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Modélisation du courant littoral

Le document décrit la modélisation du courant littoral et discute la poussée exercée par les vagues sur l'eau et les sédiments dans la zone de déferlement. Il présente également les forces motrices dans la zone de déferlement.

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Modélisation du courant littoral

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ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

Chapitre 6
Circulation côtière à l’échelle de la houle
Les domaines qui relèvent de l'engineering côtier sont :

Ing. Civil Ing. Electrique

Problèmes Photos de deferlement de vagues sur la plage de


d'ingénieurie Ing. chimique Bud Bud (Vendée).
Ing. Maritime en relation A gauche : plongeant : A droite : glissant
avec l'océan

Ing. Pétrolière
Ing. Mécanique

1) Modélisation du courant littoral : Longshore Currents


1 – 1) Poussée totale exercée par la houle :
Considérant une houle qui se propage vers une côte rectiligne, comme
sur la figure, et qui dissipe son énergie par déferlement en eau peu
profonde. Pour simplicité en premier on supposera toutes les conditions
sont uniformément parallèles à la côte (des situations plus compliquées
seront discutées plus tard qui tiennent compte de la présence du Rip
currents).

zone du
θB c swash
ô
θ t
e
x
θ0 Houle : En un lieu donné, vagues non engendrées par le
vent local mais formées ailleurs et s'étant propagées.
La houle a toujours un aspect plus régulier, moins chaotique
zone du que la mer du vent.
Hauteur de la houle : Hauteur H1/3 (hauteur moyenne du
surf tiers des vagues les plus hautes).

zone de réfraction
v
Profil de vitesse
du courant littoral

x
xB 0

E.H.T.P. 6-1
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

On distingue 4 zones : région d’eau profonde (disons kh ≥ 1) où la


célérité de l’onde c et l’angle d’incidence θ sont constants (désignée par
le sous - fixe 0), la région de réfraction où les lignes de crête se réfracte
en s’approchant de la forme des isobathes conformément à la loi de
Snell – Descartes : k sin θ = constante = k 0 sin θ0 (1) où k = 2π L est le
nombre d’onde en absence de courants. Cette équation est équivalente
sin θ sin θ0
à: = constante = (2)
c c0
et la zone du surf entre la ligne de déferlement et la côte où le
déferlement est confiné puis la dernière zone est celle du swash entre le
dernier déferlement est la terre sèche.
Des observations par Inman & Quinn; Galvin & Eagleson montrent
l’existence d’un courant littoral v confiné à peu prés dans la zone du surf
comme sur la figure.
En eau profonde la théorie d’onde linéaire d’Airy (faible amplitude)
marche très bien où la densité d’énergie est donnée par :
1 1
E = E0 = ρgH02 = ρga 02 (3)
8 2
où a 0 est l’amplitude de l’onde en eau profonde. Dans le cas d’amplitude
variable on peut admettre que a 0 représente la valeur quadratique
moyenne des amplitudes (the r.m.s. wave amplitude).
ω g
La vitesse de phase en eau profonde est donnée par : c 0 = = (4)
k0 ω
avec une bonne précision où ω est la fréquence angulaire 2π T où T est
la période de l’onde reliée au nombre d’onde k par : ω2 = gk thkh .
En général on a un flux d’énergie [par mètre linéaire le long de la ligne
de crête] vers la côte donné par :
∂ω c  2k h 
Fx = Ec g cos θ (5) où c g = = 1 +  = n⋅c
∂ k 2  sh 2k h 
Si la réfraction est négligeable et s’il n’y a pas d’interaction entre l’onde
∂ Fx
et le courant littoral on a alors : = −P (6)
∂x
où P est le taux local de dissipation d’énergie. La perte d’énergie par
déferlement est plus importante que les pertes par frottement sur le fond,
par conséquent hors de la zone de déferlement on peut avec une
approximation raisonnable admettre que P = 0 ainsi :
1
Fx = constante = E0 c 0 cos θ0 = Ec g cos θ = Eb c gb cos θb (7)
2

E.H.T.P. 6-2
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

Dans la zone de déferlement on doit tenir compte des pertes en utilisant


l’équation générale (6). Pour tenir compte des dissipations d’énergie par
frottement d’un site au delà du déferlement en eau profonde à la zone
d’eau peu profonde où le tirant est h Walton et al. ont écrit :
−1
 fH  
⋅ Ec g cos θ = Eb c gb cos θb où K f = 1 +  o (cos α o )1 2 0,12(k oh)1 2 
K 2f
  mh  
r r
et τb = ρ f v b v b f ≈ 0,1
Pour le calcul de l’amplitude et de la profondeur au déferlement ils
proposent :
0,22
 κ 12 
0,4  − 
1
H  H  2 
Hb =   K 2fHo2c go cos α o  et hb = b où κ = 1,16 m o  
 g   κ L
  o  
Aussi important que le flux d’énergie sur la côte est le flux de quantité de
mouvement. Ce flux de quantité de mouvement est un tenseur de 2ème

ordre S constitué de 4 composantes : x – flux & y – flux de quantité de
mouvement respectivement selon x (axe ⊥ à côte) & y (axe // à côte).
Pour la modélisation du set – up on est intéressé par la composante S xx
mais pour la modélisation du courant littoral on est intéressé par S xy qui
induit ce courant : c’est le flux, vers la ligne du rivage, de la quantité de
mouvement parallèle à la côte c’est – à – dire en terme de u et v les 2
composante horizontales de la vitesse : S xy = ∫−ηh ρuvdz (8)
la sur – barre signifie la moyenne temporelle.
En théorie linéaire (onde de faible amplitude) Longuet – Higgins a établit
que le flux d’énergie et le flux de quantité de mouvement sont reliés par :
sin θ
S xy = Fx (9)
c
Il a également montré que cette relation entre les 2 flux est indépendante
de la théorie d’onde utilisée pour son obtention (valable même en théorie
 sin θ 
non – linéaire). Notons que le facteur   d’après la loi de Snell –
 c 
Descartes est constant en plus le terme Fx est également constant hors
de la zone de déferlement : par conséquent hors de la zone du
déferlement on s’attend à ce que la houle exerce une poussée sur l’eau
et les sédiments dans la zone du surf. Désignons cela par H alors
d’après les équations (7) et (8) on a : θ est l’angle d’incidence (optique)
 cg  1
H = E   cos θ sin θ = E 0 sin 2θ0 (10)

 c  4

E.H.T.P. 6-3
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

On admettra dans la suite que cette relation est exacte : indépendante


du fait que l’onde soit ou non de faible amplitude dans les zones du
déferlement et de réfraction. C’est pour cette raison que l’équation (10)
est l’une des plus importantes pour l’étude de la propagation de la houle,
de la circulation côtière, et du transport de sédiments…

1 – 2 ) La zone du surf et les forces motrices :


Les flux de la quantité de mouvement selon l’axe des y, dus à la houle,
dans une bande limitée par les parallèles x = x 0 et x = x 0 + dx sont
 ∂ S xy 
respectivement S xy et  S xy + dx  :
 ∂x 
y
S xy
∂ S xy
S xy + dx
∂x

∂ S xy
x (x + dx ) x
τy = −
∂x plage
dx

donc il en résulte que l’onde produit un flux de quantité selon y, dans la


∂ S xy
bande, donné par : τ y = − par unité de surface horizontale (11)
∂x
où on a négligé tous les flux dû à la présence de courant.
 sin θ  ∂ Fx
En utilisant l’équation générale (9) on obtient : τ y = −  (12)
 c  ∂x
Le premier terme est constant selon la loi de Descartes – Snell. En
sin θ
utilisant l’équation (6) on aboutit donc à : τ y = ⋅ P (13)
c
où P est la dissipation d’énergie. Ainsi la force qui génère le courant
littoral est directement proportionnelle à la dissipation. S’il n’y a pas de
dissipation du tout il n’existera pas de courant. En effet c’est un résultat
auquel on doit s’attendre car si pas de dissipation (fluide parfait) il n’aura
pas de production de vorticité (de rotationnel) dans un fluide initialement
irrotationnel : sans vorticité on s’attend à ce qu’il n’y aura pas de courant
car le fluide est initialement au repos.
Quel est l’ordre de grandeur de P ? dans la zone du surf
Dans la zone du surf l’amplitude de l’onde est limitée par le déferlement
et en général proportionnelle à la profondeur d’eau locale, c’est une

E.H.T.P. 6-4
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

hypothèse acceptable car la plus grand part d’énergie dissipée est par le
déferlement et non par le frottement et l’infiltration sur le fond.
Si dans cette zone du surf on adopte la théorie d’Airy (linéaire) on a alors
quand (θ 〈〈 1) (incidence normale) :
1
Fx = ρga 2 gh (14)
2
Dans la zone de déferlement sur des plages on observe en bonne
approximation que : a = α ⋅ h où α est une constante de l’ordre de 0,4.
On obtient alors des équations 12 & 14 :
3 sin θ 3
τ y = α 2ρ(gh)2 ⋅ s ⋅ (15) donc P = α 2ρ(gh)2 ⋅ s où s = −
5 5 dh
4 c 4 dx
s est la pente locale du fond.
1 – 3) Frottement moyen B y sur le fond :
La vitesse locale est la somme de la vitesse orbitale u et de la vitesse
moyenne du courant littoral v , si la vitesse orbitale des particules fluides
2
est sinusoïdale on montre que : B y = Cρumax v (16) où C ~ 0,01 ainsi
π
la contrainte de frottement moyenne sur le fond B y est proportionnel à
la vitesse orbitale maximale et au courant littoral moyen ; en effet :
La valeur moyenne de la contrainte longshore peut s’écrire comme
r
B y = Cρ v v forme quadratique ( Komar & Inman proposent C = 0,15 s )
La vitesse du courant littoral est généralement petite devant la vitesse
maximale d’oscillation des particules fluide à laquelle elle est à peu prés
perpendiculaire. Ce qui signifie que le module de la vitesse résultante en
premier approximation peut être égalisée à la vitesse oscillatoire des
particules avec une amplitude umax , soit :
( ) 2
B y ≈ Cρ v + umax sin ω t umax sin ω t = Cρ ⋅ umax ⋅ v
π
En eau peu profonde on a :
umax =
ωa

ωa 1 H 1
=
shkD k D 2 D 2
(
≈ γ gD où D = h + η & H = 2a ≅ γ D)
2) Calcul du courant littoral sans frottement latéral :
On suppose qu’on a équilibre des forces, soit :
Force génératrice + Frottement au fond + Frottement latéral = 0 (17)
Si nous négligeons le cisaillement latéral et en exprimant l’équilibre des
forces. On a alors : Force génératrice + Frottement au fond = 0
ainsi on aboutit à :
3 sin θ 2 5π α s sin θ
τ y + B y = α 2ρ(gh)2 ⋅ s ⋅
5
+ Cρumax v = 0 ⇒ v = gh (18)
4 c π 8 C c

E.H.T.P. 6-5
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

Quand la pente du fond s est constante alors on a : h = −α x ainsi


l’équation (18) représente une distribution triangulaire, dont le courant
augmente linéairement de 0 à la côte avec la distance de celle – ci.
v v0

sans cisaillement latéral 1

avec cisaillement latéral 0,5

x
profil de vitesse xB 0

La vitesse maximale dans la zone de déferlement est :


5π α s sin θB 5π α s
v1 = ghB = ghB sin θB (19)
8 C cB 8 C
On s’attend à ce que le cisaillement latéral réduira ces résultats d’un
facteur entre 1 2 & 1 6 , une comparaison par Longuet – Higgins des
données de laboratoire et in situ montre que le courant au déferlement
v B est souvent de l’ordre de 0,2 v1 . Il est donc nécessaire d’introduire
l’effet du cisaillement latéral pour représenter correctement la profil de
vitesse du courant littoral.
3) calcul du courant littoral avec frottement latéral :
Longuet – Higgins sur la base de l’analyse dimensionnelle propose une
viscosité dynamique de la forme :
∂v
µ e = N ρ x gh avec τ x = contrainte latérale = −µ eh (20)
∂x
où N est une constante de proportionnalité sans dimension. Notons que
µ e est de la forme ρLU où L et U sont respectivement une échelle et
une vitesse typiques des tourbillons. Comme la taille des tourbillons L
peut difficilement dépassée κ x où κ est la constante de Von Karman
~0,40 et comme la vitesse des tourbillons U est plus petite que
umax = α gh où α~0,41 alors la constante N n’excède pas à peu prés la
valeur de l’ordre de 0,16. En adoptant une viscosité de la forme (20) et
∂τ
en résolvant l’équation (17) c’est – à – dire : τ y + B y + x = 0 ; on
∂x
trouve en théorie linéaire sinusoïdale une solution en terme de variables

E.H.T.P. 6-6
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

x v π sN
adimensionnelles : X = ,V = (21) & le paramètre p = (22)
xB v1 2 αC
AX + B Xp1 0 〈 X 〈 1
 1 
Soit : V=  (23)
p2
B 2 X 1〈 X 〈 ∞ 
où A, B1 , B 2 , p1 et p 2 sont des constantes qui dépendent de p :
 1 3 9 1 Longshore current profiles
A = 5
p1, p 2 = − ± + (solid line - no lateral mixing;

 4 16 p dashed lines - with lateral


1− p mixing)
 2 (24)
 p −1 p −1
B1 = 2 A B2 = 1 A
 p1 − p 2 p1 − p 2
c’est une famille de courbes ; p = 0 correspond au cas sans cisaillement
latéral et notre solution correspond à est une distribution triangulaire des
vitesses (trouvée précédemment).
V
1 p=0

p = 0,01 π sN
p=
0,5
p = 0,1 2 αC
p =1
p = 10
X

Quand p augmente, ce qui est associé à1 une croissance du cisaillement


latéral, les maximums de vitesse se déplace vers la ligne de côte X = 0
avec un profile de vitesse du courant littoral de plus en plus plat.
En générale les observations sont encadrées par p = 0,1 et p = 0,4 qui
correspondent respectivement à N = 0,0024 et N = 0,0096 . On signale
que le courant littoral est plus sensible à C~0,01 qu’à p. le coefficient de
frottement sur le fond C dépend étroitement du niveau de la turbulence.
Quand la période de l’onde T diminue alors v 1diminue donc V augmente.
Le choix de l’origine des x a une influence sur la comparaison avec les
observations, on propose de le choisir au milieu de la zone du swash.
Komar & Inman proposent la formule :
v m = 2,7 um sin θB (25) obtenue par régression linéaire, où v m est le
courant littoral moyen et um est la vitesse orbitale maximale sous l’onde.
Comme um ~ α ghB et v m ~ 0,2v 1 (18)

E.H.T.P. 6-7
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

C
il en résulte des équations 18 et 22 que : = constante ≅ 0,15 (26)
s
autrement dit le coefficient de frottement est proportionnel au gradient de
la plage. Il est évident qu’une augmentation de la pente de la plage est
accompagnée d’une augmentation de la dissipation d’énergie par
déferlement, par unité de x, et par conséquence une augmentation du
niveau de la turbulence : ce qui en principe affectera plus le mélange
horizontal que le coefficient de frottement sur le fond, ainsi la relation
(26) n’est physiquement qu’un résultat en apparence.
4) Estimation du mélange horizontal :
D. L. Inman, R.J. Tait et C. E. Nordstrom ont estimé le coefficient de
diffusion turbulente dans la zone du surf en observant la dispersion d’un
colorant :
ils ont constaté que le colorant s’étale plus dans la direction de l’axe des
(– x ) que dans la direction des (– y) (parallèle à la ligne de côte).
Le coefficient de diffusion ε x dans la direction – x est :
H x
ε x ~ B B avec une assez bonne corrélation (27)
T
où HB est l’amplitude quadratique moyenne (r.m.s.) au déferlement et T
est la période de l’onde.
on a supposé (équation 20) que µ e = ρν = N ρ x gh ainsi en valeur
moyenne la viscosité cinématique est :
2 4 2
ν = N x B ghB (28) ; Ι. G. Jonsson et al. Proposent ν = am cos 2 θ
5 T
où am est l’amplitude du mouvement des particules sous la houle.
5) La théorie générale du courant littoral :
Jusqu’à maintenant on s’est intéressé au cas où la ligne de côte est
rectiligne et uniforme, l’onde est monochromatique et le courant littoral
est stable, sans Rip – currents.
Cependant la théorie basée sur la notion du tenseur de radiation est
capable de résoudre des situations plus générales :
♦ l’amplitude de l’onde non – uniforme dans l’espace et dans le
temps en tenant compte des irrégularités du fond et de la réfraction
par le courant ainsi que du déferlement et d’autres causes.
Dans ces situations générales, les forces génératrices du courant littoral
sont les gradients du tenseur de radiation Sij (qui résultent du filtrage
dans le temps à l’échelle du courant des termes non–linéaires dans la
conservation de la quantité de mouvement : l’advection). Il est définit

E.H.T.P. 6-8
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

par : le champ d’onde est alors vu comme une turbulence à l’échelle du


η
courant … ( )
Sij = ∫ pδij + ρuiu j d z (29)
−h
où p est la pression, ui est la composante horizontale de la vitesse dans
la direction x i (i = 1,2) . Si les axes x1 et x 2 sont pris parallèles et
perpendiculaire à la direction de propagation ; le tenseur de radiation a
une forme simple en théorie d’onde de faible amplitude :
 1 2kh  
E  2 + sh2kh  0  ρgH2 ρga 2
( )
Sij =   
2 kh
 (30) où E =
8
=
2
 0 E 
 sh2kh 
a est l’amplitude quadratique moyenne (r.m.s.) de la houle.
Si on désire avoir ce tenseur dans un autre repère il suffit de changer
les Sij qui sont obtenues par les transformations des tenseurs.
On a vu que S xy (qui allonge la côte) est responsable du courant littoral.
Mais la composante normale S xx est aussi importante car elle est en
relation directe au phénomène du wave set – up. Considérant le cas ,
par simplicité, d’une onde qui aborde normalement la côte (θ = 0 ) . Si le
gradient dans les directions y sont négligeables, alors le gradient de la
composante normale S xx doit être équilibré par le gradient de la pression

dû au set – up η c’est – à – dire : ρg h + η ( ) ∂∂ ηx = − ∂∂x S xx (31)

Quand l’onde aborde la zone de réfraction où kh décroît (l’amplitude a


décroît en premier puis croit); la composante S xx du tenseur de radiation
croit, ainsi le second membre de (31) est négatif : il en résulte un set –
down. Mais quand la zone de déferlement est abordée S xx commence
de nouveau à diminuer et par conséquent il en résulte un set – up :
z
x B : po int de
ξ(x )
déferlement
SWL 0

MWL
x
En adoptant la théorie d’onde d’Airy (linéaire : faible amplitude)
l’expression du set – up est particulièrement simple. En effet pour kh
petit on a :

E.H.T.P. 6-9
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

3 3 3 1 2kh 
E=S xx =
ρgH2 = ρga 2 (32) car S xx = E  + 
2 16 2  2 sh2kh 
En supposant que dans la zone du déferlement on a :
(
a = α h + η où α ≈ 0,4 )
Si en plus η 〈〈 h d’après les équations (31) et (32) on a :
∂η 3 2 dh ∂η 3α 2
ρgh ~ − ρa α h (33) ainsi ~− s (34)
∂x 2 dx ∂x 2
où s est la pente de la plage. Le gradient du set – up est proportionnel à
la pente de la plage. Ce résultat est bien vérifié par l’expérience sauf très
proche de la ligne d’eau côtière. Bowen, Inman & Simmons ont étendu
( )
ce résultat en maintenant le terme h + η dans l’équation (31), ils ont
montré plus précisément que le gradient du set – up est donné par :
∂η 3α 2
= Ks = − ⋅ s (35)
∂x 3α + 2
2
( )
Les résultats expérimentaux s’accordent très bien avec cette formule en
utilisant la valeur mesurée de α (la justification de 35 sera donnée plus bas).
Complément :
Il est bien connu que le modèle du courant littoral n’est pas toujours
bidimensionnel, mais il est interrompu par Rip – currents en une suite de
cellules de circulation. Selon Bowen & Inman (J. Géophys. Res.1969)
cela résulte du fait que les amplitudes des ondes ne sont pas uniformes,
dans la direction y, quand ils attaquent la ligne de côte, permettant ainsi
la présence et la formation d’ondes de coin ou bien des irrégularités
bathymetriques. Ces ondes produisent un set – up qui augmente avec
l’amplitude de chaque onde en eau profonde et produisent alors un
longshore gradient qui induit ces courants :
ligne de déferlemen t
λy
ψ =0
π
ψ (λx )
ψ = 0,20 1 λB xB
ψ = 0,6
0,5

0 π 2 λx
ψ =0
λx
λB xB π 2 π
− λx s 0

E.H.T.P. 6-10
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

L’effet de cisaillement latéral est responsable d’une réduction de la


largeur des jets de rive (Rip currents). L’interaction de la houle et des
courants marins modifie la configuration de la circulation côtière à
l’échelle de l’onde de gravité : il faut tenir compte de ce mécanisme dans
la modélisation pour représenter correctement la courantologie marine et
le transport de sédiments associé :
♣ géomorphologie côtière & ensablement portuaire …
Pour tenir compte de l’interaction d’un courant et de l’onde on propose :
Dans la zone de réfraction on peut montrer qu’en présence d’un courant
bidimensionnel on a :
( )
k c + v sin θ = ω (36)
La loi de Snell – Descartes devient :
ω−mv
sin θ = constante (37) où m = k sin θ
c
De même dans la zone de réfraction mais hors de la zone du surf on
démontre qu’on a : E cos θ sin θ = constante (38)
L’équation (9) qui relie le flux d’énergie et de quantité de mouvement :
sin θ
S xy = Fx
c
relation reste encore valable en toute théorie d’onde.
Ce phénomène d'intéraction onde - courant (Opposing) est responsable
d'une amplification des ondes marines (dites scélérates): exemple au
cap Horn on a observé des onde d'une dizaine de mètre (~30m).
Les équations de mouvement d’un faible courant
en présence d’ondes
• 1) Conservation de la masse :
On considère un volume de contrôle dont la surface horizontale est
unitaire, qui s’étend verticalement du fond à la surface libre. L’équation
qui exprime la conservation de la masse pour ce volume de contrôle est :
∂ η ∂ η
∫ ρ dz + ∫ ρui dz = 0 (39)
∂ t −h ∂ x i −h
en passant à la moyenne temporelle on obtient alors :
∂ ρ(h + η) ∂ Mi η
+ = 0 (40) où Mi = ∫ ρ ui d z (41) est le flux de masse
∂t ∂ xi −h
moyen par unité de largeur.
♣ Mi se décompose en 2 parties :
une part dû au courant, désignée par le super–script \\ c // et définit par :
η
( )
~
Mic = ∫ ρ ui d z = ρ h + η Ui (42)
−h

E.H.T.P. 6-11
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

~
où Ui est la vitesse du courant moyen sur la verticale.
L’autre part est dû aux ondes , désignée par le super–script \\ w // et qui
η η
définit par : Miw = ∫ ρ ui
/
d z = ∫ ρ ui/ d z (43)
−h −η
• 2) Conservation de la quantité de mouvement verticale :
Considérant un volume de contrôle fixe de surface horizontale unitaire
d’étendant du fond à la surface libre. La conservation de la quantité de
mouvement verticale pour ce volume de contrôle si on néglige le
cisaillement dû à la viscosité moléculaire s’écrit :
∂ η ∂ η
∫ ρ ui w dz − ρw (z ) − p(z ) + ρg(η − z ) = 0 (44)
∗ ∗
∫ ρ w dz + 2
∂t Z ∂ xi Z
en prenant la moyenne temporelle alors
∂ η ∂ η
∂t Z
∫ ρ w dz ∗
+
∂ xi Z
∗ 2
( )
∫ ρ ui w dz − ρ w (z ) − p(z ) + ρg η − z = 0 (45)
On va s’intéresser à un courant variable lentement et approximativement
horizontal. Ce qui implique que le premier terme dans (45) peut être
négligé. Le second terme est identiquement nul pour un plan de vague
qui est horizontalement homogène (ce terme est négligeable pour des
ondes progressives). Notre équation se réduit donc à :
( )
p(z ) = ρg η − z − ρ w 2 (z ) (46)
ce qui montre que la distribution de la pression moyenne sur la verticale
s’écarte de la distribution hydrostatique de ρ w 2 (z ) . Sur un fond rigide et
(
horizontale la vitesse n’annule, alors : pb = ρg η + h = ρgD (47) )
indice b se réfère au fond (bottom) : z = −h . Sur un fond de pente faible
le terme en w 2 , étant proportionnel à la pente au carrée que multiplie un
terme de seconde ordre.
• 3) Conservation de la quantité de mouvement horizontale :
Pour le même volume de contrôle (fixe) la conservation de la quantité de
mouvement horizontale s’écrit :
∂ η ∂ η ∂h
∫ ρ ui dz +
∂ t −h ∂ x j −h
( )
∫ ρ uiu j + pδij dz + τi − pb
∂ xi
= 0 (48)

où δij est le delta de Kronecker, et τi est la contrainte de cisaillement


(force exercée par l’écoulement rapportée à l’unité de surface du fond)
qu’exerce l’eau sur le fond. En prenant la moyenne temporelle de (48) et
en y reportant les équations (41) & (47) on obtient :

E.H.T.P. 6-12
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

∂ Mi ∂ η ∂h
∂t
+
∂ x j −h
(
∫ ρ uiu j + pδij dz + τi − ρgD
∂ xi
)
= 0 (49)

( )
où D = η + h . On va transformer cette équation en une qui régit
l’écoulement moyen de profondeur D et de flux massique moyen par
Mi Mic + Miw ~ Miw
unité de largeur Mi : Ui = = = Ui + (50)
ρD ρD ρ h+ η ( )
Les contributions de la valeur moyenne et des fluctuations de la vitesse
horizontale à l’intégrale (49) sont séparées comme suit :

( )
η η
∫ ρ uiu j dz = ∫ ρ ui u j + ui u j + ui u j + ui u j dz
/ / / /
−h −h
~ ~ ~ ~ η ~ Miw Mwj η
≈ ρ D Ui U j + Ui Mwj + Miw Uj + ∫ ρui u j
/ /
dz = U j Mi − + ∫ ρui/ u /j dz (51)
ρD
−h −h
Le dernier terme dans l’équation (49) peut s ‘écrire sous la forme :
∂h ∂ 1 2 ∂η
ρgD =  ρgD  − ρgD (52) En reportant (51) & (52) dans
∂ xi ∂ xi  2  ∂ xi
l’équation (49) on obtient l’équation qui régit la conservation de la
quantité de mouvement de l’écoulement moyen (filtré) :
∂ Mi ∂ ∂η
∂t
+
∂ xj
(
U jMi + Sij + τi + ρgD
∂ xi
= 0 (53) )
où la quantité Sij est définit par :

( ) Miw Mwj
η
1
Sij = ∫ ρ ui/ u /j + pδij dz − ρgD δij −
2
(54)
−h 2 ρD
c’est la contribution de l’écoulement non – permanent à la quantité de
mouvement horizontale moyenne. il apparaît comme un tenseur de
contrainte (force par unité de longueur) dans l’équation du mouvement
intégrée sur la verticale. Longuet – Higgins & Stewart qui les premiers
ont développé ce concept ils le nomment \\ tenseur de radiation //.
Une expression du tenseur de radiation au second ordre pour des ondes
progressives peut être donnée. La quantité de mouvement de l’onde Miw
est de second ordre, ainsi Miw Mwj (ρD ) ne sera pas prise en compte.
L’intégrale (54) est subdivisée en 4 parties :
η η η η
∫ ρui u j dz + ∫ ρui u j dz + ∫ p dz + ∫ pdz (55)
/ / / /
−h η −h η
La deuxième et la quatrième intégrale dans (55) ont un intervalle
d’intégration égale à η − η = η / qui est du premier ordre vis – à – vis de
E.H.T.P. 6-13
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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l’amplitude d’onde. La deuxième intégrale peut donc être négligée car


cette intégrale est de seconde ordre, cependant la quatrième intégrale
peut se calculer au second ordre en utilisant une distribution de pression
hydrostatique sur la verticale. L’équation (46),donnant la distribution de
la pression moyenne p(z ) , est reportée dans le 3ième terme de (55). On
obtient ainsi le tenseur de radiation :
η

−h
( ) 1
2
2
Sij = ∫ ρ ui/ u /j − w 2 δij dz + ρ g η / δij (56)

Les quantités ui/ , w et η / qui sont de premier ordre, il apparaissent dans


(56) en produit, ainsi il est suffisant d’utiliser leur expression au premier
ordre pour évaluer Sij au second ordre d’approximation. On va donner le
résultat pour les ondes longues (de faible cambrure : c’est le rapport de
l’amplitude à la longueur d’onde) progressives sinusoïdales, auxquelles
la théorie linéaire d’Airy est applicable pourvu qu’on remplace le tirant
d’eau au repos h par la profondeur moyenne D = h + η , après intégration
on obtient si la direction de propagation par rapport à l’axe x1 est θ :
x2 = y
θ

x1 = x

  1
S11 = S xx =  n cos θ + n −  E
2
cg 1  2kh 
  2 n= = 1 + 

S12 = S 21 = S xy = (n sin θ cos θ)E où
c 2  sh2 kh  (57)
 1 ρgH 2
 1  E = ρga 2 =
S = S =  n sin θ + n −  E
2
2 8
 22 yy
 2 
La plus grande contrainte principale de radiation [dans le repère local
pour lequel : θ = 0 ] est (2n − 1 2)E , elle agit sur un plan perpendiculaire à
la direction de propagation (donc le long des lignes de crête). La plus
petite contrainte principale de radiation est d’amplitude (n − 1 2)E , elle
agit sur un plan perpendiculaire aux lignes de crête (donc le long des
lignes orthogonales).
• 4) Ecoulement permanent irrotationnel :
Si l’écoulement est irrotationnel et permanent (à l’échelle de la circulation
marine <transport de masse> induite par la houle par passage à la
moyenne temporelle sur un intervalle de temps plus grand que la période
E.H.T.P. 6-14
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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de l’onde mais plus petit que l’échelle de variation du courant : c’est ce


qu’on a indiqué précédemment par la sur – barre). Les équations (40) et
(53) se réduisent à : le champ d’écoulement de l’onde est assimilée à
∂ Mi
une turbulence : = 0 (58)
∂ xi
&
∂ ∂ ∂η
∂ xj
(
U jMi + )
∂ xj
( )
Sij + ρgD
∂ xi
= 0 (59)

Pour que l’onde de gravité induit un courant massique, il existe alors un


déséquilibre entre la divergence du tenseur de radiation d’un coté et le
gradient horizontal de pression associé au changement du niveau d’eau
moyen ( wave set –up ) induit par la houle de l’autre coté. La même
conclusion a été observée par Longuet – Higgins :

♣♦ S’il n’y a pas du tout de dissipation d’énergie


alors
il n’y aura pas de courant car pas de vorticité ♦♣
Revoir ce qui précède à ce sujet.

5) Etude de l’écoulement permanent :


On va considérer le cas d’une situation 2D d’une plage imperméable
dont les isobathes (lignes de profondeur d’eau constante) parallèles à la
direction x 2 = y aborder obliquement par une houle qui est uniforme
dans x 2 – direction sauf pour les différences de phase.
x2 = y

P
orthogonale
L
A
G
crête
θ E
x1 = x

zone du surf
isobathes

E.H.T.P. 6-15
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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On suppose que les grandeurs moyennes sont indépendant de x 2 = y //


à la ligne de côte moyen. L’équation d’équilibre moyen (58) devient donc
d M1 te
= 0 (60) d’où M1 = C = 0 (61)
d x1
ainsi d’après l’équation (50) on a :
M1w M1w
( )
~ ~
U1 + = 0 ⇒ U1 = − (62) où D = h + η
ρD ρD
La conservation de la quantité de mouvement pour un écoulement
uniforme et permanent est obtenue en égalisant l’accélération à 0. La
contrainte de cisaillement moyenne exercée sur fond marin τi est
retenue, l’écoulement n’est pas supposé irrotationnel, il en résulte de
∂ ∂η
l’équation (53) que : Sij + τi + ρgD = 0 (63)
∂ xj ∂ xi
elle exprime l’équilibre statique entre le frottement sur le fond, les forces
motrices qui résultent de la divergence du tenseur de radiation et du
gradient d’élévation moyenne de la surface libre. En écrivant les deux
équations de (63) et comme par hypothèse les valeurs moyenne sont
indépendantes de x 2 = y on obtient :
• Pour la conservation de la quantité de mouvement selon
d S11 dη
l’axe x1 = x ⊥ à la côte : + τ1 + ρgD = 0 (64)
d x1 d x1
• Pour la conservation de la quantité de mouvement selon
d S 21
l’axe x 2 = y // à la côte : + τ 2 = 0 (65)
d x1
D’après l’équation (62) le courant moyen dans la direction normale à la
côte équilibre le flux de masse perpendiculaire à la plage induit par la
houle. Cela signifie qu’il est faible comparé à la vitesse d’oscillation des
particules fluides. C’est pour cette raison τ1 sera négligée dans (64),soit :
d S11 dη
+ ρgD = 0 (66)
d x1 d x1
6) Set – up et longshore currents dû aux ondes régulières :
6 – 1) Set – down dû à une houle régulière :
On peut déterminer le set – down en appliquant le théorème de Bernoulli
– Lagrange à la surface libre :
2
∂Φ p 1 →
+ + gz + grad Φ = 0 en z = η = η + η / (67)
∂t ρ 2
valable bien sur pour un écoulement irrotationnel.

E.H.T.P. 6-16
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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Longuet – Higgins en prenant la moyenne de cette équation autour du


niveau de repos z = 0 et en utilisant la conservation de la quantité de
mouvement verticale entre z = 0 & z = η a démonté que :
te
η=C −
1 2
2g
(
u + v 2 − w 2 z = 0 (68) )
On obtient également ce résultat en prenant la moyenne de (67) autour
de z = η sachant que la valeur moyenne de Φ t pour z = η(t ) n’est pas
nulle mais elle est donnée au second ordre par :
∂Φ ∂Φ / ∂ ∂Φ / ∂ ∂Φ / ∂ ∂η
/
≈ +η =η ≈η
∂ t z = η+ η / ∂ t z=η ∂ z ∂ t z=η ∂ t ∂ z z=η ∂t ∂t
z=η

2 2
(69)
/ ∂ 
/     ∂ η/ 
η ∂ η −  ∂ η /

=η /
= −   ≈ w2 ≈ w2
∂ t  ∂ t   ∂ t 
  ∂t

 z=η z =0
z=η z=η
En reportant la solution d’Airy (linéaire) :
ω a chk (h + z )
( ) ( )
r r r r
η = a cos k • x − ω t ; Φ = sin k • x − ω t avec ω2 = gk thkh
k shkh
r →
qui donne le champ d’écoulement : v = grad Φ ⇒
chk (h + z )
∂Φ
( )
r r Mesure du set-up et
u= = ωa cos k • x − ω t du set-down en
∂x shkh laboratoire sur une
plage :
chk (h + z )
∂Φ
( )
r r T=1.14 s,
v= = ωa cos k • x − ω t penteH = 6.45 cm, o

∂y shkh de la plage
= 0.082

shk (h + z )
( )
D’après Bowen
∂Φ r r
w= = ωa sin k • x − ω t
et al. (1968)

∂z shkh
dans l’équation (68) on obtient :
ka 2
η=− où D = h + η (70) wave set – down
2 sh2kD
où on a choisit wave set – down nul en eau profonde (le large).
Hors de la zone du surf l’écoulement est supposé irrotationnel ; le
changement de niveau induit par l’onde est donné par l’équation (70).
Dans la zone de déferlement on doit tenir compte de la dissipation
d’énergie. On va admettre avec Longuet – Higgins & Stewart qu’après
déferlement l’amplitude de la houle crête – creux H décroît proportionnel
( )
à la profondeur : H = γ h + η = γD (71) cette hypothèse est raisonnable
pour un déferlement Spilling, qui se propage avec un léger changement
de la forme d’onde. En eau peu profonde on admettra la validité des

E.H.T.P. 6-17
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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solutions linéaires, en particulier n = 1, ainsi pour une incidence normale


sur la côte on a :
3
S11 = E =
2
3
16
3
16
( 2
ρ g H2 = ρ g γ 2 h + η (72) )
Reportons ce résultat dans l’équation (66) on obtient :
3 2
γ
dη 8 dh
=− ⋅ wave set – up (73)
d x1  3 2 d x 1
1 + γ 
 8 
Dans la zone du surf le gradient du set – up est proportionnel à la pente
du fond. Des expériences par Bowen confirment ce résultat. Résultat
identique à celui établie précédemment (équation 35) :
dη 3α 2 dh γ
=− ⋅ (74) où α ≡ ≈ 0,4
d x1 (3α 2 + 2) d x1 2
On obtient la sur – élévation du niveau dans la zone du surf en intégrant
l’équation (73) du point de déferlement au point du set – up maximum :
3 2
γ
ηmax − ηB = 8 ( ) 3
⋅ ηmax + hB ⇒ ηmax = ηB + γ 2DB (72)
8
 3 2
1 + γ 
 8 
On peut estimer ηB en utilisant l’équation (70) :
k BaB2 1 aB2 1 HB2
ηB = − ≈− =− car HB = 2aB
2 sh2k BDB 4 DB 16 DB
5
et comme HB = γDB alors ηmax = γ HB ≈ 0,3 γ HB (73)
16
6 – 2) Courant littoral :
La force motrice du courant littoral résulte du gradient de la contrainte de
cisaillement radiative. On a établit que le transfert d’énergie par unité de
r
longueur le long de la ligne de crête obéit à l’équation: div F + P = 0 (74)
r r r
\\ conservation d’énergie // où F = c gEe = ncEe le flux d’énergie & P
est le taux de dissipation.
∂ Fx 2 ∂ Fy
En bathymétrie parallèle et uniforme on a : = 0 par=
∂ x2 ∂y
∂ Fx d Fx dS12
conséquent = =
d
(En cos θ) = c = − P d’après
∂ x1 d x1 d x1 sin θ d x1

E.H.T.P. 6-18
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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sin θ
l’équation (6) car S12 = S 21 = Fx [équation (9)] et Fx = Ec g cos θ
c
sin θ0
(En cos θ sin θ) = − sin θ P = −
dS12 d
[équation (5)] ainsi: = P (75)
d x1 d x1 c c0
on a utilisé la loi de réfraction de Snell – Descartes sans de effet de
sin θ sin θ0
courant sur les propriétés de la houle: = constante = (2)
c c0
pour l’obtention de cette équation. On l’a résolue précédemment et on a
obtenu une distribution triangulaire de courant littoral [équation 18] :
5π γ d D sin θ0 5π γ d D g
v= gD = sin θB D (76)
16 C d x1 c0 16 C d x1 DB
dans la zone du surf mais nul hors de cette zone : on a une discontinuité
du courant littoral due qui résulte du fait qu’on a admis : la dissipation
d’énergie et que le cisaillement latérale est négligé. A la suite on l’a
amélioré pour obtenir un profil plus proche de la réalité en introduisant la
contrante sur le fond et le cisaillement latéral dû à la présence la côte.

Les équations régissantes la circulation côtière


à l’échelle de la houle avec interaction onde – courant
∂ η ∂ (UD) ∂ (VD )
+ + = 0 (77) D = h + η
∂t ∂x ∂y

+
( )
∂ (UD) ∂ U2D ∂ (UVD)
+ = −gD
∂η 1  ∂ S xx
+ fVD −  +
∂ S xy 

∂t ∂x ∂y ∂x ρ ∂x ∂y 
(78)
(τ − τbx ) + D
+ sx
∂  ∂V
εx + εy
∂ U
ρ ∂ y  ∂ x ∂ y 
∂ (VD ) ∂ (UVD) ∂ V 2D
+ +
( ) = −gD
∂η 1  ∂ S xy
− fUD −  +
∂ S yy 

∂t ∂x ∂y ∂y ρ ∂x ∂y 
( )
(79)
τ sy − τby ∂  ∂V ∂ U
+ +D εx + εy
ρ ∂ x  ∂ x ∂ y 
r
où l’axe des – x vers le large, l’axe des – y allonge la côte, V = (U, V ) est
la valeur moyenne de la vitesse moyenne sur la profondeur totale d’eau
D = h + η (le courant) respectivement dans les directions x et y , f est
r
( )
le paramètre de Coriolis. τs = τ sx , τ sy est cisaillement qu’exerce le vent
r
( )
sur la surface libre , τb = τbx , τby est le cisaillement qu’exerce le fluide

E.H.T.P. 6-19
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

sur le fond marin (S xx , S xy , S yy ) sont les composantes du tenseur de

radiation et η est le wave set – up ou set – down.


Longuet – Higgins (1970) propose pour le cisaillement au fond :
 τbx = ρC d ⋅ uorb ⋅ U
 où C d = coefficient de drag ~ 0,01
τby = ρC d ⋅ uorb ⋅ V
uorb est la vitesse orbitale moyenne sur une période, qui en théorie
2H
linéaire s’écrit : uorb =
T sh(kh)
On peut adopter une formulation du coefficient de dispersion de la
H2 gT
quantité de mouvement selon Jonsson et al. : ε x = cos θ
4 π 2h
On signale que S xx augmente dans la zone de réfraction, ce qui donne
un set – down; puis à la suite le S xx décroît à partir du déferlement et
dans toute la zone du surf jusqu’à la côte il en résulte donc un set – up.
Notons que les forces motrices sont de la forme d’une divergence du
r ⇒
tenseur de radiation: τ = −ρ −1 ⋅ div S . Pour déterminer l’interaction onde
– courant on propose d’utiliser la relation de dispersion linéaire :
ω = gk thkh + Uk cos θ + V sin θ (80).
r r
L’angle θ est déterminé par l’équation de l’orthogonale : rot k = 0
∂ θ 1 ∂ k  ∂ θ 1 ∂ k 
cos θ −  + sin θ  ∂ y + k ∂ x  = 0 (81)
∂ x k ∂ y   
où ∂ k ∂ x & ∂ k ∂ y sont en différentiant l’équation de dispersion (80).
La distribution de l’amplitude de l’onde H est obtenue de l’équation de
conservation d’énergie écrite par da Silva Lima sous la forme :
2 ∂H 2 ∂H 2 ∂H
H ∂t
(
+ U + c g cos θ
H ∂x
)+ V + c g sin θ ( H ∂y
)
∂U ∂ V ∂θ ∂ cg ∂θ ∂ cg
+ + − c g sin θ + cos θ + c g cos θ + sin θ (82)
∂x ∂y ∂x ∂x ∂y ∂y
1 ∂U ∂V ∂U ∂ V
+ S + S + S + S =0
E  ∂ y 
xx xy yx yy
∂x ∂x ∂y

E.H.T.P. 6-20
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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y
r
M.W .L. η S.W .L.
k

s h
x θ 1

On rappelle que la vitesse de groupe en théorie linéaire est donnée par :


1  2kh  L ω
c g = c 1 +  où c = = (83)
2  sh 2kh  T k
E est l’énergie totale de l’onde qui est donnée par la théorie linéaire.
Da Silva Lima a résolu numériquement ce système d’équation par la
méthode des différences finies : forward differences in time and centred
differences in space. Il est également possible de résoudre ce système
numériquement par la méthode ADI. Pour pouvoir résoudre le système
d’équations (77 – 78 et 79) par un schéma numérique de Mc Cormack il
suffit de l’écrire sous une forme conservative.
ligne de déferlement
S.W.L.

lim ite
x
V θ
océanique
front d' onde
U y
ligne du set − up

vue en plan
Principes du modèle :
Modèle de Taux du
propagation champ Modèle de flux de Evolution
d’onde houle courant sédiment du fond

On adopte pour initier le déferlement un critère par exemple celui de


McCowan & Battjes : H ≥ γh (84)
L’ingénieur côtier est souvent confronté à la problématique de la
géomorphologie et de transport de sédiment pour la conception des
ouvrages maritimes et la gestion optimale du dragage. L’équation de
conservation de la masse du sédiment (équation de continuité) lui

E.H.T.P. 6-21
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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permet d’évaluer la dynamique bathymétrique et diagnostiquer la


∂ Zb r ∂ Zb r
question : + divQ s = 0 (85) soit = −divQ s
∂t ∂t
r
où Z b le niveau du fond et Q s est le taux de transport de sédiment (on
peut à ce niveau adopter une formulation empirique pour déterminer le
transport local…si non recourir à une modélisation physique).
Les données nécessaires sont :
• Data onde : en eau profonde ou intermédiaire et durant la
période où on souhaite évaluer le transport sédimentologique
pour le site d’intérêt (une année au moins pour estimer les effets
saisonniers) : H , T , θ , f \durée de chaque onde/ (au large)
• La forme de la topographie : pour étudier la réfraction …
• Les caractéristiques des sédiments : ρ s et la distribution de la
taille des sédiments D10 , D50 , D90 L

D.H. Swart caractérise la rugosité hydraulique de forme par :


∆2r ∆ = hauteur des formes du fond
r = 25 où  r empirisme
λr λ
 r = longueur des formes du fond
Le coefficient de frottement f w dans la couche limite d’onde trouvé
empiriquement par Swart est donné par :
 0,30 a 
 1,1
si  0  〈 7
  a0   r 
 1 + 0,28 
 r  
  
 − 0,91
 a0  a 
f w = 0,0066 + 0,483  si 7 ≤  0  ≤ 160
  r   r 
 − 0,157 − 0,91
0,0146  a   a  a 

0
 + 0,483 0
 si 160 〈  0 
  r   r   r 


où a 0 est l’amplitude orbitale des particules fluides proche du fond.
On propose, avec Fleming & Swart pour tenir compte de la rugosité du
fond, la formulation de la contrainte au fond :
  12 h 
 Cm = rugosité de Chézy = 18 log 
r 2 r g r r   r 
τb = ρ(Cumax )V + 2 V V ↔ 
π Cm C = 25 f w g ⋅ s 0,85
 2Cm 2

E.H.T.P. 6-22
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

Courants de cap vers l'Ouest 0°


230° 30°
55° La longueur est
275°
proportionnelle au %

Courant dans la
HS
direction 275°

ROSE DE COURANT <1 1-2 2-3


3-4 >4

Complément
Consistance de l'hypothèse d'une distribution hydrostatique de la
pression & validité de hypothèse linéaire :
On a pour un fluide parfait selon l'axe vertical y
y η(x, t ) Dv ∂P
x ρ =− − ρg ⇒
h Dt ∂y
P − Po = −ρ g (h + η − y ) − ∫yh + η ρ
h Dv
0 dy
Dt

on observe que l'accélération verticale est négligeable pourvu que :

E.H.T.P. 6-23
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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β ⋅ (h + η) 〈〈 g ⋅ η  Dv 
β≡ 
où β est l' accélération verticale max imale  Dt max
en effet :
 h+ η D v 
 ∫y ρ D t dy  〈〈 ρ g ⋅ (h + η − y ) min tel que 0 ≤ y ≤ h ainsi
  max
ρ ⋅ β ⋅ (h + η) 〈〈 ρ ⋅ g ⋅ η cqfd
donc si l est la distance entre 2 nœuds (passage par deux zéros
successives) où η = 0 :
l
y

L x

Le temps qui coule entre ces 2 points est : l gh


Alors la vitesse verticale est de l'ordre de η gh l et l'accélération
2
verticale est de l'ordre de η gh l .
2
Posant β = η gh l dans notre condition précédante on en déduit que
l'accélération verticale est négligeable devant l'accélération de pesanteur
constitue une hypothèse consistante si :
h ⋅ (h + η) 〈〈 l 2
comme η 〈〈h alors cette condition est remplaçable par : h 〈〈 l
L L
qui pour une onde sinusoïdale : l = ⇒ 〉〉 1 on désigne souvent
2 h
h
≡ δ = rapport d' aspect :
L
l'accélération verticale est négligeable si le rapport d'aspect
est petit : ce qui veut dire que l'échelle de variation sur la
verticale est petit devant l'échelle de variation dans le plan
horizontal : la conclusion est que la distribution de pression
sur la verticale est hydrostatique.
Voyons voir l'hypothèse de linéarisation : advection négligeable
∂ ∂
u 〈〈 ? Si la dépendance en x et t se fait par φ = x − gh ⋅ t alors
∂x ∂t
∂ d ∂ d ∂ ∂
u⋅ = u⋅ et = − gh ⋅ alors u 〈〈 est vérifiée pourvu que
∂x dφ ∂t dφ ∂x ∂t

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Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

u
u 〈〈 c = gh ⇔ 〈〈 1
c
η η
et comme en premier approximation on a : u ~ c ⋅ ⇒ 〈〈 1 donc
h h
l'amplitude négligeable devant la profondeur constitue une
hypothèse consistante avec la théorie linéaire.

+ Tracé théorique du rayon de houle :


cette méthode a été mis au point par les russes (Choulejkin). Définissant
l'indice de réfraction µ par :
c o Lo h µ
µ≡ = ⋅ coth 2π
c L L
5
h h 2π h
mais = 2⋅ ⋅ coth 2π co  T2 
L T g L µ= = 1 + 0,05 ⋅  

h c h
 
ce qui signifie que µ est fonction de
T2
seulement , qui peut approximativement 1 h
T2 T2
représentée par : µ = 1 + 0,05 ⋅
h 0,1 0,14
où h = la profondeur d'eau exprimée en mètres et T = la période de la
houle exprimée en secondes.
Considérons une portion A i A i +1 d'un rayon de houle qui se projette en
dx sur l'axe Ox représentant la ligne côtière, on a :
αo µ i sin α i = µ i +1 sin α i +1
y dx
α = µ i + 2 sin α i + +2 = L etc
α i i−1
Ao
α i+1 de sorte qu'on aboutit finalement à :
A i −1
µ 0 sin α 0 = µ n sin α n
Ai
αn crêtes
la réfraction en A 0 et A n dépend
A i +1
donc exclusivement des profondeurs
en A 0 et A n . Comme :
Tracé d'un rayon
A n (une orthogonale) dy 1
y/ = = cot gα et sin α =
dx 1+ y/ 2
O Ligne de côte x
il en résulta alors que :
dx µ
= sin α o = σ
1+ y /2

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Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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2
dy µ
et l'équation différentielle du rayon de houle est donc: =   −1
dx σ
l'angle d'attaque α n de la houle au point A n est approximativement :
T2
1 + 0,05 ⋅
ho
sin α n = sin α o
T2
1 + 0,05 ⋅
hn
Efforts hydrodynamiques
Ces efforts sont dus soit aux courants généraux, soit aux courants de
houle, soit au déferlement des vagues. Les deux premiers cas la
littérature est riche à leur sujet, on dispose de la formule de Morison pour
les calculer. Mais il n’existe pas une formule pour le déferlement, dans
ce cas on recourt à l’expérience.
• Forces dues à un courant permanent :
Un courant permanent induit, sur un cylindre horizontal immergé, une
traînée horizontale et une portance verticale :
1
FH = CH ρ D V 2 = traînée/m. longueur du cylindre
2
1
FV = C V ρ D V 2 = portance/m. longueur du cylindre
2
où D = diamètre de la conduite cylindrique, ρ = masse volumique de
l’eau de mer et V = vitesse de l’écoulement permanent non perturbée
par la présence du cylindre. CH = 1 et C V = f (d D) où d D = est
l’excentricité.
• Forces dues à la houle :
Les formules de Morison permettent de calculer ces efforts :
1 dV
FH = CD ρ D V V + CH ρ W
2 dt
1
( )
FV = Cp ρ D f V 2 + C z ρ W
2
dV
dt
FH est la force horizontale par mètre de longueur du cylindre, FV est la
portance, D diamètre de la conduite (maître couple), V est la vitesse
engendrée par la houle, W = πD 2 4 (volume d’un élément de conduite),
( )
f V 2 fonction expérimentale de la vitesse. CD , CH , Cp et C z sont des
coefficients qui dépendent du nombre de Reynolds (caractérisant le
régime d’écoulement), de la distance de la conduite du fond, de la
profondeur d’immersion et de l’amplitude de la houle (on peut trouver
dans la littérature des abaques à ce sujet).

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Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique

Tête de rip

déferlement
Alimentation
du rip curent
Courant d’entraînement
vague
Ripe current

Ondes longues rencontrées en zone côtière; Structure spatiale et direction de


propagation. D’après Longuet-Higgins and Stewart (1964)

♦ Déplacement horizontal d’un bateau dans la houle :


Un bateau se déplaçant dans la houle (en s’opposant à sa direction de
propagation) rencontre plus d’ondes par unité de temps qu’un spectateur
fixe. Au contraire un navire qui se déplace avec la houle rencontrera
moins d’ondes pour le même observateur :
Lignes orthogonales
α
v s cos α

r
vs
r
c
Lignes de crêtes
Une formule (approche cinématique) donnant la fréquence de rencontre est:
c = la célérité de l' onde
v = vitesse du bateau
 vs   s
 r r
ω e = ω 1 − cos α  où α = l' angle entre les directions de v s & c
 c  ω = la fréquence de l' onde = 2π T

ω e = la fréquence rencontrée par le navire = 2π Te
En effet cT = L = (c − v s cos α )Te ; noté que sur la figure α 〉 90° alors cos α 〈 0 .

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Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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Equation ❋ compared with field and laboratory data (Komar1979)


Komar et Inman (1970) ont obtenu une expression du courant littoral au
milieu de la zone du surf (déferlement) ( Vmid ) pour évaluer le transport
de sédiment :
Vmid = 1,17 g Η rms,b sin α b cos α b (équation ❋)
la figure antérieure donne une comparaison des mesures & estimations.

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Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle

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