Exercices corrigés sur la pression
Exercices corrigés sur la pression
L'analogie physique d'une force pressante exercée par la pression de l'air sur une vitre peut être représentée comme le poids d'un objet massif. Si la surface vitrée est de 10 m² et la pression atmosphérique est 1013 hPa, la force est de 1.0 x 10^6 N. Cette force correspond au poids d'un objet de 103 tonnes, mais la vitre ne casse pas car l'air applique une force similaire de l'autre côté, compensant ainsi les pressions .
L'utilisation de l'eau dans un baromètre est peu pratique comparée au mercure car il nécessiterait une colonne beaucoup plus haute. Pour une pression atmosphérique normale de 1013 hPa, une colonne d'eau devrait être d'environ 10,3 mètres de haut, alors qu'une colonne de mercure n'a besoin d'être que de 0,765 mètres de haut. Ceci est dû à la plus grande densité du mercure par rapport à l'eau .
La pression atmosphérique normale est utilisée pour calculer la hauteur d'une colonne de liquide dans un baromètre en appliquant la loi fondamentale de la statique des fluides : pB = ρ g zA, où pB est la pression atmosphérique, ρ est la masse volumique du liquide, g est l'accélération due à la gravité, et zA est la hauteur de la colonne. Par exemple, avec du mercure, le calcul pour une pression de 1013 hPa et une masse volumique de 13500 kg/m³ donne une hauteur de 0.765 m .
Souffler très fort dans l'une des branches d'un tube en U contenant de l'eau augmenterait la pression dans cette branche, poussant davantage le niveau d'eau dans la branche opposée. La différence de niveau entre les deux branches dépend de la pression exercée. Le principe est que p2 − p1 = ρ g (z1 − z2), indiquant que la surpression due au souffle provoque une différence de hauteur des colonnes d'eau .
La relation qui exprime la force pressante exercée par une pression sur une surface donnée est F = p S, où F est la force, p la pression et S la surface. Cette relation décrit comment la pression appliquée sur une surface génère une force proportionnelle à la fois à la pression appliquée et à la surface couverte .
Pour calculer la pression finale d'un gaz après compression à température constante, on utilise la loi de Boyle-Mariotte : pinitial Vinitial = pfinal Vfinal. Par conséquent, pfinal = (pinitial Vinitial) / Vfinal. En appliquant les données, si pinitial est 0.8 bar, Vinitial 1 L, et Vfinal 0.66 L, alors pfinal = 1.2 bar .
La pression dans un fluide est d'autant plus grande que l'altitude est petite et dépend de la masse volumique du fluide. Ceci est dû au fait que la pression est causée par le poids de la colonne de fluide au-dessus du point considéré. À une altitude moindre, la colonne de fluide est plus grande, augmentant ainsi la pression .
L'agitation des molécules est associée à la pression et à la température. Cela peut être rationalisé par le fait que la température est une mesure de l'énergie cinétique moyenne des molécules, l'agitation étant une manifestation de cette énergie. De plus, la pression est liée à la fréquence et à la force avec laquelle les molécules heurtent les parois d'un contenant .
Si la pression d'un gaz diminue à température et quantité de matière constante, le volume du gaz augmente tandis que sa masse volumique diminue. Cela est en accord avec la loi de Boyle-Mariotte qui stipule que, pour une quantité donnée de gaz à température constante, le produit de la pression et du volume est constant .
Pour déterminer la masse volumique d'un liquide inconnu à partir des différences de pression mesurées, on applique la loi fondamentale de la statique des fluides : pB − pA = ρ g (zA − zB). En réarrangeant pour ρ : ρ = (pB − pA) / (g (zA − zB)). Si pB − pA = 774 Pa et (zA − zB) = 0.10 m, alors ρ = 789 kg/m³, ce qui indique que le liquide est probablement de l'alcool .