0 évaluation0% ont trouvé ce document utile (0 vote) 51 vues30 pagesSéquence 12
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Umea MN C1 (oy
en y insérant un dialogue
ee Na ee ee
Ca tak Ree eel aa
d’augmenter leurs connaissances du monde.
Ue aR ARK LR
les leurs et de se demander s'ils agiraient comme
Pe ee cen tec aCN Ula ew ola
permettent enfin — ce qui est impossible dans la vie
eee ca ee eater cones
Au cours de cette séquence, tu vas intervenir dans
une nouvelle et la poursuivre. Tu vas te faire auteur(e)
eae cm ae rete
Lire un récit de fiction et amplifier avec un dialogue
Pen cue ni ae a
See eared
Des et ee a ope ee a
+ Produire des inférences & partir des paroles et des actions des personnages
eee eet
Ori ee aie eee
2. Repérer et distinguer le discours direct et indirect
3. Commenter un dialogue en discours direct
ed ieee er
‘+ Fourir des indications sur la voix, les gestes, les déplacements... des interlocuteurs
Deere tet ct
SA sndActivité 1
Tu découvres une nouvelle
par dévoilement progressif
Dans cette activité, tu vas découvrir une nouvelle en plusieurs étapes.
mn
Oo Tu lis le début de la nouvelle
I est assis a la table de la cuisine et
itrelit une fois de plus la liste des vingt-
sept recommandations, oui vingt-sept,
illes a comptées. Et il coche.
Bien fermer tous les volets, ceux
sur Varrigre et ceux sur Vavant. C'est
fait. C'est méme tellement fait qu'il
a impression d’étre dans un obscur
tombeau.
Laisser le frigo vide, débranché, propre
et tenu entrowvert par un torchon plié en
huit. C'est fat.
Prendre le sac-poubelle de la cuisine,
le mettre dans la grande poubelle du
‘gorage et sortir la grande poubelle dans
la rue, C'est fait.
Ne pas laisser de vaisselle sale
(odeurs... !).In'en a pas laissé.
Lécriture nerveuse de sa mére le
stresse presque autant que si elle était
la en personne. Certains mots sont
soulignés d'un trait, d'autres de deux,
plusieurs de trois ! Pourquoi appuie-
tlle autant sur le papier ? On dirait
quielle a voulu le trouer de son stylo.
Vérifier sous V'évier que Uarrivée de
.0z est bien coupée. La phrase entiére
est soulignée. Son pére y a ajouté de
sa main un croquis qui représente la
poignée en position de fermeture. Et il
aécrit en majuscules 4 cété : POIGNEE
EN POSITION DE FERMETURE. Et il
‘a dessiné une flache entre les deux.
Eteindre toutes les lampes. C'est
fait, sauf celle de la cuisine sous laquelle
ilse trouve 4 instant. Les autres, celles
de lescalier et du garage, illes éteindra
derriare lui en sortant.
la bien Intention de ne commettre
aucune erreur, d'atteindre la perfection.
Hl veut leur prouver qu’a quatorze ans
‘on est capable de rester seul deux jours
‘et deux nuits, puis de fermer la maison
correctement, aussi bien qu’eux, sans
rien oublier.
lis sont partis en vacances l'avant-
veille, en Vendée, avec le comité
d'entreprise, comme chaque été. Mais,
pour la premiare fois depuis quill est né,50
55
ils y sont partis sans lui. Ila dd mener un
long et dur combat pour en arriver li.
la cessé aller au collage, de faire
ses devoirs, de leur adresser la parole
et de manger pendant soixante-douze
heures.
C’était au mois de février. Il faisait
froid dans la maison. Il s'est reclus,
pelotonné dans son lit, a poussé le
son de Dub Incorporation dans son
casque et s'est juré : « Je ne céderai
pas. » Jusqu’a ce qu’ils lui confisquent
son -Pod, son téléphone portable et
son lecteur de CD. Alors le silence est
entré dans sa chambre et dans sa téte,
ilalissé les murs, enveloppé les objets,
s'est insinué jusque dans les replis de la
couette. II’ combattu en relisant tous
ses vieux Tintin, Haddock, Tournesol
et les Dupont/Dupond sont devenus
ses compagnons de lutte. Toutes les
douze heures environ, ses parents ont
fait irruption, tantét belliqueux, tantdt
pacifiques, mais dans les deux cas cela
finissait par des cris, des menaces ou
des pleurs.
Pendant trois jours et trois nuits,
il nest sorti de sa chambre que pour
aller aux toilettes et boire. La téte
lui tournant. C’était_ comme une
purification. Il a pensé a Gandhi,
Bobby Sands.
Et puis ils sont venus tous les deux,
le troisi&me soir, avec gravité, comme
‘on vient négocier un armistice, et le
dialogue a pu commencer. lis se sont
assis céte A céte au bord de son lit, i
est resté face ala cloison, leur tournant
le dos, mais ils ont réussi a se parler
calmement, sans agressivité.
— Done, tu ne veux pas partir avec
nous cet été a La Tranche-sur-Mer ?
= Non.
= Crest definitit?
= Oui.
Et est-ce que nous pouvons
savoir pourquoi?
= Je vous Iai déja dit. Je m'ennuie
avec vous.
1s
10
lis
120
las
130
135
\40
Mas
Sa mére s'est mise & pleurer, il y a
eu un blanc,
— Et que comptes-tu faire, si tu ne
viens pas avec nous ? a demandé son
pére, la voix tremblante.
= Je veux étre avec des jeunes de
mon age. Je veux partir en colo,
~ A La Tranche-sur-Mer, il y a des
jeunes de ton age.
= Qui, mais ily a vous.
—Quest-ce que tu nous
reproches ?
Il n’a pas pu leur dire la vérité : qu'il
ne les supporte plus depuis quelques
mois. Qu’il ne supporte plus sa fagon
a lui de le reprendre sans cesse et
& tout propos, sa fagon elle de le
couver comme s'il avait sept ans. Leur
facon & tous les deux de I’étouffer, de
Fempécher de vivre. Ila seulement dit :
= Je suis allé treize fois avec vous &
La Tranche-sur-Mer et je ne veux pas y
aller une quatorziéme.
Alors ils ont cherché et trouvé
cette colonie de vacances pour les |2-
14 ans dans la Dréme. Deux semaines
au mois de juillet sur le theme nature
et astronomie. II ne sera pas avec des.
plus grands que lui, c'est rassurant.
Seulement c'est cher : trois cent
cinquante euros. A La Tranche-sur-
Mer, il ne leur aurait rien codté ou
presque. Il a promis qu’en échange il
travaillerait bien au collége et qu'il se
comporterait mieux a la maison. Il s'y
est tenu. Il a mis son assiette dans le
lave-vaisselle aprés chaque repas, ila
dit bonjour tous les matins en arrivant
au petit déjeuner et il a obtenu son
brevet avec mention assez bien.
Verifier que tu as ta carte diidentité
Fait. Ton argent de poche. Fait. Tes
médicaments contre le rhume des foins.
Fait.
Chat : Remplir de croquettes sa
mangeoire automatique dans le garage.
Fait. Remplir d'eau son abreuvoir. Fat.
Vérifier que la chatiére de la porte du
garage est bien ouverte. Fait.
2
fy
Hl
Ea
4
aVerifier que le verrou de la porte du Il fa tient, la clé, entre son pouce
Jardin est bien poussé. Fait. et son index, au-dessus de la fente de
150 Vérifier que la porte d'entrée est bien 170 la boite aux lettres et ne peut pas se
fermée d clé. C’est fat. résoudre & la lacher : « Si jai fait une
Il a beau se concentrer, il ne voit _erreur, ils ne me feront plus confiance,
pas ce quill aurait pu oublier de faire .» Il veut revenir dans la maison
ou ce quiil aurait pu mal faire. Quand _et tout vérifier une derniére fois, mais
155. ils reviendront, ils trouveront la maison 175. c'est trop tard, il r’a plus le temps. II
comme ils Yont laissée ; non : encore faut encore qu'il marche avec son
plus impeccable quis 'ont laissée, énorme sac a dos jusqu’a larrét du |
| puisquilla nettoyé le sol avecle balaiet_ bus qui I'emménera au rendez-vous
la serpilldre pour effacer les traces de du départ. Il ouvre ses doigts. La clé
160 pas, et ca, ils ne lui avaient méme pas 180 tinte au fond de la boite vide. Voila,
demandé. Cest fat.
La dernigre recommandation dit =
Sortir par le garage, le fermer a clé et
Iaisser la clé dans la boite aux lettres.
165 Attention : aprés ga, tu ne pourras plus
entrer dans la maison au cas ow) tu aurais
oublié quelque chose.
Mourievar,j-Cl. (2013). Case dépare. Sihouette
Pari: Edtione Galleard jeunesse
1, Enumére les personnages.
2. Que peux-tu dire du caractére de chacun ? Tu seras capable de justifier
oralement tes réponses.
{ar3. Ce récit ne raconte pas les événements dans l’ordre oi ils se sont produits.
Rétablis ordre chronologique en numérotant les événements ci-dessous.
for
Coat
eos
Guillaume relit les recommandations de ses parents.
Les parents partent en vacances sans Guillaume.
Guillaume décide de ne pas partir en vacances avec ses parents.
Guillaume essaie de persuader ses parents de ne pas les accompagner
‘en vacances.
Les parents acceptent la demande de Guillaume,
Les parents rédigent des recommandations pour leur fils.
— Guillaume suit précisément les recommandations de ses parents.
Guillaume met la clé dans la boite aux lettres. |
|
‘Chaque année, Guillaume accompagne ses parents en vacances.
4. Souligne la situation initiale.
5. Surligne I’élément perturbateur.
6. Si tu ne sais pas ou plus trés bien ce que sont une situation initiale et un
élément perturbateur, consulte les « Ressources de base ».
Ressources de base, Rec, . 60
7. Partage tes réponses avec tes condisciples.
8. De la ligne 56 a la ligne 138, 'auteur fait une rétrospection (un retour en
arrigre, un flashback).
a) Par quels mots auteur Vintroduit
b) Que nous apprend-elle ?9. Dans cette rétrospection, auteur rapporte un dialogue au moyen d’un
discours direct.
a) Quel) indice(s) visuel(s) te permet{tent) de le repérer ?
b) Quels sont les personnages qui dialoguent ?
©) Dans la premiére colonne du tableau ci-dessous, indique qui parle a chaque réplique.
— Done, tu ne veux pas partir avec nous cet été a La Tranche-sur-
— Mer?
—Non.
— Crest définitif?
= Oui.
— Et est-ce que nous pouvons savoir pourquoi ?
— Je vous Vai déja dit. Je m’ennuie avec vous.
a
— Et que comptes-tu faire, si tune viens pas avec nous ? a demandé
‘son pére, la voix tremblante.
— Je veux tre avec des jeunes de mon age. Je veux partir en colo.
—ALa Tranche-sur-Mer, il y a des jeunes de ton age.
— Oui, mais il y a vous.
— Qu'est-ce que tu nous reproches ?
[.--]!a seulement dit :
= Je suis allé treize fois avec vous a La Tranche-sur-Mer et je ne veux
| pas rater une quatrsieme.
4) Y arrives-tu facilement ? Explique.
@) Est-ce important ici de pouvoir identifier précisément chaque locuteur ? Pourquoi ?
34f) Qu'est-ce que cela nous dit des parents ?
10. Aux lignes 131 a 133, iln’y a plus de dialogue et, pourtant, le narrateur évoque
des paroles qui ont été prononcées par l'un ou l’autre personnage.
a) Par quels mots I'auteur introduit-il ces paroles ?
b) Formule les paroles prononcées.
©) Compare ta version a celle de auteur.
~ Quelle maniére de faire est la plus « vivante » ? Explique.
— La version proposée par auteur s'appelle « discours indirect ». Selon toi,
pourquoi cette appellation ?
IL. D’aprés le contexte, qui pourraient étre Gandhi et Bobby Sands, qui sont
évoqués aux lignes 80 et 81? Coche la bonne réponse. Tu seras capable de la
justifier oralement.
© Des personnes qui ont utilisé la violence pour obtenir ce qu’elles voulaient.
© Des personnes qui ont utilisé leur autorité pour imposer leurs idées.
© Des personnes qui ont fait la grave de la faim pour se faire entendre.
© Des personnes qui ont décidé de s’écarter de la société pour vivre en paix.
(a8Fd
2
fy
=
Ea
+
a
12, Pourquoi Guillaume y fait-il référence ?
13, Partage tes réponses avec tes condisciples.
Lorsqu'un auteur fait part des paroles prononcées par les personages d'un
| peut le faire de plusieurs fagons.
| 1) Soit il nous donne a entendre les paroles des personages comme elles ont été
dites. Dans ce cas, il utilise
| Exemple :
2) Soit ilinsére les paroles dans une phrase prise en charge par le narrateur. Dans
| [Link], il utilise
Exemple :
14, Pose une hypothése sur la suite de ’histoire.
15. Confronte-la 4 celles de tes condisciples.135
| 195
200
205
@ Lis la deuxime partie du ré
événements.
Le rendez-vous est sur le parking
dune grande surface. Ca grouille
dadultes, d'enfants et de sacs a dos
autour d'un grand car jaune Voyages
Grouzillac. Le soleil met sur cette
agitation une gaieté qui lui est étrangére,
a laquelle il r/arrive pas A prendre part.
Il erre un moment dans ce tumulte,
un peu perdu. Il est le seul a étre venu
sans ses parents, lui semble-til, Une
monitrice le repére, sans doute a cause
de son air égaré. Elle est petite et ronde,
lle porte des lunettes.
— Tut’appelles?
— Romero Guillaume.
Elle le trouve sur la liste.
— D'accord. Tu as ta fiche ?
Il met plusieurs minutes avant de
Vextraire de son sac. Elle attend sans
rien dire.
— Crest bien, Moi, c'est Sophie. Mets
ton bagage dans le coffre et monte.
Dans le car, il voisine avec un garcon
quia déja fait une colo de ce genre 'éé
précédent, dans le Sud. Il lui raconte
comment il se levait la nuit, en cachette,
it en
210
225
230
centrant ton attention sur la suite des
avec ses copains, et il espére quills en
feront autant cette année. Guillaume
Técoute distraitement, il s‘efforce de
sourire et d'approuver, et soudain,
‘au moment oi ca devient presque
intéressant (ils se sont retrouvés dehors
sous la pluie devant la porte fermée), i
est ébranlé par une sorte d’explosion
mentale. C'est le mot « fermé » peut-
€tre qui 'a déclenchée. « Fermé. »
« Enfermé. » Ca le secoue tout entier,
ca le ferait tomber par terre sil était
debout. Son estomac se noue, se tord
et se remplit d'acide. II formule cette
phrase de huit mots, terrible :
« Jai enfermé le chat dans ma
chambre. »
Son coeur cogne. II fouille sa
mémoire avec fébrilté. Est-ce que
le chat est venu sur son lit ce matin ?
Oui. Il y vient tous les matins, il se fait
caresser, il ronronne, puis il reste la
une heure ou deux, méme si Guillaume
rest plus li, puis il s’étire et sort de la
chambre. Est-ce quill ’a vu sortir de la
chambre ? Est-ce quiil a regardé si le235
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250
255
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265
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275
chat était encore dans la chambre avant
de fermer définitivement la porte ?
Non. Est-ce que le chat sera sorti de
lui-méme plus t6t que d'habitude ?
Non. Pourquoi serait-il sorti plus tét
que d'habitude ?
A présent il en a la conviction,
bel et bien commis la pire de toutes
les erreurs possibles, celle contre
laquelle ses parents n'ont méme pas
jugé bon de le prévenir, parce quill
faut étre vraiment trop stupide et
trop irresponsable pour faire ca, pour
infiger ca a une pauvre bate innocente.
Flocon... ll est arrivé dans la maison
neuf ans plus tt, pour les cing ans de
Guillaume, & peine sevré, minuscule,
avec déja sa petite tache blanche sous
le cou, son flocon. Guillaume na ni
frére ni soeur, il a joué avec cette bate
des centaines d'heures, lui a confié ses
peines, ils ont grandi ensemble.
La suite du voyage est un calvaire.
Les conversations, les rires, les
musiques, les prises de parole des
moniteurs, tout cela se confond, se
brouille et disparait, emporté par la
puissance dévastatrice de cette phrase
muette : J'ai enfermé le chat dans ma
chambre.
Le carfile sur 'autoroute et ’éloigne
du lieu de son crime, alors qu'il n’aqu'un
seul désir : y revenir, vite, d'urgence,
pour réparer. Chaque kilometre
parcouru augmente sa douleur. Il
se maudit. ll a envie de pleurer. Ses
Parents vont rentrer les premiers, dans
treize jours exactement. Combien un
chat peut-il tenir sans manger ni boire
dans une chambre avant de mourir ?
Certainement pas treize jours. Il va
d'abord miauler pour qu'on lui ouvre.
Nv va miauler désespérément, sans
comprendre pourquoi on ne vient pas
le délivrer. Il va griffer la porte. II va
s'épuiser a sauter contre les vitres de la
fenétre, en direction du jour qui fltre &
travers le volet. Ilva pisser partout. Ilva
miauler encore. Sauter encore. Ne plus
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250
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avoir la force ni de miauler ni de sauter.
Et puis commencera sa longue agonie,
~ Ca va, Guillaume ? demande la
monitrice rondouillette qui passe dans
Vallée,
~ Cava,
Non, ca ne va pas. Mais & quoi bon
le lui dire. Que ferait-elle ? Le car ne
va pas faire demi-tour pour lui. Et il
n’appellera ses parents pour rien au
monde. Non, il faut qu’il agisse seul.
Et tras vite. II n'est pas question de
supporter plus longtemps ce supplice,
et encore moins de vivre deux
semaines [esprit hanté de pensées
morbides et insupportables.
Ml est midi trente. Le car s'arréte
sur une aire de repos au bord de
Fautoroute.
~ Vous avez vingt minutes pour
manger votre casse-crodite et vous
dégourdir les jambes, annonce un
moniteur.
II descend, dit qu'il va aux toilettes
et s'éloigne du groupe. Une passerelle
enjambe lautoroute. Il y monte et la
parcourt en trottinant. En bas, il voit
le car jaune Voyoge Crouzillac dans le
coffre duquel il y a son sac A dos et
toutes ses affaires. Il n’a sur lui que son
deuxiéme sac, le petit, avec son casse-
crofite et un Sciences et Vie junior pour
laroute. Il redescend de l'autre c6té. Il
court jusqu’a la bretelle d’accés et tend
le pouce. Il sent confusément qu'il fait
une batise, que ce rest pas la bonne
solution, qu’on va le lui reprocher :
Pourquoi n’en as-tu pas parlé & des
adultes ? Mais une force supérieure le
pousse a faire ce qu'il fit. Il veut, le
plus vite possible, actionner la poignée
de la porte de sa chambre, voir le
chat se faufiler entre ses chevilles et
en sortir. Et alors, alors seulement, il
réfiéchira et se demandera : Bon, et
maintenant comment je fais ?
‘Mountevr JC. (2013). Case départSihouett,
Paris: Editions Galimard Jeunesse.1. Les hypothéses proposées a la fin de la premiére partie se sont-elles véri
Dans le car, quelle angoisse saisit brutalement Guillaume ?
3. Par conséquent, Guillaume prend une décision.
a) Quelle est-elle ?
b) Qu’est-ce qu'elle nous apprend sur lui?
¢) Selon toi, a-
pris une bonne décision ? Justifie.
d) Aurait-il pu en prendre une autre ? Si oui, laquelle ?
e) Partage tes réponses avec la classe.
Tu lis la troisigme partie
Crest la premire fois quiil monte
330 dans une BMW et celle-ci est presque
rneuve en plus. Le bruit rond et puissant
du moteur, 'odeur riche du cuir : il a
Vimpression immédiate d’étre en
sécurité, au-dela des soucis ordinaires.
335. Les trois hommes 8 bord ne sont pas
bavards. Ils n’écoutent pas de musique
et aucun ne fume. Avec sa moustache
fournie, le chauffeur ressemble 4 son
concle Michel, en moins gros. Celui a
340 la place du mort est maigre avec des
yeux striés de rouge. Celui assis a
Varriére, a c6té de lui, est le plus jeune.
i peut avoir une vingtaine d'années. Il
est trés musclé sous son T-shirt et il se
tient avachi sur son siége, les genoux
tras écartés. II parle bas, il faut tendre
Yoreille :
= Quiest-ce que tw fous sur
Vautoroute ?
= Ben, jallais dans l'autre sens, et
je fais demi-tour parce que j'ai oublié
quelque chose.
Le gars laisse toujours un silence
avant de passer la question suivante.
355 Comme si son cerveau fonctionnait
360
365
370
375
380
Pose une hypothése sur la suite des évenements.
au ralenti et nécessitait un temps de
réflexion avant de comprendre.
= Tas oublié quoi ?
Guillaume pourrait mentir, mais il
r’en a pas envie. Ce type ne va pas se
moquer, ni le critiquer. C’est le genre
de personne a ne s’étonner de rien. Ca
se voit. Et c’est bon de pouvoir parler
en toute liberté & quelqu’un comme ¢a.
Alors il lui raconte tout : le départ de la
maison, le chat enfermé, le car, la fuite.
En effet, le type écoute et ne trouve ca
ni amusant, ni surprenant, ni rien. Il se
contente d’enregistrer les informations
et de demander une précision de
temps en temps :
= Ils sont od tes parents ? Ils
reviennent quand ?
Quien :
= Etla clé ? Tu 'as mise ot?
— Dans la boite aux lettres, répond
Guillaume, et Iidée l'effleure qu'il est
peut-étre pas obligé de donner tous
ces détails.
Le trajet lui semble deux fois plus
court qu’a Faller. Le conducteur, calé
sur la voie de gauche, ne fait que
Cterua |
385
| 390
395
doubler et pourtant on dirait que la
voiture se retient de donner sa pleine
vitesse, qu'elle s‘impatiente.
lis échangent quelques paroles
grommelées que Guillaume ne
comprend pas et ils s'arrétent & laire
de repos suivante.
— Reste dans la voiture. On va boire
tn café, on en a pour cing minutes.
Cela dure un bon quart d'heure
mais, quand ils reviennent, ils ont la
langue déliée. Le maigre qui est a la
place du mort se retourne pour lui
parler, le conducteur qui ressemble
4 son oncle Michel le regarde dans le
rétroviseur.
— Crest oi chez toi exactement ?
‘Cest un lotissement ? Qu’est-ce quills
font tes parents ?
Ine répond plus que le minimum et
ils le laissent tranquille. Puis son voisin
musclé lui dit:
— On ne va pas te laisser dans ce
merdier. On va te ramener chez toi,
pour le chat, et aprés on t'emménera.
— Vous m'emménerez oti ¢a?
=A ta colo. On va pas te laisser
dans ce merdier, je t'ai dit.
lis ne parlent plus jusque dans sa
rue, od il les a conduits a regret, mais
comment faire autrement ?
— C'est laquelle, ta maison ? Celle-
ci?
= Oui.
Le lotissement est désert. Les
voisins sont déja partis en vacances.
20
25
430
435
440
45
450
~ Tuaslaclé de ta boite aux lettres?
= Non.
— C'est pas grave.
Ula force facilement, avec un simple
tournevis, presque sans abimer la
serrure.
— Ton pére pourra réparer ca avec
tune pince, au pire vous en rachéterez
une, de boite.
Guillaume approuve. Il prend la
clé ot se dirige vers le garage. II entre,
monte l'escalier & la course, fonce a sa
chambre, ouvre la porte, s'attend a voir
le chat fuser entre ses jambes, libéré,
Mais il ne se passe rien. Il appelle :
= Flocon?
II revient dans la salle et trouve le
chat en boule sur le canapé, endormi,
paisible. Il le caresse un peu. « Jo ne
vais pas m’en vanter de celle-la »,
se ditil, partagé entre la honte et le
soulagement. Quand il redescend, ils
sont deux dans le garage, le maigre de
la place du mort et son voisin musclé
du siége arrigre.
= Caallait, ton chat ? Tu 'as délivré?
= Oui, ment-il, mais pourquoi vous
étes entrés ? Mes parents ne veulent
pas que je...
~ Viens, monte avec nous.
« Bon, pense-t-il, je le savais. »
[Link], Cl. (2013). Case départ. Siouett,
Paris: Edtions Galimard Jeunesse1. Dans cette partie, de nouveaux personages apparaissent.
a) Lesquels ?
b) Qu’apprends-tu sur chacun d’eux ?
©) Comment qualifierais-tu leur maniére de s'exprimer ?
d) Illustre ta réponse a l'aide de deux extraits du texte.
2. Montre que Vétat d’esprit de Guillaume change au fur et 4 mesure que le
voyage avance.
a) Au début, Guillaume est ___, parce que les trois
hommes sont dans
b) Par la suite, Guillaume devient
rs
"3
a
Fa
4
Cy3. Pose une hypothése sur la discussion qui a lieu sur aire de repos (ligne 387).
a) Selon toi, pourquoi les trois hommes ont-ils laissé Guillaume seul durant ce quart
dheure?
g
Hy
Ej
FA
Ea
Pf
Ca
b) Imagine six ou sept répliques en discours direct quills ont pu se dire a ce moment-&
©) Tuseras capable de justifier oralement tes choix.
4. A son arrivée a la maison, Guillaume se
soulagement ».
« partagé entre la honte et le
a) Vérifie que tu comprends bien ces deux noms.
b) Justifie chacun d’eux.
5. Ligne 445, Guillaume dit
1 « Je le savais. » Que savait-il ?
=)® Lis cette partie en centrant ton attention sur les actions des personnages.
Ga devait finir comme ¢a avec
ces types, il le savait depuis le tout
début, depuis les toutes premiéres
questions, dans la voiture. Pourquoi
leur a-t-il raconté sa vie ? Pourquoi
les act-il amenés jusquici ? a pari
secrétement quiignorer le danger
lempécherait d'exister. Mais ca n’a
pas marché. Les pensées magiques ne
marchent pas. Et maintenant le danger
est la, terrifiant.
I cherche autour de lui une arme
avec laquelle i! pourrait se battre
contre eux. Sur [’établi, il y a un
marteau et une paire de tenailles. Ils
suivent son regard, comprennent et
sourient.
— Allez, fais pas le con. Viens.
Ils sont avec lui dans le salon. Ils ont
mis des gants. Le maigre débranche
le téléviseur a écran plat, le pose sur
la table et entreprend de fouiller les
placards. Lautre, le musclé, est déja
dans le bureau de son pare et il en
revient avec ordinateur familial.
— Non, dit Guillaume, ily a toutes
les photos de ma mere, tous les
souvenirs, elle va.
Le type lave juste la main dans sa
direction. Ca veut dire : On ne t’a
rien demandé. Ne parle que si on te
demande quelque chose, d'accord ?
W se tait. Tout ce quill pourrait
entreprendre lui semble ridicule
crier, se jeter sur eux, les menacer
I devrait agir, défendre les biens de sa
famille. ll a presque quinze ans, il n'est
plus un enfant. Mais c'est étrange,
aussi. C’est un cambriolage et ca n'en
est pas un. Ils font ca sans joie, sans
hate, sans peur. On dirait presque
quils s‘ennuient. Si quelqu'un arrivait
a limproviste, ils diraient la vérité
ils ont ramené Guillaume qui avait
enfermé son chat dans sa chambre,
pas vrai Guillaume ?
~ Ses bijoux, elle les met ot, ta
mére, quand vous partez en vacances ?
C’est le maigre aux yeux rouges qui
a demandé ca. Il se sent impuissant,
Pereahumilié. Comme il ne répond pas,
le musclé prend le pied de la lampe
halogéne du salon, lincline et fait mine
de le lacher.
~ Dans le garage, gémit Guillaume,
et il se dit quill fait décidément
n'importe quoi : pour les empécher
de casser la lampe halogéne, il vient
de révéler oti se trouvent les bijoux
de sa mare.
I doit les accompagner et leur
montrer la cachette, une vieille b«
métallique sur une étagére chargée de
pots de peinture. Le maigre les met
dans sa poche sans prendre le temps
den estimer la valeur.
— Ilya de argent dans fa maison ?
Il secoue la téte. Non, il n'y en
a pas. Il nly en a jamais, Les deux le
regardent dubitatifs.
= Tu nous le murmure le
musclé, comme sils étaient de vieux
amis qui n'iraient pas se mentir, quand
méme.
=Je vous le dirais, répond
Guillaume, et c'est vrai qu'il le dirait.
La vérité, cest quill a tellement
peur qu'il est prét tout pour qu’ils ne
lui fassent pas mal. Il sait déja quill aura
terriblement honte quand ce sera fini,
mais il n'y peut rien.
Les revoila sur autoroute. Aussi
peu bavards qu’a aller. Mais cette
fois le conducteur est plus prudent,
il roule sur la voie de droite et plus
lentement. Il s'adresse & Guillaume
dans le rétroviseur.
~ On te raméne.
Le musclé lui explique, a raison
d'une phrase toutes les dix minutes :
que c'est leur route ; quills avaient un
autre « projet » en montant, mais que
le coup avec lui, <’était mieux ; qu'il
1a pas a s'en faire ; quill n’aura qu’a
se taire et c'est tout ; que ses parents
sont assurés.
Guillaume Iécoute et rumine de
sombres pensées. Pourquoi lui disent-
ils tout ca ? Pourquoi lui laissent-
ils le temps de bien les observer ?
Dans les films, les bandits éliminent
celui qui en sait trop, cest la régle,
lls vont sans doute s'arréter dans un
bois et I'abattre d'une balle dans la
téte. Désolé, gamin, tu en savais trop.
Mais ils ne s'arrétent pas. Ils quittent
l'autoroute et le GPS les guide en
moins d'une heure jusqu’au village ot
se trouve la colonie. L'« oncle Michel »
engage la voiture dans un chemin
€carté et se tourne vers lui. Il ne se
donne méme pas la peine de prendre
V'air méchant. II parle d'une facon tout
a fait ordinaire et c'est encore plus
effrayant comme ¢a :
= Descends ici et finis a pied.
Et il ajoute :
= Ona eu le temps de bien te voir,
d'accord. Sily aun probleme avec toi,
on te reconnaitra, d'accord?
I descend. Il leur dit au revoir, lest
deux doigts de leur dire merci, Peut-
étre qu'il leur
voyant arriver & pied, son petit sac sur
le dos. Ils sont six autour de lui et ils le
bombardent de questions : Oui étais-
tu? Qu’est-ce que tus fait? Il invente
une histoire de médicaments oubliés,
‘ui, pour son allergie, son rhume des
foins, ca l'angoissait de I'avoir oubli
a fait demi-tour en auto-stop. Ils sont
sidérés. Tu es inconscient ou quoi ? Il
va falloir te surveiller de prés, toi
Ils appellent la gendarmerie pour dire
que c'est bon, l'enfant est retrouvé. Il
demande s'ils ont prévenu ses parents.
Non, ils n’ont pas pu les joindre. Il
supplie qu'on ne les prévienne pas.
Quiils vont le tuer s‘ils savent. Ils disent
bon, d'accord aprés tout puisque
tout est bien qui finit bien, mais qu'il
ne s/avise pas de bouger une oreille
pendant toute la colo, sinon..I. Le pressentiment de Guillaume se confirme-t-il ?
2. Dans ce passage, I'auteur mentionne de nouvelles craintes de Guillaume.
a) Quelles sont-elles ?
b) Sont-elles fondées ?
3. Aux lignes 536-537, on apprend que les trois hommes avaient un autre projet
avant leur rencontre avec Guillaume.
a) Quel est le type de discours utilisé pour nous donner cette information ?
b) Quand et pourquoi les trois hommes ont-ils changé davis ?
c) Evalue les hypothéses posées a la troisigme question de la partie précédente et, si
nécessaire, rectifie-les.
4, Comment Guillaume est-il accueilli a son retour a la colonie ?
5. Transforme le discours indirect 4 partir de la ligne 582 jusqu’a la fin de cette
partie en discours direct. Pour ce faire, respecte la présentation du dialogue
adoptée dans ce récit.
325g
4
S
5
Ga
3
a
Cad uke Ce a te ace
Le séjour dépasse toutes ses
espérances. Il se fait de nouveaux amis,
trouve [astronomie passionnante. I
s'est si bien comporté qu’on en oublie
presque incident du voyage aller.
Lui aussi I'a relégué trés loin dans sa
mémoire, au point quiil se demande si
est vraiment arrive.
Peut-étre qu'l va trouver sa maison
intacte au retour. Peut-étre qu'lln’y aura
pas eu de cambriolage.
Mais cette fois non plus la pensée
magique ne fonctionne pas.
Ses parents sont [8 pour accueillir
sur le parking du. supermarché. Ils
Tembrassent avec une chaleur laquelle
il nétait pas habitué. On rest pas trés
Join de la tendresse. Il a eu raison de
leur tenir t8te. Dans la voiture, ils se
racontent leurs vacances respectives,
— Tu nous as manqué, dit sa mére,
mais on s'est bien amusés quand méme.
ll s’étonne d'arriver & leur dire
— Vous m'avez manqué aussi
— Mon ceil ! dit sa mére.
lisen tient tous les trois. Puis, comme
‘on approche de la maison, son pére en
vient au fait :
= Guillaume, ce n'est pas de ta faute.
On est stirs que tu as tout fait comme
on te I'a dit. On en est persuadés.
La maison était propre et tout était
en ordre. Seulement... j'ai une triste
nouvelle : nous avons été cambriolés.
— Non! s'exclame-til, et ca sonne si
juste quil sen étonne lui-méme.
= Si. lls nous ont pris ordinateur,
Vécran plat et surtout les bijoux de
maman. On se demande comment ils
les ont trouvés, mais ils les ont trouvés.
Ils sont trés forts. On se demande aussi
comment ils ont su que la clé de la
maison était dans la boite aux lettres.
‘On ne le saura jamais. C’est comme ca.
= Oh, non ! reprend Guillaume.
Lordi avec toutes les photos. Et les
bijoux de maman.
~ Oui, et ily a quelque chose qui va
te peiner encore plus, mon grand, parce
que tout ¢a, ce ne sont que des choses
matérielles, alors que...
Son coeur se serre.
= Qu'est-ce qui s'est passé, papa?
= I s'est passé qu’en repartant ces
salopards ont enfermé le chat dans ta
chambre.
Pe Cee rN ai aaa a
ESR ae elect nec et aC
b) Sinon, qu'est-ce qui aurait pu te surprendre ?
c) Selon toi, pourquoi appelle-t-on ce genre de récit un récit « a chute » ?
Aux lignes 608 et 609, les paroles que Guillaume et ses parents se sont échangées
Ooo en Ce uses coe ee eee ee eed RT
Petree cnd tenets cies
Genero Mca meta
aS to acre ete
ee re te ee a
a) Quiest-ce que €e dialogue t'apprend sur Guillaume?
b) Que penses-tu de son attitude ? Explique.4. Le titre de cette nouvelle est « Case départ ».
) Comment comprends-tu ce titre?
b) Proposes-en un autre qui pourrait convenir & ce récit.
©) Echange tes hypothéses et tes propositions avec le reste de la classe.
5, As-tu apprécié ce récit ?
a) Si oui, qu'est-ce qui fait que tu I'as apprécié ?
b) Sinon, qu'est-ce que tu aurais aimé que ce récit comporte ?
Activité 2
Tu commentes un dialogue
Au fil de ta lecture de la nouvelle « Case départ », les questions posées t’ont aidé(e) a construire
progressivement le sens du récit et 4 mieux comprendre histoire. A plusieurs reprises, tu as
été amené(e) & porter ton attention sur les paroles des personages, qu’elles soient rapportées
directement ou de facon indirecte. Dans cette activité, tu vas apprendre 8 rédiger de fagon
rigoureuse un dialogue destiné a prendre place au sein d'un récit.
Oo Tu observes un dialogue
@ Prends connaissance du dialogue ci-dessous en essayant de déterminer oit
il pourrait avoir lieu et qui parle.
| = Un stage ! Mais qu’est-ce que — Un stage de coiffure ? Pour Louis?
Cest encore que ces inventions ? Les = Quah, trop de chance | Moi,
gamins ne savent pas aligner trois 20 je veux faire coiffeuse quand je serai
phrases et il faut quills fassent des grande.
5 stages. Un stage de quoi, d'abord ? = Tu sais, maman, je ne vois pas
— Mais j'en sais rien. C’est & nous __trop ce que Louis ferait dans un salon
de trouver, qu'elle a dit, la prof. de coiffure.
«Quielle adit, la prof ».Unstage 25 — Yapasde sot métier.
de balayeur, voila ce que tu trouveras. =Ga serait superbe. «LOUIS,
10 Non, pas balayeur, il faut dire « techni- _coiffeur pour dames ».
de surface » maintenant. — Cane tennuie pas ?
~ Si ce n'est qu'une affaire d'une — Mest égal.
semaine, je pourrais peut-étre lui
dégoter quelque chose. Soe ee acl es loss
's = Jai ma coiffeuse qui prend des
apprenties. Un stagiaire, c'est pas trés
different.4
2
Ey
o
‘4
Cy
|. Mettez-vous par deux afin d’essayer de répondre aux questions suivantes.
a) Dans ce dialogue, quels sont les différents interlocuteurs ?
b) Quel est le sujet de leur discussion ?
©) Comment chacun d’eux réagit-il face au sujet de la discussion ?
2. Partagez vos réponses avec vos condisciples.
3. Arrivez-vous facilement a un accord ? Pourquoi ?
(BB ti observes la version commentée du méme dialogue
@ Prends conn:
personnages en présence.
= Un stage ! stexélarmal Monsieur
Feyriére : ta son fils &
autre bout de la table. Mais qu'est-ce
que c'est encore que ces inventions ?
Les gamins ne savent pas aligner trois
phrases et il faut quills fassent des
stages. Un stage de quoi d’abord ?
= Mais j‘en sais rien,
Louis. C’est & nous de trouver, qi
adit, la prof.
20
« Quielle a dit, la prof », le
"Singea son pére. Un stage de balayeur,
voila ce que tu trouveras. Non, pas
balayeur, il faut dire « technicien de
surface » maintenant, ricana Monsieur.
Feyriéres qui, lui, était chirurgien,
— Si ce n'est qu'une affaire d’une
semaine, nne-Maman, je
Pourrais peut-étre lui dégoter quelque
chose.
sance du dialogue original en centrant ton attention sur les30
3
40
— Ah oui ? gligstionfia’ Monsieur
Feyriéres en levant les yeux au ciel.
—Jai ma coiffeuse qui prend
des apprenties, ipoursuvitelle, Un
stagiaire, c'est pas trés différent. s
Monsieur Feyrigres s'étrangla :
—Un stage de coiffure ? Pour
Louis ?
— Ouah, trop de chance,
Floriane, la petite sceur de Louis. Moi,
je veux faire coiffeuse quand je serai
grande.
Madame Feyriéres eut un regard
indulgent pour sa petite derniére et
asamere:
= Tu sais, maman, je ne vois pas
trop ce que Louis ferait dans un salon
de coiffure.
= Ya pas de sot métier, Fépliqual
Bonne-Maman.
50
— Ga serait superbe,
Monsieur _Feyriéres en faisant
semblant d'admirer une enseigne sur
le mur_opposé : « LOUIS, coiffeur
pour dames >.
Mais comme personne _niavait
d'autre idée de stage, Bonne-Maman
promit d’en parler & Maité, la patronne
du salon.
= Cane t’ennuie pas ?
Madame Eeyriares.
— Mest égal, grogna Louis.
1. Considére les fragments soulignés. Ce sont les commentaires du dialogue.
a) Qui fait ces commentaires ?
b) Quels renseignements apportent-ils ? Coche parmi les propositions ci-dessous.
© Vider
du personnage qui parle
© Videntité du personage & qui on parle
© la nature des paroles prononcées (ordre, question, réponse.
© lamaniére de parler des personages
© Pétat d'esprit, les sentiments des personages
© les expressions du visage
© les gestes et/ou les mouvements
©) Tuillustreras tes réponses oralement.
4) Quelles informations donnent les verbes surlignés dans ces commentaires ?eeu a
€) Oise situent ces commentaires par rapport aux paroles rapportées ?
4) En fonction de leur place, comment sont-ils ponctués ? Tu seras capable dllustrer
ta réponse par un exemple.
2. Ecoute l'enregistrement de cet extrait de récit. Les comédiens ont-ils, selon
toi, respecté les indications des commentaires du dialogue ? Explique.
|) Pour écrire un dialogue en discours direct entre plusieurs personnes ou
Personnages, on :
- va
introduit un
fait précéder chaque prise de parole par : |
— commence les paroles par z
2) Pour permettre au lecteur d'imaginer la scdne et d's entendre » les personages,
cn utilise des commentaires de dialogue.
a) Ils donnent des indications sur :
— Videntité du personnage qui parle et/ou a qui on parle ;
= lanature des paroles prononcées (ordre, question, réponse...)
= lamaniére de parler des personages ;
— état desprit, les sentiments des personnages ;
— les expressions du visage, les gestes et/ou les mouvements. |
b) Ces commentaires peuvent précéder, étre insérés dans ou suivre les
paroles rapportées.©) lis sont ponctués et présentés en fonction de leur place dans la phrase.
1° Avant la réplique
Exemple :
Madame Feyriéres s'adressa a sa mére :
— Tu sais, maman, je ne vois pas trop ce que Louis ferait dans un salon de
coiffure,
= Ils se terminent par :
~ Les paroles sont renvoyées & la avec un - Elles sont
précédées d'un ‘et commencent par une
2° Dans la réplique
Exemple :
— Si ce rest qu'une affaire d'une semaine, intervint Bonne-Maman, je
pourrais peut-étre lui dégoter quelque chose.
Les commentaires sont encadrés par
3° Aprés la réplique
Exemple | :
— Mest égal, grogna Louis.
Exemple 2 :
— Cane trennuie pas ? s‘inquiéta Madame Feyriéres.
Le commentaire est détaché des paroles par une sauf si la
réplique se termine par un
ouun I suit alors directement
la réplique sans commencer par une majuscule.
4) Ils comportent un verbe de parole ou verbe
ReenaBB Te apprivoises de nouveaux mots
Ci-dessous se trouve un tableau qui t’aidera a composer les commentaires
du dialogue.
i
FS
z
e
4
oO
Cate Mare
Meteo
|. Mettez-vous par deux.
a) Reprenez les verbes déclaratifs surlignés dans l'extrait de texte précédent
(pages 328-329). Assurez-vous de bien les comprendre.b) Complétez la premiére colonne du tableau de la page précédente avec ces verbes
a linfinitif.
©) Prenez connaissance des mots ci-dessous.
d) Assurez-vous de bien les comprendre.
e) Classez-les dans la colonne adéquate.
f) Partagez vos réponses avec la classe et complétez votre tableau.
SECHEMENT — EN FRAPPANT DU POING ~ HURLER — CASSANT — LENTEMENT — DECIDE ~
EN HAUSSANT LES EPAULES — AFFIRMER — DOUX ~ EN PLEURANT — SINISTRE — GLACIAL ~ PROPOSER —
ENJOUE — EN HESITANT — PLAINTIF ~ CRIER — EN LEVANT LES YEUX AUJ CIEL — BAFOUILLER ~ SUGGERER —
EXPLIQUER ~ DECLARER — DISTINCTEMENT — POSEMENT — EN PESANT SES MOTS ~ EN SOURIANT ~
EN GESTICULANT — AGACE — EN TREMBLANT — EN HOCHANT LA TETE.
EB tu commentes un dialogue
Prends connaissance du brouillon de dialogue écrit par Julian. Il devait
développer le discours raconté aux lignes 608-609 de « Case départ ».
eI
Dans la voiture, ls se racontent leurs vacances respectives.
— Le temps était super. On n'a pas eu un seul orage.
= Ona méme eu des coups de soleil !
— Les nuits étaient super claires et on a pu observer les étoiles.
— Tu tes donc bien amusé ?
— C’était super ! Je me suis fait de nouveaux copains. Et vous, vous avez retrouvé les
amis habituels ?
on a joué a la pétanque avec les Robert. Ton pére a gagné plusieurs fois.
— Moi, ’ai appris a cuisiner. On devait préparer 4 manger chacun a notre tour.
| = Tout s‘est donc bien passé!
— Oui, oui, je n'ai pas eu le temps de m’embéter. Et vous ?
— Tunous as manqué, dit sa mére, mais on s‘est bien amusés quand méme.
- Julian a-t-il tenu compte de ce que le récit lui a appris des personnages et de
leurs vacances ? Justi
2. Julian a-t-il présenté son dialogue en respectant les régles de présentation ?
Prouve ta réponse.
[>]3. Aide Julian a commenter son dialogue et recopie-le :
a) en respectant les indications entre parenthéses ;
b) en variant les verbes déclaratifs ;
) en respectant rigoureusement la ponctuation et les régles de présentation d'un
dialogue.
Dans la voiture, ils se racontent leurs vacances respectives.
(identification du personage émetteur + verbe déclaratif + maniére de parler)
= Le temps était super. On n'a pas eu un seul orage !
— Ona méme eu des coups de soleil! (verbe déclaratif + mouvement + person-
nage émetteur)
— Les nuits étaient super claires (verbe déclaratif + maniére de parler + person-
nage émetteur) et on a pu observer les étoiles.
— Tut’es donc bien amusé ? (verbe déclaratif + geste + personnage émetteur)
— C’était super ! Je me suis fait de nouveaux copains. Et vous, vous avez retrouvé les
amis habituels ?
— Oui, on a joué a la pétanque avec les Robert. Ton pare a gagné plusieurs fois.
— Moi, j'ai appris a cuisiner. On devait préparer & manger chacun & notre tour
déclaratif + geste)
~ Tout s'est donc bien passé ! (verbe déclaratif + mouvement + personnage
émetteur)
— Oui, oui (verbe déclaratif + personnage émetteur) je n’ai pas eu le temps de
m’embéter. Et vous ?
— Tunous as manqué, dit sa mére, mais ons’est bien amusés quand méme.
(verbe$
Ea
‘i
ri
4, Partage tes réponses avec tes condisciples. Tu seras capable de justifier
oralement tes choix.
B ‘Tu transposes une planche de BD en un dialogue de récit
@ Prends connaissance de la planche de BD ci-dessous en vue de la transposer
en un dialogue de récit.
tea, S. & BAAS Th, (2019).
Mo
Lettres d'amour de 0 10, Paris: Rue de Sevees.Rea
{36 ]
Poursuis le dialogue commencé ci-dessous en transposant le texte des phylactéres
de la BD. Précise le dialogue autant que possible.
Victoire vient de rejoindre la classe ’Ernest.
— Je vous laisse, dit la directrice en quittant la classe.
~ Bienvenue Victoire, déclare linstituteur avec gentillesse,
BCU r ld
Poursuis la nouvelle « Case départ ».
Imagine le dialogue a la fin du récit entre Guillaume et ses parents, aprés
Pannonce de la mort du chat.
) Que pourrait faire Guillaume ? Que pourrait-l dire ? Pourrait-il tout avouer ? Se
contenter d'exprimer son chagrin ? Qu encore tout autre chose ?
b) Ton dialogue comporteraau minimum huit répliques. Tu ajouteras des commentaires
de dialogue.Ll
= II s'est passé qu’en repartant ces salopards ont enfermé le chat dans ta chambre.
5
g
Ey
ro
‘Au cours de cette séquence, tu as probablement rencontré des mots ou des
expressions qui ne te sont pas familiers. Ils se trouvent soit dans les textes, soit
dans les questionnaires ou dans les encadrés.
Reporte-toi a la page 24 de ton livre-cahier A et procéde comme indiqué.
Si tu le souhaites et/ou l'estimes nécessaire, tu trouveras des exercices
supplémentaires dans les « Entrainements ».
> Entrainaments, Ponctution | Texte informatif | Diologue,p. 95TA
LIVRE-CAHIER A
Di tao ay
Introduction Connexion, mode d'emploi
Découvrir Vorganisation de Connexion |
Ce cuca tad
Répondre 4 un questionnaire de lecture
ce co DD
eeu e en acd
a ee ie ery
‘Consulter le dictionnaire et 'exploiter pour une création
Cree mee ets é
Cee ee)
Eu posieer cnet
ce
Tt ee ce eT ial
Utiiser des référentiels pour améliorer ses écrits
ey me eee ed
Lire un roman complet et partager sa lecture
er ae
eee tee
Séquence 5 Bonne structure et bonne lecture !
Pe
ree eT ree)
eee rc te a ed
eR oe een
Ce ee
Cee eC eta
RaconterVntrigue d'un conte
Se ee eT
Exprimer des ordres, des souhaits
CM eee
Identifier et exprimer la cause et la conséquence
ee ae oer
Scere ae
Séquence 10 Tuaimes un peu, beaucoup... pas du tout !
Stee cee
er ead
‘Amplifier une nouvelle en y insérant un dialogue
338 bees
NEO) Ag VENI aS
25
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