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CPGE My Youssef, Rabat
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Feuille d’exercices: Structure d’espace vectoriel
10 mai 2009
Blague du jour :
• Les girafes n’existent pas c’est un cou monté...
• Alors cet examen demande papa kangourou à sa femme au sujet sa fille
qui rentre de l’école.
- Pas de problème, c’est dans la poche.
• J’espère qu’il ne va pas pleuvoir aujourd’hui, dit une maman kangourou
à une autre. Je déteste que les enfants soient obligés de jouer à l’intérieur.
Mathématicien du jour Hermite
Charles Hermite (1822-1901) est un mathématicien français. Ses travaux concernent surtout
la théorie des nombres, les formes quadratiques, les polynômes orthogonaux, les fonctions
elliptiques, et les équations différentielles. Il est aussi connu comme l’un des premiers à
utiliser les matrices, et le premier à montrer que e était un nombre transcendant. Il avait
épousé la soeur du mathématicien Joseph Bertrand, et fut le beau-père du mathématicien
Émile Picard. Il fût admit à l’X mais ne en démissionna rapidement à cause de son infirmité.
Il enseigna l’École normale supérieure ainsi qu’à l’X.
Exercice 1. Soient F, G, H trois sous-espaces d’un espace vectoriel E.
Montrer que : F ∩ (G + (F ∩ H)) = (F ∩ G) + (F ∩ H).
Exercice 2. Soient F, G, F 0 , G0 des sev d’un ev E.
Montrer que si F ∩ G = F 0 ∩ G0 alors F + (G ∩ F 0 ) ∩ F + (G ∩ G0 ) = F .
Exercice 3 . Soit E un K-ev non nul et F1 , . . . , Fn des sev stricts de E. On veut montrer
que E 6= F1 ∪ · · · ∪ Fn :
1) Traiter le cas n = 2.
2) Cas général : on suppose Fn 6⊂ F1 ∪ · · · ∪ Fn−1 et on choisit x ∈ Fn \ (F1 ∪ · · · ∪ Fn−1 )
et y ∈
/ Fn .
a) Montrer que : ∀ λ ∈ K, λx + y ∈
/ Fn .
b) Montrer que : ∀ i ≤ n − 1, il existe au plus un λ ∈ K tel que λx + y ∈ Fi .
c) Conclure.
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Exercice 4 . Soit n ∈ N∗ montrer que les familles suivantes (fk )0≤k≤n sont libres dans
1) fk (x) = xk 2) fk (x) = ekx
F (R, R) dans chacun des cas suivants :
3) fk (x) = cos(kx) 4) fk (x) = cosk (x)
Exercice 5. Soit f ∈ L (E) telle que : f 2 + f = 0.
Montrer que : ker f ⊕ ker f + idE = E
Exercice 6 . Soient (f, g) ∈ L(E)2 tels que f ◦ g ◦ f = f et g ◦ f ◦ g = g.
1) Montrer que E = ker f ⊕ Img.
2) Montrer que f (Img) = Imf .
Exercice 7 . Soit T > 0, on pose E = {f ∈ C ∞ (R) T-périodique }.
1) Montrer que la primitive d’une fonction f , T–périodique est aussi T-périodique
Z T
si et seulement si f (x)dx = 0.
0
2) Soit u : E −→ E montrer que : E = ker u ⊕ Im(u).
f 7−→ f ”
Exercice 8 . Soit E un R-espace vectoriel, et f un endomorphisme de E.
1) Montrer que : Im(f ) ∩ ker f = {0E } ⇐⇒ ker f = ker f 2 .
2) Montrer que : E = Im(f ) + ker f ⇐⇒ Im(f ) = Im(f 2 ).
3) Donner une condition necessaire et suffisante sur f pour qu’on ait : E = Im(f ) ⊕
ker f .
Exercice 9 ..
1) Soient E = {(x, y, z) ∈ 3 tel que x + y + z = 0},
@
F = {(a, 2a, 4a) tel que a ∈ R}. Montrer que : 3 = E ⊕ F .
@
2) Pour tout (x, y, z) ∈ R3 , déterminer p((x, y, z)) la projection sur E parallélement
à F et s((x, y, z)) la symétrie par rapport à E parallélement à F .
Exercice 10 . On considère p et q deux projecteurs sur un R-espace vectoriel E.
1) Montrer que : p ◦ q = q ⇐⇒ Im(q) ⊂ Im(p).
2) Montrer que : p + q est un projecteur ⇐⇒ p ◦ q + q ◦ p = 0 ,
⇐⇒ p ◦ q = 0, q ◦ p = 0
et que dans ce cas : Im(p) ∩ Im(q) = {0E }
ker p + q = ker p ∩ ker q
3) On suppose dans cette question que : p ◦ q = 0. Montrer que :
a) r = p + q − q ◦ p est un projecteur.
b) ker r = ker p ∩ ker q
c) Im(r) = Im(p) ⊕ Im(q).
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Exercice 11 . Soit E un R-espace vectoriel et f ∈ L (E) tel que : (x, f (x)) est liée ∀x ∈ E.
1) Montrer que ∀x ∈ E \ {0E }, ∃λx ∈ K tel que f (x) = λx .x.
2) Montrer que ∀(x, y) ∈ (E \ {0E })2 , on a : λx = λy
On pourra étudier les cas : {x, y} libre et {x, y} liée.
3) En déduire que f est une homothétie de E.
4) Montrer que f est une homothétie de E si et seulement si pour tout x dans E,
on a (x, f (x)) est liée.
Exercice 12 ..
1) Soit E un K-ev et f, g ∈ L(E) tels que f 2 = 0, f ◦ g + g ◦ f = idE . Montrer que
ker f = Im(f ).
2) Réciproquement, soit f ∈ L(E) tel que ker f = Im(f ), et soit F un supplémentaire
de ker f . Montrer que :
a) f 2 = 0.
b) ∀x ∈ E, il existe y, z ∈ F uniques tels que x = y + f (z).
c) Il existe g ∈ L(E) tel que f ◦ g + g ◦ f = idE .
Exercice 13 . Soit E un espace vectoriel et f, g ∈ L(E) tels que f ◦ g = idE . Montrer
que g ◦ f est une projection et que : Im(g) ◦ f = Im(g)
ker g ◦ f = ker f
Exercice 14 . Soit u, v et w trois vecteurs d’un K-ev E.
1) Montrer que V ect(u, v) = V ect(u, w) si et seulement si : ∃α, β, γ ∈ K αu + βv + γw =
0 et βγ 6= 0
2) Soit F un sous-espace vectoriel de E.
Montrer que F + Kv = F + Kw si et seulement si : ∃u ∈ F ∃α, β ∈ K u + αv + βw =
0 et αβ 6= 0
Exercice 15 . Soit E un K-ev et f ∈ L(E) tel que : f 2 − 5f + 6idE = 0
1) Montrer que (f − 2idE ) ◦ (f − 3idE ) = 0.
2) En déduire que E = ker(f − 2idE ) ⊕ ker(f − 3idE ).
Exercice 16 . Rendre directe une somme
Soit F et G deux sous-espaces vectoriels d’un K-ev E tels que
F + G = E. On note F 0 un supplémentaire de F ∩ G dans F .
Montrer que : E = F 0 ⊕ G
Exercice 17 .Barycentre de projections :
Soient λ ∈ K et p, q deux projections de même base H et de directions F ,G. Montrer
que λp + (1 − λ)q est encore une projection de base H.
On rappelle que la base d’un projecteur est son image, sa direction est son noyau.
Exercice 18 . Commutant d’un projecteur
Soit E un K-ev et u un endomorphisme de E.
On note : C(u) = {v ∈ L(E) tel que u ◦ v = v ◦ u}
1) Montrer que C(u) est une sous algèbre de L(E).
2) On suppose que u = p est un projecteur. Montrer que v commute avec p si et
seulement si v laisse stable le noyau et l’image de p.
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Exercice 19 . Relation d’ordre sur les projecteurs :
On munit l’ensemble des projections d’un espace vectoriel E de la relation binaire
suivante : p q ⇐⇒ p ◦ q = q ◦ p = p
1) Montrer que c’est une relation d’ordre.
2) Soient p, q deux projections permutables. Montrer que sup(p, q) = p + q − p ◦ q et
inf(p, q) = p ◦ q.
Exercice 20 . Endomorphismes nilpotents. Soit E ev et f, g : E → E linéaires, n ∈ N∗
telles que f est une bijection vérifiant : f ◦ g = g ◦ f, g n = 0.
On dit alors que g est un endomorphisme nilpotent.
1) Montrer que idE − g et idE + g sont des automorphisme de E, puis exprimer leurs
réciproques en fonction des puissances de g.
Indication : on pourra utiliser l’égalité :
n−1
X
idE − un = (idE − u) uk ∀u ∈ L (E).
k=0
−1 n
2) Montrer que (f ◦ g) = 0.
3) En déduire que idE − f −1 ◦ g est un automorphisme de E.
4) Montrer que f + g est un isomorphisme.
Exercice 21 . Soit f ∈ L(E) tel que f 3 = idE .
1) Montrer que : ker(f − idE ) ⊕ Im(f − idE ) = E.
2) Montrer que : ker(f − idE ) = Im(f 2 + f + idE ) .
Im(f − idE ) = ker(f 2 + f + idE )
Exercice 22 . Soient E, F deux R- espace vectoriel de dimensions finies et u, v : E → F
linéaires.
1) Montrer que Im(u + v) ⊂ Im(u) + Im(v).
2) En déduire que rg(u + v) ≤ rg(u) + rg(v).
3) Montrer que Im(u) ∩ Im(v) = {0E } =⇒ ker u + v = ker u ∩ ker v.
4) Montrer qu’il y a égalité si et seulement si Im(u)∩Im(v) = {0F } et ker(u)+ker(v) =
E.
5) En déduire que | rg(u) − rg(v)| ≤ rg(u + v).
6) Discuter les cas d’égalité.
Exercice 23 . Soient E, F deux R- espace vectoriel de dimensions finies. u, v : E → F
linéaires telles que : Im(u) + Im(v) = ker u + ker v = E.
Montrer que les deux sommes sont directes .
Exercice 24 . Soient E, F deux R- espace vectoriel de dimensions finies.
u : E → F, v : F → E linéaires telles vouov = v, uovou = u. Montrer que : E =
Im(v) ⊕ ker u et rg(u) = rg(v).
Exercice 25 . Soit E de dimension finie et f, g ∈ L(E) tels que : f ◦ g = 0, f + g ∈ GL(E).
Montrer que rg(f ) + rg(g) = dim E.
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Exercice 26 . Soient E, F deux K- espace vectoriel et f ∈ L(E, F ), H est un
sous-espace vectoriel de E et K est un sous-espace vectoriel de F , montrer que :
1) Im(f|H ) = f (H) et ker f|H = ker f ∩ H.
2) dim f (H) = dim(H) − dim(H ∩ ker f ).
3) dim(f −1 (K)) = dim(K ∩ Im(f )) + dim(ker f ).
Exercice 27 . Soit f ∈ L(E) telle que f 3 = 0.
1) Montrer que rg(f ) + rg(f 2 ) ≤ dim(E).
2) Montrer que 2 rg(f 2 ) ≤ rg(f ).
Indication : On pourra appliquer le théorème du rang à fIm(f ) .
Exercice 28 . Soit E un ev de dimension finie et f, g ∈ L(E).
Établir que :
1) dim ker(()f ◦ g) ≤ dim ker(f ) + dim ker(g).
Indication : On pourra appliquer le théorème du rang à fIm(g) .
2) dim(Im(f ) ∩ ker(g)) = rg(f ) − rg(g ◦ f ).
Indication : On pourra appliquer le théorème du rang à gIm(f ) .
3) rg(f ) + rg(g) − dim E ≤ rg(f ◦ g) ≤ min( rg(f ), rg(g)).
Exercice 29 . Soit E un R-ev et f ∈ L(E) tel que f ◦ f = −idE . Pour z = x + iy ∈ C et
u ∈ E, on pose : z.u = xu + yf (u).
1) Montrer qu’on définit ainsi une structure de C-ev sur E.
2) En déduire que dimR (E) est paire.
Exercice 30. Soient H, K deux sev d’un ev E de dimension finie.
Montrer que dim H = dim K si et seulement si H et K ont un supplémentaire commun
Raisonner par récurrence sur codim H = dim E − dim H.
n
\
Exercice 31 . Soient f1 , . . . , fn des formes linéaires sur Kn telles que ker fi 6= {0}.
i=1
Montrer que (f1 , . . . , fn ) est liée.
Exercice 32. Soit E un K-ev de dimension finie et f ∈ E ∗ et (f1 , . . . , fn ) libre dans E ∗ .
n
\
Montrer que f est combinaison linéaire de f1 , . . . , fp si et seulement si ker(f ) ⊃ ker fi .
i=1
Exercice 33 . Soit E un K-ev de dimension finie et f1 , . . . , fp ∈ E ∗ . On considère
p
l’application : Φ : E −→ K
x 7−→ f1 (x), . . . , fp (x)
Montrer que Φ est surjective si et seulement si (f1 , . . . , fp ) est libre.
Exercice 34 . Soit E un K-ev. On suppose qu’il existe p formes linéaires f1 , . . . , fp
n
\
telles que : ker fi = {0}.
i=1
Montrer que E est de dimension finie inférieure ou égale à p.
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Exercice 35 . Sur R3 on considère les formes linéaires suivantes définies par :
f1 (x, y, z) = x + 2y + 3z, f2(x, y, z) = 2x + 3y + 4z et
f3 (x, y, z) = 3x + 4y + 6z.
1) Montrer que B = (f1 , f2 , f3 ) est une base de (K3 )∗ .
2) Trouver sa base duale B ∗ = (f1∗ , f2∗ , f3∗ ), vérifiant fi∗ (fj ) = 1 si i = j
=0 si i =
6 j
Exercice 36 . Polynômes d’interpolation de Hermite.
Soit f : [0, 1] → R dérivable et (rk )1≤k≤n réels de [0, 1] deux a deux distincts ,et
ϕ : R2n−1 [X] −→ R2n
P 7−→ ϕ(P ) = (P (r1 ), P 0 (r1 ), .., P (rn ), P 0 (rn ))
1) Montrer que ϕ est un isomorphisme.
2) En déduire qu’il existe un unique polynôme qui interpole f et dont la dérivée
interpole f 0 aussi aux points (rk )1≤k≤n .
Exercice 37 . Centre de L(E).
Soit E un K-ev de dimension finie. Le centre de L(E) est :
Z = {f ∈ L(E) tel que ∀ g ∈ L(E), f ◦ g = g ◦ f }.
Autrement dit formé par les endomorphismes qui commuttent avec tous les autres.
1) Soit f ∈ Z, x ∈ E tel que (x, f (x)) est libre, montrer qu’il existe g ∈ L(E) telle que
g(x) = x et g ◦ f (x) = −f (x).
2) En déduire que Z est l’ensemble des homothéties.
3) Déterminer Z 0 = {f ∈ L(E) tel que ∀ g ∈ GL(E), f ◦ g = g ◦ f }.
Exercice 38 . Endomorphisme nilpotent.
Un endomorphisme f ∈ L(E) est dit nilpotent s’il existe p ∈ N tel que f p = 0. Dans
ce cas, l’indice de f est le plus petit entier p tel que f p = 0. On considère f ∈ L(E)
nilpotent d’indice p.
p−1
1) Soit u ∈ E \ ker(f ) .
Montrer que la famille u, f (u), . . . , f p−1 (u) est libre.
2) En déduire que si E est de dimension finie n, alors f n = 0.
3) Soit g ∈ GL(E) tel que f ◦ g = g ◦ f .
Montrer que f + g ∈ GL(E) . . .
Exercice 39 . Endomorphisme cyclique.
Soit E un ev de dimension n et f ∈ L(E). On suppose qu’il existe un vecteur x ∈ E
tel que la famille f k (x) k∈N engendre E.
1) Montrer que x, f (x), . . . , f n−1 (x) est une base de E.
Considérer p maximal tel que F = x, . . . , f p−1 (x) est libre, et prouver que f k (x)
est combinaison linéaire de F pour tout entier k ≥ p.
2) Montrer qu’un endomorphisme g ∈ L(E) commute avec f si et seulement si c’est
un polynôme en f .
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Exercice 40 . Noyaux itérés.
Soit E un ev de dimension finie et f ∈ L(E).
On pose Nk = ker(f k ) et Ik = Im(f k ).
1) Montrer que la suite (Nk ) est croissante (pour l’inclusion) et que la suite (Ik ) est
décroissante.
2) Soit p tel que Np = Np+1 . Justifier l’existence de p et montrer que Np+1 = Np+2 =
· · · = Np+k = . . .
3) Montrer que les suites (Nk ) et (Ik ) sont stationnaires à partir du même rang p.
4) Montrer que Np ⊕ Ip = E.
5) Montrer que la suite (dim(Nk+1 ) − dim(Nk )) est décroissante.
Indication : Prendre F supplémentaire de Ik dans Ik+1 et montrer que Ik+2 =
Ik+1 + f (F ).
Fin
à la prochaine
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