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Cours d'Électronique Analogique 2

Ce document présente un cours sur l'électronique analogique 2. Il contient des informations sur la transformée de Laplace, les amplificateurs opérationnels, le filtrage, les oscillateurs et les boucles à verrouillage de phase.

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Cours d'Électronique Analogique 2

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République tunisienne

Ministère de l’enseignement supérieur et de


recherche scientifique
ISET de SILIANA

Département Génie Electrique

SUPPORT DE COURS

Electronique Analogique 2

Niveau : 2ème Génie Electrique

ELABORE PAR :

M. ARFAOUI ferjani

ANNEE UNIVERSITAIRE : 2018-2019


Contenu théorique ISET de SILIANA

Electronique analogique 2

Objectifs de l’UE :
Approfondir les connaissances en électronique et mettre en application les circuits
analogiques et numériques couramment utilisés.

PRE - REQUIS :
Circuits électriques – Electronique

Contenu théorique :
 Amplificateur opérationnel (fonctionnement, applications) :
 Ampli différentiel (rappel),
 Ampli. Op. réel : courant de polarisation, saturation, tension de décalage, slew-rate,
 Ampli. Op. en régime linéaire : les montages de bases,
 Ampli. Op. en régime non-linéaire : Comparateur simple, à hystérésis,
multivibrateurs.
 Filtrage (filtres actifs),
 Oscillateurs sinusoïdaux,
 Boucles à verrouillage de phases.

Ferjani ARFAOUI Page 1 | 49


Sommaire ISET DE SILIANA

SOMMAIRE
ELECTRONIQUE ANALOGIQUE 2 1

SOMMAIRE 2

RAPPEL 4

I. TRANSFORMEE DE LAPLACE 4
1. LA PROBLEMATIQUE 4
2. PRINCIPE 4
3. DEFINITION MATHEMATIQUE 4
4. APPLICATION A L’ETUDE DES CIRCUITS 5
II. FONCTION DE TRANSFERT 6
1. FORME CANONIQUE D'UNE FONCTION DE TRANSFERT 6
III. DIAGRAMME DE BAUDE 7
IV. DIAGRAMME DE NYQUISTE 7
V. PONT DIVISEUR DE COURANT 7
VI. PONT DIVISEUR DE TENSION 8

CHAPITRE I : AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL EN RL 9

I. AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL REEL 9


1. RAPPELS DES NOTATIONS RELATIVES A L’AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL 9
2. LES IMPERFECTIONS STATIQUES 9
II. PRESENTATION DE L'AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL IDEAL 12
III. CONTRE REACTION ET STABILITE 13
1. CONTRE REACTION 13
2. STABILITE 13
3. CONTRE REACTION NEGATIVE 13
4. STABILITE 14
5. CONTRE REACTION POSITIVE 14
IV. APPLICATIONS DE L’AMPLIFICATEUR OPERATIONNEL DANS LE DOMAINE LINEAIRE 15
1. MONTAGE INVERSEUR 15
2. SOMMATEUR INVERSEUR 15
3. MONTAGE NON INVERSEUR 16
4. MONTAGE INTEGRATEUR 16
5. MONTAGE DERIVATEUR 16
6. MONTAGE AMPLIFICATEUR DE DIFFERENCE 17
7. AMPLIFICATEUR DIFFERENTIEL D’INSTRUMENTATION 17
V. LE COMPOSANT 17

CHAPITRE II : AMPLIFICATEUR EN REGIME NON LINEAIRE 19

I. COMPARATEUR A UN SEUIL 19
II. COMPARATEUR A DEUX SEUILS (A HYSTERESIS OU TRIGGER) 19
III. MULTIVIBRATEUR ASTABLE 22
Sommaire ISET de SILIANA

1. PRINCIPE 22
2. EQUATIONS : PERIODE 23

CHAPITRE III : LE FILTRAGE ANALOGIQUE 24

I. NOTION DE FILTRE 24
1. PRESENTATION 24
2. DEFINITION 24
3. CLASSIFICATION 24
II. FILTRAGE PASSIF 25
1. FILTRES ELEMENTAIRES 25
III. FILTRAGE ACTIF 28
1. FILTRE PASSE BAS 28
2. FILTRE PASSE HAUT DU PREMIER ORDRE 30

CHAPITRE IV : LES OSCILLATEURS SINUSOÏDAUX 33

I. INTRODUCTION 33
II. OSCILLATEURS A REACTIONS 33
1. PRINCIPE 33
III. PRINCIPAUX TYPES D’OSCILLATEURS 34
1. OSCILLATEURS A PONT DE WIEN 34
2. OSCILLATEUR DEPHASEUR "PHASE SHIFT" 35
3. OSCILLATEUR COLPITTS 36
4. OSCILLATEUR CLAPP 37
5. OSCILLATEUR HARTLEY 39
IV. OSCILLATEURS A RESISTANCE NEGATIVE 40
1. PRINCIPE 40

CHAPITRE V : BOUCLE A VERROUILLAGE DE PHASE (PLL) 42

I. PRINCIPE DE LA BOUCLE A VERROUILLAGE DE PHASE : 42


II. ÉLEMENTS CONSTITUTIFS 43
1. COMPARATEUR DE PHASE 43
2. FILTRE PASSE BAS 46
3. L’OSCILLATEUR CONTROLE EN TENSION 46

BIBLIOGRAPHIE 48

Ferjani ARFAOUI Page 3 | 49


Rappel ISET de SILIANA

Rappel

I. Transformée de Laplace
La transformée de Laplace est une méthode mathématique ayant pour objectif :
 Contourner la difficulté de résolution des équations différentielles

 Offrir une résolution algébrique

 Très bien adaptée à l’électronique

1. La problématique
 Circuits RLC donnent des comportements régis par des eq. dif du 2ème ordre

 Pour des signaux sinusoïdaux exploitation des impédances avec notation 1/jω

 Pour des signaux quelconques, c’est très complexe

2. Principe
 Transposer les équa. dif (variable t) sous formes d’équations algébriques linéaires (variable
p comparable à jω)

 Décomposer les équations algébriques en fractions rationnelles simples

 Revenir à la réponse temporelle par une transposition inverse


𝑓 (𝑡) 𝐿 𝐹 (𝑝 ) 𝐿−1
→ → 𝑓 (𝑡)
𝐸𝑞𝑢𝑎 𝑑𝑖𝑓𝑓 𝑃𝑜𝑙𝑦𝑛𝑜𝑚𝑒 𝑒𝑛 𝑝

3. Définition mathématique
Soit f(t) une fonction quelconque, nulle pour t<0 (fonction causale). La transformée de Laplace est
définie par :


𝐹 (𝑝) = 𝐿[𝑓(𝑡)] = ∫ 𝑒 −𝑝𝑡 𝑑𝑡
0

F(p) est appelée l’image de f(t)


f(t) est appelée l’original de F(p) : f(t) = L-1[F(p)]

Exemple 1 : fonction échelon

Ferjani ARFAOUI Page 4 | 49


Rappel ISET de SILIANA

𝐿 𝐴
𝑓(𝑡). 𝑢(𝑡) = 𝐴. 𝑢(𝑡) →
𝑝
A.u(t)
∞ ∞
−𝑒 −𝑝𝑡 𝐴
A 𝐹 (𝑝) = ∫ 𝑒 −𝑝𝑡 . 𝐴𝑑𝑡 = 𝐴 [ ] =
0 𝑝 0 𝑝

Exemple 2 : fonction exponentielle

𝐿 𝐴
-at
A.e u(t)
𝑓 (𝑡). 𝑢 (𝑡) = 𝐴. 𝑒 −𝑎𝑡 𝑢(𝑡) →
𝑝+𝑎
∞ ∞
A −𝑒 −(𝑝+𝑎)𝑡 𝐴
𝐹 (𝑝) = ∫ 𝑒 −𝑝𝑡 . 𝐴𝑒 −𝑎𝑡 𝑑𝑡 = 𝐴 [ ] =
0 𝑝+𝑎 0 𝑝+𝑎

Exemple 3 : fonction rampe

atu(t)

Pente a 𝐿 𝑎
𝑓 (𝑡). 𝑢(𝑡) = 𝑎𝑡𝑢(𝑡) →
𝑝2

4. Application à l’étude des circuits


Avec Laplace : Exploitation des impédances
Représentation réelle

i(t) R[Ω] C[F]


i(t) L[H]
i(t)
u(t) u(t) u(t)
𝑢 (𝑡) = 𝑅. 𝑖(𝑡) 𝐶𝑑𝑢(𝑡) 𝐿𝑑𝑖 (𝑡)
𝑖 (𝑡) = 𝑢(𝑡) =
𝑑𝑡 𝑑𝑡

Représentation opérationnelle (transformée de Laplace)

I(p) R[Ω] C[F]


I(p) L[H]
i(t)
U(p) U(p) u(t)
𝑈(𝑝) = 𝑅. 𝐼(𝑝) 𝑈(𝑝) = 𝐼(𝑝)/𝐶𝑝 𝑈(𝑝) = 𝐿𝑝𝐼(𝑝)
𝒁𝑹 (𝒑) = 𝑹 𝒁𝑪 (𝒑) = 𝟏/𝑪𝒑 𝒁𝑳 (𝒑) = 𝑳𝒑

Ferjani ARFAOUI Page 5 | 49


Rappel ISET de SILIANA

Remarque : on retrouve le même type d’expression avec la notation complexe (jω)

II. Fonction de transfert


A partir de l'équation différentielle d'un SLCI, il est possible de déterminer une fonction (appelée fonction
de transfert) qui caractérise le comportement du SLCI. Le schéma-blocs fonctionnel peut alors être mis
sous la forme d'un schéma-blocs qui contient toutes les informations nécessaires pour simuler le système
global.
Soit un Système Linéaire Continu invariant à monovariable. Si le système est dans les conditions
d'Heaviside, on définit la fonction de transfert du système par :

e(t) s(t)
𝑆(𝑝) S.L.C.I
𝐻 (𝑝 ) =
𝐸(𝑝)

𝑒(𝑡 ) → 𝐸 (𝑝 ) ; 𝑠 (𝑡 ) → 𝑆(𝑝)

1. Forme canonique d'une fonction de transfert


On définit la forme canonique d'une fonction de transfert en mettant en facteur le terme de plus bas degré
au numérateur et au dénominateur. C'est sous cette forme, que la fonction de transfert sera utilisée dans
les études d'asservissement.
- L'ordre est alors le degré du dénominateur après simplification.
- Le gain est la constante apparaissant en facteur au numérateur
La forme générale canonique d'un système est alors :

𝐺(𝑝) Avec : G(0) = 1 ;


𝐻 (𝑝 ) = 𝐾
𝑝 𝛼 [1 + 𝑏1 𝑝 + ⋯ + 𝑏𝑛 𝑝𝑛 ] K gain (statique si 𝛼 = 0) ;
𝛼 le nombre d’intégration.

Forme canonique d’un système du premier ordre, obtenue à partir de l’équation différentielle du
deuxième ordre.

𝑑𝑠(𝑡) 𝐿 E(p) 𝐾 S(p)


𝜏 + 𝑠(𝑡) = 𝐾𝑒(𝑡) → 𝑆(𝑝)[1 + 𝜏𝑝] = 𝐾𝐸(𝑝) 𝐻(𝑝) =
𝑑𝑡 1 + 𝜏𝑝

Avec t, constante de temps (> 0) en secondes, et K gain statique du système

Ferjani ARFAOUI Page 6 | 49


Rappel ISET de SILIANA

Forme canonique du système du deuxième ordre, obtenue à partir de l’équation différentielle du


deuxième ordre.

𝑑 2 𝑠(𝑡) 𝑑𝑠(𝑡)
2
+ 2𝜉𝜔0 + 𝜔0 2 𝑠 (𝑡) = 𝐾𝜔0 2 𝑒(𝑡)
𝑑𝑡 𝑑𝑡

𝐾
E(p) 𝐻 (𝑝) = S(p)
2𝜉 𝑃2
1+𝜔 𝑝+
0 𝜔0 2

𝜉 : Coefficient d’amortissement ;
𝜔0 : Pulsation propre des oscillations non amorties du système ;
K est toujours le gain statique du système.
𝜉 : Sans unité 𝜔0 : rad.s-1

III. Diagramme de Baude


Le diagramme de Bode est utilisé pour représenter la réponse harmonique d’un système dynamique
G(p). Il met en relation le rapport d’amplitude R A = |G(jω)| et déphasage  = Arg(G(jω)) avec la
pulsation ω de l’excitation sinusoïdale. Il comporte deux parties, le diagramme d’amplitude et le
diagramme de phase.

Diagramme d’amplitude : Représentation du logarithme du module 20 log10(RA) [dB] en fonction


du logarithme de la pulsation ω.
Diagramme de phase : Représentation du déphasage  en fonction du logarithme de ω.

IV. Diagramme de Nyquiste


Le diagramme de Nyquist est la représentation la plus immédiate de la fonction complexe réponse
harmonique : on reporte dans le plan la partie réelle selon l'axe horizontal et la partie imaginaire selon
l'axe vertical.

G( jω ) = Re(ω ) + j Im(ω )

V. Pont diviseur de courant


D’après la loi d’Ohm, on peut écrire

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Rappel ISET de SILIANA

𝑅𝑒𝑞 = 𝑅1 //𝑅2
A
I 𝑈𝐴𝐵 = 𝑅1 . 𝐼1
I1 I2 𝑈𝐴𝐵 = 𝑅2 . 𝐼2 ⇒ 𝑅1 . 𝑅2
UAB R1 R2 𝑈𝐴𝐵 = 𝑅𝑒𝑞 . 𝐼 𝑅𝑒𝑞 =
{ { 𝑅1 + 𝑅2
B 𝑅𝑒𝑞
𝐼1 = .𝐼
𝑅1

𝑅𝑒𝑞
𝐼2 = .𝐼
{ 𝑅2
On sait que :

𝑅1 𝑅2
𝑅𝑒𝑞 =
𝑅1 +𝑅2

Donc on a :

𝑅2 𝑅1
𝐼1 = 𝐼 𝑒𝑡 𝐼2 = 𝐼
𝑅1 +𝑅2 𝑅1 +𝑅2

VI. Pont diviseur de tension


R1
En effet :
I
A 𝑈𝐴𝐵
 𝑈2 = 𝑅2 𝐼 = 𝑅2 𝑅
1 +𝑅2
U1
UAB 𝑈𝐴𝐵
R2 U2  𝑈1 = 𝑅1 𝐼 = 𝑅1 𝑅
1 +𝑅2

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Chapitre I ISET de SILIANA

Chapitre I : Amplificateur opérationnel en RL


I. Amplificateur opérationnel réel
1. Rappels des notations relatives à l’amplificateur opérationnel
L’amplificateur opérationnel (AOP) est alimenté de
-Vcc
manière bipolaire, par des tensions +Vcc et -Vcc non i+
+
nécessairement symétriques. Chaque entrée est soumise Vd
V +
i-
à une tension v+ ou v– suivant l’entrée considérée. La - vs
différence de ces deux tensions conduit à la tension V- +Vcc
d’entrée différentielle ved = v+ – v–. Chaque entrée
absorbe un courant : i+ pour l’entrée plus et i– pour
l’entrée moins. L’AOP délivre une tension Vs liée aux FigI.2 : AOP
entrées par le facteur d’amplification Ad : Vs = [Link].

L’étude de l’AOP parfait considérait les tensions d’alimentation opposées, les courants d’entrée nuls,
la tension de sortie indépendante du courant extrait et l’amplification en tension constante. En fait,
toutes ces grandeurs ne sont plus indépendantes. Ceci conduit à modéliser plus précisément l’AOP
en tenant compte des éléments réels, souvent synonymes d’imperfections vis à vis de l’élément
parfait.

2. Les imperfections statiques


Courants d’entrée
Les courants d’entrée i+ et i– peuvent être représentés par des sources de courant en entrée d’un AOP
parfait (Fig1.2). Par cette représentation, ce sont des grandeurs indépendantes de la tension d’entrée
différentielle ved.

i+ i+=0
+
-
i- i =0
-

AOP parfait
AOP réel

FigI.2 : Courant d’entrée de l’AOP

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Chapitre I ISET de SILIANA

Les courants d’entrée ne sont pas identiques et les constructeurs définissent plutôt :
 le courant de polarisation (input bias current), IB où B signifie bias (polarisation) lorsque la
tension de sortie est nulle :
1
𝐼𝐵 = 2 (𝑖 + + 𝑖 − )|𝑣𝑠=0 ;

 le courant de décalage d’entrée (input offset current) lorsque la tension de sortie est nulle :
𝐼𝑂𝑆 = (𝑖 + + 𝑖 − )|𝑣𝑠=0 ;

Exemples numériques (ces ordres de grandeur dépendent de la technologie de réalisation)


 technologie bipolaire (ex : μA 741) : IB = 80 nA et IOS = 20 nA.

 technologie J-FET : TL 081, IB = 30 pA et IOS = 5 pA ; LMC6001 (AOP de National


Semiconductor employé en instrumentation), IB = 25 fA

Influence des courants de polarisation sur la saturation de l’intégrateur (FigI.3)

R +
i
-
0 -
ve i
+ ve

FigI.3 : Influence des courants de polarisation

Relations : 𝑣𝑣 = −𝑣𝑐 𝑒𝑡 𝑣𝑒 = 𝑅 (𝑖𝑐 + 𝑖 − )

1 𝑖−
Donc 𝑣𝑠 = − 𝑅𝐶 ∫ 𝑣𝑒 𝑑𝑡 − 𝑡
𝐶

Une rampe de tension due au courant i- se superpose au terme intégral agissant sur ve. A terme, la
tension de sortie atteint la saturation.
Compensation des courants de polarisation :
L’inconvénient majeur de ces courants d’entrée provient de leur influence sur la tension de sortie.
Pour l’illustrer, on étudie l’amplificateur inverseur de la Fig1.4 dans lequel on insère la résistance
R3.

Ferjani ARFAOUI Page 10 | 49


Chapitre I ISET de SILIANA

R2

R1 +
i
-
0 -
ve i
+ ve
R3

FigI.4 : Ampli. Op. Inverseur

Relations de fonctionnement :

𝑣𝑠 = −𝑅2 𝑖2 − 𝑅3 𝑖 + 𝑒𝑡 𝑣𝑒 = −𝑅1 (𝑖2 + 𝑖 − ) − 𝑅3 𝑖 +

𝑅 𝑅
On déduit : 𝑣𝑠 = − 𝑅2 𝑣𝑒 + 𝑅2 𝑖 − − 𝑅3 (1 + 𝑅2 ) 𝑖 +
1 1

𝑅
Analyse : On observe le terme d’amplification (− 𝑅2 ) et les termes d’imperfections liés aux
1

contacts.

Conclusion : Pour annuler le terme d’imperfection(∀ 𝑖 + 𝑒𝑡 𝑖 − ), il faut choisir

𝑅 𝑅
𝑅3 = 𝑅 1+𝑅2 = (𝑅1 //𝑅2 )
1 2

Tension de décalage en entrée


Pour un AOP parfait, si la tension ved est nulle, la tension de sortie est nulle. Dans un AOP réel, la
tension vs lorsque les entrées sont reliées (ved = 0) n’est pas nulle (Figure 5). La tension d’entrée
différentielle interne est due au non symétrie des étages d’entrée de l’AOP. Cette tension de décalage,
amplifiée par Ad, induit une tension vs non nulle modélisée par un générateur de tension VIO (IO
pour Input Offset) en série en entrée de l’AOP et dont la valeur est telle que vs = 0 lorsque ved = 0
(Figure 6).

+ +
vd=0 vI0
- -
vs≠0 vs=0

FigI.5 : existence de la tension de décalage FigI.6 : modélisation du décalage

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Chapitre I ISET de SILIANA

Exemples numériques
· μA 741 : VIO = 1 mV · TL 081 : VIO = 3 mV · LM 6132 : VIO = 0,25 mV
Pour corriger le défaut de dissymétrie, le constructeur rend accessible l’étage d’entrée par deux bornes
N1 et N2 lesquelles sont insérées dans un montage potentiométrique (documents constructeur).

Les imperfections dynamiques


Ces imperfections apparaissent lors de l’utilisation en régime variable. Pour les signaux de faible
amplitude (petits signaux), la bande passante de l’AOP n’est pas infinie. Pour les signaux de plus
grande amplitude, la vitesse d’évolution de la tension d’entrée est limitée et conduit à une déformation
de la tension de sortie.

II. Présentation de l'amplificateur opérationnel idéal


Un amplificateur opérationnel (FigI.1) est un amplificateur différentiel de tension à liaisons
directes, fonctionnant en mode asymétrique. Il est alimenté habituellement par deux tensions :
+VCC = 15 V et –VEE = - 15 V.

vs
+Vcc
+Vsat
TLO81 : VI0= 3mV

uA741 : VI0= 1mV

ε=v+-v-
Tension de décalage en sortie VI0
Tension de décalage en entrée
Vs0

-Vsat
-Vcc

FigI.7 : Caractéristique de transfert de l’AOP

La tension de sortie Vs de l’amplificateur est proportionnelle à la tension d’entrée différentielle :


𝑣𝑑=(𝑣+−𝑣−)→𝑣𝑠=𝐴0𝑣𝑑. On peut réaliser deux types d’amplificateurs en utilisant :

 L’entrée + avec V+=0 V : amplificateur de gain positif : Vs = + A0.V+

 L’entrée + avec V-=0 V : amplificateur de gain négatif : Vs = + A0.V-


Employé en régime linéaire par application d'une rétroaction négative, un amplificateur
opérationnel idéal est caractérisé par :
 Un gain en tension A0 infini indépendant de la fréquence.

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Chapitre I ISET de SILIANA

 Sachant que la tension de sortie VS ne peut, en aucun cas, être supérieure aux tensions
d'alimentations, la tension différentielle d'entrée est considérée comme nulle.

 Des courants continus d'entrées, I1 et I2 nuls.

 Une tension de décalage nulle : une tension e nulle entraîne une tension de sortie V S nulle.

 Une résistance d'entrée différentielle Re infinie et une résistance de sortie Rs nulle.

III. Contre réaction et stabilité


1. Contre réaction

Afin de contrôler la valeur de la tension de sortie, il est nécessaire de réaliser des montages pour
lesquels le coefficient l'amplification n'est pas infini mais limitée à une valeur déterminée par le
concepteur.
On réalise donc des montages qui mettent en œuvre des contre réactions négatives : on réinjecte une
partie de la tension de sortie sur l'entrée inverseuse.

2. Stabilité
L'étude de la stabilité n'est pas au programme de la première année, et ne fera l'objet d'aucune
question à l'examen. Ce qui suit est donné à titre d'information.
Nous considérerons, pour réaliser les calculs dans ce paragraphe, que la tension de sortie de l'AOP
vaut : 𝑉𝑆=𝐴.𝜀, av𝑒𝑐 𝐴 → +∞

3. Contre réaction négative


Considérons le montage représenté à la figure 1.8.

R2

R1 +
i
-
0 -
i
+ vs
ve

FigI.8 : Contre réaction négative

On constate que :

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Chapitre I ISET de SILIANA

𝑅1
𝑉 + = 𝑉𝑒 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑉 − = 𝑉𝑆
𝑅2 + 𝑅1

𝑅1 𝑉𝑆
⇒ 𝜀 = 𝑉𝑒 − 𝑉𝑆 =
𝑅2 + 𝑅1 𝐴

𝑅1 1
⇒ 𝑉𝑆 ( + ) = 𝑉𝑒
𝑅2 + 𝑅1 𝐴

Comme A tend vers l’infini, on obtient :

𝑅1
𝑉𝑆 = .𝑉
𝑅2 + 𝑅1 𝑒

4. Stabilité
Posons :

𝑅1
𝑘= 𝑑 ′ 𝑜ù 𝜀 = 𝑉𝑒 − 𝑘. 𝑉𝑆
𝑅1 + 𝑅2

Une petite perturbation est susceptible de modifier très légèrement la valeur de Vs, entrainant une
modification de 𝜀 :

 Si Vs croît, 𝜀 diminue donc Vs décroît.


 Si Vs décroît, 𝜀 augmente donc Vs croît.
Ce montage est donc stable.

5. Contre réaction positive


Si l’on inverse les bornes + et – (figure) les expressions deviennent :

R2

R1 +
i
+
-
i
- vs
ve

FigI.9 : Contre réaction positive

𝑅1 𝑅1 𝑉𝑆
𝑉 − = 𝑉𝑒 𝑒𝑡 𝑉 + = 𝑉𝑆 ⇒ 𝜀 = 𝑉𝑆 − 𝑉𝑒 =
𝑅1 +𝑅2 𝑅1 +𝑅2 𝐴

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Chapitre I ISET de SILIANA

𝑅1 1
𝑉𝑆 ( − ) = 𝑉𝑒
𝑅1 + 𝑅2 𝐴

1/A tend vers 0, La valeur de la tension de sortie Vs devrait être la même. Mais en pratique, on obtient
en sortie que deux valeurs : + ou –Vcc. Ce montage est en effet instable :

Posons :

𝑅1
𝑘= 𝑑 ′ 𝑜ù 𝜀 = 𝑘. 𝑉𝑆 − 𝑉𝑒
𝑅1 + 𝑅2

Une petite perturbation set susceptible des modifier très légèrement la valeur de Vs, entraînant une
modification de ε :
 Si Vs croît, ε augmente donc Vs continue de croître et diverge vers +Vcc

 Si Vs décroît, ε diminue donc Vs continue de décroître et diverge vers –Vcc

IV. Applications de l’amplificateur opérationnel dans le domaine


linéaire
1. Montage inverseur
R2

R1
𝑣𝑠 𝑅2
- 𝐴= =− 𝑒𝑡 𝑅𝑒 = 𝑅1
𝑣𝑒 𝑅1
ve + vs

FigI.10 : Montage inverseur

2. Sommateur inverseur

R2

R1 𝑅2
𝑉𝑠 = − (𝑉 + 𝑉2 )
- 𝑅1 1
V1
R1 +
V2 vs

FigI.11 : Sommateur inverseur

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Chapitre I ISET de SILIANA

3. Montage non inverseur


R2

R1
- 𝑣𝑠 𝑅2 + 𝑅1
𝐴= = 𝑒𝑡 𝑅𝑒 = ∞
+ 𝑣𝑒 𝑅1
vs
ve

FigI.12 : Montage non inverseur

4. Montage intégrateur
C

R
- 1
𝑣𝑠 (𝑡) = − ∫ 𝑣𝑒(𝑡) 𝑑𝑡
ve 𝑅𝐶
+ vs

FigI.13 : Montage intégrateur

5. Montage dérivateur
R

C
- 𝑑𝑣𝑒(𝑡)
𝑣𝑠(𝑡) = −𝑅𝐶
ve 𝑑𝑡
+ vs

FigI.14 : Montage dérivateur

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Chapitre I ISET de SILIANA

6. Montage amplificateur de différence


Rf

R1 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑅1 = 𝑅2 𝑒𝑡 𝑅𝑓 = 𝑅𝑔
-
v1 R2
+ 𝑅𝑓
vs 𝑣𝑠 = (𝑣 − 𝑣1 )
v2 𝑅1 2
Rg

FigI.15 : Amplificateur de différence

7. Amplificateur différentiel d’instrumentation

v1
- R R

+
R

- 2𝑅
𝑣𝑠 = (1 + ) (𝑉2 − 𝑉1 )
Rgain 𝑅𝑔𝑎𝑖𝑛
+ vs

R
- R R

v2 +

FigI.16 : Amplificateur différentiel d’instrumentation

V. Le composant

FigI.16 : Brochage du composant

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Chapitre I ISET de SILIANA

Composant à 8 broches :
 Les broches 4 et 7 servent à l'alimentation,

 Les broches 2 et 3 sont les entrées

 La broche 6 correspond à la sortie.

 Les broches 1 et 5 sont parfois utilisables pour la correction d'offset

 La broche 8 est non utilisée.


La distance entre les broches d’un même coté vaut 1/10 de pouce, celle entre les broches de chaque
côté vaut 3/10 de pouces (1 pouce = 25,4 mm).

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Chapitre II ISET de SILIANA

Chapitre II : Amplificateur en Régime Non Linéaire


Dans ce chapitre l'amplificateur différentiel intégré sera toujours considéré comme parfait, mais la
tension de sortie ne pourra prendre que deux valeurs : +Vsat et -Vsat qui sont les tensions de saturation
positive et négative de l'amplificateur.
Puisque l'AOP ne fonctionne plus en régime linéaire il n'y a plus proportionnalité entre les tensions
d'entrée et de sortie, et la tension différentielle d'entrée vd ne peut plus être considérée comme
nulle. En revanche les courants d'entrée le seront.

I. Comparateur à un seuil
L’utilisation la plus simple d’un amplificateur opérationnel (AOP) en montage non-linéaire est le
comparateur. Deux tensions Ve1 et Ve2 à comparer sont présentées sur les entrées de l’AOP (FigII.1).

-Vcc

+
V +
- vs
V- +Vcc

FigII.1 : Comparateur simple

FigII.2 : Tension de sortie comparateur simple

Si V+ < V- alors Vs = -Vsat alors que si V+ > V-, Vs = -Vsat, d’où les chronogrammes obtenus avec V +
un signal triangulaire et V- un signal continu.

II. Comparateur à deux seuils (à hystérésis ou TRIGGER)


Les montages non linéaires basés sur l’utilisation d’un AOP utilisent généralement une rétroaction
sur l’entrée non-inverseuse. De ce fait, une différence des tensions d’entrée se traduit, comme dans
le cas du comparateur simple, par une saturation positive ou négative de la tension de sortie.

Si le signal est entâché de bruit, il se produira plusieurs basculements au moment de l'égalité des
tensions d'entrée du comparateur.

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Chapitre II ISET de SILIANA

FigII.3 : Tension de sortie comparateur à hystérésis

Pour remédier à ce problème, on réalise un comparateur à deux seuils.


Les comparateurs à hystérésis apportent une immunité par rapport aux parasites présents sur le signal
d’entrée.

R2

R1 +
V
+

- vs
-
V

FigII.4 : Schéma de principe d’un comparateur à 2 seuils

Observons la figure ci-dessus : quelle que soit la valeur de la tension V -, la sortie de l’AOP est en
saturation et V+ = [Link]

𝑅1
Avec : 𝐾 = 𝑅
1 +𝑅2

Soient : Vb = K.(-Vsat) et Vh = K.(+Vsat)


Supposons que V- < V+ :
Vs = -Vsat et V- = [Link] > 0

Faisons croître V- :
La sortie change d’état losque V- = K. (+Vsat), vs prenant alors la valeur vs = -Vsat < 0.

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Chapitre II ISET de SILIANA

Si l’on continue à faire croître la tension V-, la sortie reste dans cet état.

Faisons maintenant décroître V- :


Pour que la sortie change d'état, il faut maintenant que : v- = [Link], vs reprenant alors sa valeur
initiale +Vsat et y restant tant que V- décroît, d'où la caractéristique de transfert :

VS
+VSat

Vb Vh V-

-VSat

FigII.5 : Fonction de transfert d’un comparateur à 2 seuils

Si l'on désire deux tensions de seuil positives il suffit d'ajouter au montage précédent une source de
tension continue conformément au montage ci-dessous, la caractéristique de transfert étant translatée
suivant l'axe des abscisses, les tensions de seuil ayant pour valeur :
Vb = (1-K).E + K.(-Vsat) et Vh = (1-K).E + K.(+Vsat).

R2 VS
+VSat
R1 +
V
+

- vs Vb V-
- Vh
E V

-VSat
Fig2.6 : Comparateur à 2 seuils

Fig2.7 : Fonction de transfert


Pour que la tension Vb soit positive il est nécessaire de choisir :
E > K.(- Vsat)/(1-K).

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Chapitre II ISET de SILIANA

La largeur du cycle d'hystérésis devra être supérieure à l'amplitude du bruit superposé au signal
triangulaire.

III. Multivibrateur astable


1. Principe
Son schéma de principe utilise un comparateur à deux seuils auquel on ajoute un circuit RC, le signal
d'entrée étant supprimé.

R2

R1 +
V
+
i
- vs
VC
C
R

FigII.7 : Multivibrateur astable

Supposons qu'à l'instant t = 0, on met le circuit sous tension, le condensateur C étant initialement
déchargé ; la sortie passera alors instantanément en saturation positive ou négative.
Nous choisirons arbitrairement : Vs(0+) = +Vsat .
 Le condensateur se charge donc à travers la résistance R sous la tension +V sat jusqu'à ce
que la tension V- = K.(+Vsat) à l'instant t1; la tension vs bascule alors à –Vsat.
 Le condensateur se charge alors sous la tension -Vsat jusqu'à l'instant t 2 où V- = K.(-Vsat),
Vs repassant instantanément à +Vsat .
 Le condensateur se recharge à nouveau sous la tension +Vsat jusqu'à l'instant t3 où V-=
K.(+Vsat) .
Nous nous retrouvons alors dans les mêmes conditions qu'à l'instant t 1 ; la même séquence se reproduit
donc indéfiniment, d'où les chronogrammes :

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Chapitre II ISET de SILIANA

+Vsat
Vh
VC

t
Vb
-Vsat

FigII.9 : Tension de sortie

2. Equations : période
La tension aux bornes du condensateur est liée à la tension de sortie par l’équation différentielle :

𝑑𝑣𝑐
𝜏 + 𝑣𝑐 = 𝑣𝑠 = 𝑐𝑡𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜏 = 𝑅𝐶
𝑑𝑡

Equation qui a pour solution :

𝑣𝑐 (𝑡) = 𝐴. 𝑒 −𝑡/𝜏 + 𝑣𝑠 𝑜ù 𝐴 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑′𝑖𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛

Si on appelle VC0 la tension initiale (à t = 0) aux bornes du condensateur, alors A = VC0 – Vs, d’où :

𝑣𝑐 (𝑡) = 𝑣𝑠 (𝑡 − 𝑒 −𝑡/𝜏 ) + 𝑉𝐶0 𝑒 −𝑡/𝜏 = (𝑉𝐶0 − 𝑣𝑠 )𝑒 −𝑡/𝜏 + 𝑣𝑠

De cette équation on peut déduire le temps que met la tension Vc pour passer de la valeur Vc0 à la
valeur Vc(t) :

𝑣𝑠 + 𝑉𝐶0
𝑡 = 𝜏. 𝐿𝑛
𝑣𝑠 − 𝑣𝑐 (𝑡)

Prenons comme origine des temps l’instant t 1 où vs bascule à –Vsat, Vc ayant alors pour valeur
K.(+Vsat).
Si on appelle θ1 la durée de l’état bas en sortie, et puisque Vc(θ1)=-[Link] :

1+𝐾 2𝑅1
𝜃1 = 𝜏. 𝐿𝑛 = 𝜏. 𝐿𝑛 (1 + )
1−𝐾 𝑅2

D’où la période :

2𝑅1
𝑇 = 2. 𝜃1 = 2𝜏𝐿𝑛 (1 + ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜏 = 𝑅. 𝐶
𝑅2

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Chapitre III ISET de SILIANA

Chapitre III : Le filtrage analogique


I. Notion de filtre
1. Présentation
Le filtrage est une forme de traitement de signal, obtenu en envoyant le signal à travers un ensemble de
circuits électroniques, qui modifient son spectre de fréquence et/ou sa phase et donc sa forme
temporelle. Il peut s’agir soit :
d’éliminer ou d’affaiblir des fréquences parasites indésirables

d’isoler dans un signal complexe la ou les bandes de fréquences utiles.

Applications :
systèmes de télécommunication (téléphone, télévision, radio, transmission de données…),

systèmes d’acquisition et de traitement de signaux physiques (surveillance médicale, ensemble de


mesure, radars),

Alimentation électrique.

2. Définition
Un filtre est un circuit électronique qui « conditionne » (ou filtre) certaines parties du signal.

3. Classification
Il existe différentes familles de filtres (électronique) selon leurs domaines d’applications et la nature des
signaux manipuler :

Filtrage numérique (avec composant programmable, DSP)

Filtrage à capacité commutées (avec condensateur + interrupteur)

Filtrage analogique (avec composants linéaires R, L, C, AOP)

On s’intéressera uniquement aux filtres analogiques, qui se décomposent en deux catégories :

Les filtre passifs  avec uniquement des composants discrets R, L, C

Les filtres actifs  avec des composants discrets + des composants actifs (transistors, AOP)

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Chapitre III ISET de SILIANA

TYPE COMPOSANTS SPECIFITES


Filtre  Signaux numérisés
numérique Circuits logiques intégrés  F < 100MHz
 convient en grande série
 entièrement programmable
Filtres passifs Circuit discret L et C,  F élevée
Composants piézoélectriques  pas d’alimentation
(quartz)  non intégrable
Filtres actifs  F < 1 MHz
AIL, R et C
 besoin d’alimentation
 tension filtrée faible < 12V
Filtres à  F < qq MHz
capacité AIL, Interrupteur commandé MOS,  besoin d’alimentation
commutée R et C intégré  intégrable
 fréquence programmable

II. Filtrage passif


Un filtre est passif s’il ne nécessite pour fonctionner aucune source d’alimentation. Il est constitué
essentiellement de résistances, de condensateurs et d’inductances.

1. Filtres élémentaires
a) Filtre passifs d’ordre 1
Filtre passe bas

R L

ve vs ve vs
C R
ou

FigIII.1 : Filtre passe bas passis


1
𝐻(𝑗𝜔) = 𝐻0 𝜔
1+𝑗𝜔
𝑐

D’après les montages on a :


𝑉𝑒 1 𝑉𝑒 1
= 𝑒𝑡 =
𝑉𝑠 1 + 𝑗𝑅𝐶𝜔 𝑉𝑠 𝐿
1+𝑗𝑅𝜔

D’où on a :

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Chapitre III ISET de SILIANA

1 𝐿
𝐻0 = 1 𝑒𝑡 𝜔𝑐 = 𝑜ù 𝜔𝑐 =
𝑅𝐶 𝑅

Diagramme de Bode

G(dB)
ω0 10ω0
0dB
ω
-3dB
-20dB/dec

(ω)
ω

π/4

π/2

FigIII.2 : Diagramme de Bode filtre passe bas passif


Filtre passe haut

C R

ve vs ve vs
R
L
ou

FigIII.3 : Filtre passe haut passif


𝜔
𝑗𝜔
𝑐
𝐻(𝑗𝜔) = 𝐻0 𝜔
1+𝑗
𝜔𝑐

D’après les montages on a :


𝐿
𝑉𝑒 𝑗𝑅𝐶𝜔 𝑉𝑒 𝑗𝑅𝜔
= 𝑒𝑡 =
𝑉𝑠 1 + 𝑗𝑅𝐶𝜔 𝑉𝑠 1 + 𝑗 𝐿 𝜔
𝑅
D’où on a :

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1 𝐿
𝐻0 = 1 𝑒𝑡 𝜔𝑐 = 𝑜ù 𝜔𝑐 =
𝑅𝐶 𝑅

Diagramme de Bode

G(dB)
0dB

20dB/de -3dB
c

ω0 10ω0 ω

(ω)
π/2

π/4

FigIII.4 : Diagramme de Bode filtre passif

b) Filtre passifs d’ordre 2

Coupe bande

Passe bande Passe haut Passe bas

R L C
Ve(t)

FigIII.5 : Filtre passif d’ordre 2


Les expressions des filtres fondamentaux d’ordre 2 à partir d’un circuit RLC sont les suivantes :

Filtre passe bas :

1
𝐻𝑏 (𝑗𝜔) = 𝐺0
𝑗𝑥
1 + 𝑄 + (𝑗𝑥)2

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Chapitre III ISET de SILIANA

Filtre passe bas :


𝑗𝑥 2
( )
𝑄
𝐻𝑏 (𝑗𝜔) = 𝐺0
𝑗𝑥
1 + 𝑄 + (𝑗𝑥)2

Filtre passe bande :


𝑗𝑥
𝑄
𝐻𝑏 (𝑗𝜔) = 𝐺0
𝑗𝑥
1 + + (𝑗𝑥)2
𝑄

III. Filtrage actif


1. Filtre passe bas
Pour réaliser ce filtre, nous avons le choix entre deux structures simples :
Première structure :
Ce filtre à exactement les mêmes caractéristiques que le filtre passif du premier ordre. Elle a
seulement l'avantage d'être suivi par un amplificateur suiveur à très haute impédance d'entrée et très
faible impédance de sortie. De cette façon, ses caractéristiques ne sont pas altérées par les
composants qui seront reliés à sa sortie.

-
R
+ vs
ve C

FigIII.6 : Filtre passe bas actif (a)


Rappelons que les caractéristiques de ce filtre sont :

 Fréquence de coupure :
1 1
𝜔𝑐 = , 𝑓𝑐 =
𝑅𝐶 2𝜋𝑅𝐶

 Fonction de transfert :
1 1 1
𝐻(𝑗𝜔) = = 𝜔 =
1 + 𝑗𝑅𝐶𝜔 1 + 𝑗 𝑓
𝜔𝑐 1 + 𝑗 𝑓𝑐

 Module de la fonction de transfert :


𝑉𝑠 1 1 1
|𝐻(𝑗𝜔)| = = = =
𝑉𝑒 √1 + (𝑅𝐶𝜔)2
𝜔2 𝑓2
√1 + 𝑗 √1 + 𝑗
𝜔𝑐 2 𝑓𝑐 2

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Chapitre III ISET de SILIANA

 Argument de la fonction de transfert :


𝜔 𝑓
𝜑(𝜔) = −𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔(𝑅𝐶𝜔) = −𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 ( ) = −𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 ( )
𝜔𝑐 𝑓𝑐

Deuxième structure :
Pour déterminer la fonction de transfert, on va noter Z2 = R2 // C

R2

R1 C
-
1
ve 𝑅2 𝑗𝐶𝜔 𝑅2
+ vs 𝑍2 = =
1 1 + 𝑗𝑅2 𝐶𝜔
𝑅2 +
𝑗𝐶𝜔

FigIII.7 : Filtre passe bas actif (b)

 La fonction de transfert :
𝑉𝑠 𝑍2 𝑅2 /𝑅1
𝐻(𝑗𝜔) = =− =
𝑉𝑒 𝑅1 1 + 𝑗𝑅2 𝐶𝜔

 La fréquence de coupure :
1 1
𝜔𝑐 = , 𝑓𝑐 =
𝑅2 𝐶 2𝜋𝑅2 𝐶

 Module de la fonction de transfert :


𝑉𝑠 𝑅2 /𝑅1 𝑅2 /𝑅1 𝑅2 /𝑅1
|𝐻(𝑗𝜔)| = = = =
𝑉𝑒 √1 + (𝑅2 𝐶𝜔)2
𝜔2 𝑓2
√1 + 𝑗 √1 + 𝑗
𝜔𝑐 2 𝑓𝑐 2

On remarque qu'à la différence de la structure précédente, pour f =0, nous avons un gain différent de
1, H0 = R2/R1. C'est ce qu'on appelle le gain statique, c'est approximativement le gain dans la bande
passante. Les signaux dont la fréquence est à l'intérieur de la bande passante peuvent non seulement
passer dans le filtre, mais ils peuvent en plus être amplifié, c'est la caractéristique des filtres actifs.

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Chapitre III ISET de SILIANA

FigIII.8 : Diagramme d’amplitude

 Argument de la fonction de transfert :


𝜔 𝑓
𝜑(𝜔) = 𝜋 − 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔(𝑅2 𝐶𝜔) = 𝜋 − 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 ( ) = 𝜋 − 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 ( )
𝜔𝑐 𝑓𝑐

FigIII.9 : Diagramme phase

2. Filtre passe haut du premier ordre


Ici aussi on peut utiliser, soit un filtre passif suivi d'un amplificateur suiveur, soit la structure représentée
sur la figure suivante

Pour déterminer la fonction de transfert, on va noter Z2=R//C2.

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Chapitre III ISET de SILIANA

C1 C2
- 1
𝑅 𝑅
ve 𝑗𝐶𝜔
+ 𝑍2 = =
vs 1
𝑅 + 𝑗𝐶𝜔 1 + 𝑗𝑅𝐶𝜔

FigIII.10 : Filtre passe haut actif

 La fonction de transfert :
𝑉𝑠 𝑍2 𝑗𝑅𝐶1 𝜔
𝐻 (𝑗𝜔) = =− =
𝑉𝑒 𝑍1 1 + 𝑗𝑅𝐶2 𝜔

 La fréquence de coupure :
1 1
𝜔𝑐 = , 𝑓𝑐 =
𝑅𝐶2 2𝜋𝑅𝐶2

 Module de la fonction de transfert :

𝑉𝑠 𝑅𝐶1 𝜔 𝐶1 𝜔/𝜔𝑐 𝐶1 𝑓/𝑓𝑐


|𝐻(𝑗𝜔)| = = = =
𝑉𝑒 √1 + (𝑅𝐶2 𝜔)2 𝐶2 𝐶2
𝜔2 𝑓2
√1 + 𝑗 √1 + 𝑗
𝜔𝑐 2 𝑓𝑐 2

Pour les fréquences élevés, le gain tend vers. H0=C1/C2 pour les basses fréquences, (bande coupée),
le gain a une pente de +6 dB/octave.

FigIII.11 : Diagramme d’amplitude


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Chapitre III ISET de SILIANA

 Argument de la fonction de transfert :


𝜋 𝜋 𝜔 𝜋 𝑓
𝜑(𝜔) = − − 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔(𝑅𝐶2 𝜔) = − − 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 ( ) = − − 𝑎𝑟𝑐𝑡𝑔 ( )
2 2 𝜔𝑐 2 𝑓𝑐

FigIII.12 : Diagramme phase

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Chapitre IV ISET de SILIANA

Chapitre IV : les oscillateurs sinusoïdaux

I. Introduction
Un oscillateur est un montage électronique permettant d’obtenir un signal alternatif à partir de la
tension continue des sources qui servent à polariser les composants actifs du montage.
Dans un système électronique, cet oscillateur a souvent le rôle d’une source de référence de tension,
de fréquence ou de temps. Ainsi sont utilisées : l’horloge d’un micro-ordinateur, la base de temps
d’un oscilloscope…etc.
L’oscillateur sinusoïdal est un système bouclé placé volontairement dans un état d’instabilité.
Il est constitué de deux étages reliés en boucle (quand K est fermé et donc ve(t) = vr(t) ) :
 une chaîne directe H(jω) à AOP ou à transistor, apportant de l’amplification
 un quadripôle de réaction K(jω) présentant une résonance (L,C, résonateur piézo, quartz …)

II. Oscillateurs à réactions


1. Principe
La structure d’un oscillateur peut se ramener à celle d’un système bouclé (ou en boucle fermée)
constitué par :

 Une chaîne directe ou d’action de fonction de transfert A(p).


 Une chaîne de retour ou de réaction de transmittance B(p).
 Un comparateur qui réalise la différence entre le signal d’entrée et la partie du signal de sortie
réinjectée à l’entrée.

Chaîne d’action Chaîne d’action


E(p) S(p) S(p)
A(p) A(p)

Chaîne de retour Chaîne de retour

B(p) B(p)

FigIV.1 : Condition d’oscillation


La fonction de transfert s’écrit :
𝑆(𝑝) 𝐴(𝑝)
𝑇(𝑝) = = ⟹ 𝐴(𝑝 )𝐸(𝑝) = [1 + 𝐴(𝑝)𝐵(𝑝)]𝑆(𝑝)
𝐸(𝑝) 1 + 𝐴(𝑝)𝐵(𝑝)

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Chapitre IV ISET de SILIANA

Lorsque le signal d’entrée e(t) est nul, on peut écrire que : [1+(𝑝)𝐵(𝑝)]𝑆(𝑝)= 0 et pour avoir S(p) ≠ 0
il faut et il suffit que : 1+A(p)B(p)=0  A(p)B(p) = -1 d’où le critère de BARKHAUSEN ou
condition d’auto-oscillation.

𝑅𝑒[𝐴(𝑗𝜔)𝐵(𝑗𝜔)] = −1 |𝐴(𝑗𝜔)𝐵(𝑗𝜔)| = 1
𝐴(𝑗𝜔)𝐵(𝑗𝜔) = −1 ⟹ { ⟺ {
𝐼𝑚[𝐴(𝑗𝜔)𝐵(𝑗𝜔)] = 0 𝑎𝑟𝑔[𝐴(𝑗𝜔)𝐵(𝑗𝜔)] = 𝜋 + 2𝑘𝜋

Remarque :
 L’amplitude des oscillateurs et limitée par la saturation des composants.
 Dans la pratique la condition d’accrochage est obtenue pour ||A(jw)B(jw)|| légèrement supérieur à
1.

III. Principaux types d’oscillateurs


1. Oscillateurs à pont de Wien

FigIV.2 : Oscillateur à pont de Wien


La réaction étant de type tension série. Le quadripôle de réaction (RC) est appelé « réseaux de Wien
» ou « pont de Wien ».

Chaîne directe :

𝑆(𝑝) 𝑅2
𝐴 (𝑝 ) = =1+
𝐸(𝑝) 𝑅1

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Chapitre IV ISET de SILIANA

Chaîne de retour :
𝑉 (𝑝 ) 𝑍2 1 + 𝑅𝐶𝑝 𝑅
𝐵 (𝑝 ) = = 𝑜𝑢 𝑍1 = 𝑒𝑡 𝑍2 = ⇒
𝑆(𝑝) 𝑍2 + 𝑍1 𝑅𝐶𝑝 1 + 𝑅𝐶𝑝

𝑅𝐶𝑝
𝐵 (𝑝 ) =
1 + 3𝑅𝐶𝑃 + (𝑅𝐶𝑃)2
Condition d’oscillation : on ferme l’interrupteur K, alors V(p)=E(p)
𝑆(𝑝)𝑉(𝑝) 𝑅2 𝑅𝐶𝑝 𝑅2 1
𝐴(𝑝)𝐵(𝑝) = = 1 ⇒ (1 + ) ( 2
)= 1 ⇒ 1+ = 3 + 𝑅𝐶𝑃 +
𝐸(𝑝)𝑆(𝑝) 𝑅1 1 + 3𝑅𝐶𝑝 + (𝑅𝐶𝑝) 𝑅1 𝑅𝐶𝑃

𝑅2 1 𝑅2 1
1+ = 3 + 𝑗 [𝑅𝐶𝜔 − ] ⇒ 1+ = 3 𝑒𝑡 𝑅𝐶𝜔 − =0
𝑅1 𝑅𝐶𝜔 𝑅1 𝑅𝐶𝜔

1 1
𝑅2 = 2𝑅1 ; 𝜔𝑂𝑠𝑐 = 𝑒𝑡 𝑓𝑂𝑠𝑐 =
𝑅𝐶 2𝜋𝑅𝐶

On trouve à la sortie un signal s(t) quasi sinusoïdale (presque sinusoïdal), de fréquence fosc à condition
que R2 ≥ 2R1

2. Oscillateur déphaseur "Phase shift"

FigIV.3 : Oscillateur déphaseur


La réaction étant de type tension parallèle. Le quadripôle de réaction est un circuit à résistance et
capacité qui fournit un déphasage entre la sortie est l’entrée.

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Chapitre IV ISET de SILIANA

Chaîne directe :
𝑆(𝑝) 𝑅2
𝐴 (𝑝 ) = =−
𝐸(𝑝) 𝑅1
Chaîne de retour :
1 𝑆(𝑝) 6 5 1
= =1+ + +
𝐵(𝑝) 𝑉(𝑝) 𝑅𝐶𝑝 (𝑅𝐶𝑝)2 (𝑅𝐶𝑝)3

Condition d’oscillation : on ferme l’interrupteur K, alors V(p)=E(p)

𝑆 (𝑝)𝑉(𝑝) 1 𝑅2 6 5 1
𝐴 (𝑝 )𝐵(𝑝 ) = = 1 ⇒ 𝐴 (𝑝 ) = ⟺ − = 1+ + 2
+
𝐸 (𝑝)𝑆(𝑝) 𝐵(𝑝) 𝑅1 𝑅𝐶𝑃 (𝑅𝐶𝑃) (𝑅𝐶𝑃)3

𝑅2 5 5 1 𝑅2 5 5 1
− =1− 2
+ 𝑗[ 2
+ 3
]⇒− =1− 2
𝑒𝑡 2
+ =0
𝑅1 (𝑅𝐶𝜔) (𝑅𝐶𝜔) (𝑅𝐶𝜔) 𝑅1 (𝑅𝐶𝜔) (𝑅𝐶𝜔) (𝑅𝐶𝜔)3

1 𝑅2
(𝑅𝐶𝜔)2 = ⇒ − = 1 − 5𝑥6 = −29
6 𝑅1
1 1
𝑅2 = 29𝑅1 𝜔𝑂𝑠𝑐 = 𝑓𝑂𝑠𝑐 =
√6𝑅𝐶 2𝜋√6𝑅𝐶
On trouve à la sortie un signal vs(t) quasi sinusoïdal (presque sinusoïdal) de fréquence fosc à
condition que R2 ≥ 29R1.

3. Oscillateur Colpitts

FigIV.4 : Oscillateur colpitts

La réaction est de type tension série.

Chaîne directe :
𝑆′(𝑝) 𝑅2 𝑆(𝑝) 𝑍
=1+ 𝑒𝑡 =
𝐸(𝑝) 𝑅1 𝑆′(𝑝) 𝑅 + 𝑍
1 𝐿𝑝 𝐶1 𝐶2
𝑍 = (𝐿𝑝// )= 𝑒𝑡 𝐶𝑒 =
𝐶𝑒 𝑝 1 + 𝐿𝐶𝑒 𝑝2 𝐶1 + 𝐶2

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Chapitre IV ISET de SILIANA

𝑆(𝑝) 𝑅2 𝑍 𝑅2 𝐿𝑝 𝑅2 1
𝐴(𝑝) = = (1 + ) ( ) = (1 + ) ( ) = (1 + ) ( )
𝐸(𝑝) 𝑅1 𝑅 + 𝑍 2
𝑅1 𝐿𝑝 + 𝑅(1 + 𝐿𝐶𝑒 𝑝 ) 𝑅1 1 + 𝑅 (𝐶 𝑝 + 1 )
𝑒 𝐿𝑝

Chaîne de retour :
𝐶1 𝑝 𝑉(𝑝) 𝐶1 𝐶𝑒 𝐶1 𝐶2
𝑉(𝑝 ) = 𝑆 (𝑝) ⇒ 𝐵(𝑝) = = = 𝑜ù 𝐶𝑒 =
𝐶1 𝑝 + 𝐶2 𝑝 𝑆(𝑝) 𝐶1 +𝐶2 𝐶2 𝐶1 +𝐶2

Condition d’oscillation : On ferme l’interrupteur K, alors V(p)=E(p)

𝑆 (𝑝 )𝑉 (𝑝 ) 𝐶𝑒 𝑅2 1
𝐴 (𝑝 ) 𝐵(𝑝 ) = = 1 ⇒ ( ) (1 + ) ( 1
)=1
𝐸 (𝑝 )𝑆 (𝑝 ) 𝐶2 𝑅1 1 + 𝑅 (𝐶𝑒 𝑝 + )
𝐿𝑝

𝐶𝑒 𝑅2 1 1 𝐶𝑒 𝑅2 1
( ) (1 + ) = 1 + 𝑅 (𝐶𝑒 𝑝 + ) = 1 + 𝑗𝑅 (𝐶𝑒 𝜔 + ) ⇒ ( ) (1 + ) = 1 𝑒𝑡 𝐶𝑒 𝜔 + =0
𝐶2 𝑅1 𝐿𝑝 𝐿𝜔 𝐶2 𝑅1 𝐿𝜔

𝐶𝑒 𝑅2 𝐶2
( ) = (1 + ) = 1 + 𝑒𝑡 𝐿𝐶𝑒 𝜔 = 1
𝐶2 𝑅1 𝐶1
𝑅2 𝐶2 1 1
= ; 𝜔𝑂𝑠𝑐 = 𝑓𝑂𝑠𝑐 =
𝑅1 𝐶1 √𝐿𝐶𝑒 2𝜋√𝐿𝐶𝑒
𝑅2 𝐶
Dans la pratique l’oscillation sinusoïdale prend naissance lorsque > 𝐶2
𝑅1 1

4. Oscillateur Clapp

FigIV.5 : Oscillateur Clapp


La réaction est du type tension série.

Chaîne directe :
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𝑆′(𝑝) 𝑅2 𝑆(𝑝) 𝑍
=1+ 𝑒𝑡 =
𝐸(𝑝) 𝑅1 𝑆′(𝑝) 𝑅 + 𝑍

1 𝐿𝑝 𝐶1 𝐶2
𝑍 = (𝐿𝑝// )= 𝑒𝑡 𝐶𝑒 =
𝐶𝑒 𝑝 1 + 𝐿𝐶𝑒 𝑝2 𝐶1 + 𝐶2

1 𝑆(𝑝) 1
𝑍= 𝑑′ 𝑜ù =
1 𝑆′(𝑝)
𝐶𝑒 𝑝 + 1
𝐿𝑝 + 𝐶𝑝 1
1 + 𝑅 (𝐶𝑒 𝑝 + 1)
𝐿𝑝 + 𝐶𝑝

𝑅
𝑆 (𝑝 ) 𝑅2 𝑍 1 + 𝑅2
1
𝐴(𝑝) = = (1 + ) ( )=
𝐸 (𝑝 ) 𝑅1 𝑅 + 𝑍
1
1 + 𝑅 (𝐶𝑒 𝑝 + 1
)
𝐿𝑝 +
𝐶𝑝

Chaîne de retour :
𝐶1 𝑝 𝑉(𝑝) 𝐶1 𝐶𝑒 𝐶1 𝐶2
𝑉 (𝑝 ) = 𝑆 (𝑝 ) ⇒ 𝐵 (𝑝 ) = = = 𝑜ù 𝐶𝑒 =
𝐶1 𝑝 + 𝐶2 𝑝 𝑆(𝑝) 𝐶1 + 𝐶2 𝐶2 𝐶1 + 𝐶2

Condition d’oscillation : on ferme l’interrupteur K, alors V(p)=E(p)


𝐶 𝑅
𝑆 (𝑝)𝑉(𝑝) [ 𝑒 ] (1 + 2 )
𝐶2 𝑅1
𝐴 ( 𝑝 )𝐵(𝑝 ) = =1 ⇒ =1
𝐸 (𝑝)𝑆(𝑝)
1
1 + 𝑅 (𝐶𝑒 𝑝 + 1)
𝐿𝑝 + 𝐶𝑝

𝐶𝑒 𝑅2 1 1
[ ] (1 + ) = 1 + 𝑅 (𝐶𝑒 𝑝 + ) = 1 + 𝑗𝑅 (𝐶𝑒 𝜔 + ) ⇒
𝐶2 𝑅1 1 1
𝐿𝑝 + 𝐶𝑝 𝐿𝜔 + 𝐶𝜔

𝐶 𝑅2
[ 𝑒 ] (1 + )=1
𝐶2 𝑅1

𝑅 𝐶 𝐶 1
𝑒𝑡 D’où 1 + 𝑅2 = 𝐶𝑒 = 1 + 𝐶2 𝑒𝑡 𝐶𝑒 𝜔 (𝐿𝜔 − 𝐶𝜔 ) = 1
1 2 1

1
𝐶𝑒 𝜔 + 1 = 0
{ 𝐿𝜔+
𝐶𝜔

𝑅2 𝐶2 1 1 1 1 1 1 1
= ; 𝜔𝑂𝑠𝑐 = √ ( + ) ; 𝑓𝑂𝑠𝑐 = √ ( + + )
𝑅1 𝐶1 𝐿 𝐶𝑒 𝐶 𝐿 𝐶1 𝐶2 𝐶

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5. Oscillateur Hartley

FigIV.6 : Oscillateur Hartley

La réaction est de type tension série


Chaîne directe :
𝑆(𝑝) 𝑅2 𝑆(𝑝) 𝑍
= 1+ 𝑒𝑡 =
𝐸(𝑝) 𝑅1 𝑆′(𝑝) 𝑅 + 𝑍

1 𝐿𝑝
𝑍 = (𝐿𝑝// )= 𝑒𝑡 𝐿 = 𝐿1 + 𝐿2
𝐶𝑝 1 + 𝐿𝐶𝑝2
𝑅
𝑆(𝑝) 𝑅2 𝑍 𝑅2 𝐿𝑝 1+ 2
𝑅1
𝐴(𝑝) = = (1 + ) ( ) = (1 + ) ( )=
𝐸(𝑝) 𝑅1 𝑅 + 𝑍 𝑅1 𝐿𝑝 + 𝑅 (1 + 𝐿𝐶𝑝2 ) 1
1 + 𝑅 (𝐶𝑝 + 𝐿𝑝)

Chaîne de retour :
𝐿1 𝑉(𝑝) 𝐿2 𝐿2
𝑉(𝑝) = 𝑆(𝑝) ⇒ 𝐵(𝑝) = = =
𝐿1 + 𝐿2 𝑆(𝑝) 𝐿1 + 𝐿2 𝐿

Condition d’oscillation : on ferme l’interrupteur K, alors V(p)=E(p)


𝐿 𝑅
𝑆(𝑝)𝑉(𝑝) [ 2 ] (1 + 2 ) 𝐿2 𝑅2 1
𝐿 𝑅1
𝐴(𝑝)𝐵(𝑝) = =1⇒ = 1 𝑑′ 𝑜ù [ ] (1 + ) = 1 + 𝑅 (𝐶𝑝 + )
𝐸(𝑝)𝑆(𝑝) 1 𝐿 𝑅1 𝐿𝑝
1 + 𝑅 (𝐶𝑝 + )
𝐿𝑝
𝑅2 𝐿1 1 1 1
= 𝜔𝑜𝑠𝑐 = = ⇒ 𝑓𝑜𝑠𝑐 =
𝑅1 𝐿2 √𝐿𝐶 √𝐶(𝐿1 + 𝐿2 2𝜋√𝐶(𝐿1 + 𝐿2

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Chapitre IV ISET de SILIANA

IV. Oscillateurs à résistance négative


1. Principe
Dans un circuit RLC, il y a échange permanent d’énergie entre la bobine et le condensateur, mais
cette énergie décroît constamment à cause de la puissance dissipée par effet joule dans la résistance.
Le signal utile est une sinusoïde amortie, donc un pseudo sinusoïde et l’amplitude de la tension est
une fonction exponentielle décroissante du temps.
Pour avoir des oscillations sinusoïdales, il faut fournir au circuit une énergie égale à celle qui a été
dissipée durant chaque pseudo période. Ceci est possible en plaçant un dispositif qui présente un effet
dit de résistance négative. Un simple montage à base d’AO peut être assimilé à une résistance
négative.

FigIV.7 : Oscillateur à résistance négative


La loi des nœuds appliquée au circuit de la figure 4.7a conduit à l’équation :
𝑑𝑢 𝑢 𝑢 𝑑𝑖𝐿
𝑖𝐿 + 𝑖𝑅 + 𝑖𝐶 + 𝑖𝑅𝑛 = 0 ⇒ 𝑖𝐿 + 𝐶 + + = 0 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑢(𝑡) = 𝐿
𝑑𝑡 𝑅𝑛 𝑅 𝑑𝑡
1 1 𝑑𝑖𝐿 𝑑 2 𝑖𝐿
𝑖𝐿 + 𝐿 ( + ) + 𝐿𝐶 2 = 0
𝑅 𝑅𝑛 𝑑𝑡 𝑑𝑡

La loi des mailles, appliquée au circuit de la figure III.7b conduit à l’équation :

𝑑𝑖 𝑑2 𝑖 𝑑𝑢𝐶
𝑢𝐿 + 𝑢𝑅 + 𝑢𝑛 = 0 ⇒ 𝑢𝐶 + 𝑅𝑖 + 𝐿 + 𝐿𝐶 2 = 0 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑖 (𝑡) = 𝐶
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑑𝑢𝐶 𝑑2 𝑢𝐶
𝑢𝐶 + (𝑅 + 𝑅𝑛 )𝐶 + 𝐿𝐶 =0
𝑑𝑡 𝑑𝑡 2

Dans les deux cas, si Rn = - R, les équations ainsi que leurs solutions générales prennent les formes
suivantes :

𝑖′′𝐿+𝜔02𝑖𝐿=0 ⟹ (𝑡)=𝐼𝑀sin(𝜔0𝑡+𝜑)

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Chapitre IV ISET de SILIANA

𝑢′′𝑐+𝜔02𝑢𝐶=0 ⟹ (𝑡)=𝑈𝑀sin(𝜔0𝑡+𝜑)

Alors une sinusoïde prend naissance dans les circuits étudiés.

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Chapitre V ISET de SILIANA

Chapitre V : Boucle à verrouillage de phase (PLL)


I. Principe de la boucle à verrouillage de phase :
La boucle à verrouillage de phase ou Phase Locked Loop (invention française datant de 1932) permet
d’asservir la fréquence d’un VCO à la fréquence d’un signal de référence dans une certaine plage
autour de la fréquence centrale f0.

Comparateur de Filtre de boucle VCO


phase
+ Sortie
F référence -

FigV.1 : Structure de base de la boucle à verrouillage de phase

Si la boucle est verrouillée la fréquence de sortie égale la fréquence du signal de référence

Le fonctionnement de la PLL est le suivant :


⇒ En l’absence de signal injecté à l’entrée de la boucle, ou si la fréquence du signal injecté est en
dehors de la plage de fonctionnement du VCO, la boucle est dite non verrouillée et fs = f0.

⇒ Si on injecte dans la boucle un signal de fréquence fe voisin de f0, la PLL se verrouille et on


aboutit au bout d’un temps bref à un état stable caractérisé par fs = fe.

⇒ une fois la boucle verrouillée ou accrochée, la fréquence d’entrée peut varier dans la plage de
verrouillage sans que cette boucle ne décroche et on a toujours fs = fe.

⇒ Si la fréquence d’entrée sort de la plage de verrouillage, la boucle décroche et on revient à la


situation d’une boucle non verrouillée (à éviter dans la pratique !)

La boucle se Pulsation La boucle se


verrouille centrale ω0 verrouille
Plage de capture Pulsation ω
Plage de verrouillage
La boucle La boucle
décroche décroche

FigV.2 : Les plages de capture et de verrouillage


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Chapitre V ISET de SILIANA

Pour raccrocher la boucle, il faut alors revenir au voisinage de f0 et pénétrer dans la plage de
capture.

II. Éléments constitutifs


Les éléments constitutifs de ce circuit sont
 Un comparateur de phase,
 Un filtre passe-bas,
 Un oscillateur contrôlé en tension (ou VCO : Voltage Controlled Oscillateur).

1. Comparateur de phase
a) Rôle du détecteur de phase
Le détecteur ou comparateur de phase doit fournir, après filtrage, une tension continue ou lentement
variable proportionnelle à l'écart de phase existant entre les deux signaux d'entrée et de retour de
boucle.

ωi, i uE=KD(i - N)



= KDE

ωN, N

FigV.3 : Détecteur ou comparateur de phase

b) Comportement du détecteur de phase


Le comportement du détecteur de phase doit être étudié en fonction des critères suivants :
 Linéarité (KD constant ?).
 Limite des écarts de phase admissibles.
 Comportement en présence de signaux de même fréquence et d'amplitude variable.
 Comportement en présence de signaux de fréquences différentes.

c) Types de détecteurs de phase


Il existe deux familles de détecteurs de phase :
Les détecteurs de phase analogique.
 Ce sont les détecteurs les plus utilisés.
 Ils sont utilisés lorsque le signal d'entrée est sinusoïdal, et en particulier en présence de bruit.
Les détecteurs de phase numériques

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Chapitre V ISET de SILIANA

 Ils sont de plus en plus utilisés en technologie CMOS, TTL ou ECL.


 Signaux d'entrée impulsionnels ou carrés avec des niveaux compatibles
 Les plus simples sont de type combinatoire (fonctionnent avec les niveaux 0 et 1 logiques).
 Les plus sophistiqués sont séquentiels (fonctionnent sur les flancs).

 Comparateur de phase analogique


Le détecteur de phase analogique est en fait un multiplieur analogique simplifié, aussi connu sous le
nom de "balanced mixer"

 Le multiplieur de phase analogique linéaire


Le multiplieur analogique linéaire est représenté symboliquement par le schéma suivant

ui(t) uE=Kui(t)uN(t)
X

uN(t)

FigV.4 : Multiplieur analogique

Avec des tensions d’entrée de la forme : (𝑡)=𝑈𝑖𝑀𝑎𝑥sin(𝜔0𝑡+𝜑𝑖) 𝑢𝑁(𝑡)=𝑈𝑁𝑀𝑎𝑥sin(𝜔0𝑡+𝜑𝑁)


Il vient :

𝐾 𝐾
𝑢𝐸 (𝑡) = 𝑈𝑖𝑀𝑎𝑥 𝑈𝑁𝑀𝑎𝑥 𝑐𝑜𝑠(2𝜔0 𝑡 + 𝜑𝑖 + 𝜑𝑁 ) + 𝑈𝑖𝑀𝑎𝑥 𝑈𝑁𝑀𝑎𝑥 𝑐𝑜𝑠(𝜑𝑖 + 𝜑𝑁 )
2 2

Dans cette expression le terme cos(2𝜔0𝑡+𝜑𝑖+𝜑𝑁) doit être éliminé par filtrage pour éviter une
modulation parasite de l’oscillateur. Un des rôles du filtre de boucle est donc de rejeter ce terme.
Le terme restant (𝐾/2).𝑈𝑖𝑀𝑎𝑥𝑈𝑁𝑀𝑎𝑥cos(2𝜔0𝑡+𝜑𝑖+𝜑𝑁), représente la tension de commande qui est
appliquée à l’oscillateur, à un facteur près si amplificateur associé au filtre.

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Chapitre V ISET de SILIANA

FigV.5 : Caractéristique du multiplieur analogique

Il s'agit d'une fonction cosinusoïdale qui devient nulle pour ϕ −ϕ = ±π / 2 i N. Lorsque la boucle est
verrouillée et fonctionne à sa fréquence centrale, les deux signaux d'entrée et de retour sont donc
déphasés de +π / 2 ou −π / 2. Si la boucle est de signe positif, le point d'accrochage se situera en A
(−π / 2) car, en ce point, une variation positive du déphasage provoque une variation positive de la
tension d'erreur. Inversement, si la boucle est de signe négatif, le point d'accrochage se situera en B.
L'un de ces points est donc forcément stable et l'autre instable ; le choix se fera automatiquement.

 Le multiplieur analogique à découpage (ou modulateur balancé)


La mise en œuvre des multiplieurs analogiques linéaires peut s'avérer assez délicate. Leur utilisation
est en outre souvent limitée en fréquence. Pour ces raisons, on préfère souvent utiliser un multiplieur
analogique à découpage, dont le schéma de principe est le suivant.

ui(t)=Uisin(ωit+N) uE(t)=ui(t)uN(t)

uN

FigV.6 : Caractéristique du multiplieur analogique à découpage


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Chapitre V ISET de SILIANA

Ce type de multiplieur agit comme un interrupteur commandé par un signal carré, qui fournit un gain
de +1 lorsqu'il est fermé et un gain nul lorsqu'il est ouvert. Le signal de commande est en général le
signal de retour fourni par le VCO.

 Détecteur de phase numérique (Le OU exclusif)


Le OU exclusif joue, dans le domaine numérique, un rôle similaire à celui du multiplieur dans le
domaine analogique.

u=0 u=1
ui(t)
xx 00 01
uosc(t) u(t)
ui uos
c
11 10

FigV.7 : Détecteur de phase – Ou exclusif

2. Filtre passe bas


Le filtre passe-bas a une influence importante sur le régime transitoire et détermine en grande partie
les performances de l’asservissement :

R
ωc=1/
ω
E S 1
C 𝐹 (𝑝) =
1 + p

FigV.8 : Filtre passe bas

3. L’oscillateur contrôlé en tension


Un VCO (Voltage Controlled Oscillator) délivre un signal de sortie dont la fréquence fs est
proportionnelle à la tension de commande vf , ceci sur une certaine plage de fréquence délimitée par
Fmin et Fmax. L’intervalle de fréquence [Fmin ; Fmax] utilisable est appelé gamme de fréquence de
l’oscillateur. La loi de commande fs en fonction de vf est appelée caractéristique du VCO.
La fréquence F0 appelée fréquence libre ou fréquence centrale (dite aussi fréquence de repos),
s’exprime par :
𝐹𝑚𝑖𝑛 + 𝐹𝑚𝑎𝑥
𝐹0 =
2

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Chapitre V ISET de SILIANA

Les valeurs de Fmin et Fmax sont réglées à l'aide de résistances et d'une capacité extérieures.
L’utilisateur doit choisir correctement les valeurs de résistances et condensateur pour imposer ses
valeurs de Fmin et Fmax. Le constructeur fournit des abaques permettant de faire ce choix.
Dans le domaine linéaire, la relation fréquence-tension du VCO s'écrit :

fs

Fmax

F0

Fmin

Vf
Vfmin Vfmax

FigV.9 : Caractéristique linéaire du VCO

𝐹𝑚𝑖𝑛 − 𝐹𝑚𝑎𝑥
𝑓𝑠 = 𝐹0 + 𝑉 = 𝐹0 + 𝐾0 . 𝑉𝑓
𝑉𝑓𝑚𝑖𝑛 − 𝑉𝑚𝑎𝑥 𝑓

K0 : pente qui caractérise le VCO, et représente la sensibilité de l’oscillateur exprimée en Hz/V.

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Bibliographie ISET de SILIANA

Bibliographie
[1] Cours électronique analogique :
[Link]
[2] Cours sur l’amplificateur différentiel :
[Link]
09_10:fichescours_amplifidiff.pdf
[3] Cours d’introduction à l’électronique analogique :
[Link]
[4] Technologue pro :
[Link]
[5] Laurent Pichon Bases de l'électronique analogique Editeur : Ellipses collection Technosup
[6] Cours sur la PLL :
[Link]

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