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Développement durable du palmier à huile

Le document décrit le développement historique de la filière du palmier à huile en Côte d'Ivoire depuis la période coloniale. Il souligne l'importance actuelle des petites plantations villageoises et examine les nouveaux défis environnementaux et sociaux liés à l'expansion continue de la culture.

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Développement durable du palmier à huile

Le document décrit le développement historique de la filière du palmier à huile en Côte d'Ivoire depuis la période coloniale. Il souligne l'importance actuelle des petites plantations villageoises et examine les nouveaux défis environnementaux et sociaux liés à l'expansion continue de la culture.

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AGRONOMIE – ENVIRONNEMENT

Emplois, économie, environnement :


le développement de la filière palmier à huile en Côte-d’Ivoire

Claude JANNOT Abstract: The first oil palm plantations in Ivory Coast date back to colonial times. Development was at
that time privately driven by European companies. Then a period of rapid expansion followed, from
Unité de recherche « Performance des systèmes
1963 to 1995, planned by the Ivorian government which received financial assistance from the Euro-
de culture des plantes pérennes »,
pean Community and international institutions. Privatization occurred under the pressure of the IMF
CIRAD, TA B-34/02, (International Monetary Fund) through Structural Adjustment Programs, which entailed a difficult
34398 Montpellier cedex 05, period of reorganization. But after several years, stakeholders succeeded in setting up an inter-
France professional association where all interests are represented. Expansion resumed, mainly driven by
<[Link]@[Link]> downstream refiners and soap manufacturers. The sector is now facing new challenges: there is a need
to increase the output of raw material, namely the FFB (Fresh Fruit Bunches), through a better producti-
vity, especially in smallholdings, and the development of new estates. Suggestions are made for a
new policy which takes into consideration environmental and social constraints to promote sustainable
development.
Key words: oil palm, Ivory Coast, smallholders, sustainable development

Développement disposent de moyens considérables et qui cher- les bâtiments occupent trois étages au fond
chent à transposer le modèle de développe- de la baie de Cocody (huilerie, savonnerie,
de la filière palmier bureaux, dispensaire, maisons d’habitation
ment ayant assuré leur fortune en Asie, pourrait
à huile en Côte-d’Ivoire changer la donne. Cependant, le modèle pour la direction et le personnel), consomme
industriel reposant sur des appropriations 8 000 à 10 000 tonnes d’huile par an, dont la
Palmier à huile en Afrique foncières de grande ampleur est controversé, moitié provient du Dahomey et de l’ex-Congo
et cas de la Côte-d’Ivoire et l’accent est mis sur l’implication des popula- Belge. L’entrée en production de la PHCI,
tions rurales dans le cadre de programmes attendue en 1963, doit permettre d’éviter de
La filière palmier à huile a commencé à se déve- recourir à ces importations.
poursuivant à la fois un objectif de croissance,
lopper en Côte-d’Ivoire dès la période coloniale, La production d’huile de palmiste atteint 5 à
de couverture des besoins régionaux et de lutte
dans les années 1910. Son développement s’est 8 tonnes par jour et celle de savons de ménage
contre la pauvreté.
poursuivi sans interruption jusqu’à présent, et de savonnettes 10 000 tonnes par année,
À ce titre, la filière palmier à huile en Côte-
mais elle se trouve aujourd’hui confrontée à de couvrant les besoins de la Côte-d’Ivoire et de la
d’Ivoire constitue un cas d’école, de par l’impor-
nouveaux enjeux, face à une demande crois- Haute-Volta. Les sous-produits, tourteaux et
tance du secteur des petites plantations (et de sa
sante des pays de la sous-région et à la prise de glycérine, sont exportés en Europe. Sa filiale, la
structuration en une véritable interprofession),
conscience des contraintes environnementales « Franco-africaine de raffinage », produit des
mettant en relief les forces et les faiblesses de ce
et sociales liées au développement des planta- huiles alimentaires et de la margarine (Le Guil-
modèle de développement et offrant un terrain
tions. Pilotée au départ par des entrepreneurs lerme, 1962).
d’étude privilégié pour son amélioration.
privés européens, elle a connu une croissance En janvier 1963, l’État de Côte-d’Ivoire reçoit du
accélérée au cours des 30 années de gestion Fonds européen de développement (FED) une
étatique qui ont suivi l’indépendance, avec Croissance du verger ivoirien
première aide non remboursable de 1,15 mil-
l’apparition d’une classe rurale nouvelle : les sous l’impulsion de l’État liard de francs CFA destinée à promouvoir la
planteurs villageois de palmiers à huile. La À l’indépendance du pays en 1960, hormis la culture du palmier à huile dans les milieux villa-
Côte-d’Ivoire est en effet le seul pays au palmeraie naturelle exploitée à Grand-Drewin geois de la partie sud-est du pays. La Sodepalm
monde (avec la Thaïlande) où l’huile produite et à Dabou, il n’existe que quelques plantations voit le jour au mois de novembre. Puis, en juin
dans les usines modernes provient majoritaire- industrielles (PI) : 1 950 ha de la PSD (planta- 1964, est institué le FER (Fonds d’extension et
ment des régimes des petits exploitants. tion de la savane de Dabou) appartenant à de renouvellement pour le développement de
doi: 10.1684/ocl.2010.0344

Imposée par le Fonds monétaire international l’État ; 1 727 ha appartenant à l’Institut de la culture du palmier à huile) destiné à recycler
(FMI) à la fin des années 1990, la politique de recherches pour les huiles et oléagineux les subventions reçues de l’Europe et de l’État
privatisation a entraîné la stagnation des surfa- (IRHO) à Mopoyem ; 580 ha appartenant à la ivoirien en vue, principalement, de pérenniser
ces et contraint à une difficile réorganisation Société des plantations et huileries de Binger- le développement des petites plantations au
des filières. L’arrivée des grands groupes asiati- ville (SPHB) et 2 400 ha appartenant à la Société bénéfice des populations rurales. Une seconde
ques : Sime Darby au Liberia, Wilmar et Olam des plantations et huileries de Côte-d’Ivoire aide non remboursable de 8,1 milliards de
en Côte-d’Ivoire, au Ghana et au Gabon, qui (PHCI), du groupe Blohorn. Celui-ci, dont francs CFA est reçue du FED en mai 1965.

OCL VOL. 17 N° 6 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2010 393


La stratégie repose sur la mise en service matières premières et de promouvoir les inves- Palmindustrie. Cette privatisation et l’évolution
d’huileries modernes caractérisées par tissements privés pour leur transformation. ultérieure de la filière vont être dominées par le
(Van Looy, 1981) : Le prix de cession de l’huile brute aux groupe Sifca.
– l’abandon des presses hydrauliques au profit industriels locaux est fixé sur la base du prix à Sifca est au départ une société de négoce de
de presses continues à vis jumelées spéciale- l’exportation moins les frais non exposés (char- café et de cacao créée en 1964 par le Français
ment adaptées aux fruits de palmiers amélio- gement, fret et assurance), et il est exclu que la Henri Tardivat. Passé entre les mains de Pierre
rés, presses dont la capacité est un multiple société d’État Palmindustrie investisse dans des Billon et de ses associés, dont Yves Lambelin et
des presses hydrauliques alors en usage ; unités de seconde transformation. des privés ivoiriens, le groupe Sifca s’affirme
– l’emploi de turbines à vapeur à contre- En 1982, André Blohorn vend son entreprise à dans les années 1990 comme le premier expor-
pression en remplacement des machines à Unilever et, en août 1983, Blohorn-Unilever tateur de fèves, développant une activité de
vapeur alternatives ; prend le contrôle de Trituraf qui menaçait de transformation et possédant des usines en
– l’électrification complète de l’usine ; le concurrencer sérieusement en développant Côte-d’Ivoire et en Europe (Anon, 2008a).
– l’utilisation de chaudières à plus haute pres- une production de savon et en s’équipant En 1995, Sifca rachète Cosmivoire qui connais-
sion (20-24 bars au lieu de 10-12 bars) et à d’une unité de raffinage-fractionnement sait des difficultés financières.
vapeur surchauffée. d’huile de palme. Cette même année, Palmindustrie est mise aux
Ces usines sont construites par Palmindustrie, En 1984, toutes les activités aussi bien agricoles enchères en plusieurs lots, dont cinq pour les
société d’économie mixte créée en 1969. Desti- qu’industrielles du « Plan palmier » sont plantations de palmiers à huile et les huileries.
nées à produire une huile de qualité export, elles confiées à Palmindustrie et, en 1988, la Sode- Plusieurs sociétés, tant ivoiriennes qu’étrangè-
nécessitent une quantité minimum de régimes palm est rebaptisée CIDV (Compagnie ivoi- res, se montrent intéressées par la reprise de ces
à traiter pour une exploitation rentable. Pour rienne pour le développement des vivriers). activités, notamment :
cela, 3 000 à 4 000 ha de palmiers sont plantés Le deuxième Plan palmier, réalisé de 1983 à – Blohorn-Unilever, pour sécuriser son appro-
le plus rapidement possible en « PI » avec des 1990, permet de replanter le verger industriel visionnement en matières premières ;
moyens mécaniques sur une forêt déclassée à concurrence de 9 000 ha et de l’étendre de – Sifca, en vue de poursuivre la diversification
par l’État (pour éviter les conflits fonciers). 7 000 ha, tandis que le verger villageois est récemment entreprise de ses activités ;
Ensuite, l’approvisionnement de l’usine est porté à 83 000 ha. La production de régimes – Intercultures (Compagnie internationale des
complété jusqu’à saturation par le développe- augmente progressivement jusqu’en 1992 cultures) et SIPEF (Société internationale de
ment progressif de petites plantations familia- pour s’établir au niveau de 1,2 million de ton- plantation et de finance), sociétés datant de
les, dénommées « plantations villageoises » nes, correspondant à 275 000 tonnes d’huile l’époque coloniale, pour développer leurs
(PV), dans un rayon de 20 km autour de l’usine. brute (figure 1). investissements et diversifier leur implantation
Le Plan palmier, réalisé de 1963 à 1978, abou- géographique ;
tira à la création de 52 000 ha de PI, de Privatisation de la filière – Palmafrique, constituée par diverses person-
39 000 ha de PV et à la mise en place de nalités politiques associées au groupe
et recompositions successives « l’Aiglon », pour prouver le dynamisme du
12 huileries de palme pour une capacité totale
d’usinage de 420 tonnes de régimes par heure. Sous la pression du FMI et dans le cadre des secteur privé ivoirien.
La production annuelle d’huile brute, voisine programmes d’ajustement structurel, l’État Pour présenter une offre, Sifca s’associe à
de 15 000 tonnes dans les années 1960, est envisage, dès 1995, de se désengager du sec- Blohorn-Unilever et à Intercultures et crée, le
multipliée par dix en 20 ans. teur de production primaire et de privatiser 27 juin 1996, la Palm-CI (Société des palmes de
La transformation en aval se développe. En
1973, poussée par le besoin d’augmenter sa
capacité de production et par l’urbanisation 1,40
d’Abidjan, la société HSL-Blohorn déménage
ses installations en zone industrielle de Vridi. 1,20
La concurrence apparaît cette même année,
Régimes (millions de tonnes)

avec la création de Trituraf, société d’économie


mixte à majorité d’État, et la construction d’une 1,00
huilerie de coton à Bouaké. D’une capacité de
trituration de 70 000 tonnes de graines par an, 0,80
correspondant à la production de 10 000 ton-
nes d’huile, l’usine entrera en activité en 1975.
0,60
En 1974, une autre société concurrente voit le
jour, Cosmivoire, créée à l’initiative d’Alain
Bambara par un groupe d’investisseurs privés 0,40
ivoiriens. L’usine de Cosmivoire, en zone indus-
trielle de Vridi, entre en production en 1977 0,20
avec la fabrication de savons de ménage et de
toilette. Elle produira de l’huile raffinée à partir
de 1985-1986 et, plus tard, des produits déri- 1,00
1968

1970

1972

1974

1976

1978

1980

1982

1984

1986

1988

1990

1992

1994

vés (principalement de la margarine).


La filière est administrée par l’État qui a racheté,
en 1977, les actions détenues par le secteur Plantations industrielles Plantations villageoises
privé dans le capital de Palmindustrie. L’objectif
est de développer la production agricole de Figure 1. Production de régimes du Plan palmier de Côte-d’Ivoire de 1968 à 1995.

394 OCL VOL. 17 N° 6 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2010


Côte-d’Ivoire). Au terme du dépouillement, les Mais WR Grace Cocoa est racheté par Archer de la Fénacopah-CI (Fédération nationale des
lots sont attribués : Daniels Midland-ADM, et ce groupe américain coopératives de planteurs de palmiers à huile
– à Palm-CI, qui reçoit près des deux tiers des s’empare, fin juillet 2000, de l’ensemble des de Côte-d’Ivoire) ;
actifs, à savoir les lots 1, 3 et 5 représentant : actifs cacaoyers de Sifca (installations de col- – des sociétés de plantation, représentée par
37 500 ha PI, 56 000 ha PV et neuf huileries lecte et industries) à l’occasion d’un montage l’Aprosap-CI (Association professionnelle des
d’une capacité totale de 325 tonnes par heure ; financier complexe associant le groupe mino- sociétés agricoles de première transformation
– à Palmafrique qui obtient le lot 2, à savoir : tier franco-sénégalais Mimran (Losch, 2000). du palmier à huile de Côte-d’Ivoire) ;
8 500 ha PI, 16 000 ha PV et trois huileries En 2001, Pierre Billon meurt. Son fils Jean-Louis – des raffineurs et des savonniers représentés
d’une capacité totale de 80 tonnes par heure ; a déjà intégré le groupe, mais c’est Yves Lam- par le GITHP (Groupement des industriels
– et à Sipef-CI qui obtient le lot 4, à savoir belin, patron opérationnel, qui présidera à sa transformateurs de l’huile de palme).
13 000 ha PI, 9 000 ha PV et deux huileries restructuration. Après la cession des activités Son objectif est notamment de déterminer le
d’une capacité totale de 80 tonnes par heure. cacao, il se recentre sur les activités agro- prix de cession des produits entre les différents
Les repreneurs s’engagent à assurer de manière industrielles plus porteuses (Anon, 2008). échelons de la filière selon un mécanisme défini
transitoire les mêmes services que procurait la Le chiffre d’affaires de Sifca, qui s’élevait à d’accord parties.
société d’État, à savoir : la collecte des régimes, 510 milliards de francs CFA en 1999, n’est Vers la fin de l’année 2006, Sifca prend contact
l’entretien des pistes, la fourniture de plants de plus que de 110 milliards en 2002 (Maury, avec Wilmar International Ltd et Olam Interna-
palmier et d’intrants et les conseils techniques. 2003). tional Ltd, deux leaders de l’agrobusiness mon-
Dans le même temps, les petits planteurs sont De 2000 à 2002, la Société des caoutchoucs de dial basés à Singapour, pour leur proposer de
regroupés en coopératives, d’une à cinq par Grand-Béréby (SoGB) plante 5 397 ha de pal- participer au développement de la filière oléagi-
huilerie. Celles-ci sont destinées à reprendre miers pour mettre en valeur les bas-fonds de sa neuse. Wilmar, premier producteur mondial
progressivement ces activités à leur compte. plantation d’hévéas. d’huile de palme, maîtrise un savoir-faire
En 1997, Sifca s’associe au Mauricien Harel et En 2002, Michelin entre au capital de la SAPH à précieux dans la conduite des plantations et la
frères pour participer à la privatisation de la hauteur de 9,9 %, dans le cadre d’une aug- transformation des oléagineux. De son côté,
filière sucrière ivoirienne et enlève le lot consti- mentation de celui-ci et, en octobre 2006, la Olam possède de redoutables capacités de
tué des complexes de Borotou et de Zuénoula Compagnie financière Michelin (CFM) apporte négoce, de distribution et de gestion des risques
(11 000 ha produisant 90 000 tonnes de sucre la Michelin Development Co. (MDC), détenant de crédit en Asie, en Europe et en Afrique, dont
par an). La nouvelle entité prend le nom de des participations majoritaires dans quatre elle connaît bien les marchés (Airault, 2008a).
Sucrivoire, société anonyme dans laquelle plantations situées au Nigeria totalisant Au 31 décembre 2006, le capital de Sifca est
Sifca possède 29,5 % des parts, Harel 25,5 % 11 000 ha, au capital de la SIPH dont elle détenu à hauteur de :
et l’État de Côte-d’Ivoire 45 % (Anon, 2010). devient propriétaire à 20 %. – 49,5 % par Parme Investissement, holding
En 1997 également, à l’occasion de la privati- La filière palmier à huile s’organise lors d’un de contrôle de la famille Billon (famille du
sation de la Sonicog (Société nationale pour atelier national tenu en septembre 2002 à fondateur de Sifca) ;
l’industrie des corps gras) au Bénin, Sifca Grand-Bassam. Ce même mois, les événements – 23,8 % par Immoriv, holding de contrôle de
acquiert l’huilerie de coton de Bohicon, d’une politiques coupent le pays en deux, et Trituraf la famille Lambelin ;
capacité de production de 19 000 tonnes par qui usinait entre 150 000 et 180 000 tonnes de – 22,2 % par des investisseurs privés.
année et crée la SHB (Société des huileries du graines de coton selon les années, produisant Ses activités s’exercent en Côte-d’Ivoire, au
Bénin). 20 000 à 25 000 tonnes d’huile, cesse ses acti- Ghana et au Nigeria, dans le domaine des oléa-
Avant l’été 1999, date de la libéralisation totale vités. L’année suivante, Unilever se retirera de gineux, du sucre et du caoutchouc (figure 2).
du secteur cacao en Côte-d’Ivoire, Sifca est Trituraf et vendra ses parts (73 % du capital) à En avril 2007, la SAPH acquiert à 100 % la
devenue, à la faveur de plusieurs rachats, le la société « l’Antilope » du groupe l’Aiglon de la Société agricole et industrielle de Bettié
numéro 1 mondial du cacao. Présent égale- famille Kagnassi. Trituraf ne reprendra ses acti- (SAIBE), avec laquelle elle fusionne en juin par
ment dans le sucre, le riz et les oléagineux, le vités qu’en février 2004 (Kouamé, 2010). voie d’absorption, ajoutant ainsi une planta-
groupe réalise un chiffre d’affaires consolidé de En décembre 2002, l’État met en place le Fonds tion de 2 800 ha d’hévéas à son patrimoine.
750 millions d’euros et recense parmi ses interprofessionnel pour la recherche et le Trituraf, confrontée à des problèmes financiers,
actionnaires, à hauteur de 30 %, le premier conseil agricoles (Firca), qui est un instrument suspend à nouveau ses activités en mai 2007.
transformateur mondial de cacao, l’américain professionnel au service des filières de produc- La faillite de son propriétaire, le groupe
WR Grace Cocoa (Anon, 2008a). tion et des pouvoirs publics chargé de financer l’Aiglon, est prononcée en Suisse trois mois
En juillet 1999, Sifca rachète au groupe Octide les programmes de recherche appliquée, de plus tard (Ahoussou, 2009).
Finance, qui était devenu en 1995 l’actionnaire conseil agricole, de formation aux métiers et En novembre 2007, Wilmar et Olam créent à
de référence de la Société internationale de de renforcement des capacités des organisa- parts égales NAUVU Investments, en vue
plantation d’hévéas (SIPH) avec 92 % de parti- tions agricoles et forestières. Il ne deviendra d’investir 300 millions de dollars de Singapour
cipation, toutes ses actions SIPH et SAPH opérationnel pour la filière palmier qu’en (140,4 millions d’euros) dans le groupe Sifca
(Société africaine de plantation d’hévéas – 2005, après que les négociations sur la fixation (Anon, 2007) et, début décembre 2008, les
filiale de SIPH). Ce faisant, Sifca devient proprié- de la cotisation professionnelle aient abouti deux Singapouriens entrent à hauteur de
taire de 18 605 ha d’hévéas en Côte-d’Ivoire, (Anon, 2006). 27 % dans le holding. La structure du capital
répartis entre cinq plantations, ainsi que des Décembre 2003 voit la finalisation de la mise en de Sifca devient alors (Airault, 2008b) :
12 104 ha de la GREL (Ghana Rubber Estates place de l’interprofession, intitulée AIPH (Asso- – la famille Billon : 44,3 % ;
Limited), dont SIPH était devenue l’actionnaire ciation interprofessionnelle de la filière palmier – NAUVU Investments : 27,0 % ;
majoritaire à l’issue de la cession par l’État gha- à huile) composée : – Yves Lambelin, à travers Immoriv SA : 20,8 % ;
néen en 1997 de 75 % de ses parts à la SIPH et à – des coopératives de planteurs, dont la super- – autres : 7,9 %.
un groupe d’investisseurs locaux (Lambelin, ficie (100 000 ha) représente plus du double En avril 2008, SIPH acquiert 60 % des parts
2006). de celle des PI. Elles sont regroupées au sein de Cavalla Rubber Corporation (CRC) qui

OCL VOL. 17 N° 6 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2010 395


SUCRE
SUCRE
SUCRE CAOUTCHOUC
CAOUTCHOUC
CAOUTCHOUC
HUILES
HUILESVÉGÉTALES
HUILES VÉGÉTALES
VÉGÉTALES
JV avec le
GROUPE HAREL
UNILEVER CI : 45,15 % 57,57 %
État Côte-d’Ivoire : 20,9 % 22,5 % 55 %
INTERCULTURES : 4 % PALM-CI SIPH
Bourse d’Abidjan : 7,34 % RCI FRANCE
SUCRIVOIRE
HUILE BRUTE RCI

81,6 %
COSMIVOIRE SAPH 65,8 %
100 %
Goupe IPS : 17,6 % RCI RCI
SODIMA
20 %

SHCI GREL 60 %
UNILEVER CI : 20 % RCI GHANA

99 %
81 % SHB MDC
BÉNIN NIGERIA

Figure 2. Portefeuille de Sifca au 31 décembre 2006.

exploite une plantation de 4 791 ha d’hévéas Dans ce cadre, les objectifs affichés par Palm-CI Situation de la filière en 2010
au Liberia. sont d’augmenter en quatre ans la productivité et ses perspectives
En juin 2008, Unilever et Sifca procèdent à des des PV de 5 à 15 tonnes de régimes par hectare,
celle de ses propres plantations de 12,5 à En juillet 2009, Palm-CI absorbe la PHCI, et fin
cessions d’actifs croisées dans le cadre du projet
20,0 tonnes par hectare, de baisser le coût de 2009, elle élabore un vaste programme
Redback (Anon, 2008b ; Gbangbo, 2009 ;
transformation des régimes qui est de 40 dollars d’investissements d’un montant total de
Okolou, 2009a) : Unilever :
la tonne contre dix en Asie, d’augmenter 27,8 milliards de francs CFA sur trois ans consis-
– cède pour plus de 50 milliards de francs CFA
sa production d’huile brute de 250 000 à tant à (Okolou, 2009b) :
ses intérêts dans l’huile alimentaire (huile
500 000 tonnes et d’en réduire le coût de 600 – rénover, avant la fin 2010, les huileries d’Éha-
Dinor), dont le chiffre d’affaires s’élève à
à moins de 400 dollars la tonne (Airault, nia Centre et d’Irobo, en portant leur capacité
85 millions d’euros, et dans les plantations de
2008a ; Tadjau, 2009). de 45 à respectivement 90 et 60 tonnes par
palmiers à huile de Palm-CI et de PHCI ;
heure ;
– acquiert pour 14 milliards de francs CFA la Les actifs du raffinage d’Unilever (600 tonnes
par jour) et de Cosmivoire (400 tonnes par – doter, avant la fin 2010, les usines de Tou-
savonnerie de Cosmivoire, filiale de Sifca,
jour – huile Palm d’Or) sont regroupés dans manguié, de Blidouba et de Néka de nouvelles
d’une capacité de production de 225 tonnes
une nouvelle société, Sania, détenue à 50,5 % chaudières et turbines électriques ;
par jour qui réalise un chiffre d’affaires de 45 mil-
lions d’euros avec des produits commercialisés par la joint-venture NAUVU et à 49,5 % par Sifca. – porter la capacité de l’usine de Boubo de 40 à
en Côte-d’Ivoire et dans la sous-région (savons En 2008, sur les 350 000 tonnes d’huile brute 60 tonnes par heure et doter l’usine d’Iboké
Fanico, Idéal Plus, Croco et Super Peau). produites en Côte-d’Ivoire, 300 000 tonnes ont d’une nouvelle chaudière avant la fin 2011 ;
Cet échange procède de la volonté d’Unilever été transformées localement (Kouadio, 2009). – mettre aux normes environnementales
de recentrer ses activités sur des catégories de En décembre 2008, Yves Lambelin, alors âgé de toutes les usines sur trois ans ;
produits à forte valeur ajoutée (savonnerie et 66 ans, annonce sa volonté de se retirer pro- – remettre en état les logements du personnel
cosmétiques), et de celle de Sifca de mettre à gressivement des affaires, et Bertrand Vignes, et poursuivre le rajeunissement du verger.
niveau la filière palmier à huile de Côte-d’Ivoire directeur des plantations Michelin, est choisi Le programme est financé :
avec le soutien des leaders mondiaux de la pro- pour l’épauler. Il est nommé directeur adjoint – par Palm-CI sur fonds propres à concurrence
fession (Unilever-CI, 2008). de Sifca le 1er février 2009 (Airault, 2008c). de 5,8 milliards de francs CFA ;

396 OCL VOL. 17 N° 6 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2010


– par un prêt de la Banque ouest-africaine de des activités de transformation et de valorisa- tants, sera déficitaire de 1 100 000 tonnes de
développement (BOAD) de sept milliards de tion des oléagineux de Sofiprotéol, établisse- corps gras en 2020.
francs CFA à 9 % sur sept ans ; ment financier de la filière française des huiles et Or, 2020, c’est demain en matière de dévelop-
– par l’émission d’un emprunt obligataire à protéines végétales (Konan, 2009). La société, pement du palmier à huile. Ce qui signifie que
7 % d’un montant maximum de 15 milliards rebaptisée OICI (Olhéol industrie Côte- l’Afrique au sud du Sahara ne pourra nourrir sa
de francs CFA par appel public à l’épargne. d’Ivoire), devrait triturer au cours de l’année population au cours des dix prochaines années
En 2009 également, Sipef-CI réalise d’impor- 2010 environ 57 000 tonnes de graines de qu’en ayant recours à des importations
tants travaux de remise en état de son huilerie coton (Kouamé, 2010), ce qui représente envi- massives d’huile de palme asiatique ou d’huile
de Bolo, dont la capacité de traitement passe ron le tiers de ce qu’elle triturait avant 2002. de soja sud-américaine, qui consomme sept à
de 45 à 60 tonnes par heure en janvier 2010 huit fois plus de terres arables et dont l’expan-
(Okolou, 2010). Le palmier à huile demeure donc, et de loin, la sion est subordonnée à la demande de
première source de corps gras pour la Côte- tourteau pour l’élevage intensif des bovins.
En aval de la filière, les investisseurs ne sont pas
en reste : fin 2009, Sania entreprend, sur le site d’Ivoire qui ambitionne d’approvisionner le L’Afrique doit impérativement développer sa
de Cosmivoire à Vridi, la construction d’une marché sous-régional (figure 3). Tous les pays propre production. Les objectifs affichés par
unité de raffinage-fractionnement d’huile de de l’Union économique et monétaire ouest- Palm-CI en 2008 d’augmenter les rendements
palme brute de 1 500 tonnes par jour (corres- africaine (UEMOA) et de la Communauté éco- de ses plantations ainsi que ceux des PV ne sont
pondant à environ 500 000 tonnes par an) nomique des États de l’Afrique de l’Ouest pas si aisés à atteindre, et il est fort à craindre
pour remplacer les anciennes unités de Cosmi- (CEDEAO) sont en effet fortement déficitaires, que ses conseillers asiatiques s’illusionnent sur
voire et d’Unilever. L’investissement est de et leur déficit va croissant, tandis que la Côte- le potentiel de production des plantations
l’ordre de 15 milliards de francs CFA. L’objectif d’Ivoire fait exception. En projetant les tendan- africaines comparées aux leurs. En revanche,
est, non seulement d’augmenter la capacité de ces observées de 2000 à 2008, le déficit de les programmes d’investissements entrepris
raffinage, mais également d’abaisser les coûts l’UEMOA atteindra en 2020 plus de par Palm-CI et Sipef-CI en 2009 devraient aug-
de production en bénéficiant des technologies 450 000 tonnes (Guinée-Bissau, Burkina Faso menter la production d’huile en améliorant
les plus modernes (Anon, 2009a). et Togo ne sont pas recensés par Oil World), l’efficacité de l’outil industriel.
En septembre 2009, après de nombreuses mais la Côte-d’Ivoire ne sera excédentaire que Les petites plantations de palmiers à huile se
péripéties, Trituraf est finalement rachetée à de 180 000 tonnes. S’il faut étendre l’analyse à sont multipliées depuis 2003, date à laquelle
l’occasion d’une vente aux enchères publiques l’espace CEDEAO, la situation est pire encore : le le verger était évalué à 100 000 ha. Il serait,
par la Soprol, holding qui regroupe l’ensemble seul géant nigérian, et ses 200 millions d’habi- en 2010, de l’ordre de 160 000 ha pour

Algérie

Jamahiriya Arabe Lybienne


N Sahara Occidental

Mauritanie

Mali Niger
UEMOA
Cap Vert
Tchad
Sénégal CEDEAO
Gambie Soudan
Guinée Bissau Burkina Faso

Guinée
Bénin Nigeria CEMAC
Sierra Leone Togo
Ghana
Côte d’Ivoire
Libéria Centrafrique

Cameroun

Guinée Équatoriale
Principe
Congo-Brazzaville
São Tomé Gabon

0 500 1 000 Congo-Kinshasa

Kilomètres

Figure 3. Le marché sous-régional Uemoa et Cedeao.

OCL VOL. 17 N° 6 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2010 397


35 000 planteurs, sans que ces chiffres soient (ce qu’obtient la SoGB), ce n’est pas le cas conservation (Koné et al., 2008). Finalement,
connus avec certitude. Palm-CI a poursuivi la pour toutes les plantations et, en tenant en avril 2009, Palm-CI annonça, appliquant
réalisation de pépinières et vendu des plants compte de la nécessaire pyramide des âges, les recommandations de la RSPO (Roundtable
aux exploitants qui se présentaient. Une partie un objectif de 15 tonnes par hectare paraît rai- for Sustainable Palm Oil Production), qu’elle
de ceux-ci se sont fournis directement à la sta- sonnable. Sur la base de 65 000 ha de verger renonçait à son projet de 18 milliards de francs
tion du CNRA (Centre national de recherche industriel produisant 15 tonnes par hectare et CFA consistant à créer 8 000 ha de PI et à déve-
agronomique) de La Mé, mais il est à craindre de 160 000 hectares de verger villageois pro- lopper 8 000 ha de PV satellites (Anon, 2009b).
que beaucoup d’autres n’aient eu recours à du duisant 5 tonnes par hectare, le potentiel de Où trouver à présent les terres nécessaires au
matériel « tout-venant » (plantules ramassées production ivoirien est actuellement de l’ordre développement de la filière ? Si, dans les
sous les palmiers), pratique déjà dénoncée de 425 000 tonnes d’huile brute si l’on retient années 1960, les PI ont été développées sur
en 2001 (Cheyns et al., 2002). un taux d’extraction d’huile brute de 24 %. des forêts, déclassées par l’État pour la circons-
Au moment de la privatisation, les coopératives Pour aller au-delà, il sera nécessaire : tance, c’était essentiellement pour minimiser
avaient été constituées de manière dirigiste – d’améliorer la productivité du verger villa- les conflits sociaux et pour profiter d’un sol
par l’administration qui souhaitait même, au geois, qui est vraisemblablement plus proche riche (qui l’était souvent moins que prévu, car
départ, n’avoir qu’une coopérative par bassin de 8 tonnes par hectare que de 5 s’il est tenu malmené par la préparation mécanique du
de collecte. Ce processus artificiel a permis de compte des destructions précoces et de la terrain). À présent, le domaine forestier est
mettre en place les premières structures, mais transformation artisanale, mais qui reste néan- considérablement réduit et il est exclu de pour-
celles-ci ont évolué. Les planteurs se sont moins moitié moindre que le rendement indus- suivre la déforestation.
regroupés par affinités. Certaines des coopéra- triel. Pour l’améliorer, des enquêtes de terrain La RSPO recommande la mise en valeur des
tives de première heure existent encore ; et un programme de recherches seront néces- « terres dégradées », bien que ce terme soit
d’autres ont disparu, d’autres se sont scindées saires, car la problématique est complexe ; très flou. Il peut se comprendre comme des
ou se sont créées de novo. De 21 en 2003, leur – d’étendre le verger. terres dont les sols ont été appauvris par des
nombre est passé à 30 en 2010. Tous les plan- En février 2008, Palm-CI avait entrepris de met- années de cultures successives, et il y en a
teurs ne sont pas membres de coopératives ; tre en valeur la forêt des marais de la Tanoë au beaucoup en Côte-d’Ivoire, notamment dans
ceux qui ne le sont pas sont souvent les plus sud-est du pays, forêt qui avait été prospectée l’ancienne « boucle du cacao ». Une possibilité
gros, désignés sous le nom « d’usagers » par par Palmindustrie à la fin des années 1990. consisterait à négocier avec les communautés
l’interprofession. Mais celle-ci faisait, depuis plusieurs années rurales la mise à disposition de blocs de culture
À l’avenir, si un rendement de 20 tonnes déjà, l’objet d’études sur sa faune et sa flore, de 500 ha minimum, pour une durée de
de régimes par hectare est possible en PI qui la classaient en site à haute valeur de 30 années ou plus, moyennant un loyer et un

Man

N
400

Bouaflé
Daloa
Yamoussoukro
0
40 Abengourou
400

350 Dimbokro

350

300 30
0 35
0
300
300
Divo Agboville

Soubré 200
Boubo
200
Yassap Anguedédou Toumanguié Aboisso
Irobo antenne 1
Bolo Éloka
Abidjan Ehania
200 antenne 2
300
400
Néka Grand Lahou
200
0
30
San Pedro palmeraie naturelle
SoGB
Iboké

Blidouba SoGB Sipef-CI Palmafrique Palm-CI

0 50 100

kilomètres

Figure 4. Localisation des principaux ensembles agro-industriels palmiers de Côte-d’Ivoire.

398 OCL VOL. 17 N° 6 NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2010


plan d’actions sociales. Cela reviendrait à don- Airault P. Redistribution des cartes chez Sifca. Jeune Koné I, Béné JCK, N’Guessan AK, et al. Conservation
ner un coût à la terre qui n’était pratiquement Afrique 2008b. [Link] des primates en Afrique de l’Ouest : la forêt des marais
jamais valorisée dans les études de faisabilité ARTJAJA2502p138-139-bis.xml0/agroalimentaire- Tanoé (Sud-est de la Côte-d’Ivoire) identifiée comme
des années 1960 à 1990. sifca-yves-lambelin-bertrand-vignesredistribution-des- étant un site à haute valeur de conservation en péril.
L’identification participative de tels blocs, aussi [Link]. Abidjan : Centre suisse de recherches scientifiques en
peu éloignés que possible les uns des autres, Airault P. Redistribution des cartes chez Sifca. Jeune Côte-d’Ivoire, 2008. [Link]
pourrait donner lieu à la création de PI d’un Afrique 2008c. [Link] pdf/[Link].
nouveau type. cleimp_ARTJAJA2502p138-139-bis.xml0_redistribu-
Kouadio T. Filière palmier à huile : pour atteindre la
La fertilité du sol pourrait être restaurée en [Link].
croissance, les experts préconisent la compétitivité de
utilisant un système agroforestier séquentiel : Anonyme. Le Firca et la filière palmier à huile en 2006, tous les acteurs. [Link] 2009. [Link]
une plantation d’Acacia mangium ou d’auriculi- 2006. [Link] [Link]/agriculture/les-experts-preco-
formis précédant de plusieurs années celle des Anonyme. Des investisseurs Singapouriens en Côte- nisent-la%[Link].
palmiers, comme cela avait été entrepris par d’Ivoire. 2007. [Link]
Kouamé A. Bouaké/Olhéol Industrie (ex-Trituraf) —
Palmindustrie sur ses plantations d’Éloka et de actualites/matieres_premieres/actu5.
Les activités de production débutent finalement en
Dabou à la fin des années 1990, dans le but Anonyme. Yves Lambelin. Directeur général de Sifca. février. Nord-Sud 2010. [Link]
d’améliorer la structure du sol et de reconsti- Jeune Afrique. 2008a. [Link] ries/[Link].
tuer l’horizon humifère superficiel. Article/ARTJAHS_500_p014-026.xml17/-Sifca-portrait-
Avec ces hypothèses, les superficies plantées Yves-Lambelin. Lambelin Y. SIPH – Société internationale de planta-
pourraient doubler ou quadrupler en 30 ans, Anonyme. Cessions croisées entre Unilever et Sifca. tions d’hévéas – document de référence – Exercice clos
car la zone favorable à la culture du palmier à 2008b. [Link] au 31 décembre 2006, 2006. [Link]
huile reste très importante (figure 4 sur laquelle tes/matieres_premieres/unilever. org/DocDoif/txtint/RPdf/2007/[Link].
les cercles de 20 km autour des huileries maté- Anonyme. Construction d’une raffinerie d’huile de Le Guillerme M. Conquête fraternelle en Côte-d’Ivoire.
rialisent leur bassin de collecte théorique et où palme — Le matériel de Sania débarqué au port Paris : Nouvelles Éditions Latines, 1962.
les lignes d’isodéficit hydrique ont été repor- d’Abidjan. Notre Voie 2009a. [Link]
tées d’après Eldin et Daudet, 1968). Losch B. Coup de cacao en Côte-d’Ivoire. Économie
stories/[Link].
Pour une meilleure rentabilité des projets, il est politique d’une crise structurelle. Critique Internatio-
Anonyme. Les soucis écolos de Palm-CI. Jeune Afrique nale 2000 ; 9 : 6-14.
préférable de ne planter que là où le déficit 2009b. [Link]
hydrique ne dépasse pas 200 mm, mais grâce JAJA2516p064-065.xml3/agroalimentaire-ecologie- Maury F. La chute du groupe ivoirien Sifca. Jeune
aux progrès réalisés par l’amélioration varié- huile-de-palme-palmciles-soucis-ecolos-de-palmci. Afrique 2003. [Link]
tale, de bons rendements pourront encore html. cleimp_LIN14123lachuacfisn0_.
être obtenus jusqu’à 300 mm. Anonyme. 06 octobre 2009 — Palm-CI : nomination Okolou E. Un investisseur donne son avis sur le cours
L’étude d’un troisième Plan palmier a été com- d’un nouveau directeur, 2009c. [Link] d’Unilever en Côte-d’Ivoire et la fusion Palm-CI-PHCI.
mandée par l’AIPH au Bureau national d’études [Link]/. 2009a. [Link]
techniques et de développement (BNEDT), qui Anonyme. Fiche descriptive de Sucrivoire, 2010. http:// 20cote%20d’Ivoire.
devrait être disponible avant la fin de l’année [Link]/cgi-bin/[Link]?g=45/index.
2010. Le fait que la Côte-d’Ivoire soit, parmi Okolou E. Palm-CI : Les actionnaires valident le projet
html;Detail=1.
tous les pays qui bordent le golfe de Guinée d’emprunt obligataire, 2009b. [Link]
Cheyns E, Kouamé YS, Verdeaux B, Nai Nai S. Adop- 2009/11/PALM-CI-les-actionnaires-valident-le-projet-
du Sénégal à l’Angola, le seul dont la balance
tion du matériel végétal et itinéraires techniques en d%E2%80%99emprunt-obligataire/.
commerciale en corps gras soit excédentaire et plantations villageoises de palmier à huile. Cas de la
le dynamisme de son interprofession justifie- région des Lagunes, Côte-d’Ivoire. In : L’avenir des Okolou E. Sassandra — L’huilerie de Bolo augmente
raient que les bailleurs de fonds, qui ont tant cultures pérennes, investissement et durabilité en sa capacité de production. Le Patriote 2010. http://
contribué à l’essor de la filière de 1960 à zones tropicales humides : 5-9 novembre 2001, [Link]/2010/02/sassandra-l%E2%80%99hui-
1990, se penchent à nouveau avec bienveil- Yamoussoukro, Côte-d’Ivoire. Montpellier : Cirad. lerie-de-bolo-augmente-sa-capacite-de-production/.
lance sur son troisième Plan palmier. 2002.
Unilever-CI. Communiqué de presse. Résultat 2008 en
Eldin M, Daudet A. Carte climatologique de la Côte- forte hausse. Unilever Côte-d’Ivoire confirme son redres-
d’Ivoire. Déficits hydriques cumulés et durée de la saison sement, 2008. [Link]
RÉFÉRENCES sèche. Paris : Orstom. 1968. [Link] fileticket=Zo8SlbUjtBA%3D&tabid=85&mid=385&-
Ahoussou JMK. Tout sur le rachat par l’État de la [Link]/esdb_archive/eudasm/africa/lists/[Link]. language=fr-FR.
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Afrique 2008a. [Link] tal West Africa — Les employés redoutent une nou- Palm-CI : « Nous sommes victimes de la crise finan-
LIN30038sifcaseuqit0/Sifca-s-allie-a-des-geants-asiati- velle faillite. Nord-Sud 2009. [Link] cière ». Le Nouveau Réveil 2009. [Link]
[Link]. article/?n=317438. [Link]?id_ar=7128.

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