont de l’intérieur vers l’extérieur c’est-
àdire du Nord au Sud: l’Intrarif, le Mésorif, et le Prérif. Celles-ci sont surmontées par des
terrains allochtones secondaires et tertiaires appelés Nappes rifaines (Leblanc, 1979-1990).
i. Intrarif
Il est constitué de l’unité de Ketama, qui affleure exclusivement dans le Rif central
(Andrieux, 1971). C’est une unité parautochtone et épimétamorphique à matériel
schistoquarzitique d’âge liasique à Crétacé inférieur (Andrieux, 1971; Andrieux et al., 1973;
Frizon de Lamotte, 1985). Sa couverture décollée constitue: l’unité de Tanger, qui est
représentée surtout dans la partie occidentale du Rif externe. Sa série stratigraphique
comporte des formations allant de l’Albo-Aptien au Miocène inférieur, mais elle est
largement représentée par les marges argileuses au Crétacé supérieur. Enfin l’unité du
38
Loukkos, qui affleure dans le Rif occidental, les faciès qui prédominent sont les marno-
calcaires de l’Albo-Cénomanien et du Sénomien (Andrieux, 1971).
ii. Mésorif
Le Mésorif, entre l’Intrarif et le Prérif, correspond à des formations d’âge jurassique à
crétacé inférieur. La zone du Mésorif présente des caractéristiques différentes de part et
d’autre de la faille Nekor, dans le Rif occidental et central et dans le Rif oriental (Andrieux,
1971; Monié et al., 1994). Il est formé de terrains allant du Lias au Miocène moyen,
caractérisés par des dépôts argilo-gréseux du Callovo-Oxfordien (Wildi, 1981), et par les
calcarénites du Miocène moyen (Suter, 1965).
iii. Prérif
Il constitue la partie la plus méridionale de la chaine rifaine. Il est limité au Sud par la
plaine du Saïs, sur laquelle sont bâties les villes de Fès et Meknès, à l’Ouest par la plaine du
Rharb et le pays des Zemmour, et vers l’Est. Subdivisé à son tour en Prérif interne et Prérif
externe (Suter, 1980; Wildi, 1981).
Prérif Interne
Rif externe
2. Domaine Interne
Les zones internes du Rif constituent la partie marocaine émergée du domaine
d’Alboran. Elles sont constituées d’un empilement de trois grands ensembles, de la base vers
39
le sommet et de l’intérieur vers l’extérieur de la chaine: la dorsale calcaire, les Sebtides, et
les Ghomarides.
i. Dorsale calcaire
Elle borde les flancs Ouest et Sud des Ghomarides du Rif septentrional. La dorsale
calcaire correspond à un ensemble d’écailles à ossature carbonatée triasico-liasique massive
de plate forme (Didon et al., 1973; El Hatimi et al., 1991). Cette série surmonte d’autres
séries condensées jurassico-crétacées, coiffées par un matériel tertiaire détritique.
ii. Sebtides
Constituent l’ensemble des terrains métamorphiques et ultrabasiques,
correspondant à des unités polymétamorphiques allant du Carbonifère au Trias. Le complexe
des Sebtides forme un empilement de nappes de protolithes ante-alpins qui affleurent dans
quatre fenêtres tectoniques (Beni Mezala, Ceuta-Monte Hacho, Cabo Negro et Beni Bousera
sous les nappes des Ghomarides (Milliard, 1959).
iii. Ghomarides
Renferment un ensemble de nappes constituées de terrains paléozoïques peu
métamorphiques, à savoir les terrains épi-métamorphiques d’âge Silurien à Carbonifère
(Chalouan, 1986), surmontés d’une couverture mince et discontinue Méso-Cénozoïque. Les
Ghomarides sont constituées de trois écailles (Milliard, 1959) à matériel siluro-dévonien très
déformé (Chalouan, 1983), d’un Carbonifère à faciès discordant, d’un Permo-Trias à grès
rouge et dolomies et d’une couverture secondaire et tertiaire condensée.
V. Climat
La situation géographique du Rif entre deux mers, traversé par une chaine
montagneuse, se traduit par une gamme complète de climats méditerranéens à influence
40
océanique. Mais on ne peut se contenter de cette affirmation trop générale. En effet, cette
variante du climat méditerranéen présente une grande hétérogénéité, résultat de trois
éléments: l’altitude, la latitude et la continentalité (Monographie générale, 2018).
De par leur situation à l’extrême Nord-Ouest du pays et la variabilité imprimée à leur
relief par les nombreux massifs montagneux de la chaîne du Rif et les plaines côtières, les
bassins du Loukkos, du Tangérois et de la côte Méditerranéenne sont soumis à des
conditions météorologiques variées. Ainsi, l’influence océanique qui caractérise les bassins
du Loukkos et du Tangérois s’atténue progressivement dans les bassins côtiers du Nord avec
une aridité de plus en plus prononcée d’Ouest en Est.
1. Précipitations
Toute la partie du littoral occidental, entre Larache et Martil appartient à la zone
humide ou sub-humide avec des précipitations qui peuvent dépasser 700 mm/an (Figure 5).
La partie Est de la région (particulièrement pour les bas bassins situés entre Jebha et Al
Hoceima) reçoit à peine 400 mm/an (DMNM, 2018).
41
2. Températures
En général, les températures restent clémentes en hiver, douces en été aussi bien sur
les côtes qu’en altitude. Elles atteignent rarement 0°C au mois de Janvier et les maxima les
plus fréquents de ce mois oscillent entre 14°C et 18°C. En été, l’atmosphère se réchauffe
sensiblement, les températures maxima les plus fréquentes en Juillet varient de 16°C à 26°C.
Des pics de 32°C à 38°C peuvent être enregistrés quelques jours par an, mais leur fréquence
demeure exceptionnelle. Les mois d'été sont secs mais les chutes de pluie en hiver sont les
plus fortes de la région. La saison des pluies dure de Novembre à Janvier, et il arrive qu'elle
s'étende jusqu'au mois d'Avril (Monographie générale, 2018).
3. Évaporation
L'évaporation potentielle enregistrée quant à elle est importante et varie entre 1200
et 1900 mm/an (1800 mm à 1900 mm dans le bassin du Tangérois et 1400 mm à 1600 mm
dans les bassins côtiers méditerranéens). Elle est maximale en Juillet–Août et minimale en
Décembre-Janvier, alors que les mois de Mai à Septembre totalisent à eux seuls, près de 70%
de l’évaporation annuelle (HCP, 2018). Enfin, et en raison de la proximité du site de Tanger
au détroit, le secteur côtier est très venteux avec des courants d’air de directions
dominantes Est ou Ouest qui s’engouffrent par le couloir de Gibraltar.
4. Climagramme d’EMBERGER
Le climagramme d’EMBERGER permet de déterminer l’étage bioclimatique d’une
2000 P
station donnée. Il est déterminé à partir de la formule (Baldy, 1960) : Q 2 = , dont :
M2 −m2
42
m : Moyenne minimale du mois le plus froid en °C
Le choix est porté sur quatre stations climatiques (Al Hoceima, Chefchaouen, Tétouan
et Tanger), réparties au tour de la région du Rif, pour les mêmes séries pluviométriques et
thermiques, avec les caractéristiques suivantes (Tableau 5).
43
Figure 6 : Projection des stations climatiques dans le climagramme d’EMBERGER.
44
VI. Biodiversité floristique et faunistique
1. Flore
La place primordiale du Rif est due à sa position biogéographique importante comme
arrière-pays de l'empire holarctique (Sauvage, 1959). Il est caractérisé par un gradient
d’altitude responsable de l’étagement de la végétation et un gradient longitudinal
responsable de la variation latérale de la végétation. On y retrouve relativement beaucoup
d'espèces de souche septentrionale qui sont pour la plupart rares.
45
parmi les plus fortes du Maroc, avec pour conséquence directe la perte de terres agricoles et
l’envasement de retenues des barrages.
Figure 7 : carte générale de la végétation du Maroc, d’après la carte de l’UNESCO (White, 1986)
modifiée.
2. Faune
La faune terrestre est également riche. L’avifaune est particulièrement diversifiée,
avec plus de 150 espèces, partagées entre espèces strictement marines, espèces limicoles et
espèces terrestres se rencontrant fréquemment sur la bande côtière (le balbuzard pêcheur,
le Goéland d'audouin, le faucon pèlerin, l'aigle botté, l'aigle de bonelli, le circaète Jean le
blanc, l'aigle royal, l'aigle ravisseur, le vautour fauve, etc (Franchimont & Saadaoui, 1998).
46
La richesse et la diversité des espèces présentes sur les côtes méditerranéennes du
Maroc, ont amené la création de nombreux espaces protégés, dont des SIBE (site d’intérêt
biologique et ecologique), des sites RAMSAR, et des parcs naturels. Les deux parcs
nationaux: de Talassemtane et d’Al Hoceima, ainsi que le parc naturel régional de
Bouhachem témoignent d'une riche biodiversité régionale et d’une faune et flore variées. La
montagne est entourée d’une cédraie naturelle et le parc inclut plusieurs espèces de
mammifères. Il est à noter que des cerfs d'Afrique du Nord ou cerf de berbèrie y ont été
réintroduits en 1994 (Monographie générale, 2018).
Parc national de Talassemtane
Le parc crée en 2004, adossé à la ville de Chefchaouen et s'étendant sur 58 950
hectare offre des paysages d'une rare qualité où la pierre et l'arbre, la roche et la forêt, les
immenses points de vue et les gorges profondes s'associent étroitement (APDN, 2013).
Le parc renferme les seules sapinières marocaines, derniers témoins d'un écosystème
unique sur le plan mondial et aujourd'hui menacé de disparition. Ces sapinières constituent
le cœur de la zone centrale du parc, qui s'étend sur 3 000 ha (Boukil, 1998). On recense plus
de 1 380 espèces végétales sur l'ensemble du Parc, dont des espèces endémiques comme le
sapin du Maroc et le pin noir (Rhattas et al., 2016). Le parc constitue aussi un refuge de choix
pour plus de 35 espèces de mammifères dont la plus connue est le singe magot, qui
fréquente les nombreuses grottes disséminées dans les montagnes. L'avifaune est très riche
avec plus de 100 espèces recensées, dont certaines sont emblématiques comme l'aigle royal
(Kettani et al., 2010).
Parc national d’Al Hoceima
Le parc national d'Al Hoceima a été créé en 2004 et s'étend sur une superficie de 48
460 ha englobe une partie terrestre (Massif des Bokkoyas) et une partie située en mer. Il
offre une qualité esthétique exceptionnelle, englobant les sites côtiers les mieux préservés
de la côte Nord marocaine, avec de hautes falaises et un arrière-pays montagneux (HCP,
2018).
Le parc compte plusieurs espèces de mammifères. Par ailleurs, il est caractérisé par
une grande diversité spécifique marine illustrée notamment par la présence d’espèces rares
en méditerranée. On y retrouve par exemple la grande patelle, grande cigale, corail
rouge...etc. Le mérou est particulièrement bien représenté, tandis qu’il se raréfie ailleurs en
méditerranée occidentale. L'existence de falaises intérieures et côtières, ainsi que des vastes
47
vallées et des gorges font du parc un lieu idéal pour l’existence de tous types d'oiseaux,
principalement les rapaces (El Hadri et al., 2019).
Parc naturel régional de Bouhachem
Ce parc couvre 80 000 hectares abrite des formations forestières parmi les plus belles
du Maroc et à la biodiversité floristique élevée : zénaie (Quercus canariensis Willd.), tauzaie
(Quercus Pyrenaica Willd.), subéraie (Quercus suber L.), pinède (Pinus pinaster var.
maghrebiana Villar) ou encore cédraie (Cedrus atlantica (Endl.)) (APDN, 2013). 32 espèces de
mammifères (dont 11 espèces endémiques, rares ou menacées), 29 espèces de reptiles
(dont 6 endémiques) et 91 espèces d'oiseaux (dont 32 endémiques, rares ou menacés)
cohabitent dans les limites du site et notamment le milan royal, l’aigle royal, le faucon
pèlerin et le hibou grand-duc (Franchimont & Saadaoui, 1998).
VII. Population
Sur la base de projections de la population de 2018, la région Tanger-Tétouan- Al
Hoceima abrite une population de 3 725 191 habitants, représentant 10.6% de la population
du Maroc. La population urbaine s’élève à 2 287 315 habitants (Tableau 6), traduisant un
taux d’urbanisation de 61.4%, contre 62.4% enregistré au niveau national (CERED-HCP,
2018).
Tableau 6 : Population selon les provinces et préfectures et le milieu de résidence, Région Tanger-
Tétouan-Al Hoceima, 2018.
48
Selon le dernier recensement de la population de 2014, la région du Tanger Tétouan-
Al Hoceima est classée la cinquième des régions avec une population de 3 549 512 habitants,
soit une part de 10.49 % de la population totale du pays (Tableau 7).
AL Hoceima 122 846 272 798 395 644 137 369 262 285 399 654
Chefchaouen 48 962 373 929 422 891 57 329 399 960 457 289
Larache 238 158 234 228 472 386 265 346 230 928 496 274
M'diq-Fnideq 129 166 11 610 140 776 197 483 11 835 209 318
Ouezzane 67 313 237 215 304 528 70 113 230 390 300 503
Tanger-Asilah 728 888 58 073 786 961 999 782 60 520 1 060 302
Tétouan 338 219 139 995 478 214 397 393 152 376 549 769
Région 1 673 552 1 395281 3 068 833 2 124 815 1 424 697 3 549 512
49
Pourcentage % Rural Urbain
100%
80%
60%
40%
20%
0%
L’indice synthétique de fécondité en 2014 de la région est de 2.2 enfants par femme,
équivalent à celui national à signaler que 8.2% de la population de Tanger-Tétouan-Al
Hoceima parlent Tarifit et 97.3% parlent Darija (HCP, 2014).
50
Tétouan-Al Hoceima. Cette constatation s’affirme encore plus par milieu de résidence
puisque la population urbaine ce cette préfecture constitue près de la moitié de la
population urbaine régionale (HCP, 2014). Par ailleurs, se sont les préfectures de Tanger-
Assilah et de M’diq-Fnideq qui ont vu le poids de leur population s’accroître entre 2004 et
2014 au détriment des autres provinces de la région (Tableau 9). Les préfectures de M'Diq-
Fnideq et de Tanger-Asilah ont enregistré les taux d'accroissement les plus fort : 8.11% et
3.13% respectivement, suivies de loin par la province de Chefchaouen (0.79%) et de la
province de Tétouan (0.62%) alors que la province de Fahs-Anjra et de Ouezzane
enregistrent des taux négatifs les plus bas de la région (-0.04% et -0.13% respectivement), la
province de Larache et d’Al Hoceima quant à elles affichent respectivement les taux de
0.50% et 0.10% (HCP, 2014).
S’étendant sur une superficie de 17 262 km2, soit 2.43% du territoire national et
compte 3 557 milliers d’habitants, soit une densité de 206 habitants au km 2, la région de
Tanger Tétouan Al Hoceima est constituée de quatre unités environnementales homogènes.
Il s’agit d’aires spatiales plus ou moins étendues qui présentent des caractéristiques
semblables quant à leurs conditions naturelles (HCP, 2014).
La région est la troisième des régions les plus densément peuplées du pays après les
régions Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kenitra, avec un rapport de 206 habitants au km²,
51
comparée à la densité de l'ensemble du Maroc (47.6), Au niveau communal, la densité varie
de 28 habitants par Km² (21 communes ont une densité inférieure à 50 habitants par Km²) et
18 mille habitants/Km² au niveau de M’diq et Tanger (14 communes ont une densité
supérieure à 500 habitants par Km²).
1. Agriculture
Le secteur de l’agriculture l’un des piliers de l’économie marocaine, a constamment
constitué une priorité dans la stratégie de développement économique et social du pays. Si
le secteur agricole constitue le principal moteur de l’économie national, ce constat l’est
devenu aussi pour la région de Tanger-Tétouan AL Hoceima. En effet, cette région, se
caractérise par une diversité géomorphologique et climatique qui lui a permis de développer
un fort potentiel agricole notamment au niveau de la plaine de Loukkos. Ce secteur connaît
actuellement un développement continu lui permettant d’occuper une position de choix
dans le développement économique de la région avec 14% du PIB (HCP, 2018).
52
population active occupée rurale en 2016) que par les effets induits sur la création d’unités
agro-industrielles.
53
zone d’influence de DPA couvre 85% de la superficie totale de la région Tanger-Tétouan. Les
DPA disposent d’un ensemble de structures d’encadrement des exploitants agricoles
installés dans leur zone d’intervention.
180 000
160 000
140 000
120 000
100 000
80 000
60 000
40 000
20 000
0
54
[Link]
Jachère Permane
4% Boisements
Plantations Denses 0% Forêstiers
4% 0%
Terres de Labour
46%
Bours Irriguées
42% 4%
Figure 10 : Les superficies agricoles utiles (ha) selon les utilisations et la province / préfecture,
2016.
55
Chapitre II : Méthodologie
Introduction
I. Type d’étude
C’est un travail de terrain qui consiste à aller à la rencontre des utilisateurs des
plantes médicinales pour s’enquérir de leur méthode de traitement des maladies par les
remèdes à base de plantes aromatiques et médicinales. Il s’agit donc d’une étude
prospective observationnelle, transversale et quantitative.
Al Hoceima
Chefchaouen
Tétouan
Fahs Anjra
56
Figure 11 : Situation géographique de la région d’étude (Fennane et al., 1999), carte modifiée.
Questions fermées
Questions ouvertes
Questions semi-ouvertes.
57
V. Échantillonnage
Dans ce travail, l’échantillon a été élaboré grâce à un mode d’échantillonnage
probabiliste (aléatoire) stratifié (Godron, 1971) non proportionnel, il est divisé en groupes ou
strates, ayant concerné les villes, les villages, les douars et les souks hebdomadaires de la
région d’étude. On s’est basé sur les facteurs écologiques (climat, sol, altitude), la végétation
et la distribution de la population.
Dans la région d’étude, nous avons choisi 28 strates les plus représentatives. Cela a
été fait sur la base de la présence de toutes les catégories de la population qui utilisent les
plantes aromatiques et médicinales (herboristes, pharmaciens, tradipraticiens, herboristes,
récolteurs de plantes, guérisseurs et autres). Qui ont été informés de l'objectif de cette
étude après avoir obtenu leur confiance et ont été régulièrement interrogés en Amazigh ou
en Arabe dialectes en fonction de la langue parlée par chaque cas, afin de collecter et de
documenter les connaissances locales sur l’utilisation des plantes aromatiques et
médicinales pour traiter les différents types de maladies (Figure 12).
En procédant par un échantillonnage aléatoire stratifié (Kahouadji, 1986), des
échantillons sont ensuite formés dans chacune des 28 strates, dont sept communes urbaines
[S1 : Al Hoceim (40), S12 : Chefchaouen (40), S15 : Tétouan (40), S19 : Martil (40), S20 : Md’q
(40), S21 : Fnideq (40), S26 : Tanger (41)] et vingt-et-un communes rurales [S2 : Ajdir (35), S3 :
Izefzafen (30), S4 : Bni Hadifa (30), S5 : Targuist (40), S6 : Tizi n Tchin (30), S7 : Issaguen (34), S8
: Bab Berred (35), S9 : Cherrafate (30), S10 : Bab Taza (30), S11 : Derdara (29), S13 : Akchour
(35), S14 : Fifi (30), S16 : Bni Karrich (40), S17 : Mallalyène (35), S18 : Zinat (36), S22 : Belyounich
(35), S23 : Melloussa (39), S24 : Ksar Esghir (34), S25 : Bni Ouassin (36), S27 : Al Bahraouiyne (39),
S28 : Jouamaa (39)] et ils sont mis ensemble pour constituer l’échantillon global de 1 000
personnes. Sachant que le nombre de personnes enquêtées varie d’une strate à une autre
en fonction de l’abondance des plantes médicinales recherchées (Annexe B).
Les strates ont été sélectionnés, pour la plupart, sur la base de leur accessibilité, de
leur situation dans la région d’étude et du fait que les coopératives intéressées par les PAM
sont organisées (Beni karrich, Belyounech, Derdara, Melloussa) et réputés pour avoir une
bonne connaissance sur l’utilisation des plantes aromatiques et médicinales. Ces techniques
nous paraissaient adéquates pour réaliser des enquêtes ethnobotaniques variées d’une
strate à une autre dans la région d’étude (Lahsissene et al., 2009).
58
Figure 12: Répartition des strates d’enquêtes dans la région d’étude.
59
médicinales pour un objectif thérapeutique. Ainsi que toute personne passagère issue d’une
région autre que celle de Rif. Le questionnaire est destiné à toute personne autochtone se
déclarant volontaire pour participer à l’enquête et s’engageant à y répondre sincèrement.
Il y a aussi d'autres plantes qui ont été classées dans plusieurs catégories, mais elles
ne sont développées que dans la catégorie dans leurs propriétés médicinales
particulièrement reconnues. Par exemple l’ail est développé dans les plantes digestives est
parfois cité pour traiter les affections métaboliques. Elles sont réparties dans 8 catégories :
60
Les plantes actives sur les affections dermatologiques
Les plantes actives sur les affections ostéo-articulaires
Les plantes actives sur les affections cardio-vasculaires
Les plantes actives sur les affections du système digestif
Les plantes actives sur les affections du système respiratoire
Les plantes actives sur les affections génito-urinaires
Les plantes actives sur les affections neurologiques
Les plantes actives sur les affections métaboliques
61
(FIV), de la fréquence relative de citation (RFC), de la valeur d’une partie de plante (PPV), du
niveau de fidélité (FL) et du facteur de consensus des informateurs (ICF).
relative de citation très significative sont celles ayant un niveau d’usage élevé.
plante et RUPlant part est la somme des utilisations déclarées par partie de la plante. La
partie présentant l'indice de PPV le plus élevé est la plus utilisée par les répondants.
62
l’usage du [Link] niveau de fidélité (FL) est le pourcentage d'informateurs qui ont
mentionné les utilisations de certaines espèces de plantes pour traiter une maladie
particulière dans la région d'étude. L'indice FL est calculé à l'aide de cette formule (Friedman
Np
et al., 1986) : FL (%) = x 100.
N
63
64
Partie III : Résultats et discussion
Introduction
Les résultats présentés dans cette étude ont été discutés à l’aide des figures réalisées
à partir de traitements statistiques descriptives et quantitatives qui regroupent toutes les
connaissances éthnomédicinales traditionnelles rifaines. Pour l’ensemble des espèces
recensées nous allons les représenter sous forme d’un catalogue.
Aizoaceae
En cataplasmes, elle agit sur les brûlures et les plaies superficielles. Elle calme les
zones touchées par les piqûres d'insectes. Elle apaise les rougeurs et les prurits. Elle permet
de diminuer les œdèmes ou les gonflements (Bellakhdar, 1997). La plante est préconisée
contre les quintes de toux convulsives et les bronches encombrées. Elle entre dans le
traitement de la tuberculose et des affections pulmonaires. Elle est utilisée pour le soin des
peaux irritées (brûlures, plaies ou piqûres).
65
Amaranthaceae
Les feuilles de Beta vulgaris L. sont à consommer en cas d’inflammation des voies
urinaires, les graines en infusion sont utilisées contre la constipation, l’anémie et la
congestion de la rate suite à un problème infectieux (Bellakhdar, 1997). En cataplasme, les
feuilles cuites et écrasées permettent de soulager les abcès, de traiter les croûtes de lait du
nourrisson ou les mycoses interdigitales.
Une décoction de tige et de feuille est utilisée dans le traitement des douleurs gastro-
intestinales, du ballonnement intestinal et des parasitoses intestinales (ascaridiose)
(Bellakhdar, 1997). Le jus de feuilles fraîches mélangé avec le jus d’orange est utilisé en cas
de constipation, le cataplasme en feuilles est efficace contre l’eczéma (Kahouadji, 1995). La
66
poudre, en décoction, est prescrite contre la toux, le froid, la fièvre et la diarrhée. N.B: C'est
une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, & Faure, 1945; Jamila & Mostafa, 2014).
Salsola kali L. (El Herd, Soude brûlée) – Plante sauvage, Localité : Tétouan, Izefzafen, Bni
Hadifa, Targuist, Bab Taza, Fnideq.
L’infusion de la plante fraîche de Salsola kali L. est utilisée pour combattre la diarrhée
et les douleurs gastriques. Les feuilles peuvent être ajoutées aux céréales comme
aromatisants. N.B : C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945).
Spinacia oleracea L. (Sabanikh : Selq : Baqqola romya, Epinard) –Plante cultivée, Localité :
Tétouan, Tanger, Chefchouaen.
Les feuilles fraîches sont bouillies avec la mauve et utilisées par voie orale contre le
refroidissement (Bellakhdar, 1997). La poudre de feuilles en cru est employée contre les
maux gastriques et cardiaques.
Amaryllidaceae
Allium cepa L. (Bassla : Azalim, Oignon) – Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
Le broyat de bulbe d’oignon se met sur les cheveux pour les faire pousser
(Bellakhdar, 1997). Le jus d’oignon, ajouté au lait fermenté, est administré comme un
remède efficace contre le diabète à raison de prendre 1 verre par jour en dehors de repas
(Kahouadji, 1995). Les cataplasmes d’oignon trituré avec l’huile d’olive sont aussi utilisés:
comme maturatif des abcès et furoncles. L’oignon est utilisé en cas de lipothymie.
67
Allium porrum L. (Borro : Korrath, Poireau) – Plante cultivée, Localité : Tétouan,
Talambout, Chefchouaen, Tanger.
Des cataplasmes de poireau sont utilisés pour empêcher les blessures de s’infecter.
L’infusé de feuilles utilisé contre les problèmes cardiaques (Kahouadji, 1995). Les poireaux,
dont le goût est intermédiaire entre ceux de l'oignon et de l'asperge, se consomment cuits
(Bellakhdar, 1997). On peut les manger froids en vinaigrette, mais ils entrent le plus souvent
dans la préparation de plats chauds.
Allium sativum L. (Touma: Tishert, Ail) – Plante cultivée, Localité : Al Hoceiman, Tétouan,
Fnideq, Chefchouaen, Tanger.
L’ail est consommé cru toute seule ou avec l’huile d’olive contre la toux, l’angine, la
pharyngite et le cancer. Le broyat mélangé avec le miel est indiqué en cas de douleurs
rénales et cardiaques. La consommation de l’ail en nature chaque jour sous toutes ses
formes (cru ou bien cuit) est indiquée contre le diabète. La consommation d’une salade à
base d’ail cru, de tomate, de laitue cultivée, et d’huile d’olivier est conseillée aux personnes
diabétiques. L’ail est conseillé en cas de douleur dorsale (Bellakhdar, 1997). En cas
d’hypertension artérielle, l’ail est utilisé sous toutes ses formes. L’ail utilisé en cas
d’affections respiratoire par des massages sur la poitrine (Kahouadji, 1995). L’ail utilisé
également en cas d’affection métbolique.
Anacardiaceae
Pistacia atlantica Desf. (Lbtem : Ijj : Atnou, Pistachier de l’Atlas) - Plante sauvage,
Localité : Zinat, Talambout, Chefchouaen, Cherrafat.
Les feuilles et l’écorce, sont utilisées, en décoction, contre les maux de ventre et les
douleurs gastriques. En inhalation, les feuilles sont employées comme fébrifuge (Bellakhdar,
1997; Kahouadji, 1995). Les galles sont utilisées en poudre, seules ou associées au sumac
vernis comme antidiarrhéique et stomachique.
68
Pistacia lentiscus L. (Drou : Fadis : Tidekt, lentisque) - Plante sauvage, Localité : Zinat,
Talambout, Chefchouaen, Melloussa, Tanger, Cherrafat.
Rhus pentaphylla (Jacq.) Desf. (Tizgha : Azad : Keff en-nesr, Sumac vernis) - Plante
sauvage, Localité : Bni Karrich, Talambout, Chefchouaen, Bni Ouassin, Tanger, Cherrafat.
Les feuilles, les racines et les écorces, en décoction, sont employées pour combattre
les troubles gastro-intestinaux et dermatologiques (Bellakhdar, 1997). Les fruits, frais ou
secs, sont utilisés dans le traitement des diarrhées, de diminuer le cholestérol et d’apaiser les
maux de gorge.
La décoction de fruits et feuilles était réputée avoir des propriétés analgésiques pour
un usage externe sous forme de cataplasme chaud pour calmer les douleurs musculaires
rhumatismales ainsi que les douleurs provoquées par l’irritation du nerf sciatique.
Apiaceae
Ammi majus L. (Tlillan : Trillan, Ammi élevé) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
69
Ammi visnaga (L.) Lam. (Bechnikha, Khella : Noukha : Herbe aux cures dents) - Plante
sauvage, Localité : Al Hoceima, Chefchouaen, Tanger, Cherrafat, Tanger.
Les graines mélangées avec la soupe ou en infusion sont très employées dans
diverses maladies infantiles de l’appareil digestif (les douleurs gastriques, les nausées,
vomissements chez les nouveau-nés) (Bellakhdar, 1997). L’infusion est conseillée comme
somnifère pour les personnes âgées.
Apium graveolens L. (Lkrafes, Céleri) - Plante cultivée, Localité : Toute la région d’étude.
Le broyat de feuilles, en cataplasme, est employé pour rétablir le déplacement d’os
de leur position originale (Kahouadji, 1995). Les feuilles, en infusion ou en décoction, sont
utilisées comme bain bouche pour traiter les maladies buccales et les maux de dents
(Bellakhdar, 1997). Ainsi, le céleri est utilisé contre les douleurs gastriques, les
ballonnements, l’arthrite, les calculs rénaux et biliaires et contre les rhumatismes.
Carum carvi L. (Karwiya, Carvi) - Plante cultivée, Localité : Toute la région d’étude.
Les graines, en infusion, sont utilisées contre les douleurs abdominales, les
rhumatismes et comme aphrodisiaque (Kahouadji, 1995). En infusion dans du lait, elles sont
très recommandées pour activer les sécrétions salivaires, gastriques et biliaires et pour
calmer les agitations des bébés et les aider à s’endormir (Bellakhdar, 1997). En inhalation,
elles stimulent l'appétit. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Bruneton, 1996;
Sijelmassi, 1993).
70
Conium maculatum L. (Choukran : Barbous, Grande ciguë) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
La plante est utilisée en cataplasme dans les parties génitales de la femme pour
faciliter l’accouchement et contre la stérilité féminine (Bellakhdar, 1997). Les feuilles cuites
sont utilisées comme complément alimentaire contre le diabète et les maladies du rein. Elles
sont utilisées contre la fièvre. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Garnier et al.,
1961).
Les graines sèches de coriandre, cru ou en infusion dans l’eau, sont employées dans
le traitement de diabète et d’ulcère duodénal et pour diminuer les taux de cholestérol
(Bellakhdar, 1997). La coriandre fait abaissée beaucoup la glycémie (Kahouadji, 1995).
L’infusion de graines est indiquée par voie orale lors des règles douloureuses. Une
cuillère à café de la poudre de graines est consommée cru contre la diarrhée (Bellakhdar,
1997). En poudre ou absorbées avec de l’eau, les graines de cumin sont recommandées en
cas de diarrhée, douleurs menstruelles et troubles gastro-intestinaux (Kahouadji, 1995). En
cataplasme, le cumin est utilisé contre les oreillons. N.B: C'est une plante toxique
(Bruneton, 1996; Charnot, & Faure, 1945; Garnier et al., 1961).
Daucus carota L. (Khizou : Jazar, Carotte cultivée) - Plante cultivée, Localité : Tanger,
Talambout, Chefchouaen, Bni Karrich, Zinat, Bni Abdellah.
71
Eryngium ilicifolium Lam. (Zerriga : Chkour, Panicaut) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
La racine et la fleur en décoction, sont employées contre les douleurs des intestins et
le refroidissement (Bellakhdar, 1997). La plante entière triturée et mélangée avec du miel,
est recommandée dans le traitement des angines et de refroidissement.
La poudre de feuilles est utilisée pour traiter le cancer et les maux gastriques
(Bellakhdar, 1997). Le décocté de feuilles dans le thé est administré contre les douleurs
gastriques. Les feuilles, en décoction dans le thé, sont prescrites contre l’hyperthyroïdie.
N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Bruneton, 1996; Charnot, 1945; Garnier et
al., 1961).
Foeniculum vulgare Mill. (Lbesbas, Fenouil officinal) - Plante cultivée, Localité : Ajdir,
Tanger, Md’q, Fnideq, Tétouan, Zinat Bni Karrich, Chefchouaen.
En décoction ou en poudre, les graines sont utilisées dans le traitement des embarras
gastroduodénaux, de l’asthme (Kahouadji, 1995). Pour traiter les maladies respiratoires,
notamment les bronchites et l’asthme, les graines, tamisées et mélangées avec le fenugrec
et la nigelle, le tout enrobé de miel sous forme de boules, sont prises matin et soir. Une
décoction des graines est administrée en cas de douleurs gastriques. Les racines en poudre,
associées au miel sont employées contre les douleurs intestinales. N.B: C'est une plante
toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945).
Petroselinum sativum Hoffm. (Maâdnous, Persil) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
L’infusion de graines est utilisée par voie orale en cas de lithiase rénale (cailloux ou
pierres dans les reins) (Kahouadji, 1995). Le décocté de tige feuillée ou rhizome est indiqué
par voie orale, contre la lithiase rénale et le refroidissement, et comme aphrodisiaque. La
décoction de racine est employée contre les rhumatismes (Bellakhdar, 1997). Celle de la tige
feuillée est utilisée contre les calculs rénaux, Les cataplasmes de plante entière fraîche sur
les seins sont utilisés pour arrêter la montée du lait.
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Pimpinella anisum L. (Habbat Hlawa, Anis vert) - Plante cultivée, Localité : Tanger,
Tétouan, Bni Karrich.
Ridolfia segetum (L.) Moris (Slilo : Aslouj, Aneth des moissons) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
Traitement contre la stérilité féminine, elle est aussi tonifiante. La poudre de feuilles
est utilisée pour traiter les douleurs gastro-intestinales et la toux (Bellakhdar, 1997). La
poudre de racines, en infusion, est utilisée pour traiter les douleurs des dents et les maux
intestinaux. N.B: C'est une plante toxique (Charnot, & Faure, 1945; Jamila & Mostafa, 2014;
Sijelmassi, 1993).
73
Apocynaceae
La poudre ou les feuilles, associées avec le Lben, est préconisée par voie orale dans le
traitement des kystes génitaux et calculs rénaux (Bellakhdar, 1997). Les jeunes raquettes
mixées avec le lait comme un jus sont utilisées comme un traitement efficace contre le
diabète à raison de prendre un verre par jour après le petit déjeuner.
Nerium oleander L. (Defla, Alili, Laurier rose) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Le rinçage des pieds par le décocté de feuilles est indiqué contre le diabète et le
rhumatisme articulaire (Bellakhdar, 1997). Le frottement direct et local de la gencive par les
feuilles de Laurier rose est indiqué en cas de gingivite. La macération de feuilles, en friction
externe, est recommandée contre la gale, l’ostéoporose et la chute des cheveux et l’arthrose
(Kahouadji, 1995). La décoction de feuilles est utilisée comme hypoglycémiante. Celle de la
racine est employée, en gargarisme, pour soulager les maux dentaires. N.B: C'est une plante
très toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945; Sijelmassi, 1993; Zekkour, 2008).
Vinca minor L. (El Innakia, Petite pervenche) - Plante sauvage, Localité : Cherrafat, Jbel
Lkbir.
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Araceae
Araliaceae
Hedera helix L. (Louwaya, Lierre grimpant) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Arecaceae
Chamaerops humilis L. (Doum, Jummar, El Ghaz : Iguezdam : Azef, Palmier nain) - Plante
sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
L’infusé de fruit est conseillé après les repas en cas d’ulcère gastrique (Kahouadji,
1995). La racine en nature ou bien cuite dans l’eau est administrée comme antidiabétique.
La noix de dattier et l’ail sont mélangés avec l’huile d’olivier pour les soins des cheveux.
Phoenix dactylifera L. (Tmar, Tazdayet, Nakhla, Palmier dattier) - Plante introduite du Sud
Ouest du Maroc.
La graine de dattier en poudre est efficace contre la glycémie, les gens du Rif disent
qu’il diminue le taux du sucre durant une heure (Kahouadji, 1995). En plus la consommation
quotidienne de dattes est indiquée pour garder l’équilibre et le bon fonctionnement de
l’organisme surtout le cœur. La racine de Phoenix dactylifera L. en décoction dans l’eau est
utilisée contre le diabète (Bellakhdar, 1997).
75
Aristolochiaceae
Le décocté de rhizome de l’aristoloche est utilisé une fois par jours par voie orale en
cas d’atteinte par le cancer et problèmes urinaires (Bellakhdar, 1997). La poudre de feuille
est utilisée en cataplasme comme antiseptique et cicatrisant des plaies et des blessures. N.B:
C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Bruneton, 1996; Sijelmassi, 1993).
Asparagaceae
Agave Americana L. (Sabra, Agave d'Amérique) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Agave sisalana Perrine. (Aloe Vera, Sisal) - Plante sauvage, Localité : Tanger, Tétouan,
Fnideq, Md’q, Talambout.
L'agave se présente sous la forme de jus ou de gel. Les feuilles de l’aloe vera en
cataplasme auraient des vertus préventives contre la sciatique, l'ostéoporose et le diabète.
De ses feuilles, que l'on peut couper toute l'année, on extrait une sève riche en vitamines.
Les feuilles fraîches hachées en décoction sont utilisées contre le diabète (Kahouadji,
1995). Une infusion de feuilles (une tasse après chaque repas) est utilisée en cas d’une
digestion lente et de constipation. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997).
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Asparagus densiflora Kunth. (Sekkom: Tazzut, Asperge) - Plante sauvage, Localité :
Tanger, Chefchouaen, Issaguen.
Les jeunes pousses d’asperge, en décoction, sont prescrites contre les rhumatismes,
la diarrhée et la bronchite (Kahouadji, 1995). En gargarisme, contre les maux dentaires.
L’infusion de baies est indiquée contre les douleurs abdominales. N.B: C'est une plante
toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, & Faure, 1945; Jamila & Mostafa, 2014).
Les jeunes tiges, en infusion avec des œufs de poulet et de l’huile d’olive, sont
indiquées contre la constipation et comme une puissante spermatogénèse et un
aphrodisiaque pour tous types de refroidissement et surtout pour augmenter la puissance
sexuelle (Bellakhdar, 1997). N.B: Toxicité est indiquée par la population du Rif.
Asparagus stipularis Forssk. (Sekkom: Tazzut, Asperge) - Plante sauvage, Localité : Ajdir,
Talambout, Tanger.
Le décocté de rhizome est indiqué par voie orale contre les douleurs intestinales et le
cancer. L’infusé est utilisé par voie orale contre le rhumatisme.
Asphodelus microcarpus Salzm. & Viv. (Lberwag : Inghri, Asphodèle à petits fruits) - Plante
sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
La racine tubérisée est creusée, puis remplie d’huile d’olive qui par la suite est
administré en instillation auriculaire, pour le traitement des affections de l’oreille
(Bellakhdar, 1997). La poudre ou la décoction de racines tubérisées, est utilisée, en
cataplasme, dans les soins des abcès. Les racines tubérisées sont utilisées en usage externe
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contre la sciatique, les hémorroïdes et les mycoses. N.B: C'est une plante toxique
(Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945; Sijelmassi, 1993).
Drimia maritima (L.) Stearn. (Ansal, Scille) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Le patient atteint de la fièvre typhoïde passe toute la nuit couché sur le broyat de la
plante entière placée sur le matelas (Bellakhdar, 1997). Pour le traitement de l’ulcère
duodénal et de l’hépatite (la jaunisse), le bulbe de scille est placé dans un bouilleur plein
d’eau, surmonté d’une couscoussière dans laquelle on dispose le couscous complet, une fois
que ce couscous est bien imprégné de vapeur, on le retire et on fait la fumigation sur la
vapeur et le couscous sera mangé (Kahouadji, 1995). N.B : Scille est une plante très toxique
(dangereuse) (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945; Garnier et al., 1961; Jamila & Mostafa, 2014;
Sijelmassi, 1993).
Muscari comosum (L.) Mill. (Bsyla, Ail à toupet) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Une décoction à base de bulbe est utilisée en massage pour soulager les douleurs
rhumatismales, digestives et articulaires (Bellakhdar, 1997; Kahouadji, 1995).
Asteraceae
Anacyclus pyrethrum (L.) Lag. (Tiguentest : Ark shlouh, Pyrèthre d’Afrique) - Plante
sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Anacyclus radiatus Loisel. (Far Dahabya : Rjel djaja, Anacycle radié) - Plante sauvage,
Localité : Tanger, M’diq, Fnideq, Tétouan.
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Artemisia absinthium L. (Chiba, Absinthe) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
Le décocté de tige feuillée et du lait est utilisé par voie orale contre le
refroidissement, et il est utilisé à jeune le matin pendant trois jours pour laver l’estomac en
cas d’ingestion de substance toxique (Kahouadji, 1995). L’infusé préparé à partir de la tige
feuillée et l’huile d’olive est instillé dans les oreilles contre l’otite (Bellakhdar, 1997). Les
fleurs séchées d'absinthe est un breuvage aux propriétés digestives et vermifuges.
Egalement utilisée dans le combat contre la paresse, l’anémie, les oxyures, la gastrite. N.B:
C'est une plante toxique (Jamila & Mostafa, 2014; Ziyyat et al., 1997).
Artemisia herba-alba Asso. (Chih : Izri : Ifsi, Armoise blanche) - Plante cultivée, Localité :
Toute la région d’étude.
Artemisia mesatlantica Maire. (Chih Al allsat : Chih Elkhrayssi : Izri, Armoise bleue) -
Plante sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Une décoction de parties aérienne avec le lait est utilisée contre le mal de tête et
l’hyperglycémie (Kahouadji, 1995). Une infusion de parties aériennes de la plante (une petite
poignée de la plante dans une théière) est utilisée comme antidiabétique. N.B: C'est une
plante toxique (Bellakhdar, 1997; Jamila & Mostafa, 2014; Sijelmassi, 1993).
Une solution préparée par mélange de l’eau et la poudre de racines associée aux
feuilles de henné est préconisée par rinçage du corps contre le prurit (Bellakhdar, 1997). Le
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masque naturel préparé à partir de la poudre des racines et de l’eau est conseillé par
badigeonnage contre la chute des cheveux. En cataplasme, la racine intervient dans le
traitement de l’eczéma et des abcès. On l’emploi également dans le traitement des rhumes,
des vertiges et des accouchements difficiles, en fumigation (Kahouadji, 1995). La décoction
de racine est utilisée en bain de bouche pour blanchir les dents. N.B: C'est une plante très
toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, & Faure, 1945; Sijelmassi, 1993).
Calendula arvensis [Link]. (Jemra : Azwiwel, Souci des champs) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
Calendula eckerleinii Ohle. (Jemra , Souci) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Les feuilles fraîches mastiquées sont utilisées pour traiter les douleurs des dents et
de la gingivite (Bellakhdar, 1997). La tige fraîche mâchée est utilisée pour brosser les dents.
Les fleurs mâchées sont employées également en cataplasme contre le rhumatisme et les
douleurs des dents et les maladies buccales.
Carduus getulus Pomel. (Lssan Maghribi, Chardon) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Carduus martinezii Pau. (Chok Mchaar, Chardon) - Plante sauvage, Localité : Tanger,
Tétouan, Talambout, Fifi, Targuist.
Une infusion est utilisée dans les traitements des troubles gastro-intestinaux. La
décoction de feuilles de chardon est employée en cas d’asthme et du rhumatisme.
80
Carthamus rhiphaeus Font Quer & Pau. (EL Kertoum : Aasfour, Carthame du Rif) - Plante
sauvage, Localité : Targuist.
L’infusé de feuilles dans l’eau chaude est indiqué par voie orale contre la gastrite. Le
broyat chauffé est indiqué en cataplasme en cas de douleurs rhumatismales (Bellakhdar,
1997). Les feuilles, en cataplasme ou en inhalation, sont utilisées contre la tuberculose. En
décoction, elles sont recommandées en cas de coliques abdominales.
C'est une plante hépato protectrice, elle favorise l'écoulement de la vésicule biliaire,
elle est indiquée dans le cas d'insuffisance hépatique (Kahouadji, 1995). En poudre, est
employée contre les maux gastriques et l’épilepsie (Bellakhdar, 1997). Les capitules, en
infusion dans l’eau ou bien dans le lait, sont utilisés contre le diabète.
Cynara humilis L. (Khorchef : Timta : Qanaria, Petit artichaut) - Plante cultivée, Localité :
Toute la région d’étude.
Cynara scolymus L. (Lqoq, Artichaut cultivé) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
Les côtes de cette plante, à l’état vert ou cuit, sont indiquées contre l’arythmie
cardiaque et le diabète (Kahouadji, 1995). Le fruit est consommé cru en cas d’affection de
l’estomac. La décoction de fruits ou bien de feuilles de Cynara scolymus L. est prescrite
contre le diabète, à condition de la prendre 3 fois par jour on dehors des repas (Bellakhdar,
1997).
81
Dittrichia viscosa L. (Magraman : Terrahla : Amerril : Sershel, Aunée visqueuse) - Plante
sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Le décocté de feuilles est utilisé comme calmant pour les douleurs rhumatismales
sous forme de cataplasme (Bellakhdar, 1997). Les feuilles en poudre sont utilisées comme
hémostatique et cicatrisant des plaies cutanées et des dermatoses purulentes et pour faire
mûrir les abcès. Le décocté de la plante entière mélangé avec le sel et l'alun (Chebba en
dialecte) est indiqué par gargarisme pour calmer les douleurs dentaires. Le broyat chauffé
est indiqué en cataplasme en cas de douleurs rhumatismales. Les feuilles, en cataplasme ou
en inhalation, sont utilisées contre la fièvre (Kahouadji, 1995). En décoction, elles sont
recommandées en cas de coliques abdominales et de maux urinaires. N.B: C'est une plante
très toxique (Bellakhdar, 1997).
Helianthus annuus L. (Abbad Shems: Nwar Shems, Tournesol: Hélianthe annuel) - Plante
cultivée, Localité : Tanger, Al Hoceima, Talambout, Bni Karrich.
Les feuilles en poudre mélangées avec du miel sont indiquées pour les douleurs
d’articulations. L’infusé de tige et de racine est utilisé pour traiter les pierres biliaires
(Bellakhdar, 1997). L'huile essentielle d'hélichryse italienne est traditionnellement utilisée
pour améliorer les situations suivantes: Plaies, eczéma, psoriasis, œdème et problèmes de
circulation sanguine.
Lactuca sativa L. (Elkhass, Laitue cultivée)- Plante cultivée, Localité : Tanger, Chefchouae,
Zinat, Fnideq, M’diq.
Les feuilles mangées crues ou en infusion sont utilisées pour traiter l’anémie et
comme antipoison en cas de toxi-infections alimentaires, chauffées servent à faire des
cataplasmes calmants (Kahouadji, 1995). Les feuilles cuites peuvent être utilisées sous forme
de cataplasme pour apaiser les furoncles et les panaris (Bellakhdar, 1997).
82
Lactuca virosa Habl. (Ahchlaf Nssem, Laitue vireuse : Opium de laitue) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
La poudre de feuilles de Lactuca virosa Habl. est employée contre les maux
gastriques, les problèmes de nervosités, d’anxiétés de crise de paniques (Bellakhdar, 1997).
On applique la sève de la racine sur les brulures et l’herpès. N.B: C'est une plante très
toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, & Faure, 1945; Garnier et al., 1961; Sijelmassi, 1993).
L’infusion avec le lait ou bien l’eau des capitules de camomille ont une action efficace
contre le diabète (Kahouadji, 1995). Les capitules floraux sont employés, en infusion, dans le
cas des affections digestives, douleurs abdominales chez le nourrisson, contre la migraine et
les règles douloureuses (Bellakhdar, 1997). En poudre, la plante est indiquée en bain de
bouche et pour teindre les cheveux. En instillation, l’oléate de cette plante est indiqué dans
le cas des otites.
Ormenis mixta (L.) Dumort. (Hellâla, Camomille du Gharb) - Plante sauvage, Localité :
Tanger, Tétouan, Targuist.
Les fleurs de camomille du Gharb sont utilisées par fumigation contre les affections
génitales (Kahouadji, 1995). Le broyat de feuilles est employé en cataplasme pour traiter les
hémorroïdes. Le décocté de partie aérienne de camomille du Gharb est utilisé en rinçage
contre les douleurs buccales et duodénales (Bellakhdar, 1997). L’infusion de capitules est
employée par voie orale, contre les douleurs de l’estomac et comme laxatif.
83
Silybum marianum (L.) Gaertn. (Tawra : Bouzerwal, Chardon-marie) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
Sonchus asper (L.) Hill. (Tifaf : Wagurrin, Laiteron piquant) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
Les feuilles, en décoction dans le thé, sont utilisées pour traiter la grippe, le
rhumatisme et l’hyperthyroïdie (Kahouadji, 1995). La poudre associée à la graisse de
dromadaire est administrée comme des suppositoires pour traiter les hémorroïdes.
Sonchus fragilis Ball. (Tifaf : Wagurrin, Laiteron fragile) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Sonchus oleraceus (L.) L. (Tilfaf, Laiteron maraîcher) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Sonchus tenerrimus L. (Tifaf : Wagurrin, Laiteron délicat) - Plante sauvage, Localité : Toute
la région d’étude.
84
Tanacetum vulgare L. (Lbalssem, Tanaisie commune) - Plante cultivée, Localité : Tanger,
Al Hoceima, Chefchouaen.
Boraginaceae
Anchusa italica Retz. (El Hamhem, Buglosse d'Italie) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Les racines, en infusion, sont utilisées contre la dysenterie (Kahouadji, 1995). Les
fruits (akènes) sont employés comme purgatif et vermifuge (Bellakhdar, 1997). Le suc de la
plante fraîche est utilisé, en usage externe, pour déterger les ulcères ainsi que dans le
traitement de la gale et du rhumatisme.
Les racines, pulvérisées sont utilisées comme plâtre des fractures osseuses. Les
fleurs, en infusion, sont réputées comme stomachique. Les jeunes feuilles, en salade, se sont
avérées efficaces contre les calculs rénaux et la rétention d'urine (Kahouadji, 1995). Les
feuilles et les tiges, en infusion, sont utilisées contre les refroidissements, le rhume et la
fièvre. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945).
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Brassicaceae
Le décocté de racine sèche de l’anastatique est utilisé contre l’anémie et les douleurs
gastriques. Le décocté de feuilles séchées de l’anastatique est utilisé contre le diabète pour
son action hypoglycémiante, il agit aussi sur les infections urinaires et est efficace contre la
conjonctivite (Bellakhdar, 1997).
Brassica fruticulosa Cirillo. (Harchae, Chou ligneux) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
La décoction de graines de Brassica fruticulosa Cirillo. est indiquée pour traiter les
douleurs de l’appareil digestif et la constipation (Bellakhdar, 1997). Le jus de Brassica
fruticulosa Cirillo. aide à lutter contre la grippe, les colites et les œdèmes.
Brassica nigra (L.) [Link]. (Khrdal : Bohamo, Moutarde noire) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
86
Brassica oleracea f. alba DC. (Melfouf : Krunb, Chou commun) - Plante cultivée, Localité :
Toute la région d’étude.
Brassica rapa L. (Left l’mahfour, Rave) - Plante cultivée, Localité : Melloussa, Bni Ouassin,
Fnideq, Tétouan, Martil.
Les racines cuites sont indiquées contre le froid et l’anémie à condition qu’elles
soient mélangées avec les feuilles de chou-fleur (Kahouadji, 1995). La consommation de
racine, crue ou cuite dans l’eau, est conseillée comme un traitement efficace en cas de
diabète à condition qu’elle soit consommée pendant la nuit. N.B: C'est une plante toxique
(Bellakhdar, 1997; Charnot, & Faure, 1945).
Brassica rapa var. annua [Link]. (Left, Navette) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
Le broyat de feuilles fraîches crues est utilisé contre les maux de tête, la fièvre, les
problèmes respiratoires et permet ainsi de rétablir une bonne circulation sanguine, dans le
cas d’affections cardiaques et d’insuffisances veineuses (Kahouadji, 1995). En cataplasmes, il
traite les inflammations des angines, tout comme les bronchites et l'asthme.
Lepidium sativum L. (Habb Rchad: Lharf, Cresson alénois) - Plante introduite de l’Orient
Les graines, cuites dans du lait chaud ou triturées dans du miel, sont indiquées dans
le traitement de la toux, de l’asthme, des bronchites, des maux de ventre, de la stérilité et
comme réchauffant (Bellakhdar, 1997). Les graines, triturées dans du miel ou du lait chaud,
sont utilisées en cas de tuberculose, de syphilis et d’asthme (Kahouadji, 1995). Une bouillie
de lait contenant le cresson alénois est indiquée comme fortifiant après l’accouchement et
meilleur purificateur de sang et aussi contre les douleurs des articulations et les maladies de
l’utérus. Les graines de cresson mélangées avec l’huile d’olive chaude sont utilisées comme
cataplasme contre les abcès. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Zekkour,
2008).
87
Raphanus sativus L. (Fjel, Radis cultivé) - Plante cultivée, Localité : Toute la région d’étude.
Le décocté de feuilles de radis cultivé est indiqué pour traiter les ulcères gastriques.
La consommation quotidienne d’une salade à base de radis cultivé, de tomate et d’oignon et
d’huile d’olive est très conseillée contre le diabète (Bellakhdar, 1997; Kahouadji, 1995).
Sinapis alba L. (Karkaz : Asnab : Khardel Abyad, Moutarde blanche) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
La poudre de graines cuites ou mélangées avec l’eau est utilisée par rinçage pour
calmer les douleurs rhumatismales, la toux, ainsi que les éruptions cutanées (Kahouadji,
1995). Les cataplasmes (pâtes à base de farine de graine et d'eau) sont utilisés en externe et
servent à traiter des maux tels que les rhumatismes.
Sinapis arvensis L. (Khardal, Moutarde des champs) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Moutarde des champs est utilisé principalement comme tonifiant, contre les
carences en vitamines C et le scorbut, troubles digestifs, froid, atonie de l'estomac et des
intestins et douleurs menstruelles (Bellakhdar, 1997). La moutarde est couramment utilisée
dans le traitement de certains abcès. Les jeunes plantes (feuilles, tiges et fleurs) peuvent
être consommées cuites. Elles ont des propriétés toniques, apéritives, digestives et
dépuratives. Les graines une fois moulues peuvent donner une sorte de moutarde
Cactaceae
Opuntia ficus indica (L.) Mill. (Sbar : Zaâboul : Aknari, Figuier de barbarie) - Plante
cultivée, Localité : Toute la région d’étude.
La décoction de fleurs est utilisée contre les calculs rénaux. Les feuilles, frottées en
surface pour enlever les épines puis ouvertes en deux tranches, sont appliquées, face
interne contre la peau, comme cataplasme anti-inflammatoire et émollient dans les
contusions douloureuses (Bellakhdar, 1997). Les fruits, en infusion ou mieux, ingérées en
poudre, sont utilisées contre la diarrhée, la toux et les hémorroïdes, mais l’ingestion d’un
grand nombre de fruits entraîne une constipation tenace et parfois dangereuse (Kahouadji,
1995).
88
Cannabaceae
Cannabis sativa L. (Lkif : Hashish, Chanvre cultivé : Cannabis) - Plante cultivée, Localité :
Chefchoauen, Al Hoceima, Tétouan.
Les sommités fleuries et les graines de chanvre indien sont utilisées en petite
quantité avec l’henné pour le soin des angines et des cheveux. L’huile de chanvre fait des
merveilles en cosmétiques grâce à ses propriétés hydratantes, ce qui en fait un allié précieux
contre le dessèchement de la peau (Bellakhdar, 1997). Elle est également très efficace pour
apaiser les brulures légères, coups de soleil, et autres petites irritations de la peau. N.B: C'est
une plante très toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945; Sijelmassi, 1993; Zekkour, 2008).
Capparaceae
Capparis spinosa L. (Kebbar : Taylulut, Câprier) - Plante sauvage, Localité : Al Hoceima, Fifi.
La poudre de fruit desséché mélangée avec le miel est indiquée contre le
refroidissement, les problèmes de la respiration et comme aphrodisiaque (Kahouadji, 1995).
La poudre est conseillée avec le thé chez les femmes souffrant de refroidissement et de
douleurs des règles. Les parties aériennes en décoction ou en infusion sont utilisées comme
antidiabétique. Une association en poudre de fruit de câprier avec les graines de nigelle et
mélangée avec le lait s’utilise contre le diabète à raison de prendre le traitement à jeun. Les
racines, en décoction dans l’eau, sont utilisées comme antidiabétique et antirhumatismales.
Caryophyllaceae
Arenaria rubra L. (Bisat Al moulok, Sabline rouge) Plante sauvage, Localité : Targuist, Bab
Berred, Issaguen.
89
Corrigiola telephiifolia Pourr. (Sarghina, Corrigiola à feuilles de téléphium) - Plante
sauvage, Localité : Al Hoceima, Chefchoauen.
Silene ibosii Emb. & Maire. (Tigheghecht, Silène) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
La décoction de racines de cette plante (Silene ibosii Emb. & Maire) est utilisée, en
usage externe, pour soigner les plaies, la gale, le prurit et diverses affections de la peau.
Silene vulgaris (Moench) Garcke. (Tigheghet, Silène) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Les feuilles et les racines, en décoction, sont utilisées pour expulser les gaz des
intestins. A faible dose, les racines sont utilisées comme vomitives et antidotes. En
décoction, le silène est employé pour le traitement des troubles hépatiques et biliaires et en
cas d’infections urinaires (Bellakhdar, 1997). L’infusé de silène est un bon remède des
affections pulmonaires (bronchite, toux).
Convolvulaceae
Les feuilles, en décoction, associées au jus de citron, agissent contre les amygdalites
et comme stomachique (Kahouadji, 1995). L'infusion de fleurs est utilisée contre la
constipation et l’ostéoporose. Les racines en décoction, sont efficaces contre les maladies du
foie et contre le refroidissement.
90
Cuscuta approximata Bab. (Lhamoul : Bouyfillan : Hrir Eddib, Cuscute proche) - Plante
sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Crassulaceae
Umbilicus rupestris (Salisb.) Dandy. (Sorrat El Ard, Ombilic : Nombril Vénus) - Plante
sauvage, Localité : Jbel Lkbir, Belyounich, Cherrafat, Talambout.
Les feuilles en une infusion sont prescrites contre la constipation. Les tiges et les
feuilles, en décoction, sont utilisées contre le refroidissement. Les cataplasmes de feuilles
broyées se révèlent encore plus efficaces que la simple feuille posée sur la plaie. En cas de
brulure, il suffit d’enlever la fine couche translucide qui protège la feuille et l’appliquer sur la
plaie, le soulagement est immédiat (Bellakhdar, 1997).
Cucurbitaceae
Bryonia dioica Jacq. (Aineb Edib : Adil ouchen, Bryone dioïque) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
Citrullus colocynthis (L.) Schrad. (Lhdej : Taferzizte, Coloquinte) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
Une décoction de racine bien lavée est utilisée comme badigeonnage pour traiter les
maladies buccales. Les pulpes en infusion ou en cataplasme sous le fond des pieds sont
91
indiquées contre le diabète (Kahouadji, 1995). Les graines de coloquinte, réchauffées sur un
plat de terre cuite avec l’orge, sont utilisées comme antidiabétiques. Les graines séchées
sont employées en cas d’hyperglycémie. Le fruit coupé en deux est frotté contre la peau
pour traiter l’eczéma et toute sorte de mycose (Bellakhdar, 1997). Pour apaiser les douleurs
rhumatismales on met le talon du pied dans le fruit tranché. N.B: C'est une plante très
toxique (Bellakhdar, 1997; Bruneton, 1996; Charnot, & Faure, 1945; Jamila & Mostafa, 2014;
Zekkour, 2008).
Citrullus vulgaris Schrad. (Dlah : Lkouar, Pastèque) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
Des tranches de fruit frais sont déposées directement sur les yeux en cas de cernes et
de maux de tête. Les feuilles sèches en décoction sont utilisées contre la constipation
(Bellakhdar, 1997). La consommation de suppléments de pastèque en poudre améliorait la
fonction artérielle chez des individus souffrant d’hypertension.
Cucumis melo L. (Btikh : Gerrum, Melon) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
Les graines sont utilisées pour soigner les infections intestinales, les problèmes
rénaux et pour expulser le ténia, les fleurs sont appliquées en topique pour soulager des
blessures de faible importance (Bellakhdar, 1997). Les graines en infusion, sont également
utilisées comme vermifuge (Kahouadji, 1995). Une pâte à base de pédoncules de fruits est
utilisée pour guérir les furoncles et les maux d’oreilles.
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Cucurbita pepo L. (Garaa Khedra : Takhsayt, Courgette : Courge d'été : cinouille) - Plante
cultivée, Localité : Toute la région d’étude.
Ecballium elaterium (L.) A. Rich. (Faggous El Hemar, Concombre d’âne) - Plante sauvage,
Localité : Al Hoceima.
Le jus de fruit frais est instillé directement dans le nez contre la jaunisse et maux de
tête. Le fruit est écrasé dans le nez en cas d’ictère secondaire à une hépatite (Bellakhdar,
1997). N.B : Fruits et racines du concombre d'âne sont toxiques car ils contiennent une
substance purgative (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945).
Lagenaria siceraria (Molina) Standl. (El garâa-slâwiya, Courgette de Salé) - Plante cultivée,
Localité : Toute la région d’étude.
L’écorce du fruit test desséché et utilisé en cataplasme pour apaiser les douleurs de
la migraine et contre la sciatique (Kahouadji, 1995). La courgette peut parfaitement
s'intégrer au régime hyposodé (sans sel).
Cupressaceae
Un bain de bouche par l’infusé de feuilles fraîches est indiqué contre les douleurs
dentaires et duodénaux. La poudre d’écorces en cataplasme contre les maux de tête et les
hémorroïdes (Bellakhdar, 1997). Les rameaux de cyprès se caractérisent pour leurs effets
diurétiques et astringents alors que les fruits, nommés noix ou cônes de cyprès, s'emploient
pour soulager les affections du système circulatoire, notamment l'insuffisance veineuse
(Kahouadji, 1995). L'huile essentielle de cyprès s'applique en compresses sur les jambes
lourdes, en massage contre la toux, en inhalation pour soigner une bronchite.
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Juniperus oxycedrus L. (Taqqa : Guttran, Cadier : Genévrier oxycèdre) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
Un bain de bouche par l’infusé de feuilles fraîches est indiqué contre les douleurs
dentaires respiratoires (asthme). Les feuilles en décoction sont utilisées pour lutter contre
les troubles urinaires (Kahouadji, 1995). L’huile essentielle de genévrier oxycèdre s’utilise
pour le traitement de l’eczéma, du psoriasis et de la gale (Bellakhdar, 1997).
Les feuilles sont utilisées, en décoction, comme hypoglycémiant. Les branches et les
feuilles, en infusion, associées au romarin, à la lavande et à la menthe pouliot, sont utilisées
contre les bronchites (Bellakhdar, 1997). Une macération de feuilles fraîches dans le lait
fermenté pendant une nuit est indiquée contre le diabète, à condition de décanter le macéra
pour éliminer les feuilles et prendre un verre de traitement le matin à jeun (Kahouadji,
1995). Le mélange des parties aériennes et les feuilles, en décoction dans l’eau, est utilisé
aussi contre le diabète.
Tetraclinis articulata (Vahl) Mast. (El A’râr : Azuka, Thuya de Berbèrie) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
En infusion, dans du lait, les feuilles sont administrées comme émétique dans divers
épisodes d’intoxication et comme hypoglycémiant (Kahouadji, 1995). En poudre, associées
au henné, elles sont employées pour les soins des cheveux. Les feuilles, en usage externe,
sont utilisées sur les blessures et sur la plaie ombilicale du nouveau-né, comme cicatrisant
(Bellakhdar, 1997). A fortes doses, le thuya est un abortif dangereux. Une infusion de feuilles
dans le lait fermenté pendant une nuit est indiquée contre l’épilepsie.
Cyperaceae
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Cyperus rotundus L. (Tara : Tamusayt, Souchet rond) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Cyperus rotundus L. contient des huiles essentielles ayant des propriétés médicinales
comme la réduction de la fièvre, l'inflammation et la douleur (Bellakhdar, 1997). Les extraits
de tubercule réduire la nausée et agir comme un relaxant musculaire. Ils sont également
utilisés en décoction lors de problèmes pulmonaires et du système urinaire.
Dryopteridaceae
Dryopteris filix-mas (L.) Schott. (Sarkhs Dakar, Fougère mâle) - Plante sauvage, Localité :
Tanger, Chefchouaen.
Euphorbiaceae
Euphorbia peplis L. (Laaya : Hazaza : Haliba, Euphorbe péplis) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
Une infusion de côtes d’euphorbe péplis dans le lait fermenté est utilisée contre
l’obésité et le diabète (Bellakhdar, 1997). Le latex d’Euphorbia peplis L. est ajouté à la soupe
de l’orge est indiqué comme antidiabétique à raison de prendre une goutte dans une boule
de soupe. N.B: Toxicité est indiquée par la population du Rif.
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Mercurialis annua L. (Hrriyga Lmelsa, Mercuriale annuelle) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
La décoction de plante est employée contre les douleurs des reins et de l’utérus
(Kahouadji, 1995). Une infusion de tige feuillée fraîche est conseillée en cas de problèmes de
diabète à condition de la prendre chaque matin (Bellakhdar, 1997). La décoction de plante
est employée contre les douleurs rhumatismales. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar,
1997; Daoudi et al., 2016).
Fabaceae
Acacia albida Delile. (Chok Telh, Accacia) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Les racines d’Acacia albida Delile. en décoction sont utilisées contre la toux,
l’anorexie, le diabète et l’obésité (Kahouadji, 1995). Une macération d’une botte de racines
et d’écorces dans une bouteille d'un litre d'eau est utilisée contre les infections de la peau
(Bellakhdar, 1997). La poudre de tiges feuillées d’acacia, et de feuilles de henné, est
mélangée avec un peu d’huile de palme et appliquée localement.
Acacia raddiana Savi. (Talh, Acacia saharien) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
96
Cassia senna L. (Sna Mekki, Séné du Mec) - Plante introduite de l’Asie
Le décocté de feuilles associées avec les fleurs de Cassia senna L. est indiqué par voie
orale en cas de douleurs de l’appareil urinaire et constipation (Kahouadji, 1995). La poudre
de feuilles desséchées est indiquée le matin avec le miel et la nuit avec l’eau pendant trois
jours en cas d’intoxication par ingestion de substance toxique (Touwkal en dialecte dans la
culture marocaine) (Bellakhdar, 1997).
Cicer arietinum L. (Hommes dkar : Ikeker, Pois-Chiche) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
En usage externe, la poudre de pois chiche est utilisée pour faire des emplâtres
maturatifs. En mélange avec la pulpe de melon ou de concombre sert à faire des masques
faciaux adoucissants (Kahouadji, 1995). Les racines en décoction, y sont utilisées contre les
calculs rénaux, les douleurs des dents et des gencives (Bellakhdar, 1997). Les graines, en
macération, sont employées contre la jaunisse.
La tisane préparée par infusion de racines de la réglisse est indiquée par voie orale
contre l’ulcère de l'estomac, l’asthme et le rhumatisme. Un décocté de poudre de racine à
boire le matin à jeun est indiqué dans la toux, les enrouements de la voix, les affections de la
gorge et des poumons, l’asthme, les bronchites, les gastrites, les douleurs abdominales, les
troubles menstruelles et l’impuissance sexuelle (Bellakhdar, 1997). Les rhizomes sont utilisés
pour le nettoyage des dents. Une décoction de rhizomes est indiquée contre les gingivites et
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la diarrhée. N.B: C'est une plante toxique (Bruneton, 1996; Jamila & Mostafa, 2014; Ziyyat
et al., 1997).
Lens culinaris Medik. (Addes, Lentille) - Plante cultivée, Localité : Toute la région d’étude.
La poudre des graines séchées et cuites est consommée le matin seule ou bien suivie
du jaune d’œuf ou d’un verre de thé contre la tuberculose pulmonaire (Bellakhdar, 1997). La
poudre mélangée avec l’ail et l’huile d’olive est conseillé le matin contre l’arythmie
cardiaque et le refroidissement (Kahouadji, 1995).
Lupinus angustifolius L. (Shenqala, Fwiliyya, Bozghiba : Foul lkab, Lupin à feuilles étroites)
- Plante sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Le décocté de plante entière dans l’eau est utilisé par voie orale contre la jaunisse. La
poudre de feuilles est indiquée en cas de lithiase rénale et de pierre biliaires (Bellakhdar,
1997). Les graines, en poudre, sont employées dans le traitement du diabète. N.B: C'est une
plante toxique (Bellakhdar, 1997).
Lupinus pilosus L. (Rjel Djaja Ibawan wijjan, Lupin sauvage) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
La personne diabétique doit prendre 3 graines de lupin sauvage par jour à raison
d’une graine après chaque repas (Kahouadji, 1995). Une association à base de graines de
lupin blanc, fenugrec, armoise blanche et menthe pouliot, en infusion, est utilisée comme
antidiabétique à raison de prendre deux verres par jour, en dehors des repas. N.B: C'est une
plante toxique (Bellakhdar, 1997).
Luzerne polymorphe est utilisée en phytothérapie pour traiter une fatigue générale,
l'asthénie, les angines et l'anémie (Kahouadji, 1995). Sa richesse en minéraux, et surtout en
calcium, la rend intéressante pour aider à la fortification des os dans le cadre d'une
ostéoporose ou de la ménopause (Bellakhdar, 1997). Elle permet de réduire le taux de
cholestérol. N.B: Toxicité est indiquée par la population du Rif.
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Medicago sativa L. (Fessa, Luzerne cultivée) - Plante cultivée, Localité : Tanger, Tétouan ,
Bab Taza, Melloussa, Bni Hadifa.
Les feuilles fraîches sont bouillies et consommées comme fertilisant. Une décoction
de graines de luzerne pendant une nuit dans le lait fermenté est administrée contre le
diabète (Kahouadji, 1995). Une association à base de graine de Medicago sativa L. et de
feuilles de Lawsonia inermis L. et de graine de coriandre est utilisée contre la constipation.
Une préparation à base de feuilles fraîches de Medicago sativa L. (comme Baqula) est
indiquée comme un traitement efficace contre le diabète. N.B: C'est une plante toxique
(Bellakhdar, 1997).
Pisum sativum L. (Jelbana : Tinifit, Pois cultivé) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
La farine de pois cultivé a été utilisée pour confectionner des cataplasmes émollients.
Les jeunes pousses de pois ou les extrémités de plantes sont traditionnellement
consommées pour réduire la perte osseuse et le risque de fracture de la hanche (Bellakhdar,
1997). La poudre cuite de pois est indiquée pour diminuer le risque d’avoir des problèmes de
vésicule biliaire.
Phaseolus aureus Roxb. (Soja, Sauge) - Plante cultivée, Localité : Tanger, Tétouan.
Phaseolus vulgaris L. (Loubya, Haricot) - Plante cultivée, Localité : Toute la région d’étude.
Le décocté de graines dans l’eau contribuerait à faire diminuer l'œdème lié à la
goutte, à la lithiase urinaire et certaines pathologies rénales, il est utilisé également contre le
diabète à raison de le prendre une fois le soir (Bellakhdar, 1997). Les gousses mixées avec le
lait fermenté et l’oignon sont utilisées comme un traitement efficace contre l’anémie et le
diabète.
99
Retama monosperma (L.) Boiss. (Rtem : Talgguyt, Retam) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
Le décocté de tige est utilisé pour traiter les maladies de la gencive et l’épilepsie. Les
feuilles séchées, en poudre, sont employées pour traiter les maux gastriques et duodénal
(Kahouadji, 1995). N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Bouayyadi et al., 2015).
Retama raetam (Forssk.) Webb. (Rtem: Talgguyt, Retam) - Plante sauvage, Localité : Toute
la région d’étude.
La poudre mélangée avec le miel est utilisée par voie orale pour traiter les maladies
de l’estomac et le ballonnement des intestins et pour augmenter le lait chez la femme, par
badigeonnage pour traiter le lentigo (Leklef en dialecte) (Bellakhdar, 1997). La poudre
mélangée avec le petit lait acide est employée pour traiter le diabète (Kahouadji, 1995). Les
graines cuites, sont très recommandées contre les douleurs de l’estomac, l’amaigrissement,
les bronchites, comme hypoglycémiant et dépuratif. Les graines de fenugrec s’utilisent
directement ou en poudre pour traiter de diabète. N.B: C'est une plante toxique
(Bellakhdar, 1997; Sijelmassi, 1993; Zekkour, 2008).
100
Vicia faba L. (Elfûl : Ibaouèn : Fwila, Fève) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
Les fèves séchées, mâchées puis avalées, sont préconisées contre l’asthme, l’acidité
gastrique, les inflammations de la vessie, et la lithiase rénale, parfois associées à une pincée
de cendres de bois et du cumin (Bellakhdar, 1997). En usage externe, les graines de fèves
servent à faire des cataplasmes maturatifs dans les abcès et furoncles (Kahouadji, 1995).
Associé au jaune d’œuf, il est recommandé contre la faiblesse cardiaque. N.B: C'est une
plante toxique (Bellakhdar, 1997).
Vicia sativa L. (Guersana : Kerfalla : Ayn L-arnab, Vesce cultivée) - Plante sauvage,
Localité : Tanger, Al Hoceima.
Vicia tenuifolia Roth. (Bykya, Vesce à feuilles étroites) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Une infusion de racine ou bien de feuilles de vesce à feuilles étroites, s’utilise contre
la diarrhée. Le décocté de feuilles fraîches est utilisé contre l’asthme et ulcères gastriques.
Fagaceae
Quercus rotundifolia Lam. (Kerrush : Jerb : Adern : Tasaft, Chêne vert) - Plante sauvage,
Localité :.
L’écorce, en infusion, est utilisée contre les douleurs gastriques. Le fruit est réputé
comme tonique et anti diarrhéique (Bellakhdar, 1997). Les fruits absorbés en grande
quantité entraînent un retard de la digestion avec des nausées, des douleurs abdominales et
des céphalées (Kahouadji, 1995).
Quercus suber L. (Lfershi : Dlam : Fernan, Chêne liège) - Plante sauvage, Localité : Tanger,
Chefchouaen, Issaguen.
101
Le décocté d’écorce de racines est indiqué par voie orale contre l’ulcère de l’estomac.
L’écorce, en décoction, est employée contre les maux d’estomac et d’intestins. En poudre,
associé au henné, il est utilisé en cataplasme contre l’eczéma, les plaies cutanées, la chute
des cheveux. Les fruits pulvérisés, associés au miel, sont utilisés comme stomachique et anti
diarrhéique (Kahouadji, 1995).
Geraniaceae
Erodium cicutarium (L.) L'Hér. (Rakma chokrania, Érodium commun) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
Cette plante est utilisée comme plante médicinale. Elle est comestible avec un goût
qui rappelle celui du persil, en plus piquant, contrairement aux autres espèces d’érodium,
généralement trop amères. Les rifains la consomment crue ou cuite pour traiter les angines
(Bellakhdar, 1997).
Pelargonium capitatum (L.) L'Hér. (Laatercha, Géranium) - Plante cultivée, Localité : Toute
la région d’étude.
La tisane préparée par décoction de feuilles fraîches est utilisée par voie orale contre
les douleurs intestinales, la constipation et le stress (Bellakhdar, 1997). La tige feuillée en
infusion dans le thé sans sucre est utilisée comme antidiarrhéique, à raison de la prendre
trois fois par jour après chaque repas pendant une semaine (Kahouadji, 1995).
Iridaceae
Gladiolus italicus Mill. (Dalbout Itali, Glaïeul des moissons) - Plante sauvage, Localité :
Tanger, Chefchouaen.
On utilise l’infusé de feuilles avec un verre de lait ou de thé contre les affections
respiratoires, douleur des règles, les angines et douleur rénale.
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Iris × germanica L. (Sawsan Almani : Sayf eddib : Tafrout, Iris d'Allemagne) - Plante
sauvage, Localité : Tanger, Ajdir, Zinat.
Juglandaceae
Les feuilles de noyer en infusion ou bien l’écorce en décoction, sont utilisés comme
antidiabétique. Il est conseillé de remplacer le décocté par l’eau si la glycémie est très
élevée. Une association de même quantité d’écorce sèche de noyer, celles d’olivier et
d’eucalyptus, est indiquée comme antidiabétique (Kahouadji, 1995). Les noix sont utilisées
comme aliment à haute énergie, et l’écorce est employée en mastication ou en friction pour
blanchir les dents (Bellakhdar, 1997). L’infusé préparé à partir du Noyer frais est indiqué en
cas de douleurs gastriques et duodénaux. Le noyer desséché est utilisé par Moxibustion
(Alkaye en dialecte) pour traiter les verrues.
Lamiaceae
Le décocté de feuilles desséchées est utilisé par voie orale contre les douleurs
abdominales, le refroidissement, les douleurs intestinales, les douleurs des règles, les
difficultés respiratoires et comme régulateur du cycle des règles (Kahouadji, 1995). Pour
traiter les troubles gastroduodénales, la lithiase rénale, le vertige et les règles abondantes,
on fait appel à la lavande dentée en poudre ou en infusion (Bellakhdar, 1997). En usage
externe, la plante fraîche hachée est appliquée sur les plaies, les blessures, les poux du corps
et de la tête, pour les désinfecter. L’huile en friction est appliquée sur l’articulation
douloureuse contre le rhumatisme.
103
Lavandula multifida L. (Kohhyla : Tiguizte, Lavande) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Lavandula officinalis Chaix. (Lkhzama, Lavande officinale) - Plante sauvage, Localité : Toute
la région d’étude.
Une infusion de parties aériennes (feuilles et fleurs) ou bien une décoction de tige
feuillée de Lavandula officinalis Chaix. est administrée pour traiter les problèmes du système
génito-urinaire, la migraine et les vertiges ou un début d'angine (Bellakhdar, 1997). L’huile à
massage est utilisée pour soulager les douleurs liées aux foulures, entorses et crampes
musculaires.
Les feuilles et les fleurs sont utilisées, en décoction, contre la grippe, le rhume,
l’asthme, la toux, la bronchite, les douleurs d’estomac et comme hypoglycémiant (Kahouadji,
1995). La décoction de la plante entière est administrée en cas de maux de ventre et
d’affections gastro-intestinales. En usage externe, on applique la plante broyée sur les plaies
et les contusions.
104
Marrubium echinatum Ball. (Mrywt: Ifzi, Marrube) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Le décocté est utilisé par voie orale contre la toux, la bronchite, La tuberculose
pulmonaire, l’épilepsie et l’asthme (Bellakhdar, 1997). Après décoction la plante est utilisée
par cataplasme direct sur le lieu du mal en cas de douleurs abdominales ou du dos, et elle se
met sur la tête comme remède à l’allergie qui se manifeste par l’écoulement des yeux et du
nez.
Marrubium heterocladum Emb. & Maire. (Mrywta: Ifzi, Marrube) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
Marrubium vulgare L. (Merriwta Hara, Ifzi, Marrube blanc) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
En usage externe, la plante est utilisée en cataplasme sur les tempes contre la fièvre,
et sur les abcès et les furoncles pour les panser et aider à leur cicatrisation (Kahouadji,
1995). En infusion, le marrube est administré en cas d’asthme, bronchite, fièvre, En
décoction, elle est conseillée en cas de diabète, diarrhée, obésité, vers intestinaux et pour
embellir les cheveux (Bellakhdar, 1997). En gouttes auriculaires, elle est employée contre les
otites.
Mentha cervina L. (Menta, Menthe des cerfs) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
Une décoction ou une infusion de feuilles séchées de Mentha cervina L. est employée
contre l’asthme et le diabète à raison de la prendre deux fois par jour (Bellakhdar, 1997). La
menthe fraîche en infusion est utilisée contre les douleurs articulaires ou musculaires.
105
Mentha × citrata Ehrh. (Nana elmeska, Menthe aquatique) - Plante cultivée, Localité :
Toute la région d’étude.
Les feuilles sont utilisées, en infusion, associées à l’armoise blanche contre les
douleurs gastriques et en cas de fièvre, de froid et de toux (Bellakhdar, 1997). Une décoction
de feuilles est utilisée pour l’hygiène intime en cas d’infection uro-génitale (Kahouadji,
1995).
Mentha x piperita L. (Na’na El-Aabdi, Menthe poivrée) - Plante sauvage, Localité : Toute
la région d’étude.
Le liquide obtenu par broyage de feuilles est instillé dans les yeux en cas d’allergie
oculaire (Kahouadji, 1995). Une infusion de feuilles ou bien une décoction de tige feuillée
dans l’eau est utilisée en cas de sciatique et de diabète (Bellakhdar, 1997). Une préparation à
base de feuilles, en décoction dans le thé sans sucre, est conseillée en cas de bronchites, de
douleurs articulaires, de douleurs musculaires et de maux de tête.
Mentha pulgium L. (Fliyou dial lma, Menthe pouliot) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
Les feuilles fraîches sont appliquées en cataplasme pour arrêter la sécrétion lactée. A
forte dose, l’huile essentielle est abortive (Kahouadji, 1995). En effet, en cataplasme
thoracique, en inhalation ou en infusion (dans de l’eau ou du lait), on l’utilise dans les
rhumes, les maux de gorge, la toux, les bronchites, la migraine, l’asthme, les infections
pulmonaires et les refroidissements de toutes sortes (Bellakhdar, 1997). La plante entière,
en inhalation, en infusion ou en décoction dans du lait ou du thé, est conseillée en cas
d’épilepsie, de refroidissements, de rhume, de grippe, de bronchite, de toux et de douleurs
abdominales. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Sijelmassi, 1993; Zekkour,
2008).
Mentha × rotundifolia (L.) Huds. (Tifergali : Timersad : Timjja : Mchichtro, Menthe ronde)
- Plante sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
L’infusion de feuilles desséchées est utilisée par voie orale contre la toux, les
douleurs abdominales, le refroidissement. Une décoction ou une infusion de feuilles est
106
employée contre le diabète à raison de prendre deux verres par jour: le matin et le soir
(Bellakhdar, 1997).
Mentha spicata L. (Na’a Na’a : Liqama, Menthe verte) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
Une tisane préparée à partir de l’infusion de feuilles dans un verre d’eau est indiquée
pour l’amincissement et maux de tête. Les feuilles fraîches sont utilisées en cataplasme local
contre les furoncles. Une préparation à base de feuilles fraîches en décoction est utilisée
contre les troubles digestifs, les troubles urinaires, la toux et les rhumes (Bellakhdar, 1997).
Mentha suaveolens Ehrh. (Marseta : Timersad, Menthe à feuilles rondes) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
Ocimum basilicum L. (Lhbak, Basilic) - Plante sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
L’infusion de feuilles est recommandée dans les sinusites, les tachycardies, les
hémorroïdes, les crampes d’estomac, l’aérophagie, les gastralgies, les spasmes, le
météorisme, l’insomnie, les maladies des voies respiratoires, les inflammations des voies
génito-urinaires et les maux de tête (Bellakhdar, 1997). La décoction est conseillée, sous
forme de bain de bouche contre les aphtes, et sous forme de lotions pour empêcher la chute
des cheveux (Kahouadji, 1995). Le suc de basilic est utilisé, en instillations dans les yeux,
contre les inflammations oculaires.
Le décocté de feuilles est utilisé par voie orale en cas de douleurs menstruelles, de
froid dans l’utérus, de maux d’estomac et contre la toux (Bellakhdar, 1997). La plante entière
sans les racines, en infusion, est utilisée contre la céphalée, l’insomnie, les maux de tête, les
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affections respiratoires et les troubles gastriques. La plante seule, en infusion dans un bain
chaud, sert comme bain fortifiant, et mélangée avec la sauge, comme bain antirhumatismal.
N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945; Zekkour, 2008).
Origanum vulgare L. (Zaatr elma, Origan vulgare) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Rosmarinus officinalis L. (Azir : Yazir : Iklil aljabal, Romarin) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
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Salvia officinalis L. (Salmiya, Sauge Officinal) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
L’infusion de feuilles est employée contre les maux d’estomac, l’asthme, les
refroidissements, en cas de névralgie, de règles insuffisantes, de stérilité, d’anémie et pour
tarir la sécrétion du lait (Bellakhdar, 1997). Les feuilles sont appliquées en cataplasme sur les
plaies, et mâchées dans le traitement des aphtes et des gingivites (Kahouadji, 1995). Une
infusion de jeunes tiges feuillées de Salvia officinalis L. est indiquée contre le diabète, les
gens du Rif disent qu’il faut couvrir la tasse contenant l’infusé. N.B: C'est une plante toxique
(Bellakhdar, 1997; Zekkour, 2008).
Thymus satureioides Coss. (Z’îtra, Tazuknit, Sariette du Maroc) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
Les fleurs de gattilier, en décoction, sont utilisées contre les maux de reins et les
hémorragies nasales. Les graines, en décoction, sont utilisées contre la fièvre (Bellakhdar,
1997). Les jeunes feuilles de Vitex agnus-castus L. sont réputées avoir une action diurétique.
Lauraceae
L’infusion de feuilles fraîches de camphrier est utilisée par voie orale contre le froid,
la grippe et la fièvre (Kahouadji, 1995). L’huile essentielle de camphre peut être utilisée en
usage externe pour soulager des douleurs. Elle est particulièrement appréciée des sportifs et
des personnes souffrant de rhumatismes pour calmer des douleurs musculaires et
rhumatismales (Bellakhdar, 1997).
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Cinnamomum zeylanicum Blume. (Dar essini, Cannelle de Ceylan) - Plante introduite de
l’asie
L’infusé d’écorce est indiqué par voie orale en cas de maux duodénaux et de règles
douloureuses (Kahouadji, 1995). Une décoction d’écorce de cannelle de ceylan, en poudre,
dans le lait est conseillée contre le diabète à condition de prendre une cuillère à café le
matin avant le petit déjeuner et le soir au coucher (Bellakhdar, 1997).
Laurus nobilis L. (Wrak Sidnamossa : Rend, Laurier noble) - Plante sauvage, Localité :
Chefchouaen, Al Hoceima.
Linaceae
Les graines en poudre, mélangées au miel, sont employées contre la toux, l’asthme,
les inflammations des voies urinaires et comme apéritif (Bellakhdar, 1997). L’infusion de
graines constitue un bon remède contre la constipation (Kahouadji, 1995). Le lin cultivé est
un adoucissant, il est utilisé contre l’augmentation du taux de cholestérol, pour le diabète, la
névralgie et la constipation chronique. L’eau de la décoction est utilisée au niveau des
fractures pour leur ossification. N.B: C'est une plante toxique (Charnot, 1945; Garnier et al.,
1961).
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Lythraceae
Les feuilles sont utilisées en décoction contre les douleurs gastriques. Macérées puis
réduites en pâte, elles sont employées en application locale pour le traitement des cheveux
et l’embellissement des mains et des pieds (Kahouadji, 1995). Par ailleurs, l’application
locale du henné est couramment employée sur les eczémas, les furoncles, les abcès, les
gerçures et les contusions (Bellakhdar, 1997). Les feuilles sont utilisées en infusion contre la
diarrhée et la lithiase rénale. Une décoction de feuilles sèches est utilisée pour le même but.
Le décocté préparé à partir de l’écorce de fruit ou de sa poudre est prescris par voie
orale en cas de problèmes gastro-intestinale (estomac et intestins) et de douleurs
abdominales (Kahouadji, 1995). La poudre d’écorce de fruit est utilisée directement ou en
décoction avec du thé par voie orale pour calmer les douleurs de l’estomac, elle est aussi
prescrite comme cicatrisant des plaies et des blessures et en cas de brulure. Les écorces de
fruits servent également pour les soins du cuir chevelu, en particulier contre la chute de
cheveux. L’épiderme de grenade, en poudre mélangée avec l’eau, est utilisé dans le
traitement de diabète (Bellakhdar, 1997).
Malvaceae
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Malva hispanica L. (Khobbeyza, Mauve d'Espagne) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Une décoction de jeunes feuilles est conseillée (une tasse le soir jusqu’à guérison)
pour traiter une bronchite, la diarrhée et des états grippaux. Les feuilles en cataplasme (pour
une durée de 15 jours) sont conseillées en cas de douleurs rhumatismales (Bellakhdar,
1997). N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997).
Malva silvestris L. (Bakkula : Iggdiwen, Grande mauve) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Le décocté de feuilles est utilisé contre les affections du tube digestif et comme
antiallergique. Malva sylvestris L. cuite est réputée comme un aliment qui a des vertus
laxatives, régulatrices de la tension artérielle, nettoyage des intestins et contre le
refroidissement. Les feuilles en décoction, sont employées contre la bronchite et les
affections gastro-intestinales (Bellakhdar, 1997). En application locale, le décocté est utilisé,
contre les douleurs dorsales. Les feuilles et les fleurs cuites, sont utilisées contre la
constipation chronique, la toux et les bronchites aiguës (Kahouadji, 1995).
Moraceae
Ficus carica L. (Karmous : Ettin : Chriha, Figuier) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
Ficus carica var. dottato. (Karmous : Chriha : Iyayir : Ettin, Figuier) - Plante cultivée,
Localité : Toute la région d’étude.
Les jeunes feuilles fraîches, en infusion dans l’eau, sont conseillées en cas
d’hypercholestérolémie et de diabète. La consommation de l’écorce de fruits en purée, est
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conseillée à la personne diabétique (Kahouadji, 1995). Le figuier séché en décoction avec l’ail
et mélangé avec l’huile d’olive est employé par voie orale contre la toux. Le fruit bouilli dans
l’eau est utilisé en cataplasme contre le diabète et les hémorroïdes (Bellakhdar, 1997).
Morus alba L. (Ettout, Mûrier blanc) - Plante sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Les feuilles sont utilisées pour faire de la tisane ou thé de feuille de mûrier réputé
pour son action contre l’obésité. Les feuilles fraîches, en infusion dans l’eau, sont conseillées
en cas de diabète et d’anémie (Bellakhdar, 1997).
Myristicaceae
Myristica fragrans Houtt. (El Goza : Bsibissa : Jawz ettayeb, Muscadier : Macis) - Plante
introduite.
La noix de muscade est utilisée pour aromatiser des plats et des gâteaux, elle est
souvent râpée puis mélangée dans de la soupe (Kahouadji, 1995). La muscade est aussi
utilisée pour fabriquer de la liqueur ainsi que de l’huile essentielle. La noix râpée est
prescrite dans le cas de constipation, de l’impuissance sexuelle et les refroidissements du
corps. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Sijelmassi, 1993; Zekkour, 2008).
Myrtaceae
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Eucalyptus globulus Labill. (Kalitûs, Eucalyptus) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
La décoction de feuilles est utilisée contre les affections urinaires, les maux
d’estomac et les affections des voies respiratoires: asthme, toux, bronchite et grippe, par
fumigation. En cataplasme ou en inhalation, elles sont employées contre la fièvre, la sinusite
et la bronchite (Kahouadji, 1995). Pour éloigner les moustiques et les mouches et pour
désinfecter un local, on brûle des feuilles d’eucalyptus dans un brasero. N.B: C'est une
plante toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945; Zekkour, 2008).
Il est utilisé lors des crampes gastriques et intestinales accompagnées de gaz. Dans
les maux de dents et les infections buccales (aphtes, ulcération), le clou de girofle est
mastiqué ou appliqué, en cataplasme de la poudre, sur la joue (Kahouadji, 1995). Le clou de
girofle est utilisé aussi, en décoction dans le lait ou de l’eau sucrée, contre les douleurs des
règles, les maux intestinaux, la constipation et la diarrhée. Associé à d’autres plantes, il fait
partie de la composition de crèmes et d’oléates destinées aux soins des cheveux (Bellakhdar,
1997).
En décoction buvable, les feuilles de myrte sont utilisées comme remède des
affections respiratoires, des affections génito-urinaires, les maladies cardiaques, hépatiques,
des diarrhées, des maux d’estomac et pour traiter la mauvaise haleine sous forme de bain de
bouche (Bellakhdar, 1997). Des compresses imbibées par cette décoction sont appliquées
sur les plaies, les abcès et les hémorroïdes saignants. Le décocté mélangé au henné est très
utilisé pour noircir et assouplir les cheveux.
Il est indiqué dans le cas d’insuffisance rénale et d’impuissance sexuelle ainsi que la
stérilité, soit seul, ou mieux encore, mélangé avec: le macis, la muscade, la gomme mastic et
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le clou de girofle (Bellakhdar, 1997). Le tout est pulvérisé et mélangé au miel, à raison d’une
cuillère à café au coucher. On applique localement la poudre dans le cas de maux de dents.
Nitrariaceae
Peganum harmala L. (El Harmel, Harmal) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Nyctaginaceae
Mirabilis jalapa L. (Chob Ellayl, Belle-de-nuit) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
La partie la plus utilisée est sa feuille. On en constitue des emplâtres pour soigner les
entorses et la migraine. On y a recours, de la même façon, en cas d’œdèmes quels qu'ils
soient. N.B: Toxicité est indiquée par la population du Rif.
Oleaceae
Fraxinus angustifolia Vahl. (Lsan Ettir : Taslent : Imtess, Frêne à feuilles étroites) - Plante
cultivée, Localité : Al Hoceima, Tétouan, Tanger.
L’infusion de feuilles de frêne utilisé dans les cas d'arthrose, d'arthrite, toux et de
rhumatismes. Le frêne accélère l'élimination urinaire et est alors recommandé en parallèle
d'un régime amaigrissant, pour faciliter l'élimination (Bellakhdar, 1997).
Olea europea L. (Zaytoun, Olivier) - Plante cultivée, Localité : Toute la région d’étude.
Le décocté de feuilles est utilisé par voie orale contre l’ulcère gastrique, les maux
dentaires, les aphtes, l’hypertension et le rhumatisme (Kahouadji, 1995). L’huile extraite à
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partir du fruit est utilisée avec l’ail contre les affections respiratoires et la toux, mélangée
avec l’ail et la figue sèche traite les crises d’asthme et les infections respiratoires (Bellakhdar,
1997). L’huile d’olive avec le soufre est efficace contre la maladie dermique le prurit (hakka
en dialecte). Un massage par l’huile d’olive soulage les douleurs du dos et du cou. Une
infusion de feuilles est utilisée en cas d’hypertension artérielle et de diabète.
Olea europea var. sylvestris (Mill.) Lehr. (Zabbouj : Azemmour, Oléastre sauvage) - Plante
sauvage, Localité : Tanger, Al Hoceima, Chefchouaen.
Une décoction de feuilles est utilisée en cas de pierre biliaire et de diabète à raison
de prendre trois verres par jour avant chaque repas. Une infusion de feuilles est utilisée en
cas d’hypertension artérielle et de diabète (Kahouadji, 1995). L’huile d’olivier est utilisée
comme produit cosmétique.
Papaveraceae
Fumaria officinalis L. (Hchicht Essibyan : Khnont naaja : Shahmt fellos, Fumeterre) - Plante
sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Une décoction de plante entière sauf la racine est adaptée aux soins des troubles de
la vésicule biliaire, elle agit aussi sur les troubles de la digestion, la constipation, les
ballonnements intestinales, l’hyperthyroïdie, la congestion hépatique, les hémorroïdes et les
éruptions (Bellakhdar, 1997). Les racines en décoction dans l’eau sont utilisées comme
antidiabétique. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997).
Glaucium flavum Crantz. (Merzak Halabi : Galyat srah : Bougron, Glaucienne jaune) -
Plante sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Les feuilles en décoction sont employées pour adoucir les cheveux. L’infusion et la
décoction de fleurs sont utilisées contre les spasmes et l’urticaire. N.B: Toxicité est indiquée
par la population du Rif.
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l’infusion de pétales et de capsules contre la rougeole, les spasmes et les plaies cutanées
(Kahouadji, 1995). La poudre est utilisée contre les saignements du nez. N.B: C'est une
plante toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945; Garnier et al., 1961).
Pedaliaceae
De nombreuses parties de plante sont utilisées par la médecine indigène en Rif pour
traiter toutes sortes de maux. Le mucilage ou le jus de feuilles permet de soigner la fièvre, la
toux, les douleurs ophtalmiques et de tuer les poux de la tête, le jus est administré pour
faciliter l’accouchement, pour traiter la dysenterie et la gonorrhée et est utilisé dans les
pansements après la circoncision (Bellakhdar, 1997). Les feuilles en infusion jouent un rôle
dans le traitement des morsures de serpents et de calcul rénal (Kahouadji, 1995).
Pinaceae
Pinus pinaster Aiton. (Tayda, Pin maritime) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
La poudre d’écorce est utilisée directement ou avec du beurre clarifié (le smen en
dialecte) en cataplasme ou en décoction en cas de brulure de la peau, d’eczéma et
d’affections des voies respiratoires (Bellakhdar, 1997).
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Piperaceae
Les graines de poivre noir sont utilisées depuis très longtemps pour ses vertus
stimulantes et antiseptiques sur les systèmes digestif et génito-urinaires. Il est également
diurétique et décongestionnant des sinus en cas de rhume (Bellakhdar, 1997). L'huile
essentielle est antiseptique, antibactérienne et fébrifuge, tout en étant très utilisée dans
l'industrie agroalimentaire et la parfumerie.
Platanaceae
Platanus orientalis L. (Delb Machriqi, Platane d'Orient) - Plante cultivée, Localité : Toute
la région d’étude.
Les feuilles de Platanus orientalis L. s’utilisent comme cataplasme contre les abcès.
L’écorce en infusion est utilisée contre la constipation et les maux gastriques.
Plantaginaceae
Les feuilles fraîches, grossièrement broyées et appliquées directement sur une piqûre
d'insecte ou une blessure cutanée aideront à enrayer l'inflammation (Bellakhdar, 1997). Une
infusion de parties aériennes séchées est utilisée en cas de douleurs gastriques. Une infusion
de tiges est utilisée en cas d’asthme. N.B: Toxicité est indiquée par la popu hyy1lation du
Rif.
Poaceae
Agrostis reuteri Boiss. (Ziwan Khachabi, Agrostide) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Pour l'usage externe, la farine d’agrostide est très adoucissante et on l'utilise pour
calmer les inflammations, ainsi que pour saupoudrer des régions irritées, et on en fait des
cataplasmes émollients contre les maladies de la peau.
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Avena barbata Pott ex Link. (Chofan Barri, Avoine pubescente) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
Les feuilles entrent dans la composition de Baqûla. Une tisane de feuilles est utilisée
dans le traitement de la constipation, les angines, la jaunisse, les affections hépatiques. Une
décoction de racine fraîche est conseillée contre la typhoïde, ou bien il est possible de
mettre la racine broyée à l’intérieure d’une petite jeune poule et faire bouillir le tout au-
dessus d’un couscoussier.
Avena sativa L. (Khortal : Azqom, Avoine cultivée) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
L'avoine est utilisée pour la relaxation, pour faciliter le transit intestinal et pour
contribuer à abaisser le taux de cholestérol. Elle a également des propriétés anti-irritantes,
des propriétés dermatologiques calmantes, apaisantes pour la peau et qui réduisent sa
sensibilité. La graine est utilisée en décoction contre la toux et les calculs rénaux (Kahouadji,
1995).
Le décocté de feuilles est utilisé comme lotion pour les yeux et pour une utilisation
contre une inflammation aiguë des tissus du corps interne. Il recommande aussi l'application
d'un mélange de brome raboteux et de raisins secs. En poudre sur certaines maladies de la
peau et d’os.
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Cynodon dactylon (L.) Pers. (N'jem, Chiendent) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Dactyloctenium aegyptium (L.) Willd. (Njem Rjel Djaja, Chiendent) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
Eleusine indica (L.) Gaertn. (Njem, Éleusine des Indes) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Festuca arundinacea Schreb. (Aguzmir, Fétuque élevée) - Plante sauvage, Localité : Toute
la région d’étude.
La graine en poudre est conseillée pour les personnes qui souffrent de la rétention
urinaire (Bellakhdar, 1997). L’infusé de feuille est utilisé pour atténuer les douleurs osseuses
et articulaires, reminéralise et favorise la reconstruction des cartilages et des tissus. N.B:
C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, & Faure, 1945).
Glyceria fluitans (L.) [Link]. (Aaima, Glycérie flottante) - Plante sauvage, Localité : Tanger
Chefchouaen.
Les tiges feuillées de cette plante en infusion ou en décoction sont utiles pour le
traitement de la dysenterie et l’asthme.
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Hordeum murinum L. (Chaair El Firan, Orge des rats) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
L'infusion de feuille est utilisée contre les refroidissements. Les racines en infusion,
sont efficaces contre les coliques (Bellakhdar, 1997). L’eau d’orge des rats sert de gargarisme
contre les affections de la gorge.
Hordeum vulgare L. (Châir : Timzine, Orge) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
La soupe préparée à base d’orge (Balboula) est souvent conseillée chez le fracturé et
le diabétique. Les graines torréfiées sont utilisées comme carminatif (Kahouadji, 1995). Le
malt que l’on extrait est employé dans le traitement contre le rhume et les affections
catarrhales simples. L’orge est une plante qui est utilisée dans la diarrhée, les rhumatismes
et les douleurs névralgiques (Bellakhdar, 1997).
L’eau de riz est prescrite en diète liquide pour les personnes souffrant de gastro-
entérite. La réputation du riz comme aliment constipant n’est pas juste, il est un régulateur
des fonctions intestinales et ostéoarticulaires (Kahouadji, 1995). Sa farine utilisée en
cataplasmes pour les maladies de peau. Les grains de riz sont utilisés comme anti
diarrhéique, surtout chez l’enfant. Il est aussi employé pour prévenir les vertiges lors des
voyages (Bellakhdar, 1997).
Pennisetum setaceum (Forssk.) Chiov. (Dyl Ethaalab, Graminée pourpre) - Plante sauvage,
Localité : Toute la région d’étude.
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Phalaris canariensis L. (Hchicht Lkanari, Alpiste des Canaries) - Plante sauvage, Localité :
Ajdir, Izefzafen, Belyounich.
Les graines en poudre sont prescrites contre le diabète une fois par jour (Bellakhdar,
1997). Une association à base de graines d’alpiste des canaries, celles de cumin, de lupin
blanc et les feuilles de noyer en décoction, est utilisée contre la diarrhée. N.B: Toxicité est
indiquée par la population du Rif.
Phragmites communis Trin. (Kseb, Roseau) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
L’infusé de poudre préparée à partir de la racine est indiqué par rinçage contre
l’arythmie cardiaque, le prurit (démangeaison de la peau), du cuir chevelu et de la peau. N.B:
C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945).
Poa annua L. (Kabaa Howli, Pâturin annuel) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
La poudre de plante entière desséchée en décoction est utilisée par voie orale avec le
thé contre le reflux gastrique, l’ostéoporose et en cas de poumon perforé.
Setaria verticillata (L.) [Link]. (Dayl Eddib : Tafsut, Sétaire) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
Triticum turgidum L. (Zraa: Irden, Blé dur) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
Appliqué en cataplasme, le blé aide à cicatriser les plaies et permet de traiter les
furoncles, les panaris et les anthrax. La prise quotidienne de son de blé constitue une mesure
de prévention contre certains cancers, notamment le cancer du côlon (Bellakhdar, 1997). La
consommation de grains entiers améliore la sensibilité à l'insuline chez les patients
diabétiques (Kahouadji, 1995). Le son de blé mélangé avec le jaune d’œuf est utilisé comme
purifiant du visage.
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Triticum aestivum L. (Lgamh, Blé tendre) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
Zea mays L. (Dra, Maïs) - Plante cultivée, Localité : Toute la région d’étude.
En décoction, les stigmates de maïs sont recommandés pour la lithiase rénale, les
maladies de l’appareil urinaire, notamment la cystite (Bellakhdar, 1997). Cette décoction est
prise également pour éliminer l’excès d’eau dans l’organisme dans le cas des obésités.
L’huile est utilisée par les personnes à fort dose de cholestérol et les graines pour les
diabétiques. En usage externe, les styles de maïs sont utilisés en infusion pour les soins des
cheveux (Kahouadji, 1995).
Polygonaceae
Emex spinosa (L.) Campd. (Houmida, Rumex) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
L’infusé de graines est recommandé contre les maux intestinaux et d’estomac. Les
feuilles, mangées en salade, sont réputées toniques et rafraichissantes. La poudre de racines
est utilisée dans le traitement de la constipation, la jaunisse et les affections hépatiques
(Bellakhdar, 1997).
Rumex acetosa L. (Houmida : Tasmumt, Oseille sauvage) - Plante sauvage, Localité : Toute
la région d’étude.
Les feuilles entrent dans la composition de Baqqûla. Une tisane de feuilles d’oseille
sauvage est utilisée dans le traitement de la diarrhée, la jaunisse, les affections hépatiques
et gastriques (Bellakhdar, 1997). Une infusion de racine fraîche est conseillée contre la
fièvre. La racine en poudre est utilisée sous forme de cataplasme contre les furoncles. N.B:
C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997).
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Pontederiaceae
En usage interne la décoction de plante entière, bien nettoyée, sert à traiter les
troubles sanguins et combattre l’amaigrissement et le froid. En usage externe, un
cataplasme préparé à partir de la plante écrasée est appliqué sur la partie gonflée du cou
pour soigner le goitre thyroïdien. Les fleurs sont utilisées pour médicamenter la peau des
chevaux (Bellakhdar, 1997).
Portulacaceae
Les tiges feuillées, cuites avec la tomate, l’ail, les feuilles de coriandre fraîches, sont
utilisées comme un repas de personne diabétique (Kahouadji, 1995). La plante entière est
consommée crue, en salade, en cas d’anémie et de taux élevé du cholestérol et contre le
cancer.
Ranunculaceae
Les graines, en infusion ou en poudre associées au miel, sont utilisées contre les
douleurs gastro-intestinales, le rhume, la grippe, l’asthme, le rhumatisme, les affections
pulmonaires et comme antidiabétique (Kahouadji, 1995). La nigelle est très employée en
médecine traditionnelle, en infusion ou en décoction, comme carminative, emménagogue,
antispasmodique, cholagogue, galactogène, vermifuge et hypotensive (Bellakhdar, 1997).
N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945; Sijelmassi, 1993; Zekkour,
2008).
Les racines, en décoction, sont utilisées contre les règles douloureuses, les maux
d’estomac et pour activer l’accouchement. Les feuilles sont utilisées en infusion contre les
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diarrhées, les angines et la lithiase rénale. La plante est irritante pour la peau et les
muqueuses (Kahouadji, 1995). Ingérée, elle peut provoquer des stomatites, des brûlures et
des ulcérations. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997).
Rhamnaceae
Ziziphus lotus (L.) Lam. (Nbeg : Tazart, Jujubier) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Rosaceae
Eriobotrya japonica (Thunb.) Lindl. (Lemzah, Néflier du Japon) - Plante cultivée, Localité :
Tanger, Melloussa, Bab Taza, Talambout.
Malus domestica Borkh. (Tûffah, Pommier) - Plante cultivée, Localité : Bab Berred,
Issaguen.
La pomme régularise le transit intestinal et facilite la digestion, grâce à son acidité qui
entraîne une salivation et stimule les sucs digestifs. La pomme crue agit très bien contre la
constipation et la pomme cuite est recommandée en cas de diarrhée. A condition d’en
consommer régulièrement, les pommes aident à réguler le taux de cholestérol. Elle donne
également de l’énergie et combat la fatigue (Bellakhdar, 1997). Elle possède également des
125
vertus calmantes qui aident à trouver le sommeil et régulent le stress. Le fruit agit
positivement sur la diurèse et sur l’élimination de l’acide urique (Kahouadji, 1995). Ses
bienfaits sont donc fort appréciés chez les sujets souffrant d’arthrite et de rhumatismes, et
les obèses. La pomme permet également de lutter naturellement contre l’hypertension
artérielle, et ce à titre curatif ou préventif.
Les feuilles de l’abricotier en infusion sont un remède efficace contre la toux et les
maux de gorge, les douleurs musculaires, articulaires et nasales. En décoction, l’abricot
soulage les inflammations et les éruptions cutanées (Kahouadji, 1995). En massage, l’huile de
noyau d’abricot, s’applique sur le corps, après des expositions au soleil, ou sur peaux sèches.
Elle s’applique aussi sur les douleurs musculaires (Bellakhdar, 1997). En cas de dysenterie, le
jus extrait de feuilles de l’abricotier et dilué peut être efficace pour soigner la dysenterie.
Prunus persica (L.) Batsch. (Khokh, Pêcher) - Plante cultivée, Localité : Al Hoceima,
Chefchouaen.
Le pêcher est une plante médicinale que l’on utilise pour traiter la constipation et
dont les qualités vermifuges sont réputées. Il est efficace contre les nausées, les vers
intestinaux. Une décoction de feuilles est utilisée en cas de douleurs gastriques. En usage
externe, les feuilles, les fleurs et les amandes broyées sont utilisées sous forme de
cataplasme (Bellakhdar, 1997).
Rubus ulmifolius Schott. (Oualik : Tabgha, Ronce) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
La feuille crue est utilisée par rinçage locale pour raffermir la peau du visage. Le
décocté de feuilles en association avec les feuilles d’eucalyptus, du cardon, de la lavande et
du marrube blanc est indiqué par voie orale contre la céphalée et les douleurs cardiaques
(Bellakhdar, 1997). Les feuilles en poudre à usage externe sont appliquées contre les
brûlures et les blessures de personne diabétique (Kahouadji, 1995).
126
Rubiaceae
Une décoction de feuilles est utilisée pour l’hygiène intime en cas d’infection uro-
génitale. Le café non torréfié permet une accélération de l'activité cérébrale, tant au niveau
de la pensée que de la perception et de la mémoire elle favorise également la combustion
des sucres et l'élimination des graisses (Bellakhdar, 1997; Kahouadji, 1995).
Galium aparine L. (Lsak, Gratteron) - Plante sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Rubia peregrina L. (Fûwa : Tarubya, Garance) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Rutaceae
127
1997). Elle est préscrite aux femmes enceintes, à celles qui allaitent et aux enfants. N.B :
C’est une plante très toxique (Bellakhdar, 1997; Sijelmassi, 1993; Zekkour, 2008).
Citrus limetta Risso. (Lhamed Beldi, Bergamotier) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
Le bergamotier en tant que remède permet d’éliminer les vers intestinaux qui
provoquent, la plupart du temps, de graves troubles digestifs. Les troubles du sommeil
figurent également parmi les maladies que la limette peut guérir (Kahouadji, 1995). Les
propriétés toniques de bergamotier optimisent les fonctions de certains organes comme le
rein, les muscles ou encore le cerveau. Une infusion de fleurs dans l’eau est indiquée comme
antidiabétique. Le jus de Citrus limetta Risso. est utilisé de la même façon que Citrus limon
(L.) Osbeck (Kahouadji, 1995).
Citrus limon (L.) Osbeck. (Lhamed, Citron) - Plante cultivée, Localité : Toute la région
d’étude.
Le jus de citron est utilisé par voie orale contre les douleurs intestinales, en
gargarisme pour les angines, et en mettant des rondelles directement sur le front il apaise
les maux de tête et donne aussi un effet antipyrétique (Bellakhdar, 1997). Le jus de citron
mélangé avec le miel et l’huile d’olive ou avec du persil et de l’ail est utilisé pour traiter les
néphro-lithiases (Kahouadji, 1995). Le jus de citron est utilisé en gouttes oculaires en cas
d’irritation des yeux. Le jus de citron mélangé avec de la farine et du sucre a des bienfaits
pour la peau de visage.
L’infusion de racines est prescrite dans les maladies de la vésicule biliaire et les
affections de l’appareil respiratoire. La fumigation des tiges est employée contre les
céphalées et l’insuffisance rénale (Bellakhdar, 1997).
128
Citrus sinensis (L.) Osbeck. (Limoun, Oranger doux) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
Ruta montana (L.) L. (Fijel : Iwermi, Rue sauvage) - Plante sauvage, Localité : Tanger, Al
Hoceima, Chefchouaen.
La racine, en décoction, est employée contre les maux d’estomac, les maux d’intestin,
les affections de l’appareil respiratoire et les maladies du foie. La plante séchée et pulvérisée
est associée au laurier, à l’armoise blanche, à la lavande, au thym et à la menthe pouliot
pour faire une décoction contre les coliques (Bellakhdar, 1997; Kahouadji, 1995). N.B: C'est
une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Bruneton, 1996; Zekkour, 2008).
Salicaceae
Populus alba L. (Sefsaf, Peuplier blanc) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Les racines en cataplasme, agissent contre les hémorroïdes et les ulcères gastriques.
La poudre de feuilles et fleurs de Populus alba L. s’emploie en décoction contre les migraines
d'origine hépatique. En cataplasme, le bourgeon est efficace pour calmer les douleurs
articulaires et musculaires. Les tisanes sont employées pour traiter les infections urinaires
(Bellakhdar, 1997; Kahouadji, 1995).
Populus nigra L. (Sefsaf, Peuplier noir) - Plante sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Résistant à la pollution, le peuplier noir est planté le long des routes. Ses bourgeons
sont utilisés à des fins médicinales contre les rhumatismes, les maux duodénal et la goutte.
On en fait un vin excellent pour lutter contre la toux (Bellakhdar, 1997). Le bois de peuplier
absorbant des gaz intestinaux, des toxines microbiennes et de divers poisons.
129
Schisandraceae
Cette plante est essentiellement employée dans le traitement des troubles gastro-
intestinaux, notamment les colites, la dyspepsie, les ballonnements, la diarrhée et les
spasmes du tube digestif. Une infusion de fruits avec le thé sans sucre est prescrite comme
antidiabétique (Kahouadji, 1995). N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997).
Scrophulariaceae
La plante entière en infusion est indiquée dans les traitements magiques des
rhumatismes. Les jeunes fleurs sont indiquées pour traiter la vue brouillée à condition
qu’elles soient écrasées par les mains très saines ou dans la bouche (Bellakhdar, 1997). Une
macération de racine de molène et de graines de pois chiche est conseillée en cas
d’affections digestives et de typhoïde (Kahouadji, 1995). La poudre préparée à partir de la
partie aérienne de plante desséchée est utilisée par application locale contre les blessures
cutanées. N.B: C'est une plante très toxique (Bellakhdar, 1997; El-Hilaly et al., 2003).
Solanaceae
Les fruits de poivron sont consommés comme antidiabétiques, mais il faut suivre un
régime alimentaire précis (la personne diabétique ne doit pas manger le pain complet, le
sucre, la viande rouge à part celle de chèvre). En cataplasme la poudre est utilisée pour
traiter certaines inflammations rhumatismales et épidermiques (Bellakhdar, 1997). La
Harissa est composée d'un mélange de nombreuses épices: ail, sel, carvi, cumin, graines de
coriandre, feuilles de menthe séchée, huile d'olive et bien sûr, piment rouge sec (Kahouadji,
1995). La Harissa est une recette très appréciée dans le Maroc notamment en Rif. Elle y est
employée afin d'aromatiser presque tous les plats. N.B: C'est une plante toxique
(Bellakhdar, 1997; Sijelmassi, 1993; Zekkour, 2008).
130
Capsicum frutescens L. (Sudaniya : Flfel Har, Piment enragé) - Plante cultivée, Localité :
Toute la région d’étude.
Elle est mélangée avec du tabac et est prescrite pour apaiser les crises d’asthme. La
plante est prescrite pour soulager les névralgies, ses propriétés antispasmodiques et
sédatives permettent pourtant de la classer parmi les plantes médicinales (Kahouadji, 1995).
Sa prise peut entraîner une constipation, une dilatation des bronches et éventuellement des
hallucinations (Bellakhdar, 1997). En cas de douleurs, de névralgies et de douleurs d’utérus,
les feuilles sont utilisées sous forme de cigarette. N.B: C'est une plante très toxique
(Bellakhdar, 1997; Bruneton, 1996; Charnot, 1945; Sijelmassi, 1993).
Lycium europaeum L. (Haded Europa, Lyciet d'Europe) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Les petites baies rouges de lyciet d'Europe sucrées, sont consommées cuites pour
renforcer des défenses immunitaires avec des propriétés anti-inflammatoires et oxygénation
des cellules: fatigue, hypertension et prévention des troubles oculaires. Les feuilles sont
mises en salades pour régler la glycémie, la cholestérolémie et la tension artérielle. N.B:
Toxicité est indiquée par la population du Rif.
131
furoncles et les douleurs rhumatismales et asthmatiques (Bellakhdar, 1997). Les racines,
séchées et pilées, sont incorporées au pain en cas d’amaigrissement et d’insomnie
(Bellakhdar, 1997). NB: C’est une plante très toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, & Faure,
1945; Jamila & Mostafa, 2014; Zekkour, 2008).
Nicotiana glauca Graham. (Tembak barri, Glauque) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
La décoction de Nicotiana glauca Graham. dans le lait ou la soupe est utilisée pour
soulager les affections respiratoires: toux, rhume, grippe, et bronchite. En cataplasme la
feuille est indiquée contre les maux de tête (Bellakhdar, 1997).
Le jus de tomate est utilisé partout, en lotion sur le visage pour éclaircir le teint, et
contre la constipation. La tomate est conseillée comme salade pour un bon régime contre le
diabète (Bellakhdar, 1997). Le fruit cuit est utilisé pour le bon fonctionnement des reins
(permettant ainsi de dissoudre les calculs biliaires) (Kahouadji, 1995). Or, un bon
fonctionnement rénal contribue à faire diminuer l’hypertension.
L’aubergine est aussi largement utilisée à des fins médicinales. Différentes parties de
cette plante sont utilisées en décoction, sous forme de poudre ou de cendres pour soigner
des maladies tels que le diabète, la diarrhée, la bronchite, la dysurie, la dysenterie, les maux
de dents, les infections de la peau, l’asthénie et les hémorroïdes. Poudre d’aubergine: pour
blanchir les dents et soulager les piqûres de moustiques. Jus d’aubergine est idéal pour la
perte de poids et la réduction du cholestérol (Bellakhdar, 1997).
Solanum nigrum L. (Buqnîna, Morelle noire) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Les feuilles séchées sont utilisées sous forme de poudre sur la tête contre la migraine
et la constipation (Kahouadji, 1995). Les feuilles en infusion sont utilisées pour traiter les
132
dyspepsies douloureuses (douleurs gastriques et intestinales), les spasmes vésicaux, les
douleurs hémorroïdales (Bellakhdar, 1997). En usage externe dans les affections cutanées:
prurits, eczémas, plaies et ulcères douloureux, abcès, dartres, furoncles et rhumatismes
articulaires. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945).
Solanum sodomaeum Dunal. (Tfah lfar, Morelle de Linné) - Plante sauvage, Localité :
Tanger, Tétouan, Chefchouaen.
La pulpe de fruit écrasé s’applique localement sur les zones douloureuses en cas de
rhumatisme et pour la réduction de la tension artérielle. Le fruit est utilisé dans le linge
contre la teigne. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997; Bruneton, 1993; Charnot,
1945; Sijelmassi, 1993).
Le rhizome bouillie et broyé avec un œuf est utilisé comme masque de soin du visage.
Des tranches de rhizome se mettent directement sur la peau en cas de brulure (Kahouadji,
1995). Des cataplasmes de pomme de terre placés sur le front sont utilisés pour diminuer les
fièvres et les insolations. Le jus de pomme de terre est conseillé en cas de troubles digestifs
(Bellakhdar, 1997). La consommation de pommes de terre germées, a provoqué
principalement des gastro entérites, avec douleurs abdominales et vomissements, de la
fièvre, de la confusion mentale, du délire, des céphalées, des troubles respiratoires et
visuels. N.B: C'est une plante toxique (Bellakhdar, 1997).
Withania frutescens (L.) Pauquy. (Ali Amlal: Tayrta, Withanie frutescente) - Plante
sauvage, Localité : Talambout, Cherrafat, Bni Abdellah.
Le décocté de tige feuillée, régule le taux de sucre dans le sang, les troubles
intestinaux et la constipation. La poudre de Withania frutescens (L.) Pauquy. est mélangée
avec le broyat d’ail, est conseillée en application locale contre la teigne du cuir chevelu. N.B:
Toxicité est indiquée par la population du Rif.
133
Styracaceae
L’huile essentielle de benjoin est une précieuse alliée contre les problèmes
dermatologiques provoqués par le froid et les rayons solaires et pour dégager les voies
respiratoires encombrées comme la gorge et les bronches (Bellakhdar, 1997). Elle offre
particulièrement une meilleure protection contre la déshydratation et les inconforts , la toux,
la tuberculose, l’asthme (Kahouadji, 1995). L’huile essentielle de benjoin prévient et peut
aussi atténuer les engelures.
Tamaricaceae
Tamarix aphylla (L.) [Link]. (Adba, Tamaris) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
L’infusé de poudre de fleurs desséchées mélangée avec le miel, est utilisée par voie
orale contre la gastrite (inflammation de la paroi de l’estomac). Une décoction de racines est
utilisée en cas de maladies cardiaques et urinaires et lors de la ménopause (Bellakhdar,
1997).
Tamarix ramosissima Ledeb. (Athel, Tamaris d'été) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
134
Theaceae
La poudre de thé est utilisée avec le beurre salé « Semen elhar » comme suppositoire
à l’intérieur de l’anus contre les hémorroïdes. Une décoction de thé est conseillée contre les
douleurs intestinales (Kahouadji, 1995). Une infusion de thé en association avec une cuillère
à café de poivre est conseillée contre l’hypertension. La poudre de thé est utilisée comme
cicatrisant et dans les affections dermatologiques surtout pour le visage, elle est aussi
efficace contre la diarrhée (Bellakhdar, 1997).
Thymelaeaceae
Les feuilles, en infusion, sont utilisées contre les maux urinaires et les calculs rénaux.
Les feuilles, en décoction, sont utilisées comme purgatives et vermifuges. La tige feuillée, en
décoction, dans le lait est indiquée comme antidiabétique. Les tiges feuillées pulvérisées
sont administrées oralement (une tête de cuillerée à café de poudre dans un verre de lait
chaud) contre le diabète (Bellakhdar, 1997).
Typhaceae
Typha angustifolia L. (Bot, Kseb, Massette à larges feuilles) - Plante sauvage, Localité :
Toute la région d’étude.
La tige feuillée en infusion ou en décoction dans du lait ou du thé est utilisée en cas
de méningite, de refroidissement et d’affections respiratoires (grippe, rhume et bronchite).
Les rhizomes cuits avec «Baqqula» sont consommés en cas de famine.
135
Urticaceae
Urtica dioica L. (Hriga, Grande ortie) - Plante sauvage, Localité : Toute la région d’étude.
Les racines d'ortie sont indiquées dans les troubles de la miction accompagnant
l'adénome de la prostate (Bellakhdar, 1997). Les feuilles fraîches sont utilisées en
cataplasme local contre le rhumatisme (Kahouadji, 1995). Une décoction de tiges feuillées
après filtration est conseillée en cas de douleurs intestinales. N.B: C'est une plante très
toxique (Bellakhdar, 1997; Charnot, 1945; Zekkour, 2008).
Urtica urens L. (Lhurriga, Ortie brûlante) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
Les feuilles fraîches sont utilisées en cataplasme local contre le rhumatisme. Une
décoction de tiges feuillées après filtration est conseillée en cas de douleurs intestinales et
urinaires. Le fruit est utilisé en usage externe, pour atténuer les rhumatismes (Kahouadji,
1995). N.B: C'est une plante très toxique (Bellakhdar, 1997).
Verbenaceae
Aloysia citrodora Palau. (Lwiza, Verveine odorante) - Plante cultivée, Localité : Toute la
région d’étude.
Chez les adultes, elle est prescrite contre les vertiges, l’épilepsie, le ballonnement et
les spasmes. Les feuilles, en infusion, sont utilisées contre les douleurs abdominales et
comme hypotenseur et rafraîchissant (Bellakhdar, 1997). La plante est utilisée comme
cicatrisant dans les soins des plaies, des brûlures, des écrouelles, des abcès et des boutons.
Lantana camara L. (Nabat Oum Kaltoum, Lantanier) - Plante sauvage, Localité : Toute la
région d’étude.
Les feuilles, en décoction, sont utilisées contre les douleurs abdominales et comme
hypotenseur et rafraîchissant. En cataplasme, la feuille est utilisée comme cicatrisant dans
les soins des plaies, des abcès et de l'herpès.
136
Vitaceae
Vitis vinifera L. (Aneb : Dalya : Adil : Zbib, Vigne rouge) - Plante cultivée, Localité : Toute
la région d’étude.
Les feuilles sont utilisées fraîches par application locale en cataplasme contre les
furoncles. La décoction de jeunes feuilles est utilisée contre l’ulcère gastrique et le diabète, à
raison d’un verre par jour à prendre après le diner (Bellakhdar, 1997). En lotion la plante est
recommandée pour lutter contre les varices et les jambes lourdes. En décoction et en
infusion, elle régule l'insuffisance veineuse et les règles abondantes.
Zingiberaceae
137
Zingiber officinale Roscoe. (Skinjbir, Gingembre) - Plante introduite.
Zygophyllaceae
Tribulus terrestris L. (Ders Elajouz, Tribulus) - Plante sauvage, Localité : Toute la région
d’étude.
138
II. Analyse statistique
1. Analyse floristique
En termes de nombre d'espèces, il ressort que la famille des Asteraceae est la plus
représentée avec 29 espèces soit 10.36% du catalogue élaboré, suivie de celle des Lamiaceae
(22 espèces soit 7.86%), Fabaceae et Poaceae (21 espèces soit 7.5% chacune), Apiaceae (17
espèces soit 6.7%), Solanaceae (12 espèces soit 4.28%), Brassicaceae (11 espèces soit 3.93%),
Asparagaaceae(10 espèces soit 3.57%), Amaranthaceae et Cucurbitaceae (8 espèces pour
chacune soit 2.86%), Rutaceae (6 espèces soit 2.14%), les Myrtaceae et Rosaceae avec 5
espèces chacune. Par ailleurs, les Anacardiaceae, Caryophyllaceae, Cupressaceae,
Euphorbiaceae, Lauraceae et Zingiberaceae sont représentées chacune par 4 espèces
végétales. Les Apocynaceae, Malvaceae, Moraceae, Oleaceae, Papaveraceae, Pinaceae,
Rubiaceae et Tamaricaceae sont représentées par 3 espèces médicinales chacune. Les autres
familles sont celles comptant au plus une ou 2 espèces végétales médicinales. En se basant
sur la valeur d'importance familiale (FIV), les familles les plus citées par les informateurs sont
Amaryllidaceae (FIV = 0.104), Lythraceae (FIV = 0.103) Caryophyllaceae (FIV = 0.084),
Apocynaceae (FIV = 0.079), Capparaceae (FIV = 0.073), Linaceae (FIV = 0.065), Rubiaceae (FIV
= 0.063), Nitrariaceae, Rhamnaceae et Verbenaceae (FIV = 0.053), Rutaceae (FIV = 0.052) et
Arecaceae (FIV = 0.049).
139
dans la région de Rabat où les Apiaceae sont représentées par 26 espèces, au lieu de quatre
dans la Moyenne Moulouya.
8
Nombre d'espèces
7
7
6
6
5 5 5 5
5
4 4
4
3 3 3 3
3
Figure 13 : Genres les plus utilisés dans le traitement des affections par la population du Rif
Dans la présente étude, les espèces : Rosmarinus officinalis L. (RFC = 0.189), Thymus
satureioides Coss. (RFC = 0.176), Dittrichia viscosa (L.) Greuter. (RFC = 0.165), Lawsonia
140
inermis L. (RFC = 0.154), Arenaria rubra L. (RFC = 0.153) et Nerium oleander L. (RFC = 0.146)
constituent celles ayant une fréquence relative de citation très significative. Par ailleurs, les
espèces : Marrubium echinatum Ball. (RFC = 0.134), Rubia peregrina L. et Allium cepa L. (RFC
= 0.123 chacune), Salvia officinalis L. (RFC = 0.119), Allium sativum L. (RFC = 0.118),
Lavandula officinalis Chaix. (RFC = 0.112), Petroselinum sativum Hoffm. (RFC = 0.109),
Zingiber officinale Roscoe. (RFC = 0.106), Aloysia citrodora Palau. et Silene ibosii Emb. &
Maire. (RFC = 0.105 chacune), Daucus carota L. (RFC = 0.102) et Oryza sativa L. (RFC = 0.101)
ont quant à elles une fréquence relative de citation assez significative. Elles sont suivies
d’autres espèces médicinales telles que : Pistacia lentiscus L. (RFC = 0.097), Calendula
arvensis [Link]. (RFC = 0.096 chacune), Artemisia herba-alba Asso. (RFC = 0.095),
Chenopodium ambrosioides L. (RFC = 0.093), Laurus nobilis L. et Carduus martinezii Pau. (RFC
= 0.091 chacune), Caralluma europaea (Guss.) [Link]. (RFC = 0.089) et Capsicum annuum L.
(RFC = 0.087). Ces valeurs élevées de RFC peuvent s'expliquer par le fait que ces plantes sont
les plus connues et sont utilisées depuis longtemps par la majorité des informateurs, ce qui
représente une source de fiabilité. Les espèces de PAM dont la valeur de RFC est plus élevée
doivent faire l’objet d’une analyse phytochimique et pharmaceutique afin d’identifier leurs
constituants actifs pour toute extraction médicamenteuse (Mukherjee et al., 2012; Vitalini et
al., 2013). Ces espèces devraient également être classées par ordre de priorité pour la
conservation, car leurs utilisations préférées pourraient être menacées en raison de la
surexploitation.
141
Carthamus rhiphaeus Font Quer & Pau. RR
Asteraceae
Helichrysum italicum (Roth) [Link] RR
Matricaria chamomilla L. RR
Sonchus fragilis Ball RR
Caryophyllaceae Silene ibosii Emb. & Maire. R
Dryopteridaceae Dryopteris filix-mas (L.) Schott. R
Fabaceae Acacia albida Delile RR ?
Marrubium heterocladum Emb. & Maire. R
Lamiaceae
Mentha cervina L. RR
Lauraceae Laurus nobilis L. R
Urticaceae Urtica dioica L. RR
Parmi ces espèces 9 sont considérées comme étant très rares (RR) soit un effectif de
60% et elles occupent la première place, 4 espèces comme étant rares (R) soit un effectif de
26.67%, une espèce comme soupçonnée rare (R ?) soit un taux de 6.67%, et une espèce
comme étant soupçonnée très rare (RR ?) soit un effectif de 6.67%.
142
une seule espèce et le même classement s’applique aux espèces endémiques du Maroc, de
la Péninsule Ibérique, de l’Algérie et des Canaries (IAC ?).
Tableau 11: Espèces endémiques dans le catalogue élaboré de la région d’étude et leurs familles (El
Oualidi et al., 2012; Mohamed Fennane et al., 1998).
143
vi. Analyse de la flore toxique
Une plante est considérée comme toxique, lorsqu’elle contient une ou plusieurs
substances nuisibles pour l’homme ou pour les animaux et dont l’utilisation provoque des
troubles variés plus ou moins graves voire mortels (Fournier, 2001).
144
Bryonia dioica Jacq. Toute la plante
Cucurbitaceae Citrullus colocynthis (L.) Schrad. Fruits (vert) ; feuilles
Ecballium elaterium (L.) [Link]. Pulpe du fruit et racines
Euphorbiaceae Ricinus communis L. Graines
Rutaceae Citrus × aurantium L. Feuilles et fruits
Datura stramonium L. Toute la plante
Solanaceae
Mandragora autumnalis Mill. Toute la plante
145
Asparagaceae Asparagus officinalis L. Bourgeons
Asphodelus microcarpus Salzm. & Viv. Toute la plante
Anacyclus pyrethrum (L.) Lag. Toute la plante
Artemisia absinthium L. Feuilles, sommités
Artemisia herba-alba Asso. Feuilles
fleuries
Asteraceae Artemisia mesatlantica Maire. Toute la plante
Silybum marianum (L.) Gaertn. Toute la plante
Tanacetum vulgare L. Feuilles
Brassica nigra (L.) [Link]. Graines
Brassica oleracea L. Feuilles
Brassicaceae
Brassica rapa L. Toute la plante
Lepidium sativum L. Graines
Boraginaceae Borago officinalis L. Feuilles
Dryopteridaceae Dryopteris filix-mas (L.) Schott. Feuilles
Euphorbia falcata L. Toute la plante
Euphorbiaceae Mercurialis annua L. Feuilles
Glycyrrhiza glabra L. Toute la plante
Lupinus angustifolius L. Toute la plante
Lupinus pilosus L. Toute la plante
Medicago sativa L. Toute la plante
Retama monosperma (L.) Boiss. Fruits
Fabaceae
Retama raetam (Forssk.) Webb. Fruits
Trigonella foenum-graecum L. Graines
Vicia faba L. Fèves fraîches
Vicia sativa L. Toute la plante
Mentha pulgium L. Feuilles
Lamiaceae Origanum majorana L. Plante fraîche
Rosmarinus officinalis L. Feuilles
Salvia officinalis L. Plante fraîche
Linaceae Linum usitatissimum L. Graines
Malvaceae Malva silvestris L. Feuilles
Malva hispanica L. Feuilles
Myristicaceae Myristica fragrans Houtt. Noix de muscade
Eucalyptus globulus Labill. Feuilles
Myrtaceae Eucalyptus camaldulensis Dehnh. Feuilles
146
Nitrariaceae Peganum harmala L. Graines
Papaveraceae Fumaria officinalis L. L. Graines
Papaver rhoeas Feuilles et capsules
Cynodon dactylon (L.) Pers. Toute la plante
Poaceae Festuca arundinacea Schreb. Toute la plante
Phragmites communis Trin. Toute la plante
Polygonaceae Rumex acetosa L. Toute la plante
Nigella sativa L. Graines
Ranunculaceae Ranunculus bullatus L. Plante fraîche
Rutaceae Ruta montana (L.) L. Feuilles fraîches
Schisandraceae Illicium verum Hook.f. Toute la plante
Scrophulariaceae Verbascum sinuatum L. Graines
Capsicum annuum L. Toute la plante
Capsicum frutescens L. Fruits
Plantes médicinales non toxiques et connues par la population du Rif comme des
plantes toxiques
L’analyse de l’inventaire floristique réalisé dans la région d’étude (Rif marocain) nous
a permis de recenser 11 plantes non toxiques, mais elles sont indiquées par la population
enquêtée comme des plantes toxiques, soit un taux de 3.93% sur la liste des plantes utilsées
en pharmacopée traditionnelle rifaine (Tableau 14).
Tableau 14 : Espèces médicinales non toxiques et connues par la population du Rif comme des
plantes toxiques
147
Plantaginaceae Plantago lanceolata L. Toute la plante
Poaceae Phalaris canariensis L. Graines
Setaria verticillata (L.) [Link]. Toute la plante
Lycium europaeum L. Toute la plante
Solanaceae Withania frutescens (L.) Pauquy. Toute la plante
Concernant les espèces à la fois toxiques et rares, notre étude nous a permis de citer
3 taxons : dont 2 taxons sont en même temps toxiques et strictement très rares (Artemisia
absinthium L. et Urtica dioica L.) et un taxon est en même temps toxique et strictement rare
(Dryopteris filix-mas (L.) Schott.).
Par ailleurs, les espèces à la fois toxiques et endémiques, notre étude nous a permis
de citer 3 taxons : dont 2 taxons sont en même temps toxiques et strictement endémiques
du Maroc (Artemisia mesatlantica Maire. et Verbascum sinuatum L.) et un taxon est en
même temps toxique et strictement endémique du Maroc, de la Péninsule Ibérique et de
l'Algérie (Anacyclus pyrethrum (L.) Lag.).
148
actuellement parce qu’elle n’est pas toujours assurée (Weniger, 1991; Anyinam, 1995). Il y a
donc un manque d’intérêt pour la phytothérapie et une perte d’information sur les PAM, qui
peut s’expliquer par la méfiance particulièrement des jeunes qui ont tendance à ne plus trop
croire à cette phytothérapie en raison de l’influence de la modernisation. Ces valeurs
confirment les résultats obtenus dans d'autres travaux sur l'utilisation des PAM (Mehdioui &
Kahouadji, 2007; Benkhnigue et al., 2010; Salhi et al., 2010; Aribi, 2013; Azzi, 2013;
Benlamdini et al., 2014; Bouallala & Bradai, 2014; El Hafian et al., 2014).
Sans profession;
21,90%
Herboristes; 5,30%
Fquih ; 3,80%
Chouafa ; 1,50%
Pharmacien ; 0,90%
Infirmier ; 0,40%
Dentiste ; 0,20%
Diverses activités ; Médecin ; 0,20%
71,10%
149
caractéristiques de l’échantillon sont détaillées dans le Tableau 15. Le résultat de ANOVA
One-way indique qu'il existe une différence de connaissances significative entre les
informateurs masculins et féminins (F = 5.753, p-value = 0.02), le sexe influence donc
l’utilisation de la phytothérapie. Cette légère prédominance féminine peut s’expliquer par la
vigilance des femmes pour l’équilibre de la maladie, l’utilisation des plantes dans d’autres
domaines, leurs responsabilités, et par leur attachement à tout ce qui est traditionnel. En
effet, ce sont les femmes qui assurent la subsistance et les soins de santé à leurs familles en
cas de maladie. Ces résultats confirment d’autres travaux ethnobotaniques réalisés à
l’échelle nationale (Mehdioui & Kahouadji, 2007) dans la province d’Essaouira, (Benkhnigue
et al., 2010) dans la région de Mechraâ Bel Ksiri, (El Hafian et al., 2014) au niveau de la
préfecture d’Agadir-Ida-Outanane, ( Ziyyat et al., 1997; Hmamouchi, 2001; Jouad et al.,
2001; Eddouks et al., 2002; Tahraoui et al., 2007; Salhi et al., 2010), qui ont montré que les
femmes sont plus détentrices et aussi plus demandeuses du savoir phytothérapique
traditionnel.
150
significative a été trouvée pour le niveau d’instruction dans la connaissance des espèces
pour le traitement des affections (F = 673.173, p-value = 0.000). Ce qui est semblable aux
résultats des études de (Lahsissene et al., 2009; El Hilah et al., 2015; Bouzid et al., 2017).
Nous pouvons donc constater que l’utilisation des PAM diminue au fur et à mesure que le
niveau d’étude augmente.
151
Tableau 15 : Détails sociodémographiques des répondants dans la zone d’étude.
152
52.5% des enquêtés ont recours à la fois à la phytothérapie et à la médecine
moderne. Ce choix peut s’expliquer par le fait que notre panel vit en zone rurale avec
des moyens de subsistance qui restent bien limités. Souvent, l’accès à la médecine
moderne signifie qu’il faut descendre en ville, les infrastructures sanitaires étant
inexistantes ou rudimentaires dans les dits villages. Les frais occasionnés par ce
déplacement, peuvent s’avérer trop coûteux pour la population qui se résigne à se
soigner de manière traditionnelle avec les herbes à portée de main et aussi par le fait
de l’efficacité des pratiques thérapeutiques que les gens avaient les acquis de leurs
ancêtres.
Les enquêtés qui utilisent la phytothérapie sont donc en nombre de 814 (soit 81.4%
du total). Ce qui est justifié par le fait que la population locale est intéressée par des
remèdes traditionnels pour soulager leurs maux quotidiens, et ces remèdes sont la plupart
héritées par leurs ancêtres.
Phytothérapie et Phytothérapie ;
à la médecine 28,90%
moderne;
52,50%
Médecine
moderne ;
18,60%
153
ix. Avis sur phytothérapie et médecine moderne.
Sur les 1 000 personnes enquêtées inclus dans l’étude, 28.9% des répondants ont eu
recours à la médecine à base des plantes, tandis que 18.6% de ces enquêtés préfèrent la
médecine moderne. Les personnes enquêtées préfèrent le soigne par les remèdes à base des
plantes à plusieurs raisons :
Parmi les personnes enquêtées de la population étudiée 186 enquêtés soit 18.6%
utilisent la médecine moderne. 8.3% adopte cette médication parce qu’il est plus précis que
la phytothérapie, 6.5% des enquêtés en raison de l’efficacité de la médecine moderne, et la
toxicité de certaines plantes rend la population rifaine très méfiante vis-à-vis de ces plantes,
cela représente 3.8% (Figure 16).
12,00%
10,28% 10,26%
10,00%
8,30%
8,00%
6,50%
6,00% 5,29%
Fréquence (%)
3,80%
4,00% 3,06%
2,00%
0 0 0 0 0 0 0
0,00%
154
x. Catégories des maladies traitées et leurs valeurs ICF
Le facteur consensus des informateurs (ICF) dépend de la disponibilité de plante dans
la zone d'étude pour traiter les maladies, sa valeur varie de 0 à 1. La valeur la plus élevée de
l’ICF indique l’accord de sélection des taxons entre les informateurs, tandis qu’une valeur
faible indique le désaccord. L'analyse de l’ICF a récemment été utilisée comme un outil
important pour l'analyse de données ethnobotaniques (Uprety et al., 2010; Uniyal et al.,
2011). Dans la présente étude, les valeurs de l’ICF variaient de 0.944 à 0.983 par catégories
d'utilisations (Tableau 16).
Tableau 16: Valeurs de l’ICF par catégorie des maladies traitées dans la région du Rif.
D’une façon générale, les résultats obtenus montrent que, la catégorie avec le plus
haut degré d'accord des informateurs (ICF) était les affections ostéo-articulaires (0.983),
suivi par les affections dermatologiques (0.981), les affections neurologiques (0.974), les
affections génito-urinaires (0.973), les affections métaboliques (0.972), les affections cardio-
vasculaires (0.968), les affections du système digestif (0.945) et en dernier lieu les affections
du système respiratoire (0.944). Les résultats de l’ICF ont démontré que les maladies
fréquentes dans la région du Rif présentaient le consensus d’accord le plus élevé entre les
informateurs (valeurs comprises entre 0.944 et 0.983). Ces valeurs élevées de l’ICF
indiquaient une fiabilité raisonnable des informateurs sur l'utilisation des espèces de plantes
(Lin et al., 2002). Les valeurs de consensus des informateurs indiquaient également que les
informateurs partageaient les connaissances des espèces de PAM les plus importantes pour
traiter les maladies les plus fréquemment rencontrées dans la région d’étude. Par
155
conséquent, les espèces ayant un ICF élevé doivent être classées par ordre de priorité pour
d’autres études pharmacologiques et phytochimiques (Njoroge & Bussmann, 2006).
Il ressort des résultats obtenus que, 240 des espèces de PAM citées (soit 85.71% du
total) ont un indice de fidélité hautement significatif (FL = 100%) pour le traitement de 29
maladies (Tableaux 17-24). De plus, 37 autres espèces de plantes médicinales (13.21%) ont
un niveau de fidélité significatif (FL compris entre 51.22% et 97.9%). Par contre, 3 espèces
(1.07%) ont un niveau de fidélité inférieur à 50%. Il s’agit entre autres des espèces : Mentha
× rotundifolia (L.) Huds. (FL = 49.3%), Sonchus tenerrimus L. (FL = 48%) et Lavandula
officinalis Chaix. (FL = 45.5%). En général, FL de 100 % pour une plante précise indique que
tous les rapports d’utilisation mentionnaient la même méthode d’utilisation de plante pour
le traitement (Srithi et al., 2009). Ces informations signifient que les informateurs du Rif
avaient tendance à recourir à une espèce spécifique pour traiter une maladie donnée plutôt
qu'à plusieurs maladies. Les espèces végétales ayant les valeurs de FL les plus élevées
indiquent un bon potentiel de guérison contre une maladie spécifique mentionnée (Asnake
et al., 2016). En outre, les plantes à faible FL, ne doivent pas être abandonnées au lieu de les
faire remarquer à la génération future qu’elles pourraient accroître le risque de disparition
progressive des connaissances (Chaudhary et al., 2006).
156
Tableau 17 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système digestif dans la région du Rif, Maroc.
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Amaranthaceae 0.024
Chenopodium album L. Labda, Baremren Feuille Infusion UG, UD 71 07 0.007
Chenopodium murale L. Talekutta Autre combinaison Infusion UG 100 01 0.001
Salsola kali L. El Herd Plante entière Infusion DH 100 01 0.001
Anacardiaceae 0.048
Pistacia atlantica Desf. Btem Feuille Décoction UG 100 17 0.017
Apiaceae 0.032
Ammi majus L. Tlillane Fruit Autre UG 100 32 0.032
Ammi visnaga (L.) Lam. Bechnikha Fruit Infusion UG, DH 91 22 0.022
Ammodaucus leucotrichus Coss. Camoun Soufi Graine Cuit UG 100 41 0.041
Apium graveolens L. Lkrafess Feuille Décoction UG 100 04 0.004
Carum carvi L. Karwiya Graine Infusion UG 100 26 0.026
Coriandrum sativum L. Alkazbour Graine Cru UD 100 04 0.004
Cuminum cyminum L. Camoun Graine Infusion DH 100 03 0.003
Eryngium ilicifolium Lam. El Asfour, Chkour Fleur Cru UG 100 15 0.015
Foeniculum vulgare Mill. Lbesbas Graine Décoction UG 100 68 0.068
Smyrnium olusatrum L. Lheyyâr Feuille Infusion UG 100 43 0.043
Apocynaceae 0.079
Vinca minor L. El Innakia Plante entière Cuit CP 100 01 0.001
Arecaceae 0.049
Chamaerops humilis L. Doum, El Ghaz Fruit Infusion UG 100 51 0.051
Asparagaceae 0.013
Asparagus acutifolius L. Sekkom, Tazzut Feuille Décoction CP 100 01 0.001
Asparagus densiflora Kunth Sekkom, Tazzut Plante entière Autre DH 100 01 0.001
Asparagus officinalis L. Sakkum, Tazzut Autre combinaison Décoction DH 100 02 0.002
Asparagus plumosus Baker. Sekkom, Tazzut Tige Infusion CP 100 01 0.001
Asparagus stipularis Forssk. Sekkom, Tazzut Rhizome Autre UD 100 01 0.001
Drimia maritima (L.) Stearn. Ansal Bulbe Décoction UD 100 04 0.004
Muscari comosum (L.) Mill. Bsyla Bulbe Décoction CP 100 02 0.002
157
Tableau 17 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système digestif dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Asteraceae 0.038
utilisée
Artemisia absinthium L. Chiba Autre Décoction UG 100 75 0.075
Cynara humilis L. Khorchef, Timta combinais
Tige Cru UG, CP 94 31 0.031
Helichrysum italicum (Roth) [Link] Dahab Eshams on
Plante Infusion PB 100 01 0.001
Matricaria chamomilla L. Babunj Plante Décoction UG 100 48 0.048
entière
Ormenis mixta (L.) Dumort. Hellâla entière
Autre Infusion UD 100 19 0.019
Scolymus hispanicus L. Garnina combinais
Rhizome Infusion UG 100 50 0.050
Brassicaceae on 0.012
Brassica oleracea f. alba DC. Melfouf, Krunb Feuille Autre DH 100 07 0.007
Raphanus sativus L. Fjel Plante Décoction UG 100 46 0.046
Caryophyllaceae 0.084
entière
Silene vulgaris (Moench) Garcke Tigheghet Feuille Decoction CP 100 08 0.008
Crassulaceae 0.001
Umbilicus rupestris (Salisb.) Dandy Sorrat El Ard Plante Infusion CP 100 01 0.001
Cucurbitaceae entière 0.013
Bryonia dioica Jacq. Aineb Edib Racine Décoction DH, PB 60 05 0.005
Cucurbita maxima Duchesne Elgraa Hamra Fleur Infusion UD 100 15 0.015
Cupressaceae 0.043
Cupressus sempervirens L. Zembale, Sarw Feuille Infusion UD 100 01 0.001
Cyperaceae 0.001
Cyperus rotundus L. Tara Plante Décoction PB 100 01 0.001
Fabaceae 0.023
entière
Lupinus angustifolius L. Shenqala, Bozghiba Plante Décoction PB 100 01 0.001
Cassia senna L. Sna Mekki entière
Feuille Décoction CP 100 05 0.005
Ceratonia siliqua L. Salghwa, Kharroub Fruit Décoction UG 100 67 0.067
Glycyrrhiza glabra L. Arq Sûs Racine Infusion UG, DH 83 36 0.036
Trigonella foenum-graecum L. Helba Graine Cuit UD 100 54 0.054
Vicia benghalensis L. Jelbanet Lehnouch Feuille Décoction UD 100 01 0.001
Vicia tenuifolia Roth. Bykya Plante Infusion DH 100 01 0.001
entière
158
Tableau 17 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système digestif dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Fagaceae 0.038
Quercus rotundifolia Lam. Kerrush, Tasaft Ecorce Infusion UD 100 06 0.006
Geraniaceae 0.015
Pelargonium capitatum (L.) L'Hér. Laatercha Feuille Décoction DH, CP 100 27 0.027
Iridaceae 0.001
Iris × germanica L. Sawsan Almani Feuille Autre CP 100 01 0.001
Juglandaceae 0.005
Juglans regia L. Guergaâ Ecorce Autre UG, UD 80 05 0.005
Lamiaceae 0.056
Ocimum basilicum L. Lhbak Feuille Infusion PB 71 07 0.007
Origanum majorana L. Mard’douch Plante entière Infusion UG, UD, PB 65 46 0.046
Origanum vulgare L. Zaatr Elma Feuille Infusion UG 100 80 0.080
Thymus satureioides Coss. Z’îtra, Tazuknit Feuille Infusion UG 100 176 0.176
Lauraceae 0.035
Cinnamomum zeylanicum Blume. Qarfa Ecorce Infusion UD 100 11 0.011
Lythraceae 0.103
Punica granatum L. Remman Ecorce Décoction UG 100 53 0.053
Malvaceae 0.004
Malva hispanica L. Khobbeyza Feuille Décoction DH 100 04 0.004
Malva silvestris L. Bakkula Feuille Cuit DH 100 06 0.006
Myristicaceae 0.003
Myristica fragrans Houtt. Bsibissa Fruit Cuit CP, PB 67 03 0.003
Myrtaceae 0.028
Eugenia caryophyllata Thunb. Qronfel Fleur Infusion CP 100 05 0.005
159
Tableau 17 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système digestif dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Oleaceae 0.020
Olea europea L. Zaytoun Feuille Décoction UG 100 51 0.051
Olea europea var. sylvestris (Mill.) Lehr. Zabbouj Feuille Décoction PB 100 03 0.003
Piperaceae 0.005
Piper nigrum L. Ibzar Graine Cuit PB 100 05 0.005
Plantaginaceae 0.006
Plantago lanceolata L. Lssan lhamel Feuille Cuit CP 100 06 0.006
Poaceae 0.015
Cymbopogon citratus (DC.) Stapf. Aoshb Elhamed Tige Décoction PB 100 01 0.001
Hordeum vulgare L. Châir, Timzine Graine Cuit DH 100 05 0.005
Phalaris canariensis L. Hchicht Lkanari Graine Décoction DH 100 01 0.001
Polygonaceae 0.005
Emex spinosa (L.) Campd. Houmida Plante entière Cuit CP 100 01 0.001
Rumex acetosa L. Houmida Feuille Infusion UD, DH 67 09 0.009
Rhamnaceae 0.053
Ziziphus lotus (L.) Lam. Nbeg, Tazart Graine Autre UG, UD 62 53 0.053
Rosaceae 0.026
Prunus armeniaca L. Mechmach Feuille Infusion UD 100 01 0.001
Prunus persica (L.) Batsch Khokh Feuille Autre UD 100 02 0.002
Rutaceae 0.052
Ruta montana (L.) L. Fijel, Iwermi Racine Décoction UG, UD 58 12 0.012
Salicaceae 0.007
Populus alba L. Sefsaf Feuille Décoction UG 100 13 0.013
Populus nigra L. Sefsaf Feuille Décoction UD 100 01 0.001
160
Tableau 17 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système digestif dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Schisandraceae 0.004
Illicium verum Hook.f. Badiana Fruit Infusion DH 100 04 0.004
Scrophulariaceae 0.001
Verbascum sinuatum L. Torah Fleur Infusion UD 100 01 0.001
Solanaceae 0.025
Solanum lycopersicum L. Maticha Fruit Cuit DH, PB 71 14 0.014
Solanum melongena L. Denjal Fruit Cuit DH, CP 60 05 0.005
Solanum nigrum L. Buqnîna Feuille Infusion CP 100 01 0.001
Tamaricaceae 0.001
Tamarix aphylla (L.) [Link]. Adba Fleur Infusion PB 100 02 0.002
Tamarix gallica L. Tamimayt Feuille Décoction PB 100 01 0.001
Tamarix ramosissima Ledeb. Athel Autre combinaison Infusion PB 100 01 0.001
Theaceae 0.042
Camellia sinensis (L.) Kuntze. Atây Feuille Infusion UD 100 42 0.042
Thymelaeaceae 0.032
Thymelaea virgata (Desf.) Endl. Matnane Plante entière Infusion UD 100 32 0.032
Verbenaceae 0.053
Lantana camara L. Nabat Oum Kaltoum Feuille Décoction UD 100 01 0.001
Vitaceae 0.017
Vitis vinifera L. Aneb, Dalya Feuille Infusion UG 100 17 0.017
Zingiberaceae 0.031
Curcuma Longa L. Kharqûm Rhizome Décoction DH 100 16 0.016
UG: Ulcerè Gastrique, UD: Ulcère Duodénal, DH: Diarrhée, CP: Constipation, PB: Pierre Biliaire.
161
Tableau 18 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système respiratoire dans la région du Rif, Maroc.
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Aizoaceae 0.001
Mesembryanthemum acinaciforme L. Bousbayeaa Feuille Autre TX 100 01 0.001
Anacardiaceae 0.048
Schinus molle L. Foulfol kadib Fruit Décoction TB 100 01 0.001
Apiaceae 0.032
Thapsia garganica L. Deryas Plante entière Cataplasme TX 100 02 0.002
Araliaceae 0.002
Hedera helix L. Louwaya Feuille Cuit AT 100 02 0.002
Asteraceae 0.038
Carthamus rhiphaeus Font Quer & Pau. EL Kertam Plante entière Décoction TB 100 05 0.005
Sonchus oleraceus (L.) L. Tilfaf Plante entière Cuit CP 100 01 0.001
Brassicaceae 0.012
Brassica fruticulosa Cirillo. Harchae Graine Décoction CP 100 01 0.001
Brassica nigra (L.) [Link]. Khrdal, Bohamo Feuille Infusion FD 100 06 0.006
Brassica rapa L. Left Lbeldi Racine Cru FD 100 06 0.006
Brassica rapa var. annua [Link]. Left Feuille Cru TB 100 07 0.007
Lepidium sativum L. Habb Rchad Graine Cuit AT 100 21 0.021
Sinapis alba L. Karkaz Graine Cuit TX 100 01 0.001
Brassicaceae
Sinapis arvensis L. Khardal Feuille Cuit FD 100 01 0.001
Cupressaceae 0.043
Juniperus oxycedrus L. Taqqa Feuille Infusion AT 100 12 0.012
Convolvulaceae 0.032
Cuscuta approximata Bab. Lhamoul Plante entière Infusion TB 100 01 0.001
162
Tableau 18: Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système respiratoire dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Cyperaceae 0.001
Cyperus alternifolius L. Saad Plante entière Infusion TB 100 01 0.001
Fabaceae 0.023
Medicago sativa L. Fessa Feuille Décoction CP 100 05 0.005
Vicia faba L. Elfûl, Ibaouèn Graine Cuit AT 100 51 0.051
Lamiaceae 0.056
Lavandula dentata L. Lakhzama Autre combinaison Infusion AT, FD 75.5 53 0.053
Lavandula multifida L. Kohhyla, Tiguizte Feuille Décoction AT, 100 23 0.023
combination
Lavandula pedunculata (Mill.) Cav. Lakhzama Feuille Décoction CP 100 03 0.003
Lavandula stoechas L. Halhal Feuille Décoction AT, 100 56 0.056
Mentha cervina L. Menta, Nadgh Plante entière Infusion AT, 100 11 0.011
Mentha × citrata Ehrh. Nana Elmeska Plante entière Infusion FD 100 04 0.004
Mentha × rotundifolia (L.) Huds. Mchichtrou Feuille Infusion AT, FD, TX 49.3 67 0.067
Mentha suaveolens Ehrh. Marseta, Timersad Feuille Décoction FD, TX 89 46 0.046
Lauraceae 0.035
Cinnamomum camphora (L.) [Link]. Kafour Feuille Infusion FD 100 02 0.002
Myrtaceae 0.028
Eucalyptus camaldulensis Dehnh. Kalitûs Feuille Décoction AT, CP 60 05 0.005
Eucalyptus globulus Labill. Kalitûs Feuille Cataplasme AT, FD 93.8 65 0.065
Oleaceae 0.020
Fraxinus angustifolia Vahl. Lsan Ettir Autre combinaison Infusion TX 100 06 0.006
163
Tableau 18: Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système respiratoire dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Platanaceae 0.001
Platanus orientalis L. Delb Machriqi Ecorce Infusion CP 100 01 0.001
Poaceae 0.015
Avena sativa L. Khortal Graine Décoction TX 100 02 0.002
Cynodon dactylon (L.) Pers. N'jem Rhizome Infusion TB 100 02 0.002
Pontederiaceae 0.016
Eichhornia crassipes (Mart.) Solms. Sounbel Plante entière Cuit FD 100 16 0.016
Ranunculaceae 0.040
Nigella sativa L. Sanûj Graine Infusion FD 100 78 0.078
Rutaceae 0.052
Citrus sinensis (L.) Osbeck. Limoun Fruit Autre TB 100 02 0.002
Solanaceae 0.025
Mandragora autumnalis Mill. Bid Al Ghol, Taryâla Feuille Autre AT 100 36 0.036
Styracaceae 0.005
Styrax officinalis L. Jawi Ecorce Autre TB 100 05 0.005
Zingiberaceae 0.031
Alpinia officinarum Hance. khodenjal Rhizome Décoction AT 100 02 0.002
Elettaria cardamomum (L.) Maton. Qaaqella Graine Décoction TB 100 01 0.001
Zingiber officinale Roscoe. Skinjbir Rhizome Infusion AT, FD, TB 89.6 106 0.106
AT: Asthme, FD: Froid, TX: Toux, TB: Tuberculose, CP: Cancer du Poumon.
164
Tableau 19 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système cardiovasculaire dans la région du Rif, Maroc.
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Amaranthaceae 0.024
Spinacia oleracea L. Sabanikh, Selq Feuille Cru AC 100 56 0.056
Amaryllidaceae 0.104
Allium porrum L. Borro Bulbe Infusion AC 100 72 0.072
Allium sativum L. Touma, Tishert Bulbe Cuit AC 100 118 0.118
Apiaceae 0.032
Daucus carota L. Khizou Feuille Décoction AC 100 102 0.102
Arecaceae 0.049
Phoenix dactylifera L. Tmar, Tazdayet Fruit Autre AC, AG 78 46 0.046
Asteraceae 0.038
Carduus getulus Pomel. Lssan Maghribi Feuille Autre AG 100 01 0.001
Cynara scolymus L. Lqoq Plante entière Décoction AC 100 09 0.009
Cactaceae 0.001
Opuntia ficus indica (L.) Mill. Sbar, Zaâboul Fruit Infusion TA 100 01 0.001
Cannabaceae 0.011
Cannabis sativa L. Lkif Graine Cataplasme AG 100 11 0.011
Dryopteridaceae 0.001
Dryopteris filix-mas (L.) Schott. Sarkhs Dakar Feuille Décoction TA 100 01 0.001
Fabaceae 0.023
Lens culinaris Medik. Aaddes Graine Cuit AC 100 48 0.048
Medicago polymorpha L. Fessa Plante entière Décoction AG 100 14 0.014
Vicia sativa L. Guersana Plante entière Infusion TA 100 01 0.001
Geraniaceae 0.015
Erodium cicutarium (L.) L'Hér. Rakma Chokrania Feuille Cuit AG 100 03 0.003
Iridaceae 0.001
Gladiolus italicus Mill. Dalbout Itali Feuille Autre AG 100 01 0.001
165
Tableau 19 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système cardiovasculaire dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Lauraceae 0.035
Laurus nobilis L. Wrak Sidnamossa, Feuille Décoction AC, AG, TA 89 91 0.091
Persea gratissima [Link]. Rend
Avocat Fruit Cataplasme AC 100 35 0.035
Malvaceae 0.004
Hibiscus sabdariffa L. Karkadé Feuille Décoction TA 100 01 0.001
Poaceae 0.015
Avena barbata Pott ex Link. Chofan Barri Plante entière Cru AG 100 01 0.001
Glyceria fluitans (L.) [Link]. Aaima Plante entière Autre TA 100 01 0.001
Hordeum murinum L. Chaair El Firan Feuille Infusion AG 100 01 0.001
Pennisetum setaceum (Forssk.) Chiov. Dyl Ethaalab Graine Décoction TA 100 01 0.001
Phragmites communis Trin. Kseb Racine Infusion AC 100 74 0.074
Zea mays L. Dra Fruit Décoction AC 100 08 0.008
Ranunculaceae 0.040
Ranunculus bullatus L. Wden Elhallouf Racine Décoction AG 100 02 0.002
Rosaceae 0.026
Rubus ulmifolius Schott. Oualik, Tabgha Feuille Cru AC 100 49 0.049
Rubiaceae 0.063
Galium aparine L. Lsak Feuille Infusion AG 100 01 0.001
Rubia peregrina L. Fûwa, Tarubya Racine Infusion AC 100 123 0.123
Solanaceae 0.025
Solanum sodomaeum Dunal. Tfah Lfar Fruit Cataplasme TA 100 07 0.007
166
Tableau 20 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système neurologique dans la région du Rif, Maroc.
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Asparagaceae 0.013
Agave sisalana Perrine. Aloe Vera Feuille Cataplasme SC 100 01 0.001
Asteraceae 0.038
Anacyclus radiatus Loisel. Far Dahabya Plante entière Infusion MT 100 01 0.001
Artemisia herba-alba Asso. Chih, Izri Feuille Décoction EL, MG 97.9 95 0.095
Artemisia mesatlantica Maire. Chih, Izri Feuille Décoction MT 100 01 0.001
Chrysanthemum coronarium L. Lgahwân, Lgentus Fleur Infusion EL 100 63 0.063
Xanthium spinosum L. Lzik Chouki Feuille Décoction SC 100 01 0.001
Cucurbitaceae 0.013
Citrullus vulgaris Schrad. Dlah Feuille Décoction MT 100 09 0.009
Cucumis melo L. Btikh Feuille Infusion MT 100 13 0.013
Ecballium elaterium (L.) [Link]. Faggous El Hemar Fruit Autre MT 100 02 0.002
Lagenaria siceraria (Molina) Standl. El garâa-slâwiya Fruit Cataplasme SC 100 05 0.005
Cupressaceae 0.043
Tetraclinis articulata (Vahl) Mast. El A’râr Feuille Infusion EL 100 81 0.081
Fabaceae 0.023
Retama monosperma (L.) Boiss. Rtem Tige Decoction EL 100 32 0.032
Retama raetam (Forssk.) Webb. Rtem Racine Decoction EL, MT 75.61 41 0.041
Lamiaceae 0.056
Marrubium echinatum Ball. Mrywt, Ifzi Autre combinaison Cataplasme EL 100 134 0.134
Mentha x piperita L. Na’na El-Aabdi Feuille Infusion SC 100 06 0.006
Mentha pulgium L. Fliyou Plante entière Infusion EL 100 67 0.067
Mentha spicata L. Na’a Na’a Plante entière Infusion MT 100 23 0.023
Vitex agnus-castus L. Kharwae Graine Infusion MT 100 15 0.015
167
Tableau 20 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système neurologique dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Amaryllidaceae 0.104
Allium cepa L. Bassla, Azalim Bulbe Cataplasme EL, MT 51.22 123 0.123
Asparagaceae 0.013
Asphodelus microcarpus Salzm. & Viv. Lberwag, Inghri Bulbe Décoction SC 100 36 0.036
Nyctaginaceae 0.001
Mirabilis jalapa L. Chob Ellayl Racine Décoction MG 100 01 0.001
Pinaceae 0.048
Cedrus atlantica (Endl.) Arz Feuille Autre EL, MT 100 96 0.096
Poaceae 0.014
Dactyloctenium aegyptium (L.) Willd. Njem Rjel Djaja Graine Décoction MG 100 08 0.008
Rubiaceae 0.063
Coffea arbica L. Qahwa Graine Décoction EL 100 65 0.065
Solanaceae 0.025
Datura stramonium L. Chedak Jmal Graine Autre MG 100 02 0.002
Lycium europaeum L. Haded Europa Feuille Cataplasme SC 100 01 0.001
Nicotiana glauca Graham. Tembak Berri Fleur Décoction MT 100 23 0.023
Solanum tuberosum L. Batâta Feuille Cataplasme EL 100 78 0.078
Typhaceae 0.001
Typha angustifolia L. Bot, Kseb Tige Autre MG 100 01 0.001
Verbenaceae 0.053
Aloysia citrodora Palau. Lwiza Feuille Infusion EL, MT, MG 95.24 105 0.105
168
Tableau 21 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies métaboliques dans la région du Rif, Maroc.
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Amaranthaceae 0.024
Beta vulgaris L. Lbarba Graine Infusion AN 100 06 0.006
Apiaceae 0.032
Ferula communis L. Lkalkha Feuille Décoction HT 100 04 0.004
Ridolfia segetum (L.) Moris Slilo Feuille Cuit DT, HC 70.6 17 0.017
Asteraceae 0.038
Calendula arvensis [Link]. Jemra, Azwiwel Fleur Infusion DT 100 96 0.096
Helianthus annuus L. Abbad Shems Graine Infusion AN 100 21 0.021
Lactuca sativa L. Elkhass Feuille Infusion AN 100 22 0.022
Sonchus asper (L.) Hill Tifaf Plante entière Décoction HT 100 01 0.001
Sonchus tenerrimus L. Tifaf Feuille Décoction AN, OB, HT 48 25 0.025
Tanacetum vulgare L. Lbalssem Feuille Infusion DT, AN, HC 52.4 42 0.042
Brassicaceae 0.012
Anastatica hierochuntica L. Kaff Mariam Racine Décoction AN, HC 80 25 0.025
Brassica oleracea L. Karnabite Feuille Autre AN, OB 77.8 09 0.009
Cucurbitaceae 0.013
Citrullus colocynthis (L.) Schrad. Lhdej, Taferzizte Graine Infusion DT 100 09 0.009
Cucurbita pepo L. Garaa Khedra Fruit Cuit DT 100 43 0.043
Cupressaceae 0.043
Juniperus phoenicea L. Arar Finiqi Feuille Décoction DT 100 79 0.079
169
Tableau 21 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies métaboliques dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie FL % FC RFC FIV
Euphorbiaceae 0.030
traitée
Euphorbia peplus L. Laaya, Haliba Plante entière Autre OB 100 01 0.001
Fabaceae 0.023
Acacia albida Delile Chok Telh Racine Décoction OB 100 02 0.002
Lupinus pilosus L. Rjel Djaja Graine Infusion DT 100 07 0.007
Phaseolus aureus Roxb. Soja Graine Décoction HC 100 02 0.002
Phaseolus vulgaris L. Loubya Graine Cuit AN 100 36 0.036
Lamiaceae 0.056
Marrubium vulgare L. Merriwta Hara, Ifzi Feuille Infusion OB 100 01 0.001
Rosmarinus officinalis L. Azir, Yazir Feuille Infusion DT 100 189 0.189
Salvia officinalis L. Salmiya Feuille Infusion AN 100 119 0.119
Linaceae 0.065
Linum usitatissimum L. Zeri’t El Kettan Graine Cuit DT 100 65 0.065
Moraceae 0.030
Ficus carica L. Karmous, Chriha Feuille Infusion DT, HC 70 10 0.010
Ficus carica var. dottato. Karmous, Chriha Fruit Autre HC 100 11 0.011
Morus alba L. Ettout Feuille Infusion DT, AN, OB 58.8 68 0.068
Papaveraceae 0.014
Fumaria officinalis L. Hchicht Essibyan Racine Décoction HT 100 01 0.001
Portulacaceae 0.005
Portulaca oleracea L. Rejla, Tasmamine Feuille Cuit HC 100 05 0.005
Rosaceae 0.026
Malus domestica Borkh. Tûffah Fruit Autre DT 100 76 0.076
DT: Diabète, AN: Anémie, HC: Hypercholestérolémie, OB: Obésité, HT: Hyperthyroïdie.
170
Tableau 22 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système génito-urinaire dans la région du Rif, Maroc.
Famille et nom scientifique d’espèce Nom Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Amaranthaceae 0.024
vernaculaire
Atriplex halimus L. Legtef Feuille Infusion CR 100 03 0.003
Anacardiaceae 0.048
Pistacia lentiscus L. Drou Feuille Infusion CR, CCU, IRC 83.5 97 0.097
Apiaceae 0.032
Conium maculatum L. Choukran Feuille Cataplasme CR 100 13 0.013
Petroselinum sativum Hoffm. Maâdnous Feuille Décoction CR 100 109 0.109
Pimpinella anisum L. Habbat Hlawa Graine Autre CR 100 35 0.035
Apocynaceae 0.079
Caralluma europaea (Guss.) [Link]. Daghmous Feuille Infusion CR 100 89 0.089
Aristolochiaceae 0.043
Aristolochia baetica L. Berztem Feuille Cataplasme CR 100 43 0.043
Asteraceae 0.038
Silybum marianum (L.) Gaertn. Tawra Graine Décoction CCU 100 76 0.076
Boraginaceae 0.014
Borago officinalis L. El Hamhem Fleur Infusion CR 100 02 0.002
Caryophyllaceae 0.084
Arenaria rubra L. Herras Lehjar Plante entière Décoction CR, VB, IRC 53 153 0.153
Corrigiola telephiifolia Pourr. Sarghina Plante entière Décoction CR 100 71 0.071
Euphorbiaceae 0.030
Mercurialis annua L. Hrriyga Lmelsa Plante entière Décoction CCU 100 05 0.005
Fabaceae 0.023
Cicer arietinum L. Hommes Graine Décoction CR, VB 83.3 18 0.018
Lamiaceae 0.056
Lavandula officinalis Chaix. Lkhzama Fleur Infusion CR, CCU, VB 45.5 112 0.112
Marrubium heterocladum Emb. & Maire Mriwta Feuille Décoction CCU 100 01 0.001
171
Tableau 22 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système génito-urinaire dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Myrtaceae 0.028
Myrtus communis L. Rayhan Feuille Décoction CCU, VB 76.8 56 0.056
Pimenta dioica (L.) Merr. Nwiwira Fruit Infusion IRC 100 08 0.008
Pedaliaceae 0.007
Sesamum indicum L. Jenjlane Graine Infusion CR 100 07 0.007
Poaceae 0.015
Eleusine indica (L.) Gaertn. Njem Plante entière Décoction IRC 100 01 0.001
Festuca arundinacea Schreb. Aguzmir Graine Infusion CR 100 05 0.005
Rosaceae 0.026
Eriobotrya japonica (Thunb.) Lindl. Lemzah Feuille Infusion VB 100 02 0.002
Rutaceae 0.052
Citrus × aurantium L. Larnej Fleur Cuit CCU 100 25 0.025
Citrus limetta Risso. Lhamed Beldi Fruit Cuit IRC 100 06 0.006
Citrus limon (L.) Osbeck. Lhamed Fruit Autre CR 100 06 0.006
Citrus reticulata Blanco. Lmandarine Fruit Cuit CCU 100 01 0.001
Urticaceae 0.028
Urtica urens L. Lhurriga Feuille Décoction CR 100 14 0.014
Zygophyllaceae 0.002
Tribulus terrestris L. Ders Elajouz Plante entière Cuit IRC 100 02 0.002
VB: Vaginose Bactérienne, IRC: Insuffisance rénale chronique, CR: Calculs Rénaux CCU: Cancer du Col Utérin.
172
Tableau 23 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies dermatologiques dans la région du Rif, Maroc.
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Amaranthaceae 0.024
Chenopodium ambrosioides L. Mkhinza Feuille Décoction PC, EZ 60.2 93 0.093
Anacardiaceae 0.048
Rhus pentaphylla (Jacq.) Desf. Tizgha Feuille Décoction PC, HE 60.5 76 0.076
Araceae 0.014
Arisarum vulgare [Link]. Irni Plante entière Décoction HE 100 14 0.014
Asparagaceae 0.013
Agave Americana L. Sabra Plante entière Cataplasme PC 100 82 0.082
Asteraceae 0.038
Atractylis gummifera Salzm. ex L. Addad Plante entière Autre EZ, HE 60 05 0.005
Dittrichia viscosa (L.) Greuter. Magraman, Terrahla Feuille Autre PC 100 165 0.165
Lactuca virosa Habl. Ahchlaf Nssem Feuille Autre HE 100 16 0.016
Sonchus fragilis Ball Tifaf Feuille Cataplasme UC 100 07 0.007
Caryophyllaceae 0.084
Silene ibosii Emb. & Maire. Tigheghecht Plante entière Décoction EZ 100 105 0.105
Euphorbiaceae 0.030
Euphorbia falcata L. Hayat Nofos Plante entière Infusion PC, UC 84.1 63 0.063
Ricinus communis L. Kherouâ, Uwriwra Krank Feuille Infusion PC, EZ 90.2 51 0.051
Fabaceae 0.023
Acacia raddiana Savi. Talh Feuille Décoction EZ 100 19 0.019
Fagaceae 0.038
Quercus suber L. Dbagh, Fernan Ecorce Décoction PC, EZ 71.4 70 0.070
173
Tableau 23 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies dermatologiques dans la région du Rif, Maroc (Suite).
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Lythraceae 0.103
Lawsonia inermis L. Henna Feuille Cataplasme PC 100 154 0.154
Papaveraceae 0.014
Glaucium flavum Crantz. Merzak Halabi Fleur Décoction UC 100 06 0.006
Papaver rhoeas L. Bela’man Fleur Infusion PC 100 34 0.034
Pinaceae 0.048
Pinus pinaster Aiton. Tayda Ecorce Décoction EZ 100 04 0.004
Pinus sylvestris L. Sanouber Ecorce Décoction EZ 100 45 0.045
Poaceae 0.015
Triticum aestivum L. Lgamh, Farina Feuille Infusion UC 100 14 0.014
Triticum turgidum L. Zraa, Irden Plante entière Décoction HE, UC 60 05 0.005
Solanaceae 0.025
Capsicum annuum L. Tahmira Fruit Cataplasme PC 100 87 0.087
Capsicum frutescens L. Sudaniya, Flfel Har Fruit Décoction PC 100 05 0.005
174
Tableau 24 : Liste des PAM utilisées pour soigner les maladies du système ostéoarticulaire dans la région du Rif, Maroc.
Famille et nom scientifique d’espèce Nom vernaculaire Partie utilisée Préparation Maladie traitée FL % FC RFC FIV
Apocynaceae 0.079
Nerium oleander L. Defla, Alili Feuille Décoction RH, OS, AR 95.2 146 0.146
Asteraceae 0.038
Anacyclus pyrethrum (L.) Lag. Tiguentest, Ginass Racine Infusion RH 100 81 0.081
Calendula eckerleinii Ohle. Jemra Fleur Cataplasme RH 100 67 0.067
Carduus martinezii Pau Chok Mchaar Feuille Décoction RH 100 91 0.091
Boraginaceae 0.014
Anchusa italica Retz. Lsan Etthawr Fleur Infusion RH 100 26 0.026
Capparaceae 0.073
Capparis spinosa L. Kebbar, Taglulut Graine Infusion RH 100 73 0.073
Convolvulaceae 0.032
Convolvulus althaeoides L. Lablab El hokol Fleur Décoction OS 100 63 0.063
Fabaceae 0.023
Pisum sativum L. Jelbana Graine Cataplasme OS 100 25 0.025
Nitrariaceae 0.053
Peganum harmala L. El Harmel Graine Cataplasme RH 100 53 0.053
Poaceae 0.014
Agrostis reuteri Boiss. Ziwan Khachabi Fleur Décoction OS, AR 85.7 14 0.014
Bromus squarrosus L. Amlsikh, Chwiara Feuille Décoction OS, AR 75 16 0.016
Oryza sativa L. Rûz Graine Cuit RH, AR 94 101 0.101
Poa annua L. Kabaa Howli Feuille Décoction OS 100 08 0.008
Setaria verticillata (L.) [Link]. Dayl Eddib Fleur Cuit RH 100 17 0.017
Solanaceae 0.025
Withania frutescens (L.) Pauquy. Ali Amlal, Tayrta Feuille Décoction RH, AR 88.9 45 0.045
Urticaceae 0.028
Urtica dioica L. Hriga Feuille Cataplasme OS 100 41 0.041
175
xii. Parties des PAM utilisées
En médecine traditionnelle, différentes parties de plantes identifiées, en particulier
feuilles, fleurs, racines, fruits ou même des plantes entières sont exploitées par la population
locale du Rif. D'après la valeur de la partie de plante (PPV), la feuille a été signalée comme
étant la partie dominante de la préparation du remède à base de PAM dans la région
d'étude (PPV = 0.364), suivie de graine (PPV = 0.226), de plante entière (PPV = 0.097), de
fleur (PPV = 0.073), du fruit (PPV = 0.060) de racine (PPV = 0.051), du bulbe (PPV = 0.044),
d’autres combinaisons (PP V = 0.034), du rhizome (PPV = 0.026), de l’écorce (PPV = 0.021) et
de tige (PPV = 0.006) respectivement (Figure 17).
Racine
Bulbe
Rhizome
0,097
Ecorce
0,226 Tige
Figure 17 : Différentes parties de PAM utilisées dans la zone d'étude et leur PPV.
176
2006; Douiri et al., 2007; Ambé et al., 2015; Jdaidi & Hasnaoui, 2016) et par (Diatta et al.,
2013), qui indiquent que la feuille constitue l’organe médicalement le plus utilisé.
60%
59%
50%
40%
36,10%
Fréquence (%)
30%
20%
10% 4,90%
0%
Type de plante
177
4% Technique de récolte des PAM
Manuellement
Technique mécanique
96%
68,80%
70,00%
60,00%
50,00%
Fréquence (%)
40,00%
30,00%
Moment de récolte
178
xvi. Préparation de drogue
Dans les recettes recensées (Figure 21), les plantes sont préparées seules (81%) ou
combinées à d’autres espèces végétales, animales ou minérales (19%). Nous retenons ici que
les recettes simples sont les plus utilisées et ceci peut être expliqué par la recherche du
simple dans la préparation du remède. Ces résultats corroborent bien ceux trouvés par (El
Rhaffari & Zaid, 2002) trouvent dans une enquête similaire dans le Sud-Est du Maroc
(Tafilalet) que pour la majorité des recettes recensées, les plantes sont préparées seules
(85.3%) ou combinées à d'autres ingrédients (14.7%).
Plante seule
81%
Association de
plantes
19%
179
60,00%
54,20%
50,00%
41%
40,00%
Fréquence (%)
30,00%
20,00%
10,00%
4,80%
0,00%
Etat Fraiche Etat Desséché Après Traitement
Etat de plante
180
46,10%
50,00%
45,00%
35,80%
40,00%
35,00%
Fréquence (%)
30,00%
25,00%
20,00%
9,60%
15,00%
6,70%
10,00%
1,80%
5,00%
0,00%
Tisane Poudre Huile Teinture Huile grasse
essentielle
Formes d'emploi
181
Des enquêtes ethnobotanique menées ailleurs au Maroc ont montré que la majorité des
personnes interrogées avaient préparé les remèdes par décoction ( Salhi et al., 2010; El Hilah
et al., 2015; Slimani et al., 2016). Cela confirme qu'il existe un échange d'informations
permanent sur l'utilisation des PAM entre les marocains. En effet la décoction est citée aussi
comme la principale méthode de préparation au niveau continental (Okello et al., 2010;
Stangeland et al., 2011; Yetein et al., 2013).
38,60%
34,00%
11,30%
7,60% 6,20%
2,30%
Modes de préparation
182
Poignée; 20,10%
Cuillerée;
46,60%
Pincée ; 33,10%
183
Voie orale Massage Badigeonnage Rinçage Autres modes
82,40%
6,30%
2,70% 5,20%
3,40%
xxii. Posologie
Dans la région d’étude, les résultats obtenus montrent que :
Pour l'enfant, une prise unique par jour correspond à 77%, suivie par 15.8% pour
trois prises par jour, 6.4% correspond à deux prises par jour. Enfin un taux de 0.8%
pour autres prises.
Pour l’adulte, une prise unique par jour correspond à 75.1%, suivie par 16.8% pour
trois prises par jour, 7.3% correspond à deux prises par jour. Enfin un taux de 0.8%
pour autres prises.
Pour la personne âgée, une prise unique par jour correspond à 74%, suivie par 16.9%
pour trois prises par jour, 8.5% correspond à deux prises par jour. Enfin un taux de
0.6% pour autres prises (Figure 27).
184
Autre 3Fois/Jour 2Fois/Jour 1Fois/Jour
Fréquence (%)
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Enfant Adulte Personne âgée
185
46,60%
41,50%
7,60% 4,30%
186
A l'abri de la lumière Exposé à la lumière Autres
33,10%
56,70%
10,20%
187
3,80%
Expérience des autres
14,10%
Achabe
21,40% Lecture
60,10%
Pharmacien
xxvi. Diagnostic
Le traitement des données nous a permis d’obtenir la Figure 31, qui montre qu’au Rif,
le pourcentage des enquêtés autochtones qui se diagnostic eux-mêmes est de 45.9%.
Viennent ensuite les enquêtés diagnostiquer par le médecin et autres moyens de diagnostic
(22.8%) et (18.4%) chacune. Enfin le diagnostic par l’herboriste ne représente que 12.9%.
45,90%
50,00%
45,00%
40,00%
Pourcentage (%)
35,00%
30,00% 22,80%
25,00% 18,40%
20,00%
12,00%
15,00%
10,00%
5,00%
0,00%
Lui-même Médecin Autre Herboriste
188
xxvii. Etat de satisfaction
En ce qui concerne l’état de satisfaction (Figure 32), 55.3% des interviewés pensent
que les remèdes à base de PAM mènent à une guérison totale, 41.5% assurent que ces
remèdes améliorent l’état de santé. Alors que 3.2% de la population étudiée ne fait pas
confiance aux remèdes à base de PAM et croit que ceux-ci sont inefficaces et peuvent
entraîner une toxicité grave.
Inefficace; 3,20%
Amélioration; Guérison;
41,50% 55,30%
189
Oui; 16,90%
Non; 83,10%
Oui
9%
Non
91%
Conclusion
190
Le présent travail a pour objectif d’estimer la fréquence d’usage des plantes
aromatiques et médicinales en matière de médicine à base de plantes et de réunir toutes
informations sur leurs pratiques traditionnelles, dans la région de Rif par le biais de 1 000
fiches questionnaires. Ce travail nous a permis également de révéler l’importance relative
accordée à la phytothérapie traditionnelle dans le système de santé à la région du Rif et de
confirmer que l’utilisation des plantes médicinales dans le domaine thérapeutique est
encore et toujours utilisée par les habitants de la région malgré la révolution de la
technologie médicale.
Les résultats obtenus ont montré que la feuille était la partie de plante la plus utilisée
(PPV = 0.364), les affections les plus fréquentes étaient les affections ostéo-articulaires (ICF =
0.983), la majorité des remèdes à base de plantes ont été préparés à partir d’une décoction
(38.6%) et le mode d’administration le plus sollicité est la voie orale (82.4%). L’analyse
floristique des résultats obtenus par cette étude a permis de recenser 280 espèces
médicinales répartis en 204 genres et 70 familles avec la prédominance notamment de sept
familles : Asteraceae (29 espèces), Lamiaceae (22 espèces), Fabaceae et Poaceae (21 espèces
chacune), Apiaceae (17 espèces), Solanaceae (12 espèces) et Brassicaceae (11 espèces). De
même, les espèces les plus utilisées dans cette région sont: Rosmarinus officinalis L. (RFC =
191
0.189), Thymus satureioides Coss. (RFC = 0, 176), Dittrichia viscosa (L.) Greuter. (RFC =
0.165), Lawsonia inermis L. (RFC = 0.154) et Arenaria rubra L. (RFC = 0.153). L’analyse
floristique des résultats a permis aussi de citer : 94 espèces toxiques (33.57%), 15 taxons
rares ou menacés (5.36%) et 14 espèces endémiques (5%) dont: 8 sont endémiques du
Maroc (E), 4 sont endémiques du Rif marocain (E-R), les endémiques partagées avec l’Algérie
(A) sont en nombre de 4 espèces, celles partagées avec l’Algérie et la Péninsule Ibérique (IA)
viennent en quatrième position avec une seule espèce et le même classement s’applique aux
espèces endémiques du Maroc, de la Péninsule Ibérique, de l’Algérie et des Canaries (IAC ?).
Sur la base des résultats obtenus, les valeurs les plus élevées de FL, RFC et ICF des
espèces médicinales documentées permettraient de mener des études dans le domaine de
la phytochimie et la pharmacologie. D’aure part, Ces résultats sont très motivants, ils
peuvent etre considérés comme une source d’informations en vue d’identifier les principes
actifs afin de les tester dans le but d’une validation scientifique des usages traditionnels de
ces plantes et pour en faire des médicaments traditionnels bios, efficaces et non toxiques
pour la population du Rif et à envisager des complémentarités possibles entre médecine
traditionnelle et médecine conventionnelle pour la prise en charge de certaines douleurs.
192
Au regard des difficultés rencontrées et des résultats obtenus au cours de cette
étude, nous suggérons que :
Parmi les plantes spontanées utilisées, par les habitants contre de nombreuses
maladies, un grand nombre d’espèces ne sont pas étudiées jusqu’à nos jours. On
recommande aux chercheurs d’isoler les substances actives de ces plantes et d’étudier leurs
activités biologiques.
Les populations locales de Rif doivent être sensibilisées sur l’importance des études
ethnobotaniques dans toute commune afin de rendre la tâche un peu plus facile aux
chercheurs désireux d’entreprendre des études dans le domaine de la médicine
traditionnelle.
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206
Annexe A : Exemplaire d’une fiche questionnaire
Date......................................................................................................................................................
Région………………………………………………………………………………………………………………………………………..………
Commune ............................................................................................................................................
Auteur .................................................................................................................................................
Informateur :
Profession : ..................................................................................................................................................................................................
Pratiques thérapeutiques :
207
Si c’est deux qu’elle est la première :
Matériel végétal :
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Dose précise : Quantité en g / verre : .................. Quantité en g/ litre : .................... Autres : ..................
208
Pour les enfants : 1fois/jour 2fois/jour 3fois/jour Autres
Méthode de conservation :
A l’abri de la lumière Exposé à la lumière Autres
Utilisation :
Type de maladie :
Affections dermatologiques
Affections respiratoires
Affections cardio-vasculaires
Affections génito-urinaires
Affections neurologiques
Affections ostéo-articulaires
Affections métaboliques
Diagnostic Par :
Lui-même Le médecin L’herboriste Autres
Résultats :
Guérison Amélioration Inefficace
Toxicité : ......................................................................................................................................................................................
209
Annexe B : Tableau de la répartition des points d’enquêtes au niveau de la région d’étude
N de strates (Sn) Noms des strates Natures des strates Nombre d’enquêtes/strates
Strate 1 Al Hoceima Urbain 40
Strate 2 Ajdir Rural 35
Strate 3 Izefzafen Rural 30
Strate 4 Bni Hadifa Rural 30
Strate 5 Targuist Rural 40
Strate 6 Tizi n Tchin Rural 30
Strate 7 Issaguen Rural 34
Strate 8 Bab Berred Rural 35
Strate 9 Cherrafate Rural 30
Strate 10 Bab Taza Rural 30
Strate 11 Derdara Rural 29
Strate 12 Chefchaouen Urbain 40
Strate 13 Akchour Rural 35
Strate 14 Fifi Rural 30
Strate 15 Tétouan Urbain 40
Strate 16 Bni Karrich Rural 40
Strate 17 Mallalyène Rural 35
Strate 18 Zinat Rural 36
Strate 19 Martil Urbain 40
Strate 20 Md’q Rural 40
Strate 21 Fnideq Rural 40
Strate 22 Belyounich Rural 35
Strate 23 Melloussa Rural 39
Strate 24 Ksar Esghir Rural 34
Strate 25 Bni Ouassin Rural 36
Strate 26 Tanger Urbain 40
Strate 27 Al Bahraouiyne Rural 39
Strate 28 Jouamaa Rural 38
Echantillonnage 28 Strates Urbain/Rural 1000
210
Annexe C : Résultats de fiche questionnaire
211
Joueur 0 1 1 0 2
Policier 2 2 1 0 5
Mécanicien 5 4 3 2 14
Entrepreneur 2 6 4 10 22
Plombier 0 0 1 2 3
Boucherie 2 1 1 1 5
Soldat 4 2 1 0 7
Hôtelier 3 2 1 2 8
Guide Touristique 0 1 1 0 2
Pécheur 0 0 1 4 5
Photographier 0 0 0 1 1
Boulangerie 8 4 0 6 18
Avocat 0 1 0 4 5
Notaire 0 2 0 3 5
Garçon 1 3 0 5 9
Bijoutier 1 0 0 3 4
212
Revenu/mois Al Hoceima Chefchaouen Tétouan Tanger Total
Chômeur 56 146 101 113 416
250 - 1500 DH 75 121 86 104 386
1500 - 5000 29 57 43 41 170
≥ 5000 9 5 8 6 28
Lorsque vous sentez malade, vous Al Hoceima Chefchaouen Tétouan Tanger Total
vous adressez :
A la médecine traditionnelle 86 43 111 49 289
A la médecine moderne 55 52 41 49 186
A la médecine traditionnelle et à la 98 134 120 173 525
médecine moderne
213
Printemps 29 23 36 38 126
Toute année 170 166 159 193 688
214
Dose utilisée Al Hoceima Chefchaouen Tétouan Tanger Total
Pincée 88 80 67 96 331
Poignée 38 37 59 65 201
Cuillerée 113 109 136 110 468
215
Méthode de conservation Al Hoceima Chefchaouen Tétouan Tanger Total
A l'abri de la lumière 200 152 95 120 567
Exposé à la lumière 16 18 38 30 102
Autres 23 59 129 120 331
216