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Étude d'Impact Environnemental des Projets

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SUPPORT DE COURS D’ETUDE D’IMPACT

DES PROJETS

Support de cours d’étude d’IESE Page 1


Prof WANDAN
INTRODUCTION GENERALE

Avant de se lancer dans un projet, il convient de mener une analyse d'impact afin
d'identifier toutes les conséquences d'un changement sur les collaborateurs,
processus, métiers, autres projets en cours, etc.
Fort de cette analyse, la décision de mener - ou non - un projet est prise en
connaissance de cause et les effets de bord sont identifiés et maîtrisés.
Bien que l'on parle généralement d'analyse ou d’étude d'impact, l'étude porte sur les
effets d'un changement. Les impacts, changements concrets suite aux actions,
s'évaluent post projet.
Ce module n'est pas réservé à la seule gestion de projet, mais à toute prise de décision
méritant une analyse poussée des effets annexes. Nous nous intéressons ici aux
impacts sociaux, économiques et environnementaux (positifs et négatifs) pouvant
émerger de l’exécution d’un projet de quelque nature que ce soit dans un objectif de
maîtrise des risques.
Au terme de ce cours, l’apprenant doit pouvoir :
• Comprendre et partager des concepts-clés relatifs à l’impact d’un projet;
• Analyser et évaluer les impacts d’un projet :

– Établir des termes de référence


– Connaître les « bonnes pratiques »
• Concevoir, calibrer et mettre en œuvre des indicateurs d’impact
CONTENU DU COURS
1- Les fondamentaux de l’étude d’impact des projets
2- Le processus d’étude d’impact des projets
3- Etude d’impact environnemental des projets
4-Cas pratique
BIBLIOGRAPHIE
⚫ ANDRE P. et Al, 2010, L’évaluation des impacts sur l’environnement, 3 e
édition: processus, acteurs et pratique, Presses internationales Polytechnique,
Québec, 398 p.
⚫ Gilbert Graugnard-Nicolas Heeren CIEDEL, Prise en compte de l’impact et
construction d’indicateurs
• Omar SALEH: Etude d’impact économique de l’aéroport interna tional du Golf
de Saint-Trpez, déembre 2012

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CHAPITRE 1 : LES FONDAMENTAUX DE L’ETUDE D’IMPACT DE PROJET
1- Définitions des termes

Résultats : changements produits directement par le projet à comparer avec les objectifs
formalisés avant le lancement.
Les objectifs sont définis pour le projet et les résultats sont atteints.
L’évaluation des résultats est basée sur deux visions :
* quantitative : écart chiffré entre le prévu et le réalisé (p.e. 3 puits construits au lieu de 4) ;
* qualitative : différence de nature prévu / réalisé (p.e. un forage au lieu d’un puit).

Objectifs Résultats

Réaliser 12 puits répondant aux normes techniques • 10 puits 60m3


• 1 forage

Réduire le travail des femmes Diminution des temps d’attente aux puits
Améliorer la santé des habitants en éliminant les Bonne qualité bactériologique de l’eau des
maladies liées à l’eau polluée. puits

Effets : incidences directes et indirectes de l’action :


– Résultats directs du projet mais aussi de facteurs extérieurs.
– Les effets peuvent être anticipés, mais avec une marge d’incertitude
L’effet est aussi la description d’un événement qui est la conséquence objective de l’action
envisagée (l’activité) ex : le déboisement d’une surface de territoire.

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L’évaluation des effets porte sur l’interaction entre le projet et son environnement.
– Les acteurs concernés ne se limitent pas au client / public-cible du projet
– Les réactions des acteurs : groupes, personnes … sont difficiles à prévoir
– D’autres projets, évènements … ont pu interférer

Objectifs Résultats Effets

Réaliser 12 puits répondant aux • 10 puits 60m3 La population continue de puiser


normes techniques • 1 forage l’eau au marigot sauf en saison
sèche
Réduire le travail des femmes Diminution des temps Le temps libéré permet des
d’attente aux puits activités productives : culture,
tissage…
Améliorer la santé des habitants Bonne qualité Les villageois stockent l’eau dans
en éliminant les maladies liées à bactériologique de l’eau des des récipients contaminés par l’eau
l’eau polluée. puits du marigot

Impact : changement durable à la suite de l’action, ce qui reste quand le projet est achevé. L'impact d'un
projet est l’ensemble des changements durables positifs et négatifs prévus et imprévus sur les
personnes, les groupes et l’environnement ayant un lien de causalité avec le projet.
Prévoir l’impact est difficile, car de nombreux éléments extérieurs au projet interviennent. Le temps joue
un rôle majeur, car l'impact se juge à terme, après la fin du projet.
C’est aussi la transposition subjective d’un effet environnemental sur une échelle de valeur ; il est donc
le résultat d’une comparaison entre deux états : un état qui résulte de l’action envisagée et un état de
référence.

Objectifs Résultats Effets Impact


Réaliser 12 puits • 10 puits La population Les résultats
répondant aux normes 60m3 continue de puiser l’eau correspondent aux
techniques • 1 forage au marigot sauf en saison objectifs du projet, mais il
sèche n’a pas amélioré la
situation sanitaire des
Réduire le travail des Diminution des Le temps libéré permet populations.
femmes temps d’attente aux des activités productives : Par contre, les nouvelles
puits culture, tissage… activités productives des
Améliorer la santé des Bonne Les villageois stockent femmes produisent des
habitants en éliminant qualité l’eau dans des récipients revenus, dont une partie
les maladies liées à bactériologique de contaminés par l’eau du sert à améliorer la santé.
l’eau polluée. l’eau des puits marigot

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2- L’étude d’impact des projets
2-1- Définition et approche globale
Une étude d'impact est une étude technique qui vise à apprécier les conséquences de toutes natures,
notamment environnementales d'un projet pour tenter d'en limiter, atténuer ou compenser les
impacts négatifs.
L’étude d’impact est une procédure administrative spécifique constituant l’outil privilégié de
l’évaluation sur l’environnement des projets de travaux et d’aménagements. Il s’agit d’évaluer
l’impact des projets et aménagement sur l’environnement.
L’analyse des impacts d’un projet vise à intégrer à la planification de ce dernier, des considérations
spécifiques à l’environnement et des perceptions du milieu, permettant ainsi de le réaliser tout en
assurant la protection et la conservation des milieux de vie. En outre, elle sert à identifier, décrire
et évaluer les interrelations qui existent entre un projet et son milieu récepteur afin d’évaluer
l’acceptabilité environnementale de celui-ci.
Pour ce faire, l’ensemble des éléments sensibles à la construction d’une intervention sont identifiés et
ce, pour chacune des grandes composantes des milieux physique, biologique, humain et bâti,
culturel, archéologique, visuel et sonore. Par la suite, l’analyse des impacts est effectuée afin
d’identifier et de mesurer les impacts positifs et négatifs d’un tel projet sur son environnement.
Une fois les impacts connus, des mesures permettant soit de minimiser les impacts négatifs, soit de
bonifier les répercussions positives du projet sont proposées. L’évaluation globale du projet est
finalement effectuée sur la base des impacts résiduels, c’est-à-dire ceux qui persistent après
l’application des mesures d’atténuation ou de bonification.
L’étude d’impact, comme les autres processus d’évaluation environnementale intervient donc en
amont de l’approbation du projet ou de la décision d’autorisation par l’autorité compétente.
L’étude d’impact concerne la globalité du projet, c’est-à-dire le projet lui-même et les
aménagements nécessaires à sa réalisation ou à son fonctionnement (par exemple les voies d’accès
créées pour le projet…).
Que les travaux soient réalisés de manière simultanée ou échelonnée dans le temps, l’étude d’impact
doit analyser globalement les effets des différents travaux sur l’environnement.
2-2- Principe de réduction à la source des impacts
Le dossier doit démontrer la prise en compte du principe d’action préventive et de correction, par priorité
à la source, des atteintes à l'environnement, en utilisant les meilleures techniques disponibles à un
coût économiquement acceptable.
Ainsi, il conviendra de privilégier les mesures d’évitement (notamment dans le choix des partis et
variantes), et seulement ensuite de proposer des mesures de réduction, puis de compensation.

2-3- Démarche itérative

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La conduite de l’étude d’impact est progressive et itérative en ce sens qu’elle requiert des allers-
retours permanents entre les concepteurs du projet et l’équipe chargée de l’étude d’impact qui

identifiera les impacts de chaque solution et les analysera. Les enjeux doivent être affinés au fur et
à mesure de l’élaboration du projet : ils seront identifiés dès l’état initial de l’environnement et pris
en compte pour la définition et la comparaison des partis et variantes.

3- Objectifs de l’étude d’impact


Les études d’impact permettent de prévoir les répercussions des travaux, ouvrages ou
aménagements importants sur les espaces naturels dans le but :
- D’aider le maître d’ouvrage à concevoir un projet plus respectueux de l’environnement,
- De permettre à l’autorité administrative de statuer sur le projet en connaissance de cause,
- D’informer le public sur les conséquences qu’entraînera la réalisation du projet sur
l’environnement.
L’étude d’impact est une partie du dossier qui traduit la démarche d’évaluation environnementale mise
en place par un maître d’ouvrage, dans un objectif d’intégrer les préoccupations
environnementales dans la conception de son projet.
Cette démarche est une réflexion approfondie sur l’impact d’un projet sur l’environnement,
conduite par le maître d’ouvrage au même titre qu’il étudie la faisabilité technique et économique de
son projet.
Le dossier expose, notamment à l’intention de l’autorité qui délivre l’autorisation et à celle du
public, la façon dont le maître d’ouvrage a pris en compte l’environnement tout au long de la
conception de son projet et les dispositions sur lesquelles il s’engage pour en atténuer les impacts
et les suivis qu’il met en place pour suivre ces effets.
La démarche doit répondre à trois objectifs :
• aider le maître d’ouvrage à concevoir un projet respectueux de l’environnement, en lui
fournissant des indications de nature à améliorer la qualité de son projet et à favoriser son
insertion dans l’environnement.
• éclairer l’autorité administrative compétente à prendre une décision sur sa nature et son
contenu et, le cas échéant, à déterminer les conditions environnementales de cette
autorisation et de son suivi.
• informer le public et lui donner les moyens de jouer son rôle de citoyen averti et vigilant.

L’étude d’impact est la pièce maîtresse du dossier d’enquête publique qui constitue le moment
privilégié de l’information du public.
L’étude d’impact doit être constituée de façon à expliquer le cheminement du maître d’ouvrage
dans la conception de son projet, dans le cadre d’une prise en compte de l’environnement optimale.
3- Types d’impact

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Un projet est soumis à plusieurs types d’étude d’impact. Les impacts d’un projet sont appréciés
en fonction de leur type et de leur importance.
3-1- les types d’impact
Les impacts sont soit de type :
• positif (amélioration ou bonification des composantes du milieu) ;
• négatif (détérioration des composantes du milieu).
Ils peuvent avoir un
• un effet direct (affectant directement une composante du milieu),
• un effet indirect (affectant une composante du milieu par le biais d’une autre
composante) ;
• un effet cumulatif (les changements causés à l’environnement par un projet, en
combinaisonavec d’autres actions passées, présentes et futures),
;
• un effet différé (effet qui se manifeste à un moment ultérieur à l’implantation ou à la
réalisation du projet) ;
• un effet synergique (association de plusieurs impacts prenant une dimension significative
lorsque conjuguée) ;
• un effet irréversible (ayant un effet permanentsur l’environnement).

Les impacts environnementaux


C’est une analyse des effets directs ou indirects, temporaire ou permanents, du projet sur
l’environnement (faune et flore, santé, sites et paysages…) ;

Les Impacts sociaux


Un impact social est quelque chose qui est vécu ou ressenti (réel ou perçu) par un individu, un
groupe social ou une unité économique. Les impacts sociaux sont l’effet d’une action (ou d’un
manque d’action) et peuvent être positifs ou négatifs. Les impacts sociaux se distinguent des
processus de changement social, partiellement parce que différents groupes sociaux peuvent vivre
le changement social différemment en fonction des circonstances.

L’étude des impacts sociaux permettent d’identifier les problèmes clés de la perspective des entités
potentiellement affectées par les projets ; prévoir et anticiper le changement; et ancrent ces
compréhensions dans les systèmes et stratégies en cours afin de répondre de manière proactive aux
conséquences de l’exploitation.

Les Impacts économiques :

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Les impacts économiques d’un projet se traduisent sous forme de main-d’oeuvre, de valeur ajoutée,
d’importation, de fiscalité et de parafiscalité. Ces effets peuvent apparaitre dans les secteurs
immédiatement touchés par les dépenses initiales (effets directs) ou qu'ils ont lieu chez les
fournisseurs de ceux où ont lieu les premiers effets (effets indirects).

La mesure des retombées économiques consiste à évaluer l'impact économique positif, neutre ou
négatif issu de la présence d'un phénomène, c'est à dire la différence entre sa présence et son
absence.

La mesure de l'impact économique vise à cerner les dimensions financières (revenus des ménages, des
entreprises, des services fiscaux...) qui ne sont néanmoins par les seules en jeu dans ce contexte qui
inclut aussi des impacts sociaux (bien-être, satisfaction des populations) et environnementaux
(pollution, perturbation de la faune...).
Les mesures des retombées économiques se penchent en général sur les effets à court terme, plutôt qu'à
moyen terme.

3-2- Importance de l’impact


L’importance d’un impact réfère aux changements causés à l’élément du milieu par le projet. Cette
prédiction repose sur des connaissances objectives et des variables mesurables comme l’intensité,
l’étendue et la durée de ces changements.
• Intensité
L’intensité de la répercussion exprime l’importance relative des conséquences découlant de
l’altération de l’élément (ou la bonification) sur l’environnement. L’intensité peut être faible,
moyenne ou forte.
• une répercussion de faible intensité altère ou améliore de façon peu perceptible un élément, sans
modifier les caractéristiques propres de l’élément, son utilisation ou sa qualité.
• une répercussion d’intensité moyenne entraîne la perte ou la modification (ou bonification) de
certaines caractéristiques propres à l’élément affecté et en réduit (ou en augmente) légèrement
l’utilisation, le caractère spécifique ou la qualité.
• enfin, une répercussion de forte intensité altère de façon significative les caractéristiques propres de
l’élément affecté, remettant en cause son intégrité ou diminuant considérablement son utilisation ou
sa qualité; une perturbation positive améliore grandement l’élément ou en augmente fortement la
qualité ou l’utilisation.
• Étendue
L’étendue de la répercussion dépend de l’ampleur de l’impact considéré et/ou du nombre de
personnes touchées par la répercussion. Elle peut être ponctuelle, locale ou régionale.
o une étendue ponctuelle réfère à une perturbation bien circonscrite, touchant une faible

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superficie (ex.: dans l’emprise de la route ou immédiatement aux abords) ou encore utilisée
ou perceptible par quelques individus seulement.
o une étendue locale réfère à une perturbation qui touche une zone plus vaste, par
exemple une série de lots ou qui affecte plusieurs individus ou groupes d’individus,
voire l’ensemble d’une municipalité;
o finalement, une étendue régionale se rapporte à une perturbation qui touche de vastes
territoires ou des communautés d’importance, par exemple plusieurs municipalités
desservies par la route ou une MRC.
• Durée
La durée de la répercussion précise la dimension temporelle de l’impact. Elle évalue la période de
temps durant laquelle les répercussions d’une intervention seront ressenties par l’élément affecté
ainsi que leur fréquence (caractère continu ou discontinu). La durée de l’impact peut être courte,
moyenne ou longue.
o l’impact est considéré de courte durée lorsque les effets sont ressentis, de façon continue ou
discontinue, durant la période de construction ou lorsque le temps de récupération ou
d’adaptation de l’élément est inférieur à trois ans.
o l’impact est considéré de durée moyenne lorsque les effets sont ressentis, de façon continue
ou discontinue, sur une période pouvant aller de 3 à 10 ans.
o l’impact est considéré de longue durée lorsque les effets sont ressentis, de façon continue ou
discontinue, sur une période ou diverses périodes dépassant 10 ans.
o La combinaison de ces trois critères (intensité, étendue et durée) permet de déterminer
l’importance de l’impact. Ces trois critères ont tous le même poids dans l’évaluation de
l’importance de l’impact. Toutefois, une pondération a été accordée aux trois classes de
chacun des critères ; celle-ci est indiquée entre parenthèses dans le ci-après :

On distingue trois classes d’importance de l’impact. Le tableau 6.1 précise le cheminement


d’évaluation de l’importance de l’impact ainsi que la pondération globale (multiplication des
pondérations) ayant mené à l’attribution de la classe d’importance. Ainsi, pour qu’un impact ait une
importance forte, il faut qu’il obtienne une pondération globale de 12 et plus (le maximum possible étant
27). Pour obtenir ce pointage, il faut une synergie de facteurs, c’est-à-dire qu’au moins un des critères
ait une valeur élevée (pondération de 3) et que les deux autres aient une valeur au moins moyenne
(pondération de 2). Les impacts d’importance moyenne sont ceux dont la pondération globale se
situe entre 4 et 9 inclusivement alors que ceux d’importance faible correspondent à ceux dont la
pondération globale est de 3 et moins.

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Tableau n°1 : Matrice de détermination de l’importance de l’impact

Une fois le type et l’importance des différents impacts établis pour chacune des composantes du
milieu, on identifie des mesures d’atténuation et/ou de compensation pour minimiser ou
compenser les impacts négatifs et des mesures de bonification pour les impacts positifs. Les
impacts résiduels, c’est-à-dire ceux qui subsistent une fois les mesures d’atténuation ou de
bonification proposées, peuvent alors être mesurés.

4- Caractéristiques des impacts


Il est difficile d’anticiper l’impact
• Impact technique :
– attendu : des villageois autonomes et formés pour l’entretien ;
– inattendu : création d’entreprises de réparation des puits.
• Impact économique :
– attendu : la caisse villageoise est alimentée par le paiement de l’eau ;

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– inattendu : la caisse permet la création d’emplois dans les entreprises d’entretien
des puits.
• Impact social :
– attendu : les enfants du village sont en meilleure santé ;
– inattendu : les enfants libérés de la corvée d’eau peuvent aller à l’école.
• Impact financier :
– attendu : constitution d’une caisse pour l’entretien de chaque puits ;
– inattendu : l’argent d’une des caisses est détourné
• Impact organisationnel :
– attendu : constitution de comités de gestion des puits ;
-- inattendu : certains comités de gestion fonctionnent si bien qu’ils con duisen t
àd’autres actions, p.e un potager pour l’école.

5- Contenu de l’étude d’impact


L’étude d’impact est réalisée par le pétitionnaire ou le maître d’ouvrage, qui peut avoir recours à un
bureau d’étude spécialisée et comprend plusieurs volets :
- Une analyse de l’état initial du site et de son environnement : elle porte sur les richesses naturelles, sur
les éléments du milieu naturel (faune et flore, climat, système hydrographique), les types
d’occupation du sol (agriculture, forêt, urbanisations), et sur la nature des activités pratiquées
(agricoles, touristiques, industrielles).
- Une analyse des effets, ou impact du projet : au niveau du site, des paysages, de la faune, de la flore,
du milieu naturel, des équilibres biologiques, du voisinage (bruits, vibrations, odeur, émissions
lumineuses), de l’hygiène et de la salubrité publique.
- Les raisons de validation du projet par rapport à l’environnement local.
- Un exposé des mesures envisagées par le maître d’ouvrage : pour supprimer, réduire, et compenser
les conséquences dommageables du projet sur l’environnement. Une estimation des dépenses
correspondantes est faite. Exemples : procédés de dépollution, d’épuration, protection antibruit,
reboisement compensateur, protection d’autres milieux naturels.
-
6- Publicité de l’étude d’impact
Le projet n’est pas soumis à l’enquête publique. Les petits aménagements ou de petites opérations
comme les défrichements ou les constructions ne justifient pas une enquête publique.
Le projet est soumis à l’enquête publique. Pour les projets importants, l’étude est portée à la
connaissance du public par l’enquête publique qui constitue une pièce essentielle du dossier. Une fois
la décision prise, la publicité de l’étude est faite ; toute personne physique ou morale peut en prendre
connaissance.

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7- Suivi administratif
Le contrôle de l’étude d’impact (ou la notice) est assuré, sous la coordination du préfet, par les
services de l’État (Direction Départementale des Territoires). Les délégués régionaux à
l’architecture et à l’environnement exercent une mission d’animation importante, d’examen, de
contrôle.

CHAPITRE 2 : PROCESSUS D’ETUDE D’IMPACT DES PROJETS

La réalisation de l’étude d’impact, dont le maître d’ouvrage est responsable, se fonde sur les
directives, qui en constituent le squelette.

1- Elaboration des Termes De Référence (TDR)


Avant le lancement l’étude d’impact, ils permettent d’établir un consensus, de préparer l’étude, de
«passer commande» à un consultant:
* Description et environnement du projet : Dans quelle stratégie/programme s’inscrit-il? Acteurs,
contexte, leçons des projets antérieurs, impact attendu …
* Contenu du travail d’évaluation: Questions évaluatives : Quels objectifs? Quels critères de réussite
? Méthodologie d’analyse et d’évaluation, indicateurs envisagés…
* Organisation de l’évaluation: Compétences requises, durée, moyens : budget, étapes du
déroulement, processus de sélection du consultant …
* Les livrables : Rapports, restitution des résultats : à qui, comment ?
«La qualité d’une évaluation dépend à 50% de celle des termes de référence».
Les moyens sont les financements, compétences, outils et méthodes pour atteindre les objectifs.
* Il est indispensable de mobiliser des moyens et des ressources
* L’objectif: c’est le résultat attendu de l’étude. Les objectifs sont ordonnés dans le temps et dans
l’espace : organigramme des tâches (WBS), jalons, livrables...
* Le but: c’est la matérialisation de la finalité que l’on se donne = l’impact attendu. Le but est
concret, mais il n’est pas accessible immédiatement.
* La finalité: c’est l’idéal vers lequel on tend. La finalité souvent fait référence à des valeurs:

II - Le suivi – évaluation
Procéder régulièrement à des évaluations : les présenter et les discuter lors des réunions du projet.
- Elles peuvent être des auto-évaluations, des évaluations externes, ou être réalisées en commun
pendant des réunions du projet.
- Pendant le déroulement, on peut évaluer les premiers résultats/ effets, mais aussi le fonctionnement
du projet (implication des acteurs..).
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Collecter et analyser régulièrement “l’information utile à l’action”, la mémoriser
– Prendre le temps d’observer = écoute et distanciation.
– S’informer sur les autres projets en cours.
– Noter, conserver par écrit les indicateurs

Le processus d’une étude d’impact sera développé au niveau de chaque type d’étude d’impact.

CHAPITRE 3 : ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL

1- Définition
L’étude d’impact environnemental (EIE) est un processus d’identification, d’examen, d’évaluation
et de négociation de l’ensemble des effets écologiques, économiques, sociaux, sanitaires,
esthétiques et culturels d’un projet sur son milieu d’insertion.
L’E tude d’Impact Environnemental (EIE) est un outil de référence depuis plusieurs années, reconnu
internationalement et approuvé par un grand nombre d’institutions intervenant dans l’aide d’urgence et
de développement. Si l’outil semble à ce jour peu utilisé par les organisations humanitaires, il
pourrait s’avérer un outil structurant permettant de mieux identifier les enjeux environnementaux
auxquels ces organisations font face.
Précisons que l’EIE est un outil d’analyse de l’environnement naturel intégrant p arfois la dimension
sociale alors nommé Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES). Il s’agit d’un outil de
communication et d’aide à la décision qui permet à travers une analyse par problématiques données
(enjeux), de mesurer les impacts potentiels (effets) des actions d’un projet sur l’environnement
physique, biologique et humain. Ces impacts peuvent être positifs et donc à maximiser ou négatifset
donc à minimiser. L’étude propose alors des actions correctrices pour éviter, minimiser ou
compenser les effets néfastes sur l’environnement.
L’EIE S serait-il aujourd’hui un outil incontournable pour accompagner le développement durable
? Il est indéniable que cette logique parait enrichissante pour assurer une mise en place optimale
des projets de solidarité international et a minima le respect du principe humanitaire « do not harm
». Néanmoins la structure de l’outil standard ne semble pas toujours appropriée aux contextes
spécifiques d’intervention
des organisations humanitaires et une certaine adaptation peut être nécessaire pour ne pas entraver les
objectifs louables de telles actions.
- L’EIE S est un processus ouvert et participatif qui impose la consultation des populations et autres
acteurs clés ainsi qu’une restitution publique des résultats de l’étude. Ce processus peut être intégré
à l’approche participative plus largement menée par l’organisation et impose un certain niveau de
redevabilité. L’EIES amène des éléments de discussion et une structuration pouvant faciliter
l’échange avec la population et la compréhension commune des enjeux, activités et impacts
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potentiels du projet visé.
- La réalisation d’une EIE S permet de mieux connaître son environnement mais nécessite une
bonne connaissance préalable de sa zone d’intervention. La réalisation d’étude socio-
anthropologique, d’enquête épidémiologique, d’enquête CAP (Connaissances, Attitudes,
Pratiques), de cartographique permet d’enrichir l’EIE/S et de mieux cerner les enjeux à analyser.
L’EIE/S doit être réalisée en amont des décisions d’implémentation des activités permettant
d’atténuer au plus tôt toute source d’impact potentiel néfaste.

- La méthodologie doit être intégrée et adaptée au fonctionnement de l’organisation. En effet, si le cadre


classique est adapté au projet de développement et peut facilement être intégrée au
financement, il faut néanmoins que l’organisation soit capable de décider quand cette étude doit être
réalisée.

2- Qu’appelle-t-on « évaluation environnementale » ?


L’évaluation environnementale a pour fonction de :
- analyser les effets sur l’environnement d’un projet d’aménagement, d’un programme de
développement, d’une action stratégique ;
- mesurer leur acceptabilité environnementale ;
- éclairer les décideurs.
Il existe plusieurs processus d’évaluation disposant chacun d’un ou plusieurs outils d’évaluation,
notamment :
- le processus d’évaluation des impacts sur l’environnement des projets et programmes de travaux
et d’aménagement, mis en œuvre à travers l’étude d’impact.
- le processus d’évaluation des « incidences », mis en œuvre au travers des documents d’incidencessur
l’eau et documents d’incidences sur la conservation des sites;
- le processus d’évaluation environnementale des actions stratégiques, mis en œuvre, notamment pour
les documents d’urbanisme (PLU SDUA) au travers de rapports sur les incidences
environnementales ;
L’étude d’impact, comme les autres processus d’évaluation environnementale intervient donc en
amont de l’approbation du projet ou de la décision d’autorisation par l’autorité compétente.

3- Le but du processus d’EIE


Le processus de l’Etude d’Impact Environnemental (EIE) est une procédure interdisciplinaire et en
plusieurs étapes pour s’assurer que les considérations environnementales sont prises en compte dans
les décisions concernant les projets qui peuvent avoir un impact sur l’environnement.
En termes simples, le processus EIE permet d’identifier les possibles effets environnementaux
d’une activité proposée et la manière d’atténuer ces effets. Le processus EIE vise à informer les
décideurs et le public des conséquences environnementales de la mise en œuvre d’un projet

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proposé. Le document EIE lui -même est un outil technique qui identifie, prédit et analyse les impacts
sur l’environnement physique, mais aussi social, culturel, et sur la santé. Si le processus de l’EIE est bien
me né, il identifie les alternatives et les mesures d’atténuation pour réduire l’impact environnemental
du projet proposé.
Le processus EIE joue également un rôle procédural important dans le processus décisionnel en
général par la promotion de la transparence et la participation du public. Il est important de noter que
le processus de l’EIE ne garantit pas qu’un projet sera modifié ou rejeté si le processus révèlequ’il y
aura des impacts environnementaux graves.

Dans certains pays, un décideur peut, en effet, choisir l’alternative la plus nuisible pour
l’environnement, tant que les conséquences sont indiquées dans l’EIE. En d’autres termes, le
processus EIE garantit une décision éclairée, mais pas nécessairement une décision écologiquement
bénéfique.
Les bénéfices des processus d’EIE sont de:
• élimine potentiellement les projets peu valables du point de vue environnemental ;
• propose des conceptions modifiées pour réduire les impacts sur l'environnement ;
• identifie des alternatives faisables
• prévoit des impacts défavorables significatifs ;
• identifie des mesures d’atténuation pour réduire, compenser, ou éliminer des impacts majeurs
• engage et informe les communautés potentiellement affectées et les individus
• influence les prises de décisions et le développement des termes et conditions

4- Quels sont les projets soumis à étude d’impact ?


Les projets publics ou privés relatifs à la réalisation d’aménagements, de travaux ou d’ouvrages
pouvant porter atteinte au milieu naturel, doivent comporter une étude d’impact permettant
d’apprécier leurs conséquences sur ce milieu. Selon plusieurs critères, une opération
d’aménagement, de travaux ou d’ouvrages sera soumise à étude d’impact, notice d’impact
(procédure administrative plus légère) ou dispensée de toute procédure.

5- Qui est chargé de l’élaboration ?


Selon le système d’EIE, la responsabilité de produire une EIE sera assignée à l’une des deux parties:
l’agence gouvernementale ou ministère; ou le promoteur du projet. Si les lois de l’EIE l e permettent,
n’importe quelle partie peut choisir d’embaucher un consultant pour préparer l’EIE ou gérer des
portions spécifiques du processus de l’EIE, tels que la participation du public ou des études
techniques.
L’étude d’impact est réalisée sous la responsabilité du maître d’ouvrage (personne physique ou
morale qui initie le projet), qui est responsable de son contenu. Souvent, celui-ci fait appel à un
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bureau d’étude compétent en la matière pour réaliser l’étude d’impact.

6- Qui est chargé du contrôle de l’étude d’impact ?


Le contrôle du contenu de l’étude est effectué par l’Administration : services instructeurs des
administrations de l’Etat ou services techniques des collectivités territoriales compétents en
fonction de la nature du projet. Attention, le service instructeur, compte tenu de ses moyens, ne
contrôle que la forme de l’étude. D’autres services administratifs concernés sont amenés à donner
un avis sur le dossier.
Le public, dans le cadre de l’enquête publique, va contrôler la qualité de l’étude d’impact et
éventuellement alerter le service instructeur de son insuffisance. La procédure d’enquête publique
permet à un particulier ou à une association de faire part de ses critiques notamment sur l’étude
d’impact, afin d’alerter l’autorité en charge de l’approbation ou de l’octroi de l’autorisation du
projet. Cependant, il arrive souvent que celles-ci ne soient pas prises en compte.
Le juge peut constituer une autorité de contrôle de l’étude d’impact. En effet, l’étude d’impact est
un élément de la procédure d’autorisation. Un recours éventuel contre l’autorisation soulèvera
souvent l’insuffisance de l’étude d’impact. Encore faut-il que le juge soit saisi. Il est alors conseillé
de faire appel à un juriste spécialisé en droit de l’environnement, de demander conseil à une
association agréée pour la protection de l’environnement. Il s’agira alors de saisir le juge
administratif d’une requête en annulation contre l’autorisation ou décision d’approbation du projet, pour
défaut ou insuffisance de l’étude d’impact, et, de saisir le juge des référés d’une demande de
suspension de l’acte litigieux.

7- Quel est le contenu de l’étude d’impact ?


La loi cadre d l’environnement fixent le contenu de l’étude d’impact. Celle-ci doit obligatoirement
contenir cinq rubriques :
- une analyse de l’état initial du site et de son environnement ;
- une analyse des effets directs ou indirects, temporaire ou permanents, du projet sur
l’environnement (faune et flore, santé, sites et paysages…) ;
- les raisons pour lesquelles le projet a été retenu aux vues des préoccupations environnementales
;
- les mesures envisagées pour supprimer, réduire, compenser les conséquences dommageables du
projet sur l’environnement et l’estimation des dépenses correspondantes ;
- les méthodes scientifiques ou techniques utilisées pour la réalisation de l’étude d’impact ainsi que
les difficultés rencontrées ;
- capacités techniques et financières de l’exploitant ;
- un résumé non technique (attention, ce résumé a parfois tendance à minimiser les impacts du
dossier.
Certains projets, à raison de leur nature, feront l’objet d’une étude d’impact particulière : en matière
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d’installations classées et de carrières, de stockage de déchets, d’infrastructures de transport.
Attention : le contenu de l’étude d’impact est obligatoire mais la forme est libre. Le porteur du
projet peut présenter les éléments de l’étude d’impact comme il le souhaite.
Le contenu de la notice d’impact, quant à lui, doit comporter au moins deux rubriques : les
incidences éventuelles du projet sur l’environnement et les conditions dans lesquelles le projet
satisfait aux préoccupations d’environnement.
8- Comment consulter une étude d’impact ?
L’étude d’impact est consultable avant la décision d’autorisation ou non du projet :
• pour les projets soumis à enquête publique: l’étude d’impact doit être obligatoirement
insérée dans le document d’enquête publique, consultable par toute personne intéressée
pendant l’enquête publique, et communicable aux associations agréés dès l’arrêté annonçant
l’enquête publique, soit 15 jours avant le début de l’enquête.
• pour les projets soumis à étude d’impact ou à certaines notices d’impact, non concernés par une
enquête publique ou autre consultation.
En l’absence d’enquête publique ou de toute procédure équivalente de consultation du public,
avant la décision d’autorisation ou d’approbation du projet, doit être mis à disposition du public
un dossier comprenant au minimum l’étude ou notice d’impact (lorsque le maître d’ouvrage est
l’Etat ou un de ses établissements publics).
Le maître d’ouvrage publie alors un avis mentionnant notamment la durée et le lieu de la
consultation ; il doit être obligatoirement publié par voie d’affichage et dans le cas d’un projet
soumis à étude d’impact, publié dans deux journaux (départementaux ou nationaux selon
l’importance du projet).
L’étude d’impact est consultable après la décision d’approbation, d’autorisation ou non pour tout projet
concerné. Il devient consultable au titre de document administratif.

8- Les étapes du processus de l’EIE


Bien qu’il ne soit pas uniforme d’un pays à un autre, le processus de l’EIE, comprend généralement un
ensemble d’étapes procédurales qui aboutissent à un rapport écrit d’évaluation d’impact qui
informera le décideur si un projet proposé peut être approuvé ou rejeté.

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Figure 1 ; Organigramme une représentation des éléments de base de l’EIE:

Identification et Définition du Projet ou Activité :


Bien que cette étape puisse paraître relativement simple, définir un “projet” pour les besoins d’une EIE
peut devenir complexe et même controversé lorsqu’il s’agit d’un grand projet d’exploitation minière,
comprenant plusieurs phases, ou impliquant plusieurs sites. L’objectif de cette étape consiste à définir le
projet avec suffisamment de spécificité pour déterminer avec précision la zone des impacts possibles et
pour inclure des activités qui sont étroitement liées à la proposition de projet de sorte que la totalité
des impacts environnementaux soit évaluée

Tri préliminaire: Le processus de sélectiondétermine si un projet particulier justifie lapréparation d’une


EIE. Le seuil desexigences pour une EIE varie d’un pays à l’autre - certaines lois fournissent
une listedes types d’activités ou de projets quinécessitent une EIE, d’autres requièrent une EIE pour
tout projet qu i peut avoir unimpact significatif sur l’environnement oupour des projets qui dépassent
une certainevaleur monétaire. Dans certains cas, particulièrement si les impacts possibles d’un
projet ne sont pas connus, une évaluation environnementale préliminaire sera préparée pour
déterminer si le projetjustifie une EIE.
Définition du champ de l’étude d’impact:
L’étude de champ est une étape, habituellement impliquant le public et d’autres parties
intéressées, qui identifient les enjeux environnementaux clés qui devraient être abordés dans une

Préparation d’un avant-projet d’EIE :Un avant-projet d’EIE est préparé en conformité avec
les termes de référence et l’éventail des sujets identifiés au cours du processus de cadrage. L’avant-
projet d’EIE doit également satisfaire les exigences de contenu des lois et réglementations
globales de l’EIE. Cette étape fera appel idéalement à un large éventail de spécialistes techniques
pour évaluer les conditions de référence, prévoir les impacts probables du projet et concevoir des
mesures d’atténuation.

Préparation de l’EIE final : Cette étape produit un rapport final d’évaluation d’impacts qui
aborde les points de vue et les commentaires des parties qui ont passé en revue l’avant-projet
de l’EIE. Ces commentaires peuvent entraîner des modifications ou des ajouts au texte de l’avant-
projet de l’EIE. Dans certains cas, l’EIE finale contiendra une annexe récapitulant tous les
commentaires reçus du public et d’autres parties intéresséeset fournissant des réponses à ces
commentaires.
Participation du Public : Les meilleures pratiques d’EIE sont celles qui impliquent et
engagent le public à différentes étapes d’un bout à l’autre du processus par un échange
bilatéral d’informations et d’opinions. La participation du public peut consister en des
réunions d’information, des audiences publiques et des opportunités de fournir des
commentaires écrits sur un projet proposé. Toutefois, il n’existe pas de règles cohérentes pour
la participation du public dans les systèmes actuels d’EIE. Même au sei n d’un pays donné, il peut
exister des variations dans la qualité et l’étendue de la participation du public dans le processus
de l’EIE, dépendant du type de projet à l’étude, des communautés qui pourraient être touchées
ou des agences gouvernementales qui supervisent le projet.
La décision : Une décision d’approuver ou de rejeter un projet minier est généralement basée
surl’EIE finale, mais dans certains cas, uneautorisation environnementale peut être
toutsimplement une étape dans le processusd’autorisation de la mine. La
décision peutégalement être accompagnée de
certainesconditions qui doivent être remplies, telles que ledépôt
d’une garantie de réhabilitation de l’environnement ou la soumission d’un plan de
gestion environnementale.

Préparation des Termes de Référence : Les Termes de Référence servent comme une carte
routière pour la préparation de l’EIE et devraient englober idéalement les enjeux et les
impacts qui ont été identifiés au cours du processus de définition de l’étendue du projet.

Révision Administrative ou judiciaire : En fonction de la compétence juridictionnelle, il


peuty avoir des occasions pour une partie de demander un réexamen administratif ou judiciaire
de la décision finale et du processus de l’EIE. Un recours peut aborder les failles procédurales
dans le processus de l’EIE, comme le fait de ne pas tenir des audiences publiques requises,

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