Modélisation du courant littoral
Modélisation du courant littoral
Chapitre 6
Circulation côtière à l’échelle de la houle
Les domaines qui relèvent de l'engineering côtier sont :
Ing. Pétrolière
Ing. Mécanique
zone du
θB c swash
ô
θ t
e
x
θ0 Houle : En un lieu donné, vagues non engendrées par le
vent local mais formées ailleurs et s'étant propagées.
La houle a toujours un aspect plus régulier, moins chaotique
zone du que la mer du vent.
Hauteur de la houle : Hauteur H1/3 (hauteur moyenne du
surf tiers des vagues les plus hautes).
zone de réfraction
v
Profil de vitesse
du courant littoral
x
xB 0
E.H.T.P. 6-1
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E.H.T.P. 6-2
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E.H.T.P. 6-3
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∂ S xy
x (x + dx ) x
τy = −
∂x plage
dx
E.H.T.P. 6-4
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hypothèse acceptable car la plus grand part d’énergie dissipée est par le
déferlement et non par le frottement et l’infiltration sur le fond.
Si dans cette zone du surf on adopte la théorie d’Airy (linéaire) on a alors
quand (θ 〈〈 1) (incidence normale) :
1
Fx = ρga 2 gh (14)
2
Dans la zone de déferlement sur des plages on observe en bonne
approximation que : a = α ⋅ h où α est une constante de l’ordre de 0,4.
On obtient alors des équations 12 & 14 :
3 sin θ 3
τ y = α 2ρ(gh)2 ⋅ s ⋅ (15) donc P = α 2ρ(gh)2 ⋅ s où s = −
5 5 dh
4 c 4 dx
s est la pente locale du fond.
1 – 3) Frottement moyen B y sur le fond :
La vitesse locale est la somme de la vitesse orbitale u et de la vitesse
moyenne du courant littoral v , si la vitesse orbitale des particules fluides
2
est sinusoïdale on montre que : B y = Cρumax v (16) où C ~ 0,01 ainsi
π
la contrainte de frottement moyenne sur le fond B y est proportionnel à
la vitesse orbitale maximale et au courant littoral moyen ; en effet :
La valeur moyenne de la contrainte longshore peut s’écrire comme
r
B y = Cρ v v forme quadratique ( Komar & Inman proposent C = 0,15 s )
La vitesse du courant littoral est généralement petite devant la vitesse
maximale d’oscillation des particules fluide à laquelle elle est à peu prés
perpendiculaire. Ce qui signifie que le module de la vitesse résultante en
premier approximation peut être égalisée à la vitesse oscillatoire des
particules avec une amplitude umax , soit :
( ) 2
B y ≈ Cρ v + umax sin ω t umax sin ω t = Cρ ⋅ umax ⋅ v
π
En eau peu profonde on a :
umax =
ωa
≈
ωa 1 H 1
=
shkD k D 2 D 2
(
≈ γ gD où D = h + η & H = 2a ≅ γ D)
2) Calcul du courant littoral sans frottement latéral :
On suppose qu’on a équilibre des forces, soit :
Force génératrice + Frottement au fond + Frottement latéral = 0 (17)
Si nous négligeons le cisaillement latéral et en exprimant l’équilibre des
forces. On a alors : Force génératrice + Frottement au fond = 0
ainsi on aboutit à :
3 sin θ 2 5π α s sin θ
τ y + B y = α 2ρ(gh)2 ⋅ s ⋅
5
+ Cρumax v = 0 ⇒ v = gh (18)
4 c π 8 C c
E.H.T.P. 6-5
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x
profil de vitesse xB 0
E.H.T.P. 6-6
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x v π sN
adimensionnelles : X = ,V = (21) & le paramètre p = (22)
xB v1 2 αC
AX + B Xp1 0 〈 X 〈 1
1
Soit : V= (23)
p2
B 2 X 1〈 X 〈 ∞
où A, B1 , B 2 , p1 et p 2 sont des constantes qui dépendent de p :
1 3 9 1 Longshore current profiles
A = 5
p1, p 2 = − ± + (solid line - no lateral mixing;
p = 0,01 π sN
p=
0,5
p = 0,1 2 αC
p =1
p = 10
X
E.H.T.P. 6-7
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C
il en résulte des équations 18 et 22 que : = constante ≅ 0,15 (26)
s
autrement dit le coefficient de frottement est proportionnel au gradient de
la plage. Il est évident qu’une augmentation de la pente de la plage est
accompagnée d’une augmentation de la dissipation d’énergie par
déferlement, par unité de x, et par conséquence une augmentation du
niveau de la turbulence : ce qui en principe affectera plus le mélange
horizontal que le coefficient de frottement sur le fond, ainsi la relation
(26) n’est physiquement qu’un résultat en apparence.
4) Estimation du mélange horizontal :
D. L. Inman, R.J. Tait et C. E. Nordstrom ont estimé le coefficient de
diffusion turbulente dans la zone du surf en observant la dispersion d’un
colorant :
ils ont constaté que le colorant s’étale plus dans la direction de l’axe des
(– x ) que dans la direction des (– y) (parallèle à la ligne de côte).
Le coefficient de diffusion ε x dans la direction – x est :
H x
ε x ~ B B avec une assez bonne corrélation (27)
T
où HB est l’amplitude quadratique moyenne (r.m.s.) au déferlement et T
est la période de l’onde.
on a supposé (équation 20) que µ e = ρν = N ρ x gh ainsi en valeur
moyenne la viscosité cinématique est :
2 4 2
ν = N x B ghB (28) ; Ι. G. Jonsson et al. Proposent ν = am cos 2 θ
5 T
où am est l’amplitude du mouvement des particules sous la houle.
5) La théorie générale du courant littoral :
Jusqu’à maintenant on s’est intéressé au cas où la ligne de côte est
rectiligne et uniforme, l’onde est monochromatique et le courant littoral
est stable, sans Rip – currents.
Cependant la théorie basée sur la notion du tenseur de radiation est
capable de résoudre des situations plus générales :
♦ l’amplitude de l’onde non – uniforme dans l’espace et dans le
temps en tenant compte des irrégularités du fond et de la réfraction
par le courant ainsi que du déferlement et d’autres causes.
Dans ces situations générales, les forces génératrices du courant littoral
sont les gradients du tenseur de radiation Sij (qui résultent du filtrage
dans le temps à l’échelle du courant des termes non–linéaires dans la
conservation de la quantité de mouvement : l’advection). Il est définit
E.H.T.P. 6-8
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MWL
x
En adoptant la théorie d’onde d’Airy (linéaire : faible amplitude)
l’expression du set – up est particulièrement simple. En effet pour kh
petit on a :
E.H.T.P. 6-9
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3 3 3 1 2kh
E=S xx =
ρgH2 = ρga 2 (32) car S xx = E +
2 16 2 2 sh2kh
En supposant que dans la zone du déferlement on a :
(
a = α h + η où α ≈ 0,4 )
Si en plus η 〈〈 h d’après les équations (31) et (32) on a :
∂η 3 2 dh ∂η 3α 2
ρgh ~ − ρa α h (33) ainsi ~− s (34)
∂x 2 dx ∂x 2
où s est la pente de la plage. Le gradient du set – up est proportionnel à
la pente de la plage. Ce résultat est bien vérifié par l’expérience sauf très
proche de la ligne d’eau côtière. Bowen, Inman & Simmons ont étendu
( )
ce résultat en maintenant le terme h + η dans l’équation (31), ils ont
montré plus précisément que le gradient du set – up est donné par :
∂η 3α 2
= Ks = − ⋅ s (35)
∂x 3α + 2
2
( )
Les résultats expérimentaux s’accordent très bien avec cette formule en
utilisant la valeur mesurée de α (la justification de 35 sera donnée plus bas).
Complément :
Il est bien connu que le modèle du courant littoral n’est pas toujours
bidimensionnel, mais il est interrompu par Rip – currents en une suite de
cellules de circulation. Selon Bowen & Inman (J. Géophys. Res.1969)
cela résulte du fait que les amplitudes des ondes ne sont pas uniformes,
dans la direction y, quand ils attaquent la ligne de côte, permettant ainsi
la présence et la formation d’ondes de coin ou bien des irrégularités
bathymetriques. Ces ondes produisent un set – up qui augmente avec
l’amplitude de chaque onde en eau profonde et produisent alors un
longshore gradient qui induit ces courants :
ligne de déferlemen t
λy
ψ =0
π
ψ (λx )
ψ = 0,20 1 λB xB
ψ = 0,6
0,5
0 π 2 λx
ψ =0
λx
λB xB π 2 π
− λx s 0
E.H.T.P. 6-10
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E.H.T.P. 6-11
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~
où Ui est la vitesse du courant moyen sur la verticale.
L’autre part est dû aux ondes , désignée par le super–script \\ w // et qui
η η
définit par : Miw = ∫ ρ ui
/
d z = ∫ ρ ui/ d z (43)
−h −η
• 2) Conservation de la quantité de mouvement verticale :
Considérant un volume de contrôle fixe de surface horizontale unitaire
d’étendant du fond à la surface libre. La conservation de la quantité de
mouvement verticale pour ce volume de contrôle si on néglige le
cisaillement dû à la viscosité moléculaire s’écrit :
∂ η ∂ η
∫ ρ ui w dz − ρw (z ) − p(z ) + ρg(η − z ) = 0 (44)
∗ ∗
∫ ρ w dz + 2
∂t Z ∂ xi Z
en prenant la moyenne temporelle alors
∂ η ∂ η
∂t Z
∫ ρ w dz ∗
+
∂ xi Z
∗ 2
( )
∫ ρ ui w dz − ρ w (z ) − p(z ) + ρg η − z = 0 (45)
On va s’intéresser à un courant variable lentement et approximativement
horizontal. Ce qui implique que le premier terme dans (45) peut être
négligé. Le second terme est identiquement nul pour un plan de vague
qui est horizontalement homogène (ce terme est négligeable pour des
ondes progressives). Notre équation se réduit donc à :
( )
p(z ) = ρg η − z − ρ w 2 (z ) (46)
ce qui montre que la distribution de la pression moyenne sur la verticale
s’écarte de la distribution hydrostatique de ρ w 2 (z ) . Sur un fond rigide et
(
horizontale la vitesse n’annule, alors : pb = ρg η + h = ρgD (47) )
indice b se réfère au fond (bottom) : z = −h . Sur un fond de pente faible
le terme en w 2 , étant proportionnel à la pente au carrée que multiplie un
terme de seconde ordre.
• 3) Conservation de la quantité de mouvement horizontale :
Pour le même volume de contrôle (fixe) la conservation de la quantité de
mouvement horizontale s’écrit :
∂ η ∂ η ∂h
∫ ρ ui dz +
∂ t −h ∂ x j −h
( )
∫ ρ uiu j + pδij dz + τi − pb
∂ xi
= 0 (48)
E.H.T.P. 6-12
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∂ Mi ∂ η ∂h
∂t
+
∂ x j −h
(
∫ ρ uiu j + pδij dz + τi − ρgD
∂ xi
)
= 0 (49)
( )
où D = η + h . On va transformer cette équation en une qui régit
l’écoulement moyen de profondeur D et de flux massique moyen par
Mi Mic + Miw ~ Miw
unité de largeur Mi : Ui = = = Ui + (50)
ρD ρD ρ h+ η ( )
Les contributions de la valeur moyenne et des fluctuations de la vitesse
horizontale à l’intégrale (49) sont séparées comme suit :
( )
η η
∫ ρ uiu j dz = ∫ ρ ui u j + ui u j + ui u j + ui u j dz
/ / / /
−h −h
~ ~ ~ ~ η ~ Miw Mwj η
≈ ρ D Ui U j + Ui Mwj + Miw Uj + ∫ ρui u j
/ /
dz = U j Mi − + ∫ ρui/ u /j dz (51)
ρD
−h −h
Le dernier terme dans l’équation (49) peut s ‘écrire sous la forme :
∂h ∂ 1 2 ∂η
ρgD = ρgD − ρgD (52) En reportant (51) & (52) dans
∂ xi ∂ xi 2 ∂ xi
l’équation (49) on obtient l’équation qui régit la conservation de la
quantité de mouvement de l’écoulement moyen (filtré) :
∂ Mi ∂ ∂η
∂t
+
∂ xj
(
U jMi + Sij + τi + ρgD
∂ xi
= 0 (53) )
où la quantité Sij est définit par :
( ) Miw Mwj
η
1
Sij = ∫ ρ ui/ u /j + pδij dz − ρgD δij −
2
(54)
−h 2 ρD
c’est la contribution de l’écoulement non – permanent à la quantité de
mouvement horizontale moyenne. il apparaît comme un tenseur de
contrainte (force par unité de longueur) dans l’équation du mouvement
intégrée sur la verticale. Longuet – Higgins & Stewart qui les premiers
ont développé ce concept ils le nomment \\ tenseur de radiation //.
Une expression du tenseur de radiation au second ordre pour des ondes
progressives peut être donnée. La quantité de mouvement de l’onde Miw
est de second ordre, ainsi Miw Mwj (ρD ) ne sera pas prise en compte.
L’intégrale (54) est subdivisée en 4 parties :
η η η η
∫ ρui u j dz + ∫ ρui u j dz + ∫ p dz + ∫ pdz (55)
/ / / /
−h η −h η
La deuxième et la quatrième intégrale dans (55) ont un intervalle
d’intégration égale à η − η = η / qui est du premier ordre vis – à – vis de
E.H.T.P. 6-13
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−h
( ) 1
2
2
Sij = ∫ ρ ui/ u /j − w 2 δij dz + ρ g η / δij (56)
x1 = x
1
S11 = S xx = n cos θ + n − E
2
cg 1 2kh
2 n= = 1 +
S12 = S 21 = S xy = (n sin θ cos θ)E où
c 2 sh2 kh (57)
1 ρgH 2
1 E = ρga 2 =
S = S = n sin θ + n − E
2
2 8
22 yy
2
La plus grande contrainte principale de radiation [dans le repère local
pour lequel : θ = 0 ] est (2n − 1 2)E , elle agit sur un plan perpendiculaire à
la direction de propagation (donc le long des lignes de crête). La plus
petite contrainte principale de radiation est d’amplitude (n − 1 2)E , elle
agit sur un plan perpendiculaire aux lignes de crête (donc le long des
lignes orthogonales).
• 4) Ecoulement permanent irrotationnel :
Si l’écoulement est irrotationnel et permanent (à l’échelle de la circulation
marine <transport de masse> induite par la houle par passage à la
moyenne temporelle sur un intervalle de temps plus grand que la période
E.H.T.P. 6-14
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P
orthogonale
L
A
G
crête
θ E
x1 = x
zone du surf
isobathes
E.H.T.P. 6-15
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E.H.T.P. 6-16
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2 2
(69)
/ ∂
/ ∂ η/
η ∂ η − ∂ η /
=η /
= − ≈ w2 ≈ w2
∂ t ∂ t ∂ t
∂t
z=η z =0
z=η z=η
En reportant la solution d’Airy (linéaire) :
ω a chk (h + z )
( ) ( )
r r r r
η = a cos k • x − ω t ; Φ = sin k • x − ω t avec ω2 = gk thkh
k shkh
r →
qui donne le champ d’écoulement : v = grad Φ ⇒
chk (h + z )
∂Φ
( )
r r Mesure du set-up et
u= = ωa cos k • x − ω t du set-down en
∂x shkh laboratoire sur une
plage :
chk (h + z )
∂Φ
( )
r r T=1.14 s,
v= = ωa cos k • x − ω t penteH = 6.45 cm, o
∂y shkh de la plage
= 0.082
shk (h + z )
( )
D’après Bowen
∂Φ r r
w= = ωa sin k • x − ω t
et al. (1968)
∂z shkh
dans l’équation (68) on obtient :
ka 2
η=− où D = h + η (70) wave set – down
2 sh2kD
où on a choisit wave set – down nul en eau profonde (le large).
Hors de la zone du surf l’écoulement est supposé irrotationnel ; le
changement de niveau induit par l’onde est donné par l’équation (70).
Dans la zone de déferlement on doit tenir compte de la dissipation
d’énergie. On va admettre avec Longuet – Higgins & Stewart qu’après
déferlement l’amplitude de la houle crête – creux H décroît proportionnel
( )
à la profondeur : H = γ h + η = γD (71) cette hypothèse est raisonnable
pour un déferlement Spilling, qui se propage avec un léger changement
de la forme d’onde. En eau peu profonde on admettra la validité des
E.H.T.P. 6-17
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E.H.T.P. 6-18
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sin θ
l’équation (6) car S12 = S 21 = Fx [équation (9)] et Fx = Ec g cos θ
c
sin θ0
(En cos θ sin θ) = − sin θ P = −
dS12 d
[équation (5)] ainsi: = P (75)
d x1 d x1 c c0
on a utilisé la loi de réfraction de Snell – Descartes sans de effet de
sin θ sin θ0
courant sur les propriétés de la houle: = constante = (2)
c c0
pour l’obtention de cette équation. On l’a résolue précédemment et on a
obtenu une distribution triangulaire de courant littoral [équation 18] :
5π γ d D sin θ0 5π γ d D g
v= gD = sin θB D (76)
16 C d x1 c0 16 C d x1 DB
dans la zone du surf mais nul hors de cette zone : on a une discontinuité
du courant littoral due qui résulte du fait qu’on a admis : la dissipation
d’énergie et que le cisaillement latérale est négligé. A la suite on l’a
amélioré pour obtenir un profil plus proche de la réalité en introduisant la
contrante sur le fond et le cisaillement latéral dû à la présence la côte.
+
( )
∂ (UD) ∂ U2D ∂ (UVD)
+ = −gD
∂η 1 ∂ S xx
+ fVD − +
∂ S xy
∂t ∂x ∂y ∂x ρ ∂x ∂y
(78)
(τ − τbx ) + D
+ sx
∂ ∂V
εx + εy
∂ U
ρ ∂ y ∂ x ∂ y
∂ (VD ) ∂ (UVD) ∂ V 2D
+ +
( ) = −gD
∂η 1 ∂ S xy
− fUD − +
∂ S yy
∂t ∂x ∂y ∂y ρ ∂x ∂y
( )
(79)
τ sy − τby ∂ ∂V ∂ U
+ +D εx + εy
ρ ∂ x ∂ x ∂ y
r
où l’axe des – x vers le large, l’axe des – y allonge la côte, V = (U, V ) est
la valeur moyenne de la vitesse moyenne sur la profondeur totale d’eau
D = h + η (le courant) respectivement dans les directions x et y , f est
r
( )
le paramètre de Coriolis. τs = τ sx , τ sy est cisaillement qu’exerce le vent
r
( )
sur la surface libre , τb = τbx , τby est le cisaillement qu’exerce le fluide
E.H.T.P. 6-19
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E.H.T.P. 6-20
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y
r
M.W .L. η S.W .L.
k
s h
x θ 1
lim ite
x
V θ
océanique
front d' onde
U y
ligne du set − up
vue en plan
Principes du modèle :
Modèle de Taux du
propagation champ Modèle de flux de Evolution
d’onde houle courant sédiment du fond
E.H.T.P. 6-21
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E.H.T.P. 6-22
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Courant dans la
HS
direction 275°
Complément
Consistance de l'hypothèse d'une distribution hydrostatique de la
pression & validité de hypothèse linéaire :
On a pour un fluide parfait selon l'axe vertical y
y η(x, t ) Dv ∂P
x ρ =− − ρg ⇒
h Dt ∂y
P − Po = −ρ g (h + η − y ) − ∫yh + η ρ
h Dv
0 dy
Dt
E.H.T.P. 6-23
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β ⋅ (h + η) 〈〈 g ⋅ η Dv
β≡
où β est l' accélération verticale max imale Dt max
en effet :
h+ η D v
∫y ρ D t dy 〈〈 ρ g ⋅ (h + η − y ) min tel que 0 ≤ y ≤ h ainsi
max
ρ ⋅ β ⋅ (h + η) 〈〈 ρ ⋅ g ⋅ η cqfd
donc si l est la distance entre 2 nœuds (passage par deux zéros
successives) où η = 0 :
l
y
L x
E.H.T.P. 6-24
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u
u 〈〈 c = gh ⇔ 〈〈 1
c
η η
et comme en premier approximation on a : u ~ c ⋅ ⇒ 〈〈 1 donc
h h
l'amplitude négligeable devant la profondeur constitue une
hypothèse consistante avec la théorie linéaire.
E.H.T.P. 6-25
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2
dy µ
et l'équation différentielle du rayon de houle est donc: = −1
dx σ
l'angle d'attaque α n de la houle au point A n est approximativement :
T2
1 + 0,05 ⋅
ho
sin α n = sin α o
T2
1 + 0,05 ⋅
hn
Efforts hydrodynamiques
Ces efforts sont dus soit aux courants généraux, soit aux courants de
houle, soit au déferlement des vagues. Les deux premiers cas la
littérature est riche à leur sujet, on dispose de la formule de Morison pour
les calculer. Mais il n’existe pas une formule pour le déferlement, dans
ce cas on recourt à l’expérience.
• Forces dues à un courant permanent :
Un courant permanent induit, sur un cylindre horizontal immergé, une
traînée horizontale et une portance verticale :
1
FH = CH ρ D V 2 = traînée/m. longueur du cylindre
2
1
FV = C V ρ D V 2 = portance/m. longueur du cylindre
2
où D = diamètre de la conduite cylindrique, ρ = masse volumique de
l’eau de mer et V = vitesse de l’écoulement permanent non perturbée
par la présence du cylindre. CH = 1 et C V = f (d D) où d D = est
l’excentricité.
• Forces dues à la houle :
Les formules de Morison permettent de calculer ces efforts :
1 dV
FH = CD ρ D V V + CH ρ W
2 dt
1
( )
FV = Cp ρ D f V 2 + C z ρ W
2
dV
dt
FH est la force horizontale par mètre de longueur du cylindre, FV est la
portance, D diamètre de la conduite (maître couple), V est la vitesse
engendrée par la houle, W = πD 2 4 (volume d’un élément de conduite),
( )
f V 2 fonction expérimentale de la vitesse. CD , CH , Cp et C z sont des
coefficients qui dépendent du nombre de Reynolds (caractérisant le
régime d’écoulement), de la distance de la conduite du fond, de la
profondeur d’immersion et de l’amplitude de la houle (on peut trouver
dans la littérature des abaques à ce sujet).
E.H.T.P. 6-26
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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Tête de rip
déferlement
Alimentation
du rip curent
Courant d’entraînement
vague
Ripe current
r
vs
r
c
Lignes de crêtes
Une formule (approche cinématique) donnant la fréquence de rencontre est:
c = la célérité de l' onde
v = vitesse du bateau
vs s
r r
ω e = ω 1 − cos α où α = l' angle entre les directions de v s & c
c ω = la fréquence de l' onde = 2π T
ω e = la fréquence rencontrée par le navire = 2π Te
En effet cT = L = (c − v s cos α )Te ; noté que sur la figure α 〉 90° alors cos α 〈 0 .
E.H.T.P. 6-27
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
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BIBLIOGRAPHIE
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, Ann. N. Y. Acad. Sci. (1949).
• D. L. Inman & W. H. Quinn : currents in the surf zone Proc. 2ème
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Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique
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Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle
ZORKANI Mohammed Département d’Hydraulique
E.H.T.P. 6-30
Chapitre 6 Circulation côtière à l’échelle de la houle