SOMMAIRE
INTRODUCTION
I- PRESENTATION DE LA REGION DES EBRIES
1- Historique de la région
2- Festivités De La Région
II- LES VILLES ET LA DIVISION ADMINISTRATIVE DE LA
REGION
1- Les villes de la région lagunaires
2- Les divisions administratives
3- Les activités de la région
III- LA GASTRONOMIE
CONCLUSION
INTRODUCTION
Un peuple, c’est un ensemble d'humains vivant en société, habitant un
territoire défini ayant en commun un certain nombre de coutumes, d'institutions,
et parfois, une communauté d'origine. L’histoire des peuples de Côte d’ivoire est
connue grâce à la tradition orale surtout à la linguistique et à l’archéologie.
dans ce travail nous vous présenterons les peuples lagunaires principalement les
EBRIES.
I- PRESENTATION DE LA REGION DES EBRIES
1- Historique de la région
Les Ébrié sont des lagunaires qui se trouvent au sud de grand la Côte-d'Ivoire.
Ils sont membres du grand groupe ethnique et linguistique akan. Leur tradition
orale mentionne qu'ils viennent du nord-est, où ils habitaient tous un seul
village. Aujourd'hui le groupe compte cinquante villages (akube), et ils sont
groupés respectivement à l'intérieur de neuf goto ou 'phratries' possédant
chacune un nom propre. Toute l'organisation politique des Ébrié témoigne d'une
orientation vers la guerre. Les différentes institutions du système politique et des
organismes militaires se forment au niveau de la génération et des classes d'âge.
La seule organisation villageoise dont les cadres ou responsables ne sont pas
pourvus par les classes d'âge ce sont les clans.
2- Festivités De La Région
Les Ebriés, appelés à l’origine "Chaman" ou "Atshan", sont un groupe ethnique
de la Côte d’Ivoire, les Ebriés sont des lagunaires. Ils vivent dans la partie sud
de la Côte d'Ivoire, autour de la lagune qui porte leur nom. Les eaux
majestueuses de la ville d'Abidjan vont de Grand Bassam (est) au canal Assani
(ouest). Ces personnes représentent environ 0,7% de la population du pays et les
Ebriés sont membres du groupe Akan. Une des structures de base de la société
Ébrié est les générations d'habitants. Une génération rassemblant tous ceux qui
sont nés dans un intervalle de quinze ans. Les membres de la même génération
se traitent comme des frères. L’organisation prend en compte le genre (hommes
et femmes) et est divisée en quatre générations qui portent les noms : Blessoué,
Gnando, Dougbo et Tchagba. Chaque génération comprend quatre groupes
d'âge, à savoir Djehou (aîné), Dogba (jeune), Agban (jeune) et Assoukrou (plus
jeune). Le cycle entier de quatre générations dure soixante ans. La relation entre
les générations a été institutionnalisée. Cette organisation signifie que chez les
Ebries, tous les individus ont des droits et devoirs égaux et sont responsables de
la gestion des affaires du village. Ce qui fait de la société Ébrié une société
égalitaire et démocratique. C'est ainsi qu’une des générations susmentionnées
organise chaque année une fête appelée Fatchué, qui est une fête de génération
datant de plus de trois siècles. Il s'agit d'une cérémonie qui marque le passage
d'une étape à une autre dans la vie des jeunes filles et garçons des classes d’âge
qui composent une génération. Lors de ce banquet, la classe dirigeante passera le
flambeau à une autre tranche d'âge, qui sera responsable des affaires du village.
Le passage du flambeau permet aux personnes du groupe d'âge d'accueil de
passer de l'adolescence à l'âge adulte. A partir de cette cérémonie, les personnes
de cet âge auront le droit de prendre la parole lors des assemblés et donc le droit
de participer aux décisions du village.
II- LES VILLES ET LA DIVISION ADMINISTRATIVE DE
LA REGION
1- Les villes de la région lagunaires
La région des Lagunes comprenait, jusqu'en 2011, sept départements, subdivisés
en sous-préfectures :
Abidjan
Alépé
o Danguira
o Aboisso-Comoé
Dabou
o Lopou
o Toupah
Grand-Lahou
o Ebobou
o Ahouanou
o Bacanda
Jacqueville
Tiassalé
o Morokro
o Binao-Boussoué
Sikensi
o Gomon
o
2- Les divisions administratives
La région des Lagunes est une ancienne division administrative de Côte
d'Ivoire située au sud du pays. Depuis 2011, elle a été démembrée : le
département d'Abidjan est devenu district autonome, tandis que le reste de la
région a fusionné avec une partie de l'ancienne région de l'Agnéby pour former
le nouveau district des Lagunes.
Elle avait pour chef-lieu la capitale économique Abidjan.
Cette région était peuplée en majorité par les ethnies côtières
(Ébriés, Attiés, Adioukrous). La région des Lagunes comptait à elle seule 34 %
de la population nationale.
3- Les activités de la région
L'activité principale de ce peuple est la pêche. Toutefois, ceux qui habitent dans
les régions périphériques (Songon, Bingerville...) pratiquent l'agriculture et
produisent des vivriers (banane plantain, igname, taro, manioc) et des produits
d'exportation (café, cacao, hévéa, palmier à huile, banane douce...)
III- LA GASTRONOMIE
Les Ébrié sont à la fois pêcheurs, paysans et planteurs de café, de cacao et de
palmier à huile. Ces cultures s’inscrivent dans une logique d’exportation mise en
place depuis la colonisation jusqu’à nos jours. Outre les cultures de rente citées,
les Ébrié consomment des produits de la pêche et des vivriers qui se cultivent en
zone forestière : banane plantain, igname, manioc, aubergine, graine palmiste,
gombo, etc. Le principal est le manioc, consommé sous forme de semoule ou
d’attiéké. Ces ingrédients servent à la préparation des saveurs et mets du terroir
tels que la sauce n’tro (faite de jus de palmiste) et les aliments
d’accompagnement : foutou banane, foufou et attiéké. Ces aliments sont riches
en matières grasses, en amidon et en protéines animales. Selon une enquêtée,
l’on trouve dans les sauces La Tambruya est obligée d’en consommer en grande
quantité, au risque d’être socialement rejetée (Egnankou 2015). Ce qui lui
permet de « recouvrer symboliquement la santé et la beauté d’avant
l’accouchement »
Chez ebriés , les régimes alimentaires de la Tambruya comprennent
principalement le foufou de banane plantain ou d’igname et l’attiéké à la sauce
d’aubergine ainsi que le foutou à la purée de gombo, d’aubergines et de feuilles
mélangée au jus ou à l’huile de palme. La Tambruya est obligée d’en
consommer en grande quantité, avec au moins cinq horaires quotidiens de prise
de nourriture. Cette forme de suralimentation chez les Ébrié, passe par la
priorisation, puis l’appropriation du gras et du sucré, générant non seulement un
embonpoint socialement valorisé et suscité chez la Tambruya, mais aussi une
stigmatisation de l’alimentation légère. Ces exigences sont par ailleurs porteuses
de normes d’une identité alimentaire dont la finalité majeure est la recherche de
la forme opulente de la femme callipyge, canon de l’esthétique physique
féminine de la communauté. La pratique du gavage maintient la Tambruya dans
un système de relations de dominées au sein de la parenté, la camaraderie et la
communauté. Cette pratique est, de ce fait, productrice de différentes formes de
sociabilités. Celles-ci sont perçues, dans ce texte, comme un processus interactif
dans lequel les Ébrié choisissent les formes de communications qui les lient les
uns aux autres. Ces sociabilités invoquent également des stratégies mobilisées
par la Tambruya pour satisfaire ses désirs alimentaires, inventer de nouvelles
formes de rapports aux autres et de transgressions aux codes alimentaires perçus
comme inadaptés aux réalités du moment.
CONCLUSION
Le pouvoir politique chez les Ébrié connu plusieurs changements. Cette mutation
est dû à l’évolution de la société, aux contacts avec les autres peuples mais surtout
de la présence européenne pendant la colonisation .Ainsi, du pouvoir du patriarche
à l’origine, on aboutit à la naissance de la chefferie, avec la colonisation, début
d’un profond bouleversement de la société atchan. Malgré cette situation, la
structure politique montre l’importance des doyens d’âge, des hommes mûrs dans
la vie du village car ils demeurent les derniers recours .Cependant, dans le monde
atchan, l’essentiel du pouvoir est exercé par les classes d’âge et non par le chef du
village ,qui demeure en réalité le « chargé de mission » de la communauté
villageoise. En fait, en pays atchan, le pouvoir de l’individu est avant tout collectif
et non individuel. Une telle société, même si elle connait de profonds
bouleversements liés à des causes internes et externes, conserve encore ses
particularités .Les fêtes de génération, fondement de la démocratie villageoise et
la collégialité du pourvoir, demeurent le ferment de la stabilité du pouvoir
traditionnel. Cependant, en dépit de la survivance de ces fondamentaux du
pouvoir, l’on reste toujours inquiet sur la survie du pourvoir traditionnel avec
l’immixtion fréquente du pouvoir public dans les affaires des villages.