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Histoire du Volley-Ball depuis 1895

Ce document détaille l'historique du volley-ball de sa création en 1895 jusqu'aux années 1980. Il est divisé en deux grandes périodes : avant 1947 où le volley-ball se développe aux États-Unis puis dans le monde, et après 1947 avec la création de la fédération internationale et l'organisation des premiers championnats internationaux.

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Histoire du Volley-Ball depuis 1895

Ce document détaille l'historique du volley-ball de sa création en 1895 jusqu'aux années 1980. Il est divisé en deux grandes périodes : avant 1947 où le volley-ball se développe aux États-Unis puis dans le monde, et après 1947 avec la création de la fédération internationale et l'organisation des premiers championnats internationaux.

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HISTORIQUE DU VOLLEY BALL

Deux grandes périodes dans l’histoire du Volley Ball :


- Avant 1947
- Après 1947

1947 : Création de la F.I.V.B (Fédération Internationale de Volley Ball) dont lune


des premières tâches à été l’unification des règles du jeu.

A) – AVANT 1947.

En 1895, WILLIAM MORGAN (1870-1942) né dans l’état de New York, étudiant au


collège de l’YMCA de Springfield, puis en 1894 Directeur de l’Education Physique à
l’Y.M.C.A (Young Men Christian Association) au Collège d’Holyhoke dans l’état de
Massachusetts, invente le jeu de Volley-ball, appelé à l’origine MINTONETTE.

Il recherchait pour le « Businessmen » qui suivaient ses cours le matin, un jeu


récréatif sans contact, pouvant se pratiquer avec un matériel sommaire.
Il s’inspira du Tennis et du Basket Ball inventé en 1891 par JAMES NAISMITH, qu’il
avait connu au Collège.
Il utilisa le ballon de Basket : trop lourd, puis la vessie de ce ballon : trop léger, il fit
fabriquer un ballon en cuir avec une vessie de caoutchouc pesant environ 300 g.

William MORGAN présente ce jeu lors de la conférence des directeurs de l’éducation


physique de l’ Y.M.C.A. organisée à Springfield à la grande satisfaction de tous.
C’est en 1910, que Monsieur HALSTEAD lui donne son nom de Volley-ball, plus
suggestif et descriptif de l’action.

Cette activité permettant d’effectuer un effort soutenu et procurant une véritable


détente connu très vite un grand succès auprès des sportifs et de la foule aux USA.

Il codifie les règles du jeu récréatif en 1897 :


- L’équipe était composée de 9 joueurs répartis en 3 lignes de 3 joueurs sur un
terrain long de 15 à 22 mètres de large et de 9 à 11 mètres.
- La hauteur du filet variait de 2.20 m à 2.40 m.
- Le nombre de passes était illimité dans chaque équipe.
Ce jeu se développe très rapidement, en 1900 le Canada l’adopte, et en 1905 il fait
son apparition à Cuba.

Le mouvement de la jeunesse chrétienne (Y.M.C.A.) va faire connaître ce jeu dans le


monde entier, et vers 1910 il gagne l’Orient et figure en 1913 au programme des jeux
à MANILLE. Cette même année, il apparaît en RUSSIE, au JAPON et en CHINE. ;

Son développement est spécifique selon les pays, chacun ayant ses propres règles
de jeu.
En 1917, il est importé en FRANCE et dans toute l’EUROPE par les troupes du corps
expéditionnaire Américain ; sa propagande est rapide, et en 1920, le volley-ball est
adopté comme grand jeu par l’école de Joinville (pépinière d’éducateur sportifs). Il se
développera sur les plages à partir de 1924, dans les camps de naturistes et dans
certaines associations, et notamment à l’association des jeunes émigrants russes
chassés de leur pays par le révolution d’octobre et réfugiés en France : l’Action
Chrétienne des Etudiants Russes (A.C.E.R.) filiale de l’Y.M.C.A, dont le siège est à
Paris (Bd Montparnasse)

A cette époque se déroulent en France, les Jeux interalliés au stade PERCHING


dans le Bois de Vincennes. C’est la naissance officielle du volley-ball en France.

Il apparaît en TCHECOSLOVAQUIE en 1920, en BULGARIE en 1922.

En 1924, à l’occasion des Jeux Olympiques à Paris, des démonstrations sont faites
sur la pelouse du stade de Colombes.

En France, dès 1927, le volley-ball est enseigné systématiquement à tous les


éducateurs sportifs par les professeurs américains : ANDERSON et MAC
NAYGTEN.

En 1928, l’Association de volley américaine organisa le 1er championnat national de


volley aux USA qui se déroula à l’YMCA Central de Brooklyn avec 23 équipes de 11
états de l’YMCA et du Canada.

En France, les premières compétitions organisées ont lieu en 1929, grâce aux
associations sportives d’émigrés russes, à la FSGT, et aux clubs de vacances (clubs
de plages). Elles regroupaient environs 205 joueurs.

En 1931, l’ACER organise une grande fête sportive à la Napoule, des équipes
féminines s’y produisent pour la première fois en France.

En 1933, à Paris la première rencontre internationale est organisée à huis clos entre
Russes et Estoniens.

Le 24 février 1936, la Fédération Française de Volley-ball (F.F.V.B) est crée par M.


Félix CASTELLANT qui en sera le premier président. Les premières règles officielles
sont éditées :
- Le terrain mesure de 15 à 22 mètres sur 9 à 11 mètres.
- La hauteur du filet est fixée à 2m40.
- Le nombre de joueur est illimité.
- Le service est effectué derrière toute la ligne de fond (à nouveau en vigueur
en 1994)
- La partie est jouée en 2 sets gagnants de 15 à 21 points.
Seules 7 fautes (gestes ou dispositions des joueurs) entraînent une sanction, aucune
ne se réfère à un point technique précis.

En 1938, organisation du 1er championnat de France masculin officiel, ne comportant


que 4 équipes parisiennes ; la SS Amicale de Paris inaugure le titre.
Cette même année a lieu au stade Pierre de Coubertin, la 1ère rencontre
internationale organisée par la France : FRANCE-GRECE (2-3) au cours de laquelle
on note une nette amélioration de la technique de jeu, (grande proportion d’émigré
russes dans l’équipe de France).

En 1939, l’équipe des étudiants russes du PUC participe aux jeux universitaires de
Monaco, elle terminera 4ème derrière la LETTONIE, l’ESTONIE et le BRESIL.

En 1941, se déroule le premier championnat de France féminin remporté par la Villa


Primerose de Bordeaux, et le premier championnat scolaire et universitaire.

Malgré la deuxième guerre mondiale, la progression du VB est constante tant par le


nombre des pratiquants que par la qualité technique des équipes. (On évalue le
nombre des pratiquants à environs 18000). La comparaison des effectifs à la veille
de la guerre, avec ceux de 1944, surprend : de 211 licenciés et 18 clubs en 1938, on
passe à 1397 licenciés et 406 clubs en 1944. Parmi les clubs les plus connus, sont
créées à cette période, les sections de volley du Racing Club de France, du Stade
Français, du SC Colombes, d’Asnières, de Clamart (section féminine) et de l’AS
Cannes.
Cette augmentation s’explique par la libre circulation autorisée sur tout le territoire
pour les matches et des repas conséquents d’après match, avantages énormes
procurés par la compétition, en période d’austérité.

En 1945 Félix CASTELLANT laisse son poste de Président à Paul LIBAUD, afin de
se consacrer aux relations internationales.

Le dimanche 20 avril 1947, à l’initiative des fédérations de FRANCE, de POLOGNE


et de TCHECOSLOVAQUIE (1ère Fédération mise en place en Europe en 1922), la
fédération Internationale de Volley-ball (F.I.V.B.) est créée, 11 autres Fédérations y
adhèrent : Belgique, Brésil, Hollande, Hongrie, Italie, Egypte, Roumanie, Portugal,
Uruguay, USA et Yougoslavie ; le Japon y adhèrera en 1951.
Le siège est à Paris, Paul LIBAUD est élu président, et le restera jusqu’en 1984.
Des règles officielles communes sont édictées :
- La hauteur du filet homme passe à 2m43, et dame, à 2m24.
- Seuls les avants sont autorisés à contrer.
- Les temps morts sont réduits à 2 par set, et seront d’une durée maximale
d’une minute.
Elles sont à la base des règles actuelles.

En 1947, Paris a la charge de l’organisation des Jeux Mondiaux Universitaires, le


volley y figure pour la première fois.

B) – APRES 1947.

Le premier fait marquant de cette période sera l’organisation du 1er championnat


d’Europe masculin à ROME en 1948.

1949 à PRAGUE : 1er Championnat du MONDE masculin


Et : 1er Championnat d’EUROPE féminin
Et à cette occasion se déroule le deuxième congrès de la F.I.V.B. (24 fédérations
nationales y participent).

1952 à MOSCOU : 2ème Championnat du MONDE masculin


Et : 1er Championnat du MONDE féminin
1957, l volley-ball est reconnue comme sport Olympique et il figurera pour la
première fois aux J.O. de TOKYO en 1964, en masculin et en féminin. C’est le seul
sport collectif dont les équipes féminines et masculines sont admises aux J.O.
Le Brésil est la seule équipe à avoir participé à tous les J.O. depuis 1964.

En se référant aux résultats des différents championnats d’Europe, du Monde et des


J.O., on note une suprématie européenne de 1947 à 1960 par la domination de la
TCHECOSLOVAQUIE et de l’URSS. Mais à partir de 1960, s’installe la suprématie
japonaise fortement disputée par l’URSS.

Puis l’URSS a repris la première place mondiale, mais actuellement on peut dire que
plusieurs pays dominent au plus haut niveau mondial :
- En masculin : ITALIE, CUBA, BRESIL, PAYS BAS, RUSSIE, avec l’apparition
de la YOUGOSLAVIE au Championnat du monde de 1998.
- En féminin : CUBA, CHINE, BRESIL, RUSSIE.

En 1960 la Confédération Européenne de volley-ball crée la coupe d’Europe des


clubs champions.

En 1967, un organisme suisse, a établi un classement de la diffusion des différents


sports dans le monde : sur 54 fédérations, dont 28 reconnues comme sport
olympique, le Basket et le Volley avec chacune 65 000 000 de pratiquants arrivent en
tête, devant l’Athlétisme et le Football qui possèdent moins de pratiquants mais plus
de fédérations affiliées. Le classement s’établissait ainsi :
- BASKET 65 000 000 127 Fédérations
- VOLLEY 65 000 000 110 Fédérations
- FOOT 25 800 000 135 Fédérations
- ATHLE 19 500 000 143 Fédérations

En France on note une augmentation de 30% des licenciés, soit 30 000 au total,
avec une augmentation de 30% des jeunes et 35% des femmes.

En 1984, présidence de la FIVB passe au Mexique au Docteur RUBEN ACOSTAH.

En 1988 il y avait un peu plus de 140 000 000 de pratiquants licenciés recensés. 176
fédérations affiliés et 500 000 000 de pratiquants dans le monde.
1988, voit la mise en place par la FFVB, de la Ligue Promotionnelle de Volley-ball
(LPVB), chargée de gérer les intérêts des clubs de haut niveau (N1A et N1B chez les
masculins, et N1A chez les féminines).

En 1989, la FFVB enregistre une progression de 20% en 1 an, passant de 79 400 à


95 200 licenciés.
Cette année marque l’arrêt de la suprématie des pays de l’Est sur le championnat
d’Europe masculin, l’URSS terminant 4ème derrière l’Italie, la Suède et la Hollande.
En 1990, la FIVB crée la Ligue Mondiale de Volley-ball qui a pour but de promouvoir
l’image du volley-ball à partir d’un événement annuel itinérant.
Elle regroupe les 8 meilleures équipes nationales du Monde :
- 2 pour l’Asie (Chine et Japon)
- 2 pour les Amériques (Brésil et USA)
- 4 pour l’Europe (France, Hollande, Italie et URSS)
En septembre 1993, le Beach-volley (2X2) est reconnu Sport Olympique par le CIO
lors de sa 101ème session à Monaco. Est organisé le premier Championnat d’Europe
de cette spécialité. En 1996 il figure pour la première fois au programme des J.O.
d’Atlanta, en féminin et masculin.

En janvier 1999, on compte un peu plis de 160 000 000 de licenciés en salle et
environs 50 000 000 en beach-volley, et en 2000, 218 fédérations affiliées à la FIVB,
1ère Fédération Mondiale.
La FFVB comptabilise 90 000 licenciés dont 52% de femmes.

En conclusion, on peut dire qu’en une trentaine d’année le Volley-ball s’est


universalisé pour devenir le premier sport mondial pour la célébration de son
centenaire en 1995.
ANALYSE DES CARACTERISTIQUES EN RELATION AVEC L’ACTIVITE DU
JOUEUR

Comparé aux autres collectifs utilisant un ballon comme un instrument de jeu, le VB


se différencie sur les points suivants :

A) Relation joueur - ballon, maniement du ballon.

- C’est le seul sport où le ballon joué à la main ou au pied, ne peut être tenu,
bloqué, lancé et en contact avec le sol.
Le ballon est joué immédiatement en déviation par le joueur qui reçoit, ce qui
nécessite de sa part une attitude d’attente pré - dynamique et prospective
impliquant les notions de concentration, d’équilibre et d’anticipation ; la
mobilité des appuis du joueur non possesseur du ballon est permanente : il
doit s’orienter vers le porteur de balle (prise d’informations sur les intentions et
l’action de ce joueur) puis vers la zone où il devra diriger ce ballon pendant
que ce dernier lui est adressé, tout en se déplaçant vers la trajectoire du
ballon.
La mobilité et l’orientation du joueur conditionnement l’amplitude du champs
de vision du jeu : le joueur doit prendre le plus rapidement possible des
informations sur la trajectoire de balle, le placement des partenaires, des
adversaires afin d’adapter son comportement au déroulement de la phase de
jeu et pouvoir répondre à la situation du moment, ceci impliquant la notion de
décentration par rapport au ballon.

- De plus, les principaux gestes techniques d’intervention sur la balle ne sont


pas des gestes naturels de la vie courante et ils s’exécutent dans des
conditions inhabituelles d’équilibre, dues à la position de la tête, relevée,
regard portée vers le haut, position dans laquelle les repères visuels habituels
n’existent plus.

B) Organisation et déroulement du jeu

- Les 6 joueurs d’une équipe évoluent sur un terrain relativement petit (9mx9m),
cette densité fait qu’il se crée une tendance à ne pas être « concerné » et
repose les problèmes de concentration, d’analyse de trajectoires et de
maîtrise du ballon.
Le terrain de jeu (18mx9m) est séparé en 2 camps (9mx9m) par un filet
représentant l’obstacle à faire franchir au ballon, ce qui fait qu’ils n’y a pas de
contacts entre les joueurs des deux équipes ni d’interpénétration des joueurs
d’une équipe dans l’autre camp. Cependant les notions d’attaque et de contre-
attaques (relance) subsistent.
Le fait qu’il n’y ait pas de contacts avec l’adversaire pourrait laisser penser
que l’exécution des gestes techniques est facilitée par rapport aux autres
sports collectifs ; cette facilité n’est qu’apparente, car elle est compensée par
les exigences techniques du règlement, relatives aux différentes interventions
sur le ballon, à savoir que chaque faute technique donne un point à
l’adversaire, et peut entraîner la perte du service.

- Le temps de jeu n’est pas limité ; jusqu’au 31 décembre 1998, un match se


joue en 3 sets gagnants de 15 points, avec 2 points d’écart jusqu’à l’égalité à
16, le set se terminant au 17ème point marqué par l’une des deux équipes. En
cas d’égalité à 2 sets partout, le 5ème set déterminant se joue au tie-break
(set décisif), chaque échange entraînant le gain de point, par l’équipe qui le
gagne ; contrairement aux autres, ce dernier set ne peut être gagné qu’avec 2
points d’écart en cas d’égalité à 16 partout.
A partir du 1er janvier 1999, un match se déroulera toujours en 3 sets
gagnants, mais de 25 points « RPS » (tie break) avec 2 points d’écart. En cas
d’égalité à 2 sets partout, le set décisif se jouera en 15 points « RPS » (tie
break) avec 2 points d’écart.

C) Plan tactique

- C’est le seul sport dans lequel, une place est imposée aux joueurs sur le
terrain avant chaque engagement et une rotation est obligatoire à chaque gain
du service ; ceci implique le passage de chacun des joueurs aux 6 postes
différents (3 AR et 3 AV) les obligeant à accomplir les différentes taches
imposées par le jeu : servir, défendre, attaquer. Ceci limite une trop grande
spécialisation et oblige donc les joueurs à maîtriser tous les gestes techniques
fondamentaux. A un certain niveau de jeu, la spécialisation de rôle existe,
mais une spécialisation qui limiterait les habiletés techniques du joueur à son
rôle, doit être exclue, car l’adversaire pourrait profiter de ses faiblesses.
Cependant, un tournant ver la spécialisation est pris par le Congrès de ka
FIVB en 1998 pour renforcer la défense, en instaurant une nouvelle règle
applicable au 1er janvier 1999 : un joueur spécialisé en défense et réception
« le libéro », pourra remplacer un arrière pendant les arrêts de jeu, autant de
fois que ce sera nécessaire. (Voir modalités dans l’évolution du jeu »)

- Les changements de joueurs ne sont pas libres comme les autres sports
collectifs de petit terrain, ils sont limités à 6 par équipe et par set. (sauf depuis
1998, pour « le libéro » pour lequel les changements sont illimités). Ils doivent
remplir les conditions suivantes :
1) Un joueur de la formation initiale peut sortir du jeu une seule fois par
set et ne peut rentrer en jeu à nouveau qu’à la place du joueur qui l’a
remplacé précédemment.
2) Un joueur remplaçant ne peut entrer en jeu qu’une seule fois par set à
la place de n’importe quel joueur de la formation initiale mais il peut être
changé que par le même joueur qu’il avait remplacé.

- Avant 1999, selon les sets, le point pouvait être marqué après gain de
l’échange, avec ou sans le service. La prise de risques, par une équipe,
pouvait donc être plus grande quand elle était en possession du service, dans
les sets ne se jouant pas au « tie-break », si elle perdait l’échange, elle perdait
le service mais pas de point. Maintenant la prise de risques est limitée par le
décompte « tie-break » généralisé à tous les sets, chaque faute étant
sanctionnée par le gain d’un point par l’adversaire.
- Sur le plan relationnel, la recherche d’une efficacité maximale impose :

1) Une disponibilité permanente des joueurs très dépendants les uns aux
autres au sein du collectif : les interventions possibles d’un joueur sur le
ballon, étant directement conséquentes de l’action précédente et
déterminante pour l’action suivante.
2) La mise en place d’une véritable communication qui se développera à
partir des informations que le joueur perçoit (attitude des partenaires,
trajectoires…) et des informations qu’il transmet à ses partenaires (par
son orientation, son placement, son déplacement…) Il faut que ces
informations aient pour tous la même signification, d’où la nécessité
d’un langage commun défini comme étant la même compréhension des
différentes situations de jeu, des différents signaux visuels et auditifs
par l’ensemble des joueurs collectifs. La perception et l’analyse des
situations successives doivent se faire pendant la circulation de la balle,
d’où l’importance en volley-ball, de la décentration par rapport au ballon
et de l’organisation des prises d’informations nécessaires à l’adaptation
du joueur à la situation du moment, qui se feront par un travail
d’élargissement de la vision centrale vers la vision périphérique.
EVOLUTION DU JEU

INTRODUCTION

En une centaine d’année d’existence, le volley-ball s’est considérablement


développé en passant du simple jeu récréatif au sport moderne athlétique que nous
connaissons actuellement.
A quoi attribuer ce succès et comment s ‘est faite cette évolution ?

A l’origine du jeu lui même : attrayant, aux règles simples qui permettaient de se
passer d’arbitre, à l’absence de contacts avec l’adversaire, à la composition de
l’équipa (mixte, sans limite d’age), au terrain facilement aménageable (1 filet et
2 poteaux transportables) : c’était un sport idéal pour les loisirs et la détente.
Aujourd’hui c’est un sport de compétition, règlementé, athlétique et spectaculaire, et
qui s’inscrit dans le professionnalisme.

La rotation du service devient obligatoire en 1916, de 9 joueurs, on passe à 6 joueurs


en 1918 et les passes illimités à l’origine sont limités à 3 en 1922. En 1937 on
délimita la zone d’attaque par une ligne parallèle au filet et à 3 mètres de celui-ci.
Ces différentes règles sont apparues dans les différentes zones où se pratiquait le
volley-ball et sont unifiés en 1947 par la F.I.V.B. (cf., historique du VB)
Ce sont les soviétiques qui ont fortement influencé le VB dans ses règles et dans la
pratique, en démontrant qu’il pouvait être un sport de haute compétition, ceci dès
1949. Toutes les équipes du monde se sont inspirées de leur technique, leur tactique
et leur méthode d’entraînement jusqu’en 1960, début de l’ère Japonaise. Les qualités
physiques : vitesse, détente, puissance, coordination, résistance, souplesse ;
les qualités psychiques et morales : volonté, courage, combativité, concentration,
esprit collectif sont dès lors mises en évidence.

L’évolution technique, tactique et parallèlement du règlement (les lois du jeu sont


régies par les Congrès Olympiques ce qui fait qu’elles ont une durée de vie minimale
de 4 ans) a toujours été guidée par le maintien de l’équilibre des rapports de force :
Attaque / Défense et Service / Réception.

A) - EVOLUTION DU RAPPORT DE FORCE : ATTAQUE / DEFENSE.

Quand un élément apparaissait en attaque, détruisant l’équilibre en faveur de


l’attaque, une parade défensive ne tardait pas à paraître pour tendre à rétablir le
rapport de force attaque / défense.

Ainsi dès l’apparition du smash en 1932, est né le contre individuel, puis collectif,
ayant pour conséquence une modification du système défensif. L’efficacité du contre
a entraîné un changement de stratégie et de structure de l’équipe. De 3 passeurs +
3 attaquants, la structure d’équipe est passée à 4 attaquants et 2 passeurs, puis
5attaquants et 1 passeur, afin d’augmenter le potentiel offensif au filet, en utilisant la
tactique de pénétration du passeur évoluant en ligne arrière, dans la zone d’attaque.
Ceci libérait les 3 joueurs avant pour l’attaque, la passe d’attaque étant effectuée par
le passeur pénétrant. (Tactique pratiquée à partir de 1937, date de l’apparition de la
zone d’attaque).
A partir de 1964 aux J.O. de TOKYO, le congrès de la F.I.V.B. modifie la règle du
contre, en autorisant désormais les contreurs à passer les mains de l’autre coté du
filet. Cette possibilité de franchir le plan du filet, au moment de l’attaque adverse, a
augmenté l’efficacité de la défense haute, les contreurs neutralisant plus facilement
les attaques smashées chez l’adversaire. Devant cette nouvelle parade défensive,
deux solutions offensives ont été développées :

1- Recherche par les équipes d’Allemagne de l’Est, de l’URSS, de Pologne, de


grand gabarits capables de passer au dessus du contre, en adoptant une
tactique de jeu simple : passes hautes des passeurs pour les attaquants.
Cette solution eut certes des résultats mais au détriment du spectacle
(ralentissement du jeu) et de l’engouement populaire (rythme de jeu
monotone).
2- Solution présentée par les Japonais (de gabarit inférieur mais rapides et
habiles) au championnat du monde à Prague en 1996 ; ils démontrèrent qu’en
adoptant un jeu rapide, basé sur des combinaisons offensives variées, le
Volley-ball pouvait être efficace en attaque en devenant spectaculaire.
L’organisation offensive garde toujours un passeur spécialisé comme directeur
de jeu, effectuant des passes variées dans leur forme et leur vitesse (tendu,
haute, courte…)vers les attaquants dont les courses d’élan sont tout aussi
variées dans l’espace et dans le temps.
Cette solution a été reprise par beaucoup de pays au championnat d’Europe
en Turquie en 1967 (URSS, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie…).
La particularité de ce jeu offensif japonais était d’utiliser toute la longueur du
filet pour l’attaque et en 1968, la F.I.V.B cherche une solution pour délimiter le
champs d’attaque au dessus du filet ; des mires de 1m80 placées à 10 cm à
l’extérieur de la bande blanche verticale de l’extrémité du filet, sont
envisagées.

La défense basse est facilitée par l’utilisation du geste technique introduit par les
japonais pour la réception de leurs services flottants : la manchette, remplaçant
définitivement les roulades dorsales défensives avec reprises à 2 mains. Cette
manchette à 1 bras ou à 2 bras, modifiera les interventions défensives par
l’introduction des différents plongeons que nous connaissons actuellement.

Pour renforcer la défense haute, on autorise en 1970 la reprise de balle par les
contreurs, après un contre effectif (donc 2 touches effectives par un même joueur).

En 1972, après le Congrès des J.O de Munich, les mires deviennent obligatoires et
les joueurs ont le droit d’empiéter la ligne centrale.

En 1976, après le Congrès des J.O de Montréal, les mires sont ramenées à 9m de
distance l’une de l’autre. Elles sont alors placées sur la bande blanche verticale du
filet, perpendiculairement aux lignes du terrain. Et, pour permettre une meilleur
relance offensive, on autorise 3 touches de balles après le contre effectif.

Pour augmenter le potentiel offensif, depuis une dizaine d’année (1984 J.O. Los
Angeles) les attaques des arrières rentrent dans les schémas offensifs ;
conformément au règlement, un joueur peut attaquer à la seule condition qu’ils
prenne son impulsion dans la zone arrière sans mordre la ligne des 3 mètres, et,
comme il peut retomber dans les 3 mètres, il en résulte que dans chaque
organisation offensive il peut y avoir 5 attaquants possible au filet. Ce qui n’est pas
sans poser de problèmes à l’organisation du contre.
En 1992 après le congrès des J.O. de Barcelone, le contact avec le ballon est
autorisé à partir du dessus des genoux, élargissant les possibilités d’interventions
défensives du joueur.

En 1994, au championnat du Monde en GRECE, le Congrès de la F.I.V.B. autorise


ce contact à la jambe et aux pieds.
Une plus grande tolérance technique est accordée à la première intervention
défensive,

En 1998, au championnat du Monde au JAPON, le Congrès de la F.I.V.B. réuni du


28 au 30 novembre 1998 à Tokyo, introduit des nouvelles règles applicables au 1er
janvier 1999, pour renforcer la défense.
- Introduction d’un joueur « libéro » : mentionné sur la feuille de match dans ce
rôle, il doit porter un maillot de couleur différente.
C’est un joueur défensif spécialisé, il peut remplacer n’importe quel joueur de
la ligne arrière, sans que cela nécessite une demande de changement de
joueur et autant de fois que cela est nécessaire pendant un même set. Il ne
peut être remplacé, quand il arrive sur la ligne avant, que par le joueur auquel
il est substitué. Un échange doit être joué entre deux remplacements le
concernant. Ces remplacements se font pendant les arrêts de jeu.
Le « libéro » qui est défenseur/réceptionneur n’a pas le droit d’attaquer aux 3
mètres au dessus du filet, de contrer, ni de servir, (il remplacera le joueur
après que celui-ci ait servi). Il ne peut faire une passe à 2 mains, attaquables
plus haut que le filet, que s’il se situe dans la zone arrière ; dans les 3 mètres,
il ne peut transmettre le ballon à un attaquant qu’en effectuant une manchette.
Le « libéro » ne peut pas être capitaine.
- Toucher la ligne centrale redevient une faute. Il est permis de toucher le camp
adverse avec une main à condition qu’une partie de celle ci soit en contact ou
au dessus de la ligne centrale.

Ces nouvelles règles prendront effet en France au début janvier 1999, pour le
Championnat de France division « PRO A », et seront généralisées pour le
championnat 1999-2000 dans toutes les divisions.
Les règles concernant le « libéro », ont été appliquées au championnat du Monde de
1998 au Japon.

B) – EVOLUTION DU RAPPORT DE FORCE : SERVICE / RECEPTION

Le service a subi lui aussi une évolution, il cesse d’être un simple engagement pour
devenir une arme d’attaque ; son but tactique devient :
- marquer le point direct
- ou, empêcher l’organisation offensive adverse.
Sont apparus successivement :
- les services puissants (balanciers ou tennis) qui ont assuré une supériorité
manifeste aux première équipes les ayant utilisés (URSS).
- Le tennis flottant apparaît au championnat du monde de 1956) Paris, dans
l’équipe américaine qui remporta des succès inattendus, et termina 5ème.
- Puis, le balancier flottant est employé par les équipes japonaises appelé
longtemps « service japonais ». Très au point ce service ne permettait plus les
reprises de balle en passe haute sans faire de faute technique, le ballon se
déplaçant latéralement sur sa trajectoire, avec une amplitude de 1m à 1m50.
Pour obtenir cet effet, il faut frapper la balle sans lui donner d’effet, donc avoir
une frappe centrée et brève. L’autre particularité de ce service est de tomber
brusquement vers le sol d’où la difficulté de se placer sous la balle pour
réceptionner ce type de service, qui a contribué également à la suprématie du
volley-ball japonais dans le monde.
Les japonais ont bien sûr, introduit dans la technique du VB, le moyen de
réceptionner ce type de service, c’est l’apparition d’un nouveau geste en 1960 : la
manchette, qui permet avec la reprise de balle sur les avant-bras en dehors de l’axe
du corps, une meilleur efficacité en réception. (Cette manchette sera dès lors utilisée
également à 1 bras ou à 2 bras en défense basse).
A cette même époque, pour permettre aux réceptionneurs de mieux percevoir la
trajectoire du service, la F.I.V.B. supprime le cache ou l’écran du serveur. (Possibilité
qu ‘avaient les joueurs avant de se rapprocher entre eux et près du filet en levant les
bras, dans l’alignement du serveur, pour masquer celui-ci aux réceptionneurs
adverses.)
Puis en même temps que les attaques aux 3 mètres, sont apparus les services
smashés qui, quand ils sont bien exécutés (forts et rapides), posent de gros
problèmes aux réceptionneurs qui maîtrisent moins bien la réception ; et gênent ainsi
l’organisation offensive (dans ce cas la réception est formée de 3 joueurs et non plus
de 2).
Pour facilité la réception, depuis 1992 le doublé est toléré lors de la manchette.
En 1993, apparition du service smashé flottant dans l’équipe américaine, lors des
matchs de qualification au championnat du monde à Paris.
En 1994, suite au Congrès de la FIVB au Championnat du Monde en GRECE, le
service peut être effectué derrière la ligne de fond, sur toute la largeur du terrain.
Les fautes de positions entre les arrières au moment du service, ne sont conservées
qu’entre le poste 6 et le poste 5. Les « collés » en réception ne sont plus
sanctionnés.
En 1998, suite au congrès de la FIVB au championnat du Monde au JAPON, le
serveur n’a plus le droit de relancer sa balle une deuxième fois.
Fin 1999, le joueur au service doit frapper le ballon au cours les 8" qui suivent le
coup de sifflet de l’arbitre.
Le ballon au service peut toucher le filet, le service « let » n’est plus une faute.

C) – INFLUENCE DU MATERIEL ET DES MEDIAS SUR L’EVOLUTION DU JEU

Il faut noter que l’amélioration du matériel a contribué à l’évolution du jeu.


A l’origine, le jeu se déroulait à l’extérieur et les contacts au sol étaient rares. La
technique de défense s ‘est modifiée dès que les matches se sont déroulés en salle :
glissades, plongeons, roulades ont contribué à développer l’aspect acrobatique de la
défense.
D’autre part, la suppression de la valve apparente du ballon a permis l’évolution du
service vers le type flottant.

Par ailleurs, depuis 1978, pour diminuer le temps de jeu, 3 ballons sont utilisés pour
les rencontres internationales et nationales. Il n’y a plus de perte de temps pour la
récupération du ballon au service, 4 ramasseurs et distributeurs de balles sont placés
autour du terrain.

En 1998, deux mesures ont été prises par le Congrès des JO de Séoul, pour réduire
le temps de jeu, qui pouvait être trop long pour les joueurs et les médias (reportage
TV) :
- Le score des sets est désormais limité à 17 points, après une égalité à 16-16,
l’équipe qui marque le 17ème point gagne le set avec 1 point d ‘écart.
- Le set décisif est joué au tie-break. Après un échange gagné, par l’équipe au
service, celle ci marque le point et continu de servir, si l’échange est gagné
par l’équipe en réception, celle là gagne le service et marque le point.

Après les Championnat du monde au Brésil en 1990, la règle des 2 points d ‘écart
pour le gain du set est de nouveau appliquée pour le seul tie-break.

En 1998, au championnat du monde du Japon, l’introduction des nouvelles règles


par le Congrès de la FIVB applicables au 1er janvier 1999, vont fondamentalement
changer l’esprit et le déroulement du jeu :
- Les matches se joueront en 3 sets gagnants « type tie-break », appelé
« R.P.S. » (Rally Point System ou Scoring) : chaque échange est sanctionné
par un point pour l’équipe gagnante.
Les 4 premiers sets se déroulent en 25 pts avec 2 points d’écart. En cas
d’égalité à 2 sets partout, le 5ème set décisif se déroulera en 15 pts »R.P.S. »,
avec 2 pts d’écart.
- A chacun des 4 premiers sets, deux temps mort « technique » sont imposés
aux équipes à 8 et 16 points , un 3ème temps mort reste libre pour chacune des
deux équipes. Tous ces temps mort ont une durée de 60". Dans le set décisif,
il n’y a pas de temps morts techniques, seuls 2 temps morts de 30" chacun,
peuvent être demandés par chaque équipe.
- Les arrêts entre les sets ont une durée de 3’, sauf entre le 2ème et le 3ème set
où l’arrêt est de 10’ pour les passages publicitaires lors des retransmissions
télévisées.
- Le ballon doit être de couleur pour une meilleure visibilité à la télévision. La
règle des temps morts techniques a été appliquée au championnat du Monde
au Japon en 1998.
En Août 2000, il est décidé qu’en plus des 2 temps morts techniques, chaque équipe
aura le droit par set à 2 temps morts de 30", en remplacement du seul temps mort de
60" prévu antérieurement, et une plus grande tolérance est accordée sur les fautes
au filet.

D) – CONCLUSION

Il faut pouvoir, sans modifier l’esprit du jeu (à tout moment l’équipe peut espérer la
victoire), limiter la durée du jeu tout en augmentant la durée de l’échange, et tendre
vers l’équilibre des rapports de forces, service/réception et attaque/défense.
Pour cela, l’introduction des 3 ballons en match a entraîné une diminution d’environs
20% du temps de jeu, le tie-break a limité la durée du 5ème set à 10 minutes environ,
et le jeu en « R.P.S. » fait que la durée d’un match se situe entre 1h et 2h15’.
En ce qui concerne la durée des échanges, une augmentation de la tolérance de
l’arbitrage sur le premier contact avec le ballon en réception et en défense rend le jeu
plus spectaculaire grâce à des échanges plus longs. Statistiquement, la défense
intervient sur environ 30% des échanges : il y a 45 à 50% d’attaques gagnantes chez
les hommes, 40 à 45% chez les femmes, et d’autres parts, 13% de balles sont
perdues en attaque.

Pour réduire le déséquilibre en faveur de la défense, il faut noter que depuis les JO
de Barcelone en 1992, le contact du ballon qui est autorisé jusqu'à la taille, l’est alors
jusqu’au genoux, et en 1994 après le championnat du Monde en GRECE, il est
étendu à la jambe et au pied. Il faut aussi ajouter la plus grande souplesse laissée à
l’arbitrage lors de la première intervention en défense, et l’autorisation de touche
accidentelle du filet en dehors de l’action sur la balle.
L’introduction du « libéro » en 1998, est faite encore pour renforcer le secteur
défensif ; les attaquant de grands gabarits manquant de mobilité et d’habileté
défensives, pouvant quitter le terrain après avoir servis, et être remplacés par le
« libéro », bon défenseur/réceptionneur.
Constante caractérisant le volley-ball d’aujourd’hui :
- Sport très spectaculaire et attractif comptant environs 160 000 000 de
pratiquants licenciés en salle, 50 000 000 en Beach-volley et 218 fédérations
affiliés à la FIVB, et attirant de plus en plus de public dans les manifestations
nationales, internationales féminines et masculines.
- Sport en constante évolution sur le plan de la dynamique en attaque et en
défense. Les schémas tactiques offensifs sont variés, complexes et basés sur
une constante accélération du jeu (en réception, de la passe en suspension
courte et tendue) et parallèlement, la défense est devenue mobile et de plus
en plus acrobatique pour faire face à une incertitude grandissante de
l’attaque, qui, avec les attaques des arrières aux 3 mètres, peut mettre en jeu
5 attaquants potentiels.
- Sport de plage dès son origine, il s’est surtout développé ensuite en tant que
sport de salle, et, depuis les années 80 il reprend une existence sur les plages
de Californie à travers le beach-volley professionnel. Cette nouvelle forme de
volley-ball joué en 2X2 prend un essor considérable, gagne l’Europe et
notamment la France, très rapidement, de grands tournois sont organisés l’été
sur les plages par la FFVB, avec les joueurs de l’équipe de France pour les
promouvoir.
Devant un tel développement, le Congrès Olympique de Barcelone en 1992,
décide que le Beach-volley sera un sport Olympique pour les prochains Jeux
Olympiques organisés par ATLANTA aux USA en 1996, décision rendue
officielle par le C.I.O. lors de sa 101ème session à Monaco le 24 septembre
1993.
- Sport dont l’aspect technique tend à la perfection. On note une diminution des
fautes au plus haut niveau, leur nombre est caractéristique du niveau réel du
joueur.
- Sport qui demande de plus en plus de qualités physiques ; on note une
augmentation de la détente, de la vitesse d’exécution et de la résistance. La
détente se situe vers 1m20 chez les hommes et, vers 1m chez les femmes. Il
faut aussi noter une augmentation de la taille des joueurs de 2 à 3 centimètres
à chaque nouvelle confrontation internationale (championnat du monde ou
Jeux Olympiques).
La moyenne de taille actuelle est autour de 1m98 chez les hommes et de
1m80 chez les femmes, ce qui implique plusieurs joueurs de plus de 2m et
quelques joueuses de plus de 1m85 voire 1m90, dans les équipes nationales.
Il faut noter que même les libéros masculins mesurent 1m90… !

Enfin, devenu officiellement sport professionnel depuis 1987 (création de la ligne


promotionnelle) il n’en reste pas moins un sport pour tous, car il a su garder ses
caractéristiques de sport de détente, l’aspect règlementaire pouvant être adapté aux
ages et aux possibilités physiques de ses pratiquants.
UNIVERSALISME ET SPECIALISATION

INTRODUCTION

On remarque que les notions :


- d’UNIVERSALISME : acquisition et développement chez le joueur de tous les
« savoir faire » fondamentaux et spécifiques de l’activité sportive,
- de SPECIALISATION : développement, renforcement, perfectionnement des
« savoir faire » spécifique du rôle que tient le joueur dans l’activité sportive
(ce rôle étant déterminé en fonction de la morphologie, et des aptitudes
motrices et psychomotrices du joueur)
ont influencé l’évolution des jeux sportifs collectifs et les méthodes de formation des
joueurs.

Au cours du jeu, la diversité des problèmes tactiques et techniques qui se pose aux
joueurs en attaque ou en défense, selon le poste qu’ils occupent, oblige d’apprécier
si la réussite ou efficacité viendra d’une démarche universelle ou spécialisée pendant
leur formation, et on peut se demander, pour ne pas limiter la progression d’un joueur
et pour qu’il tende vers une efficacité maximale au sein de son équipe, si son
évolution doit suivre celle du jeu (de l’universalisme vers la spécialisation), et si l’on
doit spécialiser le joueur, à quel moment de sa formation doit-on l’envisager, dans
quels buts et quels peuvent en être les dangers ?

La conception et l’esprit du sport collectif considéré semblent pouvoir déterminer


cette orientation, si l’on considère certains sports collectifs comme le football, le
rugby ou le basket-ball par exemple, on constate à première vue l’existence
inévitable d’une spécialisation de rôle, liée au poste occupé sur le terrain ; par contre
l’existence des rotations règlementaires et obligatoires des joueurs sur le terrain de
volley-ball à chaque gain du service, fait apparaître un universalisme apparemment
inéluctable : chaque joueur intervenant à tous les postes avants et arrières pour y
accomplir successivement les actions de services, défense basse, attaque, contre et
passe.

A) – UNIVERSALISME ET SPECIALISATION DANS L’EVOLUTION ET


L’HISTORIQUE DU VOLLEY-BALL.

En remontant à l’origine et en se référant aux règles du jeu, on s ‘perçoit qu’il y a une


grande différence entre le jeu de cette époque et celui que nous connaissons
maintenant. Ce jeu a évolué différemment dans les zones d’influences asiatique,
américaine et européenne (* histoire et évolution).

L’introduction de la règle obligeant les joueurs à se succéder au service après une


rotation, donna l’idée d’un jeu à orientation universaliste. Par exemple aux USA où le
terrain était découpé en 6 zones, occupée chacune par un joueur, la rotation dans
les différentes zones se faisait dans le sens des aiguilles d’une montre, et un joueur
ne pouvait pas abandonner sa zone que pour les besoins de la défense. Par contre
en URSS, on note très tôt des indices de spécialisation. En dehors de la rotation
imposée à chaque gain du service, les joueurs n’étaient pas obligés d’occuper sur le
terrain une place déterminée pendant le jeu et donc de faire usage des
« savoir faire » spécifiques aux différents postes ; dès le service effectué, les joueurs
de grand gabarit montaient au filet, tandis que les plus petit, plus habiles, étaient
responsables de la défense arrière, ceci surtout à partir de 1932, date de l’apparition
du smash.

L’introduction de la ligne d’attaque (à 3m du filet) en 1937, a entraîné une


modification du jeu en URSS, et un retour vers l’universalisme, puisque les arrières
ne pouvaient plus règlementairement smasher dans les 3 mètres. Ce retour fut de
courte durée, le temps d’interpréter le règlement, qui n’interdisait pas à un joueur
arrière de faire une passe à un joueur avant, en étant dans cette zone d’attaque. Ce
fut alors un joueur arrière qui se chargea de distribuer les passes d’attaque aux 3
avants. Ce système de PENETRATION fut utilisé par les soviétiques dès 1947 aux
13ème Championnat d’URSS à LENINGRAD, entraînant une spécialisation des
joueurs dans les rôles d’attaquant, de passeur ou directeur de jeu et de joueur
universel ou complet.

Le règlement laisse donc quelques possibilités d’influer sur la tendance


fondamentale à l’universalisme qui a ses racines, dans la succession au service
selon la rotation déterminée, et dans l’existence d’une zone d’attaque.

Cette ouverture possible vers la spécialisation va s’élargir par une autre possibilité
d’interprétation du règlement : La liberté laissée aux arrières et aux avants de
permuter antre eux une fois le service effectuer = la PERMUTATION.

En 1998, autre tournant vers la spécialisation, par l’apparition d’un joueur spécialisé
en réception et défense : le « libéro ».

On constate donc que s’est modifiée, dans la perspective d’une meilleure efficacité,
la tendance fondamentale de ce jeu à l’universalisme vers une spécialisation des
rôles des joueurs, par l’utilisation :
- de la pénétration
- des permutations
- des changements de joueurs en cours de jeu
- d’organisations tactiques (en réception, pour écarter les mauvais
réceptionneurs ; en attaque pour solliciter les meilleurs attaquants à leur poste
préférentiel par exemple)
- introduction du « libéro »

Les attributions de rôles et la détermination des postes que les joueurs occuperont
sur le terrain se font à partir de leurs qualités physiques, psychomotrices,
psychiques, de leurs possibilités technico-tactiques, et de leurs « savoir faire »,
révélés et renforcés au cours des entraînements.

B) – INCIDENCE DE LA SPECIALISATION SUR LA CIRCULATION TACTIQUE

1) Pénétration du passeur arrière dans la zone d’attaque.


Elle s ‘effectue sur :
- réception du service (dès la frappe de la balle par le serveur adverse).
- Et relance, si le passeur n’est pas intervenu en défense.
Dans le but d’avoir 3 joueurs avants disponibles pour l’attaque pouvant déployer
différents schémas tactiques offensifs.
Elle occasionne des placements différents pour les autres joueurs selon la situation
de jeu, voir :
- schéma 1, 2, et 3 : exemple d’organisation en réception avec passeur aux
postes 1, 6, 5 et cinq joueurs en réception.

Schéma 1

4 2
1
3

5 6

Schéma 2

4 2

5 1
Schéma 3.

4 2

6 1

- schémas 4, 5 : exemples d’organisation défensive et de relance avec passeur


en poste 1, et en poste 6 avancé derrière le contre.

Schéma 4.

3 2

5 1

6
Schéma 5

3 2

6
4

1
5

Par extension de l’interprétation du règlement, la pénétration n’est pas uniquement


un passage de zone avant, mais le dépassement par le passeur arrière de son avant
respectif (ex : poste1/poste2 ; poste6/poste3 ; poste5/poste4), tous les deux peuvent
se placer dans la zone d’attaque, voir schéma 6 (ex. de pénétration avec 4 joueurs
en réception).

Schéma 6.

3 2

6
2) Permutations des joueurs.

Elles s’effectuent également dès la frappe du ballon au service sur :


- réception du service adverse, (schéma 7 et 8)

Schéma 7

C4
Système 4X2
P5 4 Attaquants
2 Passeurs

P2 A : Attaquant de Pointe
A3 C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur

C1

A6

Schéma 8

C3
P4 Système 5X1
5 Attaquants
1 Passeur

A2
A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
A5 P : Passeur

A1

C6
- son propre service (schéma 9)

Schéma 9

P4 C3 A2

A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur

A5
C6

A1

\_______/

et en jeu
- sur l’organisation offensive et le soutien,
- au début de l’organisation défensive dès le renvois de la balle chez
l’adversaire (schéma 10)

Schéma 10

C3

P4 P1
A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
A2 P : Passeur

A5
C6
Selon les intentions suivantes.

a) Permutations des joueurs avant.

Elles sont effectuées pour que :


- Les joueurs se placent au poste le plus favorable à leur attaque ou au
développement des combinaisons offensives (schéma 7,8,9).
- Le passeur se place au poste le plus favorable à la distribution des passes
vers les attaquants (schéma 7,8,9).
- Les joueurs qui sont les meilleurs contreurs se placent devant les attaquants
adverses les plus dangereux (schéma 11) considérant que le passeur est le
moins efficace au contre.

Schéma 11

C4 A3 P2

A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur

P5
A6

C1

\_______/

Elles visent donc à utiliser au mieux les possibilités des joueurs et d’adapter la
tactique au jeu de l’adversaire. En ce qui concerne l’attaque, le choix du poste peut
se faire par rapport :
- aux possibilités de formes d’attaques des attaquants, par exemple, pour les
attaques rapides sur passes courtes en 3 ou en 2 et pour les attaques en
puissance en poste 4, sur passes plus hautes à l ‘aile.
- Au bras d’attaque, en 4 pour un droitier, et en 2 pour un gaucher.
Toutefois, si des attaquants adverses sont particulièrement dangereux aux postes 4
et 3, on doit donner priorité au contre en plaçant le meilleur contreur en 3 par
exemple afin qu’il puisse neutraliser ces joueurs ; à un haut niveau de jeu, il est
possible de prévoir un schéma tactique de relance qui permet aux attaquants de
réintégrer leur poste privilégié à l’attaque (schéma 12). Dans ce cas, on retrouve soit
un passeur, soit un attaquant sur balle rapide en position d’ailier opposé au contre
(en poste 4) qui sont en principe des joueurs plus mobiles, donc bon défenseurs, qui
renforcent alors la petite diagonale (axe d’attaque) et qui peuvent intervenir sur les
feinte intérieur de l’attaquant adverse (schéma 12).

Schéma 12

C4 A3 P2

A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur

P5
C6

\___P1____/

On parvient rarement à une composition idéale d’équipe qui puisse répondre à toutes
les éventualités, et il faut dont faire des choix et donner des priorités en fonctions du
potentiel adverse, en attaque ou en défense.
b) Permutation des joueurs arrière

Elles sont effectuées pour obtenir :


- une meilleure efficacité en défense
- une meilleure relance.

En ce qui concerne la défense, selon le système de jeu utilisé par une équiê, les
joueurs les plus mobiles et agiles se placent aux postes les plus sollicités en défense
arrière ; exemple aux postes 1 et 5 dans le cas d’une défense en arc de cercle (2X4)
sans couverture systématique du contre ; en effet ces joueurs se trouvent situés,
- à l’ouverture intérieur du contre, sur la diagonale d’attaque adverse,
- à l’ouverture extérieure du contre, sur la ligne d’attaque adverse,
et doivent pouvoir intervenir sur des smashes puissants, ou des feintes placées
derrière le contre, ou des smashes amortis vers le centre du terrain. (Schéma 13)

Schéma 13

A : Attaquant de Pointe
P
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur

A
C

Pour favoriser la relance, le passeur occupe, soit le poste 1 dans le cas d’une
défense (schéma 14), soit le poste 6 avancé derrière le contre, dans le cas d’un
doublage systématique du contre (schéma 15), ce qui permet de réduire son temps
déplacement vers le filet pour la relance offensive, ou encore, en poste 6 reculé
quand le passeur est un excellent défenseur, et possède un déplacement rapide.
Schéma 14

A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur

A P

Schéma 15

P6

A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur

P5
C6

\______/
P1
CONCLUSION

Ces adaptations permanentes au jeu adverse, montrent qu’une formation universelle


du joueur ne doit pas être écartée, même si l’évolution s’est faite de l’universalisme
vers la spécialisation dans le but d’une meilleure efficacité des joueurs et de l’équipe.

Le problème du moment de la spécialisation a suscité de longues discussions dans


tous les pays, et il en est ressorti une quasi unanimité sur le fait que la spécialisation
devait être fondée sur une formation universelle solide et ne devait que renforcer les
points fort du joueur, lui donnant ainsi une maîtrise plus grande à certains postes et
certains rôles.

Une spécialisation trop précoce ne fait que provoquer des phénomènes négatifs :
manque de polyvalence technique, de variabilité tactique et ne ferait que freiner et
limiter respectivement la progression et l’efficacité du joueur au sein d’une équipe.
Pour le « libéro » un entraînement renforcé en défense viendra inévitablement
complété la formation du joueur.

C’est une donnée qu’il faut avoir présente à l’esprit dans la formation de jeunes
joueurs. Le fait de céder à l’envie des jeunes de calquer le jeu des adultes de plus
haut niveau, en s’attribuant certaines fonctions dans l’équipe, de les laisser permuter
pour occuper un poste préférentiel (choix effectué pour masquer leurs faiblesses et
non pour utiliser leurs points forts) correspond à mettre un frein à leur progression
continue, à réduire leur potentiel technique et tactique, donc à limiter le répertoire
indispensable pour résoudre les diverses situations de jeu, et à offrir aux adversaires
des faiblesses, des carences qu’ils pourraient exploiter.
THEORIE DE JEU BASE SUR L’UNIVERSALISME

INTRODUCTION

L’universalisme est une conception de jeu caractérisée par l’attribution de rôles en


fonction des postes occupés par les joueurs sur le terrain à chaque rotation.
(Exemple, le joueur se trouvant au poste 3 aura le rôle de passeur et les joueurs des
postes 4 et 2 auront le rôle d’attaquant).
Cependant la notion de système de jeu existe, il définit les formes d’organisation
d’équipe, et les critères d’action permettant aux joueurs de se comporter de la même
façon dans les différentes situations de jeu : réception, attaque, défense, soutien,
introduisant ainsi les notions de circulation tactique, de schémas tactiques, et de
combinaisons tactiques.

A) – CIRCULATION TACTIQUE

1) Occupation du terrain

a) En réception de service : elle évolue selon le niveau des pratiquants ; lorsque les
techniques fondamentales sont peu maîtrisées, la disposition la moins contraignante
pour le réceptionneur est le 6X0 (fig.1), son intention étant alors de diriger don renvoi
vers la zone avant. Quatre joueurs : 4,6,3,2 sont placés en arc de cercle à environ 4
à 5m du filet, orienté vers le serveur adverse et les joueurs 5 et 1 prennent en charge
le fond du terrain.
Lorsque le niveau technique est meilleur, (appréciation de trajectoire plus rapide,
donc anticipation, déplacement, orientation, équilibre et action de la balle facilités)
l’équipe peut s’organiser en 5X1 (fig.2 et 2bis) :
- 5 réceptionneurs disposés en « W » et 1 joueur avant placé près du filet qui ne
réceptionne pas, et, est ainsi disponible pour son rôle de passeur. Les
réceptionneurs vont devoir rediriger leur renvoi vers ce joueur.
Fig.1

4 3 2

5 1
Fig.2

4 2

5 1

Fig. 2 Bis

4 1

6
5
b) en défense : au départ de l’organisation offensive adverse et devant d’éventuelles
attaques smashées, la défense s’organise avec une formation possible de contre
individuel ou collectif devant l’attaquant adverse (fig.3) : les avants près du filet, les
arrières en fond de terrain à environs à 8m. Quand le niveau de jeu ne permet pas le
développement d ‘attaques smashées, la défense s’organise en 2 ligne défensives
concentriques et orientées vers le joueur adverse en possession du ballon, l’un
formée par les trois avants, l’autre par les trois arrières (fig.4) : les joueurs 4,3,2
responsables de la zone avant à environs 4m du filet et les joueurs 5,6,1 en fond de
terrain.

Fig. 3

4 3 2

5 6 1

Fig. 4

4 3 2

5 6 1
2 ) Circulation des joueurs et du ballon

L’intention du joueur doit être d’ouvrir le jeu et de faire progresser le ballon vers le filet, pour
faciliter le renvoi chez l’adversaire ; la circulation du ballon et des joueurs doit permettre de
toujours renvoyer dans son champs visuel, donc le réceptionneur s’orientera vers la zone du
passeur, et le passeur vers les zones d’attaque, pour effectuer des réceptions et des passes
d’attaque hautes, (fig.5).

Fig. 5

a) Dès le service adverse effectué, la circulation des joueurs est liée à la détermination du
réceptionneur et des non réceptionneurs faites à partir de la perception de la trajectoire du
service (direction, longueur) ; dès lors, le joueur sollicité par le service adverse, donc
réceptionneur, va s’organiser, en se déplaçant vers le point de chute du ballon, et en
s’orientant vers la zone de retour pour récupérer ce ballon et le diriger vers la zone des
avants (en 6X0) ou vers le passeur avant au filet (en 5X1) ; en se plaçant à distance et
orienté vers lui ; le but du soutient étant la récupération du ballon mal réceptionné (fig. 6).

Fig. 6

5 1

6
b) Pendant la construction offensive (fig. 7),
- Le passeur orienté vers le réceptionneur, va se déplacer vers le ballon en
s’orientant vers ses attaquants potentiels, pour solliciter celui qui remplit les
meilleurs conditions d’attaque.
- Les avants non concernés par la passe, se préparent à l’attaque, en se
reculant du filet et en s’orientant vers le passeur et le terrain adverse pour
avoir une bonne vision du jeu.
- Les arrières préparent le soutien d’attaque, ils peuvent intervenir en 2ème ou en
3ème touche de balle, dans le cas d’actions imprécises des joueurs concernés
par le ballon. Ils vont donc s’orienter et progresser vers le passeur, puis vers
l’attaquant.

Fig. 7

3 2
4

6
c) dans la phase d’attaque effective (fig. 8), quand la balle quitte derrière les mains
du passeur, l’attaquant engage sa course d’élan pour prendre son impulsion derrière
la balle et la frapper au dessus du filet, et, simultanément les 5 autres joueurs
organisent le soutien derrière l’attaquant face au contre adverse. On peut alors dire
que le dernier temps du soutien d’attaque est la 1ère organisation défensive sur retour
direct du contre adverse. Les deux joueurs, avant et arrière, les plus proche de
l’attaquant forment un premier rideau défensif près de l’attaquant, les trois autres, un
deuxième rideau un peu plus éloigné ; tous sont orientés vers l’attaquant et le contre
adverse et répartis selon les axes possibles de renvoi du contre.

Fig. 8

4 3
2

5
6

d) Dès que la balle a franchi le contre et arrive dans le camp adverse, l’équipe va
alors s’organiser en défense. Les arrières reculent en s’orientant vers le défenseur
adverse et, selon le potentiel offensif adverse, les avants préparent un éventuel
conte en s’approchant du filet (fig. 3), ou s’orientent de la même façon que les
arrières, derrière les 3 mètres, formant ainsi, avec les arrières deux arcs de cercle
concentriques dont le centre est le joueur adverse possédant le ballon (fig. 4 et 9).
Les arrière doivent éviter de s’aligner avec les avants afin d’avoir une bonne
perception du jeu adverse.
Fig. 9

2
3

5 6

Dans le cas d’une défense avec contre, dès que les informations sur la forme
d’attaque adverse sont prises, le joueur avant non concerné par le contre (à l’opposé
de l’attaquant adverse) va devoir reculer pour compléter l’arc de cercle défensif
formé par les arrières derrière le contre ; Dans le cas où l’organisation offensive
adverse ne peut déboucher sur une attaque smashée, et dès que cette information
peut être prise, les avants doivent se reculer du filet (le contre étant inutile) pour
défendre la zone avant du terrain an s’orientant vers le joueur adverse susceptible de
renvoyer la balle (Fig. 4 ou 2 et 2 bis).
Dans le cas inverse, le contre est nécessaire, il formera la défense haute, les autres
joueurs formeront la défense basse.
1/ organisation défensive sur l’attaque à l’aile (poste 4 ou 2). Le contre sera
formé du joueur central 3 et de l’ailier faisant face à l’attaquant (4 ou 2), l’arc de
cercle défensif sera formé des 3 joueurs arrières (1.6.5) et du joueur avant non
l’arc de cercle défensif les arrières 1 et 5 se placent aux ouvertures intérieures
et extérieures du contre, ils défendent la ligne et la grande diagonale ; l’arrière 6
se place sur l’ouverture interne entre les deux contreurs, ou à égale distance
des joueurs 1 et 5 si le contre est bien homogène, il défend la petite diagonale
(fig. 11). Dans cette organisation tactique, si le défenseur situé derrière le contre
(fig. 12, joueur 5) perçoit chez l’attaquant adverse une intention de feinter
(placer la balle juste derrière le contre) il va pouvoir anticiper et s’avancer près
du contre ; en conséquence pour le joueur arrière centrale 6, doit compenser et
se déplacer vers le poste 5 pour défendre une éventuelle attaque placée en
fond de terrain à ce poste (l’attaquant adverse ayant pu voir le défenseur 5
s’avancer) (Fig. 12).
Si le joueur central 3 ne contre pas une attaque aux ailes, il est responsable des
balles feintées dans la zone avant derrière le contre (Fig. 11).

Fig. 11

1
5 6
Fig. 12

4 3

1
6

2/ Organisation défensive sur attaque au centre (poste 3) : Dans le cas d’un contre
individuel par le joueur central 3, (fig. 17) les avants 4 et 2 se placent sur les petites
diagonales, couvrant ainsi la zone avant, et pour chacun l’espace allant du milieu de
cette zone jusqu’à le ligne latérale ; la zone vulnérable étant alors celle située juste
derrière le contre. Les arrières 5 et 1 se placent sur les grandes diagonales couvrant
ainsi les zones d’angles arrière jusqu’aux 3 mètres. L’arrière central 6, couvre le fond
du terrain ; les zones vulnérables sont le centre et les angles du terrain.
Dans le cas d’un contre à 2 joueurs, (fig. 18) il est le plus souvent formé par le central
3, et l’ailier faisant face au passeur adverse, donc le 4. Les joueurs, avant 2 et arrière
5, se placent aux ouvertures de contre sur la petite diagonale, couvrant ainsi la zone
avant, et les arrières 6 et 1, sur les grandes diagonales ; la zone vulnérable étant
l’axe central du terrain. Si le contre n’est pas homogène, le 6 doit se décaler vers
l’ouverture entre les deux contreurs.
Fig. 17

4 2

1
5

Fig. 18

4 3

5 2

6 1
e) Dès que la balle franchît le filet et le contre, les joueurs en défense basse tentent
de la récupérer, pour organiser une contre attaque ou une relance ? A partir d’une
défense sans contre, on retrouve une situation analogue à celle de réception de
service (fig. 13).
Dans le cas d’une défense avec contre, les contreurs dès la reprise du contact au
sol, s’orientent vers le défenseur pour prendre les informations sur la qualité de la
défense (orientation de la trajectoire de la balle défendue), pouvoir se replacer et
s’inscrire dans la relance (fig. 14). Selon la direction de la trajectoire du ballon
défendu, les joueurs vont de déterminer en passeur ou attaquant ou soutien vers le
joueur en possession du ballon, comme on l’a vu ors de l’organisation à partir de la
réception de service.

Fig. 13

4 2

5 1

6
Fig. 14

4 2

5
1
6

B) – SCHEMAS TACTIQUES.

a) A partir d’un retour orienté vers le poste 3, il y a deux possibilités d’attaque


aux ailes, une sur passe avant, une autre sur passe arrière.

b) A partir d’un retour orienté vers le poste 2, il y a trois possibilités d’attaque sur
passe avant :
- près du passeur ou au centre pour l’attaquant au poste 3
- à l’autre aile pour l’attaquant en poste 4 (fig. 16) ;
Une autre possibilité sur passe arrière pour l’attaquant en 3 peut être envisagée, si le
retour fait avancer le passeur en 2 vers le centre et que l’attaquant 3 se décale en
arrière du passeur (fig. 16 bis).
Si le retour orienté sur le poste 2 ou le poste 4 est haut et près du filet, il y a
possibilité d’attaque en deuxième main, si l’ailier concerné a pu analyser cette
trajectoire suffisamment tôt et a pu s’y préparer (recul du filet et ouverture de la ligne
d’épaule).

c) A partir d’un retour orienté en zone arrière, les trois avants doivent alors se
placer au mieux par rapport à ce joueur arrière, pour pouvoir éventuellement
attaquer (fig. 15).
Fig. 15

3 2

5
1
6

Fig. 16

4 3

5
Fig. 16 Bis

4 3

C) - COMBINAISONS TACTIQUES

Elles sont pauvres à ce niveau de jeu et reposent sur les liaisons passeur/attaquant
vues dans les schémas tactiques et basées sur les principes suivant :

1) Pour le passeur :
- s’intégrer au déroulement de l’action en cours (observation du réceptionneur
ou du défenseur) certaines réceptions imposant différentes formes de passe
d’attaque (éloignement du filet),
- informer le réceptionneur par l’orientation du déplacement préalable à l’action
qui traduit ses intentions,
- s’informer des possibilités et du déplacement des attaquants pour effectuer un
type de passe favorisant leur action future.

RECEPTIONNEUR PASSEUR ATTAQUANT

2) Pour l’attaquant :
- informer le passeur de ses intentions (décalage latéral et en profondeur) par
un déplacement préparatoire ample.
- S’informer des possibilités défensives adverses (contre, placement défensif).

PASSEUR ATTAQUANT RECEPTIONNEUR


CONCLUSION

Cet enchaînement de mouvements collectifs est la conséquence d’une succession


de placements, de déplacements et de replacement des 6 joueurs, effectués selon
les mêmes critères d’action et exprime l’organisation collective ou système de jeu.
Cela nécessite des prises d’informations à l’intérieur de différents types de relations :
- joueur/ballon : appréciation de trajectoires, calculs optico moteurs (rapport
espace-temps), placement, équilibre, technique d’intervention.
- Joueur/partenaire : prise d’information au niveau de son organisation,
traduisant ses intentions tactiques, ceci impliquant nécessairement la notion
de décentralisation par rapport au ballon.
- joueur/adversaire : observation tactique adverse pour pouvoir déséquilibrer en
sa faveur le rapport des forces mises en présence lors d’un match.
THEORIE DU JEU DE BASE SUR LA SPECIALISATION

INTRODUCTION

1) Quelques remarques sur les notions de rôles et de tâches des joueurs :

- Dans une conception de jeu basée sur l’universalisme, le rôle des joueurs au
sein de l’équipe dépend de la place ou poste occupé sur le terrain à chaque
rotation.
- Inversement, dans une conception de jeu basée sur la spécialisation, chacun
des joueurs dont le rôle au sein de l’équipe sera défini au préalable, occupera
un poste déterminé en zone avant et en zone arrière, en fonction du rôle et
des tâches qu’il auras à accomplir dans le système de jeu. Ceci pour utiliser
au mieux les possibilités de chaque joueur et obtenir la meilleure efficacité
possible pour l’équipe.
Cependant, quelque soit le rôle du joueur au sein de l’équipe, et que l’on soit dans
une conception universaliste ou de spécialisation, les différentes tâches des joueurs
sont en étroite liaison les unes avec les autres. Pour chacun des joueurs il y a
enchaînement de tâches ; un même joueur peut être successivement selon niveau
de jeu, réceptionneur ou soutien de réception, attaquant, contreur, etc… A chaque
nouvelle situation liée à la circulation de la balle, le joueur quelque soit son rôle a une
nouvelle tâche à accomplir et doit donc envisager sa tâche future dès
l’accomplissement de la précédente (problème de décentration par rapport au
ballon). Donc à aucun moment le joueur ne peut avoir une attitude de spectateur,
mais une attitude prospective.
L’efficacité de l’équipe dépend de la réussite des actions coordonnées et
successives de chacun de joueurs. Par conséquent, chaque joueur doit avoir
conscience que la réalisation d’une action dépend de la qualité de l’action
précédente et va directement influer l’action suivante :
Exemple : la tâche du passeur sera facilitée par une bonne réception et un bon
placement et engagement des attaquants par rapport à lui, et la qualité de la passe
aura une incidence sur l’efficacité de l’attaquant.

2) Tout cela met en évidence la nécessité d’être :

- décentré par rapport au ballon


- concentré sur le déroulement de la situation, de façon à analyser celle-ci et
pouvoir s’y adapter immédiatement ; les joueurs peuvent se trouver dans deux
types de situation à tout moment de la circulation de la balle au sein de
l’équipe :
En situation maximale
Le jeu peut se dérouler selon la circulation tactique prévue, avec toutes les
possibilités offensives possibles.
En situation minimale
A la suite d’une action non maîtrisée, la circulation tactique prévue ne peut plus être
appliquée et les taches des joueurs peuvent se trouver modifiées pour faire face à
cette situation imprévue.
Exemple : quand la réception n’arrive pas dans la zone du passeur, un autre joueur
qui était en soutien, doit alors faire le relais en exécutant la passe d’attaque, et le
passeur était dans un premier temps engagé vers le filet, doit se replacer en poste
arrière s’il était en pénétration, ou se reculer du filet devenant attaquant potentiel s’il
était joueur avant.
3) Les Joueurs doivent donc être capable de saisir les informations pour analyser
les situations et pouvoir s’adapter à toutes situations imprévues ; cela implique
d’une part, une disponibilité permanente qui se traduit par une attitude
prospective, et d’autre part, la connaissance du système de jeu de l’équipe,
que l’on peut définir comme étant :
- la structure de l’équipe, ou disposition des joueurs selon leurs rôles
o 4X2 : 4 attaquants et 2 passeurs (en opposition)
o 5X1 : 5 attaquants et 1 passeur directeur de jeu
- et l’ensemble des relations et des communications ou langage commun, qui
permet à chaque joueur de se comporter de façon semblable dans une même
situation.
Nous étudierons donc :
- la circulation tactique des joueurs dans chaque situation de jeu.
- Les schémas et combinaison tactiques qui seront déployés pendant le jeu.

A) – CIRCULATION TACTIQUE DES JOUEURS.

Cette étude sera faite dans les phrases successives du jeu :


- Réception.
- Transmission ou passe d’attaque.
- Attaque.
- Défense.
- Relance ou contre attaque.

1) Réception de service

a) Occupation du terrain.
Elle varie selon la structure de l’équipe, le niveau technico-tactique des joueurs, et
les schémas tactiques envisagés.

4X2 : Utilisation du passeur AR, pour augmenter le potentiel offensif. Permet une
permutation sur services adverses. A5, A2 = prioritaires en réception, avec P4.

5X1 : Passeur avant (quand le passeur est AR, voir système 4X2). Le passeur et les
attaquants se placent en fonction, de leur position de formation, des tâches à
accomplir, et des postes qu’ils occuperont lors de l’organisation de l’attaque.

b) Circulation des joueurs


Au moment du service adverse, les joueurs réceptionneurs prennent une attitude pré
dynamique, qui traduit le mental des joueurs (vouloir prendre l’avantage sur le
serveur, ne pas se sentir dominer par celui-ci), et qui leur permettra d’intervenir au
plus vite sur la balle, en se plaçant au point de chute présumé du ballon le plus tôt
possible. Pour cela ils doivent observer l’orientation du bras du serveur, le type de
service utilisé (nécessité de placer le 3ème joueur en réception, sur service smashé
adverse), et dès la frappe, la trajectoire du ballon. La détermination du réceptionneur
se fait à partir de la perception de cette trajectoire, et si possible dans son premier
tiers. Dès cet instant il y aura différenciation des tâches :
- réceptionneur / orientation vers le passeur
- non réceptionneur / soutien, placement ou engagement pour l’attaque
(placement de l’attaquant AR aux 3m, en poste 1 ou 6).

Si une pénétration du passeur de la ligne arrière vers la zone avant est envisagée,
elle s’effectue dès la frappe du service, le passeur allant se placer à l’endroit qui
permettra le développement du schéma tactique prévu.

2) Phase de transmission ou passe d’attaque.

Elle se détermine dès la phase de réception, pendant le temps de la trajectoire de


balle du réceptionneur vers le passeur, ou vers un autre joueur (cas de mauvaise
réception). Différentes observations sont effectuées à ce moment par les joueurs.

a) Le passeur, après avoir perçu la trajectoire de la balle réceptionnée, observe :


- les déplacements et la disponibilité de ses attaquants,
- la formation du contre adverse (fixation éventuelle, par un départ en courte de
l’un de ses attaquants),
et va choisir d’orienter sa passe vers l’attaquant qui lui semble le mieux démarqué
(choix tactique), engageant ensuite une action de soutien vers cet attaquant.

b) Les avants, après avoir perçu la trajectoire de la balle réceptionné et le placement


du passeur, vont se placer pour préparer leur éventuelle attaque et informer le
passeur de leurs intentions (attaque rapide sur passe courte ou tendue, attaque sur
passe ½ haute en 2ème temps, ou haute à l’aile), ils vont coordonner leurs actions en
fonction des possibilités du passeur. Dès que la passe est effectuée, une action de
soutien s’organise vers le joueur sollicité.

c) Les arrières, amorcent une orientation vers le joueur qui va s’effectuer cette passe,
soit dans une intention de soutien, soit pour une éventuelle attaque aux 3m.

En situation minimale, le joueur qui récupère la balle mal réceptionné, va s’orienter


vers l’avant le mieux situé par rapport à lui, pour lui adresser une passe attaquable. Il
y a là, une réduction des combinaisons offensives possibles. Par rapport à ce joueur,
les avants disponibles pour l’attaque, s’orientent en ouvrant leur ligne d’épaules par
rapport au filet.

3) Phase d’attaque proprement dite.

Elle se définit par :

- l’action finale de l’attaquant qui reçoit la balle.


- L’organisation du soutien de ce joueur par ses partenaires.

L’attaquant observe la formation d’un contre adverse, le placement défensif pour


déterminer la forme et l’axe de son attaque (choix tactique).
L’organisation du soutien se développe par rapport à la direction de l’attaque et
l’orientation du contre adverse, pour pouvoir récupérer tous les renvois possibles du
contre. Plus la balle est proche du filet, plus le soutien est proche de l’attaquant ;
toutefois il est préférable de laisser un joueur plus reculé pour récupérer les balles
renvoyées par le contre adverse en fond de terrain.
Ce soutien offensif n’est plus nécessaire, si l’attaquant est complètement démarqué
(pas de contre), si le renvois chez l’adversaire n’est pas smashé (suite à une
mauvaise construction). Dans ce cas le replacement défensif va s’opérer plus tôt,
dès le renvoi proprement dit.

4) La défense.

Se fait en deux temps.

a) Organisation pré défensive :

Déclenchée dès que les joueurs perçoivent que la balle franchit le contre adverse,
elle se traduit par :
- un recul des arrières à leurs postes de défense (les permutations des arrières
peuvent se faire pendant ce recul) de manières à avoir leur espace de jeu ou
d’intervention devant eux ; ce recul doit s’effectuer avant la première intervention de
l’adversaire sur le ballon ; pendant ce recul les joueurs observent l’organisation
défensive de l’équipe adverse qui prédétermine la relance possible. Au plus haut
niveau ce replacement en défense se situe dans un premier temps à environs 5m du
filet, afin d’être en mesure d’intervenir sur les attaques rapides ; ce recul se poursuit
dans un 2ème temps s’il s’avère que l’attaque s’effectuera de l’aile sur passe haute.
- simultanément à ce recul des arrières, les avants se placent près du filet, en
effectuant éventuellement les permutations nécessaires, pour préparer le contre en
fixant leur adversaire direct ; ils observent également le déroulement de la relance
offensive.

b) Organisation défensive proprement dite !

Elle succède à la précédente et se déroule en fonction de la relance adverse.


Elle se traduit par :
- un déplacement des arrières s’orientant vers le joueur adverse possédant le ballon,
en observant la trajectoire de balle, l’action du passeur et les déplacements des
attaquants vers le filet ;
- la mise en place du système défensif : formation du conter et placement des autres
joueurs par rapport à ce contre, en regard de l’attaque adverse.

Dès que la passe d’attaque est effectuée, les joueurs doivent observer l’attaquant
concerné : la direction de sa course d’élan, son orientation, son bras au moment de
l’armé de manière à déterminer la forme de l’attaque, et son axe, pour se placer à
l’endroit présumé de la chute du ballon. Au plus haut niveau, il a été calculé que
3/10ème de seconde s’écoulaient entre la frappe de la balle et son contact au sol ; or
le temps réflexe de l’individu est de l’ordre de 3 à 5/10ème de seconde, d’où la
nécessité d’anticiper le placement en défense.

1- formation du contre, principes généraux


Dans un premier temps, les contreurs observent l’organisation adverse :
- déplacement, orientation et action du passeur,
- déplacements des attaquants.
Au haut niveau, les contreurs ailiers dont rapprochés du centre, pour faire face à
toutes combinaisons d’attaques rapides au centre du filet, pour lesquelles ils seront
amener à changer d’attaquant (1a) ou, de place et d’attaquant dans la combinaison
dites « croix » (1b), dans cette même combinaison on peut développer un
« surpassement » : le contreur central fixera l’attaquant en courte et le C4 suivra
l’ailier A2 qui s’engage au delà de A3 entre A3 et A4 (1c). Dans le cas d’une
« fausse croix » (1d), C4 suit l’attaquant A2.

Sur une attaque à l’aile, le contreur correspondant fixe l’attaquant (alignement) et le


contreur central, s’il n’a pas eu à sauter devant un attaquant en fixation centrale,
vient fermer l’angle intérieur à coté de son ailier, angle d’attaque en puissance. Le
temps de saut est légèrement retardé par rapport à celui de l’attaquant, il s’effectue
sensiblement au moment de l’armé du bras de l’attaquant. Plus la balle est loin du
filet, plus le saut doit être retardé. Il doit être vertical, les bras orientés vers l’intérieur
du terrain, doigts ouverts, toniques, pour avoir une action offensive ; à la réception au
sol, les contreurs doivent se retourner vers leur arrière défense basse, épaules
perpendiculaires au filet.
Dans le cas d’un contre devant une attaque rapide sur passe courte, le contreur
saute en même temps que l’attaquant.

2- différents système défensif avec contre

- 2X4 défense dur attaque à l’aile, sans doublage systématique du contre : il


est formé d’un arc de cercle à 4 joueurs derrière le contre, avec une
répartition équilibrée sur le terrain.

Inconvénients :
• zone vulnérable = le centre du terrain, zone de convergence des axes
de déplacements des joueurs en défense arrière basse sur une attaque
amortie derrière le contre.
Avantages :
• bonne couverture du terrain à 4 joueurs en défense arrière basse sur
les attaques puissantes adverses, permettant de compenser un contre
mal formé, non homogène.
• une attaque alternative pour l’ailier avant non contreur, et les 2 ailiers
arrière entre défendre une attaque forte ou une attaque amortie derrière
le contre. L’ailier avant couvrant la zone intérieur dans les 3 mètres,
axe de la petite diagonale ; l’ailier arrière couvrant la zone intérieur au
contre, du fond du terrain jusqu’aux 3 mètres, axe de la grande
diagonale ; l’autre ailier arrière couvrant la zone extérieure au contre, le
long de la ligne latérale, sur toute la profondeur du terrain. Quant à
l’arrière central, il se place soit à l’ouverture entre les 2 contreurs, soit,
si le contre est homogène, en fond de terrain à égale distance de ses
deux arrières, ayant la responsabilité de compenser leurs éventuelles
avancés derrière le contre. Au plus haut niveau selon les options prises
par le contre, l’arrière central renforce soit la défense diagonale (contre
ligne), soit la défense ligne (contre intérieur).
- 2X1X3 défense sur l’attaque à l’aile, avec doublage systématique du contre
par l’avant opposé au contre :

Inconvénients :
• il n’y a que 3 joueurs en zone arrière sur attaques puissantes.
• difficulté pour l’ailier opposé au contre à se replacer en attaque en
poste 4 lors d’une relance.
Avantages :
• assure une meilleure récupération des attaques amortie.
Nécessite :
• un contre efficace, car il y a moins de joueurs en défense arrière.
• une bonne mobilité des défenseurs (compensation du 5)

- 2X1X3 défense sur l’attaque à l’aile, avec doublage systématique du contre


par l’arrière situé derrière le contre :

Inconvénients :
• il n’y a que 3 joueurs en zone arrière sur attaques puissantes..
Avantages :
• assure une meilleure récupération des attaques amortie.
• quand le doublage se fait sur le passeur (P1) la relance sera facilitée
s’il n’a pas eu à intervenir en défense, car il est proche de sa zone de
transmission.
Nécessite :
• un contre efficace, la zone arrière du terrain n’étant couverture que par
3 joueurs.
• une bonne mobilité des défenseurs (compensation du 6)

- 2X1X3 défense sur l’attaque à l’aile, avec doublage par l’arrière centrale 6
(passeur) :

Inconvénients :
• il n’y a que 3 joueurs en zone arrière sur attaques puissantes.
• difficulté pour l’ailier opposé au contre à se replacer en attaque en
poste 4 lors d’une relance.
Avantages :
• dans ce cas, le passeur occupe systématiquement le poste 6 dans la
ligne arrière, et se trouve mieux placé pour la relance s’il n’a pas eu à
intervenir en défense.
Nécessite :
• un contre efficace, car il y a moins de joueurs en défense arrière.
• une bonne mobilité des défenseurs (compensation du 1)
- 2X2X2 défense sur l’attaque au centre, sans doublage du contre à deux :

Inconvénients :
• zone vulnérable = le centre du terrain, zone de convergence des axes
de déplacement des joueurs en défense arrière basse sur une attaque
amortie derrière le contre.
Avantages :
• bonne couverture du terrain sur attaques smashées vers les petites et
grandes diagonales du terrain.

- 1X2X3 défense sur l’attaque au centre avec contre individuel :


Situation défensive devant une attaque sur passe courte qui fixe le contreur central.

Inconvénients :
• un seul contreur face à l’attaquant adverse.
Avantages :
• la zone avant et centrale est couverte par le 4 et le 2.
• 3 joueurs en arrière défense, le 5 et le 1 avancés sur les diagonales.
Selon le choix tactique le 6 peut être, soit en fond de terrain, soit
avancé dans les 3 mètres.

Le choix d’un système défensif se fait en fonction :


- de la structure de l’équipe
- des capacités défensives des joueurs
- de l’organisation tactique de la relance
- du jeu offensif adverse (connaissance de l’adversaire : attaques en
puissance, rapides, feintes, fréquentes…)

Deux systèmes de défense peuvent être utilisés par une même équipe eu cours d’un
match :
Exemple : en 5X1. Quand le passeur est arrière : défense avec le 6 (passeur)
avancé, pour assurer une meilleur relance.
Quand le passeur est avant : défense avec le 6 reculé, avec
doublage ou non du contre par un autre joueur.
Le système défensif peut également être modifié pour l’adapter au jeu offensif
adverse (introduction d’un doublage du contre, devant des feintes répétées).

5) La relance.

C’est la réorganisation offensive à partir d’une situation défense dès que la balle est
défendue par un joueur ; c’est donc une contre-attaque qui est préparée et favorisée
par l’organisation défensive mise en place.
Selon les cas la relance peut être faite :
- par le passeur en pénétration (5X1 avec passeur arrière, ou 4X2)
- par le passeur avant (poste 2 ou 3) en 4X2 dans le cas d’une défense du
passeur arrière, ou en 5X1 quand le passeur est devant.
- par un autre joueur que le passeur :
¾ en situation minimale ; dans ce cas les combinaisons offensives sont
réduites, et les postes 4 et 2 sont le plus souvent alertés sur des passes
hautes.
¾ en 5X1, quand le passeur à défendu en zone arrière ; dans ce cas un
joueur avant peut assurer le relais, et éventuellement certaines
combinaisons offensives.
Circulation des joueurs :
- Les contreurs se retournent immédiatement dès leur réception au sol et vont
se replacer pour l’action suivante.
¾ soit exécuter la passe,
¾ soit se reculer du filet pour pouvoir attaquer.
- Le passeur en zone arrière, dès que la balle est défendue, ou dès qu’il perçoit
qu’il n’a pas à intervenir en défense, pénètre en zone avant vers la zone de
transmission pour organiser une attaque.
- L’arrière ou les arrières non concernés par le ballon soutiennent le défenseur,
pour éventuellement assurer le relais à la passe.

Dans le cas d’une attaque adverse mal construite, donc d’un retour facile, et dès que
cette situation est perçue (dès accomplissement de la 2ème touche de balle), les
joueurs se mettent en place pour la relance :
- les avants reculent aux 3 mètres,
- le passeur se place au filet dans la zone de transmission,
- les arrières défendent le fond du terrain.

a) Avec pénétration du passeur occupant le poste 1 :

b) Sans pénétration du passeur, avec retour sur le passeur en poste 2 :

B) SCHEMAS ET COMBINAISON TACTIQUES OFFENSIVES

Leurs complexités et variété dépendent des possibilités technico-tactiques des


joueurs et du système de jeu de l’équipe.

En situation minimale, quand la passe est faite par un joueur autre que le passeur,
ou à un niveau de jeu élémentaire, le schéma est simple : l’attaque se fait sur la
passe avant ou arrière, haute ou demi haute sur les ailes ou au centre ; les
possibilités de combinaison entre les attaquants étant pratiquement nulles.

En situation maximale et à un niveau de jeu plus élaboré, quand la passe est


effectuée par le passeur, le schéma tactique est plus riche, avec des variations de
rythme dues aux accélérations possibles obtenues en variant la forme des passes :
courtes, tendues, demi hautes, vers les postes d’attaques à la demande des
attaquants selon leur zone et leur temps d’engagement.
D’autre part, les combinaisons tactiques entre les attaquants avec changements de
zones peuvent être très nombreuses au plus haut niveau, elles sont recherchées
pour créer une incertitude chez l’adversaire susceptible de retarder ou de supprimer
la formation du contre adverse.

Les combinaisons tactiques associées aux différentes formes de passes, donnent


des schémas offensifs variés qui se déroulent sur toute la longueur du filet et
peuvent faire intervenir un ou deux joueurs de la ligne arrière, en attaque aux
3 mètres.
Exemples de combinaisons offensives : attaques en 2 temps.

- « La Croix »

¾ avant : devant le passeur.


1- Le départ en attaque sur passe courté du « 3 », peut fixer le contreur central
adverse.
2- Le « 2 », parti dans un deuxième temps vers le poste central, en croisant
derrière le « 3 », peut ainsi être démarqué, si « C2 » n’a pas surpassé. Au
passeur de choisir l’attaquant le mieux démarqué.

¾ arrière : derrière le passeur.


1- Le départ en courte arrière du « 2 » peut fixer le contreur adverse « C4 ».
2- Le « 3 », parti dans un deuxième temps vers le poste « 2 » en croisant
derrière le « 2 », peut ainsi être démarqué, si « C3 » ne surpasse pas, ou si
les contreurs adverse « C4 » et « C3 » ne sont pas décalés (C3 devant 2 et
C4 devant 3). Le choix de l’attaquant par le passeur se fera en fonction de la
fixation du contre adverse.

- « La fausse croix »

1- Le départ en courte avant du « 3 » peut fixer le contreur adverse « C3 ».


2- Le joueur « 2 » déclenche dans un deuxième temps un départ en « croix »
pouvant entraîner un surpassement de « C4 », puis change la direction de sa
course d’élan quand il se trouve aligné avec l’attaquant « 3 » parti en courte,
pour repartir derrière le passeur. Il peut ainsi être décalé par rapport à « C4 ».

- « Le piston »

1- Sur un départ en courte avant du « 3 », pour fixer le contreur « C3 ».


2- L’attaquant « 2 » amorce un départ en croix dans un deuxième temps, mais
stoppe sa course d’élan et prend son impulsion derrière l’attaquant central
« 3 » parti en courte, quand celui-ci et le contreur « C3 » sont dans la phase
descendante de leur saut. Il est ainsi démarqué si te temps d’impulsion décalé
est tel que le contreur « C3 » ne puisse pas enchaîner un autre saut au contre
devant lui.

- « L’intervalle »

1- L’attaquant « 3 » part dans le temps d’une passe courte, en « décalé » par


rapport au passeur, sollicitant alors une passe tendue au centre, pouvant
entraîner le contreur « C3 » face à lui.
2- Dès l’impulsion du « 3 », l’attaquant « 4 » engage sa course d’élan dans
l’intervalle entre le « 3 » et le passeur pour attaquer une passe demi haute
près du passeur. Il peut ainsi se retrouver complètement démarqué.
- « Double fixation » avec changement de zone

1- Départ simultané en courte de l’attaquant « 3 » devant le passeur et de


l’attaquant « 2 » derrière, entraînant respectivement face à eux les contreurs
« C3 » et « C4 ».
2- Dès l’impulsion des attaquants en double fixation, l’attaquant « 4 » peut
s’engager vers le poste 2 pour attaquer, avec une impulsion sur un pied, une
passe arrière normale lui donnant le temps d’effectuer son changement de
poste.

- Combinaisons avec un joueur arrière

1- Sur une combinaison entre joueurs avants (croix par exemple),


2- Le passeur peut faire une passe en retrait pour l’arrière central masqué par les
joueurs « 3 »et « 2 », qui attaquera ainsi aux 3 mètres pendant la phase
descendante des sauts de ces deux attaquants avants, décalant dans le
temps le contre adverse.
La même combinaison peut se faire avec une attaque des 3 mètres par un
joueur en poste 1. Il faut noter que l’attaque aux 3 mètres est plus
fréquemment utilisée quand le passeur est avant, pour augmenter le potentiel
offensif réduit à deux attaquant avants.

Rappelons ici que lors d’une attaque aux 3 mètres le joueur arrière doit prendre son
impulsion avant la ligne des 3 mètres sans même l’empiéter ; cependant, il peut
retomber dans la zone avant.

Cette liste de combinaisons offensives n’est pas exhaustive, et il est possible d’en
combiner plusieurs entre elles, le but étant toujours de décaler dans le temps ou
l’espace le contre adverse.

Le choix d’une combinaison est déterminé par les joueurs, en fonction de la


formation de leur équipe et des contreurs adverses ; elle sera déclanchée selon la
qualité du retour du ballon vers le passeur. C’est lui qui en général indique à ses
coéquipiers, avant l’exécution du service adverse, par des signes conventionnels le
type de combinaison à réaliser.
C’est le joueur qui demande une passe rapide, qui déclenche la combinaison ; sa
course d’élan s’effectue dans le temps de la trajectoire de balle. Réceptionneur ou
défenseur vers le passeur, et il est en suspension quand le passeur fait sa passe.
Après l’engagement de cet attaquant vers le filet, les autres attaquants entament leur
course d’élan vers l’endroit où ils doivent recevoir le ballon pour une attaque en
2èma temps.

CONCLUSION

Cette analyse montre que chaque phase de jeu se prépare pendant la réalisation de
la précédente, d’où l’importance de l’anticipation des joueurs qui nécessite, une
analyse rapide des situations qui se déroulent pour pouvoir s’y adapter au mieux, et
donc une concentration permanente pendant toute la durée du jeu, se traduisant par
une attitude dynamique et prospective sur le terrain.

Common questions

Alimenté par l’IA

New defensive strategies in volleyball have been significantly influenced by the evolution of offensive techniques, which have pushed defenses to become more agile and strategically versatile. As offensive plays incorporate faster and unpredictable attacks, defenses now employ multiple layers, such as forming arcs with back-row players for sustained coverage and using advanced blocking techniques to counteract quick hits and deception by hitters. Teams might also adjust their defensive formations based on the attackers' strengths, such as doubling blockers on key hitters or rotating the libero to maximize defensive adaptability. This evolution reflects a direct response to offensive complexities aimed at creating scoring opportunities, demonstrating a bidirectional influence in strategy development .

The introduction of the 'libero' player significantly impacts team dynamics by specializing in defensive roles, which enhances the team's defensive capabilities. Wearing a different colored jersey, the libero can substitute any back-row player without following substitution formalities, thus increasing flexibility in defensive strategies. The libero cannot attack the ball above the net from the front zone or serve but is pivotal in receiving and passing balls effectively to facilitate quick transitions between defense and offense. This specialization allows attacking players to focus more on offensive plays, improving the overall fluidity and adaptability of the team strategy in dynamic game situations .

Volleyball tactics have adapted to the physical and technical evolution of the game by incorporating complex offensive and defensive strategies that maximize player strengths and mitigate weaknesses. Modern offensive tactics now involve rapid and varied ball movements, such as short, fast, and high passes, to outmaneuver defenses. This evolution requires players to anticipate opponents' moves and execute precise attacks or counter-attacks based on the trajectory and speed of the ball. Defensively, teams have developed advanced blocking systems, like forming arcs or assigning specialized roles (e.g., the libero), to optimize coverage against diverse attacking patterns. The adaptability and synergy among players in responding to dynamic gameplay situations illustrate the advanced tactical proficiency necessitated by the game's evolution .

Player rotation in modern volleyball holds significant tactical importance as it ensures all players participate in different roles, maximizing team versatility and balance. Rotation affects service, reception, attack, and defense phases, demanding players adapt and perform diverse tasks. This strategic element facilitates the development of multi-skilled athletes capable of contributing across various game situations. By optimizing player positioning, rotation strategically aligns stronger offensive players for attacks and positions defensive specialists, like the libero, in critical reception phases. Teams leveraging effective rotations can disrupt opponents' tactical setups and exploit mismatches, leading to increased chances of success .

The transformation of volleyball from a recreational activity to a professional sport is attributed to several factors. Initially, volleyball's appeal lay in its simplicity, lack of direct contact, and adaptability, which made it ideal for leisure and mixed groups. Over time, the sport's structure evolved with standardized rules, such as mandatory service rotation and restrictions on hits, which formalized the game. The international influence, especially by the Soviet Union, introduced tactical depth and athletic rigor. The adoption of strategies like powerful services and defensive techniques, as well as official endorsement by entities like the F.I.V.B., advanced its professionalism. This evolution made the sport highly competitive and attractive for global audiences, further bolstered by media exposure and international tournaments .

Rule changes concerning player contact with the ball have significantly influenced volleyball gameplay, mainly by enhancing defensive and transitional play phases. Initially, contact was limited, but over time, allowances were made for the ball to be played off other body parts below the waist, such as legs and feet, which improved flexibility in defensive maneuvers. This leniency enables extended rallies and more dramatic saves, contributing to a more dynamic and engaging spectacle. Additionally, changes like the 'libero' role have emphasized specialized defense, thereby increasing the game's pace and complexity by allowing constant back-row coverage without frequent substitutions .

Advanced volleyball teams manage time and fatigue through strategic use of substitutions, time-outs, and rotations. Teams employ these tools to relieve players, maintain peak performance, and strategically disrupt opponents' momentum. The libero role is crucial in offsetting fatigue by allowing continuous defensive coverage without frequent substitutions, preserving energy for offensive players. Additionally, teams manipulate match tempo using time-outs to regroup and adjust tactics, influencing game flow. Managing rotations to position strong offensive players during crucial moments while maintaining an effective defensive presence further mitigates fatigue's impact, optimizing performance over a potentially grueling match duration .

Communication plays a crucial role in high-level volleyball team performance by ensuring coordinated actions and informed decision-making. It is facilitated through both verbal and non-verbal cues, allowing players to convey intentions and react to game situations swiftly. Players communicate desired plays, defensive formations, or responses to opponents' actions, ensuring synchronicity and strategic alignment. This coordination requires a shared understanding of signals, player tendencies, and planned maneuvers, necessitating a well-defined 'common language' tailored to the team's specific style and strategy. Effective communication ensures that players maintain situational awareness and adaptability, crucial in the fast-paced exchanges typical of high-level matches .

A more colorful ball design in volleyball enhances visibility during televised matches, benefiting both players and spectators. The colors improve the audience's ability to track the ball's movement, which is crucial in fast-paced exchanges typical of high-level play. Enhanced visibility supports better engagement and understanding of the game dynamics for viewers. Additionally, it assists players in maintaining better eye coordination and anticipation during rapid volleys. This practical change supports the sport's appeal and accessibility, further contributing to its global popularity growth .

The role of service in volleyball has evolved from being a mere initiation of play to a critical tactical component aimed at scoring direct points or disrupting the opponent's offensive setup. Initially, the service was a simple engagement, but over time it transformed into an aggressive tool used to gain an advantage. This evolution is marked by the introduction of powerful serves, such as the balancier or tennis services, and intricate floating serves that challenge the receiving side. These changes have forced teams to develop stronger reception tactics, reflecting an overall shift towards more strategic gameplay where service plays a pivotal role in both offense and defense .

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