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Concours Blanc ISE Mathématiques

Le document contient six exercices de mathématiques portant sur des sujets variés comme les séries, les fonctions, les matrices et les polynômes. Les exercices comportent plusieurs questions et étapes de résolution.

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statosphereprepas@gmail.

com
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STATOSPHERE
CONCOURS BLANC : ISE OPTION MATHÉMATIQUES

EXERCICE 1
Qn Pn
Soient deux nombres réels a et b strictement positifs fixés. Pour tout entier naturel n, on pose un = k=0 a+k
b+k et Sn = k=0 uk
— Simplifier l’expression de un , dans le cas b = a + 1.

R
P+∞
En déduire que, si b ≤ a + 1, la série n=0 un 2 diverge.
On suppose dans toute la suite que b > a + 1
— Montrer que pour tout entier n, on a : (b − a − 1)S = a − (n + 1 + b)un+1
P+∞
En déduire que la série n=0 un converge. On note S sa somme.

E
— Montrer que la suite (n + b)un converge, puis que sa limite est nécessairement nulle. En déduire la valeur de S.

EXERCICE 2
R1
Soit f une fonction réelle définie continue sur [0, 1]. On pose : In = 0 xn f (x)dx, pour n ∈ N. On suppose an = 0 pour tout entier

H
naturel n. On veut montrer que f est alors identiquement nulle sur [0, 1]. Pour ce faire, on raisonne par l’absurde en supposant f
non nulle.
— Montrer qu’il existe un intervalle fermé [α, β] ⊆ [0, 1] sur lequel f garde un signe constant sans s’annuler.

P
On supposera dans la suite que f est strictement positive sur [α, β].
— Montrer qu’il existe un polynôme P défini sur l’ensemble des nombres réels tel que :
R1
P (x) ≥ 0 ∀x ∈ [0, 1]P (x) > 1 ∀x ∈]α, β[P (x) < 1 ∀x ∈/ [α, β]Montrer que :limn→+∞ 0 f (x)(P (x))n dx = +∞Montrer
R1

S
directement que : 0 f (x)(P (x))n dx = 0 pour tout entier naturel n. Conclure.

EXERCICE 3
n
Pour tout entier naturel non nul n, on définit la fonction réelle fn , par fn (x) = x sin(nx) . Soit a ∈]0, 1[ un réel fixé. Montrer que, pour

O
P+∞ ′ n
tout entier naturel non nul n, la fonction fn est dérivable et que la série n=1 fn (x) converge normalement sur l’intervalle [−a, a].
P+∞
En déduire que la série n=1 fn (x) converge simplement sur l’intervalle
P+∞
] − 1, 1[ vers une fonction f de classe C 1 sur ] − 1, 1[, et que f est la somme de la série n=1 fn′ (x).
P+∞
Calculer, pour tout x ∈] − 1, 1[, la somme de la série  n=1 fn′ (x).

T
x sin(x)
En déduire que, pour tout x ∈] − 1, 1[, f (x) = Arctan 1−x cos(x)

EXERCICE 4

A
 
0 1 0
On considère la matrice A = 0 0 1.
 

1 −3 3

T
— Déterminer les valeurs propres et vecteurs propres de cette matrice A.
— Montrer que A est semblable à une matrice M de la forme M = ∆ + J, où ∆ est une matrice diagonale et J vérifie J 3 = 0. On
précisera la matrice de changement de base.

S
— Calculer An pour tout entier naturel n.
— On considère la suite un = (xn , yn , zn ) définie par u0 = (1, 1, 1) et un+1 = Aun . Étudier la convergence de cette suite.

EXERCICE 5

Soit E l’espace vectoriel des polynômes, à coefficients réels, d’une variable réelle X et de degré inférieur ou égal à 2n.
On note f l’application définie sur E par : f (P ) = (X 2 − 1)P ′ − 2(nX + a)P , où a est un réel non entier et P appartient à E.
— Vérifier que f est un endomorphisme de E.
— Déterminer les valeurs et les vecteurs propres de f .

Page 1
— f est-elle diagonalisable ? f est-elle inversible ?
En déduire que tout polynôme P de E s’écrit sous la forme
Pn
P (X) = k=−n αk (X − 1)n−k (X + 1)n+k , où ak est un réel.

EXERCICE 6

Soient A et B deux matrices carrées symétriques réelles d’ordre n.


— Montrer que la matrice AB − BA n’a que des valeurs propres imaginaires pures.
— On suppose de plus que A et B sont définies positives, montrer que Tr(AB) > 0, où Tr désigne la trace de la matrice.
Soit M une matrice antisymétrique réelle.
— Montrer que la matrice I + M est inversible.

R
— Montrer que (I − M )(I + M )−1 est orthogonale.

E
P H
O S
AT
S T
Page 2

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