Université Kasdi Merbah Ouargla
Faculté des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication
Département d’Electronique et communications
Spécialité Instrumentation Industrielle - Système LMD
Matière : Régulation Industrielle
Responsable de la matière :ELAGGOUNE HOCINE
L’analyse d’un système asservi concerne
l’étude de ses performances intrinsèques,
celles-ci seront appréhendées à travers
trois notions :
la notion de la stabilité
la notion de la précision
la notion de la rapidité
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Lorsque ces performances ne sont pas
suffisantes, on est amené à introduire un
organe extérieur, appelé correcteur, dont
l’élaboration constitue la synthèse du
système asservi, étudiée dans ce chapitre.
Donc pour satisfaire aux spécifications de
stabilité, de précision, et de Rapidité on est
amenée à formuler des conditions sur la
FTBO « la fonction de transfert en boucle
ouverte »
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ELAGGOUNE HOCINE
[Link]é : le degrés de stabilité est défini par :
La marge de Gain : la stabilité est d’autant
meilleures (c’est-à-dire le système est
d’autant mieux amorti) que le Gain de la
boucle FTBO est plus faible, donc que la
bande passante en BO est plus faible.
La marge de phase : la stabilité est
d’autant meilleure que le déphasage de la
FTBO est plus faible (en valeur absolue)
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2. Précision : sont étude se décompose en deux
points :
Précision statique: l’annulation de l’erreur
en régime permanent nécessite la présence
dans la FTBO d’une ou de plusieurs
Intégration selon l’entrée canonique imposée
Précision dynamique : Elle est d’autant
meilleure que le Gain de la FTBO est plus
élevé, c’est-à-dire que la bande passante est
plus large.
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ELAGGOUNE HOCINE
Rapidité
Elle traduit pratiquement la durée
transitoire. Plus précisément, elle s’exprime
par le temps de réponse Te ou temps
d’établissement, qui est le temps mis par
la mesure pour atteindre sa valeur
définitive à ±5 % de sa variation tout en
se maintenant dans cette zone des ± 5 %.
Rapidité = temps de réponse Te
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Un correcteur est un élément que l’on ajoute
au système initial pour assurer la
compatibilité des conditions contradictoire
imposées par la stabilité, précision, et
rapidité. Son élaboration constitue la
synthèse du système asservi .
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Soit le système :
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On distingue trois types d’action nous donnant les correcteurs.
1. Action Proportionnelle :
Lorsque le signal de commande ƐC(p) est proportionnel au signal
d’erreur Ɛ(p).
C(p)=k Fonction de transfert du correcteur : ƐC(p)/ Ɛ(p).
2. Action Intégrale
Lorsque le signal de commande est proportionnel à l’intégral du
signal d’erreur. 1
C ( p ) 1 / p ; c’est-à-dire c ( p ) ( p)
p
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2. Actionneur Différentielle ou (dérivée)
Lorsque le signal de commande est proportionnel à la dérivée
du signal d’erreur.
C ( p ) p ; c’est-à-dire c ( p ) p ( p )
Dans la pratique les correcteurs sont le mélange de
ces trois actions.
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Correcteur à action proportionnelle et dérivée PD
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Exemple 1
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Exemple 2
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Correcteur à action proportionnelle et intégrale PI
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Exemple 3
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Correcteur à action proportionnelle et intégrale, et dérivée PID
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Exemple 4
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Solution 4 1 1
Z3 R1 //( ); Y3 C1 p
C1 p R1
1
Z4 C2 p;
R2 89
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c( p) Z4 Z4
C ( p)
( p) Z3 Z4 1
Z4
Y3
1 1
( C 2 p )( C1 p )
Z 4Y 3 R2 R1
1 Z 4Y 3 1 1
1 ( C 2 p )( C1 p )
R2 R1
( R 2 C 2 p 1 )( R 1 C 1 p 1 )
R 1 R 2 ( R 2 C 2 p 1 )( R 1 C 1 p 1 )
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ELAGGOUNE HOCINE
( R 2 C 2 p 1)( R1C 1 p 1)
( C 1C 2 R1 R 2 ) p 2 ( R 2 C 2 R1 C 1 ) p R1 R 2 1
2
( R 2 C 2 R 1C 1 ) 4 ( R 1 R 2 1 ) C 1C 2 R 1 R 2
Soit 0
2C1C2 R1R2 2C1C2 R1R2
3 ; 4
(R2C2 R1C1 ) (R2C2 R1C1 )
1 R1C1; 2 R2C2 ;
avec 1 2 3 4
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ELAGGOUNE HOCINE
Influence des actions corrective élémentaires sur
les performances d’un système asservi
Correcteur à action Proportionnel
Le correcteur est un simple amplificateur de gain globale C(p)=Kp
qui a pour mission de modifier le gain statique initial du système.
Si Kp<1, autrement dit s’il s’agit d’un atténuateur, on améliore
la stabilité du système et on diminue son dépassement en boucle
fermée. En revanche, la rapidité et la précision son dégradées
Si Kp>1, il s’agit d’un Amplificateur, dans ce cas on améliore la
rapidité et la précision du système en boucle fermée et en contre
partie on diminue la stabilité (ce qui peut aller jusqu’à rendre le
système instable) et on accroît son dépassement.
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ELAGGOUNE HOCINE
Correcteur à action Intégral
Le correcteur est un intégrateur de fonction de transfert :
C(p)=1/Ti.p, qui a pour but d’ajouter un pôle nul à la FTBO. Nous
savons déjà qu’un système dont la FTBO possède un pôle nul sera
caractérisé par une erreur de position nulle.
D’où le correcteur intégrateur a pour mission l’amélioration de
la précision du système asservi.
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Correcteur à action dérivée
Le correcteur est un dérivateur de fonction de transfert :
C(p)=Td.p, qui a pour but d’ajouter un zéro nul à la FTBO.
Intuitivement, nous pouvons imaginer que son action est l’inverse
de celle de l’intégrateur.
D’où le correcteur dérivateur a pour mission l’amélioration de
la rapidité du système asservi. Toutes les autres performances
sont diminuées ou susceptibles de l’ être.
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ELAGGOUNE HOCINE
Différentes structures du régulateur PID
Les valeurs des paramètres ne donnent pas le même
comportement du procédé selon que la structure est parallèle ou
mixte. C’est pourquoi il est primordial que l’instrumentiste ou
l’automaticien connaisse la structure existante du régulateur.
La structure est imposée par le fabriquant du régulateur.
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Structure série
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Structure parallèle
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Structure série
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Quand Xp (bande proportionnelle) augmente...
Avec Xp=100/ Kp ,Gr = Kp et Xpc=100/ Kcr
La stabilité augmente ;
La rapidité diminue ;
La précision diminue.
Quand Ti augmente...
La stabilité augmente ;
La rapidité diminue ;
La précision reste parfaite.
Quand Td augmente...
La stabilité diminue ;
La rapidité augmente ;
La précision ne bouge pas.
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Exemple d’application
On veut réguler la température d’une pièce, chauffée par un
convecteur électrique, autour d’une température de consigne Tc , la
température de la pièce (t ) est commandée ici par la puissance de
chauffe u(t). La perturbation provient de l’ouverture de la fenêtre, et
dehors il fait froid, et qu’on l’appelle ext(t) . Le système à deux
entrées ext(t) et u(t) et une sortie (t ) est modélisée par :
(t ) k (t ) kext (t ) u(t )
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Schéma fonctionnel
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Cas d’une commande proportionnelle
( t ) k ( t ) k ext ( t ) u ( t )
(t ) ( k A ) (t ) k ext (t ) AT c (t )
Cas d’une commande Proportionnelle plus Intégrale PI
(t ) A (t ) k ext (t ) A0 (t ) A1 (t )
Il vient alors par dérivation
(t ) (k A0 )(t ) A1 (t ) kext (t ) A0Tc (t ) A1Tc
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[Link]
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Identification et Réglages
Nous allons voir deux méthodes classiques de réglages de ces gains,
dues à MM. Ziegler et Nichols. Ils ont proposé des techniques
basées sur l'utilisation graphique de la réponse transitoire du
système non corrigé. Il n'y a donc pas besoin de connaître le modèle
du système.
De cette observation, on peut tirer des valeurs pour les différents
gains de manière à obtenir une réponse indicielle en boucle fermée
présentant un dépassement de l'ordre de 25% (bon compromis
rapidité-stabilité).
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Première méthode de Ziegler-Nichols
Dans le cas où le système à corriger ne comporte ni intégrateur ni
pôles complexes dominants, alors la réponse indicielle en boucle
ouverte sera de la forme suivante:
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Figure : Réponse indicielle en boucle ouverte pour le réglage du PID
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Cette réponse peut être caractérisée, en première approximation,
par une fonction de transfert de la forme
où K est le gain statique, L est un retard pur, T une constante de
temps. A partir de là, Ziegler et Nichols ont proposé les réglages
suivants:
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Remarque :
On peut maintenant exprimer la fonction de transfert du PID en
fonction des paramètres identifiés:
Le PID possède donc un pôle à l'origine et un zéro double en -1/L
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Deuxième méthode de Ziegler-Nichols
Pour la deuxième méthode, on boucle le système sur le PID (voir
figure ci-dessus), et on choisit Ti , et Td 0 ; le PID se réduit
alors à un gain variable. On augmente ensuite le gain jusqu‘à obtenir
un régime critique d'oscillations entretenues (voir figure ci-dessous).
On note alors le gain critique K = kcr .
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A partir du gain critique et de la période des oscillations
correspondante (Pcr ), on peut établir les réglages suivants:
Remarque :
De la même façon que précédemment, on peut exprimer la fonction
de transfert du PID en fonction des paramètres identifies:
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ELAGGOUNE HOCINE
Le PID possède donc un pôle à l'origine et un zéro double en (-4/Pcr )
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On peut généraliser le résultat et on peut trouver le
tableau ci-dessous :
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P PI série PI // PID série PI D// PID mixte
Xp=100/Kp 2Xpc 2,2Xpc 3,3Xpc 1,7Xpc
Ti Pcr/1,2 0,02PcrXpc Pcr/4 84Pcr/Xpc Pcr/2
Td 0 Pcr/8 7,5Pcr/Xpc Pcr/8
Avec Gr = Kp et Xpc=100/ Kcr
Tableau : Regroupe les résultats obtenus par la Méthode de Ziegler-Nichols
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Commentaire :
Les méthodes de Ziegler et Nichols sont largement utilisées
pour la commande des systèmes dont la dynamique n'est pas
précisément connue. Mais en pratique, elles servent de
préréglage, c'est dire de base de départ pour un réglage plus fin,
qui lui est fait de manière plus empirique.
Une certaine pratique des méthodes de Ziegler et Nichols
montre très vite que les comportements obtenus peuvent être
éloignés de ceux attendus (dépassement de l'ordre de 25%): il ne
faut alors pas se démoraliser! L 'important est de connaître l'effet
qualitatif de chacune des trois composantes du PID sur la
réponse temporelle sur le système asservi, pour ensuite utiliser
d'autres structures de PID, mieux adaptées pour des problèmes
spécifiques.
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