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Machines et Performance : Histoire et Impact

Le document décrit l'histoire des machines et de la technologie dans le théâtre et la performance, des automates du théâtre antique jusqu'aux œuvres cinétiques et technologiques du 20e et 21e siècle. Il présente plusieurs mouvements avant-gardistes comme le futurisme et le constructivisme qui ont introduit la machine et la vitesse dans le théâtre.

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Machines et Performance : Histoire et Impact

Le document décrit l'histoire des machines et de la technologie dans le théâtre et la performance, des automates du théâtre antique jusqu'aux œuvres cinétiques et technologiques du 20e et 21e siècle. Il présente plusieurs mouvements avant-gardistes comme le futurisme et le constructivisme qui ont introduit la machine et la vitesse dans le théâtre.

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Machines mouvantes : pratiques entre le théâtre la performance et l’installation.

Lundi 9 h
theoarnulf75@[Link]

Cours 2 : Lundi 23 octobre.

Étapes historiques : les automates du théâtre antique, l’aire médiéval, renaissance et classicisme, et
enfin le XIX°s industrialisation.

Les machines au cœur des avants gardes.


Je est un autre ? L’exposition au cent quatre (104)

Synthèse : Période 20° et 21°s et surtout 2000-2020

La technologie : objets / machines avec processeur = (transistor 1947) et microprocesseur 1969)


traitement de l’information, numérique, intelligence, autonomie, code/ programme.
Elle s’immisce aussi dans la régie : traitement de la lumière, lumière, altération sonore,
musique enregistrée et modifiée. Les racines historiques = principes techniques et principes
esthétiques qui préexistent. Exemple : les principes optiques qui sont de nouveau utilisés ou
augmentés aujourd’hui (pepperghost- hologrammes).
(( 3ème membre de la relation scène-salle : envahissant ou délocalisant l’acteur. ))

Quelques oppositions théoriques :


- Divin / humain
- Distant / proche
- Chaud (organique) / froid (mécanique)
- Autonomie / dépendance
- Vie / existence / fonctionnement
- Transparence / opacité (du dispositif)
- Nature / artificiel
- Vitesse de la technique / lenteur humaine
- Imitation / action.

Les précurseurs/eues
Bahaus, Futurisme, Dada et surréalisme.

Luigi Russolo : Intonarumoris, 1913 : il installe 7 hauts parleurs qui font chacun un bruit que l’on peut
retrouvé dans la vie courante. On cherche a rapprocher l’art de la vie, et de ne plus les distinguer
loins l’un de l’autre.
Futurisme : « 4. Nous déclarons que la splendeur du monde s'est enrichie d'une beauté
nouvelle : la beauté de la vitesse. Une automobile de course avec son coffre orné de gros tuyaux, tels
des serpents à l'haleine explosive... une automobile rugissante, qui a l'air de courir sur de la mitraille,
est plus belle que la Victoire de Samothrace. » FT Marinetti, Manifeste du Futurisme, 20 février 1909,
Le Figaro.
"Emphasizing electricity as the universal medium, Futurism can be viewed as the premonition
of the ultimate Utopia, cyberculture, emerging in the last two decades of the Franco Berardi, After
the future, Edinburgh, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, 2011.

Acteur futuriste : La vitesse Analyse de Giovanni Lista


-Déshumaniser son visage et son regard
-métalliser, liquéfier, végétaliser, pétrifier, électrifier
sa voix, la fusionnant avec les vibrations de la matière elle-même
-Gesticuler géométriquement, donnant à ses bras la rigidité affutée des feux tricolores et des rayons
des phares, afin d'indiquer la direction des forces
ou des pistons et roues
La declamazione dinamica e sinottica (1916), Marinetti.

L’espace dynamique est mieux mise en avant par les Ballets, la danse, les pantomimes futuristes et
donc on utilise ici la mécanique. Puis l’apparition des robots (le terme robot vient du théâtre dans
une pièce nommé Russomovi Univerzalni Roboti, avec une révolte des robots qui veulent vivre leurs
vies.)
« Nous autres futuristes imposons à la Machine de surpasser sa fonction pratique pour s'élever dans
la vie spirituelle et désintéressée de l'Art, et devenir ainsi une sublime inspiratrice. »
E. Prampolini, I. Panaggi, V. Paladini, L'art mécanique, Manifeste futuriste, janvier 1923, (cité par
[Link], Futurisme, Manifestes, proclamations, documents, L'Age d'Homme, Paris 1973)

Duchamp veut changer les fonctions de l’art, il veut qu’on regarde une œuvre avec un regard
d’effraction, comme si on ne devait pas le voir. Redimate : on amène un objet qui n’est pas du tout
artistique à la base, à devenir une œuvre d’art.

Futurisme et constructivisme.
On cherche pour le théâtre une scénographie praticable, qui va rendre possible chez l’acteur des
mouvements physique et de déplacement qui n'aurait pas été possible avant.
La Biomécanique aussi est utilisé, un genre de mouvement des corps un peu athlétique et pas
naturel. Dans le domaine du son nous avons « Symphonie des sirènes » de Avraamov ou il est chef
d’orchestre de bateau et de machines avec que des bruits de sirènes, d’alarmes.
Au théâtre on a aussi le mouvement du Bahaus en Allemagne 1919 avec Oskar Schlemmer et ses
ballets étranges, c’est une construction géométrique pour le parcours des 3 comédiens en couleurs,
et ils avancent à des rythmes différents mais avec synchronisation quand même.

Erwin Piscator (Allemagne dans les années 20 /30). Influencé par les Dadaïstes, il est engagé
prolétarien, et utilises les machineries et les écrans. Il fait aussi parti du mouvement naturalisme.
Pour lui on ne peut pas comprendre l’humain sans le contexte historique, économique etc, et donc
c’est ça qu’il faut représenter. Il est précurseur aussi du théâtre documentaire. « Il n’y a pas d’autres
moyens que le film pour faire se dérouler en 7 minutes 8 interminables années ».

Donc, Aspiration totalisante / synthèse, pas ou peu de sortie de l’espace scénique, du cadre. On a les
rythmes des machines, pour chercher un rapport entre l’art et la vie different. Pour aussi changer les
statuts des objets d’art. Les influences mutuelles sont la danse, le théâtre, les arts plastiques et … les
machines.
Après cette période là on a la guerre, qui change le rapport à l’art et au théâtre du coup tout change.

L’origine du monde technologique.


Point de bascule : de Jean Tinguely à Nicolas Schöffer.

Jean Tinguely : il génère du hasard, du danger parce qu’il met en scène une machine / un robot qui
s’autodétruit. Il y a des parties qui sont réelles, on ne sait pas comment la machine va
dysfonctionner, va bruler, c’est de l’art cinétique.
Jean Jacques Lebel : grand performeur de happening, en associant l’art et la vie. Il va en faire
plusieurs et mets en avants les limites des œuvres d’arts.
Pour revenir à Tinguely, l’art n’est pas juste une œuvre mais aussi une expérience pour le spectateur.
Le regard et la présence d’un spectateur va être inclue dans l’œuvre de façon différentes des œuvres
traditionnelles.

L’origine du monde technologique :


Nicolas Schöffer : CYSP 1 (1956) – puis l’évolution appelé ensuite - Klydex (1973). Première œuvre
technologique. Facteur de hasard puisque les objets ont une forme de comportement.
« Le but essentiel du spatiodynamisme est l'intégration constructive et dynamiques de l'espace dans
l'œuvre plastique. En effet une minime fraction de l'espace contient des possibilités énergétiques
très puissante. Son exclusion par des volumes hermétiques apprises pendant longtemps la sculpture
des possibilités de développement aussi bien dans le domaine des solutions formelles que sur le plan
de l'accroissement dynamique énergétique de l'oeuvre. Ici elle interagit avec la lumière et le bruit
( moins il y en a plus elle bouge)
Mais cette vie est le juste contrepoint de la vie animée de la cité qui l'entoure. Naturellement la
sculpture spatiodynamique peut être animée à sa manière. Les mouvements rotatifs axiaux sur le
plan vertical et sur les plans horizontaux multiples peuvent inter-venir avec les rythmes bien étudiés
notre rapport au rythme plastique. »
Le Spatioluminodynamisme, traité artistique 1955

Points de bascule : au Japon, le Gutai


In contrast to Shiraga's organic method, Shimamoto Shözo has focused on mechanistic methods for
the past several years. When he threw a glass bottle filled with lacquer, the result was flying splashes
of paint on canvas. When he packed the paint into a small handmade cannon and ignited it by an
acetylene torch, the result was an instant explosion of paint in a huge pictorial space.
They both demonstrate a breathtaking freshness.
Sumi Yasuo deployed a vibrating device,
A so-called dress by Tanaka Atsuko, made of blinking electric bulbs.
Productions by Motonaga Sadamasa Who uses water and smoke

Points de bascule : 9Evenings Théatre and engineering


Robert Rauschenberg et Billy Klüver en 1966.

Cours 3

Pour le 18 décembre :
3 pages ou plus
Structure (intro avec présentation œuvre, développement avec exemples etc)
Langue assez soutenue
analyse sur un extrait de spectacle, avec des comparaisons avec le cours
source : alimente le propos, soutient, ou donne un contre point de vue, permet de prouver des faits
et fourni des information concrètes. Et éviter le plagia

Times new roman taille 12 espacement 1,5


Citation “” retrait a droite , plus note de bas de page aussi
L’analyse des spectacles de Patrice Pavis édition Armand Colin
Présence de la technologique sur scène, aspect politique, artistique, formel…

Synthèse :
statuts changeant de l’objet d’art
Happenings, protocoles, messages politiques. Ready-made. Reproductibilité. Artefact technique :
(hommage a NY avec la machine qui s’autodétruit) importance du mouvement de la vitesse, objet
d’art à une expérience. Machine / mouvement. Vers l’expérience. Le concept, l’action (et
comportement).
Qu’est ce qui caractérise une avant-garde ?
Les Rejets, une démarche originale, une nouvelle technique et sensibilité, une vie courte et longue
filiation.
Mettre en scène la machine dans les avant-gardes :
Imitation, mouvement (vitesse), corps efficaces, connexion entre les éléments (mes comme
machine), sortir du théâtre et sa machinerie ? Espaces dynamiques, influence / rencontre autres arts.
Les écrans dans le théâtre documentaire engagé.
De l’art mécanique à l’art technologique
Cinétique automatisme, abstraction, auto-générative, performance de la machine, danger, hasard.

Bibliographie :
- Béatrice Joyeux-Prunel, Les avant-gardes artistiques, 1918-1945 : une histoire transnationale,
Paris, Gallimard, 2017
- Béatrice Picon-Vallin, Meyerhold, Les voies de la création théâtrale, Tome 17, 1990.
La scène et les images, Les voies de la création théâtrale, Tome 21, 2001.
- Giovanni Lista, Qu'est-ce que le futurisme?, Paris, Gallimard, 2015.
- Roselee Goldberg, La performance : du futurisme à nos jours, Paris, Thames and Hudson,
2001.
- Andreas Broeckmann, Machine art in the twentieth century, Cambridge, Massachusetts etc.,
the MIT.

On utilise la machine de manière non utilitaire mais plutôt fantaisiste avec Dvizheniye.

Événement sans titre 1952 de John Cage : Bahaus et autres influences : in Zen Buddhism nothings is
either good or bad, or ugly or beautiful. Art should not be different from life but an action within life.

Point de bascule : 9 Evenings Theater and engineering 1966


A NY, là où s’est produit Marcel Duchamp, rencontre entre artiste et ingénieur. Il a couté beaucoup
d’argent, 10 000 spectateurs, mais la critique est très partagée, les gens ne comprenaient pas
forcément.

Vehicule de Lucinda Childs : le mouvement des choses ressemble au mouvement des corps, la scène
devient une machine car les éléments de la scène vont avoir une répercussion dans leurs
mouvements sur les autres éléments de la scène afin de générer en temps directe une performance
unique car bande sonore en direct.
Grass Field, Alex Hay : les capteurs biologiques et les transmetteurs à pile sont installer sur cet
homme. Le travail de ses muscles et neuronal se fait retranscrire en therme de son. On voit son
image en grand sur un écran derrière lui, idée d’amplification biologique et de son corps. Idée de
contrôle cybernétique, avec une expérimentation. On a les phénomènes d’amplification ( micro sur
la gorge ou vidéo projettes en grand) et de captation ( transformé les battements de cœur en sons).
Et distinction entre transparence (câbles caché) et opacité (on voit la technique et la technologies, on
la met en avant). La technologie permet d’arriver à l’intimité (biologique) du performeur, on parle
d’extimité (extériorisé l’intimité).
Open Score de Rauschenberg / Barbara : Deux performeur qui jouent au tennis. Les raquettes sont
trafiquées pour capté chaque contacte avec la balle et amplifier le son de leur rencontre, donc
quand iels tapent on entent un bruit de cloche épaisse. On a des capteurs sur les fils et le moteur
dans la tige. Chaque coup éteint un projecteur, donc l’action sur scène a un impacte sur la régie. Au
final c’est juste un match banale de tennis, on importe sur scène un élément de vie ordinaire.
Présence indirecte des performeur, l’art se montre dans son effacement, il n’y a pas d’art qui à lieu.
C’est aussi pour ça qu’on est attentif.
“L’art rejoint la vie par ce qu’il a de moins apparent dans la vie à savoir son artifice » Barbara Formis

Du diagramme au nodal : création de schéma de câblage, savoir qu’est ce qui est branché à
quoi comme ordi…
Les 9 Evenig était précurseur des machineries au théâtre.
EAT -> Hackathons en 3 jours auxquels on peut participer car recrute des artistes.
« la mondialisation avec le poids des majors, la limitation des outils et de leurs plugins, la politique
des collectivités qui valorise la technologie spectaculaire et attractive ou les effets doubles du marché
de l'art qui alimente la naissance d'œuvres technologiques tout en limitant leur format pour favoriser
la vente, sont autant d'éléments pour mettre en doute l'idée que ces interfaces apporteront une
vraie nouveauté. »
Adrien Cornelissen en introduction de la revue Actualité de la Scénographie d'octobre 2019

Pendant ce temps, pratiques plus atisanales 1950-80.


Théâtre pauvre de Brotowski, Tadeus Kantor et (photo)
T. Kandor

Cours 4 : Lundi 6 novembre

Synthèse :
9 Evenings précurseurs
Objets connectés : machines de spectacle ou machinerie nouvelle ?
Discours sur les médias, l’industrie, sur l’armée
Objectif pauvre dans le théâtre, aura / authenticité. (Article moodle).

Survival Research Lab :Mark Pauline (1953 - )


Ingénieur recruté par l’armée avant de passer aux beaux-arts.
Il va créer des avions / drones pour l’armée pour entrainer les pilotes. Puis il passe aux panneaux
publicitaire, en changeant les affiches pour dénoncer la société de surconsommation.
Prank-ster & culture underground. (ex : retirer les roues des voitures de gens aisé pendant la nuit et
regarder leur réaction le matin, de façon illégale bien sûr)
Récupération des déchets industriel et de machine dans les années 80s.
Recherche d’un extrême.

Machine Sex : machine qui va se désintégré avec des pigeons qui se feront déplumer déchiqueter etc
et The Cure – Killing an Arab comme son pour dénoncer la géopolitique
L’avènement des robiticiens 1980-90 :machines physiques et violentes (Obsolescence de l’Humain,
érotisme de la machine).
Il dit que les machines doivent être un peu érotique, il y a une perfection de la machine par rapport à
l’humain.
Dès son premier happening il créer une dialectique entre les signes et le réel. Ce qui fait signe, ce qui
raconte quelque chose etc

A calculated forecast of Ultimate Doom : spectacle de Mark Pauline. 1994 à San Francisco

Tête de clown, silhouettes humaines comme des marionnettes. Machines qui se mettent sur la tête
des gens. Voiture propulsée avec un visage dessus, avec un chauffeur sous la tête. Comme des petits
karts une autre comme un boulet de canon une autre qui pousse la grosse tête de clown avant de
recevoir des coups de canons. Une machine fais plein de fumé. Une autre guette des flammes. Les
marionnettes du début bougent. Un mec contrôle une petite machine avec une tige au bout et
l’utilise pour retirer la tête d’une marionnette, les machines se foncent dedans et se détruisent les
unes les autres. Un œil avec des mots autour tourne au plafond. La tête de clown se fait brulé avec la
machine lance flamme. Les spectateurs se bouchent les oreilles. D’autres contrôle les robots.
Aucune machine ne se ressemble, il y en a des très grande comme une avec une tête à moitié au
bout
Il crament un portrait de Jesus aussi a des moments. Une autre fait des éclaires, une autre ressemble
a une araignée. Une autre à 4 cercles avec des dessins dessus comme 4 bouclier relier en carré et qui
tourne sur place. Y’a beaucoup de fumé du coup les gens se bouche la bouche et le nez. Les
marionnettes se font cramé la tronche , une machine viens vers les panneaux lumineux pour les faire
tomber, une autre avec des espèces de cotes détruit la tête$ de clown. L’espèce d’araignée s’est fait
traînée par une autre genre d’araignée ou de chien. Au final tout se fait détruire.

L'avènement des roboticiens 1980-90 : machines physiques et violentes


Mark Pauline et le SRL
« C'était notre spectacle d'Armageddon », disait la semaine dernière Mark Pauline, le cerveau du SRL.
« On pensait qu'il valait mieux qu'on le fasse avant que quelqu'un d'autre le fasse ». En résumé,
l'expression « Fallait vraiment être là » sonne rarement si juste. [...] Les performances du SRL font la
satire du système socio-politique américain et les systèmes d'autres pays dans lequel il a été produit.
Il s'est engagé à choquer et créer la discorde dans son public en le confrontant avec des
représentations de technologie de guerre mortifères et la culture de consommation devenue folle. Le
SRL utilise des créatures robotiques, des feux contrôlés, des explosifs maitrisés et des effets spéciaux
pour confronter son public.
Un journaliste de San Francisco

- Que / qui sont ces machines ?


Machines pilotées, certains véhicules, certains ressemblaient à des armes de guerres, d’autres avec
des apparences humaines / humanoïde, une autre est un kart, on voit aussi un masque ou une
caricature de Jesus en relief. On peut voir le dernier repas de Jesus avec les automates. Les
automates ont des mouvements rapides, concis, controlé pour se répéter et ne rien faire de plus.
Tandis que les autres machines sont controlées et donc on plus de possibilités de mouvement.
Toutes les machines sont totalement modifiées exprès pour le spectacle. C’est une forme de collage
de plusieurs machines.

- Qu’est ce quelles font ?


Elles se battent et se détruisent entre elles, de façon volontaire ou non. On a aussi des mouvements
différents selon les machines, avec des motricités et des directions différentes, certaines tournes sur
elles-mêmes, d’autres bougent en ligne, ou un peu partout car elles sont pilotées. Parfois on a
l’impression même qu’elles échappent au contrôle du pilote. D’ailleurs il y a un pilote par machine du
coup parfois tout n’est pas coordonnée ( ce n’est pas le but de toute façon). Il y a aussi une autre
machine qui fait des éclaires avec de l’énergie statique. Bref on voit des flammes, de la fumé, des
éclaires, pour rappeler les éléments et la création de la vie et de la destruction.

- Qu’est ce qu’elles font au spectacle et aux spectateurs ?


Avec leurs fonctionnements et leurs destructions on a beaucoup de fumé et de flammes donc les
spectateurs se couvrent la bouche. De plus, elles font beaucoup de bruits alors les spectateurs se
bouchent les oreilles. Elles font peur, elles explosent, n’ont pas d’âmes. Elles ont en elle une fragilité
profonde. On a un spectacle quasiment sans humain, l’espace scénique est grand puisque c’est dans
un hangar. Il y a un homme avec des commandes aux bras, un autre avec un casque de réalité virtuel.
Ça rend le spectacle un peu inhumain, toutes les représentations des humains se font détruire par les
machines. Il met le spectateur entre l’effroi et le plaisir, en voyant la fragilité et l’inutilité de ces
machines. On voit des éléments de la bible ( le banquet avant la mort de Jesus), des éléments du
cirque ( avec une tête de clown), des éléments de Big Brother et de la surveillance (avec les néons et
l’œil qui surveille). En 1994 la représentation de l’horloge est pour dire que la fin du monde lié à la
destruction nucléaire prendrait moins de 3 minutes. Le fait de détruire des images divines s’appelle
l’iconoclasme. C’est un peu l’idée que Dieu est mort.

(Mark Pauline s’est fait viré de la baie de San Francisco à force de faire des performances
autofinancée avec des flammes et autres qui mettaient en danger les gens potentiellement. De plus,
il s’est f ait coupé la main par une de ses machines donc il a un moignon)

Survival Research Lab : Mark Pauline et ses carcasses d’animaux : il va prendre des carcasses
d’animaux comme des cochons par exemple et leur mettre des machines dedans et à l’extérieur
d’eux. On n'est pas dans une symbiose des deux, on voit bien que les animaux sont morts, mais les
mouvements etc ne parviennent pas a nous rappeler les animaux vivants.
Biomorphe : consiste à reprendre la forme des animaux.
Biomimétique : On reprend les principes des mouvements des animaux avec une technique
complexe (par exemple on prend les techniques des hirondelles pour fabriquer un avion).

La culture CyberPunk (cybernetic punk) : violente et menaçante. C’est obscène ( ne devrait pas être
monté sur scène).

Ni sujet ni objet

Il y a, dans l'abjection, une de ces violentes et obscures révoltes de l'être contre ce qui le menace et
qui lui paraît venir d'un dehors ou d'un dedans exorbitant, jeté à côté du possible, du tolérable, du
pensable. C'est là, tout près mais inassimilable. Ça sollicite, inquiète, fascine le désir qui pourtant ne
se laisse pas séduire. Apeuré, il se détourne. Écœuré, il rejette. Un absolu le protège de l'opprobre, il
en est fier, il y tient. Mais en même temps, quand même, cet élan, ce spasme, ce saut, est attiré vers
un ailleurs aussi tentant que condamné.
Inlassablement, comme un boomerang indomptable, un pôle d'appel et de répulsion met celui qui en
est habité littéralement hors de lui. Quand je suis envahie par l'abjection, cette torsade faite d'affects
et de pensées que j'appelle ainsi, n'a pas à proprement parler d'objet définissable. L'abject n'est pas
un objet en face de moi, que je nomme ou que j'imagine. Il n'est pas non plus cet ob-jeu, petit « a »
fuyant indéfiniment dans la quête systématique du désir. L'abject n'est pas mon corrélât qui,
m'offrant un appui sur quelqu'un ou quelque chose d'autre, me permettrait d'être, plus ou moins
détachée et autonome. De l'objet, l'abject n'a qu'une qualité celle de s'opposer à je. Mais si l'objet,
en s'opposant, m'équilibre dans la trame fragile d'un désir de sens qui, en fait, m'homologue
indéfiniment, infiniment à lui, au contraire, l'abject, objet chu, est radicalement un exclu et me tire
vers là où le sens s'effondre. Un certain « moi » qui s'est fondu avec son maître, un sur-moi, l'a
carrément chassé. Il est dehors, hors de l'ensemble dont il semble ne pas reconnaître les règles du
jeu.

Julia Kristeva, Pouvoirs de l'horreur, essai sur l'abjection, seuil 1980

Il y a quelque chose dans l’abjecte qu’il n’y a pas de mots à donné sur ça, c’est le contraire du
principe de l’obscène. On est dans une indépendance fragile de ces machines qui n’ont pas de but
précis ni d’intention, elles sont dangereuse et en même temps n’ont pas d’âme.

« la contemplation de certaines scènes de suppliciés ou de films d'horreur affectent notre corps sur
le plan neurovégétatif (battements de cœur accélérés, frissons, réactions), et des comportement
expressifs du visage elles subissent un traitement cognitif qui détourne leurs effets habituels de
déplaisir vers le plaisir esthétique »
Edmond Couchot, La nature de l'art : ce que les sciences cognitives nous révèlent sur le plaisir
esthétique, Paris, éd. Hermann, 2012.

La jouissance traumatique est souvent évoquée pour ce genre de spectacle.

AktionShose Genitalpanik, 1969 de Valie Export


Valie va au cinéma avec une mitraillete et le pubis découvert (jean découpé juste à l’entre jambe)
pour dénoncer l’objectif i cation du corps féminin.

John Duncan
Il va voir ses amis, avec un pistolet avec des balles à blanc et dès qu’ils ouvrent la porte il leur tire
dessus. Ils ne sont pas prévenus donc ils flippent.

Shoot, Chris Burden, 1971


Chris demande a son pote de lui tiré dans l’épaule. Il fait ça dans une galerie. L’esthétique de la
présence d’un événement brulant extrême et dangereux. On cherche a faire choc.
Trans-Fixed, Chris Burden, 1974
Il demande à un ami de le crucifier sur une volkswagen. Un symbole de la 2nd guerre mondiale.

Esthétique de la limite dépassé de Paul Ardenne.

Marina Abramovic dans Balkan Baroque, 1997 : elle essaye de nettoyer des os d’animaux mais plus ça
avance et plus elle est sale. Le but est de dénoncer les génocides, si ont veut nettoyé ça oblige a avoir
du sang sur les mains.

Opposition langage du théâtre et de la performance :


Esthétique vs anthropologie
Produit vs processus
Représentation vs présentation ou présence
Mimésis vs intensification du reel
Absence vs présence
Discours et texte vs corps
Acteur vs performeur
Personnage vs persona
Mise en scène vs production
Modernisme vs postmodernisme

Analyse : énergétique vs sémiotique -> les limites du signe.

D.A. Thierren, Pandemonium :

Chico McMurtrie, The ancestral path through the amorphic landscape, 2003
Automates pneumatiques et en métal, qui font différentes actions.

Bill Vorn, Louis Philippe-Demers, la cour des miracles, 1998 :


A la base là où y’a tous les malades compliqués, on parle maintenant comme une expression qu’on
réunit tout ce qui est défaillant, abimé, malade au même endroit.

Inferno : Bill Vorn, 2016 :


Les gens portent des machines (exosquelette) un peu comme dans le film Player One et dansent en
se faisant controlé par les exosquelettes . Rythme commun entre les lumières et la musique.
MARINA ABRAMOVITCH

Cours 5 : Lundi 13 novembre.

La disparition de l’humain.

Bill Vorn : Hysterical Machines (2006).


Les machines sont sous formes de grosse boule avec des bras articulés (8). On dirait des espèces
araignées. Les bras bougent, comme si elles étaient prise au piège car elles sont pendues. Elles ne
sont pas vraiment libre de leur mouvements. Elles ont été crée par l’artiste. C’est une installation où
le public peut se balader. Les basses à l’arrière font une montée en puissance, avec une
intensification avec les lumières. D’ailleurs les lumières peut être extérieur ou intérieur aux
machines.

“Pour la performance d’une heure, des spectateurs furent tirés au sort pour se doter d’une des 24
exosquelettes de 12kg opérés à distance par les artistes dans une chorégraphie d’une heure. J’ai eu la
chance d’être performeur pour un soir. Une expérience ludique malgré ce que suggère le titre tiré de
l’œuvre de Dante sur les cercles de l’enfer. L’œuvre à tout de même suscité pour moi des réflexions
interessantes au niveau de l’incarnation (ou embodiment) et de consentement, particulièrement en
tant que femme étant controlée à distance par deux hommes”
Témoignage d’une participante sur un blog.

Jean Paul Laumont : un robot est une machine qui bouge.


Cependant maintenant les robots sont plutôt des formes humanoïdes. Pas forcément des androïdes
non plus mais plus a forme humanoïde.

Cybernétique, or control and communication in the animal and the machine.


Avec les capteurs nécessaires, les informations vont dans des boucles de rétroaction qui permettent
aux machines de réagir à leur environnement.

Il y a une division dans l’ingénierie électrique, que l’on décrit en Allemagne comme la division entre
la technique des courant forts et la technique des courants faibles, et que bous décrivons ici comme
la distinction entre l’ingénierie de puissance et celle de communication.
( différence entre les machines lourdes comme dans l’industrie, et celles pour codifié en binaire
comme les trucs électroniques).
Rétroaction, homéostasie, automatisme et autonomie, boite noire.

Texte “ Henri Bergson, Les deux Sources de la morale et de la religion” (1932).

Critique de l’automatisme :
L’automatisme est un assez bas degré” de perfection technique. Pour rendre une machine
automatique, il faut sacrifier bien des possibilités de fonctionnement, bien des usages possibles.
L’automatisme, et son utilisation sous forme d’organisation industrielle que l’on nomme automation,
possède une signification économique ou sociale plus qu’une signification technique. Le véritable
perfectionnement des machines, celui dont on peut dire qu’il élève un degré de technicité,
correspond non pas à un accroissement de l’automatisme. Mais au contraire au fait que le
fonctionnement d’une machine recèle une certaine marge d’indétermination. C’est cette marge qui
permet à la machine d’être sensible à une information extérieure.

Robot : Karel Chapek (dans la pièce Robot Universal).


Stelarc : en 1982 il s’est greffé une oreille sur le bras, et il s’est connecter à un bras mécanique qui va
écrire comme lui. C’était l’un des premier a faire des performances avec des mécanismes et des
machines ou il est connecté à elles.

Synthèse :
Obsolescence du corps, érotisme de la machine, esthétique du choc, de la violence, suspension de la
théâtralité
Avec Mark Pauline et le SRL, Bill Vorn, D. A. Therrien, et Stelac.

Une robotique ( entre machine et robot)


Anthropomorphe
Biomorphisme
Prothèse / cyborgs

Metal performance : genre et camp : Selon Dixon


Transgressif et humoristique. Délibéré ou accidentel, gay ou hétérosexuel, non négatif
Métal < culture métal (bruyant, agressif, …)

Limites : Homme Blanc Occidentaux voire USA.


Mais existe aussi l’afrofuturisme (1960-) notion complexe, la robotique en Asie (inspiration Nô,
Bunraku), critique féministe et marxiste de la robotique, et autres installations.

“Certains aspects techniques du jeu des automates se retrouvent dans les trois formes classiques du
théâtre japonais : le positionnement des masques du théâtre nô, certains mouvement des acteurs du
Kabuki et les manipulation des marionnettes du Bunraku. Le vivant, les mouvement, et les expression
y ont été imités et codifiés dans une sorte de pantomime qui parait, encore aujourd’hui, tantôt
mécanique ou tantôt automatisé.”
L’âge d’or de la robotique japonaise, Zaven Paré, Les belles lettres 2016.
Également filiation de la figure de Bouddha et le Zazen.

Le Sacre du printemps, Roméo Castellucci, 2014.


Un théâtre promoteur d’image. Les Castellucci vont se tourner vers des corps étranges qu’on a pas
l’habitude de voir au théâtre, on va voir des enfants, des handicapés, des animaux… la performance
est une sortie de la théâtralité.

Le ballet commence avec des lumières rouges, au plafond. Puis la lumière se fait sur la salle et on voit
3 machines qui font tomber du sable sur scène en rythme avec la musique. Puis pareil avec de la
fumé, les lumières suivent aussi la musique. C’est donc un ballet de machine, de matière et de
lumière.
La matière est un fertilisant : de la poussière d’os animal utilisé dans l’agroalimentaire.

Cours 6 : 27 novembre

La sérénité anxiogène de Stifter : Elle sert à Goebbels de révélateur de la contradiction du


romantisme: « Le romantisme est toujours, et l'on néglige trop souvent la profondeur noire de ce
mot, une pensée de la restauration, c'est-à-dire aussi une opposition au devenir et à la
métamorphose. Au fond, le romantisme n'est pas ce qu'il dit être: une nostalgie de la perte (des
valeurs, de l'identité de race, du sang ou du rang), mais une perspective inversée qui fait voir l'être
avant le devenir et le devenir comme déperdition de l'être, substitution ou encore ruine de l'être. »}
Pièce machine : quand l’avancement de l’action se fait par enchaînement de cause et d’effet.
Pièce paysage : quand on a une juxtaposition d’éléments discontinus, à caractère contingent (qui
aurait pu ne pas avoir lieu).
Dans certaines pièces les deux coexistes.

Adalber Stifter.

Analyse
Temps du Paysage (en mouvement) : Adalberg Stifter, Gertrude Stein, tableaux et métamorphoses
Voix évocatoires: Strauss, Malcom.. Incantation, rythmes, grain
Matières musicales : Bruit, chimie, métal, musique ›partition où chaque élément garde une
autonomie. La musique est une action visuelle. La lumière produit du son
Perception des non-vivants : Adresse indirecte, réserve de potentiel, existence propre

Processus de création : L'idée artistique avant la technologie.


Heiner Goebbels. - En ce qui concerne l'usage de la technologie, j'ai l'approche contraire. La plupart
du temps, l'idée artistique précède la technologie. Pour moi, l'utilisation de médias ou d'équipements
technologiques particuliers ne constitue jamais une fin en soi. Je préfère même les camoufler ou les
transformer. Souvent, il est arrivé que des appareils, des programmes ou des techniques aient été
mis au point juste après ou au moment même où je tentais d'obtenir des résultats esthétiques
similaires avec des outils analogiques. Ou alors, je n'étais tout simplement pas conscient que ces
appareils existaient déjà.
J. Féral, J. -M. Morin, La vidéo en scène, 2023

Synthèse
Réception : Herméneutique/ autopoiese ([Link]) du spectateur
Mise en scène :
La création de Goebbels joue aux
confins de la disparition du metteur en scène et de sa surdétermination en tant que source invisible
et démiurgique. Si elle se présente comme «déhiérar-chisation » politique des processus de création',
elle n'en laisse pas moins planer l'inquiétude d'une suprématie invisible.
« L'oeuvre autonome » in Théâtre et Mythologies, Isabelle Barbe

Le Sacre du Printemps vs Stifters Dinge


Absence humaine mais techniciens
Synchro musique vs dé synchronisation, et son multiple
Ballet connecté et intégré cage de scène vs autonomie relative des éléments, branchements
Machines sombres, rectangulaire, coniques vs mécanismes pianos, tubes, ou cordes de métal
Mouvement verticaux et horizontaux, ligne et rythmes, formalisme
Choc, anonymat industriel vs anonymat complexe
Voir l'interdit en action vs assister à un paysage autonome
Intentionnalité limitée (usine) vs intentionnalité peu claire (menaçante et belle)
Hiérarchie : machine dominent vs sont un des éléments
Poussière ondulante -> acteur vs jeu chimique (sable, eau, neige carbo, fumée
Jeu de lumière et diodes d'état, présence

Une Esthétique de l'Absence


Disparition de l'acteur du centre de l'attention ou de la scène
Division de la présence entre les éléments en jeu
Polyphonie, plusieurs voix qui se complètent, sans tête
Séparation voix du corps ou musique des musiciens
Dé synchronisation de ce que l'on voit et ce qu'on entend
Création d'espace, d'interstices, d'entre deux pour l'imagination
L'abandon de l'expressivité dramatique (le drame n'a pas lieu sur scène dit Heiner Muller)
Centre vide : de l'espace, et absence du message, comme le nouveau roman
Absence d'histoire - Stein : tout ce qui n'est pas histoire peut faire théâtre.
Eviter les choses qu'on attend qu'on connait, créer la surprise
Heiner Goebbels, Aesthetic of Absence, texts on theatre, 2015 (vo 2012) -

Kris Verdonck.

IN, 2003 : trois personnes dans trois cuves d’eau rempli. On entend leur cœur battre et leur
respiration qu’ils ont grâce à une bonbonne d’air comme les plongeurs. Leurs yeux sont ouvert et ils
sont immobiles.
Duet, 2005.

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