Étude des Composants en Fibre Optique
Étude des Composants en Fibre Optique
Mémoire
Présenté pour obtenir le diplôme de Magister en Télécommunications
OPTION: Télécommunications
Par
BOUMAKH Yassine
Thème
Devant le Jury :
SESSION 2012
A mes chères enfants
Rayane
Redah
Sabah
Remerciements
La personnalité marquante de Monsieur Rachid HAMDI, et son savoir on fait que je me suis
intéressé à la télécommunication par fibre optique.
Il a su me faire découvrir ce passionnant domaine de recherche, en prodiguant conseils et
encouragement, je suis très sincèrement reconnaissant envers lui.
Monsieur Abdel Hani BOUKROUCHE, professeur à l’université 8 mai 1945 a bien voulu
assurer la présidence du jury de cette mémoire. Je le prie de trouver ici l’expression de ma
respectueuse reconnaissance.
Je ne saurai oublier dans ces remerciements mes parents, mes frères et sœurs pour leur
compréhension, leur aide et l’affection constante qu’ils n’ont cessé de me témoigner. Qu’ils
trouvent ici l’expression de ma très profonde gratitude.
Je tiens à présenter mes reconnaissances et mes remerciements à ma femme qui n'a jamais
cessé de me soutenir pour que je puisse finir mes études et à qui je voudrais exprimer mes
affections et mes gratitudes.
Enfin, j'adresse mes plus sincères remerciements à Hallasi Abderezak, Harat Hocine, et à tous
mes proches et amis, qui m'ont toujours soutenu et encouragé au cours de la réalisation de ce
mémoire. Merci à tous et à toutes.
اﻟﻤﺴﺎھﻤﺔ ﻓﻲ دراﺳﺔ أﺟﮭﺰة وﻣﻜﻮﻧﺎت ﻟﺸﺒﻜﺎت اﻷﻟﯿﺎف اﻟﺒﺼﺮﯾﺔ اﻟﻤﻀﺒﻄﺔ
:
ﯾﺘﻤﺤﻮر ﻋﻤﻠﻨﺎ ﻓﻲ ﺛﻼﺛﺔ ﻣﺤﺎور رﺋﯿﺴﯿﺔ .اﻟﻤﺤﻮر اﻷول ﯾﮭﺪف اﻟﻰ ﻋﺮض ﻃﺮﯾﻘﺔ ﻣﻌﺎﻟﺠﺔ ﻣﺮﺷﺤﺎت ﻣﺰدوج
اﻻﻧﻜﺴﺎرﯾﺔ ﺑﻮاﺳﻄﺔ ﻃﺮﯾﻘﺔ ﺗﻮﻟﯿﻒ اﻟﻤﺮﺷﺤﺎت ﻣﺤﺪودة اﻷﺳﺘﺠﺎﺑﺔ .ﻷﻧﮫ ﯾﻘﻮم ﻋﻠﻰ ﺗﻘﺮﯾﺐ ﺑﻮاﺳﻄﺔ ﺧﻮارزﻣﯿﺔ رﯾﻤﺰ
أن ﯾﻮﻓﺮ ﻣﺴﺘﻮى أﻓﻀﻞ ﻣﻦ اﻟﻔﺺ اﻟﺠﺎﻧﺒﻲ ﺑﺎﻟﻤﻘﺎرﻧﺔ ﻣﻊ ﺗﻘﺮﯾﺐ ﺑﻮاﺳﻄﺔ ﺳﻠﺴﻠﺔ ﻓﻮرﯾﻲ وﺑﺘﺤﻜﻢ ﻓﻲ زواﯾﺎ اﺗﺠﺎه
اﻟﻤﯿﻞ ﻟﻮﺣﺎت ﻣﺰدوج اﻻﻧﻜﺴﺎرﯾﺔ اﻟﻤﺨﺘﻠﻔﺔ اﻟﻤﻜﻮﻧﺔ ﻟﻠﻤﺮﺷﺢ .ﻛﻨﺎ ﻗﺎدرﯾﻦ ﻋﻠﻰ ﺣﺴﺎب ﻋﻠﻰ ﺳﺒﯿﻞ اﻟﻤﺜﺎل اﻟﻌﻨﺎﺻﺮ
اﻟﻤﺨﺘﻠﻔﺔ ﻟﺘﺸﻜﯿﻞ ﻣﺮﺷﺢ وﺟﻮد ﻋﺮض اﻟﻨﻄﺎق اﻟﺘﺮددي ﻣﻦ 10ﺟﯿﻐﺎھﯿﺮﺗﺰ دو ﻣﺴﺘﻮى ﻣﺴﻄﺢ .اﻟﻤﺤﻮر اﻟﺜﺎﻧﻲ
ﻓﯿﺘﻌﻠﻖ ﺑﻤﻌﺎﻟﺠﺔ ﻣﺮﺷﺢ ﻣﺰدوج اﻻﻧﻜﺴﺎرﯾﺔ ﻻﺳﺘﺨﺪاﻣﮫ ﻛﻤﻌﻮض اﻟﺘﺸﺘﺖ .ﻛﻤﺜﺎل ﻋﻠﻰ وﻇﯿﻔﺔ ﺗﺸﺘﺖ ﻣﻊ ﻣﻌﯿﺎر ﺗﺄﺧﺮ
ﻣﺠﻤﻮﻋﺔ اﻟﻘﻄﻌﻲ أﻗﻞ ﻣﻦ 4ﺑﯿﻜﻮ ﺗﺎﻧﯿﺔ ﻣﻦ ﻋﺮض اﻟﻨﻄﺎق اﻟﺘﺮددي دو 10ﺟﯿﻐﺎھﯿﺮﺗﺰ ﻣﻊ اﻣﻜﺎﻧﯿﺔ ﺗﺤﻤﻞ اﻟﺘﺸﺘﺖ
اﻟﺘﺮاﻛﻤﻲ ﯾﻔﻮق 2000ﺑﯿﻜﻮ ﺗﺎﻧﯿﺔ/ﻧﺎﻧﻮﻣﺘﺮ و ﺗﻮھﯿﻦ ﯾﻘﺪر ب 0.1دﯾﺴﺒﯿﻞ أﻣﺎاﻟﻤﺤﻮر اﻷﺧﯿﺮ ﻓﯿﺸﯿﺮ إﻟﻰ دراﺳﺔ ﻣﺎﻧﻊ
اﻟﻄﻮل اﻟﻤﻮﺟﻲ وھﻮ ﺟﮭﺎز ﻣﮭﻢ ﯾﻤﻜﻦ اﺳﺘﻌﻤﺎﻟﮫ ﻓﻲ أﻧﻈﻤﺔ اﺿﺎﻓﺔ/اﻗﺘﻄﺎف ﺿﻮﺋﻲ ﻣﻀﺒﻄﺔ
اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﺮﺋﯿﺴﯿﺔ:
ﺷﺒﻜﺎت اﻻﺗﺼﺎﻻت اﻟﺒﺼﺮﯾﺔ واﻟﻀﻮﺋﯿﺔ – ﻧﻈﺎم ﻣﺘﻌﺪد ارﺳﺎل اﺿﺎﻓﺔ/اﻗﺘﻄﺎف ﺿﻮﺋﻲ -ﻣﺎﻧﻊ أﻃﻮال اﻟﻤﻮﺟﺎت-
ﻣﺒﺪل ﺿﻮﺋﻲ -ﻣﺮﺷﺢ ﻣﺴﺘﻘﻄﺐ – ﻟﻮﺣﺔ ﻣﺰدوج اﻷﻧﻜﺴﺎرﯾﺔ – ﺑﻠﻮر ﺳﺎﺋﻞ
Contribution to the Study of Devices and Components for the networks with
Reconfigurable Optical Fiber
Abstract:
The topic under the magister is the study of devices and components for the
networks to fiber optic reconfigurable. Our work is articulated around three main
axes. The first axis aims to expose a method of synthesis of birefringent filters by the
method of synthesis of Finite Impulse Response filters. It is based on approximation
by Remez algorithm that provides a level of side lobe compared to the best
approximation by series of fourrier and on the orientation angles of orientation of
different birefringent plates constituting the filter. We were able to calculate for
example the different elements forming a bandpass filter having a bandwidth of 10
GHz with a flat magnitude. The second axis relates to the synthesis of a birefringent
filter used as a dispersion compensator. We then synthesized as an example of
dispersion function with a standard hyperbolic group delay less than 4 ps over a
bandwidth of 10GHz and tolerating a cumulative dispersion up to 2003 ps / nm with
an attenuation of 0.1 dB. The last line refers to the study of a wavelength blocker is an
important device used as a reconfigurable subsystem within ROADMs.
Keywords :
Résumé
Mots-Clefs
1.1 Introduction 4
1.2 Différents types de réseaux de Télécommunications optiques 4
1.2.1 Réseaux de Télécommunications optiques longue distance 5
1.2.2 Réseaux de Télécommunications optiques métropolitains 5
1.2.3 Réseaux de Télécommunications optiques d’accès 7
1.3 Propagation de la lumière dans la fibre optique 8
1.3.1 Présentation générale des fibres optiques 8
1.3.2 Principaux effets non linéaires dans les fibres optiques 11
1.3.3 Atténuation dans la fibre 12
1.3.4 Dispersion Chromatique 13
1.3.5 Effet de la Dispersion Chromatique 15
1.3.6 Dispersion de mode de Polarisation 15
1.4 Les Principaux Composants d’un Système de transmission WDM 16
1.4.1 Amplificateur Optique 16
1.4.2 Egaliseur Dynamique de Gain (DGE) 16
1.4.3 Egaliseur Dynamique de Cannaux (DCE) 17
1.4.4 Fibre de Compensation de Disperssion 17
1.4.5 Les Isolateurs 17
1.4.6 Les Coupleurs Optiques 17
1.4.7 Les Filtres Optiques 18
1.4.8 Les Multiplexeurs Optique à Insertion/Extraction Reconfigurable
(ROADM) 18
1.5 Différents Implémentation des ROADM 21
1.5.1 ROADM basé sur un WB 21
1.5.2 ROADM basé sur un WSS 22
1.5.3 ROADM basé sur un WXC 24
1.6 Conclusion du chapitre 1 25
A
2.3 Différents éléments constitutifs d’un filtre biréfringent 33
2.3.1 Polariseur 33
2.3.2 Lame biréfringente 34
2.4 Description mathématique des phénomènes liés à l’état de polarisation 35
d’une onde optique
2.4.1 Introduction 35
2.4.2 Représentation de la polarisation à partir du formalisme de Jones 37
[Link] Vecteur de Jones 38
[Link] Matrice de Jones 39
[Link] Cas d’une lame biréfringente entre polariseur/analyseur 41
2. 5 Filtres biréfringents 41
2.5.1 Paramètres et caractéristiques 41
2.5.2 Filtres de LYOT 43
2.5.3 Filtre de SOLC 46
2.6 Réponse impulsionnelle d’une série de lames biréfringentes 49
2.7 Conclusion du chapitre 2 52
B
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB) 91
C
Introduction Générale
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Introduction
1
Introduction Générale
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qui est celui de la longueur d’onde [3]. Pour toutes ces raisons, les opérateurs à travers le
monde commencent à reconnaître la nécessité de disposer et de généraliser l'utilisation des
OADMs reconfigurables (ROADMs). Le ROADM permet le contrôle à distance de
l’extraction, l’insertion et la transmission express des longueurs d’onde en s'affranchissant
de toute conversion. Le ROADM permet une connectivité élevée (any-to-any connectivity)
et offre un degré de flexibilité au niveau de la couche optique. Ceci contribue
considérablement à la réduction des dépenses opérationnelles liées à la maintenance et
l’exploitation. Ils représentent donc la solution idéale pour les réseaux actuels parce qu’ils
permettent alors:
une activation simple et rapide des services à travers une couche optique complètement
automatisée.
une configuration flexible et agile du réseau permettant ainsi de s'adapter aux nouvelles
exigences.
une meilleure rentabilité quand à l’utilisation de la bande passante en éliminant les
bandes passantes inutilisées.
Plusieurs architectures ont été proposées pour la réalisation des systèmes ROADMs. Parmi
celles-ci, nous pouvons citer l’architecture à base de sous-système bloqueur de longueurs
d’onde (WavelengthBlocker, WB) et de commutateur sélectif de longueur d’onde
(WavelengthSelectif Switch, WSS). Les WB et les WSS doivent répondre à certaines
spécificités à savoir : -disposer d’une fonction de filtrage la plus large possible pour ne pas
filtrer la puissance significative de la densité spectrale de puissance du signal porté par la
longueur d’onde -disposer d’une fonction de filtrage la plus plate possible, dans la bande du
signal, avec un niveau d’ondulation (ripple en anglais) le plus faible possible – une isolation
suffisante pour éviter toute diaphotie (crosstalk en anglais) entre canaux. Cette isolation est
directement reliée à la forme relative de la fonction de blocage (qui intervient au moment
d’isoler un canal pour le diriger vers un port spatial distinct de celui des canaux voisins) par
rapport à la densité spectrale de puissance du signal en question. Évidemment, le fait que les
contraintes sur la fonction de filtrage deviennent plus fortes, la complexité de la conception de
ces WB et WSS se répercute directement sur leur coût de fabrication. Par conséquent,
concevoir un WB ou un WSS contenant moins de modules et implémentés dans une
technologie simple et moins chère est un objectif plus que souhaitable. C’est dans ce cadre
que nous proposons une solution technologique alternative pour réaliser un WB basée sur des
filtres optiques biréfringents à interférences en polarisation (Polarization Interference Filter,
PIF).
Le thème traité dans le cadre de ce Magister se définit en premier lieu par l’étude des
conséquences de la diversification et l’explosion des données ainsi que le déploiement massif
des services très haut-débit sur les solutions adéquates à adopter et, plus concrètement,
s’inscrit dans l’évolution des dispositifs optiques tels les nœuds de routage optique
(ROADM), les filtres optiques et les compensateurs de dispersions en environnement cœur de
2
Introduction Générale
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Dans le chapitre 1 nous situons le contexte dans lequel s’inscrivent les travaux présentés
dans ce mémoire. Après avoir donné une description des différents types de réseaux optiques,
nous rappelons les principaux effets linéaire et non linéaire de la fibre optique constituant le
milieu de transmission et nous exposons la technique de multiplexage en longueur d’onde
WDM en mettant l’accent sur les ROADM et ses différentes architectures.
Dans le second chapitre, nous commençons par faire un rappel sur les phénomènes
physiques clés qui régissent la technique de filtrage optique et nous exposons le modèle
mathématique et physique pour les éléments biréfringents qui constituent le filtre. Le cas des
cristaux liquides est passé en revue. Ensuite, nous analysons les deux configurations de base
de cette famille de filtres, à savoir la configuration de Lyot et celle de Šolc. Enfin, nous
présentons une étude détaillée de la méthode de synthèse basée sur l’analyse temporelle, au
sens traitement du signal, de la réponse impulsionnelle des filtres biréfringents permettant de
réaliser des fonctions de transfert quelconques.
Le troisième chapitre est consacré à la présentation d’un algorithme de synthèse des filtres
biréfringents par l’application des méthodes de synthèses des filtre RIF, à savoir l’algorithme
de REMEZ, après avoir décrit la représentation polynomiale en z de la fonction de transfert
des filtres biréfringents constitués d’un empilements de lames biréfringentes et contrôlée par
l’orientation des angles des différents lames. Dans la deuxième partie du chapitre, on
présente la procédure de synthèse d’un filtre biréfringent utilisé comme compensateur de
dispersion.
3
Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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1.1 Introduction
L'aboutissement de nombreuses années de recherche de base pour obtenir d'une part des
fibres présentant une atténuation compatible avec les exigences d'un réseau de
télécommunications, d'autre part des composants et dispositifs suffisamment performants et
fiables a permis l'apparition des premiers systèmes de transmission optique dès les années 90.
Ils sillonnent désormais le monde entier, aussi bien sur terre que dans le domaine sous-marin.
Les réseaux déployés sont segmentés en fonction des différents besoins en débit, en bande
passante, en distance de transmission... On distingue trois grandes catégories : Les réseaux
longues distances (ou les WAN, Wide Area Network), les réseaux métropolitains
(Metropolitan Area Network = MAN) et les réseaux locaux (Local Area Network = LAN) [1].
Selon la nature du réseau dans lequel il se situe, le système optique peut légèrement
différer. Nous allons donc présenter succinctement les caractéristiques de ces trois niveaux de
réseaux dans les paragraphes suivants.
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Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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1.2.1 Réseaux de Télécommunications optiques longue distance :
Les réseaux de Télécommunications optiques longue distance sont souvent de type point à
point et couvrent des distances supérieures à 500 Km, pouvant atteindre 8000 Km pour les
réseaux ultra longue distance (réseau backbone). Historiquement, ils ont été les premiers
réseaux à profiter de deux révolutions techniques: l’amplification optique et la technique de
multiplexage en longueurs d’onde (Wavelength Division Multiplexing, WDM).
L’introduction d’amplificateurs optiques à fibre dopée Erbium (Erbium Doped Fibre
Amplifier, EDFA) ou plus récemment à effet Raman, a permis d’accroître la distance de
transmission sans nécessité de sites de conversion optoélectroniques, coûteux, pour ré-
amplifier le signal. Ces sites, jusque-là indispensables pour régénérer et ré-amplifier le signal
(tous les 40 à 100 Km), étaient coûteux et peu flexibles car ils ne pouvaient pas s’adapter à
des débits plus importants. Par ailleurs, le WDM a permis d’augmenter considérablement le
débit dans les fibres, en multiplexant plusieurs canaux dans une même fibre. La capacité de
ces liens est très forte, pouvant atteindre des débits de plusieurs Térabits/s, ce qui permet de
véhiculer simultanément plusieurs millions de communications téléphoniques, ayant chacune
un débit de 64 Kbits/s. Les protocoles utilisés sont la hiérarchie numérique synchrone
(Synchronous Digital Hierarchy), SDH et ATM (Asynchronous Transfer Mode). Ces réseaux
ont connu un développement intense à la fin des années 1990.
Bien que les WANs soient actuellement en surcapacité, leurs ressources vont continuer à
être optimisées. Les amplificateurs optiques ont été installés avec des filtres d’égalisation
statiques de gain (Gain Flattening Filter, GFF) afin d’uniformiser spectralement le gain des
amplificateurs. Cependant, le gabarit du filtre n’est ajusté que pour un régime particulier de
l’amplificateur et ne prend pas en compte par exemple le vieillissement de ces amplificateurs
ou les variations du nombre de canaux transmis au cours du temps. L’introduction
d’égaliseurs dynamiques de gain (Dynamic Gain Equalizer, DGE) est aujourd’hui nécessaire,
dans certains cas, pour maintenir le spectre WDM à un niveau comparable pour tous les
canaux. La performance des ces liaisons dépend donc de celle de ces systèmes.
5
Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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Les topologies des réseaux métropolitains diffèrent radicalement de celles des réseaux
longues distances. Ces derniers correspondent pour l'essentiel à des lignes interurbaines point
à point avec tout au plus un ou deux multiplexeurs d'insertion-extraction optiques (OADM)
pour insérer et extraire le trafic en des points intermédiaires. Les réseaux métropolitains
introduisent une infrastructure optique à haut degré de connectivité. Les anneaux
métropolitains se caractérisent généralement par un trafic maillé avec un certain degré de
concentration lié à l'interconnexion avec le réseau longue distance. Les anneaux d'accès, à la
différence, collectent en général le trafic de plusieurs nœuds pour le concentrer vers un nœud
partagé avec un réseau métropolitain structurant.
Dans ces réseaux intrinsèquement ouverts à n'importe quel type de signal, le multiplexage
en longueur d'onde (WDM), dont une description ultérieure sera faite, trouve une application
importante en luttant contre l'encombrement que cela peut procurer tout en réduisant le coût
par service apporté. De la même manière, les amplificateurs optiques sont essentiels pour les
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Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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applications de réseaux métropolitains structurants. Les pertes élevées dans la fibre (dues à
l'interconnexion de courts tronçons de fibre) et le cumul des pertes associées aux transits tout
optiques dans des nœuds successifs peuvent imposer en effet d'amplifier le signal optique.
L'amplificateur optique peut représenter dans bien des cas une solution à moindre coût
comparée à la régénération optique-électrique-optique.
L’architecture des LANs repose sur des réseaux optiques passifs (Passive Optical Network,
PON) qui sont en étoile, avec une architecture diffusion-sélection (Broadcast and Select)
réduisant le besoin en reconfigurabilité. Cette architecture consiste à diffuser tous les signaux,
l’utilisateur final devant alors filtrer l’information lui étant destiné[Link] la localisation de la
terminaison optique, différentes configurations sont envisageables:
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Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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La fibre optique est vite apparue très intéressante pour le domaine des télécommunications.
Elle représente un support de transmission dont les nombreux avantages justifiant son
introduction dans les systèmes de transmission sont donnés ci-après:
Une fibre optique est un guide d'onde diélectrique cylindrique. Elle est constituée de deux
diélectriques ayant le même axe, le cœur et la gaine, entourés d'une gaine de protection
(Figure1.4).
Le guidage du signal optique est basé sur la loi de Snell-Descartes. La lumière se propage
le long de la fibre par réflexions successives entre le cœur et la gaine (Figure1.5). Cela n'est
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Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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possible que si le cœur et la gaine sont constitués de matériaux transparents et que l'indice de
la gaine est inférieur à celui du cœur (une différence de quelques % est suffisante). La
seconde condition est d'envoyer le signal lumineux dans la fibre avec un angle, par rapport à
l'axe, inférieur à l'ouverture numérique. L'ouverture numérique (O.N.) représente l'ouverture
angulaire limite avant une transmission et non une réflexion totale sur le dioptre cœur-gaine
de la fibre ON ( n 12 n 22 )
.
La plupart des fibres sont fabriquées à base de silice, matériau abondant et peu cher. Pour
façonner les profils d'indice, la silice est dopée avec du dioxyde de germanium ou du
pentoxyde de phosphore pour augmenter l'indice (pour le cœur de la fibre) et avec du fluor ou
du trioxyde de bore pour le diminuer (plutôt réservé à la gaine optique).
Il y a deux classes de fibres optiques : monomode et multimode. La fibre monomode est
utilisée dans les liaisons de longue distance à haut débit alors que la fibre multimode est
utilisée dans les liaisons de courte distance à plus faibles débits. La terminologie monomode
et multimode réfère au nombre de modes de propagation dans la fibre optique. C’est le profil
spatial d’intensité de la lumière parcourant ces fibres et aux chemins pris par les différents
rayons. Dans une fibre multimode, plusieurs rayons peuvent parcourir des chemins différents
à l’intérieur du cœur. Prenons l’exemple de la (figure 1.6), nous avons trois rayons où l’un est
au centre du cœur alors que les deux autres rebondissent sur la gaine. Par contre, dans une
fibre monomode (figure 1.7), le diamètre du cœur est rétrécit jusqu’à ne permettre qu’un seul
et unique mode de propagation.
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Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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E 2 2 E 3 3E 2
j 2
j 3
j E E ( t ) E j S R ( t ) * E ( t ) 2 E (1-3)
z
2 t 6 t
2
effetnonlinéaire
atténuation
dispersion
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Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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où E(z,t) est l’enveloppe complexe du champ électrique, α l’atténuation, β2 et β3 sont liés à la
dispersion chromatique, γ est le coefficient d’effet non linéaire Kerr, ζ et SR sont liés à l’effet
non linéaire Raman. L’équation de Schrödinger (1-3) résume le fait que la fibre est un milieu
à pertes, dispersif et non linéaire pour la propagation de la lumière. Elle décrit tous les
phénomènes linéaires (atténuation, dispersion chromatique) et les phénomènes non linéaires
(l’effet Kerr et l’effet Raman) qui interviennent lors de la propagation dans la fibre optique.
Les systèmes de télécommunications sur fibre sont conçus avec l’hypothèse d’une
transmission linéaire et les effets non-linéaires sont alors des effets parasites qui en dégradent
[2] les performances quand les puissances véhiculées deviennent élevées. Aujourd’hui, les
systèmes de transmission à haut débit et grande distance utilisent des amplificateurs de
puissance à l’émission, ce qui conduit à des puissances injectées dans la fibre très élevées et
des effets non-linéaires non négligeables.
L’effet Kerr
L’effet Kerr, en optique géométrique, est une extension des lois de la réfraction de la lumière
lors de la propagation de cette lumière dans des milieux d’indice variable. L’indice de
réfraction peut alors s’exprimer sous la forme d’une équation non linéaire proportionnelle à la
p
puissance optique : n ncoeur nNL (1-4)
Aeff
où nNL est le coefficient de non linéarité de la fibre, p est la puissance optique en Watt, Aeff est
la surface effective du cœur en m 2 . L’équation 1-5 montre deux stratégies pour réduire la non
linéarité due à l'effet Kerr : soit réduire au maximum la puissance injectée (ce qui est à
l'opposé de la tendance courante), soit maximisé la surface effective de la fibre sans introduire
d'autres effets indésirables. La plupart des dernières conceptions se sont concentrées sur la
deuxième possibilité qui consiste à maximiser Aeff.
La contribution de l’effet Kerr à l’équation de l’évolution de l’enveloppe (1-3) s’écrit [3]:
E 2
j E (t ) E (1-5)
z
n
où gaine 0 (1-6)
cAeff
D’une manière générale, l’effet Kerr provoque les effets non linéaires suivants:
1) L’auto modulation de phase, (SPM, Self Phase Modulation) : dans un signal modulé en
intensité, la modification de la phase de l’onde proportionnellement à l’intensité de l’onde
elle-même est appelée SPM. Une des caractéristiques de la SPM est le décalage en fréquence.
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Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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Elle limite aussi la distance sur laquelle un signal peut être transmis sans régénération
électronique du signal numérique d’origine. Cette distance est appelée limite de dispersion ou
longueur de dispersion chromatique LD. Elle représente la distance de transmission au bout de
laquelle une impulsion s’élargira de l’intervalle d’un bit. La limite de dispersion estimée pour
un signal de largeur spectrale Δλ est donnée par [2]
1
LD
2 B.D. (1-16)
où B est le débit de transmission. Cela veut dire aussi que pour une longueur de transmission
donnée L, la dispersion chromatique limite également le débit qu’on peut transmettre dans une
liaison optique et qui peut être estimé théoriquement par la même équation (1-4).
Plusieurs techniques ont été élaborées pour compenser ce type de dispersion. Dans le chapitre
3 nous allons synthétiser un filtre compensateur de dispersion.
La PMD est une propriété de la fibre optique dans laquelle l’énergie du signal à une
longueur d’onde donnée se décompose sur deux modes de polarisation orthogonaux possédant
deux vitesses de propagation différentes. La différence entre les temps de propagation des
deux modes de polarisation est appelée retard différentiel de groupe (DGD, Differential
Group Delay). Comme la dispersion chromatique, la PMD induit un élargissement des
impulsions propagées dans la fibre ainsi qu’une limitation aux performances de transmission.
La cause principale de la PMD dans la fibre optique est la biréfringence. Cette dernière est
définie par la différence entre les indices de réfraction d’une paire d’états de polarisation
orthogonaux. La description de la PMD dans une fibre est plutôt compliquée du fait que les
15
Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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deux modes de polarisation peuvent échanger de l’énergie entre eux ; ce phénomène est lié au
couplage de mode aléatoire.
Généralement, cette dispersion peut être négligée dans les systèmes de transmission inférieurs
à 10 Gbit/s parce que les fibres utilisées pour les télécommunications présentent une PMD
très faible,
Le but final d’un système de transmission optique multiplexée en longueur d’onde WDM
est de transmettre sans erreur une certaine capacité d’information sous la forme binaire d’un
point (émetteur) à un autre (récepteur), éloignés de quelques centaines de kilomètres. La
figure 1.13 donne un schéma simplifié de système optique terrestre WDM. Nous allons
particulièrement décrire les multiplexeurs optiques à insertion/extraction reconfigurables
(ROADM) qui sont les éléments principaux intervenant dans la réalisation des systèmes de
transmission optique terrestre WDM. Ces ROADM utilisent dans leurs sous-systèmes
différents types de filtres optiques. Nous allons voir dans les chapitres qui suivent la
conception de filtres biréfringents à base de cristaux liquides dédiés aux ROADM.
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Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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bmit généré à l'intérieur de l'amplificateur par émission spontanée, on installe des isolateurs à
l'entrée et à la sortie de l'amplificateur.
Un amplificateur est caractérisé par sa courbe de gain. Celle-ci n'est pas plate et donc il y a
des longueurs d'onde qui sont plus amplifiées que d'autres. En général, ces défauts sont assez
similaires d'un amplificateur à l'autre. Ainsi, plus on traverse d'amplificateurs, plus la
différence de puissance entre les canaux sera accentuée. Cette inégalité entre les puissances
des différents canaux a plusieurs conséquences.
Figure 1.13. : Configuration d’un amplificateur optique à fibre dopée à l’erbium avec
Pompage optique
Comme énoncé dans la section précédente, pour garantir la transmission de canaux sur
plusieurs pas d'amplification, tout en évitant une différence de puissances trop élevée, on
recherche des amplificateurs dont les courbes de gain soient les plus plates possibles et qui
compensent parfaitement les inégalités d'atténuation de la fibre de transmission. Mais, dans la
réalité ce n'est pas le cas, du fait des limites propres à la fabrication des amplificateurs et,
aussi, à cause de la courbe d'atténuation des fibres qui n'est pas uniforme.
De plus, l'accroissement des inégalités de puissance en ligne dépend aussi du nombre de
canaux présents sur la ligne (effet Raman intra-bande d'une part, changement du point de
fonctionnement des amplificateurs d'autre part). Pour résoudre le problème des inégalités de
puissance dans la ligne, il est possible de jouer sur le gain des amplificateurs. Mais,
l'adaptation de la courbe de gain n'est pas capable de corriger les inégalités plus fines de
puissance, appelées ondulations de gain.
En plus des inégalités engendrées par la transmission en ligne. Pour éviter que la différence de
puissance entre les canaux soit trop élevée, on introduit dans le réseau des égaliseurs
dynamiques de gain (DGE, Dynamic Gain Equalizers). Les DGE sont toujours suivis par un
contrôleur de performance optique (OPM, Optical Performance Monitoring) qui opère une
contreréaction et permet de bien régler les puissances en sortie de l'amplificateur. Ces
dispositifs sont aussi utilisés dans les réseaux opaques pour les liens constitués par un grand
nombre d'amplificateurs. L'aspect dynamique du dispositif facilite le réglage des éléments de
la ligne, et permet de s'adapter à l'évolution des paramètres de transmission (vieillissement,
insertion de nouveaux canaux, . . .).
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Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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1.4.3 Egalisation dynamique de canaux (DCE)
Les fibres à compensation de dispersion sont des fibres à dispersion négative qui sont
insérées dans la liaison optique pour compenser la dispersion accumulée. Un module de
compensation de dispersion est donc composé d'une fibre de longueur prédéterminée et
de dispersion égale et de signe opposé à celle de la fibre de transmission. Plusieurs modèles
sont commercialisés, par exemple pour les fibres optiques monomodes
standard : les DCM 40 qui compensent 40 km de fibre optique monomode standard, les
DCM 60 qui compensent 60 km de fibre standard, les DCM 70, les DCM 90... Pour
chaque type de fibre optique (standard, NZDSF, etc), on trouve des modules DCMassociés.
Les isolateurs sont les éléments passifs qui possèdent une perte d'insertion de 0.6 dB,
qui transmettent la lumière incidente, mais bloquent la lumière réfléchie. Dans les
systèmes de télécommunication par fibre optique, ils sont souvent employés pour
atténuer la lumière provenant des réflexions parasites. Ces réflexions peuvent
notamment nuire au bon fonctionnement du laser. Les isolateurs sont généralement
caractérisés par leur perte d'insertion et leur niveau d'isolation typique. Le tableau 1.5
nous donne les spécifications typiques des isolateurs utilisés dans les systèmes de
communication par fibre optique.
Les coupleurs optiques sont utilisés pour combiner ou diviser les signaux dans le lien
de transmission. Le principe des coupleurs à fibres optique fusionnées est basé sur le
couplage des ondes évanescentes se propageant entre deux fibres dont les cœurs sont très
proches. La lumière qui se propage dans le coeur d'une fibre optique est transférée
progressivement dans le coeur de l'autre fibre optique (Vemeuil, 2003). Un coupleur à fibres
optique fusionnées 2x2 possède une perte d'insertion de 3 dB.
18
Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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spectrale est réalisée en réfléchissant une certaine gamme de longueurs d’onde et en
transmettant les autres. On caractérise donc le filtre par sa bande passante, c’est-à-dire
ledomaine de fréquences (ou de longueurs d’onde) pour lequel il laisse passer la lumière et
parsa bande atténuée, c’est-à-dire le domaine de fréquences (ou de longueurs d’onde) pour
lesquelles il réfléchit la lumière incidente. Ces deux domaines spectraux peuvent être très
larges notamment pour les filtres passe-haut et passe-bas.
Les flux de trafic sont difficiles à prévoir dans les réseaux. Une augmentation soudaine
du volume des communications et des données échangées sur une portion du réseau peut la
transformer en un goulot d’étranglement pouvant affecter plusieurs services et plusieurs
connexions déjà en cours. Il est difficile de traiter ce genre d’évènements à l’aide de
dispositifs statiques comme les OADM. Il ne faut pas perdre de vue que ces derniers ont des
filtres fixes, ce qui exige qu'un opérateur modifie le dispositif à chaque fois que des
changements importants de volume de trafic apparaissent. Pour résoudre ce genre de situation,
les OADM reconfigurables ou ROADM ont été développés. Ceux-ci rendent les liaisons plus
flexibles en permettant une gestion dynamique, rapide et efficace du trafic.
Dans un ROADM, des longueurs d'onde choisies peuvent être insérées ou extraites à l’aide
d’un système de gestion centralisé dans le réseau. De futures mises à niveau de débit ou de
protocole peuvent être adaptées sans changement de commutateur ni déplacement sur le
terrain. Bien entendu, toute cette opération de commutation est réalisée dans le domaine
optique afin d’éviter les coûts et les limitations des conversions O-E-O.
Nous présenterons dans ce qui suit, les différentes architectures possibles des ROADM et le
mode opératoire de chacune d’entre elles.
19
Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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La figure montre tous les faisceaux sortant par la même fibre, mais chaque miroir peut être
dirigé différemment de façon à sortir le faisceau par n’importe quelle fibre de sortie.
20
Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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Les WXC sont utilisés pour rediriger les longueurs d’onde d’une fibre à une autre à
l’aide de commutateurs. Le signal en entrée est démultiplexé et chaque longueur d’onde est
envoyée à un commutateur déterminé. Ce dernier redirige cette longueur d’onde sur l’un des
multiplexeurs de sortie (figure 1.16).
Nous supposons, pour faire simple, avoir douze longueurs d’onde circulant dans le
réseau. Le fonctionnement d’un ROADM utilisant un module WB se passe en plusieurs
étapes (voir figure 1.17) :
diviseur de puissance : λ1-λ10 arrivent au diviseur de puissance 1 x 2,
une partie de la puissance de ces dix longueurs d’onde est transmise au démultiplexeur
et l’autre partie vers un autre diviseur de puissance 1 x N ;
à la sortie du diviseur 1 x N, les filtres ne laisseront passer que les longueurs d’onde
voulues au nœud présent (exemple : λ1-λ3),
démultiplexeur/multiplexeur: le démultiplexeur sépare les différentes longueurs
d’onde (λ1, λ2,…… λ10),
les longueurs d’onde non utilisées au nœud en question sont envoyées au multiplexeur
sans atténuation, tandis que les autres (λ1-λ3) sont bloquées,
le multiplexeur regroupe les longueurs d’onde restantes et les envoie à la sortie vers le
combineur de puissance,
Combineur de puissance : le combineur rassemble les longueurs d’onde de la sortie du
multiplexeur (λ4-λ10) et celles ajoutées à ce nœud (λ11-λ12),
le tout (λ4-λ12) est envoyé dans une fibre à destination du noeud suivant.
21
Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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Les ROADM utilisant des modules WSS sont souvent implémentés en configuration 1x2 dans
les réseaux en anneaux. À l’intersection de deux anneaux, les longueurs d’onde qui arrivent
au ROADM, venant de l’anneau-1, vont : soit continuer leur chemin sur l’anneau-1, soit être
extraites dans ce nœud, ou envoyées vers l’anneau-2 (figure 1.18).
Les ROADM WSS sont de deux types : WSS avec insertion et extraction fixe (colored) et
WSS avec insertion et extraction variable (colorless)
22
Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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Le problème majeur de ce type de ROADM est son coût. Le prix d’un WSS est plus élevé que
celui d’un multiplexeur/démultiplexeur, et le montant pour un WSS utilisant des ports colorés
23
Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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est encore plus dispendieux (Eldada 2007). En plus, trois WSS sont nécessaires pour chaque
degré. À titre d’exemple, un nœud de degré quatre requiert l’utilisation de douze WSS (figure
1.21).
Les ROADM à base de WXC sont utilisés dans les réseaux maillés. Ce type de réseau
permet d’offrir une plus grande capacité, une meilleure efficacité et plus de fiabilité grâce à
l’augmentation du nombre de connexions et à un plus haut niveau de redondance.
Pour un réseau de N fibres et M longueurs d’onde par fibre, le WXC sera composé de N
démultiplexeurs, de N multiplexeurs et M commutateurs N x N. La figure 1.22 représente un
ROADM pour huit (8) fibres avec quarante (40) canaux par fibre. Nous avons donc un WXC
incluant huit (8) fibres de quarante (40) canaux, huit (8) démultiplexeurs, huit(8)
multiplexeurs, et quarante (40) commutateurs 8 x 8.
24
Chapitre : I Introduction Aux Réseaux De Télécommunication Par Fibre Optique
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Chaque démultiplexeur envoie une longueur d’onde différente sur chaque commutateur
detelle manière que chaque commutateur reçoit quarante (40) signaux de même
longueurd’onde. Chaque sortie de commutateur peut envoyer la longueur d’onde au
multiplexeurspécifié lors de l’opération de commutation. Ainsi, par exemple, le multiplexeur-
1sélectionne les longueurs d’onde à utiliser localement dans le nœud (le Drop) et
lemultiplexeur-2 sélectionne les longueurs d’onde de transit.
L’inconvénient majeur de cette architecture est son coût dû au nombre élevé de composants
requis.
1.6 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté plusieurs architectures des ROADM dont
l’utilisation est déterminée de façon à répondre au mieux aux exigences de tel ou tel secteur
du réseau.
Dans les chapitres suivants, nous allons décrire les phénomènes physiques et l’outil
mathématique pour l’étude des filtres biréfringents à gabarit prédéfinis.
25
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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2.1 Introduction
Les filtres biréfringents qui font objet de ce chapitre consistent en un assemblage de lames
(cristaux) biréfringentes et de polariseurs. Leur principe de fonctionnement est basé sur les
interférences en lumière polarisée, qui exigent un déphasage entre les composantes de la
lumière. Ces filtres jouent un rôle important dans divers systèmes optiques et en particulier
ceux où les bandes passantes étroites et les grandes plages d’accordabilité sont nécessaires.
Nous commençons par faire un rappel sur les différents phénomènes physiques comme la
biréfringence et la polarisation qui régissent la technique de filtrage optique, et nous
présentons une description des différents éléments constituant ces filtres en exposant leur
modèle mathématique et physique. Enfin, nous analysons les deux configurations de base de
cette famille de filtres à savoir celles de Lyot et de Solc.
Définition :
Un matériau isotrope est celui dont l’indice de réfraction est le même dans toutes les
directions; c’est le cas des cristaux cubiques comme NaCl, aussi bien que des substances non
cristallines comme le verre, les matières plastiques, l’eau et l’air. En général, les cristaux sont
anisotropes, c’est-à-dire que les indices de réfractions varient selon les directions [5].
C’est dans cet ordre d’idées que la biréfringence est définie comme une propriété
physique d’un matériau dans lequel la lumière se propage de façon anisotrope [5]. C’est le
cas des cristaux uniaxes, qui ne présentent qu’un seul axe de symétrie ou axe optique et deux
indices principaux. Le second axe correspondant aux vibrations du champ optique (vecteur
champ électrique) parallèle ou perpendiculaire à l’axe optique. La calcite (CaCo3) et le quartz
en sont de bons exemples. Sont tous sur des plans parallèles qui sont normaux à l’axe
optique.
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Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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Illustration du phénomène :
La figure ci-dessous illustre ce phénomène dans le cas d’un cristal uniaxe biréfringent.
Elle représente une vue du côté d’une lame de calcite taillée de façon à ce que l’axe optique se
trouve dans le plan de la figure.
Fig. 2.3.a [5] : une onde plane polarisée linéairement, normale au plan de figure, frappe le
cristal. Le champ électrique est partout normal à l’axe optique ; les ondelettes sphériques, et
l'ébranlement, se propagent à travers la lame (à la vitesse ) dans la direction y : c’est l’onde
ordinaire ou onde-o.
Fig.2.3.b [5] : ici le champ électrique de l’onde incident est dans le plan de figure. Dans
ce cas, il présente des composantes parallèle (onde-e) et perpendiculaire (onde-o) à l’axe
optique qui se propagent à des vitesses, respectivement, ∥ et .
Fig.2.3.c [5] : le cristal sépare une onde incidente non polarisée en deux rayons distincts,
rayon-e et rayon-o.
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Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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Si l’onde se propage suivant une direction quelconque par rapport à l’axe optique, la
différence d’indice résultante est ( )− qui est toujours inférieure à la
biréfringence . Dans ce cas, les deux trajets des deux rayons o et e constituants
l’onde est le même [5].
2.2.2 Polarisation
Figure: 2.5 polarisations linéaires dans le plan vertical et dans le plan horizontal
La polarisation dont le vecteur lumineux varie selon une loi est obtenue par filtrage de la
lumière naturelle, elle est dite elliptique quand l’extrémité du vecteur lumineux décrit une
ellipse dans le plan d’onde, les deux composantes du champ selon les deux axes orthogonaux
x et y sont d’amplitudes différentes ou déphasées d’un angle quelconque différent de 0° et
90°. La polarisation circulaire qui est un cas particulier de la polarisation elliptique,
l’ellipse est réduite à un cercle. Les deux composantes du champ ont une même amplitude et
un déphasage de ± .
29
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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Les cristaux liquides sont des matériaux présentant des propriétés physiques
intermédiaires entre les phases solides et liquides. Le premier dispositif à cristaux liquide
technologiquement stable fut seulement réalisé vers 1973. Depuis, les cristaux liquides ont
fait l’objet de nombreuses recherches et de multiples applications utilisant les cristaux
liquides se sont développées (affichage, imagerie, télécommunication, médical, industrie...).
De nombreuses substances organiques ne présentent pas un changement d’état (ou transition
de phase) unique entre le cristal et le liquide, mais une série de transitions faisant apparaitre
des états, dont les propriétés physiques sont intermédiaires entre le cristal et le liquide. Ces
états baptisés cristaux liquides par Friedel sont dits aussi mésomorphes (du grec : de forme
intermédiaire) ou mésophases.
Figure 2.7 : Le Cristal liquide est une phase intermédiaire aux phases solide et liquide.
Une conséquence immédiate est l’anisotropie des propriétés tensorielles des cristaux liquides
(optiques, diélectriques, magnétiques, mécaniques, etc.). Cette anisotropie est généralement
plus élevée que dans les cristaux : une biréfringence optique de 0,1 à 0,2 par exemple est
courante dans les cristaux liquides. L’existence d’un ordre liquide garantit par ailleurs le
caractère fluide des mésophases et dans une certaine mesure la rotation facile des axes
optiques. Cette propriété est évidemment essentielle pour l’application aux affichages et plus
généralement aux dispositifs électro-optiques.
Il existe plusieurs phases cristal liquide, les principales et plus utilisées sont les phases
Nématiques (parallèle et torsadée), smectique (A et C) et cholestérique. Seule la phase
nématique sera utilisée dans notre étude.
La phase nématique
Une phase nématique est une phase dans laquelle les molécules ne présentent pas
d’ordre positionnel, c.-à-d. que leur centre de gravité est placé de manière aléatoire dans
l’espace, et qu’elles peuvent ”couler” librement les unes sur les autres. En ce sens, la phase
nématique est une phase liquide. Les molécules présentent par contre, en moyenne, un ordre
d’orientation de leur grand axe. La direction moyenne locale des axes moléculaires est alors
repérée par un vecteur unitaire n , le directeur de la phase nématique. En représentant
schématiquement les molécules nématogènes (c’est-à-dire pouvant donner une phase
nématique) par des formes elliptiques allongées, une ”photographie microscopique” d’une
phase nématique parallèle donnerait le schéma de la figure 2.8
30
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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Figure 2.8 : A gauche : formules chimiques de deux types de CLN, le 5CB et le PAA. La forme
allongée des molécules est caractéristique des cristaux liquides. A droite, la figure montre l’alignement
global des molécules suivant le directeur.
La phase nématique est un milieu uniaxe ou biréfringent, c’est à dire qu’elle présente deux
indices de réfraction différents, no et ne les indices ordinaire et extraordinaire. L’indice de
réfraction du milieu sera donc différent selon la direction de propagation de la lumière, de sa
polarisation et de l’orientation moléculaire. La meilleure représentation de cette anisotropie
d’indice est l’ellipsoïde des indices de la figure 2.9. Dans un milieu anisotrope à biréfringence
négative, l’indice ordinaire est orienté le long de l’axe moléculaire et l’indice extraordinaire
est orienté perpendiculairement à cet axe. Cet arrangement est inversé dans un milieu à
biréfringence positive. Un faisceau lumineux non polarisé incident à une couche CL à
biréfringence positive est donc séparé en deux composantes, une composante ordinaire,
perpendiculaire à n et une composante extraordinaire, parallèle à n .
Figure 2.9 : Ellipsoïde des indices pour deux milieux biréfringents (uniaxe) positif et négatif.
ne .n0
n( ) (2.1)
ne cos n0 2 sin 2
2 2
où est l’angle entre n et l’axe orthogonal à la propagation du faisceau
Cette différence de vitesse de propagation engendre un déphasage :
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Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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2
d
n( )dy n0 d (2.2)
0
Où d est l’épaisseur de CL traversé et la longueur d’onde du faisceau lumineux.
C’est la modulation de ce déphasage ou variation de chemin optique qui est le plus
souvent utilisé dans les dispositifs à cristaux liquides.
Le principe des cellules à cristaux liquides est de créer une interaction entre le champ
électrique de commande et l’orientation moléculaire n . Les molécules de nématique sont
trèsanisotropes et, lors de l’application
d’un champ électrique E , elles se comportent
comme un dipôle induit par E . Un moment dipolaire, perpendiculaire à l’axe des
molécules et centré sur elles apparaît, ce qui génère un couple électrique qui les entraine
dans un mouvement de rotation. Cette rotation est plus ou moins freinée par la viscosité
et l’élasticité du milieu.
Lors de la rotation moléculaire, l’indice optique du milieu est modifié et la biréfringence
est alors contrôlable électriquement. L’anisotropie d’indice n ne n0 , peut atteindre
0,3 et sur une épaisseur pouvant aller jusqu’à plusieurs dizaines de μm, on obtient un
déphasage 2 d n / important. De plus, les CL gardent leurs propriétés électro-
optiques spectaculaires sur une très large gamme spectrale (UV, Visible, IR) en dehors
des plages de longueurs d’onde qui correspondent aux raies d’absorption moléculaires.
Le champ électrique doit être suffisamment fort (1 V/μm) pour vaincre les forces
élastiques intrinsèques au CL. Il faut appliquer une tension minimale aux bornes de la
cellule pour changer l’orientation des molécules. La figure 2.10 montre cet effet de seuil.
Figure 2.10 : Transmission en fonction de la tension appliquée aux bornes d’une cellule TN. Il apparaıt
qu’il faut dépasser une tension seuil aux bornes des électrodes pour agir sur le cristal (source : Merck).
32
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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C’est cet ancrage qui crée une force de rappel et, lorsque le champ est annulé, oblige-les
molécules à revenir dans leurs positions initiales lors d’une phase de relaxation élastique.
Le processus de conception des cellules CL le plus simple est schématisé sur la figure 2.12.
Une couche d’oxyde d’indium et d’étain (ITO) est déposée sur deux substrats transparents
(généralement du verre). Cette couche d’ITO fait office d’électrode et elle est généralement
recouverte de polyimide (PI) pour réaliser l’ancrage vu précédemment. Les deux substrats
sont ensuite positionnés face à face et séparés par des cales d’épaisseur (billes de polymères
de diamètre légèrement supérieur à l’épaisseur désirée). Enfin le CL est introduit entre les
deux substrats, par capillarité ou par infiltration sous vide d’air, et ceux-ci sont assemblés
avec de la colle qui rend la cellule hermétique.
Les cristaux liquides nématiques peuvent être mis en œuvre dans de nombreuses
configurations. Un empilement de molécules parallèles entre elles constitue la structure dite
”Biréfringence électriquement Contrôlée” (BEC) dite à effet Freedericksz. L’alignement des
molécules est planaire, de même direction sur les deux faces et également parallèle à la
polarisation du faisceau optique incident. L’application d’une tension électrique suffisante
aligne les molécules perpendiculairement à leur alignement d’origine. Il s’agit d’une lame
biréfringente dont le retard est contrôlable électriquement entre 0 et max [6].
Figure 2.12 : Coupe d’une cellule bipolaire à cristal liquide nématique parallèle.
Parmi les dispositifs optiques liés à la polarisation de la lumière les plus connus sont les
polariseurs. Idéalement, un polariseur est un dispositif qui transmet ou réfléchit un état de
polarisation et qui supprime la transmission ou la réflexion de l’état de polarisation
orthogonal. En pratique, ce dispositif laisse passer une fraction de l’état orthogonal.
Il existe plusieurs sortes de polariseurs parmi lesquels les polariseurs rectilignes qui sont
d’une importance capitale vue qu’ils font partie des éléments indispensables dans la
réalisation des polariseurs circulaires ou plus généralement elliptiques et qu’en pratique la
polarisation rectiligne est la plus rencontrée. Les polariseurs ont plusieurs caractéristiques
33
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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dont les plus importants sont le taux d’extinction (transmission), la transparence pour l’état
transmis et la réponse spectrale [7].
Les effets physiques exploités pour la réalisation des polariseurs sont la réflexion (ou la
transmission), les empilements des couches minces, la double réfraction dans les milieux
biréfringents linéaires, le dichroïsme linéaire et la diffraction dans le cas des polariseurs à
grille.
Dans les télécommunications optiques, les polariseurs utilisés sont les polariseurs à grille qui
sont en principe utilisés dans le domaine infrarouge. Pour la fibre optique, ce dispositif est
réalisé en déposant par photo-masquage un réseau métallique en extrémité des fibres optiques
monomodes.
Figure 2.13 : conversion d’un faisceau présentant plusieurs polarisations en faisceau polarisé
rectilignement par un polariseur à lames métalliques
Etant donné que ce polariseur est le composant le plus miniaturisé qui puisse être réalisé sur
une fibre optique, sa difficulté de réalisation reste délicate.
Un polariseur moderne important est le Polarcor, fabriqué par Corning Incorporated. Ce
matériau est un verre contenant des particules d'argent élongés dans un film près de sa
surface. Il est plus durable et polarise mieux la lumière que le Polaroïd, avec une faible
absorption pour la lumière correctement polarisée. Il est le plus largement utilisé dans les
télécommunications par fibre optique [8].
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Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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des lignes neutres de la lame. En revanche, une lumière incidente polarisée rectilignement par
rapport à ces axes verra sa polarisation modifiée.
En effet les deux composantes EF et ES de l’onde ne se propageant pas à la même vitesse
dans la lame, elles en sortent déphasées l’une par rapport l’autre d’une quantité égale ∆ =
∆ ∙ où ∆ = − est la différence d’indice de réfraction correspondant aux deux
axes et e est l’épaisseur de la lame.
Les cas particuliers sont des lames quart d’ondes, lames demi ondes et les lames ondes :
On caractérise une lame soit par le déphasage qu’elle introduit entre les deux composantes
de polarisation suivant ses lignes neutre F et S, soit par la différence de marche = ∆ ∙ . On
appelle lame quart d’onde une lame pour laquelle = . De même, on appelle lame demi onde
une lame telle que = , et lame onde une lame telle que = . Une lame demi-onde crée un
déphasage valant 180°, c'est-à-dire un retard d'une moitié de longueur d’onde. L'onde sortante
d'une telle lame présente une polarisation symétrique de l'onde entrante par rapport à l'axe
optique. Une lame quarte d'onde, crée un déphasage de 90°, c'est-à-dire un retard d'un quart
de longueur d'onde. Elle permet de passer d'une polarisation rectiligne à une polarisation
elliptique ou circulaire, et vice-versa.
Figure 2.14 : Une lame demi-onde. La lumière entrante dans la lame peut être décomposée en deux
polarisations perpendiculaires (en bleu et vert). A l'intérieur de la lame, la polarisation verte prend un
retard par rapport à la bleue. La lumière en sortie est alors polarisée différemment
2.4.1 Introduction
L’onde électromagnétique peut être caractérisée par quatre paramètres principaux : l’intensité,
la fréquence, la polarisation et la phase. Bien que très performante, la vision naturelle de
l’homme n’est sensible qu’à sa couleur liée à la fréquence de vibration ainsi qu’à son
intensité. La polarisation décrit l’évolution temporelle du vecteur champ électrique. Si cette
évolution est stationnaire pendant le temps de mesure, l’onde sera dite polarisée, sinon elle
sera dite partiellement ou totalement dépolarisée. Lorsqu’une onde lumineuse traverse un
milieu où est réfléchie par une cible, sa polarisation subit une transformation. Cette variation
de l’état de polarisation de l’onde permet alors une caractérisation du système considéré.
L’étude du passage lumineux à travers une succession d’éléments polarisants peut être
facilitée par l’utilisation de divers formalismes.
Deux formalismes sont principalement utilisés pour représenter la polarisation d’une onde
lumineuse ainsi que l’effet des dispositifs optiques sur celle-ci : les formalismes de Jones et
35
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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Le vecteur champ électrique d’une onde électromagnétique plane et monochromatique (ou quasi-
monochromatique) peut être+---------- décomposé en trois composantes orthogonales dans le système
de coordonnées cartésiennes. Dans le cas général, le vecteur champ électrique E s’écrit sous la
forme :
E ( x, y, z, t ) Ex ( x, y, z, t ) x E y ( x, y, z, t ) y Ez ( x, y, z , t ) z (2.3)
Où x, y et z sont les vecteurs unitaires du système d’axes de référence.
Pour une onde plane quasi-monochromatique :
Ei ( x, y , z , t ) E0i cos(t k .r i ) (2.4)
Où k.r k x x k y y k z z et i x, y ou z
et i est un terme de phase, tandis que E0i est un terme d’amplitude (positif).
Si on choisit l’axe des z comme direction de propagation, le vecteur d’onde k et le vecteur E
étant orthogonaux ( k x k y 0 ). Dans un milieu isotrope, le champ électrique est transverse
( Ez 0 ). On obtient alors le système simplifié suivant :
Ex ( z, t ) E0 x cos(t kz x ) (2.5)
E y ( z , t ) E0 y cos(t kz y ) (2.6)
Ez (t ) 0 (2.7)
2
k n où λ est la longueur d’onde (dans le vide) et n est l’indice de réfraction vu par
l’onde dans la direction de propagation.
Par souci d’allégement de l’écriture, la dépendance temporelle sera sous-entendue et on écrira
Ei (t ) Ei .
En combinant les deux expressions (2.5) et (2.6), et en éliminant la variable temporelle, on
peut montrer que l’extrémité du vecteur champ électrique décrit une ellipse dont l’équation est
la suivante :
2
Ex 2 Ey Ex Ey
2
2
2 cos( ) sin 2 ( ) (2.8)
E0 x E0 y E0 x E0 y
avec x y
36
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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Ainsi, lorsque = 0 ou =π (modulo 2π), nous sommes en présence d’une onde polarisée
rectilignement; lorsque =π /2 ou = 3π/2 et Eox = Eoy, l’ellipse devient un cercle, et la
polarisation est dite circulaire. La figure 2.16 illustre différents états de polarisation.
Les différents paramètres de l’ellipse sont liés aux paramètres de l’onde par une série de
relations ci-dessous.
37
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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a 2 b2 E 20 x E 20 y (2.9)
ab E0 x E0 y sin( ) (2.10)
(E 2
0x E 2
0y ) tan(2 ) 2 E0 x E0 y cos( ) (2.11)
E0 y
tan( ) (2.12)
E0 x
b
tan( ) (2.13)
a
Et
2 E0 x Eoy
tan(2 ) (2.14a)
E 20 x E 20 y
2 E0 x Eoy
sin(2 ) (2.14b)
E 20 x E 20 y
Ou encore
Ex E0 x e j x
J j y
(2.20)
E y E0 y e
Cette représentation complexe ne doit pas cacher que seules les quantités réelles sont
observables (mais pas forcément
directement mesurables). Par exemple, la composante
suivant l’axe Ox du champ E s’exprime par :
E x (t ) Re E x e j t Re E 0 x e j ( t x ) (2.21)
Le vecteur de Jones représente l’état de polarisation général d’une onde plane quasi
monochromatique, à savoir l’état de polarisation elliptique. Il n’y a pas de vecteur de Jones
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Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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I ∝ Ex 2 E y 2 (2.22)
On remarque que la première matrice du produit des [Tn ] est la matrice de transfert du dernier
élément traversé.
f y
z
s
x
O
39
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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Figure 2.18 : lame biréfringente placée perpendiculairement à l’axe de propagation Oz. Les axes
lent et rapide de lame font l’angle θ avec les axes Ox et Oy du repère du laboratoire
Si un système optique est tourné autour de l'axe optique d'un angle θ, la matrice de Jones pour
le système tourné M(θ) est obtenue à partir de la matrice du système non tourné par la
transformation :
( )= ( ) (− )
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Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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( )=
−
d’où l’expression de ( )= .
.
Si les axes propres d’une lame à retard d’épaisseur e sont orientés selon un angle =45° par
rapport à la polarisation incidente et si les polariseur/analyseur sont parallèles, alors les règles
classiques d’interférences montrent que dans ce cas l’intensité lumineuse transmise par le
système dans la direction normale à la lame est donnée par [7] :
‖ = (2.25)
= (2.26)
Le rôle du filtrage est de séparer les différentes longueurs d’ondes en laissant passer
certaines tout en atténuant les autres. Une caractéristique essentielle d’un filtre, pas seulement
optique, est sa fonction de transmission (ou transmittance), qui donne en fonction de la
fréquence, ou de la longueur d’onde, le rapport de la puissance de sortie à la puissance
d’entrée. Quelques paramètres importants [10] :
41
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
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-3dB
x P1 P2 P3 P4 Pn Pn+1
e 2e 4e 2n-1e z
Pour simplifier l’étude du filtre de Lyot, prenons d’abord le cas de celui constitué d’une seule
lame biréfringente illustré sur la figure ci-dessous [12].
Lame Biréfringente
Analyseur
Polariseur
43
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Le rayon incident est normal au plan du polariseur, suivant la direction de l’axe Z. La lame
biréfringente introduit un retard de phase entre la vibration sur l’axe F (rapide) et sur l’axe S
(lent) égal à
( )
δ= .
Nous avons vu qu’une lame biréfringente placée entre polariseurs parallèles et éclairée par
une lumière de longueur d’onde λ, transmet une intensité lumineuse dont l’expression s’écrit
[7] :
I I 0 cos 2 ( / 2) où (2 / )ne (2.27)
Le principe du filtre de Lyot est simple à mettre en évidence. Il s’agit d’utiliser une cascade
d’interféromètres à deux ondes, d’épaisseurs convenables, pour la transmission d’une
longueur d’onde particulière. Un filtre sélectif en longueur d’onde peut, alors, être réalisé. Sur
la figure 2.23, nous avons représenté la fonction de transmission du filtre de Lyot à 5 étages.
Elle est obtenue en multipliant les réponses de cinq interféromètres placés en cascade. La
fonction de transmission de chacun des interféromètres doit alors posséder un
R é pons e du F i l t r e de L Y O T
1
1 Lame
0.9 3 Lames
F WH M 5 < F WH M 3 < F WH M 1 5 Lames
0.8
A mpl i t ude N or mal i s é e
0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
1.53 1.535 1.54 1.545 1.55 1.555 1.56 1.565 1.57
maximum autour d’une même longueur d’onde (Cf. λ0 sur la figure 2.23). Ceci est rendu
possible lorsque les lames biréfringentes ont des épaisseurs respectives égales à e, 2e
,4e,….2n-1e, où e représente l’épaisseur de la lame la plus mince.
Le formalisme de Jones est l’outil le plus adapté pour l’analyse de ce genre de structures
[7,13]. En effet si M(k) est la matrice de Jones de la lame d’ordre k et P celle d’un des
polariseurs, la matrice de Jones d’un empilement de N étages s’exprime, alors, par :
44
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
N
M P.M( N) .P......P.M(2) .P.M(1) .P P.M(k) .P
K 1
(2. 1)
k k
cos 2
j . sin
2
Avec M ( k ) (2.28)
j . sin k cos
k
2 2
et k 2 n.e.2
k 1
(2.29)
L’intensité transmise, pour une structure de Lyot, s’exprime alors par [7]
2
sin( 2 N )
I0 1 2 (2.30)
It
2 2N
sin( )
2
On remarque que l’intensité est maximale pour n.e =k.λ. (k est un entier). Ainsi les
lames biréfringentes devant constituer le filtre doivent être des lames ondes (leur épaisseur
optique n.e doit être multiple de λ). Et bien sûr, les lames ne sont des lames ondes que
pour une seule longueur d’onde (ou un nombre discret de longueurs d’onde). Lorsqu’on
s’éloigne de cette longueur d’onde, la transmission “ chute ” et l’effet du filtrage spectral
apparaît.
Le filtre est caractérisé par des paramètres tels que la finesse, l’intervalle spectral libre
(free spectral range, FSR), la bande passante à mi-hauteur (Full Width at Half Maximum,
FWHM) et le contraste qui exprime le niveau des lobes secondaires par rapport au niveau du
lobe principal. Le FSR qui est par définition l’espacement en longueur d’onde entre deux pics
successifs, s’exprime, dans le cas d’un milieu non, ou très peu, dispersif, par la relation [14]
2
FSR (2.31)
n .e
F= FSR (2.32)
FWHM
45
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
R éponse du F i l t re de L YOT
1
0.9
FSR
0.8
1 Lame
3 Lames
0.7
5 Lames
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
1.5 1.51 1.52 1.53 1.54 1.55 1.56 1.57 1.58 1.59 1.6
Nous constatons d’après la figure 2.24 que les paramètres caractéristiques du filtre sont
fonction du nombre d’étages. En effet si le nombre d’étages augmente, le spectre des lames
placées entres polariseurs parallèles est donné par le produit des facteurs de transmission de
chacune des lames, conformément à l’équation (2.53), et par conséquent la bande passante
devient de plus en plus petite alors que la finesse augmente. D’autre part, le niveau des lobes
secondaires devient de plus en plus faible, donc le contraste augmente et le taux de rejection
est meilleur. Par conséquent, on élimine, ou du moins on réduit, les perturbations induites par
les canaux adjacents.
Mis en œuvre par Ivan Šolc en 1953, le filtre, qui porte son nom, est constitué d’un
empilement de lames biréfringentes, toutes de même épaisseur. L’ensemble est placé entre
polariseur/analyseur parallèles ou croisés selon les configurations proposées [7,13]. Son
principal avantage est son minimum de pertes d’insertion puisqu’il n’utilise que deux
polariseurs car chaque polariseur ajouté introduit des pertes supplémentaires.
Selon les orientations des lames, deux arrangements sont possibles. Ils sont appelés
respectivement le filtre en éventail (fan) et le filtre alterné (folded). Chaque étage de ce
dernier est constitué de deux lames orientées respectivement suivant les angles ( ) et ( ).
Le nombre total N de lames est, alors, pair. Tandis que, dans l’arrangement en éventail, les
lames sont orientées respectivement suivant , 3 , 5 ,....., ( 2 N 1) par rapport à l’axe du
polariseur.
46
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Lame f
biréfringente
f
f
s
Polariseur f s Analyseur
x
-θ z
s
+θ s
s
f
f
s
f
7θ
f 5θ
s
3θ x
z
θ s
En utilisant le formalisme de Jones et en reprenant la même démarche que celle utilisée dans
le cas du filtre de LYOT, l'intensité transmise s'écrit [7]. :
( )
= [ ( ) ( ) ] (2.33)
( )
Avec
Cos (χ) = cos (2 ) cos (/2) pour le filtre de SOLC à n lames d’azimut en progression
arithmétique
Cos (χ) = cos (2 ) sin (/2) pour le filtre de SOLC à n lames d’azimut alterné
47
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
R é pons e du F i l t r e de S ol c e n E vant ai l
1
X: 1.523
Y: 1 6 L ame s
0.9 8 L ame s
10 L ame s
0.8
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
1.5 1.505 1.51 1.515 1.52 1.525 1.53 1.535 1.54 1.545 1.55
R éponse du F i l t re de S ol c A l t ernée
1
6 L ames
0.9 8 L ames
F WHM10 < F WHM8 < F WHM6 10 L ames
0.8
0.7
A mpl i t ude N ormal i sée
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
1.53 1.535 1.54 1.545 1.55 1.555 1.56 1.565 1.57
Ces expressions montrent que les transmissions des deux filtres, qui sont très analogues à
celle du Lyot, sont décalées d’une demi-période, ce qui montre dans les figures ci-dessus. En
d’autres termes, la transmission maximum du filtre en éventail est obtenue quand toutes les
lames sont des lames ondes alors que pour le filtre alterné cela se produit quand les lames
sont demi-ondes (épaisseur optique n.e doit être multiple impaire de λ/2). L’angle θ
45
vaut pour les deux configurations. La figure 2.14 illustre la fonction de transmission
N
mesurée d’un filtre de Šolc alterné à 6,8 et 10 étages où chaque étage est constitué d’une lame
biréfringente en quartz de biréfringence n = 8810-4 à la longueur d’onde = 1.55 µm, et
d’épaisseur géométrique e = 5020 µm, orientée suivant un angle = 450/(6,8,10) par rapport à
l’axe du polariseur d’entrée.
48
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
R éponse du F i l t re de S ol c A l t ernée
1
0.9
6 L ames
0.8 8 L ames
10 L maes FSR
0.7
A mpl i t ude N ormal i sée
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
1.48 1.5 1.52 1.54 1.56 1.58 1.6 1.62
Les résultats de simulation sous MATLAB montrent que le FSR ne dépend pas du nombre
de lames ainsi que le niveau des lobes secondaires est plus élevé dans le cas du filtre de Šolc
que dans celui du Lyot et qu’avec l’augmentation du nombre d’étage dans le filtre de Šolc, la
bande passante diminue mais le niveau des lobes secondaires augmente, ce qui par conséquent
réduit le contraste de la fonction de filtrage. Donc l’ajout d’un étage dans une structure Šolc
n’assure pas forcément l’obtention d’un meilleur filtre si on prend le contraste comme seul
critère.
L’idée centrale est basée sur la considération de la réponse impulsionnelle d’un système à
lames biréfringentes. Pour illustrer cette idée, on considère en premier lieu le cas simple de la
réponse impulsionnelle d’une seule lame :
Une vibration lumineuse (impulsion optique) polarisée linéairement arrive sous incidence
normale sur une lame. Elle se trouve divisée en deux impulsions ordinaire et extraordinaire
polarisées orthogonalement et dont les amplitudes dépendent de l’orientation de la
polarisation de l’impulsion incidente par rapport aux axes propres de la lame. Ces deux
impulsions se propagent à des vitesses différentes et émergentes donc décalées dans le temps
l’une par rapport l’autre. Le décalage temporel, ou retard, résultant est donné par [12]
δn e
∆t = t s t f (2-34)
c
49
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
fréquence (ce qui n’est pas vrai en réalité). Donc les effets de dispersion de n seront ignorés
et l’expérience, au travers de la littérature, réconforte relativement bien ce choix.
E0sin φ
Sortie
F
t
E0cos φ
S
E0
φ
Entrée
Ainsi la réponse impulsionnelle d’un système constitué d’une seule lame biréfringente
(figure 2.28) est formée de deux impulsions à polarisations rectilignes orthogonales dont les
amplitudes dépendent de l’angle φ, angle entre l’un des axes propres de la lame (axe lent, par
exemple) et la polarisation incidente. Dans le cas particulier où φ vaut 45°, on aura deux
impulsions d’égales amplitudes aux instants tF et tS.
Cas Général :
On s’intéresse juste aux décalages temporels des différentes impulsions et non à leurs états
de polarisation (figure 2.29 et 2.30).
Temps
Entrée : Sortie :
1 impulsion 4 impulsions
2 lames d’épaisseurs différentes
50
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
….. Temps
Entrée : Sortie :
1 impulsion 2N impulsions
…. Temps
---
Entrée : Sortie :
1 impulsion (N+1) impulsions équidistantes
Pour un système à deux lames (figure 2.29), la sortie de la première lame est constituée de
deux impulsions. Chacune d’elles constitue une impulsion incidente pour la deuxième lame et
produit à son tour deux nouvelles impulsions. Ainsi la réponse impulsionnelle de ce système
sera constituée de quatre impulsions, deux seront polarisées suivant l’axe rapide de la
deuxième lame et les deux autres selon son axe lent. Avec un nombre plus important de
lames, ce processus continuera et donnera, ainsi, pour n lames biréfringentes d’épaisseurs et
d’orientations différentes, un ensemble de 2n impulsions (figure 2.30-a). Leurs amplitudes et
leurs polarisations dépendront des angles d’orientations des lames tandis que leur temps
relatifs d’émergence sera fonction à la fois de la biréfringence et des épaisseurs des lames
utilisées.
Ainsi, on montre bien que la réponse impulsionnelle d’une cascade de lames biréfringentes
est un train d’impulsions de durée finie. Dans le cas où l’ensemble des n lames utilisées sont
identiques (même matériau et même dimension), la sortie sera seulement (n+1) impulsions au
lieu de 2n. En plus, les impulsions émergentes seront équidistantes (uniformément espacées
dans le temps – figure 2.30-b).
Afin d’illustrer un nombre réduit d’impulsions émergentes dans ce cas particulier, on prend
le cas simple de deux lames identiques d’orientations quelconques:
51
Chapitre 2 Les Filtres Biréfringents
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Donc, l’idée est d’utiliser les angles d’orientations des différentes lames afin de contrôler
les amplitudes des (n+1) impulsions de sortie. La première étape sera donc de spécifier les
amplitudes des impulsions en sortie de la structure (après l’analyseur).
2.7 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons rappelé les phénomènes physiques clés qui régissent la
technique de filtrage optique et nous avons décrit le modèle mathématique et physique pour
les éléments biréfringents constituant le filtre. Le cas des cristaux liquides a été aussi étudié.
Ensuite, nous avons analysé les deux configurations de base de cette famille de filtres, à
savoir la configuration de Lyot et celle de Šolc. Nous avons constaté alors qu’avec les deux
arrangements du filtre de Šolc, la réponse spectrale est de forme très particulière. Cependant,
grâce à une approche dans le domaine temporel il est possible, avec de telles structures, de
réaliser des filtres à gabarits prédéfinis. En effet, la réponse impulsionnelle de tels filtres peut
être contrôlée par l’orientation des angles des différents éléments de la structure. Ceci offre
un degré de liberté supplémentaire pour la réalisation de filtres à fonction de transfert
quelconque.
Le prochain chapitre sera consacré dans sa première partie à la synthèse d’un filtre
d’amplitude biréfringent par la méthode de synthèse des filtre à Réponse Impulsionnelle Finie
et dans sa deuxième partie à la synthèse d’un filtre biréfringents utilisé comme compensateur
de dispersion.
52
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L’avènement du laser a permis de mettre en place divers types de systèmes optiques. Cela
a produit le besoin d’avoir des filtres optiques dont les fonctions de transfert peuvent être
arbitrairement choisies comme une fonction de fréquence. Dans les systèmes analogiques à
radiofréquences, de tels filtres optiques pouvaient servir de compensateurs, d’égaliseurs, etc.
L’importance particulière ici, est de réaliser des filtres optiques qui permettent d’obtenir
n’importe quelle fonction de transmission.
Maintenant, voyons quels types de réponses nous pouvons réaliser et comment nous
allons les déterminer. Une approche commode est de choisir d'abord une réponse idéale, puis la
rapprocher par une approximation à un ordre nécessaire. Notons que la fonction de transfert en
fréquence du réseau optique doit être périodique. Ceci peut être vérifié aisément de la théorie de
Fourier ou de la théorie de l'échantillonnage.
53
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
g(t)
G(w)
a)
w
t
b)
w
a t
2π / a
3.2 La Transformation en Z :
Dans le cas des signaux analogiques, on dispose de transformées (transformée de
Fourier ou transformée de Laplace) permettant d’étudier et detraiter les signaux dans des
domaines plus aisés (respectivement plan fréquentiel ou domaine de Laplace). Dans le cas
des signaux discrets, ces transformées sont très limitées, en particulier pour les signaux
possédant une infinité d’échantillons.
Pour cela, une transformée des signaux discrets a été introduite: la transformée en z. Cette
transformée en z, notée X(z), d’un signal x(t) causal, échantillonné à la période Te, s’exprime à
l’aide de la variable complexe z selon la relation suivante:
k k
X ( z)
k
x (kTe ) z k xz
k
k
k
(3.1)
k 0 (3.3)
Et
k
x (t nTe ) x(kT e nTe ).z k
k 0 (3.4)
En posant k’= k−m et étant donné que le signal x(t) est causal, nous obtenons
'
x(t mTe ) x ( k '
Te ). z k ' m
x (k 'Te ).z k .z m X ( z ).z m
k ' m k ' 0
Définition :
Elle provient de la remarque faite lors de la première formulation de la transformée de Laplace
d’un signal échantillonné
k
TL x (t ) xe k
pkTs
k (3.5)
Pour retrouver une forme polynomiale d'une variable complexe, on effectue le changement de
variable z e pTs .
Nous retrouvons ainsi les expressions suivantes qui sont prises comme définition mathématique
de la transformée en Z:
55
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
k
x (t nTe ) x(kT
k 0
e nTe ).z k
k
Transformée Bilatérale TL x (t ) X ( z ) xz k
k
k
k
Transformée Mono latérale TL x (t ) X ( z ) xz k
k
k 0
Convergence :
La transformation en Z est une série infinie et cela implique que l’on se pose le problème de
convergence de cette série et donc d'existence de la transformée en Z.
Résultat: la série n’existe que pour certaines valeurs de z pour lesquelles elle converge ce qui
définit la région de convergence de la série. Cette région de convergence est un anneau.
On s’intéresse dans cette partie au RIF à phase linéaire car on va synthétiser un filtre optique
d’amplitude qui affecte le niveau de puissance sans modifier la phase des composantes spectrales
formant le signal.
Par ailleurs, pour synthétiser des filtres compensateurs de dispersion, ces derniers auront par
définition une phase non linéaire. Ce type de dispositifs sera étudié dans le paragraphe 3.6
56
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
N 1
H (e jw ) h( n)e jnw (3.6)
n0
Posons
H (e jw ) H (e jw ) e j ( w ) (3.7)
Pour qu’un filtre R.I.F. ait une phase exactement linéaire, il faut que la phase ( w) soit de la
forme suivante :
Où est un retard de groupe constant. Par égalité de (3.6) à (3.7) nous avons
N 1
H (e jw ) h( n)e jnw H (e jw ) e j ( w ) (3.9)
n0
Nous obtenons
r 1
P ( f ) ( k ) soc (2 kf )
k 0
N 1
0 : Qui implique que h(0) est arbitraire et h(n) 0 pour n 0 , résultat peu utile.
( N 1) / 2 et
h(n) h( N 1 n) Avec 0 n N 1
57
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Nous remarquons que pour chaque cas de N, il y a une seule valeur de retard de groupe
h( n)
2
1 3 4 5 6 7 n
h( n)
1 2 3 4 5 6 n
On dit qu’un filtre est à phase exactement linéaire, s’il possède un retard de groupe constant et un
retard de phase constant. Si on désire seulement que le retard de groupe soit constant (comme
c’est souvent le cas), alors le filtre à phase linéaire se définit comme suit
H (e jw ) H (e jw ) e j ( w ) (3.12)
( N 1) / 2 , = /2 (3.13)
58
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Et h ( n ) h ( N 1 n ) avec 0 n N 1
Les filtres solutions ont un retard de (N-1)/2 échantillons avec des réponses impulsionnelles
antisymétriques autour du centre de la séquence opposée à la réelle séquence à phase linéaire.
- Pour N impaire, h (N-1)/2 doit être égale à 0. Le centre de symétrie de la réponse
impulsionnelle du filtre à phase linéaire est l’échantillon du milieu égal à 0 (figure 3.4.).
h( n)
1 2 3
4 5 6 7 n
- Pour N paire, le centre de symétrie de la réponse impulsionnelle du filtre à phase linéaire est le
milieu entre deux échantillons (figure 3.5.).
h( n)
1 2 3
4 5 6 n
59
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
À w nous avons H * (e jw ) = 0, ce qui signifie que les filtres passe- haut ne peuvent pas être
évalués avec ce type de filtre.
N
Avec d (n) 2h( n) pour n=1……N/2[15]
2
Les figures 3.2, 3.3, 3.4, et 3.5 représentent la réponse impulsionnelle de chaque cas étudié pour
les filtres RIF à phase linéaire. Le trait en pointillé représente l’axe de symétrie. La répartition
des coefficients est relative au cas considéré. L’approche mathématique la plus utilisée jusqu’à
présent dans le cas de coefficients à précision infinie est celle de Parks-McClellan (P.M.C.). Le
60
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
3.4. Calcul des Coefficients d’un Filtre à Phase Linéaire par P..M.C. :
3.4.1. Introduction:
Le filtre R.I.F. à phase linéaire conçu par PARKS-McCLELLAN utilisant l’algorithme de
Remez représente la meilleure approximation au sens de Chebyshev avec des coefficients à
précision infinie. Auparavant, plusieurs chercheurs ont étudié les problèmes de conception de
certains types de filtre en utilisant des algorithmes différents. L’importance de cette nouvelle
approche réside dans la combinaison entre la rapidité de la procédure de Remez avec la capacité
de conception d’une grande classe de types de filtre, avec des filtres peu communs tels que les
filtres passe bande à bandes multiples, filtre avec la transformée de Hilbert et différentiateurs et
des filtres plus communs tels que passe bande, coupe bande, passe bas et passe haut. La réponse
en fréquence peut ainsi être approximée.
Dans ce paragraphe, nous allons présenter le fondement mathématique de la méthode P.M.C.
pour des coefficients à précision infinie.
L N 1
H ( f ) G ( f ) exp( j ( (( ))2 f )) (3.19)
2 2
G ( f ) : Fonction à valeur réelle. L=0 ou 1.
Dans tous les cas, on ne s’intéresse qu’à G(f) fonction réelle qui est utilisée pour approximer les
spécifications de l’amplitude idéale désirée, puisque le terme de la phase linéaire n’a aucun effet
sur la réponse en amplitude.
Auparavant, tous les algorithmes déjà établis, se sont concentrés sur le cas numéro 1, dans cette
approche on a pu combiner les quatre cas dans un seul algorithme en notant que G(f) s’écrit
comme :
G ( f ) Q( f ) P( f ) (3.20)
61
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Les quatre cas ont été écrits sous une forme commune afin que l’algorithme de Remez
s’accomplisse convenablement.
Le problème d’approximation d’origine réside dans la minimisation du maximum de l’erreur
absolue pondérée définie comme :
W ( f ) : Fonction de pondération.
F : sous ensemble de fréquence dans les bandes d’intérêt (bande passante et bande atténuée).
E ( f ) max W ' ( f ) D ' ( f ) P ( f ) Avec f F ' (3.23)
E ( f ) W ' ( f ) D ' ( f ) P ( f ) , expose r+1 fréquences extrêmes dans F’ notées par ‘Fi’.
I = 1, 2,…. r+1,
Où F1 F 2 ..... Fr Fr 1 .
Un algorithme peut donc être conçu pour satisfaire la condition sur l’erreur du filtre dans le
théorème d’alternance [16].
62
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Début
Types de Filtre
Formulation du problème de
l’approximation équivalente
La résolution du problème
d’approximation par la
méthode de Remez
La réponse Impulsionnelle
calculée
Sauvegarder la réponse et
l’erreur optimale
Fin
Figure 3.6 : Organigramme de conception de filtre de [Link] CLELLAN à l’aide de méthode Remez
63
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Début
Non
Oui Non
Les fréquences des
extrémales ont-elles
Changés
changé ?
Non
Meilleur
approximation
Fin
64
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Cet organigramme présente l’approche utilisée par l’algorithme d’échange de Remez pour obtenir
une solution au problème d’approximation.
Nous proposons une nouvelle méthode pour concevoir des filtres biréfringents ayant une
réponse spectrale spécifique prédéfinie. En commençant par le formalisme de Jones, nous
déduisons les polynômes représentant les réponses des filtres biréfringents. L'algorithme de
Remez est utilisé pour rapprocher les polynômes et produire un niveau uniforme minimal des
lobes secondaires pour un nombre donné de lames biréfringentes. L’algorithme ‘layer-peeling’
[17] est ensuite utilisée pour calculer la structure de filtre c.-à-d., l'orientation et l’épaisseur de
chaque lame biréfringente à partir des coefficients polynomiaux. Seuls deux équations doivent
être résolues afin d'obtenir l'angle d'orientation de chaque lame.
65
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L'axe rapide de chaque lame est orienté selon un angle arbitraire φ1, φ2. ..φn par rapport à
la direction du polariseur d'entrée, qui est défini comme l'axe X sur la fig 3.8, φp est l'angle
d'orientation de l'analyseur par rapport à l'axe des x, l'axe z est la direction de propagation de la
lumière. Le vecteur champ électrique de la lumière après l'analyseur peut être exprimé comme
E A1 Ex 0
E R ( p ) M (i , ) Px E (3.25)
A2 y0
Tels que, Ex 0 , E y 0 sont l'onde incidente, E A1 , E A 2 sont les composantes transmise et rejeté de
l’analyseur, R ( p ) est la matrice représentant la rotation par l'angle φp, qui est défini comme
cos p sin p
R ( p ) (3.26)
sin p cos p
1 0
Px (3.27)
0 0
M (i , ) est le produit des matrices d'une série de rotations et des retards causés par un
empilement de lame biréfringentes, par conséquent,
cos i sin i
R(i )
sin i cos i
Et la matrice de retard
66
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
j2
e 0
R j
0 e 2
De l’équation (3.28), nous voyons que produit matriciel de l'analyseur et un ensemble de lames
biréfringentes R ( p ) M ( i , ) , peut être exprimée comme le produit de n 1 matrices
unitaires Qi (i 0,1, 2,...., n) . En d'autres termes, l'état de polarisation de la lumière de sortie est
déterminé par l'opérateur unitaire R ( p ) M ( i , ) , qui correspond à la fonction de transfert du
filtre. Nous analysons la matrice unitaire Qi dans le paragraphe 3.5.2 et de trouver une forme
plus commode de la fonction de transfert du Filtre
n* c di*
R ( p ) M ( i , ) = n Et Qi i (3.29)
n n* di ci*
Dans lequel le (*) représente le conjugué, la fonction de transfert du filtre dans l’équation (3.28)
peut être réécrite sous cette forme,
n n* cn d n* cn 1 d n*1 c1 d1* c0 d 0*
= ... (3.30)
n n* d n cn* d n 1 cn*1 d1 c1* d 0 c0*
Dans lequel
c.c* d .d * 1
En raison de la symétrie des matrices, la même information peut être représentée soit par colonne
de la matrice de transfert R ( p ) M ( i , ) . La lumière en sortie d’une lame donnée d'un filtre
biréfringent peut être représentée par un vecteur 2x1 plutôt que d'une matrice 2x2. Par
conséquent, la matrice de transfert du filtre est considérablement simplifiée comme suit,
i ci di* i 1
(3.31)
i di ci* i 1
67
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ceci est la description récursive de l’état du filtre biréfringent, à une lame donnée du filtre, qui
expose comment les paramètres de sortie de la lame i d'un filtre dépendent des paramètres de la
structure et la sorties de la lame i 1 . En d'autres termes, si nous savons les sorties et les entrées
de la lame i du filtre, la structure de la section i peut être déterminée. La méthode ‘ Layer-
Peeling ‘ décrite dans le paragraphe 2 est un moyen efficace pour déterminer les paramètres de
chaque lame du filtre.
C Si 1 0
Qi R(i ) R( ) z1/2 i (3.32)
Si Ci 0 z 1
Où Ci cos i , Si sin i , et z exp( j ) exp j 2 f (nL / c) dans laquelle c est la vitesse de
la lumière dans le vide, L est la longueur de chaque lame biréfringente, n est la biréfringence,
et f est la fréquence de la lumière. Lorsque l'équation (3.32) est remplacée dans l'équation.
(3.31), la description récursive devienne,
i 1/2 Ci Si 1 0 i 1
z S C i 0 z 1 i 1
(3.33)
i i
Ai Ci Si z 1 Ai 1
(3.34)
Bi Si Ci z 1 Bi 1
68
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A0 cos 1
B0 sin 1
A1 C1 cos 1 S1 sin 1 z 1
1
B1 S1 cos 1 C1 sin 1 z
... (3.35)
n
An i 0
ai z i
n
Bn b z i
i
i 0
Compte tenu de la structure d'un filtre, dont l’épaisseur et l'angle d'orientation de chaque lame,
les deux polynômes peuvent être facilement obtenus par le produit matriciel. L'objectif de
l'algorithme de transformée inverse est de concevoir un filtre biréfringent avec la réponse en
fréquence spécifiée par un An ( z ) ou Bn ( z ) . Comme présenté précédemment, l’Equation (3.34) est
la récursivité directe d'un filtre biréfringent. L’inversion de l’équation (3.34) donne
Ai Ci Ai 1 Si z 1 Bi 1 (1)
Bi Si Ai 1 Ci z 1 Bi 1 (2)
Ai Si 1
De l’équation (1) Ai 1 z Bi 1
Ci Ci
Bi SA
De l’équation (2) Bi 1 1
i i11
Ci z Ci z
69
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ai 1 Ci Ai Si Bi
Bi
z (1 Si 2 ) Si zAi Bi 1 Comme (1 S i 2 ) 1 sin 2 cos 2 Ci 2 alors
Ci
Bi 1 Si zAi Ci zBi
Ai 1 Ci Si Ai
(3.36)
Bi 1 Si z Ci z Bi
a
k 0
k
( i 1) k
z (Ck ak(i 1) Sk bk(i 1) ) z k (Ci ai(i ) Si bi(i ) ) z i
k 0
(i ) (i ) Si ai(i )
Ca Sb
i i i i 0 (i )
Ci bi
Si ( sin i )
tgi
Ci cosi
ai(i )
tg i (i )
bi
ai(i )
i tg 1 (i )
bi
70
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
De même
i 1
Bi 1 bk (i 1) z k
k 0
i i i
Sk ak(i ) zz k Ck bk(i ) zz k ( Sk ak(i ) Ck bk(i ) ) z1k
k 0 k 0 k 0
i 1 i 1
b
k 0
k
( i 1) k
z Si a0( i ) Ci b0( i ) ( Sl al( i 1) Cl bl( i 1) ) z l
l 0
Si a0( i ) Ci b0( i ) = 0
Donc
Si b0(i ) b0( i )
tg i ( i )
Ci a0(i ) a0
b0(i )
i tg 1 (i )
a0
b0(i ) 1 ai(i )
Nous avons donc i tg
1
(i ) = tg (i )
(3.37)
a0 bi
Enfin, les angles d’orientations de chaque lame peuvent être calculés par
p n n ,
n n 1 n 1 ,
... (3.38)
2 1 1 ,
1 0 ,
Ainsi, la conception d'un filtre de n lames biréfringentes avec une réponse spectrale spécifique
peuvent être transformée en la conception de deux polynômes d'ordre n
71
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
E A1 n n* 1 n
(3.39)
EA2 n n* 0 n
qui montre les sorties EA1 , E A 2 sont égaux au polynôme n ( z ) et n ( z ) . La seule différence
2 2
entre An ( z ) , Bn ( z ) et n ( z ) , n ( z ) est le déphasage de An ( z) Bn ( z) 1 ce qui équivaut à
introduire un retard pour chaque lame dans le domaine temporel, et ne change pas la fonction de
transfert du filtre biréfringent.
72
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
2
trouver An ( z ) à partir de An ( z ) pour obtenir un ensemble de coefficients réels. Toutefois, les
coefficients de An ( z ) calculés de cette façon ne sont pas uniques, en d'autres termes, les
structures des filtres biréfringents ne sont pas uniques non plus. Ces filtres pourraient avoir des
réponses de phase différentes pour la même réponse d’amplitude. Une fois les coefficients des
deux polynômes trouvés, les angles relatifs des lames biréfringentes et l'analyseur peuvent être
calculés par l'algorithme de transformée inverse développé dans le paragraphe 3.5.4.
73
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
0.9
0.8
0.7
Amplitude Normalisée
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Fréquence Normalisée
Afin de rendre les ondulations à – 40dB, on doit choisir un nombre de 14 lames biréfringentes.
En appliquant l’algorithme de REMEZ, on peut déterminer les coefficients bi du
polynôme Bn ( z ) qui satisfait les spécifications du filtre,
1.4
1.2
1
Intensité Normalisée
0.8
0.6
0.4
0.2
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Fréquence Normalisée
74
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Apres la détermination des coefficients des deux polynômes An ( z ) et Bn ( z ) , les angles peuvent
être calculés en appliquant l’équation (3.37)
Le retard introduit par chaque lame est le même pour une longueur d’onde particulière de la
lumière Par conséquent, la réponse spectrale du filtre peut être exprimée par la transformée en z
75
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
3.6.1 Introduction
conséquent peuvent être une alternative possible aux compensateurs à base de réseaux de Bragg
sur fibre destinés à la compensation de dispersion simultanée de plusieurs canaux dans les
systèmes de WDM [20].
Dans cette partie, nous présentons un algorithme de synthèse pour la conception d'un
égaliseur à base d’éléments biréfringents. Cet égaliseur se caractérise par un retard de groupe
bien linéaire. Mais rappelons d’abord quelques phénomènes relatifs à la propagation de la
lumière dans la fibre optique.
L'amplitude dans le domaine temporel est obtenue en prenant la transformée de Fourier est
donnée par
1
A( z , t )
2 A( z, )e xp(it )d
(3.42)
A i 2 2 A 3 3 A
0 (3.43)
z 2 t 2 6 t 3
77
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
où A est l'amplitude de l’enveloppe d'impulsion. Les effets de troisième ordre de dispersion sont
inclus par le terme β3. Dans la pratique, ce terme peut être négligé quand β2 dépasse les
0.2ps2 /Km. L'équation (3.43) la solution de cette équation est donnée par l'équation. (3.44).
Dans le cas β3 = 0 est écrit comme suite
1 i
A(0, ) exp( 2 z it )d
2
A( z , t ) 2 (3.44)
2
La configuration d'un égaliseur constitué de quatre lames biréfringentes est montrée dans
fig. 3.12. Il y a deux polariseurs, un pour assurer une entrée linéairement polarisée, et l’autre
pour rejeter des longueurs d'onde non désirées à la sortie. Les quatre lames biréfringentes ont des
longueurs arbitraires allant de L1 à L4 et des orientations φ1- φ4 entre elles. Les flèches
représentent la direction de l'axe principal de chaque section biréfringente et la direction
transmise des deux polariseurs, respectivement.
L'algorithme de conception utilise le formalisme de Jones qui décrit la transmittance des deux
modes polarisés orthogonaux se propageant le long d’une pile de lames biréfringentes.
78
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
La section i de l’égaliseur
Figure 3.13 : Diagrame de la section i de l’égaliseur
Toutes les lames ont une longueur nominale L. Une lame (section) du filtre est montrée en détail
sur la fig. 3.13, où i est l'orientation de la section - i et Li la longueur de section diffèrent de
la longueur nominale L par la différence Li La matrice de transfert d'un égaliseur constitué de
n lames biréfringentes est décrite par le formalisme de Jones comme suit :
E A1 E xo
E R ( p ) R (
n ) R ( n ) R ( n )... R ( 2 ) R ( 2 ) R ( 2 ) R ( 1 ) R (1 ) R ( 1 ) Px E
A2 sec tion n
yo
E xo
R ( p n ) R (n ) R ( n n 1 ) R (n 1 )... R ( 2 1 ) R (1 ) R (1 ) Px
E yo
E
R( n ) R (n )R ( n 1 ) R (n 1 )...R (1 ) R (1 ) R ( 0 ) xo
Qn
0
E
QnQn 1....Q1Q0 xo ,
0 (3.45)
Tel que Exo , E yo sont les composantes du champ électriques en entrée et E A1, E A 2 sont les
composantes transmise et rejeté respectivement du filtre, Px est la matrice de polariseur de sortie
suivant l’axe Ox.
R ( p ), R (i ) et R (i ) sont les matrices de rotation des angles p , i et i respectivement, qui
sont l'orientation du analyseur, chaque lame biréfringente, l’angle entre les lames adjacentes,
respectivement.
79
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
R (i )
: représente la matrice de l’élément à retard (lame).
La forme de base pour chaque élément est :
cos sin
R ( )
sin cos , p ,i ,i (3.46)
j2 i
e 0
R (i ) ji
0 e 2
j2 j2i
e 0 e 0
j j i
.
0 e 2 0 e 2
(3.47)
t n.L / c qui est déterminé par la longueur nominal L .Par contre, la phase de la section
dépendante i , est reliée à la longueur variable des différente section Li .
Qi R ( i ) R (i )
j i j i
cos e 2
sin i e 2
1 0 .
z1/2 i
j i
j i
2
0 z 1
sin i e 2 cos i e (3.48)
De l’équation (3.45), le produit des matrices unitaires Qi (i 0,1,.................n) est une matrice de
transfert de filtre d’ordre n. Si on suppose que le filtre est sans perte, la matrice de transfert Trn
doit être une matrice unitaire telle que :
80
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
C
n
Dn*
Trn Qi n (3.49)
i 0 Dn Cn*
CnCn* Dn Dn* 1
Avec :
La matrice de transfert d’ordre (n) peut être exprimée en fonction de celle d’ordre (n-1)
multipliée par la matrice de transfert de la dernière section, Qn telle que :
Cn Cn 1
D Qn D (3.50)
n n 1
Cn z n /2 . An et Dn z n /2 .Bn
Avec An et Bn sont les fonctions de transferts pour les composantes de polarisation transmise et
rejetée de l’égaliseur. Avec la conservation d’énergie :
2 2
An Bn 1 , même si i 0 les coefficients ai et bi sont complexes.
De l’équation (3.52), on peut remarquer que la fonction de transfert de cet égaliseur est
similaire à celle d’un filtre RIF (réponse impulsionnelle finie) à coefficients complexes [15], donc
on peut appliquer les techniques de synthèse utilisées pour obtenir les coefficients de notre
égaliseur.
Par manipulation mathématique, on inverse l’équation (3.51) on obtient :
81
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
De (3.53)
Ce sont deux équations récursives de la fonction de transfert. Pour chaque étage nous savons les
coefficients d’ordre n des polynômes Ai ( z ) et Bi ( z ) .
cos a (i )
i i sin i bi(i ) e ji /2 0
sin a (i )
i 0 cosi b0(i ) e ji /2 0
(3.55)
Avec a0( i ) , b0( i ) et ai( i ) , bi( i ) sont les coefficients 0ieme et i ieme de l’égaliseur de i ieme ordre .
D’après [24], les angles relatifs et absolus i et i peuvent être calculés par les équations
suivantes :
ai(i ) 1 b0(i )
i tg 1 (i )
tg
(i ) (3.56)
bi a0
p n n
n n 1 n 1 (3.57)
2 1 1
1 0
Maintenant, nous allons calculer la longueur pour chaque section, L et Li . La partie identique
L est déterminée à partir du FSR (Free Spectral Range, Interval Spectral Libre) du filtre par la
relation : L c / ([Link] ) .
Pour déterminer Li il faut calculer le retard variable i , Considérons le rapport de coefficients
0ieme pour les deux polynômes de l’équation (3.54), tel que [25]:
82
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
b0(i 1)
Sachant que tgi 1 doit être réel, le retard variable peut exprimer par :
a0(i 1)
i 2 f ( n.Li / c )
En Utilisant les équations décrites ci-dessus, on peut déterminer les différents paramètres
A( f ) 0.99
u cosh(2vf ) cosh(2v)
( f ) ln
v 2 cosh(vf ) (3.60)
Dans lequel f est la fréquence normalisée, u et v sont les paramètres qui sont utilisés pour
ajuster le retard de groupe et sa linéarité. La fonction ci-dessus se rapproche à une phase
quadratique sur une largeur de bande finie, et est supérieure à l’approximation de la fonction
trigonométrique utilisée précédemment [15] sur la dispersion et la linéarité de retard de groupe.
L’idéal réponse en amplitude est l'unité, cependant l’algorithme de synthèse inverse nécessite une
valeur inférieure à l'unité pour converger, par conséquence nous avons mis A( f ) 0,99 .
Pour obtenir une réponse d’égalisation souhaitable avec une dispersion de 2000 ps / nm,
ondulation retard de groupe inférieur à 4 ps, une perte de transmission théoriques inférieure à 0,1
dB, on pose u 22, v dans l’équation (3.60) et choisissant FSR de 50 Ghz alors on détermine
le nombre minimal de lames biréfringentes pour réaliser avec précision l’égalisation donnée
Comme les relations empiriques décrites dans (3.56) et (3.60), l'ordre du filtre nécessaire, et donc
83
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
4,4
0,8
4 Perte de transmission
Retard délai de groupe
0,4
3,6
3,2
0,2
19 21 de lame23
Nombre 25
Figure 3.14 : relation entre écart de retard de groupe, perte de transmission et le nombre des
lames
L’équation (3.60) est développé en utilisant des séries de Fourier pour obtenir les coefficients
complexe normalisée ai et bi, comme indiqué dans le tableau 1. Le tableau 1 montre également
les paramètres de la structure calculés de l’égaliseur i , i et Li (i 0,1,......., 20) , calculé à
partir des coefficients selon la méthode décrite dans la section 3.6.3
La longueur de chaque section commune biréfringente requise pour une plage spectrale libre de
50 GHz est 0,7792 m, résultant en une longueur totale de l'égaliseur biréfringent de 16.364 m.
Sur la base des paramètres de synthèse de la structure, les réponses de retard d'amplitude,
phase et de groupe du filtre d'égalisation ont été calculés, et sont présentés dans les figures ci-
dessous. La réponse en amplitude dans la Fig. 3.15 presque une transmission à plat avec une
perte de puissance faible 0,094 dB et une ondulation d'amplitude de 0,0092 dB. La phase
quadratique sur la gamme de fréquences de f 0 5 GHz est montré dans la figure. 3.16. Le retard
de groupe linéaire correspondant de 2003 ps / nm avec un écart maximal de 3,86 ps sur une bande
passante de 10 GHz est illustrée à la figure 3.17, dans lequel la partie linéaire est représenté par
84
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
une ligne gras et correspond à la fonction de retard de groupe GD 16, 042 f picosecondes où la
fréquence f étant en GHz.
Pour étudier la performance des égaliseurs décrits par la fonction de phase hyperbolique dans
l’équation (3.60), nous calculons la dispersion et l'écart maximal du retard de groupe en fonction
des paramètres u et v , représenté dans les figures
Ces résultats sont obtenus pour une gamme de fréquences de fonctionnement de f 0 5 GHz
La ligne avec les marqueurs carrés indique la dispersion, tandis que les marqueurs triangle
montrent la déviation maximale du retard de groupe. De figures. 3 (a) et (b), on peut voir la
dispersion augmente que l'augmentation du paramètre u ou v. Cependant, avec une dispersion
augmentant la linéarité du retard de groupe se détériore, au moins en termes absolus.
Lorsque u et v sont de même signe, l'égaliseur a une dispersion positive, tandis que si u et v sont
de signe opposé, la dispersion est négative, comme le montre la Fig. 3 (c).
5,2
2400
4,2
2100
Dispersion (ps/nm) Max écart délai de groupe (ps)
1800 3,2
1500 2,2
2,5 2,8 3,2 3,4 3,7
Fig 3(b)
4
2160
3,8
2040
Max écart délai de groupe (ps)
Dispersion (ps/nm)
1920 3,6
1800 3,4
19 21 23 25
Nombre de lame
u(v=3.1416) Fig 3(a)
85
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-1800
4,3
-1900
4,1
-2000 Max écart délai de groupe (ps)
Dispersion (ps/nm)
-2100 3,9
-2200
3,7
19 21 23 25
Nombre de lame
u (v=-3.1416) Fig 3(c)
86
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
87
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
R é p o n s e d e fi l t re e n A m p l i t u d e
0
A m p lit u d e e n d b
-0 . 0 5
-0 . 1
-0 . 1 5
-0 . 2
-2 5 -2 0 -1 5 -1 0 -5 0 5 10 15 20 25
F re q u e n c e re l a t i ve e n G h z
R é p o n s e d e F ilt re e n p h a s e
4
2
P h a s e e n ra d
-1
-2
-3
-4
-2 5 -2 0 -1 5 -1 0 -5 0 5 10 15 20 25
F re q u e n c e re la t ive e n G h z
15
R e ta rd d e g ro u p e e n p s
10
-5
-1 0
-1 5
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5
F re q a u n c e e n G h z
88
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Initialisation :
ak ak( N ) , bk bk( N ) (k 0,1,..., N )
iN 0
Si i 1
1 ai
(i )
i tg (i )
bi
arg a0 .b1 a1 .b0
(i ) (i ) (i ) (i )
i a ( i )2 b( i )2
0 0
Si i 0
b0(0)
0 tg 1 (0)
a0
Oui
89
Chapitre : 3 Synthèse d’un Filtre RIF et d’un Compensateur de Dispersion à base d’éléments Biréfringents
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Conclusion
Nous avons présenté la synthèse d’un filtre biréfringent à gabarit prédéfinit qui peut être
réalisé par les méthodes habituelles de synthèse des filtre à réponse impulsionnel finie en jouant
sur l’orientation des angles des lames constituant le filtre. Ainsi nous avons pu synthétiser un
filtre utilisé comme compensateur de dispersion dont l’utilisation est indispensable dans un
système de transmission à fibre optique.
90
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
4.1.1 Introduction
Plusieurs architectures d’implémentation de ROADMs ont été proposées, chacune optimisée pour
un segment de réseau particulier pour répondre à une certaine exigence en trafic et en
reconfigurabilité Parmi ces architectures variées, l’architecture Broadcast & Select (B&S) est basée
sur l'utilisation d'un bloqueur de longueurs d’onde (Wavelength Blocker, WB). Tous les canaux à
l’entrée sont partiellement extraits au niveau d’un coupleur à l’entrée (Cf. figure 4.1). Les canaux à
extraire peuvent être sélectionnés par la combinaison d’un coupleur diviseur de puissance 1 x N, où
N représente le nombre de canaux du multiplex, et d’une batterie de filtres accordables. Par ailleurs,
les canaux à insérer peuvent être sélectionnés par la combinaison d’un coupleur N x 1 et d’une
batterie d’émetteurs accordables. Les canaux à insérer sont combinés avec les canaux "express" au
niveau d’un coupleur en sortie. Dans cette architecture, le sous-système WB fournit à la fois la
fonctionnalité d’égalisation des niveaux pour les canaux "express" et la fonctionnalité de blocage
pour tout canal qui va être remplacé par un nouveau canal à insérer . Parmi les multiples approches
pour implémenter un sous-système WB, la solution de l’optique en espace libre combine une partie
de démultiplexage optique en espace libre et un réseau de pixels constituant le modulateur spatial de
lumière qui peut être soit en technologie cristaux liquides , soit à base de matériaux composites
polymère-cristal liquide (PDLC), soit des miroirs MEMS [8].
91
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Nous proposons l’étude d’une solution technologique alternative [8] pour réaliser un WB (qui fait
aussi fonction d’égaliseur de niveaux des canaux) sans module de séparation spatiale des longueurs
d’onde et qui est basée sur des filtres optiques biréfringents. Le choix de ce type de technologie est
motivé par L’importance de la fonction de filtrage pour garantir les spécifications propres aux
applications DWDM et CWDM. A ce titre, les filtres biréfringents offrent une grande flexibilité
dans la synthèse des gabarits prédéfinis et ce en permettant une reconfiguration des paramètres
caractéristiques de la fonction de filtrage.
La structure de base pour réaliser ce WB a été initialement proposée par Sharp et Birge et utilisée
dans les dispositifs d’affichage [8]. Elle est composée de trois blocs qui traitent, respectivement,
l’état de polarisation de la couleur rouge, verte et bleue. Chaque bloc est formé de trois parties. La
partie 1 est un filtre de Šolc alterné constitué de N lames biréfringentes orientées à tel que =
/8N. La partie 2 est constituée d’une cellule à cristaux liquides (LCC) qui assure la fonction de
commutation ainsi que l’égalisation des niveaux correspondant aux couleurs contrôlées. La partie 3
est, dans un sens, le miroir de la partie 1 avec le même nombre de lames biréfringentes mais qui sont
orientées à des angles 90° après la LCC. Des détails supplémentaires concernant le principe de
fonctionnement du dispositif de Sharp peuvent être trouvés dans la référence [8].
Structure du dispositif
Sur la figure 4.2 nous avons montré le schéma de la structure du WB. Le dispositif est composé
d’un polariseur d’entrée, de m blocs correspondant aux m canaux à traiter et d’un polariseur de
sortie (analyseur). Chaque bloc, qui est optimisé pour manipuler un canal (ou longueur d’onde)
prédéfini, est composé de trois parties comme décrit précédemment. Le nombre m de blocs ainsi que
le nombre de lames biréfringentes par bloc dépendra de l’application réseau comme nous allons le
voir en détail plus loin.
y z
x
Figure 4. 2 : Structure du Bloqueur de longueur d’onde (WB) à m canaux utilisant un polariseur d’entrée
(P). BP: Lame Biréfringente, LCC: Cellule à cristaux liquides, A: Polariseur de sortie (Analyseur).
92
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Calcul de Jones appliqué à la structure
En se référant à la figure ci-dessus (Figure 4-2), nous supposons que les axes x et y sont les
axes fixes du laboratoire. Par conséquent, le vecteur de Jones E’ de la vibration à la sortie de la
structure est calculé en multipliant le vecteur de Jones E de la vibration incidente par la matrice de
Jones M représentant le WB [8].
Tel que
Ex E 'x M M12
E , E ' et M 11
'
(4. 2)
Ey
E
y M 21 M 22
PF et PR sont les matrices de Jones respectives du polariseur d’entrée et du polariseur de sortie telles
que
1 0 0 0
PF et PR (4. 3)
0 0 0 1
où
MiLCC est la matrice de Jones de la cellule à cristaux liquides (LCC) qui est placée de façon à ce que
son axe optique fasse un angle de π/2 par rapport à l’axe de transmission du polariseur d’entrée telle
que
e j i / 2 0
M iLCC
j i / 2
(4. 6)
0 e
93
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
où γi est le déphasage introduit entre les deux composantes orthogonales de l’onde traversant les
axes principaux de la LCC.
MiC3 est la matrice de Jones de la partie 3 du bloc qui est le miroir de la partie 1, telle que
MiC3 = {R(- +π/2)JNR( -π/2 )}{R( -π/2)JN-1R(- + π/2 )}{R( -π/2)J1R(- + π/2 )}
(4. 7)
i
et M C1 est la matrice de Jones de la partie 1 donnée par
et Jk avec k = 1, 2.., N, est la matrice de Jones de la k ème lame biréfringente donnée par
jk / 2
e 0
Jk jk / 2 (4. 10)
0 e
où φk est le déphasage introduit entre les deux composantes orthogonales de l’onde traversant les
axes principaux de la lames biréfringente.
Après avoir calculé le produit matriciel et en tenant compte de la forme condensée de la matrice M
donnée par l’équation (4.2), le faisceau en sortie est polarisé suivant l’axe y avec une amplitude du
champ donnée par
Si le vecteur d’onde en entrée E est polarisé linéairement suivant l’axe x, alors la transmission totale
du WB sera
2
T M 21 (4. 12)
Il est à noter que lorsque le nombre de longueurs d’onde à manipuler devient important, la
mathématique nécessaire pour une évaluation analytique de la transmission totale du WB devient de
plus en plus lourde et compliquée, et le recours à un calcul numérique s’avère indispensable.
94
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L’égaliseur optique (Figure 4-3) traitant un seul canal optique est composé de deux
lames biréfringentes (par sous bloc) en calcite ayant une biréfringence 0,156 à la
longueur d’onde de fonctionnement 1.55 µm séparées par une cellule à cristaux
liquides nématiques d’épaisseur 7 µm dont la biréfringence est contrôlée par une
tension électrique variant de 10 à 42 Volts. L’ensemble est placé entre
polariseur/analyseur croisés. La fonction de blocage/transmission et la fonction
d’égalisation sont assurées par la cellule à cristaux liquides [8].
x z
Les lames biréfringentes et la LCC sont demi-onde à λ2. Après avoir traversé le polariseur
d’entrée, toutes les longueurs d’onde du multiplex ont un vecteur de polarisation à 0°. La partie 1 du
bloc, qui est un filtre de Šolc alterné constitué de 2 lames biréfringentes orientées à ± = ±11.2°,
fait tourner le vecteur de polarisation de la longueur d’onde λ 2 de 45°. Si la LCC (partie 2), qui est
placée au centre avec son axe optique orienté à 90°, est accordée de telle sorte qu’elle ne cause
aucun déphasage (γ/π = 0) alors le vecteur de polarisation de la longueur d’onde λ2 attaque la partie
3 du WB sous un angle de -45°. Dans ce cas, la partie 3 étant orthogonale (miroir) à la partie 1 et
leurs effets optiques s’annulent mutuellement. Par conséquent, toutes les longueurs d’onde du
multiplex sortent avec un vecteur de polarisation à 0° et sont complètement bloquées au niveau du
polariseur de sortie. Par ailleurs, Si la LCC est accordée de telle sorte qu’elle devienne demi-onde à
λ2 (γ/π = 1), alors elle fait tourner le vecteur de polarisation de la longueur d’onde λ2 de 90° ce qui
lui permet d’attaquer la partie 3 sous un angle de -135°. Dans ce cas, la partie 1, la LCC et la partie 3
jouent ensemble le rôle d’un filtre de Šolc alterné complet. Alors, la longueur d’onde λ2 se trouve
avec un vecteur de polarisation à -π/2 et est complètement transmise au niveau du polariseur de
sortie. Si maintenant la LCC est accordée pour avoir un déphasage intermédiaire (0 ≤ γ/π ≤ 1), alors
le vecteur de polarisation de la longueur d’onde λ 2 n’est plus orienté à 90° et subit en conséquence
95
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
de l’atténuation au niveau du polariseur de sortie. Cependant, quel que soit l’état de la LCC, les
deux autres longueurs d’onde, avec un vecteur de polarisation à 0°, excitent l’un de ces deux axes
neutres (onde propre) et restent par conséquent non affectées et sont bloquées à 100% au niveau du
polariseur de sortie (Cf. figure 4.4).
RéponsedeTransmissionduW
B
1
γ/π=1
0.8 γ/π=0.8
γ/π=0.7
0.6 γ/π=0.4
Intensiténormalisée
γ/π 0.2
0.4
γ/π=0
0.2
0
1.5 1.51 1.52 1.53 1.54 1.55 1.56 1.57 1.58 1.59 1.6
Longueurd'ondeenµm
En résumé et comme nous pouvons le constater sur la figure 4.8, quand la cellule LCC est
accordée pour être demi-onde à λ2 (état ON), la longueur d’onde λ2 est totalement transmise (courbe
en trait plein), alors que quand elle est accordée de façon à introduire un déphasage nul (état OFF),
la longueur d’onde λ2 est totalement bloquée (courbe en pointillés). Cependant, si la LCC est
accordée pour avoir un état intermédiaire entre les états ON et OFF, alors la transmission de la
longueur d’onde λ2 peut facilement être égalisée. Donc, ce bloc contrôle et manipule la longueur
d’onde λ2 indépendamment de λ1 et λ3.
Dans cette partie, nous allons concevoir un WB constituée d’un seul bloc optimisé pour la longueur
d’onde λ2 = 1.55 μm. En suivant la même démarche que celle donnée au § [Link], les longueurs
d’onde λ1 et λ3 sont alors bloquées au niveau du polariseur de sortie. Le bloc est composé de 3
96
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
parties. La partie 1 est constituée d’une lame biréfringente orientée + 22.5°. La partie 2 est
composée d’une cellule à cristaux liquides nématiques accordée pour être demi-onde à la longueur
d’onde correspondante λ2 = 1.55 μm (état ON). La partie 3 est composée d’une lame biréfringente
identique à celle de la partie une mais qui est orientée à -67.5°.
Le tableau (4.1) donne les valeurs des paramètres opo-géométriques des éléments biréfringents
constituants le WB [8].
Polariseur d’entrée - - 0°
Bloc
0.1106 (état ON)
( λ2 = 1.55 μm) LCC 7 + 90°
0 (état OFF)
Pour les besoins de cette étude, notre choix d’utiliser une seule lame biréfringente dans chaque
partie du bloc explique la valeur relativement élevée de la FWHM obtenue (environ 16 nm). Les
97
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
deux lames biréfringentes du bloc ont la même épaisseur de telle sorte que leur différence de marche
optique (OPD) soit un multiple impair de λ2/2. Par ailleurs, comme le bloc a une réponse en
transmission périodique, alors la valeur de l’OPD doit être choisie de façon à garantir l’obtention
d’un intervalle spectrale libre (ISL) plus large que l’occupation spectrale du multiplex contenant les
canaux qui peuvent coexister avec λ2. En plus, cette OPD doit permettre l’obtention des réponses en
transmission où les positions des lobes secondaires les plus faibles correspondent aux longueurs
d’onde non filtrées par le bloc.
D’autre part, nous avons utilisé, pour le besoin de la modélisation de l’égaliseur, les données
expérimentales relatives aux cellules à cristaux liquides ‘minces’ de 7 µm d’épaisseur géométriques.
Ces données ont servi comme entrées pour les fonctions de blocage et d’égalisation des canaux. La
figure 4-5 illustre la variation mesurée de l’OPD (Différence de marche
optique=épaisseur*biréfringence) pour différentes valeurs de la tension appliquée VLCC où le point
(P) correspond, à titre d’exemple, à l’état transmission ou la cellule à cristaux liquides est demi onde
(OPD2 = λ2/2) [8].
0.2
0.18
0.16
0.14
Biréfringence de lacellule àcristauxliquides
0.12
0.1
0.08
0.06
0.04
0.02
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Tensionappliquée envolts
Dans le mode de fonctionnement bloqueur de longueurs d’onde, la LCC est commutée entre les
états ON et OFF. L’état ON est obtenu lorsque la cellule LCC est accordée pour avoir une OPD
98
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
multiple impaire de λ2/2 ou bien un déphasage normalisé γ/π = 1 (point (P1) avec VLCC = Vmin sur la
figure 4.5). Cependant, l’état OFF est obtenu lorsque la LCC a une OPD nulle (γ/π = 0), et agit alors
comme un milieu isotrope. Ceci est obtenue lorsque V LCC>> Vmin.
RéponseduW
BenfonctiondelaTensionAppliquée
1
42V
0.8 10V
0.6
Intensiténormalisée
0.4
0.2
0
1.535 1.54 1.545 1.55 1.555 1.56 1.565
Longueurd'ondeenµm
99
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
En revanche, si la LCC est continûment accordée pour être dans un état intermédiaire entre les états
ON et OFF, alors le WB peut agir sur le niveau de la longueur d’onde λ2 = 1.55 µm. Ceci permet
d’atteindre et de réaliser n’importe quelle atténuation désirée. La figure 4.7 illustre cette capacité
d’égalisation du WB pour la longueur d’onde λ2.
0.9
10V
0.8 18V
25V
0.7 30V
0.6
42V
Intensité normalisée
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
1.535 1.54 1.545 1.55 1.555 1.56 1.565
Longueur d'onde en µm
Sur la figure 4.8 nous avons illustré l’évolution du maximum de la fonction de transmission du WB
en fonction de la tension appliquée à la cellule à cristaux liquides. Nous remarquons qu’à la tension
VLCC = 10V qui correspond à une OPD égale à λ2/2, le maximum de transmission est à sa plus
grande valeur (~ 1 en normalisée correspondant au mode transmission du WB). A mesure que la
tension augmente, ce maximum prend des valeurs de plus en plus faibles. Il s’agit là du mode
égalisation du WB. Lorsque la tension VLCC = 42V, le maximum de transmission est quasiment
nulle correspondant au mode blocage du WB.
100
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
0.9
0.8
Maximumde la fonction de tranmission
0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
10 15 20 25 30 35 40
Tension appliquée en volts
Dans cette partie, nous avons simulé un égaliseur de trois canaux qui traite les longueurs d’ondes
λ1=1,51µm, λ2=1,55µm et λ3=1,59µm. Il est composé de trois blocs dont chacun est constitué de
2x14 lames biréfringentes ayant des épaisseurs de 120.993µm, 124.198µm, 127.404µm,
respectivement. Les lames biréfringentes constituantes un bloc sont demi-ondes à la longueur
d’onde traitée par ce bloc. Les lames à cristaux liquides des trois blocs sont identiques est composé
de 3 parties.
La partie 1 de chaque bloc est constituée de 14 lames biréfringentes en calcite dont la
biréfringence est 0,156 et sont orientées alternativement à ± 1.6°.
La partie 2 est composée d’une cellule à cristaux liquides nématique d’épaisseur géométrique 7
µm et orientée à (90º). Sa biréfringence varie en fonction de la tension appliquée.
La partie 3 possède le même nombre de lames biréfringentes comme pour la partie 1 mais sont
orientées alternativement à ± 88.4°.
Les trois blocs sont placés entre un polariseur d’entrée avec un axe de transmission suivant (ox)
et un analyseur de sortie dont l’axe de transmission est suivant (oy). Le vecteur incident est supposé
suivant ( ox).
101
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
1 1
ON-OFF-OFF OFF-ON-OFF
0.5 0.5
0 0
1.5 1.51 1.52 1.53 1.54 1.55 1.56 1.57 1.58 1.59 1.6 1.5 1.51 1.52 1.53 1.54 1.55 1.56 1.57 1.58 1.59 1.6
1 1
OFF-OFF-ON ON-ON-OFF
0.5 0.5
0 0
1.5 1.51 1.52 1.53 1.54 1.55 1.56 1.57 1.58 1.59 1.6 1.5 1.51 1.52 1.53 1.54 1.55 1.56 1.57 1.58 1.59 1.6
1 1
OFF-ON-ON ON-OFF-ON
Intensitésnormalisées
0.5 0.5
0 0
1.5 1.51 1.52 1.53 1.54 1.55 1.56 1.57 1.58 1.59 1.6 1.5 1.51 1.52 1.53 1.54 1.55 1.56 1.57 1.58 1.59 1.6
1 1
ON-ON-ON
0.5 0.5 OFF-OFF-OFF
0 0
1.5 1.51 1.52 1.53 1.54 1.55 1.56 1.57 1.58 1.59 1.6 1.5 1.51 1.52 1.53 1.54 1.55 1.56 1.57 1.58 1.59 1.6
Longueurd'ondeenm Longueurd'ondeenm
Figure 4-9 : Réponse de transmission montrant l’effet de blocage d’un égaliseur à trois canaux (λ1=1,51µm ⁄
λ2=1,55µm ⁄ λ3=1,59µm)
Comme nous pouvons le constater sur la figure 4-9, le fait de disposer de trois LCC dans la
structure nous a permis de réaliser huit différentes combinaisons relatives aux états allant de (ON,
ON, ON) (ON correspond au cas de transmission totale) jusqu’à (OFF, OFF, OFF) (OFF
correspond au cas de blocage). Ce degré de liberté représente une puissante caractéristique de
reconfigurabilité de l’égaliseur qui permet le blocage ou la transmission de n’importe quelle
longueur d’onde ou groupe de longueurs d’onde. Le résultat obtenu montre la capacité de blocage de
l’égaliseur quand les trois LCC sont indépendamment commutées entre les états ON et OFF
correspondant aux huit combinaisons possibles.
Quand le WB est destiné à être utilisé dans une architecture Broadcast and Select pour bloquer la
longueur d’onde d’un canal particulier, alors un nouveau canal avec la même longueur d’onde peut
être ajouté après le filtre bloqueur en utilisant par exemple un coupleur (Cf. figure 4.1). Toute partie
du canal infime soit elle qui n’a pu être bloquée par le dispositif peut alors inconvenablement
interférer avec le nouveau canal ajouté. De plus, quand le WB est utilisé pour sélectionner et
transmettre un canal particulier du multiplex, les canaux qui lui sont adjacents et qui ont des niveaux
de lobes secondaires importants peuvent générer de la diaphotie responsable de la dégradation du
102
Chapitre 4 : Synthèse d’un Bloqueur de Longueur d’Onde (WB)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
signal. Concevoir un WB dans lequel chaque bloc a une courbe de transmission qui présente des
lobes secondaires faibles peut considérablement réduire cette diaphotie et garantir une isolation
importante entre les canaux adjacents transmis, ce qui va permettre la cascadabilité de plusieurs
systèmes ROADM dans les réseaux longues distances.
Les lobes secondaires avec une amplitude faible sont obtenus par un choix judicieux de
l’orientation des angles des lames biréfringentes constituant le WB. En fait, la relation entre les
angles d’orientation et l’allure de la réponse de transmission du bloc correspondant est de du type
Transformée de Fourier. Pour une structure biréfringente avec N lames d’égale épaisseur, les
coefficients de la série de Fourier issus de la représentation de sa réponse spectrale ne sont que les
N+1 amplitudes également espacées de la réponse impulsionnelle obtenue à partir des N lames
biréfringentes. Par conséquent, pour obtenir une réponse spectrale avec des lobes secondaires
réduits, l’orientation des angles des lames biréfringentes peut être obtenue par une des techniques de
synthèse des filtres optiques biréfringents [26]. Une réflexion est faite sur ce point et l’étude d’un
égaliseur présentant une réponse spectrale ayant des lobes secondaires réduits se fera dans le cadre
d’un travail de recherche future.
Par ailleurs, en tenant compte des considérations pratiques, il est possible que des erreurs
entachent et affectent l’épaisseur des lames ou l’orientation des angles. La réponse spectrale est très
sensible à la variation des paramètres opto-géométriques de la structure et un soin particulier doit
être observé lors du processus de fabrication [27].
D’autre part, les pertes d’insertion du WB correspondent aux pertes introduites par l’empilement
de l’ensemble des éléments biréfringents. Comme mentionné dans les paragraphes précédents, plus
le nombre de canaux est élevé, plus le nombre de lames biréfringentes à utiliser est élevé et plus les
pertes d’insertion du WB sont importantes. Ces pertes d’insertion sont principalement dues aux
réflexions sur les interfaces des lames biréfringentes, les pertes du matériau constituant la cellule
LCC (absorption et diffraction) et aux pertes de propagation des électrodes en Indium-Tin-Oxide
(ITO). Elles peuvent considérablement être réduites par un traitement antireflet (AR) des facettes
des lames.
4.4 Conclusion
Nous avons étudié la faisabilité d’un bloqueur de longueur d’onde (WB) basé sur l’empilement
de blocs d’éléments biréfringents. La fonction de blocage/transmission ainsi que la fonction
d’égalisation sont assurées par le composant dynamique à cristaux liquides. L’étude d’un WB
constitué d’un seul bloc optimisé pour traiter la longueur d’onde 1.55 µm nous a permis de réaliser
la fonction de blocage, transmission et égalisation de cette longueur d’onde en variant la tension
appliquée à la cellule à cristaux liquides. Aussi, nous avons étudié le cas d’un égaliseur optique
traitant trois canaux et constitué de trois blocs contenant chacun 28 lames biréfringentes (en plus de
la LCC) optimisées pour les trois longueurs d’ondes 1.51µm , 1.55µm, 1.59µm, respectivement.
103
Conclusion Générale
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Conclusion Générale
Les progrès réalisés dans le domaine des télécommunications sont tellement importants et
rapides, que les structures des systèmes de transmission connaissent de véritables
bouleversements. C’est pourquoi il nous a paru intéressant de commencer ce mémoire par une
description des différentes couches constituant les réseaux de télécommunications, ainsi que
les différentes techniques employées. Nous avons ensuite décrit les différentes architectures
des ROADMs qui représentent la solution de choix en permettant une connectivité élevée
entre les différents secteurs et en offrant un degré de flexibilité des réseaux au niveau de la
couche optique. Parmi les solutions les plus déployées actuellement, les ROADMs en
architecture broadcast & select incorporent un sous-système bloqueur de longueur d’onde
(WB).
Nous avons alors rappelé, dans un deuxième temps, les phénomènes physiques clés
qui régissent la technique de filtrage basée sur la polarisation et exposé le modèle
mathématique et physique pour les éléments biréfringents qui constituent le filtre y compris
les cristaux liquides. L’analyse des deux configurations de base de cette famille de filtres, à
savoir la configuration de Lyot et celle de Šolc nous a permis de conclure que la forme
spécifique et particulière de leur gabarit spectral a relativement limité leur champ
d’applications. Pour pallier à cet inconvénient, il nous a semblé utile de présenter une étude
détaillée de la méthode de synthèse basée sur l’analyse temporelle, au sens traitement du
signal, de la réponse impulsionnelle des filtres biréfringents permettant de réaliser des
fonctions de transfert de formes quelconques. En effet, par un choix judicieux des angles
d’orientation des lames biréfringentes, il est possible de synthétiser des filtres avec, par
exemple, une "allure plate" dans la bande transmise et des valeurs de contraste préalablement
fixées. L’algorithme de REMEZ exposé dans le chapitre 3 nous permet alors de synthétiser un
filtre biréfringent passe bande avec les spécifications préalablement.
104
Annexes
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
^2
Annexe 1 : Méthode de calcul de D(w) à partir de| D(w) |
Méthode de Pegis
Soit le polynôme positif semi-fini suivant
^2
D ( w) A0 2. A1 .Cos ( aw) ......... 2. An .Cos ( n.a.w) . (A.1)
(A.2)
Il faut noter que les zéros de cette équation apparaissent en paires réciproques.
Cette même équation (2) peut être factorisée suivant :
2 jnaw
j ( n 1 ) aw jaw
D (w ) ( D n .e D n 1 .e ..... D 1 .e D0)
jaw j ( n 1 ) aw jnaw
∙ ( D0 D1.e .... Dn 1.e Dn .e )
(A.3)
^2
Les Di ne sont pas uniques, mais plutôt il existe 2n+1 ensembles possibles. Comme D(w) est
toujours positif et pair, on peut l’écrire sous la forme :
2
D ( w) D ( w). D * ( w)
(A.4)
La comparaison de (3) avec (4), fait apparaître que (4) ne peut être satisfaite que si les D i de
l’équation (3) sont strictement Réels. Cependant au moins un ensemble réel de coefficients
doit exister.
La méthode permettant d’obtenir les Di est attribuée à Pegis . Elle sera exposée dans ce qui
suit :
2
On part de l’expression de D (w) donnée par (1) et on forme l’équation :
(A.5)
qu’il faudra mettre sous la forme :
n n 1
B n . ( x x 1) B n 1 . ( x x 1) ... B1(
x x 1) B 0
0
(A.6)
105
Annexes
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
En effectuant le changement de variable suivant :
y ( x x 1)
(A.7)
L’équation (6) devient :
n n 1 1
B n . y B n 1 . y ... B 1 . y B 0 = 0
(A.8)
La résolution de cette équation donnera n racines notées : y1, y2, …. , yn et par l’utilisation
de l’équation (7) pour tous les yi on arrive à déterminer les paires réciproques de racines à
savoir :
Ensuite, en prenant un seul membre de chaque paire, on construit tous les polynômes
possibles ayant des coefficients di réels.
x n d n 1 . x n 1 ... d 2 . x 2 d 1 . x d 0
(A.9)
106
Liste des Figures
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
107
Liste des Figures
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
verte prend un retard par rapport à la bleue. La lumière en sortie est alors polarisée
différemment 35
2.15 Ellipse de polarisation 37
2.16 Différents états de polarisation 37
2.17 Modification de l’état de polarisation 39
2.18 lame biréfringente placée perpendiculairement à l’axe de propagation Oz. Les axes
lent et rapide de lame font l’angle θ avec les axes Ox et Oydu repèredu laboratoire 39
2.19 bande passante à -3Db 42
2.20 caractéristiques de sélection de base d’un filtre 42
2.21 Filtre de Lyot à n étages 43
2.22 Filtre de Lyot à un seul étage 43
2.23 Composition de la réponse du filtre de Lyot 1-3-5 étages 44
2.24 Réponse du filtre de LYOT 46
2.25 Filtre de Šolc alterné (haut) et en éventail (bas) constitué de N lames (N = 4) 47
2.26 Réponse du Filtre de Solc a-Eventail b- Alterné 48
2.27 Réponse du Filtre de Solc (FSR) 49
2.28 Réponse impulsionnelle d’un système à une sezul lame 50
2.29 Réponse impulsionnelle d’un système à deux lames 50
2.30 Réponse impulsionnelle d’un système à plusieurs lames 51
Chapitre 3
3.1 La réponse impulsionnelle et la fonction de transfert correspondante d'un réseau
dont la réponse impulsionnelle est g(t) dans (a), et g(t) échantillonnée dans (b) 54
3.2 Cas 1 : réponse impulsionnelle symétrique et symétrie impaire 58
3.3 Cas 2 : réponse impulsionnelle symétrique et symétrie paire 58
3.4 Réponse impulsionnelle antisymétrique et symétrie impaire 59
3.5 Réponse impulsionnelle antisymétrique et symétrie paire 59
3.6 Organigramme de conception de filtre de PARKS-Mc CLELLAN à l’aide de méthode
Remez 63
3.7 Organigramme de l’algorithme d’échange de Remez 64
3.8 Filtre Biréfringent 65
3.9 Réponse spectrale idéal d’un filtre passe bas 74
3.10 Approximation par REMEZ du filtre idéal 14 lames (pointiée) 74
3.11 Réponse spectrale désiré 76
3.12 Configuration d’un égaliseur de 4 lames 78
3.13 Diagrame de la section i de l’égaliseur 79
3.14 Réponse en phase 88
3.15 Réponse en amplitude 88
3.16 Retard de groupe 88
3.17 Organigramme de synthèse 89
Chapitre 4
4.1Multiplexeur Optique à Insertion/Extraction Reconfigurable (ROADM) utilisant
un Bloqueur de longueur d’onde dans une architecture Broadcast& Select 91
4.2 Structure du Bloqueur de longueur d’onde (WB) à m canaux utilisant un polariseur
d’entrée (P). BP: Lame Biréfringente, LCC: Cellule à cristaux liquides,
A: Polariseur de sortie (Analyseur) 92
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Liste des Figures
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109
Table des Acronymes et Abréviations
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Table des Acronymes et Abréviations
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2
OADM Optical Add-Drop Multiplexers Multiplexeurs optiques à
insertion/extraction
OPD Optical Path Difference Différence de marche
optique
OSA Optical Spectrum Analyser Analyseur de spectre optique
OXC Optical Cross-Connect Commutateur optique
P Polarizer Polariseur
PBS Polarization Beam Splitter Cube séparateur de
polarisation
PIF Polarization Interference Filter Filtre à interférences en
polarisation
ROADM Reconfigurable OADM OADM Reconfigurable
S Short wavelengths Band Bande courte
SDH Synchronous Digital Herirachy Hiérarchie numérique
synchrone
SONET Synchronous Optical Network Réseau optique synchrone
Temps de commutation entre
τ Switching time
canaux
WAN Wide Area Network Réseau long distance
WB Wavelength Blocker Bloqueur de longueurs
d’onde
WDM Wavelength Division Multiplexing Multiplexage en longueur
d’onde
WSS Wavelenghth Selective Switch Commutateur sélectif en
longueurs d’onde
Length of wave Longueur d’onde centrale du
filtre
Optical path difference Différence de marche
optique
t The time of delay Le temps de retard
(FWHM) Spectral width Largeur spectrale
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Bibliographies
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