Dynamique côtière de l'Ouest algérien
Dynamique côtière de l'Ouest algérien
Année 2019
TABLE DES MATIERES
REMERCIEMENTS……………………………………………………………. 1
INTRODUCTION GENERALE……………………………………………….. 4
i
4.2.1. Méthode des points extrêmes (End-point rates, EPR)………………. 42
4.2.2. Méthode de la régression linéaire
(Linear Régression Rate-of-change, LRR)…………………………… 42
4.3. Mesure de la cinématique du trait de côte à l’aide d’un SIG………………….. 43
4.3.1. Création des données dans un SIG……………………………………. 43
4.3.2. Méthode de génération de transects…………………………………… 44
5. Résultats et interprétation……………………………………………………….. 48
6. Conclusion………………………………………………………………………. 65
1. Démarches et Méthodes………………………………………………………… 70
1.1. En ce qui concerne l’aspect urbain ………………………………………. 70
1.1. Méthodologie de traitement et d’extraction du bâti urbain ………………. 72
2. Analyse et évaluation de l’expansion urbaine………………………………… 75
2.1. Analyse de la dynamique urbaine du Grand Plan Urbain d’Oran(GPUO)… 75
2.2. Analyse de la dynamique urbaine des autres Communes du Littoral
Occidental Oranais(CLOO)……………………………………………….. 86
3. Relation croissance démographique et extension spatiale des zones urbaines….. 91
3.1. Caractérisation des zones urbaines par la densitéde population …….……. 91
3.2. Caractérisation des zones urbaines par la croissance de population ……… 93
3.2.1. Les communes du groupement urbain d’Oran PGUO………………. 93
3.2.2. Les communes du littoral occidental oranais (CLOO)……………… 96
4. Les mutations des espaces ruraux d’après l’étude de deux cas :
communes de Misserghine et de Boutlélis...……………………………….. 97
4.1. Présentation des deux communes d’étude………………………………… 98
4.2. Cartographie de l’occupation du sol ….......................................................... 99
4.3. Qu’en est-il de l’évolution dans l’occupation du sol par les cultures dans
les communes étudiées ?................................................................................ 104
4.4. Les grandes lignes des réformes qui auraient pu influer sur
l’utilisation et l’organisation des terres cultivées………………………….. 112
4.4.1. La première phase de l’indépendance (1962-1982) ……….….............. 112
4.4.2. La seconde phase (1983-1998)………………………………………… 113
ii
4.4.3. La troisième phase des réformes débute en 1999-2000……………….. 114
4.5. Une analyse comparative de trois types de cultures pratiquées dans
les deux communes peut être révélatrice des réactions potentielles
des acteurs locaux…………………………………………………………… 117
5. Conclusion………………………………………………………………………. 121
CONCLUSION GENERALE……………………………………………………… 125
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES…………………………………………... 132
LISTE DES FIGURES…………………………………………………………….. 154
LISTE DES TABLEAUX………………………………………………………….. 158
LISTE DES PHOTOS……………………………………………………………… 162
iii
REMERCIEMENTS
C’est avec plaisir et reconnaissance que je profite de ces quelques paragraphes pour
témoigner toute ma gratitude et exprimer mes vifs remerciements à toutes les personnes
qui ont apporté leur concours à l’aboutissement de ce travail de recherche.
1
Le plus fort de mes remerciements est pour ma femme, à qui je tiens un hommage
particulier pour son soutien inlassable aux moments opportuns, outre le mérite de
m'avoir supporté, pour avoir été patiente et de m'avoir aussi tenu la main jusqu'aux
dernières lignes de ce travail. Je n'en serais pas arrivé à ce point sans ton soutien
constant, tes encouragements et aides tout au long de vie que j'ai investis dans cette
recherche et dans la rédaction de cette thèse.
Il reste enfin mes petites filles Lina, Sérine et Yousra, qui ont supporté pendant ces
années de thèse les éloignements, les moments souvent difficiles et surtout mes
manques chroniques de disponibilité, je dirai que j’ai fini ce travail et je serai plus
souvent à leurs écoutes.
2
INTRODUCTION GENERALE
3
INTRODUCTION GENERALE
L e littoral est un espace riche qui revêt des caractéristiques naturelles, environnementales,
socio-économiques, géostratégiques et patrimoniales très variées. Il est aujourd’hui
de plus en plus désiré, convoité et partagé.
Sa richesse a engendré des activités multiples et a suscité des intérêts souvent
contradictoires, et génère des conflits d’usage et des dysfonctionnements. L’équilibre
naturel du littoral a largement été perturbé en raison des aménagements effectués, qui
ont affaibli, voire brisé l’équation de l’écosystème. Il en résulte une grande réflexion sur
les enjeux liés à l’environnement littoral. Les zones littorales, particulièrement
méditerranéennes, représentent à la fois un terrain essentiel d’activité humaine et
économique, mais aussi un potentiel vital de ressources naturelles, renouvelables ou non.
Le littoral méditerranéen, notamment en Algérie, est soumis à des pressions : enjeux
financiers, risques climatiques, pollutions et préservation de l’eau. Depuis la fin des
années 90, le littoral Algérien et en particulier oranais connait des transformations
profondes et brutales. Si toutes ne sont pas apparentes, un phénomène au moins est
directement perçu par les populations qui y résident : celui de sa dégradation. Que faire
face à cette transformation brutale de nos paysages et de notre patrimoine ? C’est toute
l’identité de cet espace unique qui est en train de disparaître au profit d’une occupation
déstructurée et irréversible.
4
changements du trait de côte. Ceux- ci, en effet peuvent être révélateurs de deux causes :
naturelle (changement climatique) et anthropique car ils sont souvent modifiés,
accentués par les types d’aménagement, d’occupation des terres par les hommes. Dans la
foulée (logique) et dans une troisième partie ce dernier trait a été creusé en traitant de
l’urbanisation puis des types de cultures pratiqués sur les espaces dits «ruraux » (la
limite espace rural-espace urbain étant actuellement très floue, très fluctuante). De
manière à traiter ces questions, ce mémoire s’organise en trois parties.
La deuxième partie traite de la cinématique du trait de côte des sites choisis du littoral
oranais. Il commence par une présentation des documents cartographiques et des
données images spatiales disponibles et de la ligne de référence retenue. Ensuite, sont
abordés successivement, les méthodes de traitements appliqués pour la rectification
géométrique des données mobilisées, la cartographie et l’extraction des lignes de
référence pour les positionner par rapport àla ligne de base sur chaque date (1985, 2003
et 2016) par l’utilisation des outils SIG (MapInfo et DAS d’ArcGis). Les marges
d’erreurs associées sont estimées puis les résultats sont présentés sur chaque site d’étude.
Ces résultats concernent l’analyse des variations spatio-temporelles du linéaire côtier
observées sur certains tronçons des plages de la Baie d’Ain El Turck à la Baie des
Andalouses.
La troisième et dernièe partie est composée de deux axes : Le premier est réservéà
l’analyse régionale de la dynamique urbaine des communes du grand plan urbain d’Oran
et autres communes du littoral occidental oranais. Elle commence par une présentation
de la méthodologie adoptée basée essentiellement le traitement d’images satellitaires
multidates. Ensuite, l’intégration de ces images avec les cartes topographiques de 1985
dans un SIG pour une analyse des changements urbains intervenus entre 1985 et 2016.
Ces résultats sont par la suite confrontés à l’étude de l’évolution de la population de ces
communes pour trouver des éléments explicatifs à ces changements. Dans le deuxième
axe est présenté l’étude et l’analyse d’espaces
5
ruraux de deux communes sublittorales situées à proximité d’Oran et sur l’axe routier
qui relie celle-ci àTlemcen (Misserghine et Boutlélis) afin d’en tirer les changements
L’approche adoptée repose sur la confrontation des changements intervenus dans les
espaces cultivés, cartographiés à l’aide de l’outil SIG et aussi sur les statistiques
fournies par les services de l’agriculture. Cette démarche est basée sur une cartographie
évolutive utilisant àla fois les cartes topographiques des années 1960 et 1985 et les
images satellitaires récentes de 2016 ainsi que des relevés de terrain (identification et
vérification) qui ont étémenés en parallèle.
Enfin, la conclusion sera l’occasion de faire le point sur les principaux résultats obtenus
dans ce travail de recherche en exposant les différentes approches conceptuelles et
méthodologiques appliquées dans l’étude de la dynamique du littoral ouest oranais par
l’utilisation des techniques spatiales comme la télédétection et aussi, par les outils SIG
et leur efficacitédans le domaine de la manipulation, cartographie géoréférencées et de
l’intégration des données multisources (cartes, images, statistiques.) et multidatées.
6
PREMIERE PARTIE
Le littoral Oranais : cadre d’étude
7
ERE
1 PARTIE
LE LITTORAL ORANAIS : CADRE D’ETUDE
Le littoral est un espace continental bordé par la mer. D’où il en résulte des
impacts divers résultant de ce contact mer/terre auquel il faut ajouter l’air formant ainsi
un système en boucle. Son étendue à l’intérieur des terres correspond à celle de
l’influence de ce dernier (système) et dépend de son relief. Celui-ci peut la favoriser
(cas des plaines), la freiner, l’arrêter ou la modifier (cas des collines et des montagnes).
Cet espace est dans certains cas plus complexe car on y a défini des zones sublittorales
dont la caractéristique principale est qu’elles sont accidentées du point de vue relief.
Aussi ne reçoivent-elles qu’une partie de l’impact découlant du contact des trois
éléments air-terre-mer ou système littoral. Les littoraux ont des morphologies très
variées. Souvent, lorsqu’on fait allusion au mot littoral on le confond avec le trait de côte
ou la côte alors qu’en réalité leur signification est complètement différente. En effet,
selon le dictionnaire géomorphologique, le littoral est la partie côtière située dans la zone
de battement des marées (entre la plus haute et la plus basse) alors que «la côte est la
bordure d’une terre en contact avec la mer ». Aussi, le trait de côte ou rivage est un
liseré, presque une ligne sinueuse matérialisant la zone de contact de la terre avec la mer
par le niveau des hautes mers (contact entre deux domaines différents : marin et
terrestre). D’une part, la zone côtière est l’espace en contact avec la mer et dont une
partie seulement est recouverte périodiquement par celle-ci et d’autre part, elle se
continue par la plateforme continentale qui est une sorte de plateau, légèrement incliné
vers la mer et immergé en permanence. Il se termine par un talus ou glacis. Son
8
extension varie selon les caractéristiques géomorphostructurales résultat d’une histoire
tectonique régionale (Sa largeur peut varier de quelques kilomètres àplus de 1000 km).
Une grande partie de ce littoral est à relief accidenté, montagneux constitué par les
Monts de Sbaa Chioukh, des Trara et les Tessala qui arrivent jusqu’à la mer. A l’est
d’Oran et d’Arzew, il est plus ouvert (plaine de la Macta et plateau peu élevé de
Mostaganem).
Vu l’étendue très grande du littoral oranais, il fallait effectuer un choix : il s’est
porté sur sa partie centrale en tant que cadre général, respectant les limites naturelles
(Figure I. 2). Ensuite, celui-ci a été restreint, en tenant compte des délimitations
réglementaires.
9
Figure I. 2. Littoral oranais : Limites naturelles (d’après Remaoun K. et Smahi Z., 2014)
En Espagne, la loi sur les zones côtières utilise ce terme 19 fois sans le définir sauf
de façon indirecte (domaine public, zones voisines).
En Tunisie, le littoral est compris comme le rivage de la mer avec une extension
possible vers l’intérieur dans des limites variables selon leur degré d’interaction
climatique, naturelle et humaine avec la mer.
10
En Liban, le littoral est définit par le domaine public maritime (DPM) comprenant à
la fois la partie aquatique et le rivage jusqu’à la distance la plus éloignée que les vagues
peuvent atteindre en hiver, ainsi que les plages de sable et de galets. Les étangs et marais
d’eau salée reliés à la mer font également partie de ce domaine.
D’autres pays disposent de définitions établies en dehors des lois. L’Égypte par
exemple, définit la zone côtière comme une interface entre la mer et la terre comprenant
la mer territoriale et s’étendant, côté terre, aux zones d’interaction avec l’environnement
marin pour au moins 30 km dans les zones désertiques, sauf obstacle géographique.
(1) Les versants de collines et montagnes, visibles de la mer et n’étant pas séparés du
rivage par une plaine littorale ;
(2) Les plaines littorales de moins de 3 km de profondeur à partir des plus hautes
eaux maritimes ». Ceci nous amène à faires les remarques suivantes : sur quels critères
cette distance de 3 km a-t-elle été définie ? Sur le littoral oranais par exemple,
l’influence de la mer se fait sentir jusque sur les versants nord des Tessala-Béni
Chougrane-Sebaa Chioukh. De plus, que signifient les «plus hautes eaux maritimes »?
Est-ce les marées hautes, les tempêtes et quelles tempêtes ?
(3)- «L’intégralité des massifs forestiers ». Idem : jusqu’à quelle distance à l’intérieur
des terres peut-on prendre en considération les «massifs forestiers »? 800 m ?
(4)- «Les terres à vocation agricole ». La même question doit être soulevé : jusqu’à
quelle distance à l’intérieur des terres doit-on les prendre en compte : 800 m ou 3 km ou
plus ?
(5)- «L’intégralité des zones humides et leurs rivages dont une partie se situe sur le
littoral à partir des plus hautes eaux maritimes tel que définies ci-dessus »(N.B. Les
hautes eaux maritimes n’ont pas été définies).
11
Par conséquent, cette loi comporte beaucoup de «flou » quant aux critères de
délimitation dont les distances (300 m -800 m -3 km) difficilement applicables sur le
terrain car ne correspondant pas toujours à une réalité morphologique (reliefs, plaines,
zones humides) et de plus, elles varient selon les régions. Ce qui est le cas du littoral
oranais.
D’où la difficulté et la complexité pour limiter le cadre de ce travail. Aussi le choix a
pris en compte les deux types de délimitations qui ont été replacées dans leur cadre
«territorial »: la commune (Figure I.3 et I.4). Il a été de plus restreint (car besoins en
données statistiques) aux neufs communes suivantes : Oran, Bir El Djir, Sidi Chahmi,
Es Sénia, Misserghine, Boutlélis, Ain El Turck, Bousfer et El Ançor.
12
Figure I. 4. Les communes retenues pour la zone d’étude.
Le littoral oranais est constitué depuis la côte vers l’intérieur d’une succession de
montagnes et de plaines ou de dépressions, orientés SW/NE et WSW/ENE. Les
premières se caractérisent par un profil dissymétrique (versants de longueur différente).
Entre les montagnes, on trouve deux sortes de plaines: littorales (comme celle des
Andalouses-Bousfer, et la plaine d’Arzew) et sublittorales (ex : La M’léta, la plaine des
Hassi). Une grande partie des plaines sont jalonnées par des zones humides de
dimensions très variables. On peut citer la Grande Sebkha d’Oran (environ 40 km de
long et 20 km de large, lui fait suite vers l’est le Lac Télamine et les Salines d’Arzew,
puis les marais de la Macta.
13
a- La baie d’Oran englobe en fait deux baies : celle d’Oran à l’est et la Baie des
Andalouses à l’ouest qui sont séparée par un cap : Cap Falcon.
Le tracéde la baie des Andalouses est dissymétrique avec une côte ouest courbée,
incurvée et escarpé (àversants côtiers pentus) et une orientale plus longue rectiligne (car
elle s’étire des Andalouses à Coralès) et à falaises de 50 à100 m de hauteur bordant la
plaine de Bou Sfer. Des Andalouses à Cap Falcon, la côte est une côte d’accumulation
alluviale et colluviale dans sa partie occidentale et sableuse-dunaire dans sa partie
orientale, avec un tombolo qui s’allonge de Bou Sfer village à Cap Falcon. Ici, la côte
est formée de petits versants côtiers (60-80 m de haut) très pentus.
La grande Baie d’Oran comporte trois parties: la côte d’Ain el Turck, le fond de la
baie occupée par Mers el Kébir et Oran et la côte de Canastel à la Pointe de l’Aiguille
(Canastel-Kristel).
La côte d’Ain El Turck est de tracérectiligne, àfalaises (10 à50 m de haut) avec des
plages continues. Un grand champ de dunes occupe toute la partie nord de la plaine de
Bou Sfer et surplomb ses plages.
La crique de Mers el Kébir, s’inscrit dans un ensemble montagneux (Dj Santon et Dj.
Santa Cruz) rattachéau Djebel Murdjadjo. Elle se caractérise par de grands versants
côtiers de plus de 500 m haut àl’ouest et des falaises de 100-130 m de haut àOran.
A partir du port d’Oran jusqu’au Djebel Orous (Arzew) la côte redevient rectiligne,
orienté presque sud-nord mais scindée en deux parties :
-d’Oran jusqu’à la Pointe Canastel, elle comporte des falaises (50 m à100-130 m de
haut) affectées des traces de mouvements de terrain anciens.
-De la Pointe Canastel à la Pointe de l’Aiguille au nord, la côte décrit un rentrant au
niveau du Dj Khar. Là, elle est plus basse, rocheuse (platiers rocheux ou petites grèves
très étroites) et bordée de versants très pentus se rattachant au djebel Khar. A partir de
ce djebel, vers le nord, elle a un relief très escarpé.
Le cap au nord qui lui fait suite de la Pointe de l’Aiguille à Cap Carbon (extrémité
ouest du port d’Arzew) est une côte rocheuse, avec des versants côtiers très pentus qui
descendent du Dj. Orous (altitude sommitale: 630 m) jusqu’à la mer. Ensuite la côte
devient moins rocheuse, mais avec des falaises de 100-200 m de haut et de petites plages
ou grèves.
14
b- Le Golfe d’Arzew est la partie du littoral oranais qui se trouve le plus au nord en
latitude. Il possède une côte basse, àtracérectiligne avec de grandes accumulations
sableuses (plages et dunes) continues depuis Arzew jusqu’à la Pointe de la Salamandre.
Ce trait morphologique s’explique par la présence de la plaine de la Macta. De la Pointe
de la Salamandre, la côte se relève légèrement et apparaissent des falaises dont la
hauteur augmente vers l’est : de 5-10 m de haut àenviron 50 m au niveau de la Pointe de
Kharouba. De larges plages se trouvent en contre bas de ces falaises, leur largeur
augmente aussi vers l’est (de 1 km à +2 km de large, (Remaoun K., 1981).
Cette humidité relative forte (Hr) compense le déficit hydrique du bioclimat «oranais
» semi-aride supérieur. Ce qui constitue un facteur favorable à une riche
biodiversitéquel que soit le climat régional car il constitue un apport en humiditépour
les plantes même en zone aride ou saison sèche.
15
«Le régime des vents se caractérise par des vents d’Ouest et de secteur Ouest (WSW,
SW, WNW et NW) dominants durant toute l’année. Quant aux brises de mer ou de terre,
elles atteignent fréquemment des vitesses assez conséquentes (supérieures à5 ms) et ceci
quand le contraste thermique entre la terre et la mer devient trop grand et le gradient
thermique élevé». «En effet, les brises de mer soufflent entrent 12h et 18h
(approximativement) et leur direction varie au cours de l’année :
- de mars àseptembre : elle est NW, N et NNW àBéni Saf et N, NNE, NE et ENE à
Oran ;
«Les brises de terre se font sentir durant les heures les plus fraîches de la journée (la
nuit : 21h-0h-6h). Elles ont une direction sud ou de secteur sud dans les deux stations
(Béni Saf et Oran) et durant toute l’année. Le changement de direction des deux types
de brises se fait sentir àpartir de 15h et il est très sensible àpartir de 18h (Remaoun K.,
Smahi Z., 2015) ».
16
population supplémentaire d’estivants. Pour la seule corniche oranaise, ce nombre a été
estiméà9 millions en 2009 et 13 millions en 2015 (d’après la protection civile et la daïra
d’Ain el Turck).
Cette forte concentration de la population a entraînéune urbanisation démesuré. Le
taux d’urbanisation est passé de 26% en 1962 à 61,4% en 2010 (ONS, 2008). Le littoral
oranais est, par ailleurs, caractérisé par une concentration des activités industrielles.
Ainsi, pas moins de 130 unités industrielles y sont implantées (SDAM, 2008).
L’organisation du littoral oranais a largement étéperturbéen raison des aménagements
effectués (Pôle industriel d’Arzew, construction de nouveau village tel que Cap Falcon
etc...), qui ont affaibli, voire brisé l’équilibre de l’écosystème. Par ailleurs, les besoins
ont augmentés en sable et en gravier pour les nombreux projets d’aménagement, de
l’industrie et les différentes constructions entraînent une surexploitation des réserves du
domaine côtier (la zone côtière de Bousfer englobe un espace dunaire exploité
actuellement par une grande sablière qui alimente les chantiers de la région ouest). De
plus, de nombreux cours d’eau ont été déviés de leur trajectoire initiale, provoquant une
déstabilisation de l’alimentation des eaux côtières. Signalons aussi la forte urbanisation
sur des espaces non constructibles en particulier àAin Turck àCap Falcon et àBousfer,
une fragilisation et une dégradation des reliefs et de l’écosystème de ces régions. Des
installations dont la plus part ne respectant aucune norme exigible, pas de drainage, pas
de VRD, ou encore raccordement à une quelconque station d’épuration, un
aboutissement direct à la mer de tous les effluents par ruissellement. Un constat
accablant qui renseigne sur l'étendue des dégâts causé par cette situation sur l'écosystème
marin. L'industrie pétrolière participe aussi àce désastre écologique : elle s'est accaparé
de nombreux sites présentant d'importantes potentialités paysagères, culturelles et
historiques, bloquant ainsi toute possibilité d'évolution pour d'autres usages liés àla mer,
notamment liés au tourisme balnéaire. L'essor de cette industrie s'est soldépar un
aménagement chaotique : des communes ont étéenclavées et privées de toute initiative
sur leurs littoraux, et les agglomérations qui y sont localisées subissent quotidiennement
les effets de la pollution et sont exposées en permanence aux risques d'explosions et
d'incendies. Par ailleurs, de vastes étendues de terres agricoles ont été consommées.
Notons également l’utilisation des eaux côtières pour le refroidissement des centrales
électriques thermiques (exemple : la centrale d’Arzew) qui s’ajoutent aux rejets en mer
d’un grand nombre de déchets et de polluant qui peuvent être à l’origine de nombreux
échouage, de certaines faunes marines, observés sur la côte
17
ouest algérienne. Il en est de même des aménagements, tels que les tracés de routes, des
projets d’aménagement et de construction des agglomérations, qui ont aggravé les
glissements, d’autant plus que les sols d’une bonne partie du littoral de cette région sont
formés par des argiles et des sables gréseux.
En 2008, la dispersion de la population montre que la population totale des
communes littorales représente 86% sur la wilaya d’Oran dont 82% est urbaine, 17% est
installée dans la zone périurbaine ou dans les agglomérations secondaires, et seulement
1% en zone éparses (Figure I. 5).
Entre 1987 et 2016, le territoire des communes littorales oranaises de la zone d’étude
gagne respectivement 439557 et 505848 habitants, soit une augmentation annuelle
moyenne de 7 % et qui se stabilisera en 2016 vers 5%. On notera que la répartition de la
population des communes se fait comme suit :
- dans cinq communes, l’augmentation est forte avec un taux d’accroissement annuel
moyen supérieur à10 % (Bousfer, Es Sénia et Misserghine) dont deux ont un taux
extrêmement fort supérieur à29% (Bir El Djir et Sidi Chahmi);
- dans trois communes (Ain El Turck, El Ançor et Boutlélis) l’augmentation est légère
(taux compris entre 5 et 9 %) ;
- dans une commune (Oran), il varie peu (taux inférieur à 4 %).
18
Taux d’accroissement annuel moyen de la population par commune
< 4% entre 5% et 9% entre 10% et 13 % > 29 %
Oran Ain Turck Bousfer Bir El Djir
El Ançor Es Sénia Sidi Chami
Boutlélis Misserghine
1
Population Superficie Densité 2016 Densité
2 2 2
Commune en 2008 (km ) (hab./km ) (hab./km )
Oran 609014 64 9516 658251 10285
Es Sénia 96928 48,51 1998 269740 5561
Sidi Chami 104498 69,5 1504 161782 2328
Bir El Djir 152151 32,46 4687 124799 3845
Misserghine 25443 133,4 191 32642 245
Boutlélis 22898 142,6 161 28066 197
Ain El Turck 37010 39,14 946 44123 1127
Bousfer 17243 46,2 373 24048 521
El Ançor 10882 66,44 164 13936 210
Total 1242787 937 1326 1357387 1449
Tableau I. 2. Densitéde population des communes littorales oranaises étudiées.
[Link]
Dans cette étude, une des premières difficultés a étéla définition et la délimitation
du littoral oranais grâce aux traits naturels spécifiques de cet espace et la réglementation
qui le concerne, celle-ci ayant étéétablie dans le but principal de sa protection. Ces
19
deux paramètres ont étépris en compte dans un cadre territorial qui est la commune.
D’où un choix de communes aussi bien littorales que sublittorales (Oran, Bir El Djir,
Sidi Chahmi, Es Sénia, Misserghine, Boutlélis, Ain El Turck, Bousfer et El Ançor). En
effet, le littoral oranais, une fois délimité, a étécaractérisépar ses traits morphologiques,
ses traits bioclimatiques ainsi que l’emprise humaine du point de vue concentration et
répartition de sa population dans ces commune littorales.
20
DEUXIEME PARTIE
21
EME
2 PARTIE
ETUDE DE L’EVOLUTION DU TRAIT DE COTE DE LA
CORNICHE ORANAISE OCCIDENTALE
-les vents, la houle et les courants marins côtiers (comme la dérive littorale ou le jet
stream) qui lui sont liés ;
La plage des Andalouses est connue pour son complexe touristique implanté
durant les années 70, aux cotés de quelques fermes isolées. Il se caractérise par une
large plage sans falaise et une longueur d’environ trois kilomètres. Actuellement, la
densité des infrastructures touristiques y est très forte (succession d’hôtels et de
22
complexes touristiques) et cette partie de corniche oranaise est une des destinations
balnéaires particulièrement la plus fréquentée.
La côte de Bousfer est bordée de falaises avec à leur base des plages de dimensions
très restreintes. Durant les années 80 elle était occupée par des cabanons isolés de
pécheurs et le complexe touristique militaire El Murdjane Depuis, elle s’est
complètement transformée en zone urbanisée à occupation permanente ainsi que par
l’extension de ce dernier (El Murdjane).
La côte qui s’étend de Cap Falcon à Ain el Turck à l’est comportait de belles plages
bordées de dunes.
Sur la partie de la côte est qui fait partie de la Baie d’Oran, deux « sites » ont été
choisis. Au nord, Cap Falcon était occupé par des habitations utilisées comme
résidences secondaires pendant la période estivale et de quelques cabanons utilisés par
les pécheurs. Mais depuis quelques années (surtout à partir de 2000), la côte a connu
une importante mutation avec la construction d’un nombre considérable d’hôtels et de
complexes touristiques afin de promouvoir des activités et loisir. Ceci, sur une bande de
terrain située à proximité de la plage (de 20 à 100 m). Au-delà de cette distance, de
nouvelles constructions de type LSP et sociale ont vu le jour ce qui a modifié la
composition sociale de cette zone. A cela se rajoute l’apparition des constructions
illicites. Au sud, Ain El Turck autour de l’ancien centre colonial devenu agglomération
chef lieu de la commune de même nom, se sont implantées et développées beaucoup
d’activités économiques d’où une densité de population assez importante. De plus, elle
est depuis la colonisation française, une station balnéaire très attractive (car proche de
l’agglomération oranaise), son attractivité augmentant de plus en plus.
23
Figure II.1. Localisation des côtes étudiées du littoral oranais.
24
ligne de rivage c'est-à-dire la limite du plan d’eau en fonction des fluctuations de la
marée alors que le terme coastline est définie par la limite maximum atteinte par les
marées hautes. Cette limite peut être matérialisée selon le type de côte par le pied de
falaise ou la limite de la végétation terrestre. Donc, l’expression coastline fait allusion à
la notion de trait de côte en français. Certains auteurs comme Guilcher A. (1951),
Roubertou A. et. Bonneval H. (1965)), assimilent le trait de côte à la ligne des plus
hautes mers potentielles par temps calme alors que Baulig H. (1956) considère quant à
lui que le trait de côte comme la limite entre la côte et le rivage. Ce dernier correspond
selon Joly F. (1997) à la partie « partie du littoral alternativement couverte et découverte
par la mer… ». Plus récemment, diverses définitions de traits de côte ou de ligne de
référence ont été proposées par Boak E.H et Turner I.L (2005) à partir de 45 indicateurs
testés à travers le monde dont : les points de rupture de pentes, le type de végétation, le
degré d’humectation de l’estran, le niveau de marée normale ou extrême, etc…
Cependant, la principale difficulté réside dans le choix d’un indicateur qui soit
facilement repérable sur le terrain ou sur d’autres supports (cartes topographiques,
photo aériennes ou images satellitaires). Or selon Leatherman S.P (2003), il est
important que les indicateurs soient facilement identifiables sinon si aucune de ces
lignes de référence n’est pas présente, la ligne des plus hautes eaux (HWL ou High
Water Line) est souvent utilisée. Le choix de la ligne de référence d’une côte est un
paramètre primordial pour la cartographie du littoral (Parker, B. 2001).
Aussi, la définition du trait de côte d’après Joly F. (1997) selon laquelle il
correspondrait à la ligne du niveau maximum d’avancée de la mer sur le continent est
celle qui a été adoptée dans ce travail (Figure II. 3) : le contexte microtidal
méditerranéen du littoral oranais fait que les marées ont une faible amplitude (2-3 m en
moyenne). Malgré que dans certains cas, cette limite peut recouvrir la végétation
« terrestre » et même des terres avec habitations (cas de Venise par ex. ou le
Bengladesh etc.). Par conséquent, le trait de côte correspond sur les plages à la limite
de la zone « mouillée périodiquement » ou estran. Cette limite est repérable sur les
images satellitaires grâce à la teinte de l’estran plus sombre car les sédiments de plage y
sont humides. Pour ce, la date des images utilisées est début mai. La limite considérée
est représentative de manière satisfaisante la position moyenne du trait de côte au
printemps.
25
Figure II.2. Profil schématique d’une côte sableuse et terminologie anglo-saxonne
équivalente d’après Shepard A. (1973) In Faye I. (2010).
Figure II.3. Différentes lignes de référence. Plage les Andalouses (Source : Googleearth
par DigitalGlobe, mars 2016).
26
3. Méthodologie adoptée
Dans cette étude l’approche méthodologique mise en œuvre pour étudier et
estimer l’évolution du trait de côte de l’ouest-Oranais à l’échelle locale s’inspire de la
démarche adoptée dans de nombreuses études (Faye I., 2010; Moore L.J., 2000;
MortonR. [Link] al., 2005; Hapke C.J et al., 2010; Robin M., 2002 etc.). Elle est basée
essentiellement sur:
- la collecte, l’évaluation et le traitement des données disponibles
- puis le traitement des données et l’intégration des résultats dans un système
d’information géographique (SIG).
3.1. Présentation des documents et données disponibles
27
Echelle
1/25 000
N
1/25 000
Tableau I
topograp
3.1.2
Les
images
satellit
aires
Figure II.4. Méthodologie adoptée pour la mesure de l’évolution du trait de côte dans la
zone d’étude.
29
3.2.1. Préparation et traitement des données
D’une manière générale, le type de traitement appliqué varie suivant les données
mobilisées. Toutefois, les cartes et les images disponibles sont géoréférencées dans un
même datum (Ellipsoïde de Clarke 1880 Nord Sahara) et dans un système de projection
unique (l’UTM, Zone 30 Nord) avant l’extraction de la ligne de référence. Le but de
cette étape est d’obtenir des images géoréfencées sous la plate-forme SIG Mapinfo-11.5
ainsi que le logiciel de traitement d’images ENVI-4.7 afin d’assurer la détermination la
plus précise du déplacement du trait de côte.
Les cartes topographiques d’Oran au 1/25 000 dont nous disposons ont été toutes
numérisées à une résolution de 300 dpi (dot per inch) et livrées sous format JPG pour
correspondre à la résolution des images spatiales. Notons ici, que plus la résolution est
fine plus les fichiers numérisés sont volumineux ce qui peut engendrer un
disfonctionnement lors de leurs manipulation sous MapInfo ou ENVI. Par la suite,
l’approche méthodologique adoptée se focalise principalement d’une part, sur le
traitement des images satellitaires et les cartes numérisées et d’autre part, sur le choix
d’une méthode de mesure d’une ligne de référence adaptée au terrain d’étude.
Pour effectuer les mesures, deux critères ont été pris en compte : le trait de côte et une
ligne de référence correspondant à la limite du côté terre des plages et des platiers. Le
trait de côte a été défini plus haut. La ligne de référence peut être d’origine naturelle
(falaise, micro falaises, base de dune ou cordon dunaire etc…) ou d’origine artificielle
(bord de route, etc….). Les deux cas ont été pris en considération.
30
un système de référence (Liu et al., 2011). Ce type de correction nécessite au préalable
l’exécution successive des étapes suivantes :
La rectification des images a été effectuée en deux temps avec le logiciel ENVI4.7 et
l’outil Registration. Les images les plus récentes de chaque site ont été rectifiées pour
créer un référentiel de base (correction image – carte, Figure II.5). Puis, les images
anciennes ont été calées sur les images récentes rectifiées (correction image à image,
(Figure II.6).
31
Figure II.5. Rectification géométrique des images de référence par rapport aux cartes à
l’aide du logiciel Envi 4.7.
32
Figure II.6. Géoréférencement des images anciennes par rapport aux images rectifiées à
l’aide du logiciel Envi 4.7.
Sur chaque zone choisie de notre secteur d’étude, quatre à sept points de calage ont été
saisis par image pour la rectification avec un modèle polynomial du premier degré et un
rééchantillonnage des pixels selon la méthode du plus proche voisin pour préserver la
radiométrie des images originales. Lors de la saisie des points d’amers, il est important
de minimiser autant que possible l’erreur quadratique moyenne (EMQ ou RMS)
calculée par le logiciel et qui nous indique sur l’imprécision du modèle de
transformation.
De manière générale, l'erreur quadratique moyenne (RMS) obtenue au cours du
géoréférencement des différentes images des sites varie de 0,18 à 0,41 pixels (Tableau
II.4 et II.5) ce qui correspond à des erreurs ne dépassants pas le 1 m par rapport à la
résolution des images au sol. Ceci constitue un premier bon indicateur sur la qualité du
modèle de déformation appliqué. En plus et afin de valider le calage des images, les
images multi-dates d’un site sont superposées à l’écran pour examiner le degré de
superposition des contours des éléments remarquables (des infrastructures présentes sur
33
le littoral ou à proximité). Dans le cas de décalages, d’autres points de calage sont
ajoutés ou certains points sont supprimés s’ils présentent une erreur RMS trop élevée.
Coordonnées
Coordonnées Carte (m) Erreur (pixel) Total
Site Image (pixel)
Pt X Y X Y X Y RMS RMS
1 691404.89 3953141.40 3223.00 1185.00 0.07 0.05 0.09
Andalouses
34
Coordonnées Coordonnées
Image Référence Image à corriger Erreur (pixel) Total
Site
(pixel) (pixel) RMS
Pt X Y X Y X Y RMS
LesAndalouses 1 812.00 535.00 2423.67 1270.33 -0.49 0.46 0.67
2 708.55 540.18 2091.75 1272.50 0.25 -0.23 0.34
3 1166.75 469.50 3552.00 1087.00 0.11 -0.11 0.16 0.35
4 825.25 640.00 2467.25 1618.25 0.10 -0.09 0.14
5 222.50 375.50 557.00 746.00 0.03 -0.03 0.04
1 238.75 1346 63.67 1081.11 0.11 0.1 0.15
2 355.25 1261.5 537.75 1178.5 0.06 -0.21 0.22
3 1109 318.75 4481 976 -0.13 0.01 0.13
Bousfer
35
Figure II.7. Les couches d'information dans le SIG.
36
Ainsi, l’objectif de ce chapitre est d’analyser toutes ces sources d’incertitude pour
extraire les lignes de référence à partir des cartes anciennes et des images satellitaires.
Sur la base de cette analyse, des marges d’incertitude ont été calculées, permettant
d’établir des seuils à partir desquels on peut mesurer une avancée ou un recul du littoral.
Selon certains auteurs (Dolan R. et al., 1979; Crowel M. et al., 1991) le risque
d’erreur lors d’utilisation d’une carte au 1/25000 dans le géoréférencement des
images spatiales a été estimé à ±10 mètres par rapport à la réalité. Ceci est dû à la
difficulté de déterminer avec exactitude sur la carte la position réelle des points de
contrôle (Durand P., 1998). D’autres organismes tel l’IGN tolèrent un écart
maximum de 0,1 mm mesuré sur la carte alors que l’USGS recommande une erreur
qui ne doit pas aller au-delà 0,5 mm.
Quant aux images spatiales, cela dépend de la valeur de leur résolution. A cet effet,
Light D. L. (1990) a adopté une approche basée sur la détermination de la résolution
exigée sur l’imagerie, en se référant aux dimensions du plus petit objet consigné sur
la carte. Ainsi, selon Comer R.P. et al, (1998) l’objet d’une dimension minimale de
0.20 mm à l’échelle de la carte pourra être représenté par 4 à 9 pixels (c.-à-dire. une
résolution 5 fois meilleure) pour qu’il soit identifiable sur une image. D’où
l’expression: Ri = 1/5 *0 .20 * Ec
Avec :
Ri : résolution de l’image
Ec : Echelle de la carte
Ainsi, si on veut, par exemple, effectuer une cartographie à l’échelle 1/10 000, la
résolution de l’image doit être de 4 m.
Par ailleurs, les règles de visibilité selon des conditions idéales de vision et de
contraste en cartographie exigent un seuil de discrimination et un seuil de séparation
par une épaisseur minimale des traits de 0,1 mm et un espacement entre les deux
bords d'un trait double de 0,2 mm (Donnay J.P. et Cornélis B., (2000) (Tableau II. 6).
Par conséquent, la résolution de nos images qui est de l’ordre de 02 mètres répond
convenablement à l’échelle des cartes utilisées (1/25 000). Etant donné que ces cartes
sont scannées sous forme d’image avec une résolution de 2,5 mètres (Figure II.8) et
l’erreur de discrimination du trait de côte, basé sur la limite de contact terre-mer, est
d’un demi pixel correspondant ainsi à plus ou moins 1,25 m.
37
Tableau II. 6. Dimensions minimales de quelques signes linéaires conventionnels
(Donnay J.P. et Cornélis B., (2000).
Par ailleurs, quand il s’agit d’un document de référence de type image alors la
détermination d’un objet linéaire peut être subordonnée à l’imprécision dans sa
localisation. En effet dans notre cas, cette imprécision est due à une erreur survenant
lors de la définition de la limite entre un pixel correspondant au sable sec et un pixel
au sable mouillé. Le risque de se tromper est de 1/2 pixel. D’où, cette incertitude est
estimée à ±1 mètre par rapport à la résolution des images qui est de 2 m. Ainsi,
l’erreur globale admise pour un document cartographique et une image satellitaire ne
peut dépasser au-delà les 2,25 m.
38
d’images satellitaires, il subsiste parfois une erreur résiduelle (RMS) au niveau de
chaque point Amer. Ce RMS est extrêmement faible puisqu'elle a été au maximum
de 0,5 pixel par image. Compte tenu de la définition de la résolution de l'image, un
pixel représente une distance de deux mètres. Nous avons donc estimé cette erreur à
± 1 mètre pour chaque image par rapport à la réalité du terrain.
39
Figure II.9. Erreurs de numérisation du trait de côte sur la carte topographique.
40
En conséquence, la marge d’erreur globale sera ainsi définie avant le calcul des taux
d’évolution comme étant la somme de l’ensemble des erreurs correspondant à chaque
image rectifiée (Tableau II. 8).
41
aussi par la photo-interprétation assistée par ordinateur qui est couplée par les
traitements numériques de l’information géographique utilisant les outils SIG.
Généralement, pour appréhender l’évolution temporelle du littoral, les valeurs
d’évolution mesurées par ces différentes techniques sont traduites en taux par plusieurs
méthodes statistiques. Ainsi, pour l’analyse quantitative de la mobilité du trait de côte,
deux méthodes statistiques en particulier sont les plus utilisées (Genz A.S et al. 2007):
la méthode des points extrêmes (EPR) et la régression linéaire simple (LRR).
La méthode des points extrêmes (EPR) est basée sur les points extrêmes connus
(End point rates) qui utilise la position la plus ancienne et la plus récente de chaque
ligne de référence (Dolan R. et al., 1991). La vitesse d’évolution annuelle du littoral
sera calculée de ce fait, le long de chaque transect, par la mesure de la distance entre les
deux emplacements extrêmes durant la période d’étude (1988-2016) et qui sera divisée
par le nombre d’années couvrant l’étude. L’avantage de cette méthode réside dans sa
simplicité. Toutefois, les taux estimés par cette technique n’intégreront pas les
éventuelles variations temporelles dans l’évolution du littoral (accélération,
ralentissement ou inversion de tendance) entre les deux dates extrêmes de la période
d’étude car cette méthode ne prend pas en compte les mesures faites sur les années
intermédiaires.
Dans cette approche dite LR, une droite de régression linéaire est calculée et
ajustée aux différents emplacements au moyen des moindres carrés. Cela correspond à
la valeur de la pente d’une droite de régression linéaire positionnée dans le nuage de
points formé par les mesures de distance entre tous les points d’intersection de chaque
transect et des traits de côte comparés.
En effet, au niveau de chaque point de la ligne de référence, les mesures de distances
entre toutes les positions successives de cette ligne sont utilisées dans le calcul. Ainsi, la
pente de la droite de régression correspond au taux d’évolution du trait de côte durant la
période d’étude. Selon Fenster M.S et al. (1993), cette méthode est considérée comme la
plus fiable et la plus utilisée pour estimer les tendances historiques de l’évolution du
trait de côte dans la mesure où cette méthode régressive tient compte de la tendance
42
évolutive du trait de côte en utilisant toutes les positions par année sur toute la période
considérée. D’où, l’utilisation de cette approche statistique est intéressante si l’on
analyse la cinématique littorale pour plus de deux dates.
Or, selon Arnoux D. (2005), la comparaison entre les différentes méthodes statistiques
suggère peu de réelles différences entre ces dernières, malgré que certaines d’entre elles
permettent d’affiner et préciser les rythmes calculés. En effet, quelle que soit la méthode
de calcul utilisée, la fiabilité des taux d’évolution reste subordonnée à la précision du
positionnement des lignes de référence (trait de côte) que l’on compare (Genz A.S et al.,
2007).
Dans cette recherche toutes les données seront stockées dans une base de données
géoréférencées appelée géodatabase du SIG ArcGis 10.2. A cet effet, toutes les couches
représentant les traits de côtes de chaque date numérisées sous MapInfo ont été
exportées sous la plate-forme ArcGis afin de constituer un jeu de des classes d’entités
(feature dataset). Ce dernier regroupe toutes les classes d'entités des traits de côte qui
seront créées ayant le même système de projection (UTM 30N) et le même type de
géométrie (la ligne).
Ainsi, la géodatabase, le jeu de classe d’entité et les classes d’entité sont créés dans
ArcCatalog du SIG ArcGis (Figure II.11) où chaque trait de côte d’une date donnée
représente une classe d’entité. En plus, deux autres classes d’entité sont créées, une pour
la ligne de base et l'autre pour les transects ayant aussi le même type géométrique (une
ligne). La ligne de base représente une ligne fictive créée parallèlement aux lignes de
trait de côte afin faciliter le calcul des distances d’évolution de ces traits de références
par rapport à cette ligne de base (Figure II.11).
43
Figure II.11. Les données créées dans ArcCatalog et ArcMap du SIG ArcGIS 10.2.2
44
Figure II.12. Exemple de transects et d’une ligne de base générés par le DSAS pour
mesurer l’évolution du trait de côte entre 1985 et 2016.
De plus, le DSAS détermine les distances entre les points d’intersection de ces transects
et des traits de côte de chaque date (1985, 2003 et 2016), ce qui détermine la valeur de
l’évolution au niveau de chaque transect par rapport à la ligne de base. Les résultats sont
donnés sous forme de tables attributaires (Figure II.13).
Figure II.13. Exemple de la table attributaire des distances générée par le DSAS du trait
de côte entre 1985 et 2016.
45
Ainsi, ces tables attributaires du DSAS qui sont générées automatiquement sont la base
pour l’estimation de la dynamique ou de l’évolution de la côte et de sa cartographie. De
ce fait, pour appréhender l’évolution temporelle de la position du trait de côte, nous
avons choisi deux indices proposés par le DSAS : l’indice EPR (End Point Rate) pour
évaluer l’évolution entre l’emplacement de deux traits de côte successifs (Figure II.14)
et le LR (Linear Regression) pour estimer les taux d’évolution de chaque site sur
l’ensemble de la période d’étude (Figure II.15).
Cette méthode de calcul de la régression linéaire est d’usage très répandue et elle est
considérée comme étant une des meilleures pour estimer les tendances évolutives du
littoral sur le long terme (Dolan R. et al., 1991 ; Fenster M.S. et al., 1993).
Figure II.14. Exemple du calcul de l’indice EPR sur le site des Andalouses.
Le calcul de l’indice EPR sur un transect du site des Andalouses nous indique une
grandeur de variation annuelle de 1.49 mètres; celle-ci découle du rapport entre la
distance séparant deux traits de côte (2016 et 1985) et le temps écoulé entre leurs
positions respectives (31 ans). Remarquons ici, que les données du trait de côte en 2003
ont été ignorées dans le processus du calcul.
46
Figure II.15. Exemple du calcul de l’indice LRR sur le site des Andalouses
De même, le calcul du taux de régression linéaire LRR sur le même transect du site des
Andalouses s’effectue par une représentation graphique des positions des distances de
tous les traits de côte entre 1985 et 2016 par rapport à la ligne de base. L’équation de
cette régression linéaire ainsi calculée est: y = -1.54x + 3117.8. La pente de cette
équation qui est de 1.54, ce qui représente la valeur annuelle des variations d’évolution
du trait de côte entre 1985 et 2016. Celle-ci tient compte du trait de côte intermédiaire
d’où l’avantage de cette méthode. Le signe négatif de la pente indique que la nature de
l’évolution est de type régressif (recul du trait de côte).
Ces deux indices ont été appliqués sur tous les sites étudiés. C’est à partir, des résultats
obtenus que des parties de la côte des zones qui présentaient une tendance positive ou
négative plus ou moins homogène, sont regroupées en secteurs. Par la suite, les mesures
de distances et les taux d’évolution concernant ces segments de côte ont été moyennés
pour cartographier l’évolution diachronique de la ligne des pleines mers
47
5. Résultats et interprétation
Ainsi, le taux d’évolution du trait de côte a été calculé pour chaque site d’étude avec un
bilan comparatif. Les résultats issus de la comparaison entre différentes dates sont
représentés par des graphiques construits de manière simple :
- en abscisse, sont indiqués les numéros de transects au niveau desquels ont été
faites les mesures tous les 50 mètres d’Est en Ouest.
- en ordonnée, sont portées les variations du trait de côte par rapport à une date de
référence (1985) et représentée par un trait horizontal rouge.
- les deux traits horizontaux fins tracés de part et d'autre de l'année de référence pour
chaque graphique représentent la marge d'erreur. Les évolutions situées en-deçà de
cette marge d'erreur (± 8 m) sont considérées comme faibles. En revanche, lorsque
les chiffres excèdent la marge d'erreur, elles en ont d'autant plus de signification.
La plage des Andalouses :
48
représentant un recul (ont des valeurs négatives). En appliquant la méthode utilisant
l’indice EPR de telles valeurs se traduisent par des vitesses de recul d’environ 0,5 m/an.
Par ailleurs, l’utilisation de la méthode basée sur l’indice LRR (Tableau II. 11) nous
donne des résultats encore plus détaillés car elle tient en compte l’évolution du trait de
côte intermédiaire (2003). En effet, l’évolution globale du trait de côte est caractérisée
par un recul moyen d’environ 16,6 m sur l’ensemble du site d’étude (Tableau II. 11).
Remarquons ici que les pentes calculées à partir des droites de régression linaire
représentent les taux des valeurs d’évolution annuel se rapprochant ainsi de ceux
calculés par la méthode d’indice EPR. Par contre, l’évolution moyenne du trait de côte
est légèrement différente dans les deux méthodes dans les différentes sections de
transect du site (Tableau II. 10 et 11).
Le trait de côte dans les sections 1, 2, 6, 8, 10 est en total retrait recul avec un
changement moyen de 43,71m (13% de transects), 15,88m (24 % de transects), 11,71m
(5,6% de transects), 15,84m (7,4% de transects), et 13,63 m (1,9% de transects)
respectivement (Tableau II. 10 et Figure II.14). Alors que sur les 11 sections étudiées,
environ la moitié d’entre elles (5) sont relativement stables. Ce sont les sections 3,5,7 ,9
et 11.
49
N° Section Transects Evolution moyenne Evolution annuelle
(m) (m/an)
1 1-7 -38,00 -1,44
2 8-20 -10,20 -0,51
3 21-25 02,73 0,02
4 26 21,18 0,56
5 27-31 02,96 -0,01
6 32-34 -08,05 -0,37
7 35-36 -00,26 -0,05
8 37-41 - 14,52 -0,53
9 42-46 -01,01 -0,04
10 47 -12,35 -0,46
11 48-54 01,20 0,00
Tableau II. 11. Mesure de l’évolution moyenne et du taux d’évolution du trait de côte de
la plage des Andalouses basée sur l’indice LRR (1985-2016).
En comparant les résultats obtenus en utilisant deux indices différents (EPR et LRR),
nous relevons des similitudes (Tableau II. 10 et 11). Ce sont dans les deux cas, les
sections 3,5,7,9 et 11 qui sont relativement stables et la section 1 qui accuse le recul le
plus prononcé. Cependant, il y a quelques différences dans la valeur de ces évolutions
entre 1985 et 2016 (sur 21 ans): le recul de la section 1 est plus élevée dans la méthode
à indice EPR que dans celle à LRR : respectivement 44 m et 38 m.
Quant au rivage dans la section 4 dans le transect 26 (Figure II.16, Tableau II. 10 et 11)
qui s’est avancé avec un changement moyen de 15,40 m (soit 2 % des transects) par la
méthode EPR et 21,2 m par l’indice LRR ceci est du essentiellement à la présence d’un
épi séparant la plage publique de celle du complexe (Photo II. 1). Dans la section 9
entre les transects 42 et 44 où normalement oued Hamadi devrait alimentait la rive par
ses sédiments et de ce fait, l’évolution devrait être positive alors que elle est l’inverse.
Ceci est dû par la situation de l’embouchure même de cet oued qui est complètement
fermée et envasée (Photo II. 2) ce qui empêche l’accumulation de cette partie de rive
d’être fonctionnelle.
50
Figure II.16. Evolution du trait de côte de la plage des Andalouses entre 1985 et
2016.
Photo II. 1. Nouveau épi séparant le complexe à la plage publique aux Andalouses
(Date : 09/12/17)
51
Photo II. 2. Embouchure de l’Oued Hamadi aux Andalouses (Date : 09/12/17).
52
La côte de Bousfer plage est globalement en recul (processus de transgression marine).
Celui-ci est globalement de 16,2 m à 19,5 m sur 31 ans et en moyenne il est de 0,5 à 0,6
m/an.
Cependant ce recul est nuancé, il n’a pas la même importance sur l’ensemble des plages
de Bousfer. Ainsi, sur les 10 secteurs qui les composent six (6) accusent un fort recul de
l’ordre de 16,6 à 20,6 m (secteurs 2,4,5,6,7 et 9), quatre secteurs restant ont régressé de
1,3 à 5,8 m ce, sur les 31 années prises en compte (Tableau II. 13).
Ainsi, les résultats peuvent être légèrement influencés par la marge d’erreur,
particulièrement dans les secteurs à faible évolution comme à l’ouest de Bousfer plage
dans les sections 1, 3, 6, 8 (Photo II.3 et II.4) et aussi dans la section 10 à l’extrême est
au lieu-dit « Baisé plage » (Photo II. 5) où se situe l’embouchure de l’oued
« ouedit ». Dans ces sections, la majorité des mesures sont inférieures ou égales à ±8 m
(Tableau II. 13 et Figure II.18). Cette influence est négligeable pour tous les autres
segments qui présentent des valeurs de recul largement supérieures à la marge d’erreur.
En effet, dans certaines zones les reculs ont atteint des pics de -45,3 m et de -43,7 m
respectivement dans les sections 4 et 9 localisées dans l’histogramme de fréquence
(Figure II.18).
53
Photo II. 3. Vue de la partie ouest de Bousfer plage. (Date : 20/11/2017).
Photo II. 4. Vue de la partie est de Bousfer plage dite "Peninica plage". (09/12/2017).
54
Photo II. 5. Embouchure de l’oued « Ouedit » sur la plage « Baisé » de Bousfer. (Date :
09/12/17).
Du point de vue sectoriel (Figure II.17), entre 1985 et 2016, la côte présente des valeurs
de reculs variables d’un endroit à un autre. Les plus forts taux de reculs sont localisés
dans la section 4 à l’est de Bousfer plage (Photo II.3) et aussi dans la section 7 située
dans la première Plage de Bousfer (Photo II. 6) soit -0,67 m/an et -0,66 m/an
respectivement. Notons aussi, une autre évolution au niveau de la plage de Murdjane
(Photo II. 7) avec un taux de recul de -0,55 m/an dans la section 9. Cette évolution dans
ces secteurs s’expliquerait par des causes naturelles et anthropiques (diverses
habitations infrastructures touristiques : complexe de Murdjane, hôtels aux bords de la
plage).
55
Photo II. 7. Plage de Murdjane et son complexe touristique. (image Google Earth:
20/09/2017).
Figure II.17. Evolution du trait de côte à Bousfer plage entre 1985 et 2016.
56
Le secteur Coralès – La Grande Plage
Dans ce secteur d’étude qui s’étend sur une longueur de 3,6 km et son orientation
WSW-ENE a nécessité pour établir une estimation beaucoup de transects (69) espacés
de 50 m. Les résultats obtenus par le DSAS et en utilisant l’indice LRR nous montrent
une évolution diversifiée de la côte : recul, avancée et stabilité. Le recul a concerné une
grande partie de la côte: sur 70% des transects (soit 48) il a été de 15 -18 m (en tenant
compte de la marge d’erreur de ± 8 m). Deux secteurs (2 et 4) ont, par contre connu une
avancée de la côte de l’ordre de 34- 35 m. Celle-ci est due à l’installation de deux épis
au niveau des canaux de pompage de l’eau de mer de la station de dessalement implanté
sur la Grande Plage. Celle-ci, outre l’engraissement de cette dernière, a généré des
courants à son extrémité ouest qui ont eu l’effet contraire : accentuation des processus
d’arrachement de matériel (érosion) (Photo II. 8 de la section 5). Par contre les secteurs
3, 6 et 8 semblent être relativement stables.
Section Transects Evolution moyenne (m)
1 1–5 -15
2 6–8 35
3 9 – 12 0
4 13 34
5 14 – 25 -15,4
6 26 – 32 0
7 33 – 39 -18
8 40 – 53 0
9 52– 59 -14,8
10 60 – 69 15
Tableau II. 14. Valeur des variations du trait de côte à Coralès entre1985 et 2016 et en
utilisant l’indice LRR.
Tandis que les reculs les plus fort ont atteint respectivement 28 m (section 7) au niveau
sud de Bomo plage et 24 m au niveau sud de l’étoile plage (Figure II.18, Photo II. 9) .
Par ailleurs, les autres sections (Section 3, 6 et 8) qui présentent des variations en deçà
de la marge d’erreur sont considérées comme stable (Tableau II. 14) puisque les courbes
des différentes années sont très proches les unes des autres. Le résultat en est qu'il y a
fort peu de différences dans la position du trait de côte entre les périodes 1985 et 2016
57
Figure II.18. Evolution du trait de côte du secteur Corales – La grande plage entre 1985
et 2016.
58
Photo II. 8. Vue de l’Est de la grande plage avec les deux épis et la station de
dessalement de l’eau de mer. (Photo prise le 20/11/2017).
Photo II. 9. Vue de la partie ouest de l’Etoile plage. (date de prise de vue : le
20/11/2017).
59
La côte de Cap Falcon :
La côte de Cap Falcon est située à l’extrémité nord-est de la Baie d’Oran Longue
de 2,5 km, elle possède trois plages : une au niveau du Cap lui-même, puis Eden et les
Dunes. L’utilisation de l’indice de régression linéaire (LRR) de la côte de Cap Falcon
(pour la entre 1985 et 2016) a déterminé 51 transects de 50 m d’espacement. Les
résultats ont mis en évidence un recul généralisé de la côte de la baie de Cap Falcon
(Figure II.19). En effet, le résultat sur 31 ans montre que 29 transects (soit 57% de
l’ensemble) présentent un recul de 15,51 m ce qui donne une vitesse moyenne de ce
phénomène d’environ 5,6 m/an. Quand on prend en compte la marge d’incertitude (±
8m) la vitesse du recul augmente, elle passera à de 6 m/an et le recul moyen atteindra 23
m sur l’ensemble des sections. Pour une meilleure compréhension du phénomène, les
résultats obtenus par transect ont été classés selon six (6) sections (Tableau II. 15).
Ainsi, les secteurs dans les sections 1 et 5 ne Figure aucun changement durant la période d’étude avec
des valeurs d’évolution qui sont à l’intérieur de la marge d’erreur. La section 2 qui délimite exactement
la baie de la plage de CapFalcon au nord et regroupant les transects de 3 à 13 présente un recul
important atteignant – 28,7 m et une vitesse moyenne annuelle de 14 m. Même constat est établie pour
les sections 3 et 4 du côté ouest de la plage des Dunes où le trait de côte a enregistré un net recul
oscillant entre -6 m et -15 m atteignant ainsi une vitesse moyenne annuelle de 7 m. Entre ces deux
zones, un secteur est considéré comme stable du moment que l’évolution du trait de côte est à
l’intérieur de la marge d’erreur. La section 6 qui représente la seule évolution positive atteignant jusqu’à
13,5 m correspond bien à l’accrétion due à la présence d’épis de la plage EDEN entre les transects 46 et
47 (Photo II. 10).
60
Figure II.19. Evolution du trait de côte du secteur CapFalcon plage entre 1985 et 2016.
Photo II. 10. Les deux épis d’Eden plage. (Date : 09/12/17).
La côte d’Ain El Turck fait suite à la précédente (Cap Falcon) jusqu’à la Pointe de
Saint Roch et s’étire sur environ 5,2 km. Elle possède six plages: Ain El Turck, Saint
Germain, Claire Fontaine Saint Roch, Paradis Plage, Bouisseville et Trouville.
Les mesures des variations du trait de côte ont été effectuées à partir de l’outil DSAS
issu du logiciel ARCGIS. Elles ont créés des transects à tracé perpendiculaire au rivage
et espacés de 50 m environ, soit 100 points de mesures. Puis, des distances ont été
calculées sur chaque point de mesure le long de chaque transect par rapport à la ligne de
base entre 1985 et 2016.
61
Les résultats obtenus par l’utilisation de l’indice LRR du DSAS et en tenant compte des
marges d’erreurs, montrent que la quasi-totalité de la côte d’Ain el Turck a connu un
recul général qui est de 8,5 m (Figure II.20).
L’utilisation de l’indice LRR représenté par l’histogramme de fréquence donnent des
résultats un peu différents : environ 89% des transects (soit 89 au total) ont connu en 31
ans un recul global de 17,68 m soit environ presque 0,57 m/an (Tableau II. 20). Même,
si on néglige la marge d’erreur, on constate que la valeur du recul global et de celui
annuel changent peu: ils deviennent respectivement 17,25 m et 0,56 m.
Si on considère l’analyse du secteur entre 1985 et 2003 alors cela confirme bien l’allure
régressive de l’évolution avec 100% des transects représentant ainsi un recul global de
24,98 m et celui annuel de 1,39 m/an (Tableau II. 16). Ces valeurs largement
supérieures à la marge d’erreur n’ont pas été affectées par cette dernière du moment
qu’elle ne représente que 4% des transects (Figure II.20).
Evolution annuelle
Transects Evolution moyenne (m)
Section (m/an)
Numéro % 2016-1985 2003-1985 2016-1985 2003-1985
1 1 – 35 35 -14,38 -19,81 -0,45 -1,10
62
Figure II.20. Evolution du trait de côte du secteur d’Ain Turck entre 1985 et 2016.
A : Variations du trait de côte par rapport à sa position initiale en 1985.
B : Variations annuelles du trait de côte.
Le trait de côte du littoral d’Ain Turck a connu depuis 1985, (Figure II.20 et Tableau II.
20) un recul généralisé sur la majeure partie de son linéaire à l’exception de la section 2
qui présente un léger engraissement des plages du essentiellement à la mise en place
probablement en 2000 d’épis à Paradis plage (Photo II. 11).
63
Photo II. 11. Vue de la partie ouest de Paradis plage. (Photo prise le 17/11/2017).
On note un recul de la côte avec démaigrissement des plages dans la partie est de la
section 3 supérieur à 46 m, soit une vitesse d’évolution de l’ordre de 10,5 m/an (Figure
II.20-A). De même, la section 1 qui a connu elle aussi une régression notable atteignant
jusqu’à 22 m par endroit, soit 6,6 m/an pendant cette période. Cette évolution
s’expliquerait en grande partie par la perturbation du transit sédimentaire causé
essentiellement par l’urbanisation intensif même au pied des plages (Photo II. 12).
64
6. Conclusion
L'analyse diachronique de l'évolution d’une côte à partir des images satellitaires et
des cartes topographiques impose un certain nombre de contraintes. En effet, si l'on
recherche une certaine précision, il semble être primordiale de procéder à corriger ces
images de leurs déformations géométriques avant de les utiliser telles quelles. Comme
ce processus de correction représente en lui-même une source d'erreur, il est alors
important d'estimer une marge d'erreur afin d'éviter les interprétations trop hâtives.
Cette marge d'erreur est inévitablement car, à l'imprécision de ce document de
référence, s'ajoutent aussi les possibilités d'erreur engendrées par le calcul des modèles
de correction et par les mesures des variations du trait de côte lors de la numérisation. Il
s'agit là de la limite de précision inhérente à toute méthode d’analyse de ce type. Il en
découle qu'une telle démarche est surtout adaptée à des littoraux dont l'évolution a été
suffisamment sensible pour que la marge d'erreur n'ôte pas une partie de leur
signification aux résultats. Le problème de cette limite de précision se pose dans
l'analyse de l'évolution tricennale du littoral oranais. En effet, si la méthode a permis de
bien caractériser les changements importants survenus dans certains secteurs (Les
Andalouses, Bousfer, Cap Falcon et Ain El Turck), alors dans d’autres régions à
l’exemple du secteur de Coralès, les variations du trait de côte ont été trop faibles pour
pouvoir être considérées comme significatives.
Par conséquent, dans cette analyse de l’évolution du trait de côte des secteurs étudiés, la
marge d’erreur s’est avérée particulièrement importante et indispensable qui doit être
prise en considération pour nous permettre de fixer les limites des méthodes de mesure
employées et d’éviter ainsi les analyses erronées.
A partir d’analyses statistiques basées sur les variations du trait de côte, calculées à
partir de la méthode du Digital Shoreline Analysis System (Thieler et al. 2009), sous
ArcGIS couvrant la période 1985-2016, l’étude de la dynamique côtière a montré un
recul et un démaigrissement des plages généralisé. Bien que sur cette période d’analyse
de 31 ans, le littoral de ces secteurs recule globalement jusqu’à atteindre à certains
endroit une vingtaine de mètres par an dans les secteurs de Cap Falcon et Ain El Turck,
d’autres secteurs affichent une stabilité du trait de côte ou même une progradation de la
ligne de rivage en raison d’activités humaines tels l’apparition des épis perpendiculaires
au rivage issues de l’installation des canaux de pompage d’eau de mer pour l’usine de
65
dessalement (La grande plage) et aussi de nouvel épis construites pour la protection des
plages (Eden plage, Les andalouses).
Ce recul général du littoral peut être expliqué essentiellement aux facteurs anthropiques
majeurs. En outre, ceci est relatif à une baisse avérée des apports sédimentaires due
principalement à la pression humaine par l’évolution démographique qui s’est répartie
préférentiellement sur la bande côtière où des constructions massives se font apparaitre
tout au long et même au pied des plages (Photo II. 12) profitant ainsi pour certains des
extractions clandestine de granulats de sable à proximité.
Aussi, les complexes touristiques construits ou implantés en bordure et même sur les
plages, les constructions illicites et les aménagements (route, parking, bungalows)
traversant et coupant des cordons dunaires (Photo II. 13) sont autant de facteurs qui sont
responsables du démaigrissement et du recul des plages. Cela entraine le dérèglement
du transit sédimentaire; qui, en perturbant les échanges sédimentaires (qui se font grâce
notamment à la dérive littoral et aux jets de rive) détruit le mécanisme d’auto-défense
de plage (que sont les cordons dunaires) et réduit considérablement les apports
sédimentaires aux plages.
Photo II. 13. La nouvelle route élargie CW84 coupant le cordon dunaire des plages
Bomo et Etoile. (Date : 09/12/17).
66
TROISIEME PARTIE
67
EME
3 PARTIE
EMPRISE HUMAINE SUR LE LITTORAL PAR LE BIAIS
DE L’ETUDE DE L’OCCUPATION DES SOLS
L ’occupation des sols sous ses diverses formes a de plus en plus un impact
important (et dans certains cas catastrophique) sur la dynamique naturelle de la
côte. Par exemple, certaines infrastructures comme les bâtiments
influent sur la trajectoire et la vitesse des vents et donc modifient leur dynamique
naturelle. Ce qui a comme conséquence, un détournement vers le large ou un
changement du sens d’écoulement de certains courants marins comme la dérive littorale
ou tout simplement des modalités de la houle. D’où un amaigrissement des plages (les
sédiments sableux sont déviés ….et ne se déposent plus où ils faisaient auparavant) ou
bien l’érosion de côtes jusque-làrelativement stables. Autre effet, les bâtiments font
écran et ne laissent plus passer les flux aériens souvent chargés d’humidité car arrivant
de la mer, ce qui a un impact négatif sur la végétation naturelle ou autre qui ne bénéficie
plus de cet apport hydrique dans une région semi-aride. A cela, on peut ajouter que le
réchauffement climatique actuel de la planète a pour corolaire la hausse du niveau des
mers ce qui génère certains phénomènes comme la submersion des terres côtières et des
embouchures de cours d’eau (et donc érosion des côtes et disparition ou amaigrissement
des plages). Or, la structure géologique du littoral oranais comporte certains facteurs
favorisant ce phénomène. En effet, comme il est constitué d’une succession de horsts et
de grabens de volume différent, ces derniers (grabens ou blocs tectoniques qui
s’enfoncent) vont amplifier la submersion par la mer de certaines parties de côte comme
par exemple celle qui s’étend d’est en ouest, de Cap Falcon aux Corailleurs (extrémité
de la plage des Andalouses). D’où un risque certain pour toutes les infrastructures
implantées sur la côte et tout particulièrement celles touristiques. Les divers rejets qui se
font àce niveau ont eux aussi des conséquences.
68
Deux types d’utilisation ou d’occupation des terres par les hommes ont des effets
particulièrement forts sur la dynamique naturelle qui s’exerce sur le littoral :
l‘urbanisation (avec ce qu’elle comporte comme cortège comme le développement de
certaines infrastructures) et l’agriculture.
L’urbanisation grandissante qui s’accélère de plus en plus est une des caractéristiques
principales des littoraux, celui de l’oranais n’y échappe pas, ce d’autant plus que s’y trouve
la deuxième grande métropole algérienne : le Groupement d’Oran. Celui-ci prétend
aujourd’hui au statut de métropole méditerranéenne. En effet, l’extension de la ville a été
telle, qu’elle englobe maintenant plusieurs communes (Es-Sénia, Bir El Djir, Sidi Chahmi
et Misserghine) et on parle du Grand projet urbain d’Oran ou GPUO. Ainsi, suivre
l’évolution urbaine de l’agglomération oranaise a toujours été la préoccupation des
géographes et des aménageurs. Pour retracer l’extension spatiale urbaine l’approche
cartographique classique y a été longtemps privilégiée. Celle-ci consiste à rassembler des
documents cartographiques anciens élaborés à des dates différentes et à les comparer. Or, le
développement de l’informatique et des techniques de la télédétection et des outils tels que
les SIG a fait évoluer les méthodes. De ce fait, le recours à la l’imagerie satellitaire
constitue une source de données utile étant donné l’extension considérable de la ville
d’Oran et ses agglomérations puisqu’elle est accessible à des dates diverses et nombreuses,
ce qui permet de suivre l’évolution et les changements dans l’occupation des terres sur le
littoral oranais.
1 Par espace rural, nous faisons référence à un milieu dont l’activité économique principale est
basée sur l’agriculture
69
1. Démarches et Méthodes
Les approches et la méthodologie concernant les deux volets de l’occupation des sols
comportent des similitudes mais aussi des différences.
Pour l’élaboration de cette recherche, nous avons utiliséàla fois les documents
cartographiques et les données images satellitaires.
71
Capacité
Date d Altitude de Taille Capteur, canaux et
Satellite
Lancement (Km) revisite de l’image résolution spatiale
(jours)
Landsat1 23/07/1972 4
BV (3 canaux, 80m)
5
Landsat2 22/01/1975 SS (4 canaux, 80m)
907 - 915 18 170 km
BV(3 canaux, 80m)
Landsat3 05/03/1978 x SS(4 canaux, 80m)
185 km SS(1 canal, 240m)
Landsat4 16/07/1982 SS(4 canaux, 80m)
16 M 6 (6 canaux, 30m)
Landsat5 01/03/1984
M (1 canal, 120m)
Landsat6 05/10/1993 perdu juste après son lancement (Détruit)
7
ETM +(7 canaux, 30m)
Landsat7 15/04/1999 705 ETM+(1 canal, 60m)
ETM+(1 canal
170 km
16 panchro,15m)
x 8
OLI +(8 canaux, 30m)
183 km
Landsat8 11/02/2013 OLI+(1 canal
Panchro,15m)
9
TIRS (2 canaux, 100m)
Tableau III. 2. L’historique des satellites LANDSAT (Source : NASA, 2018).
74
automatiquement par un filtrage basésur les techniques de morphologie mathématique
par application d’une “érosion” suivie d’une “dilatation” (Figure III.1).
Figure III.1. Nettoyage des images des erreurs de numération par filtrage mathématique.
L’espace urbanisé du groupement d’Oran en 2016 est estimé à 10211 hectares, soit
une extension sur 5265 hectares par rapport à l’espace urbanisé en 1985 (Tableau III. 5).
Ainsi, sur la période de trente ans, les communes du groupement actuel (GPUO) se sont
urbanisées avec un rythme annuel d’accroissement de l’ordre de 4%.
75
Superficies bâties Evolution Rythme
Commune
(en hectares) annuel
Superficies moyen
gagnées par (%)
Nom Surface (ha) en 1985 en 2016 %
l’urbanisatio
n (en ha)
Oran 6244 3137,2 4371,4 1234,2 39 1
Bir El Djir 3928 341,9 2018,5 1676,6 490 16
Sidi Chahmi 6878 229,6 1079,6 850 370 12
Es Sénia 4988 988,9 1833,5 844,6 85 3
Misserghine 13360 102,1 521,5 419,4 411 14
Boutlélis 14260 146,1 386,4 240,3 164 5
Total GPUO 49658 4945,8 10211 5265,1 106 4
Ain el Turck 3075 875,9 1255,5 379,6 43 1
Bou Sfer 4484 827,8 1151,1 323,3 39 1
EL Ançor 6707 54,3 175,3 117,3 216 7
Total CLOO 14266 1758 2582 820,2 47 2
Tableau III. 5. Évolution des surfaces bâties dans les communes étudiées entre 1985 et
2016.
L’extension urbaine dans le groupement urbain d’Oran s’est faite essentiellement sur
le périphérique de l’agglomération. En effet, des constructions récentes précaires, non-
structuré considérés comme des bidonvilles se sont installées notamment sur la partie
ouest de la ville, sur le piémont et le flanc est du djebel Murdjadjo (Les Planteurs, Hai
El Feth, El Hassi, El Rocher, Hai El Barki, Figure III.2).
Remarquons ici que la commune d’Oran a épuisé presque entièrement son territoire
en termes de surfaces urbanisables (Tableau III. 6) où d’ailleurs les programmes de
construction d’habitations immobilières (LSP, AADL) ont été projetés dans les
communes avoisinantes (Hai USTO et Hai Yasmine, communes de Bir El Djir, Hai
Sabah dans la commune de Sidi Chahmi). De même, des constructions non planifiées
ont proliférées notamment à l'ouest d’Oran(Les Planteurs, Hai el Feth) et au sud-ouest
(Hai el Hassi, El Rocher) et également au sud-est (Hai el Barki).
76
Figure III.2. Extension urbaine dans la commune d’Oran entre 1985 et 2016.
77
Surface
Espace ha %
Terrains urbanisé 3788 60.7
Mont de Murdjadjo 1704 27.3
Total 5492 88.0
Tableau III. 6. Part des terrains urbanisé et montagneux (fortement
accidentés) dans la commune d’Oran.
Dans ce groupement urbain d’Oran (GPUO), ce sont les communes de Bir El Djir,
Sidi Chahmi et Misserghine qui ont enregistré l’accroissement le plus élevé des
superficies bâties durant la période 1985 à2016. Ce sont respectivement 1676 et 850 et
419 hectares en termes de superficies, ce qui représente en termes d’évolution environ
490%, 370% et 411% (Tableau III. 5).
A Bir El Djir, les extensions concernent en grande partie les nouvelles constructions
immobilières qui entrent dans le cadre des grands programmes du gouvernement pour
combler les grands déficits en matière d’accès au logement de la population qui
sévissait en 1985. Ceci, concerne les programmes de logements sociaux et
11
promotionnels dans les quartiers USTO, Hai Yasmine et aussi par les constructions
individuelles (Hai El Emir AEK, Hai Khemisti, Douar Belgaid, Douar Ben Daoud,
Douar Boudjemaa, Sidi El Bachir, Figure III.3).
78
À cette dynamique, s’ajoute aussi d’autres extensions importantes localisées à l’est de
la commune de Bir El Djir qui se sont réalisées dans le cadre de grands projets à
rayonnement national et international àsavoir la cité olympique avec son complexe
sportif, le pôle universitaire de Belgaid et les hôtels de très haut standing (Figure III.3).
79
Figure III.3. Extension urbaine dans la commune de Bir El Djir entre 1985 et 2016.
80
81
Figure III.4. Extension urbaine dans la commune d’Es Sénia entre 1985 et 2016.
Figure III.5. Extension urbaine dans la commune de Sidi Chahmi entre 1985 et 2016.
82
A l’extrémité sud-est de la commune de Misserghine, Douar St Pierre s’illustre par
son extension supplémentaire de 74 hectares par rapport à l’état de 1985 qui est
dominée majoritairement par des habitations non structurées. Cette expansion atteint
actuellement les bordures nord est de la Grande Sebkha d’Oran (Figure III.6). Quant à
la ville de Misserghine, les extensions sont nettement visibles dans sa partie sud et aussi
nord (Hai Zabana). Là, les grands projets de logements sociaux et promotionnels sont au
pied œuvre.
De même àHai Rabah situéau nord ouest de la ville, ancien douar qui connait des
extensions constituées de lotissement surtout dans sa partie sud. Quant au Douar Salah
(situé à proximité nord ouest de la ville) qui initialement était une grosse ferme
coloniale son extension actuellement est composépour une grande partie d’habitats non
structuré érigés autour de la ferme. Il prend peu à peu l’aspect d’un quartier se
rattachant au tissu urbain de l’agglomération de Misserghine. Ce phénomène est bien
visible et très fréquent concernant la plupart des anciennes fermes d’origine coloniale.
Quant aux extensions de type d’habitation individuelle, elles sont localisées dans les
localités de Hai Benarba et Bouamama qui font partie de la commune d’Oran. Elles se
distinguent par une prolifération d’habitats précaires qui ne cessent d’augmenter
d’année en année. Ce qui a engendré un empiétement sur l’espace communal de
Misserghine (70 hectares environ).
83
Figure III.6. Extension urbaine dans la commune de Misserghine entre 1985 et 2016.
Les localités de Bouyakour, et Brédéah ont connu des extensions importantes aussi
de l’ordre respectivement de 38 ha et 85 ha, ce qui représente ainsi le double de leur
superficie en 1985 (15 ha et 40 ha respectivement).
Quant aux autres extensions qui sont réparties un peu partout dans la commune, ce
sont généralement des habitations non planifiées juxtaposées aux anciennes fermes
coloniales telle celles du Douar Sidi Hamadi.
84
Figure III.7. Extension urbaine dans la commune de Boutlélis entre 1985 et 2016
85
2.2. Analyse de la dynamique urbaine des autres communes du littoral
occidental Oranais (CLOO)
Les communes urbaines de ce littoral ont subi elles aussi une urbanisation assez
remarquable: elles ont enregistré un taux d’accroissement aussi important que celui du
GPUO : il avoisine les 47 % durant les trois dernières décennies, soit une extension qui
avoisine les 820 hectares. La plus remarquable est celle de la commune d’Ain Turck
(379.6 hectares) et en degrémoindre celles des communes de Bousfer et El Ançor, soit
respectivement de 323 et 117 hectares (Tableau III. 7). Ces augmentations des espaces
urbanisé représentent en réalité les nouvelles constructions sous la forme
essentiellement d’habitats individuels bien structuré dans la commune de Bousfer et un
peu moins structuré dans les communes d’Ain Turck (Douar Maroc, Nakous) et d’El
Ançor.
Commune Superficie du bâti en hectares Evolution Rythme
annuel
Nom Surface (ha) en 1985 en 2016 hectares %
moyen (%)
Ain el Turck 3075 875,9 1255,5 379,6 43 1
Bou Sfer 4484 827,8 1151,1 323,3 39 1
EL Ançor 6707 54,3 175,3 117,3 216 7
CLOO 14266 1758 2582 820,2 47 2
Tableau III. 7. Évolution des surfaces du bâti dans les communes côtières du littoral
occidental oranais entre 1985 et 2016.
86
Figure III.8. Extension urbaine dans la commune d’Ain El Turck entre 1985 et 2016.
87
Les extensions urbaines dans la commune de Bousfer se localisent sur la partie ouest
de Bousfer-village qui arrivent jusqu’à l’oued Ouedit. Elles sont constituées
d’habitations collectifs issues des logements sociaux collectifs et aussi par des
lotissements au nord du village. De même, le village Fellaoucene a connu lui aussi des
extensions majeures sur sa partie ouest et sud. Quand àla localitéde Bousfer-plage,
l’extension urbaine est représenté surtout par des habitats individuels essentiellement
localisé sur sa partie sud, le long de la route (CW84). Celle-ci constitue une limite à
toutes les extensions urbaines apparues dans cette commune. A côté, il a étérelevé,
l’apparition d’habitations illicites sous formes de cabanes et surtout des garages à
bateaux tout au long des plages comme La grande plage et Corales (Figure. III.9).
La commune d’El Ançor, se caractérise par des extensions constituées surtout par de
nombreuses infrastructures touristiques le long de la côte : nouveaux complexes
balnéaires tels que New Beach, le complexe de la plage des andalouses (Figure III.10).
D’autres extensions urbaines ont étérelevées sur la partie ouest et sud de la ville d’El
Ançor ainsi que l’agglomération de Keddara.
88
89
Figure III.9. Extension urbaine dans la commune de Bousfer entre 1985 et 2016.
Figure III.10. Extension urbaine dans la commune d’El Ançor entre 1985 et 2016.
90
3. Relation croissance de la population et extension spatiale des zones
urbaines.
Il existe une cause à effet concernant l’expansion de l’urbanisation : c’est
l’augmentation de la population d’une agglomération. Elle peut être appréhendé en un
premier temps par la valeur de la densitéde la population (hab/km²).
Les densité brutes ne semblent pas indiquer de tendance du moment qu’elles sont calculées
par rapport àla surface de commune. Toutefois, si on observe la densitébrute de quelques
communes du grand plan urbain d’Oran (GPUO) alors sa valeur n’est pas assez
importante. En effet, la densitéde population des communes de Misserghine et Boutlélis est
respectivement en 2016 de 245 et 197 hab/km² alors qu’en réalité, leurs densités réelles par
rapport aux surfaces urbanisées s’élèvent respectivement à 6259 et 7263 hab/km² (Tableau
III. 9) ce qui représente une différence de grandeur nette. Dans certains cas ceci pourra
nous induire vers de fausses interprétations.
91
2
Densitébrute (hab/km )
Commune
1987 1998 2 008 2016
Oran 9674 10157 9755 10544
Es Sénia 879 1660 2483 3198
Sidi Chami 340 1182 2098 3248
Bir El Djir 298 1062 2213 3924
Misserghine 75 136 191 245
Boutlélis 82 123 161 197
GPUO 1362 1675 1941 2571
Ain El Turck 683 856 1207 1439
Bousfer 143 249 385 538
El Ançor 95 122 167 214
CLOO 362 473 638 584
92
Figure III.11. Densité brute de la population d’Oran et ses périphériques (1987et 2016).
Tableau III. 10. Evolution de la population des communes du PGUO et du CLOO entre
1977 et 2016 (Source: ONS).
94
Commune 77/87 87/98 98/08 77/08 87/08 87/16
Oran 1.7 0.4 -0.4 0.6 0.04 0,3
Es Sénia 4.2 4.3 3.3 2.6 3.1 2,4
Sidi Chami 7.3 6.5 4.4 3.1 4.0 3,0
Bir El Djir 6.1 6.5 5.2 3.1 4.1 3,1
Misserghine 3,6 4,1 2,9 2,4 2,9 2,3
Boutlélis 3,8 3,0 2,3 2,2 2,3 1,9
PGUO 2.1 1.7 1.4 1.4 1.4 1,6
Ain El Turck 4.0 1.8 2.9 2.1 2.1 1,8
Bousfer 4.2 3.9 3.5 2.5 3.0 2,4
El Ançor 3.6 2.0 2.7 2.1 2.0 1,8
CLOO 3.5 2.1 2.6 2.0 2.1 1,3
Total Wilaya 2.6 2.2 1.6 1.7 1.7 1,7
d’Oran
Tableau III. 11. Accroissement annuel moyen des communes du PGUO et du CLOO
entre 1977 et 2016.
95
3.2.2. Les communes du littoral occidental oranais(CLOO)
Les communes de ce groupement (CLOO) ont été caractérisées par une forte
croissance des habitants durant la période 1977-2008 : la population a presque triplé,
passant de 20269 habitants à65135 habitants et pourra même quadrupler en atteignant
82107 habitants en 2016 (Tableau III. 10). Dans ce contexte, la population de la
commune d’Ain Turck constitue la principale part, avec plus de la moitié(57% et 54%)
de la population totale du CLOO soit 37010 et 44123 habitants entre 2008 et 2016.
Cette croissance rapide a entrainé l’extension urbaine de cette commune du côté ouest
allant jusqu’à Cap Falcon et du côté sud jusqu’à la nouvelle voie périphérique (CW84),
par l’installation d’habitats résidentiels individuels et collectifs (programmes LSP et
sociaux), par le remplissage des vides résiduels par des habitats individuels et précaires
non structuré ainsi que par des recasements (Hai Nakous et Douar Maroc).
Le taux d’accroissement le plus élevé est enregistré dans la commune de Bousfer se
rapprochant des 3.5 % entre 1998 à 2008 (Tableau III. 11) : la population a été multipliée
par cinq fois environ, passant de 3720 à17243 habitants durant la période 1977-2008.
Elle atteindra environ huit fois cette valeur en 2016 soit 24048 habitants. Cette
augmentation rapide de la population s’est accompagnée par une expansion du tissu
urbain important de 820 hectares soit une évolution d’environ 147 %. La même
remarque peut être faite en ce qui concerne la commune d’El Ançor : un accroissement
annuel moyen de la population de 2.7 % durant le dernier intercensitaire (1998 - 2008) et
1.8 % entre 1977 et 2016. Cette augmentation de la population se reflète dans les
extensions de l’agglomération d’El Ançor vers le nord et le sud sous forme de maisons
individuelles non structurées et vers l’ouest par des habitats collectifs (programmes LSP
et sociaux) et dans la localitéde Keddara par des constructions résidentielles et des
lotissements.
En d’autres parts, le phénomène d’urbanisation des deux groupements est si important
que son rythme arrive àdépasser sensiblement la croissance démographique annuelle
moyenne de trois fois (Figure III.13).
96
Figure III.13. Evolution du taux d’accroissement de la population et du rythme d’urbanisation
annuel moyen.
De loin les communes du groupement PGUO àsavoir Bir El Djir, Sidi Chahmi et
Misserghine se démarquent par une forte urbanisation dépassant les 15% par an
engendrant ainsi un important écart par rapport aux autres communes. Les terrains de
ces communes représentent l’assiette de l’extension majeure de la ville d’Oran
regroupant de ce fait la majeure partie des programmes des logements sociaux et
promotionnels (Hai Yasmine, Hai Sabah, Hai Hosni el Djiwar-USTO, Douar Belgaid)
et aussi des lotissements et d’habitats résidentiels individuels (Hai Nedjma, Hai Emir
Abdelkader, Bir El Djir).
Les espaces dits «ruraux » ont leur propre dynamique car ils comportent des
terrains végétalisés (cultivés) et d’autres portant des infrastructures dont celles
97
«bâties » (habitat et autres). Ils ne peuvent être dissociés des autres types d’espaces
(naturels, urbanisés….) et subissent aussi les effets de l’urbanisation et ses impacts sur
la dynamique naturelle. Dans ce chapitre, nous avons pris comme exemple deux
communes : Misserghine et Boutlélis, car toutes les deux sont dans le prolongement de
l’axe ouest-est d’Oran - Tlemcen se trouvant ainsi à proximité du groupement d’Oran et
se situent sur le versant sud du Djebel Murdjadjo. Elles sont donc sublittorales selon la
terminologie géomorphologique : elles sont proches de la mer mais les effets de cette
dernière en sont atténués car elles sont en position d’abri par rapport aux vents marins.
Leur superficie est respectivement de 133,40 km²et 142,6 km². Cependant, en ce qui
concerne la commune de Misserghine nous avons optédans notre analyse de soustraire
la surface de la Grande sebkha d’Oran au total de celle de la commune : son évolution
est soumise à d’autres conditions: naturelles et anthropiques
La commune de Misserghine est située à l’ouest du Groupement d’Oran (dont elle est
très proche soit 2.8 Km), sur l’extrémité orientale du Djebel Murdjadjo et le versant sud,
puis elle s’étend jusqu'a la Sebkha d’Oran dont elle fait partie. Son territoire est pour une
grande partie montagneux (moitiéorientale du Djebel Murdjadjo) avec une étroite plaine
bordant grande zone humide classée RAMSTAR (Grande Sebkha d’Oran). La
pluviométrie est en moyenne de 350 à
455 mm/an, et est très fluctuante (forte variabilité inter-annuelle). Cependant elle est
atténuée, réduite du fait de l’effet fohen (exposition sud : vents secs ou plus secs que
ceux sur versant àexposition nord, vers Bousfer). La commune est par conséquent
classée « zone C » (Décret exécutif n° 12-124 du 19 mars 2012 fixant les zones de
potentialités agricoles …) avec une végétation naturelle assez bien représentée dont la
forêt au nord-ouest et surtout de garrigue dominante avec quelques maquis dans les
ravins affleurement schisteux en occupant actuellement 20,5 % de la surface de la
commune).
Quant à la commune de Boutlélis, elle est en continuité spatiale vers l’ouest avec
la commune de Misserghine. De ce fait, elle a des caractéristiques naturelles proches
ou similaires à cette dernière. Elle est en effet située elle aussi sur le sommet et le
versant sud du djebel Murdjadjo ainsi que sur l’étroite plaine qui relie celui-ci à la
Grande Sebkha d’Oran.
98
En effet, le sommet du djebel Murdjadjo qui est plat et étroit à Misserghine, s’élargit
sur le territoire de la commune de Boutlélis, formant une sorte de plateau en contre bas
du sommet précédent qui s’élargit vers l’ouest, surplombant la petite vallée de l’O. Sidi
Hamadi et une partie de la plaine de Bousfer. L’altitude moyenne y est plus faible
variant entre 350 m et 370 m. Avec des sols sableux, assez riches d’où la présence
d’une des rares forets de chêne liège de l’Ouest algérien.
Pour ce, nous avons ont utilisé des documents cartographiques (cartes
topographiques au 1/25 000 de 1960 et 1985 il n’existe pas de cartes plus récentes,
Tableau III.1) ainsi que l’image satellitaire récente du capteur OLI de Landsat (2016).
Des relevés de terrain (identification et vérification), et le recueil de données statistiques
agricoles (mais qui comportent des «lacunes concernant la période 1962-1999) ainsi que
ceux «réglementaires »ont été menés en parallèle.
Ensuite, une confrontation a été faite entre les résultats obtenus d’après les trois
sources (cartographiques, statistiques et réglementaires).
99
En premier lieu, toutes les cartes scannées ont été intégrées dans un SIG MapInfo et
les mêmes images, qui ont été géoréferencées selon le référentiel carte (UTM30) dans la
partie précédente de l’étude urbaine, sont intégrées elles aussi dans le SIG. Ensuite, la
méthode consiste à identifier et à recenser toutes les classes retenues d’après les cartes
topographiques au 1/25.000 de 1960 et de 1985(Tableau III.1) pour les comparer par la
suite avec l’image de 2016. A partir de chaque carte topographique, les classes
d’occupation du sol sont cartographiées et numérisés sous formes de couches
d’information puis ces mêmes classes sont identifiées et numérisées sur l’image 2016.
Ainsi, dans cette phase de cartographie, on a essayé de matérialiser nos classes selon :
100
Figure III.14. Carte d’occupation du sol en 1960 des deux communes (Boutlélis et Misserghine).
101
Figure III.15. Carte d’occupation du sol de en 1985 des deux communes (Boutlélis et Misserghine).
102
Figure III.16. Carte d’occupation du sol en 2016 des deux communes (Boutlélis et Misserghine).
103
L’évolution de l’espace est marquée dans ces deux communes par des changements
d’ordre agricole principalement : l’occupation du sol a connu de nombreux
changements dans le type d’occupation (c’est-à-dire : type de cultures et leurs
superficies). L’évolution a changé dans le temps et l’espace au rythme de plusieurs
politiques agricoles passant du colonialisme à la Révolution Agraire puis à de nouvelles
politiques agricoles. A cette succession de politiques diverses s’additionnent les modes
et les pratiques du type et modes d’exploitations des terres agricoles, ce qui nous
ramène à l’occupation actuelle (Figures III.14 et III.15).
4.3. Qu’en est-il de l’évolution dans l’occupation du sol par les cultures
dans les communes étudiées ?
Une présentation de l’évolution dans l’utilisation des terres agricoles par les cultures
dans chacune des deux communes est nécessaire afin de mettre en évidence les
changements intervenus et de voir si ces derniers sont similaires partout ou s’il y a des
nuances, des différences.
Selon les statistiques de la DSA, les vergers surtout ceux à agrumes, constituaient
jusqu’en 1990, 60 % environ de l’arboriculture fruitière (soit 350 ha dont seuls 256 ha
étaient productifs), la clémentine entrant pour 56 % dans la production de ce fruit. Ils
s’étendaient de part et d’autre de la RN2 ainsi qu’à l’ouest et autour des deux localités de
Misserghine (ancien et nouveau). Actuellement, ils ont disparus presque entièrement (du
fait de l’extension de l’habitat et de leur vétusté). Ils ont été replantés en partie mais
surtout, ils ont été remplacés par des oliviers. Celles-ci ont connu aussi des vicissitudes.
Après une légère expansion entre 1990 et 1999 (104 ha à130 ha), elles ont connu un
déclin à partir de 2000-01 (75, 80 ha) puis de nouveau une extension ces quatre dernières
années (Tableau III.13), avec la plantation de nouveaux arbres (1180 ha à
104
1232 ha). Aux vergers étaient associées les cultures maraîchères en complantage qui se
sont maintenues dans les nouvelles oliveraies.
C’est le vignoble qui a connu les plus grandes fluctuations avant de disparaître
presque complètement. En effet, en 1960, il s’étendait en grande partie de part et d’autre
de la RN 2 et au sud de celle-ci, jusqu’aux bords de la Sebkha (avec les vergers, il
formait une véritable ceinture verte). C’est le long du piémont du Djebel Murdjadjo
(côté nord de la RN 2) qu’il était dominant et ne comportait que quelques enclaves à
vergers. On le trouvait aussi sur le sommet et à mi-versant sud du Djebel Murdjadjo :
mitage de l’extrémité est de la forêt de M’Sila et de la garrigue. L’arrachage du
vignoble de cuve s’est accompagné de quelques plantations de vignes pour le raisin de
table. C’est entre 2000-01 et 2006-07 qu’il y a eu une relance du vignoble avec
plantation de 51 à116 ha de vigne. Apparemment, ce ne fut pas une réussite, car durant
deux années (2007/08-2008/09), il y a eu une nette régression du vignoble où il ne
restait plus que 17 ha de vigne et en 2009/10, il disparaît totalement. Cependant, ces
dernières années (2014-2016), 11 ha de vigne à raisin de table ont été plantés (Tableau
III.13).
Le domaine forestier a connu aussi des mutations intéressantes. Les aires à mitages
occupées par le vignoble en 1962, ont été reboisées sauf une située à mi-versant sud-est
du djebel (les pins d’Alep ont ainsi remplacé localement les vignes). Puis les
reboisements se sont peu à peu étendus (surtout depuis 2000-01) jusqu’à occuper
actuellement presque tout le sommet du Djebel Murdjadjo et une grande partie de son
versant sud-ouest (environ la moitié sommitale de celui-ci). Par contre, l’extrémité sud-
est de la commune (bas du versant sud du Djebel Murdjadjo, espace situé entre la RN 2
et la voie ferrée) à une garrigue arborée, connait depuis 2000 un mitage de plus en plus
prononcé. Les terrains ainsi dégagés ont été voués à des oliveraies et aux cultures
saisonnières et ce, malgré quelques reboisements en pins d’Alep effectués en 2000-01.
De même, a été relevée, l’extension spatiale du mitage de mi-versant ci-dessus, avec
disparition du vignoble et son remplacement par des oliviers et quelques orangers en
complantage avec des cultures saisonnières dont les céréales. Ainsi, il y a expansion des
formations forestières (par reboisement) sur les espaces «sommitaux » du Djebel
Murdjadjo et régression sur son versant au sud-est (cultures). C’est là et à mi-versant du
Murdjadjo que les effets de la politique et des réformes tendant à étendre les surfaces
cultivables et la SAU sont visibles.
105
Quant à Boutlélis qui est une commune limitrophe (côté ouest) de Misserghine,
présente certains traits similaires à ceux de cette dernière, mais avec des nuances assez
importantes.
Le territoire de cette commune est relatif au domaine forestier (qui est en continuité
spatiale avec celui de Misserghine) qu’on peut subdiviser en deux : la forêt de chêne
liège située sur la retombé tabulaire nord du Djebel Murdjadjo et les formations plus ou
moins arbustives (garrigue et maquis) qui s’étendent sur le reste du versant sud du
djebel. La première est aménagée (pour les activités de loisirs) et exploité et des
exploitations agricoles issues des domaines coloniaux y subsistent à surtout à son
extrémité ouest (mitages anciens). Il y a eu peu de changements à l’exception d’une
«forêt récréative » créée en 2006 et d’un projet concernant l’installation d’une zone de
protection de la faune lancée en 2015 (décret). Par contre, le reste du domaine forestier
qui s’étendait sur presque les 2/3 de l’espace communal actuel (sommet et retombée sud-
ouest du Djebel Murdjadjo) et qui a fait déjà l’objet de mitages avant 1962, a vu ce
phénomène s’étendre depuis les années 80 et surtout 90.
En 1962, les principales aires de déboisement pour les cultures s’étendaient sur la
partie sommitale du djebel et de son versant sud ainsi que le long des routes notamment
à l’ouest (zone tabulaire ou retombée ouest tabulaire du Murdjadjo : plateau de Sidi
Bakhti) et au sud (piémont et plaine bordière de la Sebkha d’Oran). Là, il y avait encore
une enclave boisée entre Brédéah et Bou Yakour. A partir de 1987, l’extension des
déboisements pour la récupération de terres pour les cultures continue sur les parties les
plus hautes du relief (sommet du djebel et de son versant sud) mais aussi sur celles les
plus basses. Il y a remonté vers le nord à partir des piémonts, des mitages dans les
garrigues boisées, surtout à proximité des douars et autres localités. L’enclave boisée de
Brédéah-Bou Yakour disparait aussi remplacé par de la céréaliculture et des cultures de
plein champ (légumineuses).
La seconde nuance relevé concerne le vignoble qui tenait une grande place,
notamment sur la moitié ouest du plateau de la forêt de M’Sila et le long des grands
axes routiers dont la RN2. Son arrachage a permis l’extension de la céréaliculture puis
sa superficie a évolué de manière paradoxale où elle est passée de 481 ha, soit 7% en
2000 à113 ha pours les années suivantes, soit 2%. Actuellement, il ne reste que 92 ha
qui représentent près de 1% de la SAU soit une déperdition d’environ 451 ha qui
s’accentue avec le temps dont la majorité représente du raisin de table (Tableau III.12).
106
Les terrains perdus ainsi par le vignoble ont été réoccupés essentiellement par de
nouvelles oliveraies en complantage avec des cultures saisonnières.
Ainsi, la superficie agricole dans les deux communes a connu une évolution au
détriment du maquis et de la forêt. Les superficies amputées à ces dernières sont
additionnées à l’agriculture, qui à son tour est touchée par des amputations dans un but
purement urbanistique (extensions des villages, infrastructures,…). Donc dans la
globalité, la superficie agricole n’a pas connu de changements marquants, parallèlement
les superficies des exploitations agricoles, ont subi au fil du temps un morcellement
parfois excessive passant d’une exploitation de plus de 10 ha à plusieurs micros
exploitations.
Cependant, l’évolution des superficies des terrains agricoles dans la commune de
Boutlélis selon les données de la DSA a connue une nette progression comparée à la
superficie de la commune. Elle est passée de 16% qui représente près de 2316 ha pour la
période de 2000-2001 à plus de 34% soit 4835 ha pour la période 2015 -2016 (Tableau
III. 14).Quant à la commune de Misserghine, l’évolution des superficies des terrains
agricoles a connu elle aussi une nette progression allant de 15% jusqu’à 39% soit
l’équivalent entre 2064 ha et 5150 ha respectivement par rapport à la superficie de la
commune pour la période de 2000 à2012 puis on note un léger recul entre la période
2013 à 2016 arrivant à 28% équivalent à 3898 ha, soit une réduction de 1451 ha
(Tableau III. 15).
107
SAU Forêt et Céréales et Maraichage Vigne Arboriculture Total
Année maquis fourrage
ha ha ha % ha % ha % ha % ha %(SAU) %(Commune)
2000-01 6743 6160 1470 22% 156 2% 481 7% 209,38 3% 2316,38 34% 16%
2001-02 6845 6160 2491 36% 626 9% 586,5 9% 293 4% 3996,5 59% 28%
2002-03 6845 6160 3960 58% 448 7% 638,5 9% 373,5 5% 5420 80% 38%
2003-04 6895 6160 1800 26% 262 4% 670 10% 713,5 10% 3445,5 51% 24%
2004-05 6585 6160 3650 55% 290 4% 639 10% 647,5 10% 5226,5 78% 37%
2005-06 6585 6160 3800 58% 290 4% 616 9% 787 12% 5493 81% 39%
2006-07 6585 6160 4000 61% 255 4% 543 8% 806 12% 5604 83% 39%
2007-08 6585 6160 2000 30% 389 6% 480 7% 836 13% 3705 55% 26%
2008-09 6585 6160 3550 54% 400 6% 127 2% 475,5 7% 4552,5 68% 32%
2009-10 6585 6160 3960 60% 365 6% 106 2% 589,5 9% 5020,5 74% 35%
2010-11 6585 6160 4900 74% 210 3% 106 2% 591,6 9% 5807,6 86% 41%
2011-12 6585 6160 3620 55% 305 5% 113 2% 591,5 9% 4629,5 69% 32%
2012-13 6585 6160 4617 70% 259 4% 92 1% 491,5 7% 5459,5 81% 38%
2013-14 6585 6160 4180 63% 252 4% 92 1% 508 8% 5032 75% 35%
2014-15 6585 6160 3800 58% 245 4% 92 1% 519 8% 4656 69% 33%
2015-16 6585 6160 3905 59% 245 4% 92 1% 593 9% 4835 72% 34%
Tableau III. 12. Répartition des types de cultures en termes de superficies dans la commune de Boutlélis
entre 2000 et 2016. (D’après la DSA d’Oran).
108
Céréales et
Totale
Années SAU fourrage Maraichages Vigne Arboriculture
ha ha % ha % ha % ha % ha %(SAU) %(Commune)
2000-2001 3783 1330 35% 121 3% 51 1% 562 15% 2064 55% 15%
2001-2002 4799 1273 27% 475 10% 84 2% 486,5 10% 2318,5 48% 17%
2002-2003 4799 1870 39% 374 8% 105 2% 820 17% 3169 66% 24%
2003-2004 4799 1350 28% 209 4% 114 2% 982 20% 2655 55% 20%
2004-2005 4799 2300 48% 340 7% 116 2% 713 15% 3469 72% 26%
2005-2006 4799 2200 46% 280 6% 116 2% 1023 21% 3619 75% 27%
2006-2007 4799 2450 51% 260 5% 116 2% 1024 21% 3850 80% 29%
2007-2008 4799 2100 44% 277 6% 93 2% 1092 23% 3562 74% 27%
2008-2009 4799 2800 58% 490 10% 17 0% 1057 22% 4364 91% 33%
2009-2010 4799 2300 48% 150 3% - - 1121 23% 3571 74% 27%
2010-2011 4799 3050 64% 90 2% - - 1110 23% 4250 89% 32%
2011-2012 4799 2290 48% 200 4% - - 1108 23% 3598 75% 27%
2012-2013 4799 3697 77% 272 6% - - 1181 25% 5150 107% 39%
2013-2014 4799 3271 68% 259 5% - - 1180 25% 4710 98% 35%
2014-2015 4799 2230 46% 210 4% 11 0% 1174,5 24% 3625,5 76% 27%
2015-2016 4799 2245 47% 210 4% 11 0% 1232,5 26% 3698,5 77% 28%
Tableau III. 13. Répartition des types de cultures en termes de superficies dans la commune de Misserghine
entre 2000 et 2016. (D’après la DSA d’Oran).
109
Quant à la céréaliculture, l’Algérie a donné la priorité dans sa politique globale
depuis l’indépendance, où elle marque le territoire, en occupant la majeur partie des
terrains agricoles, en nette augmentation. Sur la période de 2000-2016, la superficie de
la céréaliculture a plus que triplé en passant respectivement sur les deux communes de
Misserghine et Boutlélis de 25% et 22% en 2000 à77% et 70% en 2012 puis une légère
diminution en 2016 soit 47% et 59% respectivement. Le maraichage fluctue selon les
années entre 2% et 10% mais ne dépassant pas généralement les 6% de la SAU sur les
six dernières années.
Par ailleurs, les cultures permanentes cultivées durant toute l’année varient durant
notre période d’étude entre 15% à 26% dans la commune de Misserghine pour
l’arboriculture et entre 3% à 13% pour Boutlélis (Tableau III.12 et III.13).
60
50
40
Terres labourables
30 Vigne
Arboriculture
20
Maquis + Forêt
10
0
1960 1985 2016
Figure III.17. Evolution des superficies cultivées par type de culture dans
la commune de Boutlélis.
110
80
70
60
50 Terres labourables
40 Vigne
Arboriculture
30
Maquis + Forêt
20
10
0
1960 1985 2016
Figure III.18. Evolution des superficies cultivées par type de culture dans
la commune de Misserghine.
De ce fait, les statistiques sur les surfaces de différentes classes d’agricultures nous
donnent les constats suivants :
111
La céréaliculture a toujours été peu représentée à Misserghine : elle n’occupait
en 1960 que 12 % de la superficie actuelle de la commune. Actuellement, ce taux a
nettement augmenté à environ 26 % (Tableau III.14 et III.15). A Boutlélis, son taux a
fortement augmenté entre 1960 à 2016, il est passé de 10% à43%, ce qui conforme à la
normale aux chiffres de la DSA (entre 2000 et 2016 : varie entre 22% à59 %). Souvent,
son extension s’est faite au détriment des terrains boisés (défrichement).
Tableau III. 14. Superficies des types de cultures pratiquées dans la commune de
Misserghine (1960 - 1985 et 2016).
Tableau III. 15. Superficies des types de cultures pratiquées dans la commune de
Boutlélis (1960 - 1985 et 2016).
4.4. Les grandes lignes des réformes qui auraient pu influer sur
l’utilisation et l’organisation des terres cultivées
Elles peuvent être résumées en trois phases
4.4 .1. La première phase de l’indépendance (1962-1982)
C’est la phase de la «relance de l’agriculture »où des mesures ont été prises vers une
privatisation à peine déguisée notamment par les possibilité de devenir propriétaire dans
deux cas de figure :
- D’une terre située « hors du domaine privé de l’Etat » par sa mise en valeur
effective et au dinar symbolique (1983);
- D’une concession faisant partie d’un périmètre de mise en valeur (domaine privé
de l’Etat) qui peut être « convertie en cession » à titre onéreux (Article 5 du
Décret exécutif 97-485 du 15/12/1997 modifié et complété par celui 97-372 du
23/11/1998).
Par la suite, la loi 87-19 du 8/12/1987 est adoptée, entre ces deux réformes, qui
accorde aux «producteurs agricoles » exerçant sur les terres du domaine Etatique, le
droit de «jouissance perpétuelle ». Les «terres sont exploitées collectivement et dans
14
l’indivision »: création d’EAC mais avec possibilité d’EAI .
15
Aussi, l’ONTA a été créée en 1996 qui a été chargée tout particulièrement du
recensement des terres «agricoles ou à vocation agricole »et de leur cadastre.
Ces réformes devaient d’une part, motiver et impliquer directement les agriculteurs
et d’autre part, aboutir à une extension des superficies réellement cultivées. Dans le
même sens, un organisme «ad hoc »a été créé en 1997 où des modalités ont été prises
(sanction, mise en location, vente) pour mettre fin à la non exploitation des terres
agricoles quelque soit leur statut.
113
En plus, par le biais de plusieurs types d’actions ou réformes, le développement de la
production agricole a été «abordé». Celles-ci consistent en la définition des «zones
rurales à haute valeur agricole » en 1983, la création de l’Office d’aménagement et de
mise en valeur des terres en 1985 (mais dissous en 1990), la mise en place des modalités
de délimitation des périmètres de mise en valeur (Décret exécutif 98-372 du
23/11/1998), le lancement de l’investissement (création de l’ASPI) avec des précisions
relatives aux «zones spécifiques » ainsi qu’aux conditions de concession ou de cession
des terres domaniales qui s’y trouvent, la concession des ouvrages de petite et moyenne
hydraulique (1997) et enfin, le soutien par l’Etat des prix de certains produits agricoles
ainsi que ceux des moyens énergétiques utilisé.
Aussi, une seconde catégorie d’actions s’est préoccupée du côté « professionnel »
avec notamment la précision des règles qui régissent les coopératives agricoles (1996),
la définition des activités agricoles et de la profession d’agriculteur ainsi que de «l’inter-
profession »(1996).
Enfin, les conditions pour limiter le morcellement de toutes les terres agricoles ont
été fixées selon un zonage et des normes en superficie, types de culture et de la pratique
ou non de l’irrigation (1997).
Cette phase concerne le renouveau rural dont l’objectif principal est l’intensification
de toute la production agricole (cultures pratiquées y compris l’aquaculture et élevage).
Les dispositions réglementaires et les actions menées, tout en gardant le même esprit
depuis l’indépendance (assurer la sécurité alimentaire du pays entre autres) ont touché à
divers domaines : foncier et mode de gestion des exploitations agricoles (y compris
16
celles d’élevage), augmentation de la SAU et promotion de cultures particulières etc.
Ceci à l’aide de divers programmes ou plans (y compris ceux relatifs à la formation et à
la vulgarisation) et de facilités financières ou techniques.
De ce fait, le statut juridique des terres de l’Etat a été innové par ces réformes du
foncier et du «mode d’exploitation »et progressivement celui des propriétés privées.
Ainsi, le droit de jouissance perpétuelle relatif aux exploitations (EAC-EAI) devient le
droit de concession pour une durée de 40 ans renouvelable «moyennant le paiement
d’une redevance annuelle » (loi 08-16 du 3 /8/2008). En plus, des dispositions
supplémentaires ont pour but de «sécuriser » les concessionnaires : les actes
114
d’attribution sont individuels dans le cas d’EAC, mais l’exploitation concédée reste dans
l’indivision (une concession collective doit être composée d’au moins 3 membres) et le
droit de chaque membre est «cessible, transmissible et saisissable ». En outre, les
concessionnaires peuvent se regrouper en coopératives. Ensuite, les concessions
agricoles dans les terres étatiques deviennent accessibles à des «organismes publics »
(2011) et en 2012. Ces dispositions sont élargies à tous les types juridiques de terres
(«non exploitées ou insuffisamment exploitées »ou «rendues disponibles »en ce qui
concerne celles de l’Etat) pour «toute personne morale ou physique »voulant investir ou
créer une exploitation agricole ou d’élevage (Décret exécutif 11-06 du 10/12/2011 et
arrêté interministériel du 11/11/2012 modifié par un arrêté du 11/11/2015). En ce qui
concerne les terres privées, il est prévu un type de «légalisation de titre de propriété»
sous forme de «certificat de possession ». De même, le régime de la concession, qui était
déjà appliqué aux ouvrages de petite et moyenne hydraulique est affiné (Arrêté
interministériel du 4 janvier 2005).
Parallèlement, d’autres mesures sont prises pour protéger du «grignotage »des terres
agricoles permettant à l’Etat de récupérer des terres agricoles (« du domaine national »)
situées dans un secteur urbanisable (Décret exécutif 03-313 du 16/09/2003) ou
l’exclusion de celles-ci quand il s’agit d’attribuer des concessions pour la création de
projets (loi 08-20 du 26/11/2008). Malheureusement, ces dispositions aient été peu
17
efficaces car une circulaire du 03/09/2014 émanant du MADR recommandait aux
autorités locales de prendre toutes les mesures pour la préservation des terres agricoles.
Ceci a été renforcé par la modification de la composition de «l’organe ad hoc et des
procédures de constatation de non exploitation » d’une terre agricole quelque soit son
statut juridique en 2012.
115
secs de la zone B).Un cas à part est prévu, celui des «jeunes candidats »qui ne peuvent
bénéficier que d’une terre dont la superficie est inférieure à 10 ha.
-La possibilité depuis 2014 de prendre en location «des terres wakfs agricoles
restituées par l’Etat »pour une durée de 40 ans renouvelable.
Ainsi, la planification est établie à plusieurs niveaux et surtout développé à ceux les
plus «bas » dans l’échelle (locale) afin de mieux cerner les problèmes et la production.
Elle se veut de «proximité» et non plus venant des plus hautes instances avec notamment
les projets de proximité du développement rural intégré(PPDRI) qui sont soutenus par le
système d’aide à la décision pour le développement durable (SNADDR). Localement,
19
des contrats de performance sont établis entre les DSA et les agriculteurs. Ces derniers
s’engagent à atteindre les rendements prescrits, calculés ou prévus par ces services.
Parallèlement (en 2009) un système de régulation du marché «des produits de large
consommation » (SYRPALAC) a été mis en place. Parmi ses objectifs, l’un est
«d’assurer un revenu » stable aux agriculteurs et un autre est d’augmenter les capacités
de stockage des produits agricoles.
116
Enfin, l’intervention se fait aussi au niveau des spéculations (du choix). Ainsi,
certaines espèces culturales font l’objet d’intérêt particulier, sont « boostées », comme
par exemple, les céréales, les légumes secs, la pomme de terre, les oliviers, les arbres
fruitiers, le vignoble de cuve et celui de raisin de table et la tomate industrielle. Des
«soutiens » financiers sont prévus à cet effet. Dans le cas de l’oléiculture, outre la
fourniture gratuite des plants et leur plantation avec l’aide technique des services
forestiers, ils concernent aussi l’acquisition d’infrastructures (équipement « spécialisé»
et de stockage): ils sont de l’ordre de 30 % avec des sommes « plafonnées ». Quant à
l’arboriculture fruitière, l’arrachage des « vieilles plantations d’agrumes »est soutenu à
raison de 70 DA à18 000 DA par arbre et leur régénération à50-13 000 DA par arbre.
Pour la plantation d’arbres fruitiers (pommiers, poiriers, néflier, abricotier, amandier,
pruniers, cerisiers, pistachiers, pacaniers, noyers et figuiers) et de la vigne, l’aide
financière est de l’ordre de 60 % avec des seuils maxima à ne pas dépasser.
117
arboricoles de 10 à68 %). Mais à partir de 2000 avec le renouveau agricole, deux
changements ont été relevés, celui des superficies plantées en arbres fruitiers et l’autre
dans leur composition en espèces arboricoles.
D’autre part, le second changement ou mutation constaté a trait aux efforts déployés
pour développer les olivaies dans ces deux communes où les résultats sont assez
nuancés. Avant 2000, ils constituaient 20-23 % des aires arboricoles et actuellement,
plus de 80 % de celles-ci. L’olivier semble avoir supplanté les autres espèces
arboricoles comme les agrumes par exemple.
Par conséquent, ce qu’il faut retenir, c’est que les efforts, les encouragements, les
soutiens de toutes sortes qui ont été faits en faveur de l’extension de l’olivier depuis ces
15 dernières années ont eu des résultats nets dans ces deux communes de la wilaya
d’Oran. Les conditions naturelles étant similaires ou très proches, faut-il y voir dans
cette différence une certaine volonté des acteurs locaux?
118
Figure III.19: Evolution des superficies arboricoles dans les deux communes
En effet, et jusqu’en 2001, ils ont eu des résultats globalement modestes, mais
d’ampleur variée selon les espaces considérés. C’est à Misserghine qu’ils ont été les
plus bas et Boutlélis, un peu plus élevés (en superficie tout au moins). A partir de 2002
et jusqu’en 2006/2008, la viticulture a bénéficié de soutiens plus soutenus qui se sont
traduits par l’expansion de sa superficie (Figure III.19), mais une expansion nuancée
spatialement. Boutlélis semble avoir été aussi l’objet du même type d’attention
(augmentation assez forte) mais l’expansion du vignoble à Misserghine a été très réduite
et tournée exclusivement vers celui à raisin. A partir de 2008, après une régression
généralisée, mais très prononcée Boutlélis, les superficies consacrées à la viticulture
semblent se stabiliser (Figure III.20).
De ceci, il ressort que la viticulture, malgré les réformes et politiques menées depuis
les années 1990 pour la développer dans cette région rencontre quelques difficultés.
Deux options ou voies suivies actuellement semblent se dégager : d’une part, les
superficies vouées à cette spéculation seront plus réduites (que celles probablement
prévues par les diverses planifications) et d’autre part, la vigne pour la production de
raisin sera privilégiée par rapport à celle à cuve.
119
Figure III.20. Evolution de la superficie viticole dans les deux communes.
Le maraîchage ne bénéficie pas de soutien particulier, même si dans les textes il est
cité comme une culture à développer, à part un, indirect, par le biais de l’irrigation:
facilitation d’accès (notamment aux moyens et techniques existants de celle-ci). A
Misserghine et Boutlélis, elle ne semble pas avoir connu un essor particulier sauf durant
les années 2002/03 et 2009/10 (Figure III.21). En fait, la culture maraîchère semble
n’avoir pas subi de grands changements et garde la place qu’elle occupait au lendemain
de l’indépendance.
Figure III.21. Evolution des superficies des cultures maraîchères dans les deux
communes.
120
5. Conclusion
121
de pression urbaine a entraîné l’urbanisation de terrains de plus en plus inadaptés (fortes
pentes, terrains vagues, terrains agricoles, périphéries…).
Aborder l'analyse des mutations dans un espace quelconque et notamment celui rural
requiert une méthodologie à plusieurs facettes. D'ou sa complexité et les difficultés
rencontrées. Mais avant tout l'analyse de l'espace en est l'étape incontournable,
primordiale. L'outil cartographique en utilisant divers documents et démarches est le plus
approprie .
Aussi, le croisement des couches des différents thèmes (foret, maquis, terre
labourable...) à l'échelle des différentes années, a permis de faire le constat suivant :
- une action de défrichage appelé par certains auteurs « une mise en campagne»,
se localise sur les pentes et sommets plats, reliés entre eux par de petites pistes.
122
A Boutlélis les terres sont plus arborées : olivaies et vergers occupant 9 % de la SAU
et les forêts-garrigues, environ la moitié de la superficie de la commune. Les terres
«labourables »(78 % de la SAU) sont en fait des trouées dans les formations forestières
(anciennes ou plus récentes) de dimension variable, mais plus grande dans la moitié
occidentale de la commune.
Ainsi, l’évolution différenciée dans la pratique des cultures de ces deux territoires
soumis aux mêmes réformes et politiques agricoles suppose qu’au moins une partie des
acteurs locaux ont leur mot à dire quant à ces dernières.
123
CONCLUSION GENERALE
124
CONCLUSION GENERALE
C e travail a pour but de faire ressortir certains facteurs déterminant ou donnant des
éléments d’explication concernant la dynamique de l’espace spécifique qu’est un
littoral. L’exemple pris en compte est le littoral oranais.
En ce qui concerne les variations intervenues dans le trait de côte qui longe la baie
des Andalouses et celle d’Ain et Turck, ont été utilisé les images satellitaires de 2003 et
2016 ainsi que les données d’après les cartes topographiques de 1985 afin de compléter
et d’avoir une série assez longue dans le temps. Ceci a donné lieu à l‘élaboration d’un
SIG. Les images satellitaires utilisées sont celles à haute résolution de la firme Digitale
Globe. Elles ont été géoréférencées à l’aide de la projection UTM 30, avec une
125
1
En effet, il existe toute une gamme d’mages très intéressantes mais qui demandent un budget conséquent,…
résolution de 2,5 m, les cartes topographiques de 1985 à l’échelle du 1/25000 étant le
référentiel géographique. En effet, celles-ci ont été numérisées en adoptant une
résolution conforme à celle des images. Ensuite, le géoréférencement de la mosaïque
des images, la digitalisation des traits de côte sur chaque image géoréférencé et le
géotraitement de données ont été réalisés dans la plateforme d’ArcGIS.
Sur chaque secteur du trait de côte, une centaine de transects ont été utilisé pour en
estimer l’évolution. Ainsi, les points marquant de cette démarche sont :
Les résultats obtenus concernant les variations du trait de côte, calculés à partir de la
méthode du Digital Shoreline Analysis System (DSA sous ArcGIS ) sur une période de
31 ans (1985-2016), ont bien montré un recul global de celui-ci. En effet, durant cette
période de 31 ans, ce recul s’est effectué à une vitesse très grande atteignant dans
certains endroits une vingtaine de mètres par an. Ce sont : les secteurs de Cap Falcon,
Bomo plage et l’étoile (-28 m), Ain El Turck (- 21 m) et les Andalouses (-44 m). Par
contre, certaines parties côtières connaissent une certaine stabilité (Bousfer, la Grande
Plage) dû à la marge l’erreur (des valeurs < ±8 m) et d’autres, une progradation de la
ligne de rivage qui atteint par endroit des valeurs significatives (14 m à Eden plage,
15m à La Grande ainsi qu’aux Andalouses). Ce dernier changement est dû aux
aménagements réalisés dans ces endroits à l’image de l’introduction des épis
perpendiculaires au rivage dans le secteur de La grand plage (installation des canaux de
126
pompage d’eau de mer pour l’usine de dessalement) et aussi dans les plages Eden et les
Andalouses par des nouvel épis construites pour la protection de ces plages. A part ces
derniers, le recul généralisé du trait de côte est une réalité qu’il faut prendre en compte
d’autant plus que nous n’avons pas pu faire une analyse sur une période plus grande
(+de 31 ans) qui serait plus significative des effets par exemple des changements
climatiques réels, qui dans cette région se font dans le sens d’une aridification nette qui
se fait sentir (malgré quelques fluctuations plus humides) depuis le début de l’ère
quaternaire. Le relèvement du niveau de la mer est amplifié sur une grande partie de la
côte du littoral oranais du fait de sa structure géologique (présence de grabens comme la
plaine de Bousfer et l’embouchure de l’Oued Hamadi qui coule dans un fossé
tectonique). Quels effets ont été générés par l’urbanisation, la densification des
structures touristiques et les activités liées à ces dernières dans l’arrière-pays côtier? On
ne peut qu’avancer des hypothèses qui reposent sur le fait qu’elles ont un impact sur la
dynamique naturelle littorale puisqu’elles perturbent directement ou indirectement les
flux aussi bien aériens (vents) que marins.
127
occidental oranais. Cette démarche, appuyées par les analyses des données
démographiques des quatre derniers recensements, a permis aussi, de mieux analyser les
résultats avec l’accroissement de la population.
Durant cette période de 31 ans (1985 à2016) des terrains agricoles et forestiers ont
été largement affectés par l’ampleur de cette extension spatiale de ces agglomérations.
Cette consommation des nouveaux espaces agricoles a donné lieu à un nouveau
phénomène entre autre la connurbation des agglomérations limitrophes. En effet, Ce
phénomène a été visiblement illustré avec l’extension la ville d’Oran en direction du sud
et de l’est avec les agglomérations d’Es-Sénia et de Bir El Djir respective. Même
remarque a été constatée entre les agglomérations d’Ain Turck et de Cap Falcon vers le
côté Ouest de la commune d’Ain Turck. Quant aux deux agglomérations de
Misserghine et Boutlélis, elles aussi ont connu ce phénomène en faisant jonction
respectivement avec Hai Rabah et Dour Naib dans leurs partis nord.
Notons aussi, que depuis les années 80, et suite aux politiques urbaines menées, le
ville d’Oran a subi de fortes pressions foncières surtout sur sa périphérie immédiate,
notamment sur des agglomérations existantes telle Bir El Djir ou nouvellement créées à
l’image de Belgaid, Hai Yasmine,Akid Lotfi et El Hassi et aussi en connurbation avec
d’autres agglomérations (Es sénia, Bir El Djir).
128
Quant au deuxième volet de cette partie, le côté rural ainsi présenté repose sur deux
exemples : la mutation de l’espace rural des territoires de deux communes de
Misserghine et Boutlélis. Ainsi, aborder l'analyse des mutations dans un espace
quelconque et notamment celui rural requiert une méthodologie à plusieurs facettes.
D'où, sa complexité et les difficultés rencontrées. Mais avant tout l'analyse de l'espace
en est l'étape incontournable, primordiale. L'outil cartographique en utilisant divers
documents et démarches est le plus appropriée. La démarche de cartographier les
occupations du sol à deux ou trois dates différentes (1960 - 1985-2016) nous a permis
de faire un bilan des changements (quand il y a eu changement) en essayant d'en trouver
les causes ou les origines par l’étude et l’analyse des différentes lois et politiques
appliqués depuis l’indépendance sous formes de réformes agraires. Aussi, l'analyse des
données concernant les cultures pratiquées et recueillies auprès des directions des
services de l'agriculture ces 10-16 dernières années (certaines avaient des lacunes, mais
ont étéanalysées quand même) et la validation sur terrain de la cartographie, nous a
permis de distinguer que :
- la majeur partie des parcelles classées comme vergers, sont en réalité des
oliveraies. Ces derniers se localisent essentiellement les long de l'axe routier Oran-
Temouchent (RN22) et sur quelques versants bordant la route entre Boutlélis et Sidi
Bakhti (CW 20).
129
Par ailleurs, ce travail a montré l'intérêt de l’utilisation de la télédétection et l’outil
SIG pour l’élaboration de bases données spatialement distribuées utilisées dans une
chaine de traitement numérique pour expliquer et étudier la dynamique du littoral
oranais. Ici, il a été démontré que la côte du littoral oranais est menacé sérieusement :
non seulement par le recul de son trait de côte, mais aussi par l’amaigrissement de ses
plages qui en sont la conséquence directe et donc sur ses activités touristiques. Celles-ci
vont requérir dans l’avenir des dépenses plus importantes du fait des aménagements
spécifiques qu’elles requièrent pour garder cette activité(dont des épis, ensablement de
plages et donc dragage dans les fonds marins pour extraire le sable etc. …)
Cette recherche, portant sur l’apport potentiel de ces deux outils pour l’étude la
dynamique côtière que ce soit mobilité du trait de côte, extension urbaine ou mutation
de l’espace rurale avait pour principal objectif de concevoir des modèles explicatifs et
des méthodologies d’investigation en utilisant un SIG ( MapInfo 11.5 et le DAS
d’ArcGIS 10.5) pour créer un outil de suivi et d’aide à la décision en matière
d’aménagement du littoral.
130
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
131
Bibliographie
ABDELKHALED A., (1978). Une commune de l’Oranie : Boutlélis, éléments pour une
restructuration de l’espace rural. Mém DES, [Link].
132
AMIRECHE L., RABIA M., (2014).Approche par les sig : des conflits spatiaux entre
les formes de la métropolisation d’Alger et celles de l’urbanisation parallèle : une
occupation dense et diffuse des territoires. Paper presented at the VIII International
ScientifiqueCongrès of GIS Applications and Geospatial: Géotunis., Tunis, Hammamet,
Tunisia. April 02 -06.
AMROUNI O., (2008). Morphodynamique d’une plage sableuse microtidale à barres :
côte nord de Mahdia (Tunisie orientale), Thèse de Doctorat en Sciences Géologiques,
UniversitéTUNIS-EL MANAR, Facultédes Sciences de Tunis, 241 p.
ANAT,(2002). Étude relative à la Protection et la valorisation du Littoral : Plan
d’Aménagement Côtier de la Wilaya d'Oran pour le compte du MATE (2002), 106 p.
ANDERS F.J., BYRNES M.R., (1991). Accuracy of shoreline change rates as
determined from map and aerial photographs. Shore and Beach, vol. 59, n°1, pp. 17 - 26.
ANFUSO G., DEL POZO J. Á. M., BUITRAGO N. R. , NACHITE D.,(2014).
Cellules morphologiques le long du littoral de Raguse (Sicile, Italie), Géomorphologie :
relief, processus, environnement, vol. 20 - n° 3 | 2014, pp.203-218.
ANTHONY E. J. ,(2014). The Human influence on the Mediterranean coast over the
last 200 years: abriefappraisalfrom a geomorphological perspective, Géomorphologie :
relief, processus, environnement, vol. 20 - n°3 | 2014, pp.219-226.
ANTONI J. P., YOUSSOUFI S., (2007). Étalement urbain et consommation d'espace.
Étude comparée de Besançon, Belfort et Montbéliard, Revue Géographique de l'Est [En
ligne], vol. 47 / 3 | 2007, URL : [Link]
APPEANING ADDO K., LAMPTEY E., (2013). Innovative technique of predicting
shoreline change in developing countries: Case of Accra. Erosion and Causal factors.
C.W. Finkl (ed). Coastal [Link] Library 6, pp.355-374.
ARNOUTS D., (2005).Le Rôle Des Changements Bathymétriques A L’avant-Côte Sur
L’évolution Des Littoraux Meubles Du Cap Gris-Nez A Dunkerque, Côte D’opale,
Nord De La France. Thèse de Doctorat de Géographie Physique, Universitédu Littoral
Côte d’Opale, Dunkerque, 196p.
BACHIMONP., RIEUCAU J., LAGEISTE J., (2006). L'empreinte du tourisme :
contribution à l'identitédu fait touristique, Paris, L'Harmattan, 344 p., Géocarrefour,
vol. 81/4 | 2006, 276.
133
BAGHDALI M.,(1984). Etude des problèmes du site et de l’extension urbaine : cas
d’[Link], Université d’Oran, 53p.
BAIOCCHI V., BRIGANTE R., RADICION F., DOMINICIN D., (2012).
Détermination de la ligne de côte par des images multi-spectrales haute résolution,
pp.29-35, Géomatique Expert - N°86.
BAILONI M.,(2012). Identités, territoires et paysages ruraux en mutations. Numéro
spécial de la Revue géographique de l’Est, vol 52/3-4, 2012.
134
BENDJELID A., HADEID M., MESSAHEL A., TRACHE S. M.,(2004).
Différenciations sociospatiales dans les nouveaux espaces urbanisés d’Oran, Insaniyat /
23-24, 2004, pp.7-44.
BENDRAOUA F., BEDIDI A., CERVELLE B., (2011). Dynamique Spatio-
Temporelle De L’agglomération Oranaise (Algérie) Par Télédétection Et SIG,CFC
N°209 - septembre 2011, pp. 103-113.
BENDRAOUA F., SOUIAH S.A., (2008). Quand les pouvoirs publics produisent de
nouvelles marginalités urbaines. Le cas des recasé de Nedjma à Oran (Algérie),
Autrepart, No.45, pp.173-190.
BENIGNI C., (2014). Les espaces intermédiaires et la densification des tissus
périurbains. Carnets de géographes, n°7, Rubrique Carnets de recherché, 17p.
BENKADA S., (2001). Un demi-siècle d’extension de l’espace périphérique oranais, à
travers quelques exemples de politiques d’urbanisation (1948-1998), Insaniyat / 13 ,تايناسنإ
2001 |, pp. 95-104.
BERTONCELLO F., BRAEMER F., (2012). Variabilités environnementales,
mutations sociales : natures, intensités, échelles et temporalités des changements. Actes
es
des 32 rencontres internationales d’archéologie et d’histoire d’Antibes, éditions
APDCA, 349 p., ISBN 2-904110-52-6.
135
BLAISE E., SUANEZ S., STEPHAN P., FICHAUT B., DAVID L., CUQ V.,
AUTRET R., HOURON J., ROUAN M., FLOC’H F., ARDHUIN F., CANCOUËT
R., DAVIDSON R., COSTA St., DELACOURTC., (2015). Bilan des tempêtes de
l’hiver 2013-2014 sur la dynamique de recul du trait de côte en
Bretagne, Géomorphologie : relief, processus, environnement, vol. 21 – n°3 | 2015,
pp.267-292.
BLARY R., N’GUESSAN S.M., ANDRE F. (1999). Urbanitéet quartiers précaires.
Montréal. Groupe universitaire de Montréal. [Link]
[Link]/publicat/cahier/[Link].
BOAK E.H., TURNER I.L., (2005). Shoreline Definition and Detection: A Review.
Journal of Coastal Research, 21(4), pp. 688–703. West Palm Beach (Florida), ISSN
0749-0208.
BODIGUEL M., (1997). Le littoral entre nature et politique. le Harmattan ed., 234 p.
BONN F., ROCHON G. (1992). Précis de télédétection. Presses de l’université du
Québec/AUPELF; 245 p.
BONNOT-COURTOIS C., LEVASSEUR J.-E., DENANTES S, (2013).
Reconnaissance de la limite du rivage de la mer: intérêt et potentialités de critères
morpho-sédimentaires et botaniques. Rapport CETMEF, ministère de l’Écologie, du
Développement durable et de l’énergie, 198 p.
BORNICCHIA F. DAO Q.H., (2005). Les apports des SIG et de la télédétection dans
la compréhension des mutations du système territorial de la région transfrontalière
genevoise. In: Développement urbain durable, gestion des ressources et gouvernance.
Lausanne. 2005. [Link] 11 p.
BOUABDALLAH M., LARUE J. P., (2009). Évolution du littoral de la baie de
Saïdia : dynamique naturelle et impact des aménagements (Maroc oriental), Physio-Géo,
Volume 3 | -1, pp.113-130.
BOUABDALLAH M., (2008). Le littoral méditerranée entre l’oued Kiss et le cap des
trois fourches (NE du Maroc) : Evolution naturelle et impact des aménagements. Thèse
de Doctorat en Géomorphologie, Universitéde Paris XII Val de Marne. 202 p.
BOUCHAHMA M., YAN W., (2014). Monitoring shoreline change on Djerba Island
using GIS and multi-temporal satellite data. Arab J Geosci (2014) 7:pp.3705–3713.
BOUKHOBZA M., (1992). Contraintes et mutations du monde rural, OPU, Alger,
1992, pp. 324.
136
BOURAS D., MATALLAH A., MOUFFOK S., BOUTIBA Z. (2007). Evolution
bioclimatique et actions de développement sur le littoral occidental algérien, Larhyss
Journal, ISSN 1112-3680, n°06, Décembre 2007, pp. 91-104.
BOURAS D., KERFOUF A., BOUTIBA Z., HUSSEIN BOUMEDIENNE K.,
MOUFFOK S. (2006a). Régime et aspect hydrographique de l’Algérie nordoccidentale,
CILEF, Hammamat, Tunisie, Mars.
BOURAS D., KERFOUF A., ZEROUAL B., BOUTIBA Z. (2006b). Enjeu
desactions anthropiques et dynamique urbaine du littoral oranais, Premières journées
internat sur la pollution urbaine et les énergies propres, UniversitéDjillaliLiabes, Sidi
Bel Abbes, Algérie.
BOUROUMI M. T., (2010). Impact de l’urbanisation sur l’évolution du littoral. Cas de
la commune d’Ain el Turck. Thèse de Magister en Architecture, USTOMB, 144 p.
BRULE J.C., (1985). Géographie régionale de la révolution agraire algérienne. Bulletin
de l’Association de géographes, pp.5-20.
BRUNO J., (1992). Les espaces ruraux en mutation. Vers une typologie des
dynamiques rurales. Géographie sociale (12), 1992, Actes du colloque «Quelles
campagnes pour demain ? ».Rennes, fev. 1991 ; Centre de Publications de l’Université
de Caen.
CABANNE C., MLOSSEC A., (1999). Les littoraux entre nature et aménagement..
In: Norois, n°182, 1999-2. pp. 371-372.
CABANNE C., CHAUSSADE J., CORLAY J. P., MIOSSEC A., MIOSSEC J. M.,
PINOT J. P., (1999). Géographie humaine des littoraux maritimes. Edition
SEDES/CNED, CAPES-Agrégation d’histoire et de géographie, 471 p. CESARACCIO
M., THOMAS Y.,F., DIAW A.,T., OUEGNIMAOUA L., (2004).
Impact des activités humaines sur la dynamique littorale : prélèvements de sables sur le
site de Pointe Sarène, Sénégal / Impact of sand extractions on coastaldynamics (Sarène
Point beach, Senegal). In: Géomorphologie : relief, processus, environnement. Janvier-
mars, vol. 10, n°1. pp. 55-63.
CHAABAN F., (2011). Apport potentiel des Systèmes d’Informations Géographiques
(SIG) pour une meilleure gestion d’un littoral dans une optique de développement
durable : Approches conceptuelles et méthodologiques appliquées dans le Nord de la
France. Thèse de Doctorat en Génie Civil de l’Université des Sciences et Technologies
de Lille, 198 p.
137
CHAABAN F., DARWISHE H., BATTIAU-QUENEY Y., LOUCHE B., MASSON
E., EL KHATTABI J., CARLIER E., (2012). UsingArcGISModelbuilder and
AerialPhotographs to MeasureCoastlineRetreat and Advance: North of France. Journal
of CoastalResearch: Volume 28, Issue 6: pp. 1567 – 1579.
CHOUGUIAT BELMALLEM S., (2011). Marginalitésocio – spatiale, Violence et
sentiment d’insécurité dans les quartiers périphériques de Constantine: Cas de Boudraa
Salah d’El Gammas. Thèse de Doctorat en science PHD, Universitéde Mentouri de
Constantine, Algérie.
CNIG, (2002). Rapport final du Groupe de travail Littoral, Conseil national de
l'information géographique, 29 p.
COLLIN DELAVAUD A., (2000). L’apport des images satellitaires dans l’étude des
dynamiques de l’occupation du sol des villes d’Amérique Latine, Cybergeo : European
Journal of Geography [En ligne], Dossiers, document 156, 6 p, URL :
[Link]
COMER R.P., KINN G., LIGHT D., MONDELLO C., (1998). Talking Digital
Photogrammetric Engineering & Remote Sensing, Vol. 64, No. 12.
COYNE M.A., FLETCHER C.H., RICHMOND B.M.,(1999). Mapping Coastal
Erosion Hazard Areas in Hawaii: Observations and Errors Journal of Coastal Research.
Special Issue NO. 28. Coastal Erosion Mapping and Management (Spring 1999), pp.
171-184.
COTE M., (1981). Les mutations rurales en Algérie : cas des hautes plaines algériennes.
OPU, Alger 1984; 234 p.
CRAPOULET A., HÉQUETTE A., LEVOY F., BRETEL P., (2015). Évaluation de
l’évolution du trait de côte et du bilan sédimentaire littoral en baie de Wissant (nord de
la France) par LiDAR aéroporté, Géomorphologie: relief, processus, environnement, vol.
21 – n°4 | 2015, pp. 313-330.
CROWELL M. et al., (1991). Historical Shoreline Change: Error Analysis and
Mapping Accuracy. Journal of Coastal Research, vol. 7, no. 3, 1991, pp. 839–852.
DALIGAUX J., MINVIELLEP., (2012). De la loi Littoral àla Gestion Intégrée des
Zones Côtières, Méditerrané [Online], 115 | 2010, pp. 55-67, URL :
[Link]
138
DAVIE M. F., DROUOT J. L.,(1996). La périphérie urbaine et les extensions de la
ville de Beyrouth (Liban):étude par traitement d'une image SPOT, Cybergeo : European
Journal of Geography [En ligne], Dossiers, document 157, 5 p, URL :
[Link]
DAWAILLY J.M., (2006). Tourisme et géographie, entre pérégrinité et chaos.
L’Harmattaned. 342 p.
DEHOUCK A., LAFON V., ROBINET A., CURTI C., DUROU N., MARIEU V.,
SABATIER F., GUERINEL B., VANROYE C., (2014). L’imagerie satellite au
service de la caractérisation des aléas et risques littoraux : Détection d’indicateurs
géomorphologiques. Projet APSAT dans le cadre du Programme INTERREG SUDOE
IVb, pp.71-78.
DELABY L., BOURAS D., MOUFFOK S., (2009). Introduction à une étude
comparée du fonctionnement de la dynamique du trait de côte du littoral algérien
occidental et des côtes picardes et normandes françaises : mécanismes et enjeux.
Conférence Méditerranéenne Côtière et Maritime, EDITION 1, HAMMAMET,
TUNISIE (2009), pp.187-190.
139
DURAND P., (1998). Cinématique d'un littoral sableux à partir de photographies
aériennes et de cartes topographiques. Exemple du littoral d'Argelès-Plage à Saint-
Cyprien (Roussillon, France)/Kinematics of a sandy shoreline deduced from the
analysis of aerial photographs and topographic maps. Example of the beach extending
from Argelès-Plage to SaintCyprien (Roussillon, France).In: Géomorphologie : relief,
processus, environnement, Juillet 1998, vol. 4, n°2. pp. 155- 166.
DURAND P., (2000). Approche méthodologique pour l'analyse de l'évolution des
littoraux sableux par photo-interprétation. Exemple des plages situées entre les
embouchures de l'Aude et de l'Hérault (Languedoc, France). , Photo-Interprétation,
Images aériennes et spatiales, 1-2, vol 38, pp.3-18.
DUREAU F., WEBER C., (1995). Télédétectionet systèmesd'information
Urbains, Anthropos, collection VILLESdirigée par Denise Pumain, 375 p.
EL ABDELLAOUI J. E., OZER A., (2007). Etude Diachronique Et Historique De
L’évolution Du Trait De Côte De La Baie De Tanger (Maroc). Revue Télédétection,
2007, vol. 7, n°1-2-3-4, pp. 157-171.
EMRAN A., HAKDAOUI M., (2003). Suivi par télédétection de l’évolution spatio-
temporelle de la frange littorale au nord-est de Tétouan, 2nd FIG RegionalConference,
Marrakech, Marocco, December 2-5, 2003, 9 p.
ETTARID M., DEGAICHIA F., (2013). Potentiel Cartographique De L’imagerie
IkonosGeo. INCT, Algérie, DCP, IAV HassanII, ISPRS proceeding, Commission IV,
WG IV/,7 p,pp.1161-1166.
EUROSION, (2004).Vivre avec l’érosion côtière en Europe. Espace et Sédiment pour
un développement durable. Conclusions de l’étude Erosion. 40
p,[Link]
FAOUR G., HADDAD T., VELUT S., VERDEIL E.(2005). Beyrouth: Quarante ans
de croissance urbaine. Mappemonde, no. 79 : pp. 3-2005.
FAYE I., HENAFF A., GOURMELON F. et DIAW A. T., (2008). Évolution du trait
de côte àNouakchott (Mauritanie) de 1954 à2005 par photo-interprétation, Norois, n°
208, 2008/3, pp. 11-27.
FAYE I., (2010). Dynamique du trait de côte sur les littoraux sableux de la Mauritanie
à la Guinée-Bissau (Afrique de l'Ouest) : Approches régionale et locale par photo-
interprétation, traitement d'images et analyse de cartes anciennes. Thèse de Doctorat de
Géographie, Universitéde Bretagne occidentale - Brest, France, 323 p.
140
FAYE I., GIRAUDET E., GOURMELON F., HENAFF A., (2011). Cartographie
normalisée de l’évolution du trait de côte, pp.1-11, Mappemonde n°104.
FENSTER M.S., DOLAN R., ELDER J.F., (1993). A new method for predicting
shoreline positions from historical data. Journal of Coastal Research, 9(1), pp.147-171.
Fort Lauderdale (Florida), ISSN 0749- 0208.
FFEM, (2010). Rapport de présentation : Appui au développement du Commissariat
National du Littoral Algérien. Etude faite pour le compte du MATE/CN et démarrée en
janvier 2006, 73 p.
FLETCHER C., ROONEY J., BARBEE M., LIM S.C., RICHMOND B., (2003).
Mapping shoreline change using digital orthophotogrammetry on Maui, Hawaii. Journal
of Coastal Research, Special Issue n°38, pp.106-124. West Palm Beach (Florida), ISSN
0749-0208.
GAILLOT S., CHAVEROT S.,(2001). Méthode d'étude des littoraux à faible
évolution. Cas du delta du Golo (Corse) et du littoral du Touquet (Pas-de-Calais) en
France /Analysing the kinematics of low-mobility coastlines: methodology and results
for the Golo delta (Corsica) and the Touquet coast (Pas-de-Calais) in France. In:
Géomorphologie: relief, processus, environnement, Janvier-mars, vol. 7, n°1. pp. 47-54.
GARDEL A., GRATIOT N., (2003). Dynamique littorale et impacts socio-
économiques en Guyane française approche par télédétection spatiale. RAPPORT
INTERMEDIAIRE du contrat de consultance entre le CNES et I'IRD
(N002/CNES/0814/00), 28p.
GENZ A.S., FLETCHER C.H., DUNN R.A., FRAZER L.N., ROONEY J.J., (2007).
The predictive accuracy of shoreline rate methods and alongshore beach variation on
Maui, Hawaii. Journal of Coastal Research, vol. 23,n°1, pp. 87 - [Link] Palm Beach
(Florida), ISSN 0749-0208.
GHODBANI T., SEMMOUD B., (2010). Urbanisation côtière en Algérie, Processus et
impacts sur l’environnement : Le cas de la baie d’Ain el Turck, Revue Études
caribéennes (En ligne), 12p.
GHODBANI T., (2010). Environnement et littoralisation de l’Ouest algérien, Insaniyat
/1525 | 05 ,تايناسنإ, pp. 53-60.
GHOMARI A, (1999). Les dynamiques urbaines dans les périphéries des grandes villes
en Algérie : le cas d’Oran. Mémoire de Magister, USTOMB, 199 p.
141
GIRARD M.C., GIRARD C.M., (1999). Traitement des données de télédétection.
Dunod, Paris, 530 p.
GONZALEZ F. E., RUIZ J. M., ACOSTA F., M.,(2013). MANUEL de
TÉLÉDÉTECTION SPATIALE TELECAN. 337 p. Universidad de Las Palmas de
GranCanaria (ULPGC) et la Sociedad de PromociónEconómica de GranCanaria
(SPEGC).
GORMAN L., MORANG A., LARSON R., (1998). Monitoring the coastal
environment, part IV: mapping shoreline changes and bathymetric analysis. Journal of
Coastal Research, vol. 14, n°1, pp. 61 - 92. Royal Palm Beach (Florida), ISSN 0749-
0208.
GUILCHER A., (1951). Essai de terminologie française des plages marines et autres
accumulations littorales. Revue de Géomorphologie dynamique, pp. 32 - 35.
GUIBERT M., JEAN Y.,(2011). "Dynamiques des espaces ruraux dans le monde." Ed
Armand Colin, 407 p.
HACHEMIK., THOMASY.F., SENHOURYA. O.E.M., ACHEK-YOUCEFM.,
OZERA.,NOUACERH. A., (2014). Etude de l’évolution du trait de côte au niveau du
port de Nouakchott (Mauritanie) à partir d'une chronique d'images SAR
d’[Link]-Eco-Trop., 2014, 38, 1, n.s.: pp. 169-178.
HALOUANI N., SABATIER F., GUEDDARI M.,FLEURY J., (2007). Évolution du
trait de côte de Tabarka-Bouterfess, nord-ouest de la Tunisie, pp. 131-137,
Méditerranée[Online], 108 | 2007, URL : [Link]
HAMIDIA., (2011). L’évolution d’un quartier périphérique en centre d’animation :
Debdaba (Bechar), Insaniyat /2011 | 52-51 ,تايناسنإ, pp. 185-196.
HAPKE C.J., HIMMELSTOSS E.A., KRATZMANN M., LIST J.H., THIELER
E.R., (2010), National assessment of shoreline change; historical shoreline change
along the New England and Mid-Atlantic coasts: U.S. Geological Survey Open-File
Report 2010-1118, 57 p.
HAPKE C.J., HENDERSON R.E., (2015). Quantification of shoreline change along
Hatteras Island, North Carolina—Oregon Inlet to Cape Hatteras, 1978–2002, and
associated vector shoreline data: U.S. Geological Survey Open-File Report 2015–1002,
13 p.
142
HASSAN M.A., RATNA S.J., HASSAN M., TAMANNA S. (2017). Remote Sensing
and GIS for the Spatio-Temporal Change Analysis of the East and the West River Bank
Erosion and Accretion of Jamuna River (1995-2015), Bangladesh. Journal of
Geoscience and Environment Protection, 5, pp. 79-92.
HENAFF A., LAGEAT Y., HALLEGOUËT B., JABBAR M., DELLIOU N.,
DIARD M., (2015). Évolutions des accumulations littorales et relations avec les
dynamiques d'avant-plage dans l'archipel des Glénan (Sud-Finistère, France),
Géomorphologie : relief, processus, environnement, Vol. 21 – 4/2015, pp.359-384.
HIMMELSTOSS E.A., (2009). DSAS 4.0 Installation Instructions and User Guide in:
Thieler, E.R., Himmelstoss, E.A., Zichichi, J.L., and Ergul, Ayhan. 2009 Digital
ShorelineAnalysis System (DSAS) version 4.0 — An ArcGIS extension for
calculatingshoreline change: U.S. Geological Survey Open-File Report 2008-1278.
updated for version 4.3.
HZAMI A., AMROUNI O., BENMOUSSA T., REGAYA K., (2015). Suivi par SIG
et télédétection de l’évolution spatio-temporelle de la frange littorale Nabeul-Hergla
(Golfe de Hammamet, Tunisie). Conférence Internationale
FRIEND/UNESCO/Programme Hydrologique International sur l’hydrologie des grands
bassins africains, HAMMAMET, TUNISIE 26-30 oct. 2015, 27 p.
ISNARD, H. (1947). La vigne en Algérie, 2 vol. Gap, 1947, I.G. de l’université de
Paris.
143
JOYAL G., MORISSETTE A.,(2013). Évolution côtière micro-échelle et mise au
point d’un Indice de sensibilité géomorphologique des
plages (ISGP) », Géomorphologie : relief, processus, environnement, vol. 19 - n°
3 | 2013, pp.353-368.
KACEMI M., (2009). Protection du littoral en Algérie entre gestion et législation. Le
cas du pôle industriel d'Arzew (Oran, Algérie), Droit et société2009/3 (n°73), pp. 687-
701.
KACEMI M., (2011). Protection et valorisation du littoral en Algérie : législation et
instruments : Le cas des communes littorales d’Oran, Revue Études caribéennes (En
ligne), 13p.
KADRI Y, MADANI M., (2015). L’agglomération oranaise (Algérie) entre
instruments d’urbanisme et processus d’urbanisation, EchoGé [En ligne], 34 | 2015,
URL : [Link]
KAFRAWY S., BASIOUNY M., GHANEM E., SOLIMAN A.,(2017). Performance
Evaluation of Shoreline Extraction MethodsBased on RemoteSensing Data. Journal of
Geography, Environment and Earth Science International. 11, pp.1-18.
10.9734/JGEESI/2017/36233.
KASDALLAH N., (2013). Dynamiques d'urbanisation des villes intermédiaires au
Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) : Effet chef-lieu et perspectives de développent.
Thèse de Doctorat en Géographie, Universitéde CergyPontoise, 349p.
KAYEMBE WA KAYEMBE M., DE MAEYER M., WOLFF E.,
(2009). Cartographie de la croissance urbaine de Kinshasa (R.D. Congo) entre 1995 et
2005 par télédétection satellitaire àhaute résolution », Belgeo, 3-4 | 2009, pp. 439-456.
KHESSAIRI A., (2009). Dynamique urbaine, mutation agricole et évolution des
espaces périurbains de la ville de Menzel Bouzelfa, Diplôme National en Urbanisme et
Aménagement,
Université7 Novembre à Carthage ISTEUB.
LACAZE J. C., (1993). La dégradation de l’environnement côtier, conséquence
écologiques. Ed. Masson, Paris, 149p.
LAICHE M., SADOUDIM.,(2011). L’extension de la ville de Tizi-Ouzou vers ses
flancs est et ouest : quelle alternative àla contrainte foncière ? », Insaniyat / | 54 ,تايناسنإ
2011, pp.49-62.
144
LAKJAA A., (2009). Les périphéries oranaises : urbanitéen émergence et refondation
du lien social. Les Cahiers d’EMAM, no.18 : pp.29-44.
LARCENEUX A., (2006). Les dynamiques du périurbain dijonnais entre 1990 et 1999,
Revue Géographique de l'Est [En ligne], vol. 46 / 1-2 | 2006,URL :
[Link]
LARCHER J. L, GELGON T., (2012). Aménagement des espaces verts urbains et du
paysage rural. 4èédition, Lavoisier (éd), 408 p.
LAUNAY M., (2004). Les paysans algériens, la terre, la vigne et les hommes. Ed SEP.
Paris, 430 p.
145
LOUATI M., SAÏDI H., ZARGOUNI F., (2015). Shoreline change assessment using
remote sensing and GIS techniques: a case study of the Medjerda delta coast, Tunisia.
Arab J Geosci (2015) 8:pp. 4239–4255.
MAHIOU A., (2012).Les séquences du changement juridique en Algérie. Cinquante
ans de droit (1962-2012) », Insaniyat / 57-58 | 2012 pp.73-89.
146
MEUR-FÉREC C., SUANEZ S.,(1999). Dynamiques naturelles et gestion des espaces
littoraux, Editorial. In: Méditerranée, tome 93, 4-1999 sous la direction de Serge Suanez,
Mireille Provansal et Carole Bruzzi. pp. 3-4.
MICHEL F., (1998). Tourisme, touristes et sociétés. L’Harmathan éd, 384 p.
MOISAN M., DE LA TORRE Y., (2014). Evolution du trait de côte en Guyane :
Caractérisation de la dynamique côtière entre 1950 et 2013 a |’échelle régionale.
Rapport final, BRGM/RP-62904-FR, 60 p.
MOORE L.J., (2000). Shoreline mapping techniques. Journal of Coastal Research,
16(1), 111-124. Royal Palm Beach (Florida), ISSN 0749-0208.
MOORE L. J., GRIGGS G.B., (2002). Long-term cliff retreat and erosion hotspots
along the central shores of the Monterey Bay National Marine Sanctuary. Marine
Geology, vol. 181, n°1-3, pp. 265 - 283.
MORTON R. A., MILLERT. L., MOORE L. J., (2004). National assessment of
shoreline change: Part 1: Historical shoreline changes and associated coastal land loss
along the U.S. Gulf of Mexico: U.S. Geological Survey Open-file Report 2004-
1043,45p.
MORTON R. A, MCKENNA K., (1999). Analysis and Projection of Erosion Hazard
Areas in Brazoria and Galveston Counties, Texas Journal of Coastal [Link]
Issue NO. 28. Coastal Erosion Mapping and Management (Spring 1999), pp. 106-120.
MOUATS W., (2015). Dynamique urbaine et transformations socio-spatiales de
l’habitat Individuel à Skikda, thèse de Doctorat Ès Sciences en Aménagement urbaine,
Universitéde Constantine1, 469 p.
MOUAZIZ BOUCHENTOUFN., (2016). Les habitants d’Oran face à l’agence
foncière. La lutte pour l’intégration urbaine, Cybergeo : European Journal of
Geography [En ligne], Aménagement, Urbanisme, document 798, 18 p, DOI :
10.4000/cybergeo.27858.
MOUZOURI M., IRZI Z., (2011). Évolution et morpho-dynamique de la plaine
côtière de Saïdia (littoral méditerranéen du Nord-Est du Maroc)durant la période 1958-
[Link] de l’Institut Scientifique, Rabat, section Sciences de la Terre, 2011, n°33,
pp. 65-76.
147
NEDELEC P., (2016). Saisir l’étalement urbain dans un contexte états-unien :
réflexions méthodologiques », Cybergeo : European Journal of Geography [En ligne],
Espace, Société, Territoire, document 762, URL : [Link] ;
DOI : 10.4000/cybergeo.27421.
NGUENDO YONGSI H.B., BRYANT C.R., Pirot F., (2007). Contribution des SIG à
l’analyse du paysage urbain d’une métropole d’Afrique tropicale humide (Yaoundé–
Cameroun), Canadian Journal of Regional Science/Revue canadienne des sciences
régionales, XXX: 1, (Spring/printemps 2007), pp. 133-154.
NIAZI S., (2007). Evaluation des impacts des changements climatiques et de
l’élévation du niveau de la mer sur le littoral de Tétouan (Méditerranée occidentale du
Maroc): Vulnérabilité et Adaptation. Thèse de doctorat d’état en Géosciences de
l’Environnement, UNIVERSITÉ MOHAMMED V – AGDAL, Rabat, 233 p.
NINON J., (2007). La dynamique urbaine à Mayotte : l’étalement de Mamoudzou et la
«périphérisation »des centres petits-terriens, Les Cahiers d’Outre-Mer, 240 | 2007, pp.
305-318.
OFFICE NATIONAL DES STATISTIQUES (ONS)., (1983). Régional des
statistiques, les wilayates de l’Ouest.
148
PARKER B., (2001). Where is the shoreline? The answer is not as simple as one might
expect. Hydro International 5(5): pp.6-9.
PASKOFF R., (1998). Conséquences possibles sur les milieux littoraux de l'élévation
du niveau de la mer prévue pour les prochaines décennies. In: Annales de Géographie, t.
107, n°600, 1998. pp. 233-248.
PASKOFF R., (1998). La crise des plages : Pénurie de Sédiments. Mappemonde n°52,
pp.11-15.
PASKOFF R., (1993). Côtes en danger. Collection «Pratiques de la géographie
»,Masson, Paris, 250 p.
PASKOFF R., (2010). Les littoraux, impact des aménagements sur leur évolution. Ed.
Armand Colin, 264 p.
PASKOFF. R, GAMBLIN A., (1999).Les littoraux, espaces de vies. In: Revue de
géographie de Lyon, vol. 74, n°1, 1999. Géographie des littoraux : la nature et les
hommes. 58 p.
PICOUET P., (2012). Editorial, Territoire en mouvement. Rev de Géographie et
aménagement, 16, 2012.
149
REGNAULD H., PLANCHON O., (2003). La notion de limite et les objets morpho-
climatiques littoraux : un enjeu théorique ? L’Information géographique volume 67, n°1,
2003. pp. 60-74.
REMAOUN K., (1981). Le littoral oranais d’Oran aux Andalouses, recherches
géomorphologiques. Thèse Doctorat 3ème cycle. Lille, Villeneuve d’Ascq. 320 p.
REMAOUN K., SMAHI Z., (2015).Le littoral oranais: impacts du développement des
infrastructures et des activités de loisirs sur l’environnement péri urbain. PNR-DDRS-
[Link] : 1112-3451,195 p.
REMAOUN K., SMAHI Z., et TRICKI N., (2016). Projet de recherche
d’établissement : «Mutations des campagnes d’après étude de cas des communes de
Misserghin, Boutlelis, El Amria et Oulhaç(Wilayas d’Oran et Ain Témouchent) ».57 p.
REYNAUD A., (1993). Roger Brunet, Robert Ferras et HervéThery, Les Mots de la
géographie, dictionnaire critique, 1992, coll. Dynamiques du territoire. In: Travaux de
l'Institut Géographique de Reims, n°83-84, 1993. Espaces africains en crise. Formes
d'adaptation et de réorganisation, sous la direction de Jean Domingo. pp. 148-154.
ROBERT S., (2016). Entre étalement et densification : une approche fine de
l’urbanisation littorale sur la Côte bleue, Provence, Cybergeo: European Journal of
Geography [En ligne], Espace, Société, Territoire, document 764, URL :
[Link]
ROBIN M., GOURMELON F., (2005). La télédétection et les SIG dans les espaces
côtiers. Eléments de synthèse à travers le parcours de François Cuq, Norois, n°
196,2005/3,pp. 11-21.
ROBIN M., (2002). Télédétection et modélisation du trait de côte et de sa cinématique.
In (BARON-YELLES N., GOELDNER-GIONELLA L., VELUT S., Ed.) Le littoral,
regards, pratiques et savoirs. Etudes offertes àFernand VERGER. Edition Rue d'Ulm,
2002, 384p / Presses universitaires de l'Ecole Normale Supérieure, Paris, pp. 95 - 115.
ROBINSON H., MORRISON J. L., MUEHRCKE P. C., KIMERLING A. J.,
GUPTILL S. C., (1995). Elements of Cartography, John Wiley & Sons, Inc., New
York, 1995, 6e edition (ISBN 0471555797).
ROLLAND-MAY C., (2000). Evaluation des territoires : concepts, modèle,
méthodes. Paris : Hermès, 382 p.
150
ROONEY J. J. B., FLETCHER C. H., (2000).A High Resolution, Digital, Aerial
Photogrammetric Analysis of Historical Shoreline Change and Net Sediment Transport
Along the Kihei Coast of Maui, Hawaii. Proceedings of the Thirteenth Annual National
Conference on Beach Preservation Technology, pp. 281-296.
ROQUES C., BENGOUBOU-VALERIUS M., LE COZANET G., (2010). Evolution
et dynamique du trait de côte de l'archipel guadeloupéen. Etude de 1956 à
[Link]/RP-58750-FR, 93 p, 28 illustrations, 5 annexes.
ROUBERTOU A., BONNEVAL H., (1965). La photographie aérienne en
hydrographie marine. In (CHEVALIER R.,Ed.) La photographie aérienne. Panorama
intertechnique. Gauthier - Villars Editeur, Paris, pp. 51 - 56.
SAINTENY G., (2008). L'étalement urbain, Annales des Mines - Responsabilité et
environnement 2008/1 (N°49), pp. 7-15. DOI 10.3917/re.049.0007.
SAKHO I., (2011).Evolution et fonctionnement hydro-sédimentaire de la lagune de la
Somone, Petite Côte, Sénégal. Sciences de l'environnement. Thèse de Doctorat en co-
tutelle : Universitéde Rouen(France) / UniversitéCheikh AntaDiop de Dakar(Sénégal),
214 p.
SALAUN S., ETIENVRE F., (2006). OCIO Y OCIOS : Du loisir aux loisirs en
Espagne (VIIIe -XXe siècles.). CREC, Universitéde la Sorbonne Nouvelle (Paris III).
386 p.
SDAAM, (2008). Schéma Directeur d’Aménagement de l’Aire Métropolitaine d’Oran.
Rapport de mission2 (MATET-DAM DIRASSET), 269p.
SEFOUHI L., (2013). Croissance urbaine et son impact sur l’environnement de la ville
de Batna (Bilan et perspectives) : cas des déchets solides urbains. Thèse de Doctorat en
aménagement du territoire. Université Hadj Lakhdar Batna, facultédes sciences.158 p.
SELKA S., BENAMAR A., (2001). Analyse radiale du tissu urbain d'Oran, Ve
rencontre de Théo Quant. Février 2001, 6 p.
SELTZER P., (1946). Le climat de l’Algérie. Institut de Météorologie et de physique
du Globe de l’université d’Alger. 250 p.
SHUI-SEN C., QIN-HUO L., LIANG-FU C., LI X., JINGFENG X.,(2003).
Monitoring of coastal changes and environmental impacts for the last
twodecadesusingremotesensing-a case study in LingdingBay, China, GARSS 2003. 2003
IEEE International Geoscience and RemoteSensing Symposium. Proceedings (IEEE Cat.
No.03CH37477), 2003, pp. 2365-2367 vol.4.
151
SOGREAH, BRGM, STCPMVN, (1987). Catalogue sédimentologique des côtes
françaises. Tome 10, la Corse, 110 p.
SPARFEL L., GOURMELON F., LE BERRE I., (2010). Approche Orienté-Objet De
L’occupation Des Sols En Zone Côtière. Télédétection, Editions des Archives
Contemporaines, 2010, 8 (4), pp.237-256.
SPIGA BOULAHBELS., (2005). L’urbain non planifié en Algérie : un signe avant-
coureur de la reconfiguration de la ville, Insaniyat / 2005 | 28 ,تايناسنإ, pp. 61-65. SRAT,
(2009). Schéma Régional d’Aménagement du Territoire de la région programme du
nord-ouest : horizon 2025. Rapport de la troisième phase : tableau de bord du SRAT
(MATET-DAM DIRASSET), 64 p.
STEPHANP., (2011). Quelques données nouvelles sur la mobilitérécente (1930-2008)
et le bilan sédimentaire des flèches de galets de Bretagne, Géomorphologie : relief,
processus, environnement, vol. 17 - n°2 | 2011, pp.205-232.
STEPHAN P., SUANEZ S., (2004). Mobilitédu trait de côte en baie de Saint-Michel-
en-Grève (Côtes d'Armor) ou le résultat d'une plage en accrétion. VIIIèmes Journées
Nationales Génie Civil – Génie Côtier, Compiègne. pp. 273-278.
STUMPP C., DUPAIN R. (1990). Contribution àl'étude de la dynamique littorale en
milieu estuarien. Article n°23 Actes 1ères JNGCGC, Le Havre 1990, pp. 265-274.
SUANEZ S., BRUZZIC., (1999). Aménagements de défense littorale et dynamique
côtière : exemple de la partie orientale du delta du Rhône (France méridionale). Les
Documents de la MRSH, n˚ 10, décembre 1999, pp. 101-112.
SUANEZ S., SIMON B., (1997). Utilisation de l'analyse diachronique dans l'étude de
l'évolution du littoral oriental du delta du Rhône (France, Sud-est). Photo-Interprétation,
n°1997/3-4, pp. 147 - 154.
TABOURIN R., ANDAN O.,ROUTHIER J.L, (1995). Les formes de la croissance
urbaine. Le modèle René bussiere appliqué à l’agglomération lyonnaise. Contrat de
recherche PIR-VILLE-DENSITES. Laboratoire d’économies des transports. CNRS,
UniversitéLumière LYON2.286 p.
TAGHIA Y., ALGOUTI Ab., ALGOUTI Ah., AZZAOUI K. A., AYDDA A.,
(2014). Apport de la télédétection à l’étude de la dynamique sédimentaire au sein de la
lagune Oualidia (Maroc). EuropeanScientific Journal September 2014 edition vol.10,
No.26,pp. 175-185, ISSN: 1857 – 7881 (Print) e - ISSN 1857- 7431.
152
TANNIER C., VUIDEL G., FRANKHAUSER P., (2007). Délimitation d’ensembles
morphologiques par une approche multi-échelle Application à la délimitation
morphologique des agglomérations. Actes des Huitièmes Rencontres de Théo Quant,
Besançon. ISSN 1769-6895.
153
LISTE DES FIGURES
154
LISTE DES FIGURES
155
Figure II.15. Exemple du calcul de l’indice LRR sur le site des Andalouses……. 47
Figure II.16. Evolution du trait de côte de la plage des Andalouses
entre 1985 et 2016……………………………………………………. 51
Figure II.17. Evolution du trait de côte àBousfer plage entre 1985 et 2016……….. 56
Figure II.18. Evolution du trait de côte du secteur Corales – La grande plage
entre 1985 et 2016………………………………….………………... 58
Figure II.19. Evolution du trait de côte du secteur CapFalcon plage
entre 1985 et 2016…………………………………………………… 61
Figure II.20. Evolution du trait de côte du secteur d’Ain Turck entre 1985 et 2016.. 63
Figure III.1. Nettoyage des images des erreurs de numération par filtrage
mathématique…………………………………………………………. 75
Figure III.2. Extension urbaine de la commune d’Oran entre 1985 et 2016………. 77
Figure III.3. Extension urbaine de la commune de Bir El Djir entre 1985 et 2016… 80
Figure III.4. Extension urbaine de la commune d’Es Sénia entre 1985 et 2016…… 81
Figure III.5. Extension urbaine de la commune de Sidi Chahmi entre 1985 et 2016. 82
Figure III.6. Extension urbaine de la commune de Misserghine entre 1985 et 2016. 84
Figure III.7. Extension urbaine de la commune de Boutlélis entre 1985 et 2016….. 85
Figure III.8. Extension urbaine de la commune d’Ain El Turck entre 1985 et 2016. 87
Figure III.9. Extension urbaine de la commune de Bousfer entre 1985 et 2016…… 89
Figure III.10. Extension urbaine de la commune d’El Ançor entre 1985 et 2016….. 90
Figure III.11. Densitébrute de la population d’Oran et ses périphériques
en 1985 et en 2016……………………………………………..…….. 93
Figure III.12. Répartition de la population de la commune d’Oran et ses
périphériques selon les recensements de 1977, 1987,1998 et 2008… 94
Figure III.13. Evolution du taux d’accroissement de la population et du rythme
d’urbanisation annuel moyen……………… ……………………….. 97
Figure III.14. Carte d’occupation du sol en 1960 des
deux communes (Boutlélis et Misserghine).………………………. 101
Figure III.15. Carte d’occupation du sol en 1985 des
deux communes (Boutlélis et Misserghine).………………………. 102
156
Figure III.16. Carte d’occupation du sol en 2016 des
deux communes (Boutlélis et Misserghine).………………………. 103
Figure III.17. Evolution des superficies cultivées par type de culture dans la
commune de Boutlélis………………………………………………. 110
Figure III.18. Evolution des superficies cultivées par type de culture dans la
commune de Misserghine…………………………………….……... 111
Figure III.19. Evolution des superficies arboricoles dans les deux communes…..... 119
Figure III.20. Evolution de la superficie viticole dans les deux communes……….. 120
Figure III.21. Evolution des superficies des cultures maraîchères
dans les deux communes…………………………………………….. 120
157
LISTE DES TABLEAUX
158
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I. 1. Classement des communes littorales étudiées selon leur taux de
croissance annuel moyen de la population…………………………………………. 19
Tableau I. 2. Densitéde population des communes littorales oranaises étudiées….. 19
Tableau II. 2. Cartes topographiques utilisées…………………………………….. 28
Tableau II. 3. Caractéristiques des satellites de DigitalGlobe……………………… 28
Tableau II. 4. Correction de l’image(2016) par rapport à la carte des sites d’étude. 34
Tableau II. 5. Correction image(2003) par rapport àl’image de référence………. 35
Tableau II. 6. Dimensions minimales de quelques signes linéaires conventionnels
(Donnay J.P. et Cornélis B., (2000)……………………………………………….. 38
Tableau II. 7 : Précision concernant la numérisation du trait de côte……………… 40
Tableau II. 8 : Estimation des erreurs inhérentes àla méthode
de délimitation du trait de côte…………………………………………………….. 41
Tableau II. 9. Sémiologie graphique des traits de côte…………………………… 48
Tableau II. 10. Mesures de l’évolution moyenne et annuelle du trait de côte
de la plage des Andalouses (1985-2016) basées sur l’indice EPR…………………. 49
Tableau II. 11. Mesure de l’évolution moyenne et du taux d’évolution
du trait de côte de la plage des Andalouses basée sur l’indice LRR (1985-2016)… 50
Tableau II. 12. Variations du trait de côte entre 1985 et 2016
selon les deux distances…………………………………………………………….. 52
Tableau II. 13. Valeur estimé des variations du trait de côte
àBousfer plage entre 1985 et 2016………………………………………………… 53
Tableau II. 14. Valeur des variations du trait de côte àCoralès
entre1985 et 2016 et en utilisant l’indice LRR…………………………………… 57
Tableau II. 15. Valeurs des variations du trait de côte
à Cap Falcon d’après l’indice LRR de 1985 à 2016………………………………. 60
Tableau II. 16. Valeurs des variations du trait de la côte d’Ain el Turck
entre 1985 et 2016………………………………………………………………….. 62
Tableau III. 1. Cartes topographiques utilisées à l’échelle du 1/25000…………….. 71
Tableau III. 2. L’historique des satellites LANDSAT (Source : NASA, 2018)……. 72
Tableau III. 3. Caractéristiques des bandes spectrales des capteurs
de Landsat. Source : NASA-USGS, 2018…………………………… 73
Tableau III. 4. Estimation des erreurs………………………………………………. 74
159
Tableau III. 5. Évolution des surfaces du bâti dans les communes étudiées
entre 1985 et 2016………………………………………………………………….. 76
Tableau III. 6. Part des terrains urbanisés et montagneux dans la commune d’Oran. 78
Tableau III. 7. Évolution des surfaces du bâti dans les communes côtières du
littoral occidental oranais entre 1985 et 2016…………………………………….. 86
Tableau III. 8. Evolution de la densitéde la population du PGUO et des
communes littorales et sublittorales (CLOO) entre 1987 et 2016…………………. 92
Tableau III. 9. Densitéréelle des communes des deux groupements (PGUO et
CLOO) entre 1985 et 2016………………………………………………………… 92
Tableau III. 10. Evolution de la population des communes du PGUO et du
CLOO entre 1977 et 2016 (Source: ONS)…………………………………………. 94
Tableau III. 11. Accroissement annuel moyen des communes du PGUO
et du CLOO entre 1977 et 2016…………………………………………………… 95
Tableau III. 12. Répartition des terres agricoles en termes de superficies dans la
commune de Boutlélis entre 2000 et 2016. (D’après la DSA d’Oran)……………. 108
Tableau III. 13. Répartition des terres agricoles en termes de superficies dans la
commune de Misserghine entre 2000 et 2016. (D’après la DSA d’Oran)…………. 109
Tableau III. 14. Superficies des classes d’occupation du sol (1960 - 1985 et 2016)
de la commune de Misserghine…………………………………………………….. 112
Tableau III. 15. Superficies des classes d’occupation du sol (1960 - 1985 et 2016)
de la commune de Boutlélis………………………………………………………… 112
160
LISTE DES PHOTOS
161
LISTE DES PHOTOS
Photo II. 1. Nouveau épi séparant le complexe à la plage publique aux Andalouses
(Date : 09/12/17)…………………………………………………………………... 51
Photo II. 2. Embouchure de l’Oued Hamadi aux Andalouses (Date : 09/12/17)….. 52
Photo II. 3. Vue de la partie ouest de Bousfer plage. (Date : 20/11/2017)………….. 54
Photo II. 4. Vue de la partie est de Bousfer plage dite "Peninica plage". ………….. 54
Photo II. 5. Embouchure de l’oued « Ouedit » sur la plage « Baisé » de Bousfer… 55
Photo II. 6. Plage de Bousfer dite "Le plancher". (Date : 09/12/2017)…………….. 55
Photo II. 7. Plage de Murdjane et son complexe touristique……………………….. 56
Photo II. 8. Vue de l’Est de la grande plage avec les deux épis et la station de
dessalement de l’eau de mer. (Photo prise le 20/11/2017)………………………….. 59
Photo II. 9. Vue de la partie ouest de l’Etoile plage. (date de prise de vue : le
20/11/2017)………………………………………………………………………….. 59
Photo II. 10. Les deux épis d’Eden plage. (Date : 09/12/17)…………………… 61
Photo II. 11. Vue de la partie ouest de Paradis plage. (Photo prise le 17/11/2017)… 64
Photo II. 12. Urbanisation au pied de Paradis plage. (Date : 12/05/2016)………… 64
Photo II. 13. La nouvelle route élargie CW84 coupant le cordon dunaire des
plages Bomo et Etoile. (Date : 09/12/17)…………………………………………... 66
162
Résumé
Le littoral méditerranéen de l’ouest algérien compris entre l’oued Kiss (frontière Algéro-marocaine) à
l’Ouest et l’Oued Taghzout à l’Est (wilaya de Mostaganem) s’étire sur prés de 446 Km. Tout en tenant compte
des limites naturelles et des délimitations réglementaires de cette vaste région, il a étéplus restreint, par besoins en
données statistiques, au cadre territorial représentépar les communes littorales et sublittorales de la wilaya
d’Oran. Cette zone, objet de notre étude caractérisée par des unités morphologiques variées constitue une zone
particulièrement intéressante pour l’étude et la compréhension de l’influence naturelle et anthropique sur sa
dynamique. La croissance démographique galopante, l’augmentation des activités économiques et touristiques et
aussi, l’urbanisation croissance ont conduit ces dernières années à des modifications de l’espace naturel et aussi à
une dégradation de l’environnement de certaines plages de ce littoral. Ce travail de thèse propose une
méthodologie basée sur deux types d’approches qui sont associées àtous les niveaux les SIG et la télédétection.
La première approche est consacrée à la mesure de l’évolution du trait de côte des plages de la baie d’Ain El
Turck à la Baie des Andalouses pour la période s’étendant de 1985 à 2016. Cette recherche a été basée sur une
méthodologie utilisant àla fois les cartes topographies de 1960, 1985, les images satellitaires de 2003, 2016 et
aussi, les quatre derniers recensements de la population et les données terrains pour mesurer cette dynamique
spatiale. La deuxième approche est divisée en deux axes. Le premier volévise àétudier la croissance spatiale de
toutes les communes de la région d’étude par la caractérisation et la quantification de tous les espaces urbanisé
durant la période de 31 ans appuyés par le SIG pour évaluer les surfaces bâties et leurs localisations. Le
deuxième axe concerne l’étude de la mutation de l’espace rurale des deux communes sublittorales à savoir
Misserghine et Boutlélis sur la période de 1960 à2016.
Mots clés : SIG, image satellitaire, trait de côte, littoral, urbanisation, espace rurale.
ملخص
ازوت فيƒƒرب ووادي تغƒƒة( في الغƒƒة الجزائريƒƒدود المغربيƒƒري بين وادي كيس )الحƒƒرب الجزائƒƒط للغƒƒبيض المتوسƒƒر األƒƒواحل البحƒƒد سƒƒتمت
لƒ من خال، كƒر ذالƒد أختصƒ فق،عةƒة الشاسƒذه المنطقƒة لهƒدود التنظيميƒة والحƒدود الطبيعيƒاة الحƒ ومع مراع. كلم444 الشرق )والية مستغانم( حوالي
يزتƒƒتي تمƒتنا الƒƒوع دراسƒ موض، ةƒƒذه المنطقƒƒ ه. إللطار اإلقليمي الذي تمثله البلديات الساحلية وشبه االستوائية لوالية وهران، االحتياجات اإلحصائية
وقد أدى النمو.بوحدات مورفولوجية مختلفة تشكل منطقة مثيرة اللهتمام بشكل خاص للدراسة وفهم التأثير الطبيعي واإلنثروبولوجي على ديناميكيتها
دهورƒذلك للتƒ وك،ةƒة الطبيعيƒيرات في البيئƒيرة إلى تغيƒنوات األخƒدن في السƒو التمƒ وزيادة األنشطة االقتصادية والسياحية وكذلك نم،السكاني السريع
اتƒƒام المعلومƒƒتويات بنظƒƒع المسƒƒة على جميƒƒاهج المرتبطƒƒوعين من المنƒƒوم على نƒƒة تقƒƒالة منهجيƒƒذه الرسƒƒ تقترح ه.البيئي لبعض شواطئ هذا الساحل
ةƒƒذا البحث إلى منهجيƒتند هƒƒ اس6154. إلى5891 ترة منƒƒدلس للفƒƒتر إلى خليج األنƒ من خليج عين ال.اطئƒƒيكرس النهج األول لقياس تطور ساحل الش
يرة منƒƒة األخƒƒدادات األربعƒƒ التع، ًاƒ وأيض6154 امƒƒ ع، 6112 امƒƒ صور األقمار الصناعية لع، 5891 ، 5841 باستخدام الخرائط الطبوغرافية لعام
دياتƒƒع البلƒƒاني لجميƒƒ أول طار يهدف إلى دراسة نمو المك. وينقسم النهج الثاني إلى محورين.البيانات السكانية والميدانية لقياس هذه التحوالت المكانية
اطقƒييم المنƒة لتقƒات الجغرافيƒدعم من نظم المعلومƒنوات بƒ س25 ترة منƒل الفƒرية خالƒاطق الحضƒع المنƒدير لجميƒيف وتقƒفي منطقة الدراسة لتوص
حتى عام5841 المحور الثاني يتعلق بدراسة تحول الفضاء الريفي للبلديتين شبه الساحلية مسرغين و بوتليليس خالل الفترة من عام.والمواقع المبنية
6154.
. الفضاء الريفي، التمدن، الخط الساحلي، الشريط الساحلي، صور األقمار الصناعية، نظم المعلومات الجغرافية: الكلمات المفتاحية
Abstract
The Mediterranean coast in the West Algerian understood between oued Kiss (Algero -marocaine
stretches nearly 446 Km. border) to the West and the oued Taghzout in the East (Mostaganem province) Taking
into account natural limits and regulatory boundaries of this vast region, it has been more restricted, by needs in
statistical data, the territorial framework represented by the coastal and sublittoral township in the area, object of
our study characterized by varied morphological units is a particularly wilaya of Oran. This
interesting area for the study and understanding of the natural and anthropic influence on its dynamics. Galloping
population growth, the increase of economic and tourist activities and also , urbanization growth have led recent
changes of the natural space and also a degradation of the environment of some beaches of this coastline. This
thesis work proposes a methodology based on two types of approaches that are associated The first approach
focuses on the measurement of the evolution of .with all levels of GIS and remote sensing the coastline of the beaches
from the Bay of Ain El Turck to the Bay of Andalouses for the period [Link] research was based on a
methodology using both topographic maps of 1960, 1985 and satellite images of 2003, 2016 and also the last four
censuses of the population and field data to measure this dynamic space. The second approach is divided into two
axes . The first axe aims to study the spatial growth of all municipalities in the region of study by the characterization
and quantification of all spaces urbanized during the period of 31 years supported by GIS to evaluate the built -up
surfaces and their locations. The second section concerns the study of the transformation of the rural space of two
.sublittoral townships namely Misserghine and Boutlélis over the period 1960 to 2016
urbanization, rural space. ,Key words: GIS, satellite image, coastline, coastal