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Correction Bac S - Exercice 2011

Ce document contient un exercice sur la probabilité conditionnelle et la loi binomiale. Il présente également un exercice sur les transformations géométriques dans le plan complexe et un exercice sur les propriétés des fonctions de la forme x^n*e^-x.

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Correction Bac, série S

Commun à tous les candidats

juin 2011

Exercice no 1 4 points
Dans un pays, il y a 2% de la population contaminée par un virus.

PARTIE A
On dispose d’un test de dépistage de ce virus qui a les propriétés suivantes :
• La probabilité qu’une personne contaminée ait un test positif est de 0, 99 (sensibilité du test).
• La probabilité qu’une personne non contaminée ait un test négatif est de 0, 97 (spécificité du
test).
On fait passer un test à une personne choisie au hasard dans cette population.
On note V l’événement « la personne est contaminée par le virus » et T l’événement « le test est
positif ».
V et T désignent respectivement les événements contraires de V et T.
1. a) Valeurs des probabilités : p(V) = 0, 02, p V (T) = 0, 99 et p V (T) = 0, 97.
Arbre de probabilité.

0, 99 T
V
0, 02
0, 01 T

0, 03 T
0, 98
V
0, 97 T

b) Probabilité de l’événement V ∩ T :

p(V ∩ T) = p V (T) × p(V) = 0, 99 × 0, 02 = 0, 0198

2. Probabilité que le test soit positif est :

p(T) = p(V ∩ T) + p(V ∩ T) = p V (T) × p(V) + p V (T) × p(V) = 0, 99 × 0, 02 + 0, 03 × 0, 98 = 0, 0492

1
3. a) « Si le test est positif, il n’y a qu’environ 40% de « chances » que la personne soit conta-
minée »correspond à la probabilité p T (V) ' 0, 40. Vérifions :

p(V ∩ T) 0, 0198
p T (V) = = ' 0, 40243902439 ' 0, 40
p(T) 0, 0492

b) Probabilité p T (V) qu’une personne ne soit pas contaminée par le virus sachant que son
test est négatif.

p(T ∩ V) p V (T) × p(V) p V (T) × p(V) 0, 97 × 0, 98


p T (V) = = = = ' 0, 9998
p(T) p(T) 1 − p(T) 1 − 0, 0492

PARTIE B
On choisit successivement 10 personnes de la population au hasard, on considère que les tirages
sont indépendants.
On appelle X la variable aléatoire qui donne le nombre de personnes contaminées par le virus
parmi ces 10 personnes.
1. X suit une loi binomiale car
• Il n’y a que deux issues : soit V, soit V ;
• les tirages sont indépendants ;
• p = 0, 02
• n = 10
2. Probabilité qu’il y ait au moins deux personnes contaminées parmi les 10 :
à ! à !
0 1
p(X Ê 2) = 1 − p(X = 0) − p(X = 1) = 1 − 0, 020 × 0, 9810 − 0, 021 × 0, 989 ' 0, 016
10 10

Exercice no 2 4 points
Le plan complexe est rapporté au repère orthonormal direct (O ; ~ u;~v ).
On désigne par A, B, C, D les points d’affixes respectives z A = 1, z B = i, z C = −1, z C = −i.
π
1. Affixe de l’image E du point D par la rotation de centre A et d’angle :
3
Écriture de la rotation :
à p !
0 i π3 0 i π3 1 3
z − z A = e (z − z A ) ⇐⇒ z = e (z − z A ) + z A = +i (z − 1) + 1
2 2

L’affixe de E est donc :


à p ! p p p
1 3 1 3 1 3 1+ 3
zE = +i (−i − 1) + 1 = − i + − −i +1 = (1 − i)
2 2 2 2 2 2 2

2. L’ensemble des points M d’affixe z telle que |z + i| = |z − 1| vérifie :

|z + i| = |z − 1| ⇐⇒ MD = MA ⇐⇒ M ∈ médiatrice de [AD]

B : Or, d’après la configuration donnée, c’est aussi la médiatrice du segment [BC].

2
z +i
3. L’ensemble des points d’affixe z telle que soit un imaginaire pur vérifie :
z +1
z +i
C z +i −−→ −−→´ π
Z
µ ¶ ³
∈i ⇐⇒ arg = MC; MD = +kπ (k ∈ ) ⇐⇒ M ∈ (cercle de diamètre [CD] − {C})
z +1 z +1 2

4. L’ensemble des points d’affixe z telle que arg(z − i ) = −


π
2
+ 2kπ où k ∈ Z vérifie :
π
Z
³ −−→´
arg(z − i) = →

u ; BM = − + 2kπ (k ∈ ) ⇐⇒ M ∈ ]BD)
2

Exercice no 3 7 points
Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 1, on désigne par f n la fonction définie sur R par :
f n (x) = x n e−x .
On note C n sa courbe représentative dans un repère orthogonal (O ;~ı ; ~) du plan.

PARTIE A
Sur le graphique ci-dessous, on a représenté une courbe C k où k est un entier naturel non nul, sa
tangente Tk au point d’abscisse 1 et la courbe C 3 · µ ¶
4
La droite Tk coupe l’axe des abscisses au point A de coordonnées ;0 .
5
y

Ck

Tk

~

~ı A x

C3

3
1. a) Limites de la fonction f 1 en −∞ et en +∞ :

1 1
lim f 1 (x) = lim x ×x
= −∞, car lim x = −∞ et lim x = +∞
x→−∞ e
x→−∞ x→−∞ x→−∞ e
x ex
lim f 1 (x) = lim x = 0, car lim = +∞
x→+∞ x→+∞ e x→+∞ x

b) Variations de la fonction f 1 :

ex − xex 1 − x
f 10 (x) = = x a même signe que 1 − x
e2x e
Tableau de variations de f 1 :

x −∞ 1 +∞

f 0 (x) + 0 −

1
e
f (x)
−∞ 0

c) Sur le graphique, la courbe C k est située au dessus de l’axe des abscisses. Donc pour x
compris entre −1 et 0, f k (x) Ê 0, ce qui ne peut arriver que si k est pair non nul (d’après
l’énoncé). Ainsi, k est supérieur ou égal à 2.
2. a) Pour n Ê 1, toutes
µ les courbes
¶ C n passent par le point O car f n (0) = 0 et un autre point A
1
de coordonnées 1 ; , car
e

N∗, f k (1) = 1e1 = 1e


n
∀n, n ∈

b) Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2, et pour tout réel x, la dérivée de f n (x)
est :

f n0 (x) = nx n−1 e−x − x n e−x = x n−1 (n − x)e−x .

3. Maximum de f 3 (x) :
• Dérivée de f 3 (x) :

f 30 (x) = x 3−1 (3 − x)e−x = x 2 (3 − x)e−x a même signe que 3 − x

• Tableau de variations de f 3 :

x −∞ 3 +∞

f 0 (x) + 0 −

27
e3
f (x)
−∞ 0

4
f 3 possède donc un maximum pour x = 3, et c’est le seul.
k −2
µ ¶
4. a) La droite Tk coupe l’axe des abscisses au point de coordonnées ;0 :
k −1
• Équation de la tangente au point d’abscisse 1 :

x 1
1 1 k −1 k −1 2−k
f (x) e
=⇒ y − = (x − 1) ⇐⇒ y = x+
e e e e
k−1
f 0 (x) e

• Intersection avec l’axe des abscisses :


k −1 2−k k −1 k −2 k −2
x+ = 0 ⇐⇒ x= ⇐⇒ x =
e e e e k −1
k −2
µ ¶
Ainsi, la droite Tk coupe l’axe des abscisses au point de coordonnées ;0 .
k −1
µ ¶
4
b) Comme l’énoncé nous dit que les coordonnées de A sont ; 0 , on a :
5

4 k −2
= ⇐⇒ 4k − 4 = 5k − 10 ⇐⇒ k = 6
5 k −1

PARTIE B
On désigne par (In ) la suite définie pour tout entier n supérieur ou égal à 1 par
Z 1
In = x n e−x dx.
0
1. Calcul de I1 :
 
Z 1 Z 1  u(x) = x  u 0 (x) = 1
I1 = xe−x dx = u(x)v 0 (x) dx avec Alors :
0 0  v 0 (x) = e−x  v(x) = −e−x

u et v sont dérivables, donc u 0 et v 0 sont continues. On peut effectuer une intégration par
parties :

Z 1 ¤1
Z 1 1 £ ¤1 1 1 2
I1 = [u(x)v(x)]10 − u 0 (x)v(x) dx = −xe−x 0 + e−x dx = − + −e−x 0 = − − + 1 = 1 −
£
0 0 e e e e

2. Sur le graphique ci-dessous, on a représenté les portions des courbes C 1 , C 2 , C 3 , C 10 , C 20 , C 30


comprises dans la bande définie par 0 É x É 1.

5
y
0,5

C2
C3
C1

C 10 C 20 C 30
0
x
0 1

a) Conjecture sur le sens de variation de la suite (In ) en décrivant sa démarche :


In représente l’aire comprise entre la courbe C n , les deux axes et la droite d’équation
x = 1, car 0 < 1 et ∀x, x ∈ [0 ; 1], x n e−x Ê 0.
La figure nous suggère donc que la suite In est décroissante.
b) Démontration de cette conjecture. Pour tout n entier naturel non nul :
Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
n+1 −x n −x n+1 n
In+1 − In = x e dx − x e dx = (x − x )e −x
dx = x n (x − 1)e−x dx
0 0 0 0

Or, comme x est compris entre 0 et 1, x n Ê 0, x − 1 É 0 et e−x > 0. De plus, 0 est en bas, 1
est en haut, donc In+1 − In É 0 et la suite In est décroissante.
c) La suite (In ) est convergente, car la suite In est décroissante et minorée par 0. (In Ê 0 car
x n e−x Ê sur [0 ; 1]).
d) lim (In ) :
n→+∞

1 xn 1 xn 1
Z Z
x
0 É x É 1 ⇐⇒ 1 É e É e ⇐⇒ É e−x É 1 =⇒ É x n e−x É x n =⇒ dx É In É x n dx
e e 0 e 0

Ainsi : ¸1 ¸1
1 x n+1 x n+1
· ·
1 1
É In É ⇐⇒ É In É
e n +1 0 n +1 0 e(n + 1) n +1
On a :
1 1
lim = lim =0
n→+∞ e(n + 1) n→+∞ n + 1

D’après le théorème des gendarmes, nous pouvons affirmer que la limite de In est 0
quand n tend vers +∞.

6
Exercice no 4 5 points
L’espace est muni d’un repère orthonormal (O ;~ı ; ~ ; ~
k).

Partie A – Restitution organisée de connaissances


On désigne par P le plan d’équation ax + b y + c z + d = 0 et par M0 le point de coordonnées
x 0 ; y 0 ; z 0 . On appelle H le projeté orthogonal du point M0 sur le plan P .
¡ ¢

On suppose connue la propriété suivante :


Propriété : Le vecteur ~n = a~ı + b~ + c~
k est un vecteur normal au plan P .
Le but de cette partie est de démontrer que la distance d (M0 , P ) du point M0 au plan P , c’est-à-
dire la distance M0 H, est telle que
¯ ¯
¯ax 0 + b y 0 + c z 0 + d ¯
d (M0 , P ) = p .
a2 + b2 + c 2
¯− −−−→¯
¯ ¯
1. Calcul de ¯→n · M0 H¯ :

− −−−→¯ ¯¯→ − ¯¯ ¯¯−−−→¯¯ ¯


¯ ¯ ¯¯ ¯¯ ¯ ³ −−−→´¯ ¯ ¯ ¯−−−→¯
¯→ →
− ¯ → −
¯ n · M0 H¯ = ¯¯ n ¯¯ × ¯¯M0 H¯¯ × ¯cos n ; M0 H ¯ = ¯ n ¯ × ¯M0 H¯
¯ ¯

¯ ³ −−−→´¯
car ¯cos →

n ; M0 H ¯ = 1 (les vecteurs sont colinéaires)
¯ ¯

Or : ¯¯−−−→¯¯ ¯¯→
− ¯¯
p
¯¯M0 H¯¯ = M0 H et ¯¯ n ¯¯ = a 2 + b 2 + c 2
¯¯ ¯¯

Donc :
− −−−→¯
¯ ¯
¯→ p
¯ n · M0 H¯ = M0 H a 2 + b 2 + c 2

2. Le point H appartient au plan P , ses coordonnées (x; y; z) vérifient donc ax + b y + c z + d = 0.


 
x − x0
−−−→  
Le vecteur M0 H a donc pour coordonnées   y − y 0 .

z − z0
Ainsi :

− −−−→
n · M0 H = a(x − x 0 ) + b(y − y 0 ) + c(z − z 0 ) = ax + b y + c z + d −ax 0 − b y 0 − c z 0 − d
| {z }
=0

3. Conclusion :
¯ ¯
p ¯ ¯ ¯ax 0 + b y 0 + c z 0 + d ¯
M0 H a 2 + b 2 + c 2 = ¯−ax 0 − b y 0 − c z 0 − d ¯ ⇐⇒ M0 H = p
a2 + b2 + c 2

Partie B
On désigne par A, B, C, F les points de coordonnées respectives (4 ; 1 ; 5), (−3 ; 2 ; 0), (1 ; 3 ; 6),
(−7 ; 0 ; 4).

7
−→ −→
1. a) Les vecteurs AB et AC ne sont pas colinéaires. En effet :
   
−7 −3
−→   −→  
AB 
 1  ; AC  2  (nombre impair de signes −)
  

−5 1

Soit le plan d’équation x + 2y − z − 1 = 0.


• A appartient à ce plan, car 4 + 2 × 1 − 5 − 1 = 0 ;
• B appartient à ce plan, car −3 + 2 × 2 − 0 − 1 = 0 ;
• C appartient à ce plan, car 1 + 2 × 3 − 6 − 1 = 0.
Donc le plan (ABC) a pour équation x + 2y − z − 1 = 0.
b) Distance d du point F au plan P :
|−7 + 2 × 0 − 4 − 1| 12 p
d= p = p =2 6
12 + 22 + 12 6
2. On appelle ∆ la droite qui passe par le point F et qui est perpendiculaire au plan P .
a) Une représentation paramétrique de la droite ∆ :
 
1
un vecteur normal au plan →
−  
n a pour coordonnées : 
 2 

−1

 x = −7 + k
R, −FM n ⇐⇒ ∃k, k ∈ R,

−→ 
M ∈ (∆) ⇐⇒ ∃k, k ∈ = k.→

y = 0 + 2k
 
z = 4−k

b) Coordonnées du point H, projeté orthogonal du point F sur le plan P :

H ∈ (∆) ∩ P ⇐⇒ (−7 + k) + 2(2k) − (4 − k) − 1 = 0 ⇐⇒ k = 2


   
−7 + 2 −5
   
Les coordonnées de H sont donc : 
 2×2  =  4 
  

4−2 2
c) Distance de H au plan ∆ :
p p p
d (H, ∆) = FH = (−5 + 7)2 + (4 − 0)2 + (2 − 4)2 = 24 = 2 6

3. Soit S la sphère de centre F et de rayon 6.


a) B appartient à la sphère S car :
p p p
BF = (−3 + 7)2 + (0 − 2)2 + (4 − 0)2 = 16 + 4 + 16 = 36 = 6

b) Centre et rayon du cercle C , intersection de la sphère S et du plan P :


Le cercle et le plan ont une intersection non vide car B appartient à la fois à S et à P .
Le centre du cercle C est le projeté orthogonal de F sur le plan, c’est-à-dire H.
p p
Le rayon r du cercle C vérifie r 2 + FH2 = 62 ⇐⇒ r 2 = 36 − 24 = 12. Ainsi r = 12 = 2 3

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