Modélisation des Actions Mécaniques PFS
Modélisation des Actions Mécaniques PFS
(COURS)
X IJ LP , IJ
R(I → J )
u F(I → J ) = = YIJ M P , IJ
F
M ( P , I → J )
P YIJ N P , IJ
P, x , y , z
( )
A
A C R= [Link]
Surface S surface
Pression p MA =
P syst
( AP df ) ( P)
d
y
dS dN=[Link]=[Link]
B (S2)
x
N1→2 F1→2 r
cône de dT=[Link]
frottement n Re
T1→2 Ri
I
(S1)
G1
B0→1
N0 →1
T 0→1 B
A P1
Table des matières
Modéliser une action mécanique. Modèle local (densités linéique, surfacique et volumique d'effort).
Actions à distance et de contact.
Modèle global.
Passage d’un modèle local au modèle global.
Frottements sec (lois de Coulomb) et visqueux.
Résistance au roulement et au pivotement.
Torseur des actions mécaniques transmissibles.
Torseur d’une action mécanique extérieure.
Torseurs couple et glisseur.
Simplifier un modèle de Associations de liaisons en série et en parallèle.
mécanisme. Liaisons équivalentes (approches cinématique et statique).
Conditions et limites de la modélisation plane.
PRÉSENTATION DU COURS :
Afin de concevoir un système ou vérifier qu’il répond bien aux attentes de ses
utilisateurs, il faut s’intéresser aux actions mécaniques auxquelles ce système est
soumis afin de:
- dimensionner les pièces qui le composent et prévoir leurs déformations ;
- déterminer certaines caractéristiques des actionneurs pour maintenir le système
à l’équilibre ou pour l’accélérer ;
- déterminer les équations dynamiques du mouvement (PFD, en deuxième année).
Introduction
On appelle action mécanique, tout phénomène qui permet de maintenir un système
immobile, de modifier le mouvement d’un système, ou de déformer un corps.
Les actions mécaniques (ou « efforts ») sont de deux types : force (AM qui tend à faire
translater un système dans une direction) et moment (AM qui tend à faire tourner un
système autour d’un axe).
Les AM s’exercent toujours sur des surfaces ou des volumes (pouvant être de très
faibles dimensions ou non). Mais on les modélisera souvent par leur équivalent global
qui sera un vecteur force (« résultante ») et un vecteur moment en un point, et qui est
tout à fait équivalent pour l’application du PFS et du PFD (Principe Fondamental de la
Dynamique). Attention toutefois car les équivalents globaux des actions mécaniques
réelles (locales, réparties) ne sont une bonne approximation que loin de la zone
d’application de ces efforts, lorsque l’on souhaite déterminer les contraintes et
déformations locales dans le matériau (cf. cours de RdM de 2e année).
C
Ressort 2
B2→1
Solide 1
B B
G G A 0→1
A Bâti 0 A
P1
MA,0→1
Solide 1 isolé
Avec bilan des actions mécaniques
extérieures (BAME) graphique.
La droite support (ou droite d’action) d’une force est la droite (infinie) parallèle à la
direction et passant par le point d’application.
Afin d’appliquer le PFD (ou le PFS) à un système, les points d’application exacts des
résultantes ne sont pas indispensables, la droite d’action de la résultante suffit. On dit
alors qu’une force est un glisseur (cf. cours sur les torseurs).
M B,I →J = M A,I →J + BA RI →J A
A
Si l’on connait le point d’application (ou la droite support) de
la résultante RI →J (par exemple le point A), alors on sait
que le moment M A, I →J est nul et on peut connaître le d
y
moment M B,I →J en n’importe quel point B.
B M B ( A)
• Théorème du bras de levier (ne permet que de déterminer
x
la norme du moment dû à une force) : M B ( A) = A d
avec le bras de levier d (en m) : distance entre la droite d’action de A et le point B
La droite support du moment est l’axe autour duquel la force tend à faire
tourner, elle est à la fois perpendiculaire à la force et au bras de levier.
Le sens du moment est le sens de rotation vers lequel la force tend à faire
tourner autour de B (cf. règle du tire-bouchon ci-contre).
Le th. du bras de levier n’est à utiliser que dans les cas où le bras de levier est évident !
Exemple d’utilisation du théorème du bras de levier - Renversement d’une grue de chantier :
y Objectif : Déterminer la masse max m2 soulevable avant
basculement. En limite de basculement on a A0→1 = 0 .
grue 1 ; masse m1
BAME sur {1+2} : 3 forces verticales :
G2
charge 2 •
masse m2
G1
•
• Glisseur : c’est un torseur des AM dont le moment est nul en un point (en fait suivant E
une droite, qui est la droite support de la résultante). C’est donc une force ponctuelle
(ou résultante).
Exemples de glisseur :
- Toute force ponctuelle peut être modélisée par un glisseur, car son moment RI →J
est nul en son point d’application (et en tout point de sa droite d’action). C D
R ( I → J )
R ( I → J ) R ( I → J )
F(I → J ) = = =
0 D 0 E CD R ( I → J ) C
- Un ensemble de forces réparties peut être modélisé par un glisseur uniquement s’il existe
un point particulier où le moment résultant de toutes ces forces est nul (c’est le cas du
centre de gravité pour le poids – cf. chapitre 6.1).
FV − FM
z
y
y
x
Moteur CC Eolienne Clé en T
Modélisation des actions mécaniques & PFS 1) Modélisation des actions mécaniques page 4/31
Ces deux torseurs (en C ou B) sont équivalents d’un point de vue global, et
représentent les actions mécaniques que le système 2 exerce sur le système 1 :
« tendance à faire translater dans la direction, sens et intensité de la force R 2→1 ; B
C2→1
et tendance à faire tourner autour de l’axe ( B, z ) selon le moment M B ,2→1 . M B ,2→1
⃗⃗⃗⃗
𝐹2
Autre exemple de torseurs équivalents (couple) :
A C
d
B
d
⃗⃗⃗
𝐹1
1.5) Principe de réciprocité des A.M (ou principe des actions mutuelles)
Si un système I exerce sur un système J une action mécanique, alors le système J
exerce sur le système I une action mécanique exactement opposée.
FJ →I = − FI → J et M P , J → I = − M P , I → J
Ou sous forme de torseur : P F ( J → I ) = − P F ( I → J ) P
C
Ressort 2
Solide 1
B Ressort 2
B B2→1 Réciprocité
des AM
G B
A Bâti 0 G A 0→1
A
P1
MA,0→1
Solide 1 Bâti 0
A
Solide suspendu à un ressort, sur un plan incliné parfait – réciprocité des A.M
Modélisation des actions mécaniques & PFS 2) Quelques actions mécaniques simples page 5/31
Nota :
• Le couple moteur est réciproque (comme toute action mécanique), c’est-à-dire que le
rotor exerce lui-aussi ce couple (au signe près) sur le stator ;
• Il y a toujours, en plus du couple moteur, une liaison pivot entre un stator et un rotor ;
• Tout ceci est aussi vrai pour les autres moteurs (thermiques, pneumatiques…).
Modélisation des actions mécaniques & PFS 2) Quelques actions mécaniques simples page 6/31
2.3) Force de pression à pression constante, sur une surface plane, sans frottement
- Point d’application : centre de
poussée (centre géométrique de la n
surface plane si p = constante) ; F
- Direction : perpendiculaire à la surface
plane (s’il n’y a ni frottement ni
adhérence) ;
- Sens : Les systèmes ne peuvent que se C
« pousser » au niveau d’un contact ; Surface
- Norme : F = p.S (F en N ; p pression projetée S
en « Pascal » Pa ; S surface de contact,
projetée plane ⊥ 𝑛⃗, en m²) Pression p
Autres unités de pression, non SI : 1 bar = 10 Pa
5
♦ Les actions mécaniques dues à des pressions non constantes, et/ou s’exerçant sur des
surfaces non planes, avec ou sans frottement, sont étudiées au chapitre 4.4 (« du
local au global »)
Modélisation des actions mécaniques & PFS 2) Quelques actions mécaniques simples page 7/31
Attention, parfois on peut utiliser une modélisation un peu plus complexe d’un
ressort en tenant compte de sa force de décollement F0 : F = k.ΔL + F0
On se fiera évidemment à l’énoncé et au dossier technique fourni. Si rien n’est
fourni, on prendra la formule la plus simple (F=k.ΔL).
hélicoïdal : spirale :
Exemple 2 : torseur des actions transmissibles au centre d’une liaison pivot d’axe (A, z )
T R
ddl :
0
0
0
0
Torseur des A.M transmissibles : F (I → J) =
0 1 A ( x , y , z )
La différence entre ces deux liaisons est par exemple un épaulement pour réaliser
l’arrêt en translation du pivot. C’est cet épaulement qui pourra faire transiter la force
axiale entre les deux solides.
Le tableau des actions mécaniques transmissibles dans les liaisons parfaites vous
a déjà été donné lors du cours sur la cinématique.
On peut écrire la relation précédente avec les éléments de réduction des torseurs :
{𝑇2→1 } ⊗ {𝑉2⁄1 } = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅2→1 . ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⏟ 𝑉𝑂(2⁄1) + ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω2 . 𝑀 𝑂(2→1) =0
⏟1
𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑′ 𝑢𝑛𝑒𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒
𝑠𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑒 𝑒𝑛 𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑′ 𝑢𝑛 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡
𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑢𝑟 𝑢𝑛 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑒 𝑒𝑛 𝑟𝑜𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
Cela se traduit par une puissance dissipée par la liaison qui est nulle, en l’absence de
frottements, donc sous l’hypothèse de liaison parfaite.
Modélisation des actions mécaniques & PFS 2) Quelques actions mécaniques simples page 9/31
X LP, IJ X IJ −
IJ
Exemple1 : Problème plan, de plan ( x, y ) : F ( I → J ) = YIJ M P,IJ = YIJ −
Dans la base ( x , y, z ) :
Z IJ N P,IJ − N P, IJ
P
P
Exemple 2: torseur des actions transmissibles au centre d’une liaison pivot glissant d’axe (O, z )
X IJ LO,IJ
A.M transm. 3D : F ( I → J ) = YIJ M O,IJ => Pb plan (x,y) : F (I → J ) =
( x , y, z )
Dans la base :
0 0 O O
Le trait noté dans le torseur des A.M transmissibles est équivalent à un 0 (zéro). Dans les
calculs, il faut le prendre à 0. On note un trait pour signifier qu’on ne s’intéresse pas à
cette composante (“elle n’existe pas” dans un problème plan), mais un 0 est OK.
3e partie :
Principe Fondamental de la Statique
(PFS)
3.1) Énoncé du Principe Fondamental de la Statique (P.F.S.)
Si un système matériel S est en équilibre dans un repère galiléen, alors :
- la somme des forces extérieures est nulle (théorème de la résultante statique) ;
- la somme des moments extérieurs est nulle (théorème du moment statique).
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑖→𝛴 = ⃗0 𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 (𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑟é𝑠𝑢𝑙𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑠𝑡 𝑛𝑢𝑙𝑙𝑒)
𝑖
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴(𝑖→𝛴) = ⃗0 𝑇ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 𝑑𝑢 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 (𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑒𝑥𝑡é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑠𝑡 𝑛𝑢𝑙𝑙𝑒)
{ 𝑖
♦ Équations du PFS :
Dans un problème 3D, le PFS donne 6 équations scalaires :
3 équations de force
+ 3 équations de moment.
Dans un problème plan, le PFS donne 3 équations scalaires :
G1
B0→1
2 équations de force (deux composantes dans le plan) ; N0 →1
1 équation de moment (composante ⊥ plan).
♦ Remarques : B
- Un repère galiléen est un repère dans lequel le PFD/PFS T 0→1
s’applique… c’est-à-dire approximativement un repère
A P1
« fixe » (par rapport à la Terre pour les systèmes
industriels classiques), ainsi que tout repère en translation
rectiligne uniforme par rapport à un repère galiléen.
- Un système en équilibre (par rapport à un repère) est un
système immobile en tout point.
- Le PFS est un cas particulier du PFD (Principe Fondamental de la Dynamique) qui sera
vu en 2e année, et qui stipule, en gros, que si la somme des forces ou des moments
appliquées à un système n’est pas nulle, alors le système accélèrera (en translation
et/ou en rotation).
- On peut appliquer le PFS à des systèmes en mouvement, à condition que les effets
dynamiques soient négligeables devant les autres actions mécaniques. C’est le cas de
la plupart des systèmes qui se déplacent lentement tout en soulevant de grands efforts,
ou dont les masses inertielles sont très faibles.
♦ Réciprocité fausse :
La réciproque du PFS n’est pas toujours vraie. Si le torseur des A.M.
extérieures à un système est nul, le système n’est pas forcément en équilibre
(mais l’accélération de son centre de gravité sera nulle : cf. PFD).
Ex : Paire de ciseaux. Si l’utilisateur exerce 2 forces opposées sur les ciseaux,
le torseur des A.M. extérieures aux ciseaux est nul, mais le système n’est pas
en équilibre.
Modélisation des actions mécaniques & PFS 4) Chaînes de solides page 11/31
Figure générale d’un système Cas d’un vérin sur rotules, son
soumis à 2 forces poids propre étant négligé
𝐶𝐼 ⃗⃗⃗
D’où : ⃗⃗⃗⃗ 𝐹3 = ⃗0 : le support de ⃗⃗⃗
𝐹3 passe par I également.
On peut énoncer le résultat suivant (à appliquer sans démonstration !) :
Lorsqu’un système est en équilibre sous l’action de 3 forces (3 glisseurs) :
- la somme vectorielle de ces trois forces est nulle (elles sont donc coplanaires) ;
- et soit elles sont parallèles,
soit leurs 3 supports sont concourants au même point d’intersection.
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗
𝐹3 Σ ⃗⃗⃗
𝐹2
𝐹2
B
⃗⃗⃗ Support de FB
𝐹1 ⃗⃗⃗
𝐹1 A I
C
⃗⃗⃗
𝐹3
Figure générale d’un système Cas d’un vérin sur rotules, son
soumis à 3 forces poids propre n’étant pas négligé
Modélisation des actions mécaniques & PFS 4) Chaînes de solides page 12/31
3a) Application du P.F.S en résolution totale (à n’utiliser que si on cherche toutes les A.M) :
3a.1 Transporter tous les moments en un point commun (conseil : choisir le point
comportant le plus d'inconnues afin de simplifier les équations).
3a.2 Poser les équations du PFS :
Somme des résultantes = 0 => 3 équations (ou 2 dans un pb plan) ;
Somme des moments en un même point = 0 => 3 équations (ou 1 dans un pb
plan).
3a.3 Résoudre les équations et en déduire toutes les composantes des efforts.
Modélisation des actions mécaniques & PFS 4) Chaînes de solides page 13/31
vérin 2 → 1 : en B : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹2→1 = 𝐹𝑣 ⃗⃗⃗⃗ 𝑥2 recherché
pesanteur → 1 : en G1 : ⃗⃗⃗ 𝑃1 = −𝑚1 𝑔𝑧⃗⃗⃗1 négligeable car pb (𝐶, ⃗⃗⃗⃗
𝑥2 )
plan ⊥ ⃗⃗⃗
𝑧1
2e isolement : {1}
PFS sur 1 : Il y a un pivot suivant (A,𝑧⃗⃗⃗1 ) avec 5 A.M inconnues que l’on ne recherche pas. La seule
équation du PFS qui ne fasse intervenir aucune de ces 5 actions mécaniques est la somme des
moments autour de l’axe (A,𝒛 ⃗⃗⃗⃗𝟏 ) :
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝑨(𝟏̅→𝟏) . ⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝒛𝟏 = 𝟎 => (𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑧1 = 0
𝐴,𝑒𝑎𝑢→1 + 𝑀𝐴,0→1 + 𝑀𝐴,2→1 ). ⃗⃗⃗
avec : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴,𝑒𝑎𝑢→1 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑃,𝑒𝑎𝑢→1 + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝑃 ∧ −𝐹𝑒 𝑥
⃗⃗⃗1 = 𝑑1 ⃗⃗⃗⃗
𝑦1 ∧ −𝐹𝑒 ⃗⃗⃗
𝑥1 = 𝑑1 . 𝐹𝑒 . ⃗⃗⃗
𝑧1
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐴,0→1 = ⃗0 car centre d’un pivot parfait
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴,2→1 = 𝑀𝐵,2→1 + 𝐴𝐵 ∧ 𝐹𝑣 ⃗⃗⃗⃗ 𝑥2 = 𝑑2 ⃗⃗⃗⃗
𝑦1 ∧ 𝐹𝑣 ⃗⃗⃗⃗
𝑥2 = −𝑑2 . 𝐹𝑣 . 𝑐𝑜𝑠𝜃12 . ⃗⃗⃗
𝑧1
𝒅𝟏
d’où : 𝑑1 . 𝐹𝑒 − 𝑑2 . 𝐹𝑣 . 𝑐𝑜𝑠𝜃12 = 0 et donc : 𝑭𝒗 = 𝒅 . 𝑭𝒆
𝟐 .𝒄𝒐𝒔𝜽𝟏𝟐
Modélisation des actions mécaniques & PFS 4) Chaînes de solides page 15/31
a b
Exemple 3 : Grue de port
Paramétrage : C
d
Le vérin 1 est composé du corps y1 g
1a et de la tige 1b. G3
2
Hypothèses : problème plan, B
1b
liaisons parfaites, poids 1a 3
négligés sauf celui du bateau 3.
Objectif : Déterminer la force
c
0
R1→ 2 que doit exercer le vérin y0
θ
A D x0
sur le bras 2 pour maintenir la A
grue en équilibre.
Sur le graphe de structure :
identifier la seule action mécanique connue ;
identifier où se situe l’action mécanique recherchée. Fil d’axe Pesanteur
(C,y0)
Isolements successifs à réaliser : 3
2
1) Système soumis à 2 forces : Isoler le vérin {1a+1b} Pivot d’axe (B,z)
et en déduire …
Pivot 1b
2) Isoler … d’axe
(A,z) Pivot glissant
et en déduire R1→ 2 en appliquant l’équation : … Fluide d’axe (B,y1)
1a
0
Résolution : … Pivot d’axe (D,z)
Modélisation des actions mécaniques & PFS 4) Chaînes de solides page 16/31
NS =
ES =
m=
h=
Solution pour le rendre isostatique : monter le vérin sur deux rotules => h =
car : NS = ES = m=
mobilités internes :
Modélisation des actions mécaniques & PFS 4) Chaînes de solides page 17/31
Deux cas élémentaires sont possibles (toute liaison est une combinaison de ces deux cas) :
a) Liaisons en série
L12 L20 L10
1 2 0 1 0
Dans le cas de liaisons en série, si une des liaisons ne peut pas transmettre une action mécanique
donnée, alors la liaison équivalente ne pourra pas transmettre cette action mécanique. Ainsi chaque
action mécanique transmissible par l’ensemble doit être transmissible par chaque liaison
intermédiaire en série, et on en déduit que le torseur des AM transmissibles équivalent est égal à
chaque torseur des AM transmissibles par chaque liaison en série :
F ( ) = F ( ) = F ( )
L10 L12 L 20 (à écrire en un même point de réduction).
L2/0 : Appui plan de normale 𝑛⃗ (écrit en n’importe quel point de l’espace donc on choisira …:
centre de la liaison que l’on doit trouver au final) : F =
2→0
…
Modélisation des actions mécaniques & PFS 4) Chaînes de solides page 18/31
b) Liaisons en parallèle
L1
Leq10
1 0 1 0
L2
Dans le cas de liaisons en parallèle, il suffit qu’une liaison permette de transmettre une AM pour que
la liaison équivalente le puisse. Le torseur des AM transmissibles équivalent est donc la somme des
torseurs des AM transmissibles de chaque liaison :
F ( = F ( )+ F ( )
Leq10 ) L1 L2 (à écrire en un même point de réduction).
Nota : Il y a 6 efforts inconnus (Y1, Y2, Z1, M1, N1 et N2) mais seulement 5 efforts sont
transmissibles, ce qui signifie qu’on ne pourra pas déterminer tous les efforts : ici on pourra
obtenir (N1 + N2) mais pas comment ces deux moments se répartissent entre les deux liaisons. Ce
système est donc hyperstatique de degré 1.
Modélisation des actions mécaniques & PFS 5) Quelques actions mécaniques complexes page 19/31
Roue 1
(menante)
F12 α
R12
T12 Roue 2
(menée)
L’action mécanique transmise entre deux roues dentées engrenant est modélisée par une
force dont le support est la ligne d’action.
Pour les dentures normalisées, la ligne d’action d’une roue dentée est inclinée selon un
angle de pression valant α = 20° par rapport à la tangente aux cercles primitifs.
Force transmise de 1 sur 2 : F12 = T12 + R12
T : composante tangentielle, transmet le couple C tel que : T = 2.C / d
(d : diamètre primitif) ;
R : composante radiale (les roues « appuient l’une sur l’autre »), tel que R = T .tan
Modélisation des actions mécaniques & PFS 5) Quelques actions mécaniques complexes page 20/31
Force transmise : F = A + T + R
T : composante tangentielle, transmet le couple C : T = 2.C / d ;
R : composante radiale (les roues « appuient l’une sur l’autre »),
tel que R = Fi .tan = (T / cos ) .tan ;
A : composante axiale, tel que A = T .tan
♦ Pignon-crémaillère (à connaître) :
R α F
T
Force transmise : F = A + T + R
T : composante tangentielle, transmet le couple C tel que : T = 2.C / d ;
R : composante radiale, tel que R = Fi .cos = T .tan .cos ;
A : composante axiale, tel que R = Fi .sin = T .tan .sin
Modélisation des actions mécaniques & PFS 5) Quelques actions mécaniques complexes page 21/31
(S2) N1→2
n
M IN,1→ 2
M IT,1→ 2
(S1)
Les A.M transmissibles dans un contact ponctuel avec frottement sont toutes possibles :
N .n + T1→2 .t
1→2 = N 1→2
M I ,1→2 .n + M I ,1→2 .t ' I
T
T1→2
n
0
I
F1→2
(S1) N1→2
T1→2
Non-glissement
Dans de nombreux cas d’application, on se placera dans le cas limite d’adhérence (ou
« équilibre strict »), car on trouvera ainsi les actions mécaniques limites, à ne pas
dépasser pour ne pas que le système entre en glissement. Dans ce cas, le système est
encore en adhérence donc on peut lui appliquer le PFS, et on connait la valeur de la force
d’adhérence : T1→2 = f . N1→2 .
Modélisation des actions mécaniques & PFS 5) Quelques actions mécaniques complexes page 23/31
Exemples : tiroir qui coince, cale sous une porte, serre-joint de menuisier, roue libre à billes
ou à rouleaux, système vis-écrou irréversible, système roue et vis sans fin irréversible, etc.
(2)
Le PFS s’applique à (2), donc les trois
supports de F , I1→ 2 et I '1→2 se
L
Une résultante globale R d’une force locale (élémentaire) df (en N) s’exprime ainsi :
L
- Densité linéique f l (en N/m) : R= df = f l .dl
ligne 0
fl
M Force locale : df ( M ) = fl .dl
M
l dl
L
MA, I → J =
système
d MA, I → J =
sur tous les points M du système (J)
(dM
M ,I →J + AM df I →J ( M ) )
Lorsque le système n’est soumis qu’à des forces élémentaires, et à aucun moment
élémentaire (ce qui est pratiquement quasiment toujours le cas), alors le moment global en
A est :
MA, I → J =
sur tous les points M du système (J)
( AM df I →J (M ) )
M
O dx
x
L
y
x
L
Ainsi son moment en O est : MO ,plongeurs→plongeoir = OC Rplongeurs→plongeoir = x − L..g. y
2
L2
Et donc : MO ,plongeurs→plongeoir = − ..g.z
2
Modélisation des actions mécaniques & PFS 5) Quelques actions mécaniques complexes page 27/31
b
ces-derniers (plus simples).
dS
Coordonnées cartésiennes M(x,y) : dS = [Link] M
y
O
Mais attention aux bornes d’intégration : une des x
x
variables (par exemple y) va être bornée en fonction de
a
l’autre. Dans l’exemple ci-dessus, la borne maximale de
b
y dépendra de x : ymax = x
a
Il conviendra alors d’intégrer d’abord suivant y puis suivant x, car le résultat de l’intégrale
suivant y amènera l’apparition de la variable x.
Remarque : ne pas oublier que le centre de gravité d’un triangle homogène est situé à
l’intersection de ses trois médianes et au tiers de la longueur de ces médianes. Dans le
triangle rectangle illustré ci-dessus, cela signifie que le centre de gravité se situe en
2 1
OG = a.x + b. y
3 3
y ur
♦ Surface plane circulaire (disque) : r.d
dS = r.d .dr
Coordonnées cylindriques M(r,) : d
r dr
M
dS = r.d .dr O
x
Exemple : Déterminer la position du CdG d’un demi-disque homogène de rayon R (cf. schéma ci-dessus).
La masse surfacique du demi-disque sera notée μ.
Résolution : On note une symétrie (en géométrie et masse) selon l’axe ( O, y ) , donc : OG = yG . y .
r. ( cos .x + sin . y ) ..r.d .dr
R
[Link] = OM .dm = [Link] ..dS =
0 0
R
.R 2 r3 2
r . − cos 0 .dr = . y.2. = .R 3. y
R R
.OG = . y. r .sin .d .dr = . y.
2 2
2 0 0 0
3 0 3
4
Et donc : OG = R. y
3
Modélisation des actions mécaniques & PFS 5) Quelques actions mécaniques complexes page 28/31
surface z
♦ Surface cylindrique :
cylindrique z
Coordonnées cylindriques M(,z) : d
dS = R.d .dz dz dS=R.d.dz
M R.d
O
♦ Surface sphérique : R
Coordonnées sphériques M(,ψ) : x y
u
dS = [Link] .d .d
ur
Attention ψ est compris entre 0 et π,
alors que est compris entre 0 et 2 π.
surface z u
z u y
sphérique ur
ψ
u M
d
R.d d [Link] .d
R M
R u ur [Link]ψ
M x
O O [Link]ψ O
u
Variation de ψ : Variation de : M se
x y
M se déplace de R.d déplace de [Link] .d
u
Au final : dS = R.d .[Link] .d = R 2 .sin .d .d
ur
♦ Volume sphérique :
Coordonnées sphériques M(ρ,,ψ) :
dV = [Link] .d .d .d
volume z u
z u z u y
sphérique ur
ψ
u M
d
.d d d .sin .d
ρ ur ρ M ur ρ.sinψ M
ρ M u u x
O O ρ.sinψ O O
u
y
Variation de ψ : Variation de ρ : Variation de : M se
x
M se déplace de .d M se déplace de dρ déplace de .sin .d
u
ur Au final : dV = .d .d . .sin .d = 2 .sin .d .d .d
Modélisation des actions mécaniques & PFS 5) Quelques actions mécaniques complexes page 29/31
- sa cote z de … à… .
En faisant varier de façon infinitésimalement petite les coordonnées de M (θ varie d’une
valeur dθ, et z d’une valeur dz) on fait parcourir à M une surface élémentaire
dS = …
Ainsi, le torseur des actions mécaniques locales (ou élémentaires) de 2 sur 1 s’écrit :
dF2→1 =
dF ( 2 → 1) =
M
dM M ,2→1 =
dM O ,2→1 =
avec : ur = et u =
+sin +sin
… => F2→1 = − p0 .R.e. .x + f . p0 .R.e. .y
2 2
Remarques : frottement non influant sur 𝑥 (cette composante est uniquement due aux vérins) ;
la résultante totale des deux mâchoires 2 et 2’ sur la roue 1 sera nulle, par
symétrie de la 2e mâchoire => couple pur sur 1 : F ( 2 & 2 ' → 1) = torseur couple.
Démo : P syst
[Link] =
P syst
( PA + AG ) .dm = P syst
[Link] +
P syst
[Link] = 0
♦ Symétries :
Le centre de gravité d’un système se trouve sur ses éléments de symétrie en masse :
la masse doit être répartie identiquement de part et d’autre de l’élément de symétrie,
c’est-à-dire qu’il faut à la fois respecter la symétrie géométrique, et celle de la masse
volumique.
λ3=14kg/m
Exemple 1 : Déterminer le centre de gravité d’un solide A x
composé de trois éléments : deux boules pleines 1 et 2 de O
rayon r = 10cm séparées par une tige 3 de longueur L = 1m : ρ1=6000kg/m3 ρ2=3000kg/m3
Rappel : volume d’une sphère = 4/3.π.r3
Résolution : ( m1 + m2 + m3 ) .OGA = m1.OG1 + m2 .OG2 + m3 .OG3
G1 et G2 sont aux centres des sphères et G3 au centre de la tige (symétries). De plus mi = ρ[Link]ère et m3 = λ3.L
4 L 4
− . .r 3 .1.r + 3 .L. + . .r 3 . 2 . ( L + r ) −24 0,1 + 14 0,5 + 12 1,1 17,8
OGA = 3 2 3 .x .x = .x 0,36.x
4
. .r . ( 1 + 2 ) + 3 .L
3 24 + 12 + 14 50
3