Histoire du Volley-Ball depuis 1895
Histoire du Volley-Ball depuis 1895
A) – AVANT 1947.
Son développement est spécifique selon les pays, chacun ayant ses propres règles
de jeu.
En 1917, il est importé en FRANCE et dans toute l’EUROPE par les troupes du corps
expéditionnaire Américain ; sa propagande est rapide, et en 1920, le volley-ball est
adopté comme grand jeu par l’école de Joinville (pépinière d’éducateur sportifs). Il se
développera sur les plages à partir de 1924, dans les camps de naturistes et dans
certaines associations, et notamment à l’association des jeunes émigrants russes
chassés de leur pays par le révolution d’octobre et réfugiés en France : l’Action
Chrétienne des Etudiants Russes (A.C.E.R.) filiale de l’Y.M.C.A, dont le siège est à
Paris (Bd Montparnasse)
En 1924, à l’occasion des Jeux Olympiques à Paris, des démonstrations sont faites
sur la pelouse du stade de Colombes.
En France, les premières compétitions organisées ont lieu en 1929, grâce aux
associations sportives d’émigrés russes, à la FSGT, et aux clubs de vacances (clubs
de plages). Elles regroupaient environs 205 joueurs.
En 1931, l’ACER organise une grande fête sportive à la Napoule, des équipes
féminines s’y produisent pour la première fois en France.
En 1933, à Paris la première rencontre internationale est organisée à huis clos entre
Russes et Estoniens.
En 1939, l’équipe des étudiants russes du PUC participe aux jeux universitaires de
Monaco, elle terminera 4ème derrière la LETTONIE, l’ESTONIE et le BRESIL.
En 1945 Félix CASTELLANT laisse son poste de Président à Paul LIBAUD, afin de
se consacrer aux relations internationales.
B) – APRES 1947.
Puis l’URSS a repris la première place mondiale, mais actuellement on peut dire que
plusieurs pays dominent au plus haut niveau mondial :
- En masculin : ITALIE, CUBA, BRESIL, PAYS BAS, RUSSIE, avec l’apparition
de la YOUGOSLAVIE au Championnat du monde de 1998.
- En féminin : CUBA, CHINE, BRESIL, RUSSIE.
En France on note une augmentation de 30% des licenciés, soit 30 000 au total,
avec une augmentation de 30% des jeunes et 35% des femmes.
En 1988 il y avait un peu plus de 140 000 000 de pratiquants licenciés recensés. 176
fédérations affiliés et 500 000 000 de pratiquants dans le monde.
1988, voit la mise en place par la FFVB, de la Ligue Promotionnelle de Volley-ball
(LPVB), chargée de gérer les intérêts des clubs de haut niveau (N1A et N1B chez les
masculins, et N1A chez les féminines).
En janvier 1999, on compte un peu plis de 160 000 000 de licenciés en salle et
environs 50 000 000 en beach-volley, et en 2000, 218 fédérations affiliées à la FIVB,
1ère Fédération Mondiale.
La FFVB comptabilise 90 000 licenciés dont 52% de femmes.
- C’est le seul sport où le ballon joué à la main ou au pied, ne peut être tenu,
bloqué, lancé et en contact avec le sol.
Le ballon est joué immédiatement en déviation par le joueur qui reçoit, ce qui
nécessite de sa part une attitude d’attente pré - dynamique et prospective
impliquant les notions de concentration, d’équilibre et d’anticipation ; la
mobilité des appuis du joueur non possesseur du ballon est permanente : il
doit s’orienter vers le porteur de balle (prise d’informations sur les intentions et
l’action de ce joueur) puis vers la zone où il devra diriger ce ballon pendant
que ce dernier lui est adressé, tout en se déplaçant vers la trajectoire du
ballon.
La mobilité et l’orientation du joueur conditionnement l’amplitude du champs
de vision du jeu : le joueur doit prendre le plus rapidement possible des
informations sur la trajectoire de balle, le placement des partenaires, des
adversaires afin d’adapter son comportement au déroulement de la phase de
jeu et pouvoir répondre à la situation du moment, ceci impliquant la notion de
décentration par rapport au ballon.
- Les 6 joueurs d’une équipe évoluent sur un terrain relativement petit (9mx9m),
cette densité fait qu’il se crée une tendance à ne pas être « concerné » et
repose les problèmes de concentration, d’analyse de trajectoires et de
maîtrise du ballon.
Le terrain de jeu (18mx9m) est séparé en 2 camps (9mx9m) par un filet
représentant l’obstacle à faire franchir au ballon, ce qui fait qu’ils n’y a pas de
contacts entre les joueurs des deux équipes ni d’interpénétration des joueurs
d’une équipe dans l’autre camp. Cependant les notions d’attaque et de contre-
attaques (relance) subsistent.
Le fait qu’il n’y ait pas de contacts avec l’adversaire pourrait laisser penser
que l’exécution des gestes techniques est facilitée par rapport aux autres
sports collectifs ; cette facilité n’est qu’apparente, car elle est compensée par
les exigences techniques du règlement, relatives aux différentes interventions
sur le ballon, à savoir que chaque faute technique donne un point à
l’adversaire, et peut entraîner la perte du service.
C) Plan tactique
- C’est le seul sport dans lequel, une place est imposée aux joueurs sur le
terrain avant chaque engagement et une rotation est obligatoire à chaque gain
du service ; ceci implique le passage de chacun des joueurs aux 6 postes
différents (3 AR et 3 AV) les obligeant à accomplir les différentes taches
imposées par le jeu : servir, défendre, attaquer. Ceci limite une trop grande
spécialisation et oblige donc les joueurs à maîtriser tous les gestes techniques
fondamentaux. A un certain niveau de jeu, la spécialisation de rôle existe,
mais une spécialisation qui limiterait les habiletés techniques du joueur à son
rôle, doit être exclue, car l’adversaire pourrait profiter de ses faiblesses.
Cependant, un tournant ver la spécialisation est pris par le Congrès de ka
FIVB en 1998 pour renforcer la défense, en instaurant une nouvelle règle
applicable au 1er janvier 1999 : un joueur spécialisé en défense et réception
« le libéro », pourra remplacer un arrière pendant les arrêts de jeu, autant de
fois que ce sera nécessaire. (Voir modalités dans l’évolution du jeu »)
- Les changements de joueurs ne sont pas libres comme les autres sports
collectifs de petit terrain, ils sont limités à 6 par équipe et par set. (sauf depuis
1998, pour « le libéro » pour lequel les changements sont illimités). Ils doivent
remplir les conditions suivantes :
1) Un joueur de la formation initiale peut sortir du jeu une seule fois par
set et ne peut rentrer en jeu à nouveau qu’à la place du joueur qui l’a
remplacé précédemment.
2) Un joueur remplaçant ne peut entrer en jeu qu’une seule fois par set à
la place de n’importe quel joueur de la formation initiale mais il peut être
changé que par le même joueur qu’il avait remplacé.
- Avant 1999, selon les sets, le point pouvait être marqué après gain de
l’échange, avec ou sans le service. La prise de risques, par une équipe,
pouvait donc être plus grande quand elle était en possession du service, dans
les sets ne se jouant pas au « tie-break », si elle perdait l’échange, elle perdait
le service mais pas de point. Maintenant la prise de risques est limitée par le
décompte « tie-break » généralisé à tous les sets, chaque faute étant
sanctionnée par le gain d’un point par l’adversaire.
- Sur le plan relationnel, la recherche d’une efficacité maximale impose :
1) Une disponibilité permanente des joueurs très dépendants les uns aux
autres au sein du collectif : les interventions possibles d’un joueur sur le
ballon, étant directement conséquentes de l’action précédente et
déterminante pour l’action suivante.
2) La mise en place d’une véritable communication qui se développera à
partir des informations que le joueur perçoit (attitude des partenaires,
trajectoires…) et des informations qu’il transmet à ses partenaires (par
son orientation, son placement, son déplacement…) Il faut que ces
informations aient pour tous la même signification, d’où la nécessité
d’un langage commun défini comme étant la même compréhension des
différentes situations de jeu, des différents signaux visuels et auditifs
par l’ensemble des joueurs collectifs. La perception et l’analyse des
situations successives doivent se faire pendant la circulation de la balle,
d’où l’importance en volley-ball, de la décentration par rapport au ballon
et de l’organisation des prises d’informations nécessaires à l’adaptation
du joueur à la situation du moment, qui se feront par un travail
d’élargissement de la vision centrale vers la vision périphérique.
EVOLUTION DU JEU
INTRODUCTION
A l’origine du jeu lui même : attrayant, aux règles simples qui permettaient de se
passer d’arbitre, à l’absence de contacts avec l’adversaire, à la composition de
l’équipa (mixte, sans limite d’age), au terrain facilement aménageable (1 filet et
2 poteaux transportables) : c’était un sport idéal pour les loisirs et la détente.
Aujourd’hui c’est un sport de compétition, règlementé, athlétique et spectaculaire, et
qui s’inscrit dans le professionnalisme.
Ainsi dès l’apparition du smash en 1932, est né le contre individuel, puis collectif,
ayant pour conséquence une modification du système défensif. L’efficacité du contre
a entraîné un changement de stratégie et de structure de l’équipe. De 3 passeurs +
3 attaquants, la structure d’équipe est passée à 4 attaquants et 2 passeurs, puis
5attaquants et 1 passeur, afin d’augmenter le potentiel offensif au filet, en utilisant la
tactique de pénétration du passeur évoluant en ligne arrière, dans la zone d’attaque.
Ceci libérait les 3 joueurs avant pour l’attaque, la passe d’attaque étant effectuée par
le passeur pénétrant. (Tactique pratiquée à partir de 1937, date de l’apparition de la
zone d’attaque).
A partir de 1964 aux J.O. de TOKYO, le congrès de la F.I.V.B. modifie la règle du
contre, en autorisant désormais les contreurs à passer les mains de l’autre coté du
filet. Cette possibilité de franchir le plan du filet, au moment de l’attaque adverse, a
augmenté l’efficacité de la défense haute, les contreurs neutralisant plus facilement
les attaques smashées chez l’adversaire. Devant cette nouvelle parade défensive,
deux solutions offensives ont été développées :
La défense basse est facilitée par l’utilisation du geste technique introduit par les
japonais pour la réception de leurs services flottants : la manchette, remplaçant
définitivement les roulades dorsales défensives avec reprises à 2 mains. Cette
manchette à 1 bras ou à 2 bras, modifiera les interventions défensives par
l’introduction des différents plongeons que nous connaissons actuellement.
Pour renforcer la défense haute, on autorise en 1970 la reprise de balle par les
contreurs, après un contre effectif (donc 2 touches effectives par un même joueur).
En 1972, après le Congrès des J.O de Munich, les mires deviennent obligatoires et
les joueurs ont le droit d’empiéter la ligne centrale.
En 1976, après le Congrès des J.O de Montréal, les mires sont ramenées à 9m de
distance l’une de l’autre. Elles sont alors placées sur la bande blanche verticale du
filet, perpendiculairement aux lignes du terrain. Et, pour permettre une meilleur
relance offensive, on autorise 3 touches de balles après le contre effectif.
Pour augmenter le potentiel offensif, depuis une dizaine d’année (1984 J.O. Los
Angeles) les attaques des arrières rentrent dans les schémas offensifs ;
conformément au règlement, un joueur peut attaquer à la seule condition qu’ils
prenne son impulsion dans la zone arrière sans mordre la ligne des 3 mètres, et,
comme il peut retomber dans les 3 mètres, il en résulte que dans chaque
organisation offensive il peut y avoir 5 attaquants possible au filet. Ce qui n’est pas
sans poser de problèmes à l’organisation du contre.
En 1992 après le congrès des J.O. de Barcelone, le contact avec le ballon est
autorisé à partir du dessus des genoux, élargissant les possibilités d’interventions
défensives du joueur.
Ces nouvelles règles prendront effet en France au début janvier 1999, pour le
Championnat de France division « PRO A », et seront généralisées pour le
championnat 1999-2000 dans toutes les divisions.
Les règles concernant le « libéro », ont été appliquées au championnat du Monde de
1998 au Japon.
Le service a subi lui aussi une évolution, il cesse d’être un simple engagement pour
devenir une arme d’attaque ; son but tactique devient :
- marquer le point direct
- ou, empêcher l’organisation offensive adverse.
Sont apparus successivement :
- les services puissants (balanciers ou tennis) qui ont assuré une supériorité
manifeste aux première équipes les ayant utilisés (URSS).
- Le tennis flottant apparaît au championnat du monde de 1956) Paris, dans
l’équipe américaine qui remporta des succès inattendus, et termina 5ème.
- Puis, le balancier flottant est employé par les équipes japonaises appelé
longtemps « service japonais ». Très au point ce service ne permettait plus les
reprises de balle en passe haute sans faire de faute technique, le ballon se
déplaçant latéralement sur sa trajectoire, avec une amplitude de 1m à 1m50.
Pour obtenir cet effet, il faut frapper la balle sans lui donner d’effet, donc avoir
une frappe centrée et brève. L’autre particularité de ce service est de tomber
brusquement vers le sol d’où la difficulté de se placer sous la balle pour
réceptionner ce type de service, qui a contribué également à la suprématie du
volley-ball japonais dans le monde.
Les japonais ont bien sûr, introduit dans la technique du VB, le moyen de
réceptionner ce type de service, c’est l’apparition d’un nouveau geste en 1960 : la
manchette, qui permet avec la reprise de balle sur les avant-bras en dehors de l’axe
du corps, une meilleur efficacité en réception. (Cette manchette sera dès lors utilisée
également à 1 bras ou à 2 bras en défense basse).
A cette même époque, pour permettre aux réceptionneurs de mieux percevoir la
trajectoire du service, la F.I.V.B. supprime le cache ou l’écran du serveur. (Possibilité
qu ‘avaient les joueurs avant de se rapprocher entre eux et près du filet en levant les
bras, dans l’alignement du serveur, pour masquer celui-ci aux réceptionneurs
adverses.)
Puis en même temps que les attaques aux 3 mètres, sont apparus les services
smashés qui, quand ils sont bien exécutés (forts et rapides), posent de gros
problèmes aux réceptionneurs qui maîtrisent moins bien la réception ; et gênent ainsi
l’organisation offensive (dans ce cas la réception est formée de 3 joueurs et non plus
de 2).
Pour facilité la réception, depuis 1992 le doublé est toléré lors de la manchette.
En 1993, apparition du service smashé flottant dans l’équipe américaine, lors des
matchs de qualification au championnat du monde à Paris.
En 1994, suite au Congrès de la FIVB au Championnat du Monde en GRECE, le
service peut être effectué derrière la ligne de fond, sur toute la largeur du terrain.
Les fautes de positions entre les arrières au moment du service, ne sont conservées
qu’entre le poste 6 et le poste 5. Les « collés » en réception ne sont plus
sanctionnés.
En 1998, suite au congrès de la FIVB au championnat du Monde au JAPON, le
serveur n’a plus le droit de relancer sa balle une deuxième fois.
Fin 1999, le joueur au service doit frapper le ballon au cours les 8" qui suivent le
coup de sifflet de l’arbitre.
Le ballon au service peut toucher le filet, le service « let » n’est plus une faute.
Par ailleurs, depuis 1978, pour diminuer le temps de jeu, 3 ballons sont utilisés pour
les rencontres internationales et nationales. Il n’y a plus de perte de temps pour la
récupération du ballon au service, 4 ramasseurs et distributeurs de balles sont placés
autour du terrain.
En 1998, deux mesures ont été prises par le Congrès des JO de Séoul, pour réduire
le temps de jeu, qui pouvait être trop long pour les joueurs et les médias (reportage
TV) :
- Le score des sets est désormais limité à 17 points, après une égalité à 16-16,
l’équipe qui marque le 17ème point gagne le set avec 1 point d ‘écart.
- Le set décisif est joué au tie-break. Après un échange gagné, par l’équipe au
service, celle ci marque le point et continu de servir, si l’échange est gagné
par l’équipe en réception, celle là gagne le service et marque le point.
Après les Championnat du monde au Brésil en 1990, la règle des 2 points d ‘écart
pour le gain du set est de nouveau appliquée pour le seul tie-break.
D) – CONCLUSION
Il faut pouvoir, sans modifier l’esprit du jeu (à tout moment l’équipe peut espérer la
victoire), limiter la durée du jeu tout en augmentant la durée de l’échange, et tendre
vers l’équilibre des rapports de forces, service/réception et attaque/défense.
Pour cela, l’introduction des 3 ballons en match a entraîné une diminution d’environs
20% du temps de jeu, le tie-break a limité la durée du 5ème set à 10 minutes environ,
et le jeu en « R.P.S. » fait que la durée d’un match se situe entre 1h et 2h15’.
En ce qui concerne la durée des échanges, une augmentation de la tolérance de
l’arbitrage sur le premier contact avec le ballon en réception et en défense rend le jeu
plus spectaculaire grâce à des échanges plus longs. Statistiquement, la défense
intervient sur environ 30% des échanges : il y a 45 à 50% d’attaques gagnantes chez
les hommes, 40 à 45% chez les femmes, et d’autres parts, 13% de balles sont
perdues en attaque.
Pour réduire le déséquilibre en faveur de la défense, il faut noter que depuis les JO
de Barcelone en 1992, le contact du ballon qui est autorisé jusqu'à la taille, l’est alors
jusqu’au genoux, et en 1994 après le championnat du Monde en GRECE, il est
étendu à la jambe et au pied. Il faut aussi ajouter la plus grande souplesse laissée à
l’arbitrage lors de la première intervention en défense, et l’autorisation de touche
accidentelle du filet en dehors de l’action sur la balle.
L’introduction du « libéro » en 1998, est faite encore pour renforcer le secteur
défensif ; les attaquant de grands gabarits manquant de mobilité et d’habileté
défensives, pouvant quitter le terrain après avoir servis, et être remplacés par le
« libéro », bon défenseur/réceptionneur.
Constante caractérisant le volley-ball d’aujourd’hui :
- Sport très spectaculaire et attractif comptant environs 160 000 000 de
pratiquants licenciés en salle, 50 000 000 en Beach-volley et 218 fédérations
affiliés à la FIVB, et attirant de plus en plus de public dans les manifestations
nationales, internationales féminines et masculines.
- Sport en constante évolution sur le plan de la dynamique en attaque et en
défense. Les schémas tactiques offensifs sont variés, complexes et basés sur
une constante accélération du jeu (en réception, de la passe en suspension
courte et tendue) et parallèlement, la défense est devenue mobile et de plus
en plus acrobatique pour faire face à une incertitude grandissante de
l’attaque, qui, avec les attaques des arrières aux 3 mètres, peut mettre en jeu
5 attaquants potentiels.
- Sport de plage dès son origine, il s’est surtout développé ensuite en tant que
sport de salle, et, depuis les années 80 il reprend une existence sur les plages
de Californie à travers le beach-volley professionnel. Cette nouvelle forme de
volley-ball joué en 2X2 prend un essor considérable, gagne l’Europe et
notamment la France, très rapidement, de grands tournois sont organisés l’été
sur les plages par la FFVB, avec les joueurs de l’équipe de France pour les
promouvoir.
Devant un tel développement, le Congrès Olympique de Barcelone en 1992,
décide que le Beach-volley sera un sport Olympique pour les prochains Jeux
Olympiques organisés par ATLANTA aux USA en 1996, décision rendue
officielle par le C.I.O. lors de sa 101ème session à Monaco le 24 septembre
1993.
- Sport dont l’aspect technique tend à la perfection. On note une diminution des
fautes au plus haut niveau, leur nombre est caractéristique du niveau réel du
joueur.
- Sport qui demande de plus en plus de qualités physiques ; on note une
augmentation de la détente, de la vitesse d’exécution et de la résistance. La
détente se situe vers 1m20 chez les hommes et, vers 1m chez les femmes. Il
faut aussi noter une augmentation de la taille des joueurs de 2 à 3 centimètres
à chaque nouvelle confrontation internationale (championnat du monde ou
Jeux Olympiques).
La moyenne de taille actuelle est autour de 1m98 chez les hommes et de
1m80 chez les femmes, ce qui implique plusieurs joueurs de plus de 2m et
quelques joueuses de plus de 1m85 voire 1m90, dans les équipes nationales.
Il faut noter que même les libéros masculins mesurent 1m90… !
INTRODUCTION
Au cours du jeu, la diversité des problèmes tactiques et techniques qui se pose aux
joueurs en attaque ou en défense, selon le poste qu’ils occupent, oblige d’apprécier
si la réussite ou efficacité viendra d’une démarche universelle ou spécialisée pendant
leur formation, et on peut se demander, pour ne pas limiter la progression d’un joueur
et pour qu’il tende vers une efficacité maximale au sein de son équipe, si son
évolution doit suivre celle du jeu (de l’universalisme vers la spécialisation), et si l’on
doit spécialiser le joueur, à quel moment de sa formation doit-on l’envisager, dans
quels buts et quels peuvent en être les dangers ?
Cette ouverture possible vers la spécialisation va s’élargir par une autre possibilité
d’interprétation du règlement : La liberté laissée aux arrières et aux avants de
permuter antre eux une fois le service effectuer = la PERMUTATION.
En 1998, autre tournant vers la spécialisation, par l’apparition d’un joueur spécialisé
en réception et défense : le « libéro ».
On constate donc que s’est modifiée, dans la perspective d’une meilleure efficacité,
la tendance fondamentale de ce jeu à l’universalisme vers une spécialisation des
rôles des joueurs, par l’utilisation :
- de la pénétration
- des permutations
- des changements de joueurs en cours de jeu
- d’organisations tactiques (en réception, pour écarter les mauvais
réceptionneurs ; en attaque pour solliciter les meilleurs attaquants à leur poste
préférentiel par exemple)
- introduction du « libéro »
Les attributions de rôles et la détermination des postes que les joueurs occuperont
sur le terrain se font à partir de leurs qualités physiques, psychomotrices,
psychiques, de leurs possibilités technico-tactiques, et de leurs « savoir faire »,
révélés et renforcés au cours des entraînements.
Schéma 1
4 2
1
3
5 6
Schéma 2
4 2
5 1
Schéma 3.
4 2
6 1
Schéma 4.
3 2
5 1
6
Schéma 5
3 2
6
4
1
5
Schéma 6.
3 2
6
2) Permutations des joueurs.
Schéma 7
C4
Système 4X2
P5 4 Attaquants
2 Passeurs
P2 A : Attaquant de Pointe
A3 C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur
C1
A6
Schéma 8
C3
P4 Système 5X1
5 Attaquants
1 Passeur
A2
A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
A5 P : Passeur
A1
C6
- son propre service (schéma 9)
Schéma 9
P4 C3 A2
A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur
A5
C6
A1
\_______/
et en jeu
- sur l’organisation offensive et le soutien,
- au début de l’organisation défensive dès le renvois de la balle chez
l’adversaire (schéma 10)
Schéma 10
C3
P4 P1
A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
A2 P : Passeur
A5
C6
Selon les intentions suivantes.
Schéma 11
C4 A3 P2
A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur
P5
A6
C1
\_______/
Elles visent donc à utiliser au mieux les possibilités des joueurs et d’adapter la
tactique au jeu de l’adversaire. En ce qui concerne l’attaque, le choix du poste peut
se faire par rapport :
- aux possibilités de formes d’attaques des attaquants, par exemple, pour les
attaques rapides sur passes courtes en 3 ou en 2 et pour les attaques en
puissance en poste 4, sur passes plus hautes à l ‘aile.
- Au bras d’attaque, en 4 pour un droitier, et en 2 pour un gaucher.
Toutefois, si des attaquants adverses sont particulièrement dangereux aux postes 4
et 3, on doit donner priorité au contre en plaçant le meilleur contreur en 3 par
exemple afin qu’il puisse neutraliser ces joueurs ; à un haut niveau de jeu, il est
possible de prévoir un schéma tactique de relance qui permet aux attaquants de
réintégrer leur poste privilégié à l’attaque (schéma 12). Dans ce cas, on retrouve soit
un passeur, soit un attaquant sur balle rapide en position d’ailier opposé au contre
(en poste 4) qui sont en principe des joueurs plus mobiles, donc bon défenseurs, qui
renforcent alors la petite diagonale (axe d’attaque) et qui peuvent intervenir sur les
feinte intérieur de l’attaquant adverse (schéma 12).
Schéma 12
C4 A3 P2
A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur
P5
C6
\___P1____/
On parvient rarement à une composition idéale d’équipe qui puisse répondre à toutes
les éventualités, et il faut dont faire des choix et donner des priorités en fonctions du
potentiel adverse, en attaque ou en défense.
b) Permutation des joueurs arrière
En ce qui concerne la défense, selon le système de jeu utilisé par une équiê, les
joueurs les plus mobiles et agiles se placent aux postes les plus sollicités en défense
arrière ; exemple aux postes 1 et 5 dans le cas d’une défense en arc de cercle (2X4)
sans couverture systématique du contre ; en effet ces joueurs se trouvent situés,
- à l’ouverture intérieur du contre, sur la diagonale d’attaque adverse,
- à l’ouverture extérieure du contre, sur la ligne d’attaque adverse,
et doivent pouvoir intervenir sur des smashes puissants, ou des feintes placées
derrière le contre, ou des smashes amortis vers le centre du terrain. (Schéma 13)
Schéma 13
A : Attaquant de Pointe
P
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur
A
C
Pour favoriser la relance, le passeur occupe, soit le poste 1 dans le cas d’une
défense (schéma 14), soit le poste 6 avancé derrière le contre, dans le cas d’un
doublage systématique du contre (schéma 15), ce qui permet de réduire son temps
déplacement vers le filet pour la relance offensive, ou encore, en poste 6 reculé
quand le passeur est un excellent défenseur, et possède un déplacement rapide.
Schéma 14
A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur
A P
Schéma 15
P6
A : Attaquant de Pointe
C : Attaquant sur balle rapide
P : Passeur
P5
C6
\______/
P1
CONCLUSION
Une spécialisation trop précoce ne fait que provoquer des phénomènes négatifs :
manque de polyvalence technique, de variabilité tactique et ne ferait que freiner et
limiter respectivement la progression et l’efficacité du joueur au sein d’une équipe.
Pour le « libéro » un entraînement renforcé en défense viendra inévitablement
complété la formation du joueur.
C’est une donnée qu’il faut avoir présente à l’esprit dans la formation de jeunes
joueurs. Le fait de céder à l’envie des jeunes de calquer le jeu des adultes de plus
haut niveau, en s’attribuant certaines fonctions dans l’équipe, de les laisser permuter
pour occuper un poste préférentiel (choix effectué pour masquer leurs faiblesses et
non pour utiliser leurs points forts) correspond à mettre un frein à leur progression
continue, à réduire leur potentiel technique et tactique, donc à limiter le répertoire
indispensable pour résoudre les diverses situations de jeu, et à offrir aux adversaires
des faiblesses, des carences qu’ils pourraient exploiter.
THEORIE DE JEU BASE SUR L’UNIVERSALISME
INTRODUCTION
A) – CIRCULATION TACTIQUE
1) Occupation du terrain
a) En réception de service : elle évolue selon le niveau des pratiquants ; lorsque les
techniques fondamentales sont peu maîtrisées, la disposition la moins contraignante
pour le réceptionneur est le 6X0 (fig.1), son intention étant alors de diriger don renvoi
vers la zone avant. Quatre joueurs : 4,6,3,2 sont placés en arc de cercle à environ 4
à 5m du filet, orienté vers le serveur adverse et les joueurs 5 et 1 prennent en charge
le fond du terrain.
Lorsque le niveau technique est meilleur, (appréciation de trajectoire plus rapide,
donc anticipation, déplacement, orientation, équilibre et action de la balle facilités)
l’équipe peut s’organiser en 5X1 (fig.2 et 2bis) :
- 5 réceptionneurs disposés en « W » et 1 joueur avant placé près du filet qui ne
réceptionne pas, et, est ainsi disponible pour son rôle de passeur. Les
réceptionneurs vont devoir rediriger leur renvoi vers ce joueur.
Fig.1
4 3 2
5 1
Fig.2
4 2
5 1
Fig. 2 Bis
4 1
6
5
b) en défense : au départ de l’organisation offensive adverse et devant d’éventuelles
attaques smashées, la défense s’organise avec une formation possible de contre
individuel ou collectif devant l’attaquant adverse (fig.3) : les avants près du filet, les
arrières en fond de terrain à environs à 8m. Quand le niveau de jeu ne permet pas le
développement d ‘attaques smashées, la défense s’organise en 2 ligne défensives
concentriques et orientées vers le joueur adverse en possession du ballon, l’un
formée par les trois avants, l’autre par les trois arrières (fig.4) : les joueurs 4,3,2
responsables de la zone avant à environs 4m du filet et les joueurs 5,6,1 en fond de
terrain.
Fig. 3
4 3 2
5 6 1
Fig. 4
4 3 2
5 6 1
2 ) Circulation des joueurs et du ballon
L’intention du joueur doit être d’ouvrir le jeu et de faire progresser le ballon vers le filet, pour
faciliter le renvoi chez l’adversaire ; la circulation du ballon et des joueurs doit permettre de
toujours renvoyer dans son champs visuel, donc le réceptionneur s’orientera vers la zone du
passeur, et le passeur vers les zones d’attaque, pour effectuer des réceptions et des passes
d’attaque hautes, (fig.5).
Fig. 5
a) Dès le service adverse effectué, la circulation des joueurs est liée à la détermination du
réceptionneur et des non réceptionneurs faites à partir de la perception de la trajectoire du
service (direction, longueur) ; dès lors, le joueur sollicité par le service adverse, donc
réceptionneur, va s’organiser, en se déplaçant vers le point de chute du ballon, et en
s’orientant vers la zone de retour pour récupérer ce ballon et le diriger vers la zone des
avants (en 6X0) ou vers le passeur avant au filet (en 5X1) ; en se plaçant à distance et
orienté vers lui ; le but du soutient étant la récupération du ballon mal réceptionné (fig. 6).
Fig. 6
5 1
6
b) Pendant la construction offensive (fig. 7),
- Le passeur orienté vers le réceptionneur, va se déplacer vers le ballon en
s’orientant vers ses attaquants potentiels, pour solliciter celui qui remplit les
meilleurs conditions d’attaque.
- Les avants non concernés par la passe, se préparent à l’attaque, en se
reculant du filet et en s’orientant vers le passeur et le terrain adverse pour
avoir une bonne vision du jeu.
- Les arrières préparent le soutien d’attaque, ils peuvent intervenir en 2ème ou en
3ème touche de balle, dans le cas d’actions imprécises des joueurs concernés
par le ballon. Ils vont donc s’orienter et progresser vers le passeur, puis vers
l’attaquant.
Fig. 7
3 2
4
6
c) dans la phase d’attaque effective (fig. 8), quand la balle quitte derrière les mains
du passeur, l’attaquant engage sa course d’élan pour prendre son impulsion derrière
la balle et la frapper au dessus du filet, et, simultanément les 5 autres joueurs
organisent le soutien derrière l’attaquant face au contre adverse. On peut alors dire
que le dernier temps du soutien d’attaque est la 1ère organisation défensive sur retour
direct du contre adverse. Les deux joueurs, avant et arrière, les plus proche de
l’attaquant forment un premier rideau défensif près de l’attaquant, les trois autres, un
deuxième rideau un peu plus éloigné ; tous sont orientés vers l’attaquant et le contre
adverse et répartis selon les axes possibles de renvoi du contre.
Fig. 8
4 3
2
5
6
d) Dès que la balle a franchi le contre et arrive dans le camp adverse, l’équipe va
alors s’organiser en défense. Les arrières reculent en s’orientant vers le défenseur
adverse et, selon le potentiel offensif adverse, les avants préparent un éventuel
conte en s’approchant du filet (fig. 3), ou s’orientent de la même façon que les
arrières, derrière les 3 mètres, formant ainsi, avec les arrières deux arcs de cercle
concentriques dont le centre est le joueur adverse possédant le ballon (fig. 4 et 9).
Les arrière doivent éviter de s’aligner avec les avants afin d’avoir une bonne
perception du jeu adverse.
Fig. 9
2
3
5 6
Dans le cas d’une défense avec contre, dès que les informations sur la forme
d’attaque adverse sont prises, le joueur avant non concerné par le contre (à l’opposé
de l’attaquant adverse) va devoir reculer pour compléter l’arc de cercle défensif
formé par les arrières derrière le contre ; Dans le cas où l’organisation offensive
adverse ne peut déboucher sur une attaque smashée, et dès que cette information
peut être prise, les avants doivent se reculer du filet (le contre étant inutile) pour
défendre la zone avant du terrain an s’orientant vers le joueur adverse susceptible de
renvoyer la balle (Fig. 4 ou 2 et 2 bis).
Dans le cas inverse, le contre est nécessaire, il formera la défense haute, les autres
joueurs formeront la défense basse.
1/ organisation défensive sur l’attaque à l’aile (poste 4 ou 2). Le contre sera
formé du joueur central 3 et de l’ailier faisant face à l’attaquant (4 ou 2), l’arc de
cercle défensif sera formé des 3 joueurs arrières (1.6.5) et du joueur avant non
l’arc de cercle défensif les arrières 1 et 5 se placent aux ouvertures intérieures
et extérieures du contre, ils défendent la ligne et la grande diagonale ; l’arrière 6
se place sur l’ouverture interne entre les deux contreurs, ou à égale distance
des joueurs 1 et 5 si le contre est bien homogène, il défend la petite diagonale
(fig. 11). Dans cette organisation tactique, si le défenseur situé derrière le contre
(fig. 12, joueur 5) perçoit chez l’attaquant adverse une intention de feinter
(placer la balle juste derrière le contre) il va pouvoir anticiper et s’avancer près
du contre ; en conséquence pour le joueur arrière centrale 6, doit compenser et
se déplacer vers le poste 5 pour défendre une éventuelle attaque placée en
fond de terrain à ce poste (l’attaquant adverse ayant pu voir le défenseur 5
s’avancer) (Fig. 12).
Si le joueur central 3 ne contre pas une attaque aux ailes, il est responsable des
balles feintées dans la zone avant derrière le contre (Fig. 11).
Fig. 11
1
5 6
Fig. 12
4 3
1
6
2/ Organisation défensive sur attaque au centre (poste 3) : Dans le cas d’un contre
individuel par le joueur central 3, (fig. 17) les avants 4 et 2 se placent sur les petites
diagonales, couvrant ainsi la zone avant, et pour chacun l’espace allant du milieu de
cette zone jusqu’à le ligne latérale ; la zone vulnérable étant alors celle située juste
derrière le contre. Les arrières 5 et 1 se placent sur les grandes diagonales couvrant
ainsi les zones d’angles arrière jusqu’aux 3 mètres. L’arrière central 6, couvre le fond
du terrain ; les zones vulnérables sont le centre et les angles du terrain.
Dans le cas d’un contre à 2 joueurs, (fig. 18) il est le plus souvent formé par le central
3, et l’ailier faisant face au passeur adverse, donc le 4. Les joueurs, avant 2 et arrière
5, se placent aux ouvertures de contre sur la petite diagonale, couvrant ainsi la zone
avant, et les arrières 6 et 1, sur les grandes diagonales ; la zone vulnérable étant
l’axe central du terrain. Si le contre n’est pas homogène, le 6 doit se décaler vers
l’ouverture entre les deux contreurs.
Fig. 17
4 2
1
5
Fig. 18
4 3
5 2
6 1
e) Dès que la balle franchît le filet et le contre, les joueurs en défense basse tentent
de la récupérer, pour organiser une contre attaque ou une relance ? A partir d’une
défense sans contre, on retrouve une situation analogue à celle de réception de
service (fig. 13).
Dans le cas d’une défense avec contre, les contreurs dès la reprise du contact au
sol, s’orientent vers le défenseur pour prendre les informations sur la qualité de la
défense (orientation de la trajectoire de la balle défendue), pouvoir se replacer et
s’inscrire dans la relance (fig. 14). Selon la direction de la trajectoire du ballon
défendu, les joueurs vont de déterminer en passeur ou attaquant ou soutien vers le
joueur en possession du ballon, comme on l’a vu ors de l’organisation à partir de la
réception de service.
Fig. 13
4 2
5 1
6
Fig. 14
4 2
5
1
6
B) – SCHEMAS TACTIQUES.
b) A partir d’un retour orienté vers le poste 2, il y a trois possibilités d’attaque sur
passe avant :
- près du passeur ou au centre pour l’attaquant au poste 3
- à l’autre aile pour l’attaquant en poste 4 (fig. 16) ;
Une autre possibilité sur passe arrière pour l’attaquant en 3 peut être envisagée, si le
retour fait avancer le passeur en 2 vers le centre et que l’attaquant 3 se décale en
arrière du passeur (fig. 16 bis).
Si le retour orienté sur le poste 2 ou le poste 4 est haut et près du filet, il y a
possibilité d’attaque en deuxième main, si l’ailier concerné a pu analyser cette
trajectoire suffisamment tôt et a pu s’y préparer (recul du filet et ouverture de la ligne
d’épaule).
c) A partir d’un retour orienté en zone arrière, les trois avants doivent alors se
placer au mieux par rapport à ce joueur arrière, pour pouvoir éventuellement
attaquer (fig. 15).
Fig. 15
3 2
5
1
6
Fig. 16
4 3
5
Fig. 16 Bis
4 3
C) - COMBINAISONS TACTIQUES
Elles sont pauvres à ce niveau de jeu et reposent sur les liaisons passeur/attaquant
vues dans les schémas tactiques et basées sur les principes suivant :
1) Pour le passeur :
- s’intégrer au déroulement de l’action en cours (observation du réceptionneur
ou du défenseur) certaines réceptions imposant différentes formes de passe
d’attaque (éloignement du filet),
- informer le réceptionneur par l’orientation du déplacement préalable à l’action
qui traduit ses intentions,
- s’informer des possibilités et du déplacement des attaquants pour effectuer un
type de passe favorisant leur action future.
2) Pour l’attaquant :
- informer le passeur de ses intentions (décalage latéral et en profondeur) par
un déplacement préparatoire ample.
- S’informer des possibilités défensives adverses (contre, placement défensif).
INTRODUCTION
- Dans une conception de jeu basée sur l’universalisme, le rôle des joueurs au
sein de l’équipe dépend de la place ou poste occupé sur le terrain à chaque
rotation.
- Inversement, dans une conception de jeu basée sur la spécialisation, chacun
des joueurs dont le rôle au sein de l’équipe sera défini au préalable, occupera
un poste déterminé en zone avant et en zone arrière, en fonction du rôle et
des tâches qu’il auras à accomplir dans le système de jeu. Ceci pour utiliser
au mieux les possibilités de chaque joueur et obtenir la meilleure efficacité
possible pour l’équipe.
Cependant, quelque soit le rôle du joueur au sein de l’équipe, et que l’on soit dans
une conception universaliste ou de spécialisation, les différentes tâches des joueurs
sont en étroite liaison les unes avec les autres. Pour chacun des joueurs il y a
enchaînement de tâches ; un même joueur peut être successivement selon niveau
de jeu, réceptionneur ou soutien de réception, attaquant, contreur, etc… A chaque
nouvelle situation liée à la circulation de la balle, le joueur quelque soit son rôle a une
nouvelle tâche à accomplir et doit donc envisager sa tâche future dès
l’accomplissement de la précédente (problème de décentration par rapport au
ballon). Donc à aucun moment le joueur ne peut avoir une attitude de spectateur,
mais une attitude prospective.
L’efficacité de l’équipe dépend de la réussite des actions coordonnées et
successives de chacun de joueurs. Par conséquent, chaque joueur doit avoir
conscience que la réalisation d’une action dépend de la qualité de l’action
précédente et va directement influer l’action suivante :
Exemple : la tâche du passeur sera facilitée par une bonne réception et un bon
placement et engagement des attaquants par rapport à lui, et la qualité de la passe
aura une incidence sur l’efficacité de l’attaquant.
1) Réception de service
a) Occupation du terrain.
Elle varie selon la structure de l’équipe, le niveau technico-tactique des joueurs, et
les schémas tactiques envisagés.
4X2 : Utilisation du passeur AR, pour augmenter le potentiel offensif. Permet une
permutation sur services adverses. A5, A2 = prioritaires en réception, avec P4.
5X1 : Passeur avant (quand le passeur est AR, voir système 4X2). Le passeur et les
attaquants se placent en fonction, de leur position de formation, des tâches à
accomplir, et des postes qu’ils occuperont lors de l’organisation de l’attaque.
Si une pénétration du passeur de la ligne arrière vers la zone avant est envisagée,
elle s’effectue dès la frappe du service, le passeur allant se placer à l’endroit qui
permettra le développement du schéma tactique prévu.
c) Les arrières, amorcent une orientation vers le joueur qui va s’effectuer cette passe,
soit dans une intention de soutien, soit pour une éventuelle attaque aux 3m.
4) La défense.
Déclenchée dès que les joueurs perçoivent que la balle franchit le contre adverse,
elle se traduit par :
- un recul des arrières à leurs postes de défense (les permutations des arrières
peuvent se faire pendant ce recul) de manières à avoir leur espace de jeu ou
d’intervention devant eux ; ce recul doit s’effectuer avant la première intervention de
l’adversaire sur le ballon ; pendant ce recul les joueurs observent l’organisation
défensive de l’équipe adverse qui prédétermine la relance possible. Au plus haut
niveau ce replacement en défense se situe dans un premier temps à environs 5m du
filet, afin d’être en mesure d’intervenir sur les attaques rapides ; ce recul se poursuit
dans un 2ème temps s’il s’avère que l’attaque s’effectuera de l’aile sur passe haute.
- simultanément à ce recul des arrières, les avants se placent près du filet, en
effectuant éventuellement les permutations nécessaires, pour préparer le contre en
fixant leur adversaire direct ; ils observent également le déroulement de la relance
offensive.
Dès que la passe d’attaque est effectuée, les joueurs doivent observer l’attaquant
concerné : la direction de sa course d’élan, son orientation, son bras au moment de
l’armé de manière à déterminer la forme de l’attaque, et son axe, pour se placer à
l’endroit présumé de la chute du ballon. Au plus haut niveau, il a été calculé que
3/10ème de seconde s’écoulaient entre la frappe de la balle et son contact au sol ; or
le temps réflexe de l’individu est de l’ordre de 3 à 5/10ème de seconde, d’où la
nécessité d’anticiper le placement en défense.
Inconvénients :
• zone vulnérable = le centre du terrain, zone de convergence des axes
de déplacements des joueurs en défense arrière basse sur une attaque
amortie derrière le contre.
Avantages :
• bonne couverture du terrain à 4 joueurs en défense arrière basse sur
les attaques puissantes adverses, permettant de compenser un contre
mal formé, non homogène.
• une attaque alternative pour l’ailier avant non contreur, et les 2 ailiers
arrière entre défendre une attaque forte ou une attaque amortie derrière
le contre. L’ailier avant couvrant la zone intérieur dans les 3 mètres,
axe de la petite diagonale ; l’ailier arrière couvrant la zone intérieur au
contre, du fond du terrain jusqu’aux 3 mètres, axe de la grande
diagonale ; l’autre ailier arrière couvrant la zone extérieure au contre, le
long de la ligne latérale, sur toute la profondeur du terrain. Quant à
l’arrière central, il se place soit à l’ouverture entre les 2 contreurs, soit,
si le contre est homogène, en fond de terrain à égale distance de ses
deux arrières, ayant la responsabilité de compenser leurs éventuelles
avancés derrière le contre. Au plus haut niveau selon les options prises
par le contre, l’arrière central renforce soit la défense diagonale (contre
ligne), soit la défense ligne (contre intérieur).
- 2X1X3 défense sur l’attaque à l’aile, avec doublage systématique du contre
par l’avant opposé au contre :
Inconvénients :
• il n’y a que 3 joueurs en zone arrière sur attaques puissantes.
• difficulté pour l’ailier opposé au contre à se replacer en attaque en
poste 4 lors d’une relance.
Avantages :
• assure une meilleure récupération des attaques amortie.
Nécessite :
• un contre efficace, car il y a moins de joueurs en défense arrière.
• une bonne mobilité des défenseurs (compensation du 5)
Inconvénients :
• il n’y a que 3 joueurs en zone arrière sur attaques puissantes..
Avantages :
• assure une meilleure récupération des attaques amortie.
• quand le doublage se fait sur le passeur (P1) la relance sera facilitée
s’il n’a pas eu à intervenir en défense, car il est proche de sa zone de
transmission.
Nécessite :
• un contre efficace, la zone arrière du terrain n’étant couverture que par
3 joueurs.
• une bonne mobilité des défenseurs (compensation du 6)
- 2X1X3 défense sur l’attaque à l’aile, avec doublage par l’arrière centrale 6
(passeur) :
Inconvénients :
• il n’y a que 3 joueurs en zone arrière sur attaques puissantes.
• difficulté pour l’ailier opposé au contre à se replacer en attaque en
poste 4 lors d’une relance.
Avantages :
• dans ce cas, le passeur occupe systématiquement le poste 6 dans la
ligne arrière, et se trouve mieux placé pour la relance s’il n’a pas eu à
intervenir en défense.
Nécessite :
• un contre efficace, car il y a moins de joueurs en défense arrière.
• une bonne mobilité des défenseurs (compensation du 1)
- 2X2X2 défense sur l’attaque au centre, sans doublage du contre à deux :
Inconvénients :
• zone vulnérable = le centre du terrain, zone de convergence des axes
de déplacement des joueurs en défense arrière basse sur une attaque
amortie derrière le contre.
Avantages :
• bonne couverture du terrain sur attaques smashées vers les petites et
grandes diagonales du terrain.
Inconvénients :
• un seul contreur face à l’attaquant adverse.
Avantages :
• la zone avant et centrale est couverte par le 4 et le 2.
• 3 joueurs en arrière défense, le 5 et le 1 avancés sur les diagonales.
Selon le choix tactique le 6 peut être, soit en fond de terrain, soit
avancé dans les 3 mètres.
Deux systèmes de défense peuvent être utilisés par une même équipe eu cours d’un
match :
Exemple : en 5X1. Quand le passeur est arrière : défense avec le 6 (passeur)
avancé, pour assurer une meilleur relance.
Quand le passeur est avant : défense avec le 6 reculé, avec
doublage ou non du contre par un autre joueur.
Le système défensif peut également être modifié pour l’adapter au jeu offensif
adverse (introduction d’un doublage du contre, devant des feintes répétées).
5) La relance.
C’est la réorganisation offensive à partir d’une situation défense dès que la balle est
défendue par un joueur ; c’est donc une contre-attaque qui est préparée et favorisée
par l’organisation défensive mise en place.
Selon les cas la relance peut être faite :
- par le passeur en pénétration (5X1 avec passeur arrière, ou 4X2)
- par le passeur avant (poste 2 ou 3) en 4X2 dans le cas d’une défense du
passeur arrière, ou en 5X1 quand le passeur est devant.
- par un autre joueur que le passeur :
¾ en situation minimale ; dans ce cas les combinaisons offensives sont
réduites, et les postes 4 et 2 sont le plus souvent alertés sur des passes
hautes.
¾ en 5X1, quand le passeur à défendu en zone arrière ; dans ce cas un
joueur avant peut assurer le relais, et éventuellement certaines
combinaisons offensives.
Circulation des joueurs :
- Les contreurs se retournent immédiatement dès leur réception au sol et vont
se replacer pour l’action suivante.
¾ soit exécuter la passe,
¾ soit se reculer du filet pour pouvoir attaquer.
- Le passeur en zone arrière, dès que la balle est défendue, ou dès qu’il perçoit
qu’il n’a pas à intervenir en défense, pénètre en zone avant vers la zone de
transmission pour organiser une attaque.
- L’arrière ou les arrières non concernés par le ballon soutiennent le défenseur,
pour éventuellement assurer le relais à la passe.
Dans le cas d’une attaque adverse mal construite, donc d’un retour facile, et dès que
cette situation est perçue (dès accomplissement de la 2ème touche de balle), les
joueurs se mettent en place pour la relance :
- les avants reculent aux 3 mètres,
- le passeur se place au filet dans la zone de transmission,
- les arrières défendent le fond du terrain.
En situation minimale, quand la passe est faite par un joueur autre que le passeur,
ou à un niveau de jeu élémentaire, le schéma est simple : l’attaque se fait sur la
passe avant ou arrière, haute ou demi haute sur les ailes ou au centre ; les
possibilités de combinaison entre les attaquants étant pratiquement nulles.
- « La Croix »
- « La fausse croix »
- « Le piston »
- « L’intervalle »
Rappelons ici que lors d’une attaque aux 3 mètres le joueur arrière doit prendre son
impulsion avant la ligne des 3 mètres sans même l’empiéter ; cependant, il peut
retomber dans la zone avant.
Cette liste de combinaisons offensives n’est pas exhaustive, et il est possible d’en
combiner plusieurs entre elles, le but étant toujours de décaler dans le temps ou
l’espace le contre adverse.
CONCLUSION
Cette analyse montre que chaque phase de jeu se prépare pendant la réalisation de
la précédente, d’où l’importance de l’anticipation des joueurs qui nécessite, une
analyse rapide des situations qui se déroulent pour pouvoir s’y adapter au mieux, et
donc une concentration permanente pendant toute la durée du jeu, se traduisant par
une attitude dynamique et prospective sur le terrain.
New defensive strategies in volleyball have been significantly influenced by the evolution of offensive techniques, which have pushed defenses to become more agile and strategically versatile. As offensive plays incorporate faster and unpredictable attacks, defenses now employ multiple layers, such as forming arcs with back-row players for sustained coverage and using advanced blocking techniques to counteract quick hits and deception by hitters. Teams might also adjust their defensive formations based on the attackers' strengths, such as doubling blockers on key hitters or rotating the libero to maximize defensive adaptability. This evolution reflects a direct response to offensive complexities aimed at creating scoring opportunities, demonstrating a bidirectional influence in strategy development .
The introduction of the 'libero' player significantly impacts team dynamics by specializing in defensive roles, which enhances the team's defensive capabilities. Wearing a different colored jersey, the libero can substitute any back-row player without following substitution formalities, thus increasing flexibility in defensive strategies. The libero cannot attack the ball above the net from the front zone or serve but is pivotal in receiving and passing balls effectively to facilitate quick transitions between defense and offense. This specialization allows attacking players to focus more on offensive plays, improving the overall fluidity and adaptability of the team strategy in dynamic game situations .
Volleyball tactics have adapted to the physical and technical evolution of the game by incorporating complex offensive and defensive strategies that maximize player strengths and mitigate weaknesses. Modern offensive tactics now involve rapid and varied ball movements, such as short, fast, and high passes, to outmaneuver defenses. This evolution requires players to anticipate opponents' moves and execute precise attacks or counter-attacks based on the trajectory and speed of the ball. Defensively, teams have developed advanced blocking systems, like forming arcs or assigning specialized roles (e.g., the libero), to optimize coverage against diverse attacking patterns. The adaptability and synergy among players in responding to dynamic gameplay situations illustrate the advanced tactical proficiency necessitated by the game's evolution .
Player rotation in modern volleyball holds significant tactical importance as it ensures all players participate in different roles, maximizing team versatility and balance. Rotation affects service, reception, attack, and defense phases, demanding players adapt and perform diverse tasks. This strategic element facilitates the development of multi-skilled athletes capable of contributing across various game situations. By optimizing player positioning, rotation strategically aligns stronger offensive players for attacks and positions defensive specialists, like the libero, in critical reception phases. Teams leveraging effective rotations can disrupt opponents' tactical setups and exploit mismatches, leading to increased chances of success .
The transformation of volleyball from a recreational activity to a professional sport is attributed to several factors. Initially, volleyball's appeal lay in its simplicity, lack of direct contact, and adaptability, which made it ideal for leisure and mixed groups. Over time, the sport's structure evolved with standardized rules, such as mandatory service rotation and restrictions on hits, which formalized the game. The international influence, especially by the Soviet Union, introduced tactical depth and athletic rigor. The adoption of strategies like powerful services and defensive techniques, as well as official endorsement by entities like the F.I.V.B., advanced its professionalism. This evolution made the sport highly competitive and attractive for global audiences, further bolstered by media exposure and international tournaments .
Rule changes concerning player contact with the ball have significantly influenced volleyball gameplay, mainly by enhancing defensive and transitional play phases. Initially, contact was limited, but over time, allowances were made for the ball to be played off other body parts below the waist, such as legs and feet, which improved flexibility in defensive maneuvers. This leniency enables extended rallies and more dramatic saves, contributing to a more dynamic and engaging spectacle. Additionally, changes like the 'libero' role have emphasized specialized defense, thereby increasing the game's pace and complexity by allowing constant back-row coverage without frequent substitutions .
Advanced volleyball teams manage time and fatigue through strategic use of substitutions, time-outs, and rotations. Teams employ these tools to relieve players, maintain peak performance, and strategically disrupt opponents' momentum. The libero role is crucial in offsetting fatigue by allowing continuous defensive coverage without frequent substitutions, preserving energy for offensive players. Additionally, teams manipulate match tempo using time-outs to regroup and adjust tactics, influencing game flow. Managing rotations to position strong offensive players during crucial moments while maintaining an effective defensive presence further mitigates fatigue's impact, optimizing performance over a potentially grueling match duration .
Communication plays a crucial role in high-level volleyball team performance by ensuring coordinated actions and informed decision-making. It is facilitated through both verbal and non-verbal cues, allowing players to convey intentions and react to game situations swiftly. Players communicate desired plays, defensive formations, or responses to opponents' actions, ensuring synchronicity and strategic alignment. This coordination requires a shared understanding of signals, player tendencies, and planned maneuvers, necessitating a well-defined 'common language' tailored to the team's specific style and strategy. Effective communication ensures that players maintain situational awareness and adaptability, crucial in the fast-paced exchanges typical of high-level matches .
A more colorful ball design in volleyball enhances visibility during televised matches, benefiting both players and spectators. The colors improve the audience's ability to track the ball's movement, which is crucial in fast-paced exchanges typical of high-level play. Enhanced visibility supports better engagement and understanding of the game dynamics for viewers. Additionally, it assists players in maintaining better eye coordination and anticipation during rapid volleys. This practical change supports the sport's appeal and accessibility, further contributing to its global popularity growth .
The role of service in volleyball has evolved from being a mere initiation of play to a critical tactical component aimed at scoring direct points or disrupting the opponent's offensive setup. Initially, the service was a simple engagement, but over time it transformed into an aggressive tool used to gain an advantage. This evolution is marked by the introduction of powerful serves, such as the balancier or tennis services, and intricate floating serves that challenge the receiving side. These changes have forced teams to develop stronger reception tactics, reflecting an overall shift towards more strategic gameplay where service plays a pivotal role in both offense and defense .