Cours sur le maintien de l'ordre au Cameroun
Cours sur le maintien de l'ordre au Cameroun
Introduction General :
L’ordre public est une expression désignant le climat de paix sociale garanti par la
trilogie : « sécurité - salubrité - tranquillité »publiques. Il est garanti par le respect de la
sécurité de la tranquillité et de la salubrité publiques, elles même condition de la paix
sociale. L’évolution de cette trilogie a été enrichie par la jurisprudence qui a
notamment intégrée à la notion d’ordre public des préoccupations de moralité et de
dignité de la personne humaine.
À ce titre, l’ordre public est une notion au contenu évolutif apte à prendre en compte
les préoccupations nouvelles qui surgissent de l’évolution de nos sociétés.
Elle s’applique à la mise en action des forces armées normalement par la voie de la
réquisition en vue de prévenir et, si nécessaire, de faire cesser les troubles à l’ordre
public. Elle ne s’applique pas aux autres missions de service public et aux missions
entrant dans le cadre judiciaire que les forces armées peuvent être amenées à remplir,
à la demande des autorités administratives et judiciaires.
Elle ne préjuge pas des décisions et des mesures qui seraient prises lorsque l’autorité
militaire devient responsable de l’ordre public dans le cadre du commandement
opérationnel, en Etat d’urgence ou d’exception.
L’ÉTAT ET L’ORDRE
L’ÉTAT
De tout ce qui précède l’État peut être défini comme une collectivité publique dont
les membres sont unis par les liens matériels et moraux et qui est soumise à l’intérieur
de frontières déterminées à un statut politique accepté de cette collectivité et reconnu
par les collectivités étrangères de même nature. La Nation quant à elle est « une
réunion d’Hommes entre lesquels se sont créés des liens sentimentaux et matériels
(race, langue, goût, traditions, espoirs commun) mais surtout liés par une nette volonté
de vivre associés et un sens permanent de solidarité dont le couronnement est le
sentiment de la patrie. »
Fort des définitions précédentes, on peut relever que l’État et la nation se rejoignent
et se complètent et déduire que les éléments constitutifs de l’État sont : une nation
(une population), un territoire, un gouvernement résultant d’un statut accepté par les
gouvernés et reconnu par les autres gouvernants. À ce titre, l’État est l’émanation du
peuple, une puissance publique, le titulaire abstrait et permanant du pouvoir dont le
gouvernement n’est qu’un agent d’exercice. L’État a donc un pouvoir, celui d’édicter les
règles de droit que sont les lois ; des lois comme celles qui concernent l’utilisation de la
force publique ainsi que des limites et du contrôle de son emploi. En contrepartie de ce
pouvoir et de ces droits, l’État se doit de remplir vis-à-vis de la communauté qu’il
représente certains devoirs :
• Éviter et réprimer les écarts des individus et des groupes : afin de ne pas laisser
porter atteintes aux libertés des uns et des autres
LA LOI
1. Définition
Une loi est une règle édictée par l’État à laquelle sans exception chacun est tenu de
se conformer. C’est aussi l’ensemble des textes juridiques qui définissent la légalité.
Ainsi définie, la loi ne saurait rester immuable sans être tyrannique car elle correspond
à des circonstances données : elle doit donc évoluer. La soumission à la loi amène l’état
de tranquillité qui constitue l’ordre public. La loi est l’expression de la volonté générale
comme le stipule le préambule de la constitution : « la souveraineté nationale
appartient au peuple camerounais qui l‘exerce soit par l’intermédiaire du Président de
la République et des députés à l’AN soit par voie de referendum. » Ceci indique que
tous les citoyens ont le droit de concourir personnellement ou par leur représentant à
la formation de la loi. La loi et l’autorité supérieure La loi est le cadre dans lequel
s’épanouissent les libertés, elle est la source de toutes les libertés (nul ne peut être
contraint de faire ce que la loi n’ordonne pas). La loi limite l’exercice de ces libertés. La
liberté et la sécurité sont garanties à chaque individu dans le respect des droits
d’autrui et de l’intérêt supérieur de l’état. La loi ne peut cependant porter atteinte à
certains droits constituant les libertés publiques : Liberté de résidence et des
déplacements Inviolabilité du domicile Secret de la correspondance liberté individuelle
Liberté de croyance de presse, de réunion d’association Liberté syndicales droit de
grève Liberté de la propriété Liberté du travail du commerce de l’industrie Elle prévoit
les moyens de s’imposer et de se faire respecter par les individus et les groupements.
2. RÔLE DES POUVOIRS PUBLICS
Pour remplir sa mission l’État dispose des pouvoirs publics. Ainsi le pouvoir législatif
fait la loi, le pouvoir exécutif la fait appliquer, le pouvoir judiciaire sanctionne cette
exécution. Les fonctions judiciaires sont distinctes des fonctions administratives, ces
dernières s’exercent par un ensemble de règles qui constituent la police administrative
essentiellement préventive qui a pour objectif le maintien de l’ordre public. La police
administrative est placée sous la responsabilité des autorités qui disposent pour cela
d’un organe d’exécution dont les éléments (civils et militaires) constituent la force
publique.
I. LA FORCE PUBLIQUE
A-GÉNÉRALITÉS
L’État doit remplir plusieurs fonctions dont les principales sont au nombre de trois :
1. La protection de la société
2. Fonctionnement de la société
3. Répression des écarts des individus et des groupes.
Pour permettre au pouvoir de garantir les droits de l’homme et de neutraliser les
divergences individuelles menaçant l’existence de l’État et troublant l’ordre public,
l’existence d’une force publique s’impose.
A. LA FORCE PUBLIQUE
1. Caractère
La force publique constitue une nécessité absolue pour l’État afin que celui-ci puisse
remplir sa mission essentielle de sécurité. Elle comprend tous les moyens qui peuvent
également être mis en œuvre pour assurer en permanence la défense de l’état et la
sécurité des citoyens dans le libre jeu des institutions et le respect des libertés
publiques et individuelles. Son action se fait sentir au travers d’actes réalisés par des
agents investis par la loi d’une mission coercitive qui les charge soit de procéder soit de
concourir à l’exécution des commandements de l’autorité publique en employant la
force si nécessaire.
Il existe deux catégories distinctes qui composent la force publique : les forces
armées (de Défense) et les forces civiles.
Il est important de relever parmi les composantes des Forces Armées, le rôle très
important de la Gendarmerie dont la vocation est d’être une force instituée pour le MO
et l’exécution des lois (Cf. art 32 du 60/280) 4. Les forces civiles Les forces civiles sont
constituées pour l’essentiel par le personnel appartenant à la sureté nationale qui bien
qu’ayant suivi une formation militaire et étant pourvus d’uniformes et de l’armement
ne fait pas parti des forces armées (de défense). Elles relèvent du chef de l’État et sont
misent à la disposition du DGSN. Cependant lors des troubles entrainant l’intervention
de l’ensemble des FMO, les forces de polices sont placées sous l’autorité des
représentants administratifs de l’État (Cf. art 12 du 61/DF/19 du 21 octobre 1961
portant organisation des services de la SN) Par ailleurs les Forces de Police (la SN) sont
placées automatiquement sous les ordres des autorités administrative dès lors que ces
dernières sont appelées à intervenir pour la sureté intérieur de l’État. A ces forces il
convient d’assimiler les forces auxiliaires et supplétives.
ORGANISATION, LÉGISLATION ET
RÉGLEMENTATION - EMPLOI DES FORCES ARMÉES
AU M.O.
Le maintien de l’ordre dont le but est d’assurer dans le cadre de la loi, la tranquillité
publique, a pour objet de prévenir les troubles afin de n’avoir pas à les réprimer. Il
comporte avant tout des mesures préventives dont l’importance ne doit jamais être
perdue de vue. Il comporte également, si l’ordre est cependant troublé, les mesures
destinées à le rétablir. Le maintien de l’ordre, mission de défense civile, relève de
l’Autorité Civile, responsable de la préparation et de la mise en œuvre des mesures
correspondantes. Celle-ci exerce ses attributions sous l’autorité du Ministre de
l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. En outre, le maintien de l’ordre
public relève : des présidents des assemblées parlementaires dans les lieux où elles
tiennent session ; de l’autorité militaire dans les installations et les établissements
militaires; de l’autorité judiciaire dans les enceintes où elle est compétente. Qu’il
s’agisse de mesures préventives ou de mesures d’intervention, l’autorité civile ne peut
mettre en action l’autorité militaire qu’en vertu d’une réquisition. S’il s’agit de mesures
ne sortant pas du cadre de l’activité normale des forces armées, l’autorité militaire peut
prêter son concours sur simple demande des autorités civiles qualifiées. Les mesures
préventives concernent l’ensemble des dispositions pouvant être prises en vue
d’empêcher qu’un trouble à l’ordre public ne se produise. Elles visent aussi à assurer la
protection des installations d’intérêt général et des itinéraires. Les mesures
d’intervention se traduisent par le déploiement de la force publique, selon des
dispositifs et des techniques spécifiques destinés à contrôler, maintenir, filtrer ou
interdire momentanément la liberté de mouvement des personnes dans des espaces
déterminés. En ce cas de nécessité, ces mesures peuvent comprendre l’emploi de la
force avec ou sans usage des armes. La force déployée doit être proportionnée au
trouble à réprimer ; elle doit prendre fin lorsque celui-ci a cessé.
2-Phases d’Engagement en MO
Compte tenu de leur diversité, trois phases sont à considérer.
II est à base de renseignement et est assuré par les forces de premières catégories à
travers leurs missions quotidiennes. S'agissant de la Gendarmerie, les éléments de la
Mobile peuvent utilement renforcer les unités territoriales si besoin est.
II intervient lors des menaces de trouble ou en cas de trouble à l'ordre public. Il est
assuré par les forces de deuxième catégorie et exceptionnellement par les forces de
troisième catégorie si nécessaire.
II est déclenché en cas de trouble grave et généralisé justifiant l'Etat d'urgence ou l'Etat
d'exception. Il fait appel l'ensemble des moyens existants.
III -RESPONSABILITES
Trois grands principes dominent la législation en maintien de l'ordre
1 - Premier principe
2 - Deuxième principe
L'autorité civile est seul juge du moment où l'engagement des forces armées au
maintien de l'ordre est estimé nécessaire. Celui-ci ne peut intervenir que par voie de
réquisition. Ce principe découle de l'article 5 du décret 70/DF/264 du 04/06/1970 qui
stipule : « Les autorités militaires et de la Sûreté Nationale ne peuvent agir que sur
réquisition des autorités civiles. » Exception Font exception à cette règle les brigades et
les postes de Gendarmerie ainsi que les commissariats de sécurité publique qui sont
considérés sous réquisition permanente dans le cadre des règlements sur les services de
la Gendarmerie Nationale et de la Sûreté Nationale.
3- Troisième principe
Les commandants militaires à tous les niveaux ont le devoir strict de communiquer
leurs renseignements à l'autorité civile compétente. En contrepartie, l'autorité militaire
reçoit communication de toute information susceptible de l'aider dans sa mission.
CHAPITRE 2 : PRINCIPES DU RECOURS AUX FORCES ARMÉES EN M.O
I – PROCESSUS DE MISE EN ACTION DES FORCES ARMEES
Par ce biais, l'autorité civile charge sans formalisme particulier l'autorité militaire de
prendre certaines mesures à caractère préventif:
• Soit pour prévenir des troubles menaçants en montrant la force (patrouille, garde des
points importants, déplacement des troupes, etc.).
Par cette procédure, l'autorité civile fait obligation à l'autorité militaire de mettre des
moyens à sa disposition. Cette démarche répond à un formalisme particulier dont l'objet
est de garantir la légalité des opérations menées par les forces armées. La liste des
autorités civiles habilitées à délivrer des réquisitions limitative et détaillée à l'article .6
du décret 70/DF/264 du 04/06/1970.
2.1 - LE RENSEIGNEMENT
La mise en œuvre de la force armée ne pourra être opérante que dans la mesure où
toute improvisation sera évitée. L’autorité civile est responsable de la recherche et de
l’exploitation du renseignement intéressant l’ordre public. Elle informe en temps utile
l’autorité militaire des événements susceptibles de justifier de l’emploi des forces
armées pour le maintien de l’ordre.
Toutefois, parmi ces forces, « la Gendarmerie Nationale constitue une force chargée
d'assurer le maintien de l'ordre et l'exécution des lois» (art 1 Décret 60/280 du 31-12-
1960). Les forces Auxiliaires et supplétives font parties de la première catégorie (Art 5
du Décret N°68/DF/33 du 29 Janvier 1968) Les forces de 1ère catégorie assurent
quotidiennement et d’initiative des missions entrant dans le cadre du maintien de
l’ordre public. Elles sont sous réquisition permanente. Leur engagement en unités
constituées peut également intervenir sur réquisition de l’autorité civile. Leur
entraînement et leurs équipements les destinent en priorité à des missions préventives
dans leur circonscription habituelle. Elles effectuent des services de courte durée ne
nécessitant que de faibles effectifs et interviennent en cas d’urgence en attendant
l’arrivée des forces mobiles. Lorsque la gravité de la situation l’exige, elles agissent en
renforcement du potentiel des forces mobiles employées dans des opérations de
maintien de l’ordre. Les forces de 2ème catégorie constituent une réserve générale à la
disposition du Gouvernement. Elles sont spécialisées dans les différentes missions de
maintien de l’ordre, préventives ou d’intervention. Elles reçoivent pour ces dernières,
un entraînement et des moyens adaptés. Elles ne peuvent être employées à des gardes
statiques que de manière exceptionnelle. Les forces de 3ème catégorie comptent pour
une grande part des unités ayant une organisation, un armement, des équipements, une
instruction et souvent une technicité qui les destinent en priorité :
- à des missions tendant à renforcer les unités de 1ère et 2ème catégories, ainsi que les
forces de police ;
- à des missions de protection, notamment la garde de locaux ou centres importants
constituant des points sensibles au regard des plans de protection.
En dernier ressort, elles peuvent être requises pour des opérations de force
nécessitant des mesures de sûreté exceptionnelles. Les unités spéciales de la
Gendarmerie (GPIGN, ERIGN), mises sur pied et relevant de la réserve du ministre de la
Défense, sont destinées à remplir en priorité des missions de sûreté et de lutte
Antiterroriste afin d’en décharger les forces de 1ère et 2ème catégories ainsi rendues
disponibles pour remplir leurs missions prioritaires et respectives de renseignement et
d’intervention dans le cadre du maintien de l’ordre.
CHAPITRE 4 : PROCÉDURES DE RECOURS AUX FORCES ARMÉES-LES
REQUISITIONS
I - DEFINITION
C'est une demande soumise à une forme et à une procédure déterminée, adressée à une
autorité militaire ou de la Sûreté Nationale qualifiée, par une autorité civile légalement
investie du droit de la faire agir, dans le but de lui confier une mission légale, précise et
déterminée.
Les diverses Réquisitions qui peuvent être délivrées en vue du maintien de l'ordre
sont classées en trois catégories.
Elles ont pour objet d’obtenir des autorités militaires un ensemble de moyens en vue
de leur utilisation pour le maintien de l’ordre. Elles constituent un préavis d'emploi.
Elles ont pour objet de confier à une formation déterminée une mission précise et
délimitée. En cas d'urgence, elles peuvent ne pas être précédées d'une réquisition
générale. Elles peuvent prescrire l'usage ou non de la force, mais ne suffisent pas pour
prescrire l'usage des armes.
Si la réquisition n’est pas remise en mains propres à l’autorité requise, elle peut
lui être notifiée par écrit ou par message. Elle est exécutoire dès sa réception.
Toutefois, lorsqu’elle est adressée par message, elle doit être suivie d’une
confirmation écrite dans les meilleurs délais. La responsabilité du chef militaire
qui, avant d’avoir reçu cette confirmation, procède à l’exécution de la réquisition,
est couverte par la présente instruction. Si la réquisition est régulière en la forme,
l’autorité militaire en assure l’exécution. Elle rend compte le plus tôt possible à
l’autorité qui lui est hiérarchiquement supérieure de la réquisition reçue et des
dispositions prises ou prévues pour y déférer. Si la réquisition n’est pas faite dans
les conditions imposées, l’autorité militaire fait part à l’autorité civile de cette
irrégularité et l’informe de l’impossibilité dans laquelle elle se trouve de
l’exécuter. Néanmoins, elle prépare l’exécution, mais ne l'exécute qu’après que
l’autorité civile a fait disparaître l’irrégularité signalée. Si les indications
mentionnées ci-dessus ont été omises par l’autorité civile, l’autorité militaire en
prend acte, en informe l’autorité civile pour en provoquer l’envoi, rend compte à
l’autorité hiérarchique, mais exécute néanmoins la réquisition sous sa
responsabilité en s’inspirant des circonstances et du but à atteindre. Elle fait
procéder sans délai à l’exécution de la mission reçue avec les moyens les mieux
appropriés.
CHAPITRE 5 : ORGANISATION ET EMPLOI DES FORCES ARMÉES
AU MAINTIEN DE L’ORDRE
I-ORGANISATION
Les éléments des forces armées placés sous réquisition reçoivent leurs ordres d’un
chef militaire unique et de son état-major dont le mode de désignation fait l’objet
d’instructions particulières du ministre de la Défense qui en tient informé le ministre de
l’Administration Territoriale et de la décentralisation sont appelées à coopérer à
l’exécution d’une même mission, le commandement d’ensemble est en principe assuré
par un officier des forces de première ou de deuxième catégorie. Les dispositions sont
prises alors pour que cet officier soit le plus ancien dans le grade le plus élevé. Pour
l’exécution des mesures d’intervention, l’emploi des escadrons ou compagnies en unités
constituées est le principe. Toutefois, lorsque l’importance et la nature de la mission et
les moyens de liaisons et de communications le permettent, une articulation fractionnée
peut être envisagée. Les aéronefs de l’armée de Terre, de l’Air ou de la Marine, lorsqu’ils
sont chargés d’une mission pouvant comporter l’emploi de la force, doivent être
obligatoirement employés aux ordres d’un officier chef de détachement, responsable de
l’exécution technique et du respect des règles de sécurité. Les forces employées au
maintien de l’ordre sont dotées soit de leur équipement et armement organiques, soit
d’un équipement et d’un armement réduits. Toutefois, ne peuvent être engagés
qu’après autorisation du Président de la République ou de l’autorité à laquelle il a donné
délégation :
Les préfets peuvent avoir subdélégation pour requérir l’emploi d’un peloton de
véhicules blindés à roues de la Gendarmerie. Les forces armées pourront être, en outre,
dotées de matériels spéciaux tels que les grenades fumigènes, les grenades
lacrymogènes, les équipements de protection et de sécurité, ou de moyens de défense
passifs. Cet équipement spécial est pris sur ordre de l’autorité requise. Des instructions
ministérielles fixeront les conditions (nature, importance, mode de transport) dans
lesquelles les munitions sont prises. Toute unité appelée à marcher pour l’exécution
d’une réquisition doit disposer de moyens sonores et visuels permettant à une autorité
habilitée de procéder aux sommations.
II-EMPLOI DE LA FORCE
Dans le cas d’attroupements prévus à l’article 232, du Code pénal, les forces armées
participant au maintien de l’ordre doivent être accompagnées d'une autorité habilitée.
Seule cette autorité décide de l’emploi de la force et de l’usage des armes et délivre les
réquisitions particulières et spéciales. Si elle n’effectue pas elle-même les sommations,
l’autorité civile responsable de l’emploi de la force désigne un officier de police
judiciaire pour y procéder. En application de l’article 232, du Code pénal Camerounais,
les représentants de la force publique appelés en vue de dissiper un attroupement
peuvent faire directement usage de la force et ou des armes si des violences ou voies de
fait graves et généralisées sont exercées contre eux, s’il est usage d’armes à feu contre
eux ou s’ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu’ils occupent. Dans ce cas, le
commandant de l’unité, quand les circonstances le lui permettent, a le devoir d’avertir
les assaillants par un avis prononcé à haute voix que l’emploi de la force ou l’usage des
armes va être ordonné. À cet effet, il est fait emploi dans la mesure du possible d’un
appareil haut-parleur. En principe, l’avertissement est précédé soit d’un signal sonore,
soit d’un signal lumineux (fusée rouge). Avant d’agir, le commandant de la force armée
laissera s’écouler autant de temps que lui permettra la sécurité de son unité ou
l’accomplissement de la mission qu’il a reçue. Quand l’usage du feu ou d’engins
explosifs doit être renouvelé, il doit être procédé toutes les fois que cela est possible, à
un nouvel avertissement. Tout officier de police judiciaire territorialement compétent
sur les lieux de l’attroupement est habilité à procéder aux interpellations avec, en cas de
besoin, l’aide de la force armée requise. L’emploi de la force n’implique pas
nécessairement l’usage des armes. Le principe de riposte graduée s'applique en toutes
circonstances. Les forces armées, et particulièrement les cadres, doivent s’employer à
éviter tout usage des armes en faisant preuve jusqu’aux dernières limites de calme et de
sang-froid, en utilisant tous les autres moyens jusqu'à épuisement. Ainsi, il est fait
emploi de matériels spécifiques (moyens de force intermédiaire...) et moyens passifs de
défense, afin d’éviter, dans toute la mesure du possible, le recours aux armes. L’usage
des armes par les forces armées est toujours commandé par leurs chefs militaires. Il
comprend l’usage :
S’il est fait usage du feu ou d’engins explosifs, le commandant de l’unité fait cesser le
tir immédiatement après les premiers coups. L’usage des armes dont la liste est défini
ci-dessus, ne peut se motiver, pour des militaires isolés, qu’en cas de légitime défense.
L’emploi du tir à blanc ou du tir en l’air est interdit. Lorsque le commandant d’une unité
des forces maritimes ou aériennes a reçu mission comportant l’usage des armes depuis
un bâtiment ou un appareil, il doit avertir de l’ouverture prochaine du feu par tout
signal approprié (sirène, flamme ou pavillon rouge, fusée ou feu rouge, etc.). Cas
particulier de l'emploi de la force et de l'usage des armes dans le cadre d'opérations
extérieures. Les unités déplacées sur des théâtres d'opérations sont soumises à
l'application des R.O.E. (Rules Of Engagement) du théâtre en question.
CHAPITRE 6 : LEGITME DEFENSE ETUSAGE DES ARMES AU MAINTIEN DE
L’ORDRE - LA LEGITIME DEFENSE INDIVIDUELLE AU MAINTIEN
DEL'ORDRE
I-GENERALITES
La légitime défense est l'état dans lequel se trouve celui qui commet un homicide,
occasionne des blessures ou porte des coups en se défendant soi-même ou en
défendant autrui contre une attaque actuelle et injuste. Les conditions de la légitime
défense sont les suivantes :
L’attaque ou l'agression (contre soi-même ou contre autrui) doit être orienté contre la
vie ou l'intégrité corporelle ;
L’attaque doit être imminente, actuelle (ni passée, ni éventuelle) et injuste(en violation
de la loi) ; la défense doit être mesurée et nécessaire (proportionnelle à l'agression).
Dans la mesure où ces conditions sont réunies, la légitime défense ne donne pas lieu à
des poursuites judiciaires.
1) Seul et entouré par un groupe de manifestants agressifs, vous tirez sur l'un d'eux au
moment où il va vous poignarder; Vous avez agi en légitime défense car :
• Votre vie était directement menacée ;
• le danger était imminent ;
• l'acte d'agression était commis en violation de la loi.
B-Contre-exemples
1) Etant parvenu à vous dégager du groupe de manifestants hostiles, vous faites usage
de votre arme (cet acte n'était plus nécessaire).
2) Ayant mis en fuite les manifestants qui tentaient d'arracher votre arme, vous tirez sur
eux (la réaction n'était pas concomitante à l'agression).
3) Ayant neutralisé votre agresseur de telle manière que votre vie ne soit plus en
danger, vous le tuez (l'adversaire était rendu inoffensif).
4) Etant seulement l'objet d'invectives, vous répondez par un coup de feu (la réaction
n'était pas proportionnée à l'attaque).
Nota : La violence inspirée par l'émotion, la peur ou la colère ne peut être considérée
comme un acte de défense mais de vengeance.
A-Exemples
1) Effectuant une liaison comme estafette motocycliste, vous vous frayez de force un
passage à travers un groupe de manifestants pour remplir votre mission.
2) Après une charge, vous êtes amené à vous dégager par la force pour éviter d'être
encerclé par des manifestants.
B-Règles à observer
Pour éviter de vous retrouver confronté à une situation dont les conséquences peuvent
être dramatiques, il est important de respecter les règles suivantes :
1) Lorsque vous recevez un ordre de repli, le chef vérifie que tout le personnel suit, les
hommes sont au coude-à-coude et en liaison avec leur chef.
IV-DISPOSITIONS APRENDRE
Tout homicide ou blessure causé(e) en état de légitime défense fait l'objet d'une
procédure judiciaire dont le but est de permettre :
I - GENERALITES
Le recours à l'usage des armes ne doit s'envisager que lorsque tous les autres moyens
se sont avérés infructueux. Il ne doit jamais constituer une réponse disproportionnée
aux désordres et aux actes d'hostilité perpétrés par les manifestants. Il doit être
envisagé en tant que ultime moyen de défense et avec un certain nombre de
précautions. L'usage des armes est une responsabilité (légale, morale et humaine)
douloureuse du chef.
A-Premier cas :
Si des violences ou voies de fait graves et généralisées sont exercées contre les
éléments des forces de maintien de l’ordre II s'agit d'une légitime défense qualifiée
couramment de collective par opposition à la légitime défense individuelle telle que
prévue par l'article 84 du code pénal. En effet, étant donné qu'il s'agit d'une unité
encadrée et commandée, il faut que le péril soit suffisamment sérieux pour placer son
chef dans l'obligation de solliciter de l'autorité civile responsable, l'autorisation expresse
de faire usage des armes pour conserver l'intégrité de sa troupe.
B-Deuxième cas:
S'il est fait usage d'arme à feu contre les forces de maintien de l'ordre II s'agit ici de
sanctionner de manière précise un acte d'agression caractérisé et particulièrement
lourd de conséquences. De ce fait, il s'avère que l'usage d'armes autres que celles à feu
(flèches, sagaies, machettes, ...) ne peut être assimilé à ce cas. Toutefois, en fonction de
son importance et de sa nature, l'agression peut être considérée sous l'angle: des
violences graves et généralisées prévues dans le premier cas.
A-L' usage des armes par les éléments des forces de l'ordre est toujours commandé
par leur chef (militaire ou de la Sûreté Nationale).
En effet, investi par la loi de la légitime défense collective de son unité, il appartient
au chef de régler l'emploi des armes. Il s'en suit que les éléments de la troupe
rassemblée ont interdiction de faire usage de leurs armes sans ordre et
individuellement. L'emploi des armes à feu ne peut donc se justifier pour les isolés qu'en
cas de légitime défense individuelle.
B-L' usage des armes au maintien de l'ordre comporte celui des engins explosifs et
celui des armes à feu.
-Les engins explosifs sont à lancer dans les vides du dispositif adverse et non au milieu
de la foule ;
-Les tirs d'armes à feu doivent être dirigés sur les côtés de l'attroupement ou dans les
jambes des assaillants.
Chacun doit s'employer à retarder le plus possible le moment où l'usage des armes
s'avère indispensable. Compte tenu des moyens dont disposent les forces de maintien
de l'ordre, il est toujours possible d'adapter de niveau d'intervention à celui de la
menace encourue.
CHAPITRE 8 : ATTROUPEMENTS, REUNIONS ET MANIFESTATIONS
Une réunion est une assemblé de personnes réunis dans un lieu bien précis en
principe dans un lieu ouvert au public ( salles de café ou de cinéma) et dans un but qui,
la plupart du temps ne peut être considéré comme susceptible de troubler l’ordre
public.
« Les réunions dans les lieux ouverts au public sont libres sous la réserve de
l’autorisation par écrit (récépissé de l’autorité administrative délivrée suite à la
déclaration préalable trois jours franc avant sa tenue » Un lieu public relève de l’espace
commun. Les réunions sur la voie public (rues, places publique sont interdites).
Tous les cortèges, les défilés, rassemblements de personnes et d’une façon générale
toute manifestation à caractère pacifique sur la voie publique sont soumises à la
déclaration préalable à l’exception des sorties conformes aux traditions et usages locaux
et religieux, la déclaration est faite à l’autorité administrative sept jours avant la date de
la manifestation.
Si l’autorité administrative estime qu’il y’a risque sérieux de trouble à l’ordre public,
elle peut :
- Soit assigner un autre lieu ou itinéraire à la manifestation.
- Soit l’interdire par arrêté et notifier immédiatement à l’organisateur.
Dans ce dernier cas celui-ci peut saisir par une requête le Procureur de la République
du Tribunal de Grande instance qui statut dans un délai de 08 jours.
Est punis de 15 jours de prison et de 5000 à 1.000000 de francs CFA celui qui se
rend coupable des infractions ci-après
I- GENERALITES
Procéder à la dispersion des attroupements est soumis au strict respect des formalités
légales. C’est une opération en deux temps qui nécessité au préalable :
- Les sommations légales en vue d’en dispersion des attroupements dépendent des
attitudes adoptés par les manifestants. Dans tous les cas elles doivent être faites d’un ton
ferme.
- En employant un haut-parleur ou une forte voix.
En les faisant toujours précédés d’avertissements : sonnerie de trompette, roulement
de tambour ou signal lumineux, fumées ou feu rouge), elles nécessitent la présence
d’autorités ci-dessus mentionnées et dont l’arrivée sur les lieux est précédé d’un signal
sonore ou lumineux.
Eléments constitutifs :
Définition : Les violences sont des atteintes corporelles de tout ordre tel que coups et
blessures diverses (blessures simples légères et graves).
GENERALITES
En dehors des simples appréhensions qui n’ont le plus souvent pour objet que
neutraliser pour un temps court le manifestant virulent, l’unité peut aussi être amené à
effectuer des interpellations en cas de flagrant délit.
Pour que ces infractions puissent être reconnus, il est indispensable que les personnes
interpelles soient présentées au magistrat accompagnées d’un procès-verbal indiquant
nettement :
Le motif de l’arrestation,
Les éléments de preuve permettant de constituer l’infraction,
L’identité du ou des témoins.
En l’absence de l’une de ces précisions, le magistrat se trouve dans l’obligation… de
relaxer le ou les personnes interpellées.
Psychologiquement, ces relaxes sont néfastes pour la suite des opérations car :
Aux manifestants elles donnent un sentiment d’impunité et font croire à la
faiblesse des pouvoirs publics.
Aux forces de l’ordre, elles laissent une impression décevante de leurs aveux et
leur autorité.
Il importe donc de faire consigner, même dans le feu de l’action les éléments
indispensables à la rédaction du procès-verbal accompagnant le délinquant pour sa
présentation devant le magistrat.
Dans la majorité des cas, le gendarme en premier ligne n’a Nul temps, ni les moyens de
relever lui-même par écrit les moyens pour lequel il pratique une arrestation.
Il lui est aussi le plus souvent impossible d’accompagner à l’arrière l’individu arrête.
Cette pratique risque de le tenir trop loin de l’action et par généralisation aboutirait à une
dégradation de la ligne de contact.
Il faut donc prévoir à l’arrière un élément ayant pour mission de rassembler dans ce
carnet de déclaration de manière succincte, les renseignements nécessaires à la rédaction
ultérieure du procès-verbal (personnel pouvant être utilement fourni par la gendarmerie
territoriale).
L’identité du délinquant (jour, heure et lieu de l’arrestation)
Nom du Gendarme ayant relevé l’infraction.
Nom du ou des gendarmes ayant ramenées le délinquant.
Infractions relevés et pièces à conviction saisies sur le manifestant.
Noms des témoins.
Destination donnée à la personne interpelle.
N° du procès-verbal.
Observations éventuelles (présence d’autres délinquants, attitude…)
La fouille méthodique doit toujours être pratiquée et des mesures doivent être prises
pour que les objets saisies à titre d’indices ou de preuve (armes projectiles etc.)
accompagnent sans risque d’erreurs les personnes appréhendées.
B-REDACTION DU PROCES-VERBAL
Dans la rédaction du procès-verbal, le Gendarme doit s’attacher à caractériser
nettement l’infraction en prouvant l’existence de chacun des éléments constitutifs.
Conduite au véhicule par la réserve, leur garde est assurée si possible par les conducteurs
de véhicules ou dans le cas contraire par un détachement de garde spécialement désigné.
CHAPITRE 12 : L’ECOLE DU GENDARME
Elle est formée pour contenir une foule, la canaliser, lui interdire un accès. Elle est
prise à partir de la position d’attente après les commandements ci-après :
Sur la droite et par les mains formez la chaine.
- Sur la gauche et par la main formez la chaine
- Sur le centre et par les mains formez la chaine.
La position d’attente est reprise par le commandement suivant : Rompez la
chaine.
Elle est formée pour contenir une foule mais pressante, la canalisé et lui
interdire un accès précis. Elle se forme au commandement ci-après :
- Sur la gauche et par les bras formez la chaine.
- Sur la droite et par les bras formez la chaine.
- Sur le centre et par les bras formez la chaine.
La position d’attente est reprise au commandement suivant : Rompez la
chaine.
C- La chaine par les ceinturons
Elle est prise à partir de la position d’attente, pour contenir une foule calme
mais beaucoup plus pressante pour la canalisé et lui interdire un accès. Elle est
prise au commandement ci-après :
La position d’attente est prise lors des déplacements, lors d’un barrage, au
contact d’une foule encore non hostile et lors des stationnements. Elle s’exécute
au commandement « bouclier en position d’attente ».
Elle est prise à partir de la position d’attente lors d’un barrage au contact d’une
foule hostile. Lors d’un bond offensif ou lors d’une charge. Elle s’exécute au
commandement « Bouclier en position ».
III-LES RASSEMBLEMENTS
Les pelotons sont alignés les uns après les autres face à la direction indiquée.
Cette disposition est prise lors des déplacements.
Dans ce cas, les pelotons alignes en colonnes sont disposés les un à cote des
autres face à la direction indiquée.
IV-LES FORMATIONS
A-Les formations en colonne
B-DEPLACEMENTS A PIEDS
II-LES PATROUILLES
A-But et objectif
Amener d’un lieu à un autre au cours d’une opération de maintien de l’ordre des
individus appréhendés pour infraction relative à celui-ci.
B-Composition
L’élément d’escorte est constitué de :
- 1 Chef d’escorte (off, sous off…)
- 1 élément de garde prisonnier
- 1 élément d’accompagnement
Le barrage a pour but d’interdire l’accès à un espace donné. Il agit par son effet
de masse, sa puissance et sa cohésion. Ainsi on distingue :
Barrages d’arrêts
Barrage de canalisation
Barrage filtrants
L’élément de contact
-Arrêter la foule
-Il s’articule en deux lignes: arrêt et soutien
-Il peut être renforcé par l’équipe de protection.
Le chef de l’élément de contact doit:
► Prendre les positions adaptées aux situations
► Maintenir la cohésion et l’alignement
► Monter les opérations pour une éventuelle arrestation
► Procéder au relèvement des blesses
►Veiller à ce qu’aucune violence ne soit commise
► Proposer les mouvements et actions
► Rendre compte
L’élément de réserve est chargé de:
► Renforcer l’élément de contact ou l’élément de sûreté.
► Intervenir pour repousser les manifestants.
► Garder les personnes appréhendées.
L’élément d’appui est chargé de:
► Disperser les manifestants.
► Neutraliser les manifestants.
► Maintenir à distance les manifestants.
► Interdit l’accès à un espace donné.
L’élément de sûreté :
Il est chargé d’assurer la protection arrière du dispositif
PENDANT L’ENGAGEMENT
Il fixe au chef d’équipe grenade lacrymogène les objectifs et la densité
du tir
Il prescrit la mise en place de l’équipe protection
Il actionne la réserve Il actionne l’équipe police judiciaire
Il règle et commande l’emploi des grenades offensives
Il rend compte Il informe son personnel.
D-BARRAGE A TOURNIQUET:
Il sert à barrer plusieurs rues convergeant sur une place. C’est un barrage de
type mixte combinant les barrages fixes et mobiles.
E-BARRAGE INTERMITTENT:
Il s’ouvre et se ferme tour à tour devant une foule calme. Il permet l’écoulement
momentané d’une partie des personnes.
F-BARRAGE FILTRANT :
Il a pour but d’arrêter une foule calme tout en permettant à certaines
personnes de passer après contrôle. Il comprend:
► Un élément de contact
► Un élément de circulation
► Un élément de réserve et un détachement chargé de contrôle.
Les haies
But
Dispositif
Les personnels sont répartis sur deux lignes parallèles de gendarmes :
- une ligne d’itinéraire face à la chaussée :
pour assurer la liberté et la sécurité immédiate de la voie protégée,
pour rendre, éventuellement, les honneurs ;
- une ligne de sécurité (au contact face à la foule) :
qui se consacre entièrement à la surveillance et au maintien de la foule,
et peut être renforcée par la ligne d’itinéraire, lorsque la poussée de la foule ou le
comportement d’individus ou d’éléments isolés crée un danger ;
- une réserve (dans la mesure du possible).
Action des personnels
- Observer soigneusement la foule et étudier les attitudes d’individus suspects.
- Signaler les meneurs qui exhortent la foule.
- Empêcher tout franchissement de la haie.
- Se méfier des meneurs.
- Redoubler de vigilance au passage du cortège, sans se laisser distraire par le spectacle.
- S’opposer à toute action contre le cortège.
But
Elle a pour but de maintenir la liberté de l’itinéraire concerné, d’en assurer la sécurité
immédiate et de contrôler, en profondeur, les abords de l’itinéraire.
Dispositif
La haie double de sécurité comprend trois éléments :
- une haie double ordinaire ;
- un élément de sécurité installé en profondeur. Il « fouille », puis « contrôle les
abords » de l’itinéraire et écarte les risques d'intrusions, d'agressions ou d’attentats ;
- une réserve dont les éléments sont mis en place à des endroits facilitant leur
intervention et en liaison constante avec le chef du service d’ordre ;
- elle se tient prête à agir instantanément selon les ordres reçus.
CHAPITRE 15 : LES OPERATIONS DE DEGAGEMENT
II-LA CHARGE
A-But
Le but de la charge est d'obliger une foule hostile à dégager des lieux. La coordination
du feu et du mouvement doit être recherchée pour obtenir l'effet escompté. Elle se
caractérise par : - sa masse ; - sa cohésion ; - le choc.
B-Bases légales
Cette opération implique l'emploi de la force :
- réquisition particulière AVEC emploi de la force ;
- sommations ;
- Code pénal, article 431-3, alinéa
C-Déroulement
- Base de départ : un barrage d'arrêt fixe fermé.
- Fin d'action : un barrage d'arrêt fixe fermé.
- Action dynamique : dépasse rarement la centaine de mètres.
D-Composition
Les quatre éléments composant la charge sont :
- le contact ;
- l'accompagnement ;
- l'appui ;
- la sûreté.