Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Dédicace
A tous ceux qui m’ont aidé à établir ce travail Pour tous les sacrifices consentis et les diverses
compétences.
Je dédie ce travail : A mes chers parents Abdellah FENHARRA & Jamila GAGAH Pour leur
amour, leur confiance et leur encouragement qu’ils n’ont cessé de me fournir durant toute ma vie
et sans limite.
A mes chers frères Ibrahim et Abdaziz, A mes chères sœurs Salma et Nora qui n’ont pas arrêté
de m’encourager tout au long de mes études.
A tous mes cher(e)s ami(e)s, A mon petit neveu Ahmed que j’aime et à tous ceux qui m’ont
soutenu et m’ont beaucoup aidé tout au long de mon rapport et tous ceux que j’aime.
Que ce travail soit l’expression de ma profonde affection que je leur porte.
I
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
REMERCIEMENTS
Nos remerciements les plus sincères s’adressent à nos encadreurs Mr Yacine MAAFI,
Jalal Mohammed Mansour et Karim TAHIRY, pour leurs aides considérables qu’ils nous ont
apportés au cours de notre travail ainsi que leurs conseils, leurs précieuses directives et leurs
disponibilités tout au long de notre stage. On tient à exprimer tous nos sentiments de respect, de
gratitude et de reconnaissance à tous ceux qui ont participé à notre formation durant ces Cinq ans
d’études.
On remercie également tous les Collaborateurs de Pharma5 pour leur confiance en nous
et leur partage d’informations ainsi que leur assistance et bienveillance tout au long de notre
projet de Fin d’Etudes ainsi que toute l’équipe du département techniques et du département
système d’Information de pharma5 qui ont contribué activement à la réussite de ce projet.
Nos vifs remerciements vont également aux membres du jury pour l’intérêt qu’ils ont à
notre recherche en acceptant d’examiner notre travail et de l’enrichir par leurs propositions et
leurs remarques.
II
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Résumé
Ce travail réalisé au sein des laboratoires pharma5 est réparti en deux phases. La première
consiste à mettre en place un système d’Automatisation et de supervision, en utilisant l’automate
programmable industriel S7-1200, programmé avec le logiciel TIA Portal pour l'automatisation,
et une interface homme-machine de type Weintek programmée avec le logiciel EasyBuilder Pro
pour la supervision en temps réel. La deuxième consiste à sauvegarder les données des machines
pharmaceutiques afin de remonter leurs informations vers le réseau informatique dans le but de
faire la transition vers les méthodes numériques permettant d’accéder à la voie de la 4ème
révolution Industrielle.
Mots clés : Automatisation, Industrie 4.0, HMI, Sauvegarde, Transformation digitale, Etuve,
Réseau, Supervision
Abstract
This work carried out within the pharma5 laboratories is broken down into two phases. The first
one consists of setting up an automation and supervision system using the S7-1200 PLC,
programmed with the TIA Portal software for the automation part, and a Weintek HMI
programmed using the EasyBuilder Pro software for the real time supervision. The second one
consists of saving the data of the pharmaceutical machines in order to send their information to
the company’s network in order to make the transition to the digital methods leading to the path
of the 4th Industrial Revolution.
Keywords: Automation, Industry 4.0, HMI, Backup, Digital transformation, Oven, Network,
Supervision
III
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
ملخص
ينقسم هذا العمل المنفذ داخل مختبرات Pharma5إلى مرحلتين :األولى إعداد نظام تشغيل أوتوماتيكي واإلش//راف باس//تخدام
PLC SIEMENS S7-1200الم//برمج باس//تخدام برن//امج TIA PORTALلج//زء التــشغيل األوتوم//اتيكي ،وواجه//ة
المستخِد م Weintekالمبرمج باستخدام برنامج Easy Builder Proلإلشراف في الوقت الفعلي .والثانية هي حفظ بيانات
اآلالت الصيدالنية من أجل إرس/ال معلوماته/ا إلى ش/بكة الش/ركة من أج/ل االنتق/ال إلى األس/اليب الرقمي/ة المؤدي/ة إلى مس/ار
الثورة الصناعية الرابعة.
IV
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Table de matières
Dédicace.................................................................................................................I
REMERCIEMENTS.............................................................................................II
Résumé................................................................................................................III
Abstract...............................................................................................................III
ملخص.....................................................................................................................IV
Liste des Figures...................................................................................................X
Liste des Abréviations.........................................................................................XI
Introduction Générale............................................................................................1
...............................................................................................................................3
Chapitre 1 : Présentation de l’organisme d’accueil et le contexte du Projet.........3
Introduction 4
Partie1 : Présentation de l’organisme d’accueil 4
1.1.1 Présentation du secteur pharmaceutique au Maroc 4
1.1.2 L'industrie pharmaceutique au Maroc : 5
1.1.3 L’évolution de la pharmacie dans l’économie nationale : 5
1.1.4 Présentation et histoire Pharma5 : 6
1.1.5 Objectifs de Pharma5 8
1.1.6 Charte des valeurs des Laboratoires PHARMA 5 (FIERS) 8
1-1-7 Présentation de la direction des systèmes d’information 8
a- Pôle applicatif et décisionnel..........................................................9
b- Pôle infrastructures Réseaux et systèmes.....................................10
c- Pôle sécurité..................................................................................10
d- Pôle support et coordination.........................................................10
1-1-8 Différentes missions : 11
V
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
1-1-9 Organigramme 12
Partie 2 : Présentation du contexte et cahier des charges du projet 13
1.2.1 Contexte et problématique du projet 13
1.2.2 Pharma4.0 14
1.2.3 La 21 CFR Part 11 et BPF Annexe 11 : 15
a- Contrôle........................................................................................15
b- Validation.....................................................................................16
c- Archivage......................................................................................17
1-2-4 Présentation du cahier des charges 18
1-2-5 Les missions 18
1-2-6 Management et conduite du projet 19
1-2-7 Planning du projet : 21
1-2-8 Acteurs du projet 22
Conclusion : 22
Chapitre2 : Analyse du besoin et Etude de l’Existant.........................................23
Introduction 24
Partie 1 : Analyse fonctionnelle 24
2-1-1 Définition du besoin : Bête à corne 24
2-1-2Diagramme Pieuvre : 25
2-1-3 Diagramme SADT : 27
2-1-4 Diagramme FAST : 28
Partie 2 : Etude de l’existant 29
2-2-1 Description d’un système automatisé 29
a- Définition......................................................................................29
b- Structure d’un système Automatisé..............................................30
c- Partie Opérative............................................................................30
VI
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
d- Partie Commande.........................................................................31
e- Partie Dialogue.............................................................................31
f- Définition de l’Automate :............................................................32
g- Structure des API :......................................................................32
h- Choix des Automates :..................................................................34
2-2-2 Réseau d’automate 36
a- Définition......................................................................................36
b- Bus de Terrain..............................................................................36
c- Les protocoles de communication................................................36
d- Exemples des protocoles de communication................................37
2-2-3 Systèmes de supervision : 39
a- Définition d’un système de supervision :.....................................39
b- Définition Interface Homme Machine..........................................39
c- Fonctionnement des anciens IHM :..............................................40
d- Les Exigences d’une IHM Moderne.............................................40
Partie3 : Présentation de l’Etuve Existante 42
2-3-1 Définition 42
2-3-2 Fonctionnement de l’Etuve 43
2-3-3 Cycle de l’Etuve 44
2-3-4 Sécurités 46
a- Sécurités mécaniques................................................................46
b- Sécurités électriques..................................................................47
c- Sécurités logiques......................................................................47
2-3-5 Matériel existant dans l’Etuve : 48
2-3-6 Schémas Electriques de l’Etuve : 49
Chapitre 3 : Solution d’automatisation, supervision et sauvegarde....................58
Introduction 59
VII
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Partie1 : Solutions d’Automatisation 59
3-1-1 Automate SIMATIC S7 1200 Siemens 59
a- L'Organisation des données automate chez Siemens...................60
b- Les Interfaces de communication/ Protocoles et Ports de
communication Siemens........................................................................60
c- Le protocole de communication PROFINET...............................61
d- Aperçu sur les modules SIMATIC S7-1200.................................71
3-1-2 Justification de choix 74
3-1-3 TiaPortal 74
3-1-4 Grafcet de l’Etuve 77
a- Définition du GRAFCET..............................................................77
b- Grafcet de l’Etuve.........................................................................78
3-1-5 Le Langage LADDER 79
a- Définition et Fonctionnement du LADDER.................................79
b- Eléments du langage LADDER....................................................79
Partie 2 : Solutions de Supervision 82
3-2-1 Matériel et logiciel utilisés 82
3-2-2 Ancienne IHM 83
3-2-3 Nouvelle IHM 83
Partie 3 : Solutions de Sauvegarde 92
3-3-1 La sauvegarde complète 92
3-3-2 La sauvegarde incrémentale 93
3-3-3 La sauvegarde différentielle 93
3-3-4 La sauvegarde miroir 93
3-3-5 Architecture de sauvegarde 94
Conclusion Générale...........................................................................................96
Bibliographie.......................................................................................................97
VIII
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Annexes...............................................................................................................98
Liste des Figures
Figure 1:Évolution du nombre d’unités de production entre 2004 et 2018........................................................- 6 -
Figure 3: Architecture cible du projet...............................................................................................................- 19 -
IX
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Figure 4: Diagramme Bête à corne...................................................................................................................- 25 -
Figure 5: Diagramme PIEUVRE.......................................................................................................................- 26 -
Figure 7: Diagramme SADT A0........................................................................................................................- 27 -
Figure 6: Diagramme SADT Détaillé................................................................................................................- 28 -
Figure 8: Diagramme FAST pour fonctions principale....................................................................................- 29 -
Figure 9: Schéma d’un système automatisé.......................................................................................................- 30 -
Figure 10: Automate Programmable Industrielle.............................................................................................- 32 -
Figure 11: Logo Modbus...................................................................................................................................- 38 -
Figure 12: Cycle de l'Air dans l'Etuve...............................................................................................................- 43 -
Figure 13: Schéma de puissance 1....................................................................................................................- 50 -
Figure 14: Schéma de puissance 2....................................................................................................................- 51 -
Figure 15: Entrées numériques API..................................................................................................................- 52 -
Figure 16: Sorties numériques API...................................................................................................................- 53 -
Figure 17: Module entrées analogiques 1 API..................................................................................................- 55 -
Figure 18: Module entrées analogiques 2 API..................................................................................................- 56 -
Figure 19: Armoire électriques Etuve Celester.................................................................................................- 57 -
Figure 20: Profinet et le modèle OSI.................................................................................................................- 67 -
Figure 21: Structure d'une trame Ethernet........................................................................................................- 68 -
Figure 22: Câble Profinet..................................................................................................................................- 69 -
Figure 23: Priorité Profinet...............................................................................................................................- 70 -
Figure 24: Niveau de priorité selon IEEE 802.1P.............................................................................................- 70 -
Figure 25: Topologie en étoile...........................................................................................................................- 73 -
Figure 26: SIMATIC S71200 Siemens...............................................................................................................- 73 -
Figure 27: SIMATIC S7-1200............................................................................................................................- 74 -
Figure 28: Modules spéciaux.............................................................................................................................- 74 -
Figure 29: Modules de Communication............................................................................................................- 75 -
Figure 30: GRAFCET Etuve..............................................................................................................................- 80 -
Liste des Abréviations
X
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
DSI : Département de Système d’Informations
API (ang: PLC) : Automate Programmable Industriel
PLC : Programmable Logic Controller
IHM : Interface Homme-Machine
GRAFCET : Graphe fonctionnel de Commande des Etapes et Transitions
FDA : Food and Drug Administration
CFR : Code of Federal Regulations
BPF : Bonnes Pratiques de Fabrication
SADT : Structured Analysis and Design Technique
FAST : function analysis system technique
TIA Portal : Totally Integrated Automation Portal
LD : LADDER Diagram
ProfiNet : Process Field Network
PO : Partie Opérative
PC : Partie Commande
LD: Ladder Diagram (Diagrammes échelle)
FBD : Function Block Diagram (Logigrammes)
SFC : Sequential Function Chart (Grafcet)
IL : Instruction List (Liste d’instructions).
ST : Structured Text (Texte structuré).
CPU : Central Processing Unit (Processeur central)
I/O : Input/Output
E/S : Entrée/Sortie
DC : Direct Current (Courant continu)
AC : Alternative Current (Courant alternatif)
SAV : Service Après-Vente
IP : Internet Protocol
TCP : Transmission Control Protocol
HTTP : HyperText Transfer Protocol
FTP : File Transfer Protocol
SNMP : Simple Network Management Protocol
OPC : Open Platform Communications
IoT : Internet of Things
MQTT : Message Queuing Telemetry Transport
XI
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Introduction Générale
De nos jours, la transformation digitale touche aux différents secteurs, l’industrie
pharmaceutique a enregistré une transition numérique lente pour intégrer les technologies
connectées. En fait, ce retard peut être expliqué par la nature délicate et très réglementée de ce
secteur d’activité. Cependant, l’industrie pharmaceutique est en cours de transformation et de
digitalisation qui va dans le sens de la future usine intelligente. On l’appelle le Pharma 4.0.
La production reste le maillon le plus difficile à intégrer la digitalisation de l’industrie
pharmaceutique. Puisqu’elle est le cœur de l’industrie du futur, la production est lourdement
réglementée au sein de l’industrie pharmaceutique. En fait, chaque changement effectué dans
la chaîne de production doit faire l’objet d’une documentation et d’une validation préalable.
En général, l’industrie 4.0 est un terme utilisé pour décrire la quatrième révolution industrielle
qui se produit dans l’industrie manufacturière, et elle est en train de tout changer. Ce terme a
été créé par le gouvernement allemand en 2011 pour décrire la tendance à l’automatisation et
à l’échange de données dans le secteur manufacturier. L’industrie 4.0 repose sur quatre piliers
essentiels : les systèmes cyber-physiques, l’internet des objets, le big data et le cloud
computing. Ces technologies se rejoignent pour créer une usine connectée où les machines
peuvent communiquer entre elles et prendre des décisions de manière autonome. Cela permet
une plus grande efficacité et une plus grande flexibilité dans le processus de fabrication, ainsi
qu’un meilleur contrôle de la qualité et une réduction des déchets.
Dans le cadre de notre projet de fin d’études en cycle d’ingénieur des systèmes électriques et
systèmes embarqués à la Faculté des sciences et techniques de Settat, on a souhaité réaliser
notre stage au Laboratoire Pharma5 qui travaille actuellement sur l’implémentation des
aspects de l’industrie 4.0 afin d’apporter nos compétences scientifiques et technologiques
nécessaires pour réussir la transition des méthodes traditionnelles vers les nouvelles méthodes
numériques dites intelligentes et aussi maitriser les technologies et les outils de
développement informatique impliquées dans le processus de la quatrième révolution
industrielle.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 1
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Au sein du département Système d’Information de Pharma5, notre travail consiste à
centraliser les données des différentes machines de la SmartFactory. Pour ce faire on a
commencé le travail sur des machines pilote. La première phase du projet consiste à faire
l’automatisation et la supervision de deux Etuves de Laboratoire, et la deuxième phase
consiste à les mettre en un réseau et de sauvegarder leurs données.
Notre travail se répartit en trois chapitres ; Dans le premier chapitre, on va présenter
l’organisme d’accueil et le cahier des charges du projet. Par la suite on va entamer le
deuxième chapitre qui sera consacré à l’analyse fonctionnelle et l’étude de l’existant. Enfin, le
troisième chapitre va traiter la partie réalisation du projet et nous terminerons notre travail par
une conclusion générale.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 2
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Chapitre 1 : Présentation de l’organisme
d’accueil et le contexte du Projet
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 3
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Introduction
Le premier chapitre est réparti en trois parties. La première partie comprendra une
présentation de l'organisme d'accueil. En deuxième partie, nous présenterons le département
d’accueil. Dans la troisième partie nous présenterons le contexte et la problématique du stage
ainsi que le cahier de charge et le travail demandé.
Partie1 : Présentation de l’organisme d’accueil
La première partie de ce rapport est dédiée à la présentation de l’organisme d’accueil. En
premier, nous allons présenter le secteur pharmaceutique au Maroc, ensuite une
présentation générale du laboratoire PHARMA 5, tout en citant ses différentes activités,
par la suite une description du département Service Informatique.
1.1.1 Présentation du secteur pharmaceutique au Maroc
Le marché pharmaceutique Marocain a été estimé en 2011 à plus de 12 milliards de
dirhams (environ 1 milliards de dollars). Après une progression constante (entre 1980 et
1995), il semble connaître, ces dernières années, un ralentissement dû essentiellement à la
stagnation du pouvoir d’achat des ménages. Cette stagnation s’explique par plusieurs
facteurs dont notamment la saturation du marché et les difficultés d’accès aux soins. Il
existe actuellement plus de 5000 spécialités pharmaceutiques qui couvrent presque toutes
les classes thérapeutiques. Depuis la fin des années 1990, des investissements importants
ont été réalisés pour satisfaire à la fois le marché marocain et les exigences de qualité
(dictées aussi bien par l’administration que par les maisons mères ou par les donneurs de
licence). Ces investissements gravitent, en moyenne chaque année, autour de 300 millions
DH.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 4
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
1.1.2 L'industrie pharmaceutique au Maroc :
L’industrie pharmaceutique joue un rôle socio-économique important. Elle est à l’origine de
plus de 40 000 emplois directs et indirects. Cette industrie réalise entre 1% et 2% du PIB
national.
Actuellement, l’industrie pharmaceutique marocaine occupe une place importante au niveau
du continent Africain en termes de taille et de chiffre d’affaires. Elle est née d’une volonté
gouvernementale visant à assurer l'autosuffisance et à substituer la fabrication à
l’importation en matière de médicaments.
Cette industrie a connu une grande évolution en terme :
De nature des opérations de fabrication : allant du simple conditionnement vers des
opérations complexes de fabrication ;
➔ Du nombre d’unités de production passant de 8 unités en 1965 à 40 en 2012,
dont 4 spécialisées dans les solutés et produits pour hémodialyse.
L’industrie pharmaceutique au Maroc représente une partie importante de l’économie
nationale :
➔ 12 milliards de DH de chiffres d’affaires en 2011.
➔ 65 % de la consommation est fabriqué localement en 2011.
➔ 8 % de la production est destinée à l’export vers des pays européens, arabes,
asiatiques ou encore africains, avec un chiffre d'affaires de 360 millions de
dirhams à l’export en 2011.
1.1.3 L’évolution de la pharmacie dans l’économie nationale :
Le marché pharmaceutique marocain est animé autant par les principaux acteurs du
marché du médicament dans le monde que par des sociétés nationales. Cette diversité,
matérialisée par la présence de 46 sites de production, qui permet d’offrir toutes les gammes
thérapeutiques. Le chiffre d’affaires global du secteur pharmaceutique au Maroc est de 14,5
Milliards de Dirhams. Dont 9 Milliards de Dirhams pour le secteur pharmaceutique privé.
En 2016, le secteur a produit près de 425 millions d’unités-boites, hors export, dont 325,8
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 5
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
millions commercialisées à travers le marché pharmaceutique privé (Vente en pharmacies).
La
production locale permet de couvrir 65% des besoins nationaux avec régularité et la
continuité.
Actuellement, le secteur pharmaceutique exporte en moyenne 10% de sa production vers des
pays européens, arabes, asiatiques, africains.
Figure 1:Évolution du nombre d’unités de production entre 2004 et 2018.
1.1.4 Présentation et histoire Pharma5 :
Le Laboratoire Pharma 5 est un acteur phare du secteur pharmaceutique marocain. Le
groupe s’est fixé comme activité la production des médicaments génériques. Il compte dans
son personnel plus de 1500 collaborateurs avec un taux d’encadrement de 30%.
Grâce à des investissements dans un outil de production à la pointe de la technologie et des
ressources humaines hautement qualifiées, le Laboratoire Pharma 5 met à la disposition de ses
clients plus de 400 présentations pharmaceutiques, réparties en plusieurs familles
thérapeutiques.
En étant la marque marocaine de médicaments la plus vendue au Maroc et en Afrique, 20%
du chiffre d’affaires de Pharma 5 est issu de l'exportation. Il est le seul laboratoire
pharmaceutique marocain autorisé à commercialiser ses produits au sein des pays du
Conseil de Cооpératiоn du Golfe.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 6
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Après une période de lancement pendant laquelle le laboratoire ne reproduisait que des
médicaments sous licence, celui-ci transforme l’essai et lance, à partir de 1993 sa stratégie
de
développement de médicaments génériques. La croissance du marché marocain et
l'augmentation de la demande sur le médicament générique récompensent le laboratoire
Pharma 5 dans ses choix stratégiques et les incitent à multiplier ses investissements dans le
domaine pharmaceutique.
Début 2000, le laboratoire prend un tournant majeur avec la mise en place d’un plan de
croissance accélérée. La première étape a été la construction d’une nouvelle unité de production
dotée d’une volumétrie importante et d’une technologie avancée, le nouveau site d’une superficie
de 23000 m² à la zone industrielle de “ОULAD SALEH” et remplace l’ancien site dans la
zone de “AIN SEBAA" pour répondre à cette croissance.
En 2004-2006, le démarrage de l’activité du site Оuled Saleh a été également lancé. En
2007, les laboratoires pharma 5 ont considérablement augmenté leur partenariat avec des
groupes internationaux : Contrats de distribution dans les pays d’Afrique francophone, sous-
traitance des fabrications des Bêtalactamines stériles et joint-venture avec des partenaires
Suisses et américains : transfert du savoir en biоtechnоlоgie et du développement des
génériques sous forme nouvelles.
La décision d’investissement dans des unités spécialisées, telles que la fabrication des
Antituberculeux, des seringues préremplies et des céphalosporines a été prise en 2008. En 2010,
des partenariats avec des groupes internationaux.
Les Labоratоires Pharmaceutiques PHARMA 5 Zоne Industrielle Оuled Saleh BP
Adresse
275 Bouskoura Marоc P3011 Bоuskоura
Téléphone +212 5 22 59 39 39
Fax +212 5 22 59 39 40
E-mail information@[Link]
Site Web [Link]
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 7
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Forme juridique Société Anonyme
Capital 30 000 000 DHS
1.1.5 Objectifs de Pharma5
Porté par la volonté de son fondateur de renforcer l’accessibilité aux médicaments de meilleure
qualité, le groupe Pharma 5 s’est fixé dès sa création comme objectifs de :
➔ Développer des médicaments à fort potentiel.
➔ Favoriser l’accessibilité aux médicaments.
➔ S’engager en matière de qualité.
➔ Participer à la résolution des grands défis de la santé publique.
➔ Satisfaire la demande nationale et internationale.
➔ Maintenir une politique de respect de l’environnement.
1.1.6 Charte des valeurs des Laboratoires PHARMA 5 (FIERS)
5 valeurs ancrées dans la politique de gestion des Laboratoires Pharma5, regroupées autour du
FIER : Famille, Indépendance, Excellence, Responsabilité et singularité ; présentent une
feuille de route qui guide l’ensemble des collaborateurs à la réalisation des objectifs fixés dans
une atmosphère d’humilité et altruisme partagés.
Entité 100% familiale qui vise l’excellence dans chacun de ses actes journaliers et qui porte
en elle, une responsabilité profonde envers tous les patients qu’elle sert, Pharma5 s’est dotée des
moyens, financiers, technologiques et humains pour agir sur la totalité de la chaîne de valeur
des médicaments génériques et s’octroyer ainsi une indépendance totale qui lui permet
d’honorer son engagement de qualité et de se démarquer en tant qu’expertise fiable et
singulière dans le secteur pharmaceutique national et mondial.
1-1-7 Présentation de la direction des systèmes d’information
Le département de systèmes d’information du groupe PHARMA 5, se compose de trois
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 8
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
pôles :
➔ Pôle applicatif et décisionnel.
➔ Pôle infrastructure réseaux et systèmes.
➔ Pôle sécurité.
➔ Pôle support et coordination.
Cette segmentation correspond à la volonté de la DSI dans le but de se rapprocher des
métiers dans le cadre quotidien de leurs activités en fournissant des solutions adaptées à
leurs besoins.
a- Pôle applicatif et décisionnel
Les activités du pôle ont pour origines des demandes :
➢ Des utilisateurs concernant la mise en place de nouveaux services et
l’évolution des services existants.
➢ Internes au service visant à se doter de nouveaux outils et améliorer les
solutions d’exploitation mise en œuvre.
En fonction de sa nature, la demande est transférée au chef de projet concerné. Si le
projet nécessite la mise en place d’un nouveau service, elle sera traitée en réunion de
coordination afin d’évaluer la faisabilité et les ressources nécessaires.
Le suivi et l’organisation de ces activités s’effectuent en réunion hebdomadaire, ces
activités concernent :
➔ La rédaction ou aide à la rédaction de cahiers des charges.
➔ Étude de faisabilité et l’estimation des ressources matérielles et humaines
nécessaires.
➔ Le maquettage et l’intégration d’outils existants.
➔ Les tests de validation.
➔ La gestion des accès aux applications
➔ Gestion de la maintenance applicative.
➔ La rédaction de la documentation technique et utilisateur.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 9
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
➔ Le conseil auprès de l’utilisateur concernant le choix d’outils dans le cadre des
activités métiers.
b- Pôle infrastructures Réseaux et systèmes
En fonction de leur domaine de compétences, les responsables de pôles infrastructures
définissent, coordonnent et réalisent les activités qui se résume dans :
➔ La gestion matérielle et logicielle des équipements réseaux.
➔ La gestion des services réseaux.
➔ La gestion matérielle et système des serveurs hébergeant les applications.
➔ L’installation, le paramétrage et la maintenance des services applicatifs.
➔ La gestion des comptes utilisateurs et des environnements de travail.
➔ La mise en œuvre des procédures automatisées de déploiement des postes de
travail et des applications bureautiques.
➔ La gestion des sauvegardes et archivage des données utilisateurs et équipements
industriels.
➔ La mise en œuvre et l’exploitation d’outils de surveillance des infrastructures.
c- Pôle sécurité
Les activités du pôle sécurité ont pour origine des demandes :
➔ Authentification par VPN.
➔ Filtrage réseaux.
➔ Gestion de l’antivirus & WAF.
➔ Gestion des traces.
➔ Hébergement en externe des applications.
➔ La rédaction de la documentation technique.
➔ Audit et contrôle des règles de la politique de sécurité des systèmes d’information.
➔ Assurer une veille technologique, de manière à garantir la sécurité logique et
physique du système d’information.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 10
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
d- Pôle support et coordination
L’ensemble des requêtes, demandes et incidents qui sont traitées au moyen de
L’application SMARTDESK sous la responsabilité du service support.
Gestion des demandes :
Sont prises en compte des demandes :
➔ Assistance à l’utilisation d’un service ou d’une ressource.
➔ Ouverture/Fermeture de l’accès à un service.
➔ Mise en place d’un nouveau service.
En fonction de sa nature, la demande est soit traitée directement par le technicien ou bien
ils seront transférés au responsable du pôle concerné ou le chef de projet applicatif selon le
cas. Dans le cas d’une mise en place d’un nouveau service. Elle sera traitée en réunion de
coordination afin d’évaluer la faisabilité et les ressources nécessaires.
Gestion des incidents :
Tous les incidents signalés soit par les utilisateurs, soit par les outils de surveillance mis
en œuvre au niveau de l’infrastructure ou par le contrôle quotidien de l’administrateur
applicatif au niveau des applications.
1-1-8 Différentes missions :
Les missions sont définies par le conseil de direction CODIR, qui a pour mission de
définir les orientations stratégiques du département des systèmes d’information sur :
● Choix des projets qui doivent être menés à bien.
● Investissements - Moyens.
● Définition des priorités.
● Contrat de maintenance
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 11
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
1-1-9 Organigramme
Figure 2: Organigramme Service Informatique
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 12
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Partie 2 : Présentation du contexte et cahier des charges du projet
Dans cette partie on va donner une vision globale du projet, sa problématique ainsi que son
cadre général en présentant le contexte du projet ainsi que sa problématique et le cahier de
charge sur lequel on a travaillé suivi des missions du projet.
1.2.1 Contexte et problématique du projet
La technique de l’automatisation est considérée comme une industrie clé sur la voie de
l’industrie 4.0. Ce concept implique l’utilisation des systèmes intelligents et numériques reliés
entre eux et qui permettent une production industrielle en grande partie autonome. L’Homme,
les installations, les produits et la logistique d’une Smart Factory sont liés par la
communication. L’approche est considérée comme la 4e révolution industrielle.
Il est difficile de parler d'industries du futur ou d'Industrie 4.0 sans parler d'automatisation.
Dans une industrie qui développe ses innovations à grande vitesse, autour d'une
automatisation qui ne cesse pas de marquer de profondes évolutions à moyen terme, il faut
rester vigilant pour suivre le rythme.
On peut alors dire qu’il est impossible de traiter du rapport entre l’industrie et l’évolution sans
évoquer l’automatisation. Plus l’automatisation se perfectionne et est intégrée dans les
processus de fabrication, plus elle va modifier le travail exécuté par l’humain pour le faciliter.
En faisant gagner en rapidité et flexibilité, l’automatisation rend les technologies, mises en
œuvre dans les processus de production, plus performantes. Elle optimise le rendement dans
l’industrie au fur et à mesure de son évolution.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 13
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Dans ce contexte s’inscrit notre projet dans lequel on va travailler sur l’automatisation et
l’interconnexion des machines de Laboratoire en commençant par deux Etuves comme étant
des machines pilote puisqu’il y a toujours des défauts dans leurs fonctionnements.
Le problème qui se pose c’est que la production est lourdement réglementée au sein de
l’industrie pharmaceutique selon la norme 21 CFR Part 11 qui est une exigence aux États-
Unis,
et l'Annexe 11 qui est une directive dans l'Union européenne. D’une part chaque changement
effectué dans la chaîne de production doit faire l’objet d’une documentation et d’une
validation préalable et d’une autre part quelles que soient les données produites par notre
système, elles ne peuvent pas être altérées. De plus, pour répondre à l'exigence de
« récupération immédiate sur toute la durée de conservation des enregistrements », les
données doivent être archivées de manière à être facilement accessibles, afin de ne pas faire
attendre les demandeurs. Donc là on peut dire que toute perte d’informations va provoquer
des problèmes très graves.
Alors, comment peut-on automatiser les machines d’une Laboratoire tout-en respectant les
réglementations et les directives pharmaceutiques ? Comment peut-on éviter toute perte de
données nécessaires pour les collaborateurs de la production et la maintenance ? Comment
centraliser les données machines pour y faciliter l’accès ?
1.2.2 Pharma4.0
Lorsque nous parlons de Pharma 4.0 (un terme inventé par la International Society for
Pharmaceutical Engineering), nous faisons référence au cadre d’adaptation des stratégies de
numérisation dans le contexte unique de la production pharmaceutique. Concrètement, la
Pharma 4.0 se traduit par une plus grande utilisation de la connectivité au sein de l’installation
de fabrication et entre les différents sites de la société pharmaceutique ; une augmentation du
niveau de productivité ; une conformité plus facile et plus rapide aux nouvelles exigences
réglementaires étatiques et supra-étatiques ; et la capacité de réagir rapidement aux problèmes
dès qu’ils surviennent.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 14
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Comme mentionné, le changement de paradigme que la Pharma 4.0 apporte au secteur
pharmaceutique ne concerne pas seulement le domaine de la production, mais implique
également les secteurs de la recherche et du développement et de la distribution. Une
approche holistique, donc, qui fait largement appel à des outils tels que les données
volumineuses, les algorithmes d’intelligence artificielle, la robotique collaborative et les
architectures distribuées basées sur le cloud. Dans ce scénario, les systèmes de
communication jouent un rôle clé, permettant de diffuser l’information à la fois à l’intérieur
de l’usine et à l’extérieur (aux fournisseurs ou aux services logistiques).
1.2.3 La 21 CFR Part 11 et BPF Annexe 11 :
La norme 21 CFR Part 11 définit les règles à respecter lors du développement de systèmes
informatiques chez les industriels pour répondre aux enjeux de traçabilité des enregistrements
et signatures électronique.
Toutes les entreprises de l’industrie pharmaceutique, de l’industrie cosmétique et de
l’industrie agroalimentaire doivent répondre aux exigences de la réglementation 21 CFR Part
11 afin de pouvoir commercialiser leurs produits aux Etats-Unis.
L’annexe 11s’applique à toutes les formes de systèmes informatisés utilisés dans le cadre
d’activités relevant des BPF. Un système informatisé est un ensemble de logiciels et matériels
qui remplissent ensemble certaines fonctionnalités. L’application doit être validée et
l’infrastructure informatique doit être qualifiée. Lorsqu’un système informatisé remplace une
opération manuelle, il ne doit pas en résulter une baisse de la qualité du produit, de la maîtrise
du processus ou de l’assurance de la qualité. Il ne doit pas non plus en découler une
augmentation du risque général lié au processus. Cet Annexe 11 représente une directive dans
l'Union européenne.
Dans cette partie on va faire une présentation des points fondamentaux de la 21 CFR part 11
et l’Annexe 11, notamment : contrôles, validation et archivage du système.
a- Contrôle
La Partie 11 et l'Annexe 11 comprennent les éléments suivants :
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 15
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Copies lisibles en clair
Protection et conservation des enregistrements
Audit trails
Accès limité aux utilisateurs autorisés uniquement
Contrôles de l'autorité
Contrôles de l'appareil
Formation
Procédures écrites
Documentation du système
Un coup d'œil à la liste montre que chaque élément fait partie d'une méthode de contrôle du
fonctionnement et des sorties d'un système.
Dans la réglementation 21 CFR Part 11, « Points à contrôler pour les systèmes fermés »
signifie :
« Capacité de générer des copies précises et complètes des enregistrements aussi bien sous
une forme lisible en clair que sous une forme électronique adaptées à l'inspection, à la revue
et à la copie par l'agence. »
b- Validation
En ce qui concerne la validation, la Partie 11 expose la nécessité de la validation dans le
premier article de la Section 11.10 : « Points à contrôler pour les systèmes fermés » :
« Validation des systèmes afin de garantir la précision, la fiabilité, la performance visée et sa
persistance, et la capacité à distinguer les enregistrements non valides ou altérés. »
Dans l'Annexe 11, la section « Phase de projet » couvre la validation en huit points brefs et
directs :
Utilisation de l'évaluation des risques pour justifier les normes, les
protocoles, les critères d'acceptation, les procédures et les enregistrements
Utilisation de la pratique de documentation du contrôle des changements
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 16
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
correcte pour les écarts du rapport
Conservation d'un inventaire de vos systèmes informatisés avec des
descriptions, interfaces, processus, logiciels et matériels
Utilisation de l'évaluation des risques pour évaluer l'impact des BPF sur les
exigences et les spécifications de l'utilisateur
Audit des systèmes de gestion de la qualité des fournisseurs
Validation des systèmes informatisés couvrant le cycle de vie complet du
système
Essai du document
Validation des transferts de données
Nous constatons que l'Annexe 11 est plus explicite concernant les recommandations de
validation.
c- Archivage
La protection et la conservation des enregistrements, comme décrit dans la Section 11.10 de la
Partie 11, signifie que quelles que soient les données produites par votre système, elles ne
peuvent pas être altérées. De plus, pour répondre à l'exigence de « récupération immédiate sur
toute la durée de conservation des enregistrements », vos données doivent être archivées de
manière à être facilement accessibles, afin de ne pas faire attendre les demandeurs.
Si on stocke les données de manière permanente dans la base de données, la base de données
doit être conçue de manière à ce que la performance du système ne soit pas dégradée avec le
développement au fil du temps de la base de données. La manière dont on répond aux
exigences de la norme 21 CFR Part 11 peut être liée à la conception du système aussi bien
qu'aux politiques d'administration du système concernant l'archivage.
Dans l'Annexe 11, sous « Stockage des données », il est recommandé de sécuriser le stockage
des données et de les sauvegarder physiquement et électroniquement, et de vérifier
régulièrement leur accessibilité, lisibilité et précision. L'Annexe 11 mentionne également la
nécessité de valider les capacités de restauration des données du système.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 17
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
La Partie 11 et l'Annexe 11 ont été introduites pour répondre aux différences clés entre les
systèmes informatisés et manuels, et rendre les enregistrements électroniques équivalents aux
enregistrements papier comme preuve de l'exécution du processus de qualité.
1-2-4 Présentation du cahier des charges
Dans le cadre du développement de la nouvelle usine SMART FACTORY, la direction
générale souhaite implémenter les aspects de l’industrie4.0 afin d’améliorer la rentabilité,
l’efficacité et d’avoir une meilleure traçabilité du processus de production.
L’usine dispose de plusieurs machines de nouvelle génération dont les données sont stockées
localement. Parmi ces machines il existe deux étuves de laboratoire produisant des données
imprécises ce qui affecte la qualité du produit final.
L’objectif est de travailler sur ces deux étuves comme étant des machines pilotes en ce qui
concerne le projet de la centralisation et la sauvegarde des données tout en réglant le problème
de non-conformité du produit final.
1-2-5 Les missions
Notre mission consiste à automatiser et interconnecter les machines de laboratoire. Pour
ce faire on va prendre les deux machines Etuve Celester de Laboratoire comme modèles afin
de réaliser ce travail. Dans un premier lieu, on va refaire le programme des étuves ainsi que
celui de l’Interface Homme Machine et Par la suite on va les connecter à un seul réseau
industriel ce qui va permettre la collecte et la sauvegarde des données.
Ces données seront utilisées pour la supervision du processus des étuves et seront envoyées au
serveur informatique de l’entreprise.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 18
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Cette fusion entre le réseau industriel et le réseau informatique représente la première étape de
transition vers l’industrie du futur.
Figure 3: Architecture cible du projet
1-2-6 Management et conduite du projet
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 19
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
La gestion de projet est très essentielle pour la réussite de n’importe quel projet, c’est pour
cette raison qu’il faut choisir la méthodologie la plus adapté selon les attentes, les objectifs et
les circonstances défini du projet.
Les méthodes de gestion de projet peuvent être divisées en deux groupes, selon leur
orientation : d’un côté une approche traditionnelle, de l’autre une approche agile.
Figure 4: Méthode Agile vs Méthode Traditionnelle
Il existe différentes méthodes traditionnelles par exemple :
Waterfall
Cycle en V
PERT
Et d’autres Méthodes Agile à savoir :
Scrum
Kanban
Agile Framework (SAFe)
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 20
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Lean
Dans le cas de ce projet, le travail va se faire selon une méthode Agile et plus précisément
avec la méthode SCRUM qui est la plus connue des méthodes agiles existante. Cette décision
a été prise suite à plusieurs critères à savoir le travail en binôme, le contact hebdomadaire
avec le client, aussi le fait que cette méthode est plus efficace par rapport à la finalité de ce
projet qui consiste en premier lieu à avoir :
Les logiciels opérationnels plus qu’une documentation exhaustive ;
Les individus et leurs interactions plus que les processus et les outils ;
La collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle ;
L’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan
Aussi ce qui attire dans cette méthode SCRUM c’est qu’elle ajoute cinq valeurs visant à
rendre le travail efficace et la collaboration entre les acteurs en présence fluide et en ligne
avec les objectifs à atteindre :
La focalisation.
L'ouverture.
Le respect.
Le courage.
L'engagement.
Ces 4 valeurs forment l'acronyme Force qui illustre la finalité par la méthode agile SCRUM.
1-2-7 Planning du projet :
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 21
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Le planning du projet est présenté par le diagramme de GANTT ci-dessous :
1-2-8 Acteurs du projet
Différents acteurs ont participé à la réalisation de ce projet :
Product OWNER : Responsable Applicatif à pharma 5 ;
SCRUM Master : Professeur à FST Settat
Équipe : Ingénieurs d’état en génie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués.
Conclusion :
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 22
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Après avoir donné un aperçu sur l’organisme d’accueil, son secteur d’activité ainsi que le
contexte et la problématique du projet et son cahier des charges, il faut faire par la suite une
étude de besoins et de l’existant.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 23
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Chapitre2 : Analyse du besoin et Etude de
l’Existant
Introduction
Pour réussir ce projet, on a besoin de travailler sur des machines pilote, dans notre cas on a
choisi de travailler sur l’automatisation et la sauvegarde des données des deux Etuves de
Laboratoire.
Dans ce chapitre on présentera une étude de besoins et de l’existant.
Partie 1 : Analyse fonctionnelle
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 24
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Il existe plusieurs systèmes conçus par insuffisance d’analyse fonctionnelle que par manque
de réflexion dans la recherche de solution.
L’analyse fonctionnelle est une démarche qui consiste à recenser, caractériser, hiérarchiser et
valoriser les fonctions de notre système pour satisfaire les besoins de son utilisateur.
Il existe différents diagrammes et outils qui permettent de réaliser l’analyse fonctionnelle d’un
système. Dans notre cas nous travaillerons avec le diagramme Bête à corne, PIEUVRE, FAST
et SADT ;
2-1-1 Définition du besoin : Bête à corne
Le diagramme bête à cornes est un outil utilisé pour l’analyse fonctionnelle du besoin. C’est
un schéma qui démontre si le produit est utile pour l’utilisateur, s’il répond à ses besoins.
Son nom bête à cornes vient du fait que le diagramme ressemble à une tête de taureau, la ligne
qui relie les deux bulles du haut dessinant une sorte de corne.
Ce diagramme illustre l’importance du nouveau système, ce en quoi ce système répond aux
besoins de ces utilisateurs. Ce diagramme se doit de répondre à trois questions :
- À qui rend-il service ?
- Sur quoi agit-il ?
- Dans quel but ?
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 25
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Dans notre cas on trouvera les réponses suivantes :
Figure 5: Diagramme Bête à corne
2-1-2Diagramme Pieuvre :
Le diagramme pieuvre permet de représenter les fonctions de service de notre système, c’est-
à-dire qu’il permet de voir quelles sont ses fonctions essentielles et secondaires et comment
ces fonctions réagissent avec le milieu extérieur.
Le diagramme pieuvre un excellent outil de représentation graphique de l’analyse
fonctionnelle, il permet de rendre une partie du cahier des charges plus visuel et plus simple.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 26
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Figure 6: Diagramme PIEUVRE
FP1: Superviser le processus de production
FP2: Automatiser Processus de Production
FP3: Sauvegarder les données d’une manière conforme à la réglementation pharmaceutique
FC1: Transmettre les données d’une manière rapide et fiable
FC2: Respecter les réglementations pharmaceutiques
FC3: Faciliter l’utilisation du système
FC4: Diminuer le taux d’erreur affectant le produit
FC5: Aider dans la prédiction et repérage des défauts
FC6: Connaitre la source des actions malveillante
FC7: Avoir une interface Accueillante et confortable dans son utilisation
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 27
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
2-1-3 Diagramme SADT :
La méthode SADT (Structured Analysis and Design Technique) est un outil graphique associé
à une méthode d'analyse descendante modulaire et hiérarchisée. Il permet de représenter un
modèle (image de la réalité) du système réel.
A0
A1
A2
A3
Figure 7: Diagramme SADT A0
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 28
Figure 8: Diagramme SADT Détaillé
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
2-1-4 Diagramme FAST :
Une technique permettant de représenter sous forme de diagramme les relations logiques
existante entre les fonctions d’un système, en répondant aux questions « Comment » et
« Pourquoi ? ».
Figure 9: Diagramme FAST pour fonctions principale
Partie 2 : Etude de l’existant
2-2-1 Description d’un système automatisé
a- Définition
Un système automatisé est composé de plusieurs éléments qui exécutent un ensemble de
tâches programmées sans que l’intervention de l’homme ne soit nécessaire. Exemples : le
passage à niveau automatique, la porte de garage, etc…
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 29
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
C’est un ensemble d’éléments organisés en interactions, dans un but précis : agir sur une
matière d’œuvre afin de lui donner une valeur ajoutée
b- Structure d’un système Automatisé
Figure 10: Schéma d’un système automatisé
Tout système automatisé comporte :
Une partie opérative (P.O.) ;
Une partie commande (P.C.) ;
Une partie dialogue ;
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 30
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
c- Partie Opérative
C’est la partie d’un système automatisé qui effectue le travail. Autrement dit, c’est la
machine. C’est la partie qui reçoit les ordres de la partie commande et qui les exécute. Elle
comporte les capteurs et les actionneurs:
Un actionneur est un élément de la partie opérative qui est capable de produire une
action physique tel qu’un déplacement, un dégagement de chaleur, une émission de
lumière ou de son à partir de l’énergie qu’il a reçu.
Un capteur est un élément de la partie opérative qui permet de recueillir des
informations et de les transmettre à la partie commande. Les capteurs sont choisis en
fonction des informations qui doivent être recueillies (température, son, lumière,
déplacement, position).
d- Partie Commande
Cette partie donne les ordres et reçoit les informations de l’extérieur ou de la partie opérative.
Elle peut se présenter sous 3 manières différentes : un boîtier de commande,
un microprocesseur (cerveau électronique), ou un ordinateur. Cette partie comporte :
Les interfaces d’entrée transforment les informations issues des capteurs et des
détecteurs placés sur la partie opérative ou dans la partie dialogue en informations de
nature et d’amplitude compatibles avec les caractéristiques technologiques de
l’automate ;
Les interfaces de sortie transforment les informations élaborées par l’unité de
traitement en informations de nature et d’amplitude compatibles avec les
caractéristiques technologiques des pré-actionneurs d’une part, des visualisations et
avertisseurs d’autre part ;
L’unité de traitement élabore les ordres destinés aux actionneurs en fonction des
informations reçues des différents capteurs et du fonctionnement à réaliser.
e- Partie Dialogue
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 31
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
La partie dialogue permet la communication entre l'unité de production (partie commande) et
l'homme. Elle donne la possibilité de :
Superviser le processus de production ;
Gérer la production ;
Suivre la production en quantité et qualité ;
Faciliter la maintenance en apportant une aide au diagnostic.
f- Définition de l’Automate :
Un automate programmable industriel API (en anglais Programmable Logic
Controller, PLC) est une forme particulière de contrôleur à microprocesseur qui
utilise une mémoire programmable pour stocker les instructions et qui implémente les
différentes fonctions, qu'elles soient logiques, de séquencement, de temporisation de
comptage ou arithmétique, pour commander les machines et les processus.
Figure 11: Automate Programmable
Industrielle
Les API sont comparables aux ordinateurs. Toutefois, les ordinateurs sont
optimisés pour les tâches de calcul et d'affichage, alors les API sont pour les
tâches de commande et les environnements industriels. Voici ce qui les
caractérise :
Ils sont solides et conçus pour supporter les vibrations, les températures
basses ou élevées, l'humidité et le bruit, les interfaces des entrées et des
sorties sont intégrées à l'automate.
Ils sont faciles à programmer et leur langage de programmation facile à
comprendre et principalement orienté sur les opérations logiques et de
commutations.
Le premier API a été conçue en 1969 [11]. Les API sont à présent largement
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 32
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utilisées. Ils prennent la forme de petites unités autonomes pour environ vingt
entrées-sorties numérique ou de systèmes modulaires qui peuvent être
employés pour des entrée/sorties très nombreuses, analogique ou numérique.
g- Structure des API :
Les API comportent quatre parties principales :
Une mémoire ;
Un processeur ;
Des interfaces d'Entrées/Sorties ;
Une alimentation ;
Jeu d'instructions ;
La mémoire : Elle est conçue pour recevoir, gérer, stocker des informations issues des
différents secteurs du système que sont le terminal de programmation (PC ou console) et le
processeur, qui lui gère et exécute le programme. Elle reçoit également des informations en
provenance des capteurs.
Il existe dans les automates deux types de mémoires qui remplissent des fonctions
différentes :
- La mémoire Langage où est stocké le langage de programmation. Elle est en général figée,
c'est à dire en lecture seulement. (ROM : mémoire morte)
- La mémoire Travail utilisable en lecture-écriture pendant le fonctionnement c'est la RAM
(mémoire vive). Elle s'efface automatiquement à l'arrêt de l'automate (nécessite une batterie
de sauvegarde).
Répartition des zones mémoires :
Table image des entrées
Table image des sorties
Mémoire des bits internes
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 33
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Mémoire programme d'application
Le processeur : Son rôle consiste d’une part à organiser les différentes relations entre la zone
mémoire et les interfaces d’entrées et de sorties et d’autre part à exécuter les instructions du
programme.
Les interfaces et les cartes d'Entrées / Sorties : L’interface d’entrée comporte des adresses
d’entrée. Chaque capteur est relié à une de ces adresses. L’interface de sortie comporte de la
même façon des adresses de sortie. Chaque pré actionneur est relié à une de ces adresses. Le
nombre de ces entrées est sorties varie suivant le type d’automate. Les cartes d'E/S ont une
modularité de 8, 16 ou 32 voies. Les tensions disponibles sont normalisées (24, 48, 110 ou
230V continu ou alternatif ...).
L’alimentation : Tous les automates actuels sont équipés d'une alimentation 240 V 50/60 Hz,
24 V DC. Les entrées sont en 24 V DC et une mise à la terre doit également être prévue.
Jeu d'instructions : Le processeur peut exécuter un certain nombre d’opérations logiques ;
l’ensemble des instructions booléennes des instructions complémentaires de gestion de
programme (saut, mémorisation, adressage ...) constitue un jeu d’instructions.
Chaque automate possède son propre jeu d'instructions. Mais par contre, les constructeurs
proposent tous une interface logicielle de programmation répondant à la norme CEI1131-3.
Cette norme définit cinq langages de programmation utilisables, qui sont :
Les langages graphiques :
o LD : Ladder Diagram (Diagrammes échelle)
o FBD : Function Block Diagram (Logigrammes)
o SFC : Sequential Function Chart (Grafcet)
Les langages textuels :
o IL : Instruction List (Liste d’instructions).
o ST : Structured Text (Texte structuré).
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 34
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
h- Choix des Automates :
Durée de vie des API s’intègrent dans des lignes qui durent de vingt à trente ans. Choisir le
bon automate programmable se résume souvent à choisir le bon fournisseur : maintenance,
service après-vente, formation... La palette de services que propose le fabricant aux industriels
doit être complète. Dans un deuxième temps, il faut bien vérifier l’interopérabilité de l’API
ainsi que son degré de standardisation afin de faciliter s mise en œuvre dans l’atelier.
Le critère de familiarité : on est plus familier à une certaine marque d'automate, on a
donc tendance à choisir un automate car on le maitrise déjà
Le temps de cycle : certains automates ont des temps de cycle plus rapides face à
d'autres, ce qui peut être important pour des systèmes nécessitant une certaine
réactivité
L'intuitivité de l'environnement de développement : certains automates ont des
logiciels de programmation plus aboutis comparés à d'autres. Cela permet un gain de
temps énorme lors des développements
Le critère de standardisation : si on développe des standards de programme sur un
type d'automate particulier, on a intérêt à se focaliser sur un type d'automate
spécifique.
La disponibilité en termes de SAV et de composants de rechange : certaines marques
d'automates ont plus d'autorité ce qui leur permet d'offrir des services après ventes et
d'accompagnement clients meilleurs.
Le critère de renommé : certaines marques d'automates sont plus connues que d'autres
ce qui témoigne de leur qualité de service
Le critère de coût : pour de petit projet d'automatisation, il est préférable de choisir
des micros ou mini automates ce qui va nous empêcher "d'acheter un char pour tuer
une moustique".
Les bus industriels et interfaces de communication disponibles en natif sur l'API :
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 35
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
si on veut travailler sur un réseau de terrain spécifique, on a intérêt à choisir un
automate qui supporte ce mode de communication en natif ce qui va empêcher
d'acheter des modules supplémentaires.
Nombre d'entrées /sorties.
Type de processeur : un choix dans la gamme est souvent très étendu selon la
taille mémoire, la vitesse de traitement et les fonctions spéciales offertes par le
processeur.
Fonctions ou modules spéciaux : certaines cartes permettent de soulager le
processeur et doivent offrir les caractéristiques souhaitées (résolution...).
2-2-2 Réseau d’automate
a- Définition
Les réseaux industriels sont désormais incontournables dans le monde de l'automatisme pour
bien exploiter une installation. Ils apportent une grande souplesse aux systèmes de contrôle
(commande), ils diminuent les coûts de câblage, ils offrent des possibilités nouvelles pour le
contrôle et la supervision des installations, tant pour les équipes d'exploitation que de
maintenance, de production ou de gestion.
b- Bus de Terrain
Les bus de terrain sont les réseaux qui permettent de communiquer avec les équipements de
terrain (capteurs, actionneurs, automates programmables, terminaux opérateurs, applications
de supervision de procédé). La définition la plus vaste des bus de terrain fait référence à
n'importe quel bus d'automatisme installé dans un atelier pour raccorder des organes de
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 36
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
détection et des organes de commande au procédé. Les bus de terrain les plus utilisés sont :
Profibus, Ethernet…
c- Les protocoles de communication
Un protocole de communication est un ensemble de règles qui rendent les communications
possibles, car les intervenants sont censés les respecter.
Les protocoles définissent une sorte de langage commun que les intervenants utilisent pour se
trouver, se connecter l’un à l’autre et y transporter des informations.
Les protocoles peuvent définir toute une série de paramètres utiles à une communication :
Des paramètres physiques comme des modulations, des types de supports physiques,
des connecteurs …
Du comportement d’un certain type de matériel,
Des commandes,
Des machines à état,
Des types de messages,
Des en-têtes qui comportent des informations utiles au transport
d- Exemples des protocoles de communication
Il existe un nombre très important de protocoles, qu’il s’agisse de protocoles ‘constructeurs’
ou de protocoles standardisés et normalisés.
Certains s’adressent à des besoins spécifiques, d’autres sont de portée plus générale ; voici
quelques exemples de protocoles utilisés dans différents domaines d’application :
Informatique et Internet : TCP/IP, HTTP/HTTPS, FTP/FTPS, SNMP, etc.
Instrumentation et Automatisation : Modbus, Ethernet IP, BacNet, FINS, SDI-12,
OPC, etc.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 37
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Télémétrie et Télégestion : DNP3, IEC60870, etc.
IoT (IdO) : MQTT, LoRaWAN, LTE-M, NBIoT, SigFox, etc.
Le protocole de communication Modbus
Le Protocole MODBUS est un protocole de communication qui repose sur architecture
Master/Slave (Maître/Esclave) ou Client/Server (Client/serveur). Le protocole est
principalement destiné à permettre une communication simple, fiable et rapide entre les
dispositifs d'automatisation et de terrain.
Avantages avec MODBUS :
Échange de données normalisé et standardisé
Transmission de données très rapide
Ne dépend pas de la technologie et du constructeur
En général :
Le protocole MODBUS a été établi depuis longtemps et est maintenant devenu une norme de
facto. Il se base sur le protocole MODBUS connu depuis 1979 pour automates
programmables. L'avantage particulier pour l'utilisateur est que MODBUS constitue un
protocole sobre et qu'en conséquence, il assure une très rapide transmission de données sur
ETHERNET. En raison de la structure de données neutre par rapport au fournisseur, la
communication entre les appareils de différents fabricants ne pose aucun problème.
Figure 12: Logo Modbus
Le MODBUS permet de relier un Maître (par exemple un PC) et plusieurs Esclaves (par
exemple des systèmes de mesure et de régulation). Il en existe deux versions : une pour
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 38
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l'interface série (RS-232 et RS-485) et une pour ETHERNET.
Pour la transmission de données, on distingue les différents modes de communication
suivants :
Modbus TCP : communication TCP/IP ETHERNET basée sur le modèle
client/serveur
Modbus RTU : transmission asynchrone série via RS-232 ou RS-485
Modbus ASCII : similaire au protocole RTU, seulement un format de données
différent, utilisation plutôt rare
Modbus TCP/IP - communication rapide et simple
Modbus TCP crée une communication client/serveur. Pour cela, les participants doivent
seulement être dans la même plage d'adresses IP.
Un réglage supplémentaire est effectué via l'adresse de l'appareil, qui n'est pas réglable
manuellement pour tous les fabricants. Avec cette adresse d'appareil, vous pouvez par
exemple, via une passerelle Modbus TCP/Modbus RTU en adressant l'adresse IP de la
passerelle, atteindre les participants Modbus RTU sous-jacents en utilisant les adresses
d'appareils.
Modbus TCP a été spécifié dans la norme CEI 61158 depuis 2007 et est référencé comme
CPF 15/1 dans la norme CEI 61784-2.
Modbus RTU
Modbus RTU fournit une communication série maître/esclave via RS-232 ou RS-485. Pour
pouvoir adresser le Modbus RTU, les paramètres de communication série doivent d'abord être
connus ou définis. Ceux-ci incluent le débit en bauds, la parité et les bits d'arrêt. De plus,
la/les adresse(s) esclave(s) à adresser par le maître est/sont ajoutée(s). La longueur de câble de
RS-232 est limitée à 15 m et celle de RS-485 à 1200 m
2-2-3 Systèmes de supervision :
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 39
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La supervision offre beaucoup de possibilités à l'opérateur pour le suivi de son
système de production, en milieu industriel. En effet, avec la possibilité d'agir sur
les différents paramètres du système, le fonctionnement devient flexible. La centralisation de
la surveillance du système réduit le nombre d'opérateur et par conséquent permet de
dégager des économies.
La communication entre un opérateur et le processus est assurée par une interface
homme- machine (IHM). Le contrôle proprement dit du processus est assuré par un
système d'automatisation.
a- Définition d’un système de supervision :
La supervision se situe au plus haut niveau dans la hiérarchie des fonctions de
production. Il est donc, essentiel de présenter à l'opérateur, sous forme adéquate, les
informations sur le procédé indispensable pour une éventuelle prise de décision, cette
présentation passe par les images synoptiques comprenant des images et des objets
animés par l'état des organes de commande et les valeurs transmises par les capteurs.
b- Définition Interface Homme Machine
Une Interface Homme-Machine (IHM) est une interface utilisateur permettant de connecter
une personne à une machine, à un système ou à un appareil. En théorie, il est donc possible
d’utiliser ce terme pour définir n’importe quel écran permettant à un utilisateur d’interagir
avec un appareil. Cependant, il est généralement utilisé pour le contexte d’un processus
industriel.
D’autres termes peuvent également être utilisés pour désigner cette technologie : Terminal
d’Interface Opérateur, Interface d’Opérateur Local, ou encore Terminal Opérateur. En
revanche, il ne faut pas confondre les IHM avec des Interfaces Utilisateur Graphiques (GUI).
Ces dernières sont souvent utilisées au sein d’une interface IHM à des fins de visualisation.
Les IHM peuvent prendre différentes formes. Il peut s’agir d’écrans directement intégrés aux
machines, d’écrans d’ordinateur, de tablettes tactiles, et bien plus encore. Quelle que soit la
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 40
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
forme, le but de ces interfaces reste toutefois le même : fournir des insights sur les
performances et les progrès des machines.
L'interfaçage fait appel aux 3 principales fonctions d'interactions humaines :
Le toucher (commande par boutons, écrans tactiles, claviers, pavés numériques)
La vision (surveillance et contrôle sur écran, supervision de colonnes lumineuses)
L’ouïe (alarmes sonores, bips)
c- Fonctionnement des anciens IHM :
Les interfaces utilisateur dans les sous-stations électriques ont d'abord été utilisées
comme interface de standard depuis longtemps. Il s’agissait d’un assemblage d’instruments,
d’indicateurs, d’indicateurs, d’interrupteurs et de matériel associé placé sur les panneaux de
relais ou le tableau de façon à représenter la connectivité électrique et l’état de
fonctionnement du poste.
Ces appareils étaient directement connectés aux circuits de contrôle et de surveillance des
équipements électriques. Le fonctionnement de l'équipement via cette interface était
généralement limité aux opérateurs ou à leurs délégués.
d- Les Exigences d’une IHM Moderne
L'application IHM fournit une série d'écrans ou de fenêtres pour la surveillance et le contrôle
des dispositifs de sous-stations. Le concepteur doit spécifier toutes les exigences minimales,
complètes ou partielles pour ces fenêtres, qui incluent au moins les éléments suivants :
Exigence 1 :
Un système de menus offrant un mécanisme simple pour passer d'une fenêtre à l'autre avec
trois mouvements maximum, tels que des clics de souris. Cela peut inclure une fenêtre de
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 41
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menu principal où toutes ou la plupart des fenêtres sont accessibles, plus une barre de menus
sur chaque fenêtre qui permet d'accéder à d'autres fenêtres.
Exigence 2 :
Annonce d'alarme qui affiche les alarmes en temps réel pouvant être triées, filtrées,
désactivées individuellement ou activées, et désactivées en fonction de plusieurs critères tels
que le nom de l'alarme, le groupe et l'heure.
Exigence 3 :
Sous-station électrique à une ligne qui recouvre un résumé de l'état et des points analogiques
sur une représentation de la ligne unique. Le contrôle devrait être possible à partir de la
fenêtre d'une ligne et facilement désactivé, si vous le souhaitez. Une fois désactivé, le schéma
d'activation utilisé doit répondre à toutes les exigences de sécurité.
La fenêtre devrait afficher au moins les éléments suivants :
Une orientation géographique de l'équipement physique, y compris l'emplacement des
commutateurs de déconnexion et de dérivation, des TC, des PT, des disjoncteurs, des
batteries de condensateurs, des réacteurs et des transformateurs à commande manuelle
ou électrique
Etat et données analogiques
Contrôle des appareils (si nécessaire)
Tags (si nécessaire)
Valeurs / graphiques colorés pour indiquer l'état sous tension / hors tension
Niveaux de tension
Exigence 4 :
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 42
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Les graphiques et le texte doivent être suffisamment grands et colorés pour être visibles à une
distance ergonomique, de sorte que des éléments sélectionnables puissent être sélectionnés via
un écran tactile ou par la souris. Les choix de couleur doivent également être spécifiés par le
concepteur.
Partie3 : Présentation de l’Etuve Existante
2-3-1 Définition
L’étuve de laboratoire est un appareil de chauffage permettant d'effectuer divers traitements
thermiques à température régulée. L’étuve de laboratoire est utilisée principalement pour
effectuer, à une température donnée, la culture in vitro de microorganismes (bactéries,
champignons, virus…) et de cellules. La température la plus fréquemment utilisée se situe aux
alentours de 37°C mais l’étuve peut également s’utiliser à d’autres températures pour les
applications suivantes : - à 56 °C en virologie, pour l'inactivation d’un virus et entre 30°C et
65 °C pour réaliser, des inclusions de tissu dans la paraffine.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 43
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2-3-2 Fonctionnement de l’Etuve
Vapeur
Figure 13: Cycle de l'Air dans l'Etuve
Elle fonctionne comme un four à chaleur tournante : l’air circule au sein de l’étuve en circuit
fermé.
D’abord mis en circulation par le moto-ventilateur, on le chauffe ensuite par la vapeur. Il
circule dans l’enceinte du bas vers le haut. Ensuite, l’air refroidi est aspiré par les moto-
ventilateur, et poussé vers l’Echangeur, maintenant un flux d’air chaud constant.
Une partie réglable de l’air extérieur s’évacue alors naturellement par la cheminée de sortie
reliée à l’extérieur.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 44
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En compensation, de l’air extérieur à l’étuve est naturellement aspiré par la deuxième
cheminée à travers un filtre d’entrée.
Les volets de réglages sont ouverts de la même manière. La quantité d’air dépend de la
quantité de solvant.
Une sonde de température contrôle constamment la température de l’enceinte de manière à
maintenir la température constante, à la valeur choisie, pendant toute la durée du séchage.
L’armoire électrique est reliée à la sonde, à la vanne de vapeur et au moto-ventilateur.
Les sondes donnent des informations sur la température au sein de l’étuve
La quantité de vapeur est gérée électriquement suivant la température souhaitée et celle
indiquée par la sonde. Tout ceci permet d’obtenir une température constante pendant toute la
durée du séchage.
La liaison entre le moto-ventilateur et l’armoire électrique permet la mise en marche du
moteur.
Des sondes de sécurité se déclenchent au-delà des valeurs maximales.
2-3-3 Cycle de l’Etuve
Le processus de l’étuve se fait selon Cinq phases réparties comme suit :
1ère Phase : préparation séchage
Cette phase commence par la circulation de l’air sans chauffage afin de stabiliser la
température dans l’Etuve durant une minute. Après cette minute, la température la plus haute
détectée par les sondes se considère comme température de référence et à chaque minute se
fait l'addition du palier de séchage à la température de référence jusqu'à arriver à la
température de contrôle.
Pendant le séchage, la vanne de sortie de particules condensées restera ouverte. Si la
température maximum de la chambre est supérieure à la température de référence, la vanne de
vapeur s’ouvrira.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 45
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Pendant que toutes les sondes actives soient inférieures à la température de début du temps de
séchage, on l'appellera "Préparation de séchage".
2ème Phase : Phase de séchage :
Dès que la plus haute température surpasse cette consigne, le temps de séchage démarrera.
Une fois le temps de séchage soit accompli et toutes les sondes soient supérieures à la
température minimum, le séchage finira et le refroidissement commencera.
Intérêt des phases 1 et 2 : Le but de ces deux phases est d’augmenter la température jusqu’à
la valeur souhaitée, et à la vitesse qui a été spécifiée dans la consigne. Cette fonction est
réalisée à travers un échangeur de chaleur. Une fois cette température est atteinte, on
commence à compter le temps de séchage. Quand celui-ci sera égal au temps indiqué dans la
recette, on passe à la phase suivante.
3ème phase : Préparation refroidissement
Cette phase commence par la circulation de l’air sans chauffage afin de stabiliser la
température dans l’Etuve durant une minute. Après cette minute, la température la plus basse
se considère comme température de référence et à chaque minute il fera descendre la
température du palier de refroidissement à la température de référence jusqu'à rattraper la
température de contrôle.
Durant le refroidissement, la vanne de retour de l'eau restera ouverte. Si la température
minimum de la chambre est supérieure à la température de référence, la vanne de l'eau
s’ouvrira.
Pendant que toutes les sondes actives soient supérieures à la température de début du temps
de refroidissement, on l'appellera "Préparation de refroidissement".
4ème phase : Phase de refroidissement
Dès que la plus basse température surpasse celle de la consigne, le temps de refroidissement
démarrera et si toutes les sondes reviennent autre fois par- dessus de la consigne, le cycle
reviendra à la phase de "Préparation de refroidissement". Quand tout le temps de
refroidissement soit accompli et toutes les sondes soient par-dessous de la température
maximum, finira le refroidissement et l'étuve restera à "Fin du cycle" jusqu'à la porte soit
ouverte.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 46
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Intérêt des phases 3 et 4 : L’objectif de ces deux phases c’est de diminuer la température au
sein de la chambre. A cet effet, l’échangeur cesse de fonctionner, et quand la température
atteint une certaine valeur, le système commence à compter le temps de refroidissement. Une
fois que celui-ci est égal à la durée précisée par la consigne, on passe à la phase finale.
Fin de cycle :
Une fois que le cycle entre dans cette phase, on arrête les ventilateurs, et une minute plus tard,
on considère le cycle fini.
2-3-4 Sécurités
L'équipement dispose d'une série de systèmes de sécurité qui permette de protéger
aux opérateurs qui le dirige tout comme les éléments installés.
a- Sécurités mécaniques
Vannes de rétention
CV 22 : Est installé dans la sortie de la purge de l'échangeur de chaleur.
Sa fonction est d'éviter que l'échangeur de chaleur soit plein des condensats.
b- Sécurités électriques
Arrêt d'urgence
L'équipement dispose d'un arrêt d'urgence situé sous l'écran. Se traite d'un bouton poussoir
type champignon.
Son fonctionnement provoque la coupure d'énergie de 24V
AC aux sorties.
Si on l'actionne pendant que le générateur est entrain de fonctionner, le système l'interprétera
comme un ordre de détention.
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Thermostat de sécurité
Une fois qu'il se remet à sa position de travail, il sera nécessaire de lui donner au système
l'ordre de démarrer au générateur.
TS 07 Il est installé à l'entrée d'air. L’équipement dispose d'un thermostat dans l’entrée
d'air (TS 07) qui contrôle la température d'air pour qu’il ne dépasse pas la consigne en
ajoutant, le système arrêt à l'entrée de vapeur.
c- Sécurités logiques
Niveaux d'accès
Chacun des niveaux d'accès inclut les options des niveaux inférieurs.
Les niveaux disponibles sont :
Invité : Permet de visualiser les écrans sans possibilité de procéder à des opérations
sur l'équipement.
Opérateur : Permet de débuter des cycles.
Superviseur : Permet d'annuler un cycle.
Directeur : Permet la création et la modification de procédures.
Maintenance : Permet de faire fonctionner manuellement les éléments, de régler
les capteurs analogiques et de modifier les paramètres généraux.
Administrateur : Permet de créer, modifier, débloquer et effacer des utilisateurs
Blocage des sorties numériques
Ventilateur pressurisation : Ne fonctionnera jamais si la protection magnétothermique est
activée.
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2-3-5 Matériel existant dans l’Etuve :
Il existe 2 Etuves de séchage Celester qui contiennent chacune des
Capteurs de :
Fermeture de la porte de l’étuve
Blocage de la porte
Température (6)
Pression (3)
Arrêt d’urgence (bouton poussoir)
Actionneurs :
Vanne de rétention
Vanne de vapeur
Vanne d’échappement
Ventilateurs (2)
Ecrans tactiles
Enregistreur graphique
Systèmes de sécurité :
Mécaniques : Vanne de rétention
Electriques : Arrêt d’urgence-Thermostat de sécurité
Logiques : Niveaux d’accès
2-3-6 Schémas Electriques de l’Etuve :
Schémas de puissance
Ci-dessous est le premier schéma de puissance du réseau électrique. Il contient :
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Le ventilateur à moteur triphasé de l’étuve
Un transformateur 400 V / 230 V
Un redresseur 230 V (AC) / 24V (DC)
Une prise de courant à l’interieur de l’armoire électrique
Figure 14: Schéma de puissance 1
Le second schéma de puissance contient le branchement de :
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L’écran tactile (Panel)
L’imprimante thermique
L’enregistreur graphique
Le ventilateur à l’interieur de l’armoire
Figure 15: Schéma de puissance 2
Modules Entrées/Sorties (I/O) :
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Ci-dessous est le module d’entrées numériques installé sur l’ancien API sur lequel sont
branché tous les detecteurs, capteurs de pression et boutons poussoirs.
Figure 16: Entrées numériques API
Ceci est le module de sorties numériques de l’automate. Les ports sont raccordés aux
differents pré-actionneurs (Vérins, Vannes et Ventilateurs), alarmes sonores et voyants.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 52
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Figure 17: Sorties numériques API
Les deux schémas suivants contiennent le branchement des six sondes de température
au deux modules d’entrées analogiques existants.
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Figure 18: Module entrées analogiques 1 API
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Figure 19: Module entrées analogiques 2 API
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Et la figure ci-dessous suivante illustre l’armoire electrique de l’Etuve qui contient les
composants suivants :
Figure 20: Armoire électriques Etuve Celester
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 55
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T 01 : TRANSFORMATEUR 230/400/460V → 115/230 V 250 V
G 01 : ALIMENTATION 120-230V 24 V 5 A SIEMENS
K 01 : RELAIS ENBROCHABLE 4 CONTACTS BOBINE 24 VDC TELEMECANIQUE
K 02 : RELAIS ENCHUFABLE INTERFACE 2 CONTACTS BOBINE 24 VDC
TELEMECANIQUE
X 01 : PRISE FEMELLE 2 POLES + TERRE
Q 01 : DISJONCTEUR MOTEUR 4-6,3A TELEMECANIQUE
KM 01 : CONTACTEUR 3 PHASE 9A AC-3 BOBINE 24V DC SOUS CONSOMMATION
TELEMECANIQUE
Q 02 : MAGNETOTHERMIQUE II 6A 1F + 1 N
Q 03 : MAGNETOTHERMIQUE
Q 04 : MAGNETOTHERMIQUE
Q 05 : MAGNETOTHERMIQUE II 6A 1F + 1 N
Q 06 : MAGNETOTHERMIQUE II 6A
PS 05 : CAPTEUR DE PRESSION DIFFÉRENTIEL 2/10 mbar
PS 16 : CAPTEUR DE PRESSION DIFFÉRENTIEL 2/10 mbar
PS 10 : CAPTEUR DE PRESSION DIFFÉRENTIEL 2/10 mbar
PLC 01 : CPU 226-24 ENTREES/16 SORTIES 16KB ALIMENTATION 220 V AC SIEMENS S7-
216
PLC 02 : MODULE D'EXTENSION 4 ENTREES ANALOGIQUE SIEMENS S7-231
PLC 03 : MODULE D'EXTENSION 4 ENTREES ANALOGIQUE SIEMENS S7-231
U 01 : ISOLATEUR 2 ENTRÉES DIGITALES 24 V DC
U 02 : ISOLATEUR 2 ENTRÉES DIGITALES 24 V DC
U 03 : ISOLATEUR 2 ENTRÉES ANALOGIQUES 0 / 4mA..20mA
U 04 : ISOLATEUR 2 ENTRÉES ANALOGIQUES 0 / 4mA..20mA
U 05 : ISOLATEUR CONVERTISSEUR 2 ENTRÉES PT100 - SORTIE 4/20mA
Conclusion :
Dans ce chapitre on a fait une étude détaillée de l’existant et du besoin. On va entamer par la
suite la partie consacrée à la solution proposée en ce qui concerne la l’Automatisation La
supervision et la Sauvegarde, avec une justification de chaque choix.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 56
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Chapitre 3: Solution d’automatisation,
supervision et sauvegarde.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 57
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Introduction
Après une étude du besoin et de l’existant, on va entamer la partie solutions pour la réalisation
de ce projet.
Dans ce chapitre on va traiter les logiciels et les matériels utilisé et le critère de choix de
chaque composant.
Partie1 : Solutions d’Automatisation
Au niveau de l'automate, nous avons choisi de travailler avec Siemens SIMATIC S7-1200 car
il est modulaire, compact et polyvalent, constituant ainsi un investissement sûr et une solution
pour chaque application. En ce qui concerne les composants logiciels du projet, nous avons pu
utiliser le Totally Integrated Automation Portal (TIA Portal), qui fait partie d'un nouveau
concept d'ingénierie intégré développé par Siemens et dédié aux contrôleurs Siemens
SIMATIC, qui fournit des solutions de contrôle, de visualisation et d'entraînement de
l'environnement de programmation et de configuration.
3-1-1 Automate SIMATIC S7 1200 Siemens
Si on veut citer tous les modèles des automates Siemens, nous passerions plusieurs heures à le
faire tellement ils sont nombreux. Cependant, on peut différencier les automates Siemens par
catégorie. Le portefeuille des automates Siemens est libellé sous le nom SIMATIC. Cela
englobe non seulement les petits automates servant à réaliser des tâches logiques simples aux
automates destinés aux systèmes plus complexes.
On peut ainsi classifier les automates Siemens suivant les gammes Logo qui sont plutôt des
modules logiques, les gammes S7-200 qui se programment avec le logiciel micro-Win, les
gammes S7-1200 qui sont des automates très compacts et qui seront les futurs successeurs des
S7-200, les gammes S7-300 pour des applications de grande taille, les gammes S7-400
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 58
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Utilisés la plupart du temps pour commander les industries de processus à haut taux de
disponibilité, les gammes S7-1500 qui sont les dernières générations d'automates de la
marque
Siemens. A part ces gammes d'automates, Siemens dispose d'autres contrôleurs comme les PC
industriels (gamme Microbox) ou les automates logiciels comme WinAC.
a- L'Organisation des données automate chez Siemens
Dans le monde de Siemens, une table de données est construite à partir d'un ensemble de
types définis. Les types disponibles varient légèrement d'un automate à un autre.
On distingue : les bytes, les Word, les Double Word, les Real etc…. Les éléments d'un tableau
de données sont accessibles en combinant la mnémotechnique pour le type avec le décalage
dans le tableau de données pour ce même type. Par exemple IW502 est le 502ème mot (Word)
de la carte d'entrée, tandis Q10 est le dixième bit de la carte de la sortie de l'automate.
b- Les Interfaces de communication/ Protocoles et Ports de communication Siemens
Il existe plusieurs manières pour accéder aux données d'un automate Siemens. Ces différentes
manières ou méthode varient en fonction du modèle ou de la gamme de l'automate en
question. Les sections suivantes décrivent les interfaces de communication que vous pouvez
trouver sur un automate programmable Siemens.
Les communications série
Sauf pour un ou deux modèles, les communications série sont disponibles par le biais d'un
module d'extension pour tous les contrôleurs Siemens. Le port série permet de relier le
contrôleur aux lecteurs de codes à barres, imprimantes, interfaces opérateur et autres
contrôleurs SIMATIC. Les interfaces de communication RS232, RS422 et EIA-485,
anciennement RS-485 peuvent être utilisées pour accéder aux données des automates Siemens
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 59
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
via les communications série. Les appareils peuvent être accessibles en utilisant une variété de
protocoles, y compris le Modbus ASCII et le Modbus RTU en configuration maître / esclave.
Les communications MPI
Le MPI est un réseau multi-nœuds utilisé pour la programmation ou pour communiquer avec
des contrôleurs SIMATIC. Une interface MPI est intégrée sur les processeurs des automates
SIMATIC modulaires. Il n'y a cependant pas d'interfaces MPI en natif sur le S7-1200 et S7-
1500, elle est remplacée par un port Profinet.
Le MPI est un mode de communication propriétaires Siemens. Il est utilisé pour l'échange de
données inter-automates. Les communications de type MPI utilisent le S7 Basic
Communication, le S7 Communication et le Global Data.
Le protocole S7 est un protocole propriétaire Siemens qui facilite le transfert des données d'un
contrôleur Siemens à un-autre. Le protocole S7 est un sous-ensemble du Profibus DP et utilise
un grand nombre des mêmes commandes que le Profibus DP. Un adaptateur est cependant
recommandé dans les applications dans lesquelles vous souhaitez connecter le port MPI à un
réseau Profibus.
c- Le protocole de communication PROFINET
Définition
PROFINET (Process Field Network) est une norme de communication offrant une vaste
gamme d’applications. PROFINET est l’évolution de PROFIBUS et ajoute à cette norme de
bus de terrain de nouvelles applications utiles basées sur Ethernet industriel.
Avantage :
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 60
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
1- Facilité d’utilisation
Pour les fabricants d’installations et de machines, l’utilisation du protocole Profinet minimise
les coûts d’installation, d’ingénierie et de mise en service. Le propriétaire de l’usine bénéficie
de la facilité d’extension de l’usine, de la grande disponibilité et d’une automatisation rapide
et efficace.
2- Topologie de réseau flexible
Le protocole Profinet est 100% compatible avec le protocole Ethernet selon les normes IEEE
et s’adapte aux circonstances de l’usine existante grâce à ses structures flexibles en ligne, en
anneau et en étoile et à ses solutions de câbles en cuivre et en fibre optique. Profinet permet
d’économiser des solutions personnalisées coûteuses et permet la communication sans fil avec
le réseau WLAN et Bluetooth.
3- Diagnostic intégré
Profinet comprend des concepts de diagnostic intelligent pour les appareils de terrain et les
réseaux. La transmission acyclique de données de diagnostic fournit des informations
importantes sur l’état des appareils et du réseau, y compris un affichage de la topologie du
réseau.
4- Sécurité intégrée
La technologie de sécurité PROFIsafe éprouvée de Profibus est également disponible pour
PROFINET. La possibilité d’utiliser le même câble pour les communications standard et de
sécurité permet de réaliser des économies au niveau des appareils, de l’ingénierie et de la
configuration.
5- Haute disponibilité
Profinet intègre des solutions de redondance à réaction automatique. Les concepts définis
pour la redondance des supports et des systèmes augmentent considérablement la disponibilité
de l’installation.
6- La communication évolutive en temps réel
La communication se fait par le même câble dans toutes les applications, allant des simples
tâches de contrôle aux applications de contrôle de mouvement très exigeantes. Pour les tâches
de contrôle en boucle fermée de haute précision, une transmission déterministe et isochrone
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 61
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
des données de processus critiques en termes de temps avec une gigue inférieure à 1 µs est
possible.
7- Structures de système étendues
Outre la structure d’automatisation classique constituée d’un contrôleur et de ses appareils de
terrain, des structures hiérarchiques avec des appareils de terrain intelligents et l’utilisation
partagée d’appareils de terrain et de modules d’entrée par plusieurs contrôleurs peuvent
également être réalisées.
8- Tout sur un seul câble
Grâce à sa communication intégrée basée sur Ethernet, le protocole Profinet répond à une
large gamme d’exigences, de l’affectation de paramètres à forte intensité de données à la
transmission de données E/S extrêmement rapide. Le protocole Profinet permet ainsi
l’automatisation en temps réel.
9- Aide à l’optimisation de l’énergie
Grâce au profil PROFIenergy intégré dans les appareils Profinet, la consommation d’énergie
d’un système d’automatisation peut être mesurée selon une méthode standardisée et contrôlée
en activant et en désactivant sélectivement des fonctions sans matériel supplémentaire.
10- Soutien mondial
Les spécifications et la documentation sont préparées au sein de l’organisation mondiale
PROFIBUS & PROFINET International (PI). La formation et le conseil sont assurés par un
réseau mondial de centres de compétence. L’établissement d’un processus de certification
éprouvé garantit un niveau de qualité élevé pour les produits Profinet et leur interopérabilité
dans les usines.
Les caractéristiques de Profinet :
La coexistence de transmissions temps réel et TCP/IP sur une seule ligne ;
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 62
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Un protocole temps réel standardisé pour toutes les applications et la
communication aussi bien entre composants intelligents décentralisés qu’entre
contrôleur et périphérie décentralisée ;
Une communication temps réel évolutive, de performante à ultra-performante,
avec
synchronisation d’horloge.
Ces caractéristiques constituent l’un des points forts de Profinet ; elles en garantissent la
cohésion à tous les niveaux de l’entreprise, de l’atelier à la direction, et une grande réactivité
au sein du processus.
Caractéristiques techniques de Profinet
Standardisé par l'association PROFIBUS International
Normalisé IEC 61158 et IEC 61784
IEEE 802.3u: Fast Ethernet 100 Mbit/s
Utilisation de la technologie standard XML
TCP/IP
SNMP
Profinet : Evolution Profibus
PROFIBUS est un système de bus de terrain établi basé sur la communication série.
PROFINET est en revanche une évolution de PROFIBUS et englobe des applications
supplémentaires basées sur Ethernet industriel.
Le développement de PROFINET a été déterminé par le nombre de participants du réseau,
l’utilisation d’un câble Ethernet industriel, la vitesse de transmission, la taille des paquets de
données et la coexistence possible avec d’autres protocoles que PROFINET peut accepter.
Étant donné que les deux normes de communication ont été développées par la même
organisation et entretenues par cette dernière, elles présentent des similitudes au niveau des
concepts d’ingénierie et de l’utilisation de fichiers GSD (General Station Description) pour la
description des propriétés et fonctions des appareils PROFINET, y compris leurs modules et
sous-modules
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 63
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Figure 21:ProfiBUS vs ProfiNet
Structure du protocole de communication
PROFINET réduit le modèle OSI connu à 7 couches à un modèle TCP/IP simple à 4 couches.
Ainsi, PROFINET utilise, à l’instar d’autres technologies de communication basées sur
Ethernet, le protocole TCP/IP pour le transport de données.
Les quatre couches spécifiques du modèle TCP/IP sont les suivantes : Réseau, Internet,
Transport et Application.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 64
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Figure 22: Profinet et le modèle OSI
PROFINET est une norme de communication basée sur Ethernet industriel offrant une vaste
gamme d'applications : le protocole utilise TCP/IP et les normes de technologie de
l'information, permet un traitement en temps réel et l'intégration de systèmes de bus de terrain.
Figure 23: Structure d'une trame Ethernet
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 65
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Câble et connectique Profinet
PROFINET est basé sur la technologie ETHERNET, par conséquent il peut fonctionner avec
les câbles et connecteurs ETHERNET classiques. Cependant les contraintes de
l’environnement industriel étant plus sévères, PROFINET a défini du câble spécifique et des
connecteurs durcis.
Câble PROFINET
La gaine est de couleur verte. Un câble Ethernet classique est constitué de 4 paires cependant
à 100 Mb/s, la vitesse de PROFINET, seules 2 paires sont utilisées. Le câble PROFINET ne
comprend donc que 4 conducteurs. Deux blindages, feuillard et tresse, protègent les
conducteurs. La catégorie du câble est 5e. La constitution du câble permet l’utilisation de la
technique Fast Connect pour la confection.
Sur la base de ces spécifications, il existe différentes variantes de câble PROFINET
correspondant à différentes exigences : pose fixe ou mobile, tenue aux agents chimiques,
retardateur de flamme …
Connectique PROFINET
Les connecteurs PROFINET sont étudiés pour être robustes et faciles à confectionner grâce au
concept de déplacement d’isolant du système Fast Connect (déjà utilisé sur PROFIBUS).
Il existe 3 familles de connecteurs :
RJ45 en IP20 ou IP65
M12 en IP 66/67
RJ45 Hybride pour les équipements télé alimentés
Outre la solution 100 Mb/s qui est la plus largement utilisée, il existe également des solutions
câble et connecteurs permettant des interconnexions 1Gb/s ou des liaisons fibre optique.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula
Figure 24: Câble Profinet 66
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Priorisation des trames profinet
PROFINET étant basé sur les standards Ethernet, un réseau comportant des équipements
PROFINET est donc susceptible de transporter d’autres données, par exemple pour
consulter le serveur Web d’un équipement.
Cette ressource que constitue le réseau global est exploitée pour des données process
(urgente) et d’autres communications (non urgente). À certain moment, il est donc
possible que deux requêtes doivent être acheminées simultanément ce qui est impossible.
PROFINET utilise le standard Ethernet 802.1q qui définit 8 niveaux de priorité ; 0, moins
prioritaire, à 7, plus prioritaire. Les trames de données PROFINET sont émises avec le
niveau 6 elles seront donc transmises avant le trafic IT standard.
Dans l’exemple ci-dessus, l’IO Controller envoie une consigne à destination d’io2, au
même moment le PC souhaite consulter la page Web d’io3. Les deux trames arrivent
simultanément l’une sur le port 1, l’autre sur le port 2 du switch. Il faut les faire transiter
par le port 4 pour qu’elles parviennent à destination.
Figure 25: Priorité Profinet
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 67
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Grâce à sa haute priorité, la trame PROFINET sera transmise immédiatement alors que la
requête Web du PC devra attendre la disponibilité du port.
Figure 26: Niveau de priorité selon IEEE 802.1P
Échange de données et capacité de traitement en temps réel
Pour l’échange de données entre les participants du réseau, PROFINET prend en charge le
principe du Provider (émetteur) et du Consumer (destinataire). Cela signifie qu’aussi bien le
contrôleur que l’appareil de terrain (IO-Device) transmettent automatiquement les données
cycliques par eux-mêmes dès qu’ils doivent le faire en raison d’un défaut ou d’une requête. Il
existe en outre la possibilité d’une requête programmée, par exemple que les données soient
envoyées automatiquement toutes les x millisecondes.
Afin de respecter les exigences élevées en temps réel, PROFINET fournit des mécanismes
correspondants, permettant en parallèle aussi bien une communication standard qu’une
communication en temps réel. Par conséquent, la communication avec PROFINET est
évolutive grâce à trois niveaux de performance dont chacun est basé sur le précédent :
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 68
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
La transmission de données d’ingénierie et non sensibles à la latence s’effectue via
TCP/IP. Cette communication standard est possible entre tous les automates.
Pour la transmission de données de procès, le canal temps réel Real Time (RT) est
disponible.
Pour les applications synchronisées telles que la commande de mouvement (Motion
Control), on utilise la communication temps réel isochrone (IRT) qui permet une
précision de gigue de 1μs ou moins pour un temps de cycle inférieur à 1 milliseconde.
Structure du système PROFINET IO
Le réseau PROFINET IO (In and Output) se compose de trois composants du système
(classes d’appareil). Il y a l’IO-Controller qui initie l’échange d’informations et le gère via un
automate programmable industriel (API). L’IO-Device affecté à un IO-Controller (un appareil
IO disposé de manière décentralisée) ainsi que l’IO-Supervisor (programmateur (PG), un
ordinateur personnel (Personal Computer (PC)) ou une interface homme-machine (IHM))
permettant la configuration et le diagnostic d’un réseau PROFINET IO.
Topologie de réseau
PROFINET offre une topologie de réseau flexible afin d’apporter une réponse optimale aux
exigences en matière d’étendue géographique et de disponibilité et s’adapte ainsi aisément
aux spécificités des installations. À cet effet, le protocole prend en charge :
La topologie en ligne ou en bus qui relie principalement les équipements terminaux
aux commutateurs intégrés sur le terrain
Figure 27: Topologie en ligne
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 69
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
La topologie en étoile avec un commutateur central, principalement installée en
armoire
Figure 28: Topologie en étoile
d- Aperçu sur les modules SIMATIC S7-1200
Le contrôleur S7-1200 est conçu comme une CPU compacte, ce qui signifie que les E/S sont
déjà intégrées. Cependant, la station S7-1200 peut être équipée de modules d'E/S
supplémentaires pour étendre les capacités de l'automate.
SIMATIC S7-1200 CPU
Le contrôleur modulaire SIMATIC S7-1200 est conçu pour des tâches d'automatisation
simples mais très précises. Le contrôleur SIMATIC S7-1200 est modulaire et compact,
polyvalent et parfaitement adapté à toute une gamme d'applications.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 70
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Figure 29: SIMATIC S71200 Siemens
SIMATIC S7-1200 Signal modules
Les unités centrales de l'automate SIMATIC S7-1200 sont conçues comme des CPU
compactes avec E/S intégrées. Leur conception modulaire peut être utilisée pour augmenter
les limites de configuration ou pour adapter le contrôleur à de nouvelles tâches : en montant
un Signal Board sur la CPU ou en ajoutant des modules de signaux séparés.
SIMATIC S7-1200 modules spéciaux
Figure 30: SIMATIC S7-1200
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 71
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Des modules spéciaux améliorent le domaine d'application de l'ensemble du système, par ex.
pour la surveillance de la condition, la technologie de pesage intégrée, la simulation du signal
d'entrée ou pour étendre la réserve de marche de l'horloge temps réel S7-1200 par une carte de
batterie supplémentaire.
SIMATIC S7-1200 modules de communication
Les modules de communication augmentent les capacités de communication de l'automate
SIMATIC S7-1200 grâce à des fonctions et des interfaces supplémentaires. Les modules de
communication S7-1200 prennent en charge la communication série, PROFIBUS, IO-Link,
AS-Interface et plusieurs normes mobiles.
Figure 31: Modules spéciaux
Figure 32: Modules de Communication
3-1-2 Justification de choix
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 72
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
On a choisi de travailler avec l’automate programmable Industrielle Simatic S7 1200 au lieu
de l’ET 200 car il présente les avantages suivants :
Design modulaire
Multiples options de communication
Fonctions technologiques intégrées
Interaction du contrôleur et du contrôle des opérations
3-1-3 TiaPortal
La convergence des automatismes et de l’informatique s’accentue au fil des années. Siemens
développe des outils logiciels pour accompagner les industriels tout au long de cette
transformation technologique. Sa plate-forme d’ingénierie TIA Portal en est la parfaite
illustration. TIA Portal (Totally integrated automation) est un environnement de
développement intégré permettant de développer complètement une application
d’automatisme dans un
environnement logiciel convivial et ergonomique accessible à tous les utilisateurs, qu’ils
soient novices ou expérimentés.
TIA Portal V16 guide les programmeurs sur la voie de la convergence des automatismes et de
l’informatique. De nouvelles fonctionnalités et procédures de développement permettent aux
automaticiens d’adopter des modes opératoires et des outils qui ont fait la preuve de leur
fiabilité et leur efficacité dans le domaine du développement logiciel traditionnel. Des
fonctions de test intégrées ainsi que de nouveaux outils viennent renforcer l’effort de
standardisation et d’intégration continue et ainsi accroître les possibilités de collaboration sur
un même projet.
Intégration continue
La standardisation est essentielle à l’utilisation optimale des nouvelles fonctionnalités.
L’intégration continue garantit l’évolutivité permanente du code sans perte des fonctionnalités
existantes. TIA Portal V16 offre aux développeurs la possibilité d’adopter pleinement une
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 73
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
méthodologie éprouvée et bien connue des informaticiens : le développement orienté objet.
Concrètement, cela signifie qu’il vaut mieux structurer le programme machine en briques
fonctionnelles plutôt qu’en blocs de fonction réunissant par exemple les diagnostics, les
contrôles d’axes, les arrêts d’urgences… Une machine de perçage pourra notamment être
gérée par trois unités fonctionnelles. L’une chargée du perçage, l’autre chargée du système de
chargement automatisé, et la dernière est chargée de la gestion du process. Ces unités
logicielles sont chargées séparément dans l’automate. Ainsi, lorsqu’une modification doit être
apportée à la fonction de perçage, il suffit de se concentrer sur la partie logicielle concernée
sans avoir à modifier tous les blocs fonctions (diagnostic, mouvement, arrêt d’urgence…). De
plus, une fois le module logiciel de perçage validé, il peut être sauvegardé dans la librairie de
TIA Portal et être ultérieurement réutilisé plus aisément.
Développement collaboratif
En structurant ainsi le logiciel de pilotage d’une machine, le développement collaboratif
gagne en efficacité. Chaque développeur peut se consacrer à l’une des unités logicielles sans
aucun
risque d’interférer ou de perturber la tâche d’un autre programmeur. Il peut modifier son
programme et le compiler de façon tout à fait indépendante. Cette capacité de développement
collaboratif constitue l’une des évolutions majeures de TIA Portal V16. Les projets sont
stockés de manière centralisée sur un serveur de projets accessible en mode Exclusive
Engineering ou Multi-users. En mode Exclusive Engineering, l’utilisateur peut désormais
accéder exclusivement aux projets du serveur pour la révision de projet, la création de
rapports et l’archivage automatisés. Il n’y a pas de restrictions fonctionnelles lors de
l’organisation des tâches d’automatisation concernant un équipement, un objet ou d’une
fonction. En mode Multiusers, plusieurs développeurs peuvent accéder au serveur pour
travailler sur un même projet. Leurs opérations sont synchronisées et un jeu de drapeaux évite
qu’ils ne se gênent et empiètent sur d’autres tâches en cours. Chaque modification est tracée
et associée à un commentaire expliquant sa nature et son motif (correction d’un bug ou
intégration d’une nouvelle fonction par exemple). La traçabilité totale est ainsi garantie.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 74
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
TIA Portal V16 améliore par ailleurs significativement la fiabilité des programmes. Le code
développé par une équipe peut désormais être compilé automatiquement sur une machine
dédiée (Build Machine). A l’issue de la compilation, cette machine réalisera des tests d’anti-
régression (vérification que les modifications apportées par les développeurs n’impactent pas
les autres fonctions du code) et générera des rapports de test qui seront transmis aux
développeurs concernés.
Gestion des versions logicielles
La gestion de versionset la traçabilité des modifications sont des gages de développement de
codes de qualité. La gestion des versions logicielles permet de travailler directement sur le
code source du projet, en gardant toutes les versions précédentes. Un nom ou un numéro
unique est attribué à chaque version du logiciel. Alors que TIA Portal prenait déjà en charge
le versioning, la nouvelle version s’ouvre à des outils couramment employés dans le monde
du développement informatique. TIA Portal V16 peut dorénavant s’interfacer à des logiciels
de gestion de versions bien connus tels que GIT, SVN et TFS. L’importation et l’exportation
d’objets logiciels via
l’interface du TIA Portal permet ainsi d’intégrer la gestion des versions de manière
transparente dans le processus de développement.
Contrôle des règles de programmation
TIA Portal Test Suite complète ce lot d’innovations. Cette suite fournit des outils pour définir
des règles de programmation puis contrôler leur respect. Elle permet de rédiger des scénarios
de test pour les applications S7 qui seront effectués avec le contrôleur virtuel PLCSIM
Advanced. Il est ainsi possible de s’assurer que la modification ou le développement d’une
fonction fournit les résultats attendus et n’impacte pas négativement d’autres composantes du
programme. L’outil « Styleguide Check » permet en outre de vérifier le respect des règles de
programmation préalablement établies concernant notamment la nomination des variables
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 75
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
(longueur, contenu, préfix…). Lorsqu’un contrôle est lancé sur un projet TIA, les résultats
sont publiés en indiquant où se situent les éventuelles violations de la règle.
3-1-4 Grafcet de l’Etuve
a- Définition du GRAFCET
Le Grafcet (Graphe Fonctionnel de Commande des Étapes et Transitions) est un mode de
représentation et d'analyse d'un automatisme, particulièrement bien adapté aux systèmes à
évolution séquentielle, c'est-à-dire décomposable en étapes.
Le Grafcet est donc un langage graphique représentant le fonctionnement d'un automatisme
par un ensemble des :
Etapes auxquelles sont associées des actions ;
Transitions entre étapes auxquelles sont associées des conditions de transition;
Liaisons orientées entre les étapes et les transitions ;
Son nom est l'acronyme à la fois de « graphe fonctionnel de commande étapes / transitions »
et de « graphe du groupe AFCET (Association française pour la cybernétique économique et
technique) ».
b- Grafcet de l’Etuve
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 76
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Figure 33: GRAFCET Etuve
3-1-5 Le Langage LADDER
a- Définition et Fonctionnement du LADDER
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 77
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Le LADDER est un langage graphique utilisé pour programmer des fonctions logiques dans
un Automate Programmable Industriel (API).
Le LADDER est un langage simple qui reprend les bases du schéma à contact. Pour
programmer en LADDER, il suffit de transcrire les équations logiques en schéma électrique à
l’aide de symboles placés entre deux barres verticales (qui représentent les lignes
d’alimentations). Un programme écrit en LADDER, appelé diagramme LADDER (en anglais,
Ladder Diagram = LD), se lit de la gauche vers la droite et du haut vers le bas.
b- Eléments du langage LADDER
Les contacts
Les contacts (ou interrupteurs) correspondent aux variables d’entrées du système.
Figure 34: Langage LADDER (Contacts)
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 78
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
les bobines
Figure 35: Langage LADDER (Bobines)
Les blocs fonctions
Le langage LADDER permet l’utilisation de nombreuses fonctions logiques, telles que les
bascules RS, les opérateurs à retard, l’opérateur monostable, le compteur et le décompteur, les
comparateurs, Ces fonctions logiques complexes sont appelées « blocs fonctions ».
Figure 36: Langage LADDER (Blocs fonctions)
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 79
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Partie 2 : Solutions de Supervision
3-2-1 Matériel et logiciel utilisés
Pour le contrôle et la supervision de l’étuve, on a reprogrammé l’interface Homme-Machine
de type WEINTEK MT8090XE pour des raisons de convivialité et de simplicité d’utilisation.
Figure 37: IHM Weintek Figure38: Easy
Builder Pro
Ces Panels sont programmables avec le logiciel officiel propriétaire à Weintek : EasyBuilder
Pro.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 80
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
3-2-2 Ancienne IHM
Voici quelques images de l’application de supervision ancienne :
Figure 39: Ancienne application IHM
3-2-3 Nouvelle IHM
Cette application sera responsable pour le lancement des cycles de production, le
paramétrage/modification des recettes des produits, la gestion d’accès des utilisateurs qui
opèrent la machine et la gestion des alarmes et des interventions du personnel.
Elle contient 10 pages principaux entres lesquelles on peut basculer :
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 81
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Page 1 : Accueil
Figure 40: Application IHM (Accueil)
C’est le menu principal, et la seule interface où on peut s’authentifier et accéder aux autres
pages.
Il contient :
L’icône : Pour l’authentification
Le nom de la machine
Des boutons pour accéder au reste des pages de l’application.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 82
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Page 2 : Paramètres recette
Figure 41: Application IHM (Paramètres recette)
Ici on peut vérifier l’état des conditions initiales pour le démarrage d’un cycle, et visualiser
les paramètres de la recette produit en cours d’exécution.
Page 3 : Exécuter recette
Il existe 20 recettes en total
pour chaque Etuve.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 83
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Figure 42: Application IHM (Exécuter recette)
Après avoir sélectionné une recette, une interface apparait affichant les paramètres de la
recette.
On peut ensuite envoyer ces données vers l’automate pour démarrer un cycle.
Page 4 : Modifier recette
Figure 43: Application IHM (Modifier recette)
Cette page ressemble à l’interface d’avant « Page 3 : Exécuter recette ».
Elle requiert un niveau d’accès plus élevé pour modifier les paramètres de chaque recette.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 84
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Page 5 : Utilisateurs
Figure 44: Application IHM (Utilisateurs)
Cette page contient 4 sous-fenêtres contextuelles :
Changer mot de passe : l’Admin ou le superviseur peut changer le mot de passe des
autres utilisateurs.
Modifier autorisations : changement des niveaux d’accès de chaque utilisateur.
Ajouter un utilisateur.
Supprimer un utilisateur.
Page 6 : Alarmes
La page suivante affiche tout avertissement, alerte ou alarme pertinente. Cela peut être :
• Un appui sur le bouton d’arrêt d’urgence.
• Une surcharge sur un des actionneurs.
• Une lecture erronée des capteurs de températures.
• Une ouverture inattendue de la porte de l’étuve
• Un dépassement de la température de sécurité
• Etc…
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 85
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Figure 45: Application IHM (Alarmes)
En appuyant sur « Journal d’utilisation » on peut voir toute opération effectuée par les
utilisateurs de l’application.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 86
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Page 7 : Vue générale
Figure 46: Application IHM (Vue générale)
Voici la page où on peut :
Voir le schéma synoptique du système de l’étuve.
Visualiser les données des capteurs (Température, fermeture/blocage de la porte…)
Vérifier l’état des actionneurs (Marche/Arrêt des ventilo, niveau d’ouverture de la
vanne de vapeur…)
Suivre l’état du cycle en cours (Type de recette, N° de lot, phase actuelle du
produit…)
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 87
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Page 8 : Réglage heure
Ici on peut régler l’horloge interne du Panel.
Figure 47: Application IHM (Réglage heure)
Le curseur en dessous permet d’ajuster la luminosité de l’afficheur tactile.
Page 9 : Commande manuelle
Figure 48: Application IHM (Commande manuelle)
C’est le menu depuis lequel on peut faire passer nos actionneurs d’un fonctionnement manuel
à un fonctionnement automatique et vice versa.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 88
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Il sera souvent utilisé par le département de maintenance pour vérifier et maintenir le bon
fonctionnement de l’Etuve.
Page 10 : Réglage général
Figure 49: Application IHM (Réglage général)
Si jamais l’un des 6 capteurs de température est défectueux, il renverra de fausses valeurs ce
qui affectera le fonctionnement de l’étuve. Pour cela on peut choisir de ne prendre en compte
un ou plusieurs sondes de température à l’aide de l’interface ci-dessus.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 89
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Partie 3 : Solutions de Sauvegarde
La sauvegarde (backup en anglais) est l'opération qui consiste à dupliquer et à mettre en
sécurité les données contenues dans un système informatique.
Ce terme est à distinguer de deux notions proches :
L’enregistrement des données, qui consiste à écrire des données sur un périphérique,
tel qu'un disque dur, une clé USB, des bandes magnétiques, où les informations
demeureront même après l'extinction de la machine, contrairement à la mémoire vive.
L’archivage, qui consiste à enregistrer des données de manière à garantir sur le long
terme leur conformité à un état donné, en général leur état au moment où elles ont été
validées par leurs auteurs.
La sauvegarde passe forcément par un enregistrement des données, mais pas nécessairement
dans un but d'archivage.
Il y a quatre grands types de sauvegardes pour les fichiers : la sauvegarde complète,
incrémentale, différentielle ou miroir.
3-3-1 La sauvegarde complète
Elle consiste à copier l'ensemble des fichiers et dossiers d'un système. Chaque fois que vous
effectuez une sauvegarde complète, vous stockez entièrement et une nouvelle fois la
source de données.
Cette méthode de sauvegarde prend naturellement plus de temps et demande plus de mémoire
de stockage. Cependant, lorsque vous en avez besoin, les restaurations sont les plus rapides et
les plus simples à faire.
3-3-2 La sauvegarde incrémentale
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 90
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
La sauvegarde incrémentale effectue d'abord une première copie complète de toutes vos
données et chaque sauvegarde qui vient après permet d'enregistrer les modifications
apportées depuis la dernière sauvegarde.
Contrairement à la sauvegarde complète, la sauvegarde incrémentale est très rapide à
réaliser, mais plus lente à la restauration. Elle possède aussi l'avantage d'utiliser peu de
quantité de stockage.
3-3-3 La sauvegarde différentielle
Comme avec la sauvegarde incrémentale, la différentielle va effectuer une copie initiale et
complète de tous vos fichiers et dossiers. Mais les prochaines sauvegardes vont permettre
de stocker tous les changements apportés depuis votre dernière sauvegarde complète.
Ce type de sauvegarde permet d'enregistrer les données plus rapidement que la sauvegarde
complète et demande aussi moins d'espace. Quant à la restauration, elle est plus rapide que
celle de la sauvegarde incrémentale qui nécessite moins d'espace de stockage.
3-3-4 La sauvegarde miroir
La sauvegarde miroir réalise une copie conforme des fichiers de votre système. Elle
s'effectue ponctuellement et prend en compte l'ensemble des données sources telles qu'elles
existaient lors de la dernière sauvegarde.
Ce procédé a l'avantage de proposer une restauration rapide et ne contient pas de fichiers
anciens ou obsolètes. Vous pouvez la combiner avec l'une des méthodes présentées ci-dessus
pour optimiser votre méthode de stockage.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 91
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
3-3-5 Architecture de sauvegarde
Pour le cas de nos machines pilotes (Etuves Celester), voici l’architecture suivi pour la
sauvegarde de leurs données :
Figure 50: Architecture sauvegarde
Figure 51: Architecture sauvegarde
Le réseau industriel et le réseau informatique sont séparés logiquement et physiquement à
travers des switchs industriels.
Le PC de supervision :
Il contiendra une application qui va :
Tracer des courbes représentant l’évolution de la température au cours du cycle.
Enregistrer des informations sur chaque lot effectué par les 2 Etuves (Date/heure de
début et de fin cycle, Succès/Echec du cycle, N° de lot, Nom de l’opérateur…)
Le PC de sauvegarde :
Il contiendra :
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 92
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
La même application que celle sur le PC de supervision (application de redondance)
en cas de panne de l’un des PCs.
Un logiciel utilitaire à Windows qui va transmettre les données et graphes enregistrés
vers le Data Center.
Le Data Center :
Le serveur informatique central contiendra Une application de sauvegarde pour la gestion des
données de toutes les machines de la Smart Factory.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 93
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Conclusion Générale
L’industrie pharmaceutique marocaine représente un secteur économiquement très prometteur
et florissant. Recourir davantage à l’utilisation des technologies de l’industrie 4.0 dans ce
sens permettrait de tirer profit de ce domaine de manière plus efficiente et plus rentable.
On peut conclure que ce stage de fin d’études nous a donné une occasion opportune nous
permettant de confronter l’acquis théorique à l’environnement pratique. Cette expérience a
enrichi nos capacités d’analyse et de synthèse, et nous a permis de renforcer nos
connaissances autant technique que managérial , Les six mois de stage au sein du département
système d’informations de PHARMA 5, ont constitué pour nous une excellente expérience
dans le monde professionnel.
Notre travail consistait à centraliser les données des différentes machines de la SmartFactory.
Pour ce faire on a commencé le travail sur des machines pilote. La première phase du projet
consistait à faire l’automatisation et la supervision de deux Etuves de Laboratoire, et la
deuxième phase, à les mettre en un réseau et de sauvegarder leurs données.
Les machines sur lesquelles on a travaillé respectent désormais les règlementations
pharmaceutiques vu que les données sont devenues exactes, fiables, complètes et aussi
accessibles au niveau du système d’informations.
Cette richesse de données constitue la fondation sur laquelle on peut se baser pour migrer vers
les nouvelles technologies telles que : la prédiction des pannes, la visualisation des données
machines en temps réel, le contrôle des systèmes cyber-physiques à distance.
La prochaine étape sera l’implémentation de cette solution sur le reste des machines de le
l’unité de production SMARTFACTORY.
Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 94
Ingénierie des Systèmes Electriques et Systèmes Embarqués
Bibliographie
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Rapport PFE MABROUK Anas – FANHARRA Khaoula 95
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Annexes
Programme API :
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