Flambage de coques cylindriques minces
Flambage de coques cylindriques minces
Thèse
Présentée devant
L’institut national des sciences appliquées de Lyon
Pour obtenir
Le grade de docteur
Formation doctorale
École doctorale : MEGA (Mécanique, Energétique, Génie Civil et Acoustique)
Spécialité : Génie Civil
Par
André DA SILVA
(Ingénieur Ecole Centrale de Lille)
Jury MM.
A. Combescure Professeur (INSA de Lyon) Examinateur
J. F. Jullien Professeur Emérite (INSA de Lyon) Examinateur
A. Limam Professeur (INSA de Lyon) Directeur de thèse
F. Lorioux Ingénieur (EADS Astrium ST) Examinateur
F. Marteau Ingénieur (CNES/DLA/SDT/STM) Examinateur
J. M. Rotter Professeur (University of Edinburgh) Rapporteur
H. Zahrouni Professeur (Université de Metz) Rapporteur
André Da Silva
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Résumé
André Da Silva
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Abstract
The stability of thin cylindrical shells has been studied for decades, but
despite the accumulated knowledge on the subject, important questions
remain, in particular regarding the design of such structures. The effect of
geometrical imperfections is now well understood, but old design
recommandations resulting from purely empirical approaches, are still used.
The NASA SP8007 recommendation (1968) is one them, and leads to
conservative designs.
This rule is used in particular for the design of the Ariane 5 launcher.
Indeed, the Principal Cryogenic Stage is made of thin cylindrical shells,
subjected throughout the structure’s life cycle to a combination of loadings,
and hence prone to possibly disastrous structural instabilities. It is is then
necessary to better understand those phenomena in order to improve the design
methods for relatively long (1 < L/R < 3) and thin (250 < R/t < 1500) shells.
Our work is based on both numerical and experimental approaches.
Numerical tools are used, through a relevant choice of the critical
imperfections, to build a new design recommendation and study the influence
of different parameters (geometrical or material). Experiments took an
important place in our research, and the large experimental campaign allowed
us to validate the numerical results for different configurations, and to better
understand the physics of the problem as well. These two aspects of our study
also enabled us to clarify the interaction between different loadings (internal
pressure, compression, bending and transverse shear), which is today more or
less understood, according to the case.
André Da Silva
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*ScSo : Histoire, Geographie, Aménagement, Urbanisme, Archéologie, Science politique, Sociologie, Anthropologie
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1 Introduction................................. 20
1.1 Introduction générale ............................................................ 20
1.1.1 A propos des coques minces ........................................................ 20
1.1.2 Problématique industrielle ........................................................... 21
1.1.3 Démarche ................................................................................ 22
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7.2 Estimation des erreurs sur les résultats expérimentaux .......... 307
7.2.1 Paramètres géométriques.......................................................... 307
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1.1.3 Démarche
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Le flambage par point limite se caractérise quant à lui par une dé-
croissance de la rigidité globale de la structure jusqu’à l’annulation de cette
dernière au point limite. Lorsque ce point limite est suivi par une branche post -
critique instable puis stable, le comportement est appelé « snap through » ou
« phénomène de claquage », il correspond par exemple au retournement d’une
calotte sphérique. Le déclenchement d’une instabilité par point limite peut aus-
si être observé lorsque l’on a un flambage dans le domaine plastique du maté-
riau.
Le caractère stable ou instable du comportement post-critique est très
important pour le dimensionnement des structures. Un comportement instable
après bifurcation est bien sûr dangereux et à éviter à tout prix, alors qu’un
post-critique stable peut dans certains cas être acceptable. Nous verrons com-
ment les interactions de chargements (pression interne, flexion, compression
et/ou cisaillement) peuvent conditionner la valeur critique du chargement glo-
bal ainsi que le comportement post-critique.
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0
PL
2k sin
L’ensemble des solutions peut donc être représenté comme suit, en notant
PL
P :
2k
Branche bifurquée
P 2 2
P
c
1 1
Branche fondamentale
0 0
-120 -90 -60 -30 0 30 60 90 120
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P
c
1 1
Branche fondamentale
0 0
-120 -90 -60 -30 0 30 60 90 120
Ces résultats ont été trouvés pour une représentation exacte du pro-
blème, incluant les déformations non-linéaires dues à la géométrie. Toutefois,
ces non-linéarités peuvent devenir très complexes dans la plupart des pro-
blèmes réels, comme nous le verrons dans le cas des coques. Si dans le système
étudié précédemment nous nous plaçons dans le cas de petites déformations
( 1 ), l’énergie potentielle ainsi que ses dérivées première et seconde de-
viennent alors :
1 2
V U W k ( 2 ) 2
2 PL (1 (1 )) 2k 2 PL 2
2 2
V 4 k 2 PL ( 4 k 2 PL )
2V 4k 2 PL
0
PL , qui sont les 2 nouvelles branches d’équilibre
2k 1
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Equilibre instable
P 2 2
Branche bifurquée
P
c
1 1
Branche fondamentale
0 0
-120 -90 -60 -30 0 30 60 90 120
La structure étudiée jusqu’à présent était considérée parfaite, ce n’est bien évi-
demment pas le cas des structures réelles. Différents types d’imperfections
(géométrie imparfaite, chargement excentré, matériau non homogène…) pe u-
vent venir perturber l’équation d’équilibre et changer le chemin emprunté par
le système.
Dans notre cas, si la structure n’est pas parfaitement plane et qu’il
existe déjà un petit angle 0 entre les barres et l’horizontale (Figure 1.11), la
déformation va se faire progressivement, et la bifurcation s’en retrouver inhi-
bée. Si l’énergie interne du système déformé n’a pas changé, le travail e ffectué
par la force P n’est plus le même :
1
U k (2 )
2
2
W P 2 PL (cos 0 cos( 0 ))
La condition d’équilibre devient alors :
PL
2k sin( 0 )
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Il apparaît que même de petits défauts (ici compris entre 0.5° et 2°)
peuvent avoir une influence non négligeable sur le comportement du système.
L’imperfection des structures est un problème récurrent dans le monde du
flambage, et c’est pour cela que de nombreuses études sont consacrées à
l’influence des défauts (géométriques ou autres) sur le déclenchement
d’instabilités.
P 2 2
1 1
0 0.5
1
2
0 0
-120 -90 -60 -30 0 30 60 90 120
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z z
t/2 t/2
N x x 1 .dz N x 1 R .dz
x
t / 2 R t / 2
t/2 t/2
N .dz
t / 2
Nx .dz
t / 2
x
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z
t/2 t/2
Qx xz 1 .dz Q .dz z
t / 2 R t / 2
z z
t/2 t/2
Mx
t / 2
x 1
[Link]
R
M x 1 R [Link]
t / 2
x
t/2 t/2
M [Link]
t / 2
M x [Link]
t / 2
x
x w, x
w,
R
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omis dans les équations de Donnell. La somme des moments dans les direc-
tions x et donne ensuite :
1
M x , x R M , x Qx 0
M 1
x , x R M , Q 0
z
Pour des coques suffisamment minces, peut être négligé, donnant
R
alors : Nx N x et M x M x . Les équations de moments peuvent être utili-
sées pour éliminer Qx , x et Q , , donnant :
1
N x , x R N x , 0
N 1
x , x N , 0
R
N
M x , xx 2 M x , x 12 M , N x x , x
R R R
1 N
N x , x x , , q( x, ) 0
R R
1 v 1 2
0 R w 2
0 z. avec
,
R
1 u v
x 0 R x x
x x 0 z. x avec
x 1 x , , x
2 R
où x 0 , 0 et x 0 sont les déformations de la surface moyenne (translations
membranaires) et x , et x désignent les changements de courbure de la
surface moyenne (flexions par rotation).
André Da Silva 36
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x 1 0 x
E
1
0
1 1
2
x 0 0 x
2
Ce qui se traduit au niveau des forces et moments unitaires par :
N x C.( x 0 0 )
Et
N C.( 0 x 0 ) , avec : C
1 2
1
N x N x C. . x 0
2
M x D.( x )
Et 3
M D.( x ) , avec : D
12 (1 2 )
1
M x M x D. . x
2
4 4 4
avec : 4 2 2 2 4
4
x x y y
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La stabilité d’une coque cylindrique mince sera ici étudiée à l’aide du critère
de l’équilibre adjacent. Afin d’examiner l’existence possible de conf igurations
d’équilibre adjacentes, de petits incréments sont ajoutés au champ de dép lace-
ment. Les deux configurations adjacentes représentées par les déplacements a n-
térieurs et ultérieurs à l’incrément peuvent alors être examinées. Supposons :
u u 0 u1
v v0 v1
w w w
0 1
N x N x 0 N x1 ( w12 )
N N 0 N 1 ( w1 )
2
N x N x 0 N x 1 ( w1 )
2
La stabilité d’une coque cylindrique mince peut ensuite être ét udiée à
l’aide de ces équations linéaires de Donnell (DMV).
André Da Silva 38
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d 2 u dw
2 0
dx R dx
D d w C w R du P d w 0
4 2
dx 4 R 2 dx 2R dx 2
Figure 1.16 Mode de flambage axisymétrique d’une coque mince sous compression
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mx
w A sin L
u B cos mx
L
L’introduction de ces déplacements dans les équations DMV nous
amène à :
P D m 2 E L 2
2Rt t L R 2 m
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mR
2
n
2
avec X
L
mR
2
L
Figure 1.17 Mode de flambage à damiers d’une coque mince sous compression
mR
2
n
2
L R
2 3(1 2 ) ,
mR
2
t
L
soit :
1 Et
CL .
3(1 ) R
2
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1.3.51 Principes
Les premiers travaux concernant le flambage plastique ont été entrepris par
Engesser en 1889, qui a étudié le problème d’une poutre sous compression
axiale. Il conclut que la formule d’Euler peut être utilisée en remplaçant le m o-
dule d’Young par le module tangent, qui dépend de la valeur de la contrainte
au moment du flambement. Selon cette théorie donc, la transition de la poutre,
de la forme initiale à la forme flambée s’effectue sous charge croissante, et
sans baisse de contrainte dans la partie convexe (voir Figure 1.20).
Cette théorie ne paraît pas physiquement viable pour Von Karman qui
en 1910 propose une nouvelle évaluation de la contrainte critique plastique. Sa
théorie repose sur l’idée que le flambage s’effectue sous charge constante et
que la contrainte augmente en fonction du module tangent Et dans la partie
concave et diminue en fonction de E dans la partie convexe (Figure 1.20).
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Figure 1.22 Influence des imperfections sur le flambage d’une coque sphérique
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Nous citons également l’analyse de Bijlaard [15] qui donne des résul-
tats similaires. Gerard [39] adopte la théorie de déformation dans son étude
pour décrire les relations contraintes-déformations dans le domaine plastique,
en introduisant le module sécant E s . Il note que la charge axiale augmente lors
du flambage, mais montre que ces termes sont négligeables dans les équations
d’équilibre de Donnell, aboutissant à :
E s Et t
cr
3(1 ) R 2
L E 1 3E
pl 2 4 12(1 ²) Rt 4 s ( t )
m Et 4 4 Es
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2 Etude bibliographique
2.1 Introduction
2.1 Introduction
Malgré les récentes évolutions des techniques et des moyens associés à la s i-
mulation numérique et à l’expérimentation, l’étude du flambage des coques cy-
lindriques minces reste un sujet délicat. Nous passons en revue dans ce cha-
pitre les études réalisées par le passé, qui serviront de base à notre travail.
Cette revue ne se veut pas exhaustive, étant donné la variété des problèmes
traités ; le lecteur pourra cependant trouver d’abondantes informations sur le
flambage de coques et autres structures dans l’ouvrage complet de Singer, A r-
bocz et Weller [102].
Compte tenu de ses nombreuses applications, de sa haute sensibilité
aux défauts géométriques, et de sa simplicité d’expérimentation, l e cas de la
compression axiale a été le plus étudié, tant du point de vue expérimental que
numérique. Ainsi les effets sur la charge critique des paramètres géométriques
caractérisant la coque (longueur, épaisseur), des conditions aux limites (appuis
simples, encastrement…), des éventuels grands déplacements pré-critiques, de
défauts géométriques particuliers (axisymétrique, modal, localisé ou général i-
sé…) ont été examinés.
En revanche les études sur le cas de la flexion pure sont plus rares. En
effet les premières recherches sur ce sujet, conduites entre 1930 et 1965, sem-
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1
cr
0.8
CL
0.6
0.4
0.2
0
0 500 1,000 1,500 2,000 2,500 3,000
R/t
Figure 2.1 Résultats expérimentaux, coques cylindriques sous compression axiale
Des efforts de recherche considérables ont été menés dans les décen-
nies qui suivirent dans le but de trouver une explication à ces divergences.
Elles ont communément été attribuées à plusieurs facteurs :
les déformations pré-critiques ne sont en réalité pas uniformes, et
créent une redistribution des contraintes, ce qui va entraîner une modi-
fication de l’état d’équilibre pré-critique.
les conditions aux limites expérimentales ne sont pas représentatives de
la théorie et peuvent également diminuer la contrainte critique lors des
essais.
en fonction de la complexité et de la configuration du banc d’essais, le
chargement mesuré n’est pas nécessairement celui vu par la coque. Des
conditions aux limites n’assurant pas une transmission régulière des e f-
forts ou qui entraînent un pré-chargement non quantifié de la coque (dû
à un mauvais alignement ou une non planéité du système de charge-
ment) peuvent ainsi contraindre le spécimen à l’insu de
l’expérimentateur.
la théorie suppose une coque sans défauts géométriques, ce qui est bien
entendu une idéalisation des structures réelles.
André Da Silva 51
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tions aux limites sont étudiés (tableau 2.1), pour lesquels Hoff détermine la
charge de bifurcation en appliquant la théorie linéaire de la stabilité pour une
coque de longueur semi-infinie. Dans la majorité des cas, l’influence des con-
ditions aux limites est limitée, sauf pour les cas SS1 et SS2 où le déplacement
tangentiel est libre.
cr CL
Définition des conditions aux limites
HOFF ALMROTH YAMAKI
André Da Silva 52
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non linéaires dans les équations d'équilibre, les charges de bifurcation sont re-
calculées pour les huit types de conditions aux limites. Les deux auteurs con-
firment les résultats de Hoff pour les cas SS1 et SS2, et constatent par ailleurs
que les déformations pré-critiques réduisent la contrainte critique de 8 à 15%
environ pour les autres conditions d'appui. Ces résultats sont résumés dans le
tableau 2.1.
La plupart des essais sont menés avec des conditions aux limites de
type SS3 ou C3, l’influence de cette imperfection ne permet donc pas à elle
seule d’expliquer de manière convaincante les écarts importants entre théorie et
expérience.
Figure 2.3 Coque de longueur non-uniforme sous compression axiale (Blachut, 2010)
André Da Silva 53
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Les premiers travaux dans ce domaine ont été analytiques et menés par Koiter
[56] sur le flambage d’une coque cylindrique comportant des imperfections
axisymétriques de la forme :
mx
w* A cos
L
L’introduction de cette déformation pré-critique dans les équations
d’équilibre complique de façon significative l’analyse présentée au premier
chapitre et nécessite l’utilisation de formulations asymptotiques, aboutissant à
l’expression suivante pour le calcul de la contrainte critique :
2
cr A
1
3
3 1 2 cr
CL 2 t CL
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cr 0.8
CL
0.6
0.4
0.2
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
A/t
Figure 2.4 Influence d’une imperfection axisymétrique sur la charge critique (Koiter,
1945)
André Da Silva 55
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Figure 2.6 Influence de différentes formes de défauts sur la charge critique expér i-
mentale (Waeckel, 1984)
André Da Silva 56
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Ces dernières remarques ont conduit les chercheurs à se questionner sur le type
de défauts réellement présents sur les structures afin de pouvoir étudier de fa-
çon pertinente leur influence sur le déclenchement d’instabilités et ainsi les i n-
clure dans le processus de dimensionnement.
1
et Cnz Anz
2
Bnz2
t
La représentation graphique passe par la détermination pour l'en-
semble des parallèles des valeurs C n moyenne et maximale, donnant par
exemple [69] les résultats de la Figure 2.7.
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Figure 2.9 Forme initiale de la coque inter-étages II/III de la fusée Ariane (Sebek,
1981)
Figure 2.10 Représentation de Fourier des défauts initiaux, coque inter-étages II/III
de la fusée Ariane (Sebek, 1981)
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Les résultats donnés par ce type de défaut sont tracés sur la Figure
2.13, et comparés aux défauts de Koiter [56] ainsi que celui d’Amazigo et Bu-
diansky [2]. On remarque que le défaut de Rotter et Teng Type A donne des r é-
sultats pertinents, proches de ceux d’Amazigo et Budiansky. Ces deux défauts
axisymétriques localisés restent moins pénalisants que le défaut modal génér a-
lisé de Koiter.
André Da Silva 61
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2.3.1 Phénoménologie
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servé en général pour 0.5 < L/R < 3 (coques moyennement longues) et R/t >
250 (coques minces).
Le cas b) présente également une partie précritique quasi linéaire, la
bifurcation d’équilibre traduisant le cloquage, comme pour le cas a), mais
n’induisant pas le collapse de la structure. Suite au changement de cinématique
se produisant en ce point, une redistribution des contraintes permet à la stru c-
ture d’avoir un comportement post-critique stable. La réserve de charge entre
le point de bifurcation et le point de collapse correspond à l’extension de la
zone cloquée à toute la zone comprimée, ainsi qu’à l’accroissement de
l’amplitude du mode. L’étendue de cette réserve de charge dépend du matériau
utilisé ainsi que du mode développé. Ce type de comportement est également
observé pour 0.5 < L/R < 3 (coques courtes) et R/t > 250 (coques minces), dans
deux cas distincts. La présence de défauts géométriques localisés peut f avoriser
l’apparition d’une bifurcation prématurée, suivie d’une branche post-critique
stable. Cette phénoménologie est également caractéristique des coques press u-
risées sous flexion, la pression inhibant le caractère instable de la bifurcation.
Le dernier type enfin se caractérise par un flambage pr ogressif, ce qui
se traduit par une courbe angle-moment non-linéaire, traduisant le couplage
d’une non-linéarité géométrique (initiation de grands déplacements) à une non-
linéarité matériau (épuisement plastique). Au niveau de la cinématique, la
baisse de la rigidité correspond à l’initiation de l’ovalisation de la section, qui
s’amplifie jusqu’à l’aplatissement de celle-ci, entraînant le collapse de la struc-
ture. L’instabilité est donc ici déclenchée par l’atteinte d’un point limite, qui
peut suivant l’épaisseur et le matériau utilisé, être suivi ou non d’une bifurca-
tion. Ce cas est essentiellement observé sur des tubes longs et épais : L/R > 20
et R/t < 100. Le lecteur pourra trouver plus de détails sur ce type d’instabilités
dans [53] et [54].
2 2 E t
Br , soit Br 0.544 CL
9 1 R
2
André Da Silva 64
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
LGCIE INSA Lyon
Figure 2.16 Charge critique d’une coque en flexion pure, pour différentes valeurs de
R/t (Seide et Weingarten, 1961)
André Da Silva 65
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
LGCIE INSA Lyon
Z
L2
Rt
1 2
Les contraintes de cisaillement existant dans les structures réelles sont ainsi
bien souvent appliquées par effort tranchant. Contrairement à des cas plus
simples de flambage de coques (compression, pression externe ou torsion), le
flambage par cisaillement ne peut être résolu facilement, les déformées pré -
critiques n’étant pas axisymétriques. L’estimation de la contrainte critique en
cisaillement est donc bien souvent liée aux formules concernant le flambage
sous torsion. Ceci est possible et pertinent car les cloques n’occupent qu’une
petite partie de la circonférence permettant ainsi que plusieurs cloques se fo r-
ment dans la zone où la contrainte de cisaillement est à peu près constante,
comme on peut le voir sur la Figure 2.17.
André Da Silva 66
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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André Da Silva 67
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
LGCIE INSA Lyon
sont environ 1.25 fois supérieures à celles obtenues lors des précédents essais
de flambage réalisés en torsion (Lundquist [65], Donnell [30]).
1.4
R / t = 350, L / R = 1
1.2 R / t = 470, L / R = 1
ET R / t = 650, L / R = 0.5
R / t = 650, L / R = 1
Torsion
1 R / t = 650, L / R = 2
R / t = 700, L / R = 1
R / t = 940, L / R = 1
0.8 R / t = 1400, L / R = 1
0.6
0.4
0.2
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16
H/R
Figure 2.18 Contraintes critiques de coques cylindriques soumises à un effort tra n-
chant (Donnell, 1933)
2E
2
t
Yam kT Z
12 (1 ) L
2
André Da Silva 68
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
LGCIE INSA Lyon
Les cuves des réacteurs nucléaires sont des coques cylindriques plutôt épaisses
(R/t compris entre 100 et 400 en général) et donc sujettes à des instabilités de
type élasto-plastique lors de chargements sismiques. L’étude de l’effet de la
plasticité sur le flambage par cisaillement a donc plutôt été dictée par le secteur
nucléaire, et débute en 1985 avec les travaux de Galletly et Blachut [40]. Leur
étude expérimentale porte sur 14 coques (0.73 < L/R < 1.2 ; 125 < R/t < 188),
fabriquées à partir de tôles d’acier roulées puis soudées, encastrées à leur base
et soumises à un effort tranchant à leur sommet par l’intermédiaire d’un vérin
hydraulique (Figure 2.20).
Figure 2.20 Photographie du banc d’essais exposant une coque flambée, évolution
de la charge transverse en fonction du déplacement (Galletly et Blachut, 1985)
André Da Silva 69
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
LGCIE INSA Lyon
André Da Silva 70
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
LGCIE INSA Lyon
Comme nous l’avons déjà vu, il est possible de prendre en compte les
imperfections géométriques et les non-linéarités du matériau dans un calcul EF
afin de pouvoir approcher au mieux la contrainte critique. Cette méthode donne
de bons résultats pour le cas du cisaillement dans l’ensemble.
Afin de pouvoir construire des recommandations fiables pour le di-
mensionnement des cuves de réacteurs, il était cependant intéressant de po u-
voir tester des coques comportant certains types de défauts, comme cela a été
fait en compression par Waeckel [111]. Murakami et al. [75] réalisent une
étude de la sorte, en fabriquant des coques (R/t = 125, 167 ou 250, L/R = 1) par
emboutissage sur un moule. Les imperfections introduites (voir Figure 2.22)
sont du type :
w0 x
w cos(n ) sin
2 L
où n est le mode circonférentiel, et w0 l’amplitude du défaut
André Da Silva 71
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Figure 2.22 Géométries initiales de coques présentant des défauts modaux (Mura-
kami et al., 1993)
André Da Silva 72
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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André Da Silva 73
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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teur variable. On note que les coques plutôt courtes (Z=100) exhibent un com-
portement post-critique stable, avec une réserve de charge importante après la
bifurcation. Elles développent un mode post-critique caractéristique, présentant
des cloques diagonales de cisaillement sur les côtés. Les coques plus longues et
minces (Z=2000) quant à elles, montrent un changement brusque de rigidité à
la bifurcation, suivi d’une perte soudaine de capacité portante. En plus de
cloques de cisaillement, des cloques en « pointe de diamants », caractéristiques
d’un chargement de flexion, se forment à la base du cylindre.
PR
P , la contrainte axiale ou « effet de fond »
2t
André Da Silva 74
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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CL
Flambage Axisymétrique
1.0 ~
P 1.652
~
P 0.997
~
P 0.826
~
P 0.661
Flambage Asymétrique
~
P 0.463
~
P 0.330
~
P 0.165
~
P 0
~
CL P
André Da Silva 75
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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1.5
cr
P (bar)
1.4 2
CL
1.2
1
1.3 0.8
0.6
0.4
1.2 0.2
0
1.1
0.9
0 5 10 15 20
mode
Figure 2.28 Evolution avec la pression des charges de bifurcation relatives aux 20
premiers modes critiques sous compression axiale (Limam, 1991)
André Da Silva 76
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Jusqu’au début des années 40, la théorie de Flügge, basée sur des coques pa r-
faites, concluait que l’effet de la pression sur la charge critique était négli-
geable. Cependant, des essais réalisés quelques années plus tard au centre de
Langley du NACA (Rafel [82]) sur des panneaux courbes semblent contredire
Flügge et montrer que la pression a un effet renforçant. La première étude ex-
périmentale notable fut menée par Lo, Crate et Schwartz [61] à la fin des an-
nées 40 dans le but de confirmer ces premières observations. Ils effectuèrent
une série d’essais à basses pressions sur une coque en aluminium, avec un R/t
proche de 600, qui mit en évidence l’effet stabilisateur de la pression interne
(Figure 2.29). Les résultats des essais sont comparés à une analyse théorique
basée sur des grandes déformations. Le paramètre de pression adimensionnelle
2
P R
P utilisé est ici égal à .
*
E t
1 1
0.8 0.8
cr
CL
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
Théorie
1er essai
Essais suivants
0 0
0 0.05 0.1 0.15 *
0.2 0.25
P
Figure 2.29 Augmentation de la charge critique avec la pression, R/t=580 (Lo, 1951)
André Da Silva 77
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
LGCIE INSA Lyon
de la longueur d’onde axiale des modes avec la pression, et proposent une mé-
thode de dimensionnement à partir des résultats de leur campagne.
1 1
0.8 0.8
cr
CL
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
Essais
Théorie (Lo et al.)
0 0
0 0.5 1 1.5 2 *
2.5 3
P
Figure 2.30 Augmentation de la charge critique avec la pression, R/t=1750 (Fung,
1957)
cr
0.8
CL
0.6
0.4
0.2
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
*
P
Figure 2.31 Augmentation de la charge critique avec la pression, R/t=700 (Dow,
1960)
André Da Silva 78
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
LGCIE INSA Lyon
1
cr
CL
0.8
R/t
400
0.6 500
800
1333
2000
0.4
0.2
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
*
P
Figure 2.32 Augmentation de la charge critique avec la pression pour différents R/t
(Seide, 1969)
D’autres études ont été menées sur des coques métalliques pressuri-
sées, notons Brown et Rea [20] ou encore Saal et al. [91], mettant en avant le
gain substantiel de charge apporté par la pression interne, jusqu’au rapproch e-
ment de la charge classique.
André Da Silva 79
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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P * 2.635
P * 1.976
P * 1.317
Charge
P * 0.657
P * 0.439
P* 0.220
P 0.055
*
P* 0
Ecrasement
André Da Silva 80
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Figure 2.34 Effet de la pression sur les charges de flambage en compression axiale
(Limam, 1991)
La première coque A1 (a) est d'abord testée à pression nulle, puis sept
essais sont enchaînés avec une pression interne croissant progressivement jus-
qu'à 1750 mbar. Suite à cet essai, la coque comporte de forts défauts axisymé-
triques liés à un flambage plastique à P = 1750 mbar (voir paragraphe suivant).
Pour le dernier essai (n°9) à pression nulle, la capacité portante de la coque
chute alors drastiquement.
La coque A2 (b) fait l'objet d'un premier essai à pression nulle, dans
lequel le chargement a été légèrement poursuivi au-delà de la bifurcation élas-
tique, afin de l’endommager légèrement en « imprimant » un défaut multimo-
dal. Les essais suivants montrent bien à la fois l'influence de ce défaut, qui en-
gendre une forte chute de la charge critique, et l’effet bénéfique de la pression
sur une coque pourtant fortement détériorée.
En dernier exemple, sur la coque A5 (c), un premier essai avec une
pression interne élevée (2150 mbar) a permis de générer un mode axisymé-
trique généralisé. Contrairement au cas A1, la distribution évolutive de
l’épaisseur près des bords du spécimen neutralise les plastifications locales et
permet d’éviter le flambage plastique localisé. Les résultats obtenus rejoignent
parfaitement la théorie classique, avec un flambage élastique par point limite et
un mode axisymétrique (mode 0) généralisé (Figure 2.35). L'effet de ce mode
se révèle tout aussi pénalisant que le défaut multimodal précédent, on constate
que la pression entraîne une augmentation de charge critique comparable au
cas A2.
Figure 2.35 Génératrice après essai n°1 à 2150 mbar, coque A5 (Limam, 1991)
André Da Silva 81
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Figure 2.36 Déformations locales près des conditions aux limites (Rotter, 2006)
P (mbar)
0 500 1000 1500 2000
1
cr
0.8
CL
0.6
0.4
0.2
R/t = 2734, L/R = 2.46
R/t = 2734, L/R = 1.085
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8
*
P
Figure 2.37 Effet de la pression sur les charges de flambage en compression axiale
(Harris et al., 1957)
André Da Silva 82
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Figure 2.38 Génératrice après essai n°8 à 1750 mbar, coque A1 (Limam, 1991)
Figure 2.39 Patte d’éléphant sur un réservoir de stockage à la suite d’un tremble-
ment de terre (Rotter, 2006)
Une étude plus récente, menée au LGCIE par Draïdi [33] sur le thème
du renforcement de coques métalliques par matériau composite, constate ég a-
lement l’apparition de ce soufflet lors d’essais de flambage sous flexion, co n-
duits sur une virole cylindrique d’épaisseur nominale 1.5mm et de rayon
1200mm (R/t=800), avec une pression hydrostatique de 2 bar.
André Da Silva 83
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Des résultats de cette étude sont donnés en Figure 2.40, où sont com-
parées plusieurs coques ayant des formes d’imperfections différentes, mais
provoquant la même chute de capacité portante lorsque le cylindre n’est pas
pressurisé. Le gain de charge critique avec la pression est bien moins rapide
dans le cas purement axisymétrique (cas d). De plus, pour une imperfection
comportant des modes axisymétriques et asymétriques d’amplitudes égal es (c),
les résultats sont proches du cas axisymétrique pur. Il apparaît de manière év i-
dente que les imperfections axisymétriques sont bien plus pénalisantes que les
imperfections asymétriques.
/ CL
1.0
a)
b)
c)
0.8
d)
0.6
1 : Composantes Axisymétriques
2 : Composantes Asymétriques
0.4
a) : 1 0.000 2 0.450
b) : 1 0.037 2 0.375
0.2 c) : 1 0.145 2 0.145
d) : 1 0.250 2 0.000
~
P
0.0 1.0 3.0 4.0
Figure 2.40 Effet d’imperfections multimodales sur la contrainte critique d’une coque
sous compression et pression interne (Hutchinson, 1965)
André Da Silva 84
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Figure 2.41 Effet de différents défauts sur la contrainte de bifurcation d’une co que
pressurisée sous compression axiale (Teng et Rotter, 1992)
André Da Silva 85
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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6
effet de fonds compensé
5 effet de fonds non compensé
cr
CL
4
0
0 1 2 3 4 5 6 7
*
P
Figure 2.42 Contraintes critiques expérimentales sous flexion et pression interne
(Suer et al., 1958)
André Da Silva 86
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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1.5
cr
CL
1
0.5
R/t = 750, L/R = 0.987
R/t = 720, L/R = 0.493
R/t = 770, L/R = 0.246
R/t = 475, L/R = 0.987
R/t = 300, L/R = 0.987
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
*
P
Figure 2.43 Contraintes critiques expérimentales sous flexion et pression interne
(Dow et Peterson, 1960)
André Da Silva 87
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
LGCIE INSA Lyon
5
cr
CL
4
2
R/t = 1333
1 R/t = 800
R/t = 533
R/t = 400
0
0 1 2 3 4 5 6 7
*
P
Figure 2.44 Contraintes critiques expérimentales sous flexion et pression interne
(Seide, 1961)
André Da Silva 88
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
LGCIE INSA Lyon
Campagnes INSA
Enfin, nous présentons ici l’ensemble des résultats obtenus au LGCIE depuis
plus de 15 ans sur le problème des coques minces sous pression interne et
flexion. Les thèses de Schauder [93], Gros [41], Antoine [6] et Mathon [69] re-
groupent plus de 200 essais réalisés sur une trentaine de coques lisses, obt e-
nues par électrodéposition et comportant des surépaisseurs aux extrémités. Ces
essais recouvrent des conditions expérimentales très diverses.
Figure 2.46 Nuage de points, essais de flambage sous pression interne et flexion
réalisés à l’INSA Lyon (Mathon, 2004)
André Da Silva 89
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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André Da Silva 90
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MF PR
FP CL G
R t
2
2t
* cos * sin *
où G représente le gain sur le moment de flexion dû à
sin * * cos *
l’effet membrane (voir Figure 2.48).
G( 2 2
1 1
0 0
0 30 60 90 120 150 180
°
André Da Silva 91
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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4 4
0 0
0 1 2 3 4 5 6 7
P*
Figure 2.49 Comparaison des résultats expérimentaux sous flexion et pression i n-
terne aux différentes prédictions proposées
André Da Silva 92
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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tendue C
P R 1 cos *
C
2t sin * * cos *
Yamaki est le seul à avoir étudié le couplage entre cisaillement par effort tra n-
chant et pression interne [116]. Ses travaux analytiques et expérimentaux met-
tent en évidence l’augmentation de la charge critique et de la rigidité post -
critique avec la pression interne, comme en témoignent les courbes présentées
en Figure 2.50 pour différentes valeurs de Z.
André Da Silva 93
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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André Da Silva 94
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Figure 2.52 Effacement des défauts suite à une pressurisation (Mathon, 2004)
André Da Silva 95
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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Ces résultats sont retrouvés numériquement sur une coque avec R/t =
1350 et E = 120 000 MPa : plus le mode est élevé, plus il s'efface rapidement.
Comme le montre la Figure 2.53, 90% de l'amplitude initiale du défaut est ef-
facée dès 200 mbar pour les harmoniques 8, 10, 12, 15, 18. En revanche, les
harmoniques inférieures sont effacées beaucoup moins rapidement : pour le
mode 6, il faut atteindre 2 bar pour observer un effacement de 90%. Pour les
modes inférieurs, les amplitudes sont encore significatives, même à une pres-
sion de 4 bar.
T T
R t sin max R t
, soit :
T H T H
cos
M R 2 t M max R 2 t
André Da Silva 96
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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est appliqué, alors que la contrainte de cisaillement est maximale sur le côté.
Le rapport des contraintes maximales est égal à :
M max H
max R
Ce résultat est physiquement intuitif : plus la hauteur d’application de
l’effort tranchant sera grande, plus la flexion primera sur le cisaillement.
André Da Silva 97
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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contrainte de flexion
contrainte de cisaillement
M 2 R/t = 955 2
(MPa) (MPa)
1 1
0 0
0 1 2 3 4 5 6 7 8
H/R
Figure 2.55 Contraintes critiques, interaction flexion/cisaillement (Rhode et Lund-
quist, 1931)
André Da Silva 98
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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2 2
SP8007
1 1
interaction quadratique
0 0
0 0.5 1 1.5 2 2.5
M
SP8007
André Da Silva 99
Instabilité de coques minces sous chargements combinés / 2011
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1.2 1.2
1
Yam
0.8 5 0.8
3
2
0.6 interactions:
p
0.4 0.4
Résultats numériques:
0.2 Akiyama R/t = 682
Akiyama R/t = 200
Antoine R/t = 1350
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2
M
CL
2 2
Yam1.5
H/R = 2
4
1 6 1
8
10.5
0.5
0 0
0 0.4 0.8 1.2 1.6 2
M
CL
2.5
2 2
Yam
1.5
H/R = 2
4
1 6 1
8
10.5
0.5
P = 0 mbar
P = 25 mbar
0 0
0 0.4 0.8 1.2 1.6 2 2.4
M
CL
2.6.21 Problématique
La question de l’interaction entre flexion et compression s’est vite posée dans
l’industrie aéronautique, puisque les avions sont soumis à une combinaison de
chargements. Dans le cas d’Ariane 5, cette interaction apparait en vol, lorsque
la poussée du moteur sollicite le réservoir de l’EPC en compression, et le m o-
ment aérodynamique lui applique une flexion. L’état de contrainte alors créé
est schématisé sur la Figure 2.61. Sur une partie de la coque, la contrainte de
compression créée par le moment de flexion va venir s’ajouter à la contrainte
induite par l’effort axial. C’est sur cette fibre la plus comprimée que va donc se
produire le flambage.
1 1
courbe moyenne:
0.8 0.8
Mcr
M0
0.6 0.6
0.4 0.4
interaction linéaire:
0.2 0.2
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Ncr
N0
Ncr Mcr
1
N M
0 0
Une courbe moyenne est donnée par :
1.1
Ncr Mcr
1
N M
0 0
où N 0 et M 0 sont les contraintes moyennes relevées par l’expérimentateur pour
des essais sous compression pure et flexion pure, respectivement.
1 1
cuivre électro-déposé
Mylar, R/t = 388
0.8 Mylar, R/t = 557
0.8
Mylar, R/t = 842
Mcr
CL
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Ncr
CL
1.5 1.5
R/t = 533
*
P =0
*
P = 0.190
Mcr
*
1 P = 0.378
1
M0
0.5 0.5
0 0
-0.4 -0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Ncr
N0
P , Ncr P ,Mcr
1
P,N P ,M
0 0
a b
R/t = 344 1.6686 2.6657
R/t = 600 1.3088 2.788
Tableau 2.2 Paramètres de l’interaction compression/cisaillement (Bruhn, 1945)
Les courbes correspondantes sont tracées sur la Figure 2.65. Pour comparaison,
une interaction quadratique est également représentée, ainsi que l’équation
proposée par Bruhn pour l’interaction torsion/compression :
2
Ncr cr
1
N
0 0
1 1
0.8 0.8
Ncr
N0
0.6 0.6
0.4 0.4
R/t = 600
0.2 0.2
R/t = 344
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
cr
0
3 Règles de dimensionnement
3.1 Introduction
3.2 Formulations
3.2.1 NASA SP8007
3.2.2 Eurocode 3
3.1 Introduction
Comme nous l’avons vu, il existe un grand écart entre la théorie du flambage
de coques et les résultats expérimentaux, c’est pourquoi les ingénieurs ont vite
eut besoin de normes afin de dimensionner aux mieux leurs structures. Nous
présentons ici deux règles utilisées couramment pour le dimensionnement de
coques minces au flambage :
la NASA SP8007, créée dans les années 60 au sein d’une série de p u-
blications spéciales destinées à établir des normes pour le dimension-
nement des lanceurs (Space Vehicle Design Criteria). [4]
l’Eurocode 3, une norme européenne de dimensionnement des struc-
tures en acier du génie civil, développée par le CEN (Comité Européen
de Normalisation). La dernière version date de 2006. [5]
Nous verrons dans ce chapitre comment ces deux règles ont été con s-
truites puis nous comparerons leurs résultats. Ceci nous permettra d’analyser
leurs points faibles pouvant être améliorés.
3.2 Formulations
1 1
0.8 0.8
CL
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
N
0 0
0 1,000 2,000 3,000 4,000
R/t
Figure 3.1 Résultats expérimentaux sous compression axiale utilisés pour la NASA
SP8007 (Seide et al., 1960)
vaise qualité et donc peu pertinents), Seide et al. proposent donc le facteur de
réduction N suivant :
1
R
N 1 0.901 1 e
16 t
Si la géométrie et les caractéristiques du matériau sont telles que la
contrainte critique calculée se trouve dans le domaine plastique, alors le facteur
de plasticité doit être incorporé dans le calcul de la contrainte critique :
ESec ETan
E
3.2.12 Flexion
La formulation pour le cas de la flexion est similaire à la compression axiale :
MSP8007 M CL
1
R
Avec M 1 0.731 1 e
16 t
pour R/t<1500
1 1
0.8 0.8
CL
0.6 0.6
0.4 0.4
M
0.2 N 0.2
0 0
0 500 1,000 1,500
R/t
Figure 3.2 Résultats expérimentaux sous flexion utilisés pour la NASA SP8007 (Seide
et al., 1960)
3.2.13 Cisaillement
Seul le cas du flambage sous torsion (cisaillement pur) est traité dans la
SP8007, nous avons vu cependant que pour des valeurs suffisamment faibles
de H/R, les contraintes critiques en cisaillement par effort tranchant et en to r-
sion sont équivalentes. Une fois de plus, un coefficient est ajouté afin de corr é-
ler les résultats expérimentaux :
TSP8007 T Yam
Avec T 0.67
On remarque que contrairement aux cas précédents, le facteur de cor-
rection est le même quelle que soit la géométrie étudiée (Figure 3.3), ce qui
n’est pas justifié d’après les essais de la littérature.
1 1
Yam 0.8 0.8
0.6 0.6
T
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
10 100 1,000 10,000 100,000
Z
Figure 3.3 Comparaison entre les résultats expérimentaux sous torsion et le facteur
recommandé par la SP8007
3
0.24 3 1 2
1 e Et
1 1
Dow et Peterson
Brown et Rea
cr
Lo et al.
CL 0.8 Fung et Sechler 0.8
Harris et al.
NASA SP8007
0.6 Seide et al., R/t = 2000 0.6
Seide et al., R/t = 400
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
0 2 4 6 8
*
P
Figure 3.4 Augmentation de la charge critique sous compression axiale avec la pres-
sion interne, résultats expérimentaux et NASA SP8007
essais de Seide et al., conduits pour différentes valeurs de R/t, semblent indi-
quer le contraire. En effet, plus une coque est épaisse (courbe verte, R/t = 400),
plus le N sera élevé, et moins l’augmentation de charge critique présentera de
« marge ». Ainsi, pour des coques plus minces (R/t = 2000, courbe rouge) pré-
sentant une contrainte critique faible à pression nulle, le renforcement n’en
pourra qu’être plus important.
De plus, la notice précise que les résultats plus conservatifs de Harris
et al. [42] ont été retenus pour la règle, ce qui n’est pas justifié. La faible au g-
mentation de la charge critique avec la pression est en effet due à la plasticité
et sa prise en compte n’est donc pas pertinente.
3.2.151 Philosophie
Lorsqu’une coque pressurisée est sollicitée en flexion, la règle précise que les
charges de collapse sont souvent bien supérieures aux charges de flambage,
comme Seide et al. ont pu l’observer lors de leur étude expérimentale. La
charge classique peut donc être dépassée grâce à l’effet membrane. La formul a-
tion de la contrainte critique est similaire au cas précédent :
PR
MSP8007 ( M ) CL 0.8
t
On retrouve donc les termes M et , traduisant respectivement la
sensibilité aux défauts géométriques pour une coque non pressurisée sous
flexion, et la baisse de cette sensibilité lorsque la pression augmente. On r e-
marque que le premier est propre à la flexion alors que le second est ide ntique
en flexion ou compression (puisqu’il représente l’effacement des défauts avec
PR
la pression). Enfin, le terme 0.8 représente le moment de collapse d’un cy-
t
lindre membranaire, pondéré à 80%.
2 2
0 0
0 1 2 3 * 4 5
P
Figure 3.5 Influence de l’effet membrane et comparaison aux résultats de Seide et
al.
règle risque donc d’être mise en défaut dans le cas de plastification du maté-
riau. Cette correction a en effet été formulée de façon à répondre au cas du
flambage plastique dans le cas d’un chargement « pur » (compression axiale ou
flexion). Dans le cas où la plastification est induite par la pressurisation, le cri-
tère utilisé n’est pas approprié : la contrainte équivalente de Von Mises est es-
timée en zone courante, alors que le collapse intervient pourtant systématique-
ment au voisinage des conditions aux limites ou des singularités (trottoirs de
soudage, changement d’épaisseur…).
0.62
x 1.44
1 R
1 1.91
Q t
De plus, l’Eurocode recommande de prendre un facteur de sé-
curité M égal à 1.1.
3.2.22 Cisaillement
Encore une fois, la méthode d’application de la contrainte de cisaillement n’est
pas primordiale, la torsion et le cisaillement par effort tranchant ne sont pas
différenciés:
T
TEC 3 Yam
M
Le coefficient T dépend de la qualité de la coque, les différentes va-
leurs sont reportées dans le tableau ci-dessous:
p
avec : xpe x (1 x )
0.3
p
x
PR
p
t CL
3.2.25 Plasticité
L’Eurocode 3 prend en compte la plasticité « régulière », en zone courante, qui
est liée aux propriétés du matériau ainsi qu’à l’épaisseur de la coque ; mais
également les plastifications pouvant avoir lieu à proxi mité des conditions aux
limites lorsque la pression interne est importante.
Notons que dans le domaine élastique, on retrouve bien les relations proposées
précédemment :
x T
NEC/ M3 et TEC 3 Yam
M CL M
Comme nous avons pu le voir, une pressurisation importante peut être pénal i-
sante pour le flambage, et provoquer l’effondrement prématuré de la structure
en adoptant un mode en patte d’éléphant. Les niveaux de contraintes en zone
courante associés à ce type d’instabilité sont souvent bien plus bas que
l’enveloppe de plasticité de Von Mises, à cause de la localisation des déform a-
tions près des conditions aux limites ou singularités. C’est pourquoi la méthode
précédente (ainsi que celle préconisée dans la NASA SP8007) n’est pas pert i-
nente pour prévenir ce genre de problème.
La formule du coefficient de déstabilisation plastique a été proposée
par Rotter [87] d’après des résultats de simulations numériques :
p 2 1 s 1.21 x
2 2
xpp 1 1
x4 1.12 s 3 / 2 s( s 1)
R
avec s
400 t
Ce coefficient doit être pris en compte s’il est inférieur au coeff icient
de stabilisation élastique xpe présenté précédemment. La Figure 3.7 permet de
comparer les deux coefficients ainsi que la limite de plasticité selon Von
Mises. Les valeurs des différents paramètres retenues pour cet exemple sont
indiquées sur la figure.
1 1
limite Von Mises
effet des imperfections géométriques
effet de la plasticité
0.8 0.8
x
CL
0.6 0.6
xpe xpp
0.4 0.4
Les facteurs de corrélation des deux règles pour les cas de la compression
axiale et de la flexion sont présentés en Figure 3.8. Nous rappelons que
l’Eurocode ne différencie pas ces deux chargements.
En compression, on constate que les valeurs données par la NASA
SP8007 sont légèrement en dessous de la classe A de l’Eurocode (coque
d’excellente qualité) pour la plage de R/t qui nous concerne (250 < R/t <
1500). Ceci confirme que les résultats trop bas ont été écartés pour
l’élaboration de la SP8007, ne considérant ainsi que les essais de qualité suff i-
samment bonne.
En flexion par contre, le facteur donné par la NASA est bien au -
dessus de l’Eurocode, quelle que soit la classe de qualité considérée. En effe t,
la SP8007 tient compte des charges expérimentales plus élevées en flexion,
alors que l’Eurocode considère que les deux chargements sont équivalents.
1 1
Eurocode 3
facteur NASA SP8007
de 0.8 0.8
réduction
0.6 0.6
flexion
0.4 compression 0.4
classe EC3
A
0.2 0.2
B
C
0 0
0 500 1000 1500 2000
R/t
Figure 3.8 Comparaison des facteurs de réduction de la NASA SP8007 et de
l’Eurocode 3 en flexion ou compression
3.3.2 En cisaillement
La comparaison des deux normes en cisaillement est simple, puisque les deux
normes introduisent un facteur de réduction qui ne dépend pas de la géométrie
étudiée. Ainsi, le coefficient de 0.67 appliqué dans la SP8007 correspond à peu
près à la classe de qualité B dans l’Eurocode ( T = 0.65). Si l’on considère les
coques aérospatiales de qualité excellente (classe A), alors le coefficient est de
0.75 pour l’Eurocode.
Les deux règles donnent des prédictions très distinctes dans le cas où la co m-
pression est combinée à une pressurisation. La Figure 3.9 présente les facteurs
de réduction pour deux valeurs de R/t : 250 et 1500. Le gain de charge critique
lorsque la pression augmente est plus rapide dans le cas de l’Eurocode, qui
propose, pour des pressions élevées, des charges proches de la charge clas-
sique.
Le problème est que le gain donné par la SP8007 ne dépend pas du
knock-down factor initial. Ainsi, pour R/t = 250, le coefficient initial est
proche de 0.44, pour atteindre une valeur maximale de 0.83, ce qui est somme
toute assez proche de la contrainte classique et de l’Eurocode 3. Lorsque R/t
est égal à 1500 par contre, le coefficient initial est très bas (0.18) pour at-
teindre un maximum de 0.58, créant ainsi une différence considérable avec
l’Eurocode 3 qui donne des facteurs augmentant jusqu’à 0.8 environ.
P (bar)
0 5 10 15 20
1 1
a)
classe EC3
facteur A
de 0.8 B 0.8
réduction
C
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
Eurocode 3
R / t = 250, E = 70 000 MPa NASA SP8007
0 0
0 0.5 1 1.5 2
*
P
P (mbar)
0 100 200 300 400 500 600
1 1
b)
facteur
de 0.8 classe EC3 0.8
réduction A
B
0.6 C 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
Eurocode 3
R / t = 1500, E = 70 000 MPa NASA SP8007
0 0
0 0.5 1 1.5 2
*
P
Figure 3.9 Comparaison des facteurs de réduction de la NASA SP8007 et de
l’Eurocode 3 en compression et pression interne, a) : R/t = 250, b) : R/t = 1500
Les tendances sont différentes dans ce cas (Figure 3.10). En effet, le facteur de
knock-down défini dans la règle de la NASA spécifiquement pour le cas de la
flexion entraîne une contrainte critique à pression nulle plus élevée que celle
donnée par l’Eurocode. Le gain avec la pression pour la SP8007 reste en r e-
P (bar)
0 5 10 15 20
2 2
a)
facteur
de 1.5 1.5
réduction
effet membrane:
oui
non
1 1
Eurocode 3
R / t = 250, E = 70 000 MPa NASA SP8007
0 0
0 0.5 1 1.5 2
*
P
P (mbar)
0 100 200 300 400 500 600
2 2
b)
facteur
de 1.5 1.5
réduction
effet membrane:
1 1
oui
non
0.5 0.5
classe EC3: A B C
Eurocode 3
NASA SP8007
0 R / t = 1500, E = 70 000 MPa 0
0 0.5 1 1.5 2
*
P
Figure 3.10 Comparaison des facteurs de réduction de la NASA SP8007 et de
l’Eurocode 3 en flexion et pression interne, a) : R/t = 250, b) : R/t = 1500
3.4.4 Conclusions
4.1 Introduction
Face aux difficultés éprouvées par les scientifiques sur le sujet du flambage de
coques depuis plusieurs décennies, nous avons donc choisi pour
l’établissement de nouvelles recommandations pour le dimensionnement de
coques minces au flambage, d’allier expérimentation et simulation numérique.
Avec l’avènement de l’informatique, certains s’interrogent encore sur la néce s-
sité d’effectuer des essais, souvent bien coûteux en temps et en argent. Notre
étude bibliographique montre cependant que les simulations ne peuvent être
pertinentes et percutantes que lorsqu’elles vont de pair avec des résultats exp é-
rimentaux et appuient une connaissance de la phénoménologie déjà bien appro-
fondie, mais elles restent bien entendu essentielles afin de pouvoir étudier
l’effet des différents paramètres entrant en jeu. Nous présentons dans ce ch a-
pitre les moyens aussi bien expérimentaux que numériques dont nous avons
disposé pour mener à bien cette étude.
parties collées pour éviter toute formation de trous qui créeraient une
discontinuité des conditions aux limites et aurait une influence n éfaste
sur les résultats expérimentaux.
Une fois le collage au niveau des frettes terminé, on assemble (toujours
par collage) le joint vertical. Les restes de colle sont enlevés à l’aide
d’acétone.
Une fois la colle polymérisée (100% de l’adhérence atteints en 24h), la
coque est retirée du gabarit. Pour assurer l’étanchéité de la coque lors
de la mise sous pression interne, un joint de silicone est réalisé sur la
partie intérieure du joint vertical et au niveau des conditions aux limites
(jonction coque-frettes). La coque est alors prête à être testée.
Nous avons été amenés au cours de notre campagne expérimentale à tester des
spécimens ayant des dimensions nominales variables (Figure 4.2) :
R = 135 mm
L = 135 ou 270 mm
t = 0.1, 0.15, 0.2 ou 0.3 mm
acier x
aluminium x
cuivre x x x x
Tableau 4.1 Feuillards utilisés pour la fabrication des coques
a)
1600 1600
0.2
(MPa) cycle 3
1200 1200
800 800
L
cycle 2
400 400
500 500
b)
0.2
400 400
(MPa)
cycle 3
300 300
cycle 2
200 200
L
100 100
cycle 1
Cuivre
0 0
0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01 0.012
160 160
c)
0.2
120 120
(MPa)
80 cycle 3 80
cycle 2
L
40 40
cycle 1
Aluminium
0 0
0 0.001 0.002 0.003 0.004 0.005
Figure 4.4 Lois de comportement : a) Acier INOX, b) Cuivre, c) Aluminium
Une très bonne reproductibilité des courbes est obtenue sur chaque
feuillard. Une anisotropie plus ou moins importante est observée selon les
feuillards, généralement plus raides et résistants dans le sens de la hauteur ;
nous examinerons son influence au chapitre 7. Enfin, le module d’Young varie
de moins de 5% d’un rouleau à l’autre, sauf exceptions. Le tableau 4.3 précise
la plage de variation observée sur les différents types de feuillards.
Figure 4.5 Distributions d’épaisseur : a) Acier INOX 0.1 mm, b) Aluminium 0.2 mm,
c) Cuivre 0.3 mm
tester est fixée à cette table par 36 boulons. Un couvercle est ensuite fixé sur la
frette supérieure du spécimen par 36 autres vis, et assure l’étanchéité de la
coque.
d’un vérin pneumatique de capacité 700 daN. Comme nous avons pu le voir, la
hauteur d’application conditionne la nature du flambage. Pour un bras de levier
de longueur 1800 mm, l’effort appliqué sur le spécimen peut être assimilé à de
la flexion pure (voir [2]). Nous pouvons faire varier le point d’application sur
la hauteur du mât et finalement appliquer le chargement sur la frette supérieure
de la coque, créant ainsi une sollicitation de type cisaillement pur.
Les coques montées sur ce banc, du fait des éléments assurant les
conditions aux limites supérieures et la transmission de l’effort, sont systéma-
tiquement soumises à un chargement de compression. La masse des éléments
situés au-dessus de la coque a varié selon les évolutions du banc, entre 25 et 28
kg. Comme nous pouvons le voir dans le tableau 4.7, cette contrainte de com-
pression reste inférieure à 6% de la contrainte classique pour les différentes
configurations de coques testées sur ce banc.
N/ CL (%)
t = 0.1 t = 0.2 t = 0.3
t = 0.15 mm
mm mm mm
Acier 3.59 x x x
Aluminium x x 2.64 x
Cuivre 5.45 2.42 1.37 0.60
Tableau 4.7 Composante de compression sur le petit banc
4.2.43 Stéréo-corrélation
La technique de stéréo-corrélation utilise le principe de la vision binoculaire
d'une même scène, à savoir la mesure d'un objet suivant deux angles différents.
Sur ce principe, la technique permet de mesurer l’évolution de la géométrie
3D d’un objet, ou le champ de déplacements des points de la surface en enr e-
gistrant une paire d'images stéréoscopiques relatives à chaque état de déforma-
tion.
Un mouchetis noir sur fond blanc est d’abord appliqué sur la coque à
l’aide de bombes de peinture. Deux caméras sont donc utilisées, et la scène de
mesure est calibrée en enregistrant deux images 2D du spécimen sous deux
angles différents. Après déformation de la coque, Vic-3D analyse les niveaux
de gris de chaque élément (dont la taille est définie par l’utilisateur) afin de
Nous effectuons ici une courte description des éléments utilisés dans
les deux cas avant de présenter les différentes méthodologies de calcul.
4.3.11 STANLAX
Les éléments axisymétriques COQUE et COMU sont utilisés pour simuler le
comportement de structures présentant une symétrie de révolution. Ces élé-
ments sont composés de 2 nœuds possédant 4 degrés de liberté chacun (Figure
4.10) :
3 déplacements ( u i axial, vi tangentiel, wi radial)
1 rotation ( rotation autour de l’axe tangentiel)
4.3.12 ABAQUS
Les modélisations faites sous ABAQUS ont pour la plupart utilisé l’élément
S4R, possédant 4 nœuds, avec 6 degrés de liberté par nœud (3 déplacements, 3
rotations). Les fonctions de forme utilisées sont linéaires et donc moins pe r-
formantes que dans le cas quadratique (éléments S8R5 par exemple), mais
permettent cependant de créer facilement des modèles paramétriques, très
utiles lorsqu’un grand nombre de calculs est nécessaire.
Ces éléments sont à usage général, et conviennent aussi bien à des
coques minces qu’épaisses. Les déformations de cisaillement transverses sont
ainsi initialement incluses, cependant elles deviennent minimes à mesure que
l’épaisseur diminue, vérifiant ainsi les hypothèses de Kirchhoff utilisées dans
l’établissement de la contrainte classique.
1 u u 1 u u
ij i j k
k
2 x j xi 2 x j xi
Soit :
(u) L1 (u) L2 (u) 0
où L1 (u )
2
1 T
(u ) (u ) est un opérateur linéaire,
L2 (u )
2
1 T
(u ) (u ) est un opérateur non linéaire.
1 1
U 2 V0 ij ij dV 2 V0 H ij 0ij 0 kl dV
kl
W f i ui dV Ti ui d
V0 0
(u u1 ) L1 (u u1 ) L2 (u u1 )
1 (u u1 ) (u u1 )
T
. T
2 (u u1 ).(u u1 )
1
. T (u ) (u ) T (u ).(u )
2
2
. T (u1 ) (u1 ) 2. T (u ).(u1 )
2
2
. T (u1 ).(u1 )
En posant :
L11(u, u1 ) t (u).(u1 ) t (u1 ).(u)
Nous obtenons :
2
(u u1 ) L1 (u ) L2 (u ) .L1 (u1 ) L11 (u, u1 ) .L2 (u1 )
2
Soit :
2
(u u1 ) 0 1 2
2
Avec : 0 L1 (u) L2 (u)
1 L1 (u1 ) L11(u, u1 )
2 L2 (u1 )
2 ij 1ij 1kl ij 0 ij 2 kl
1 U1 W1
2
1 (u u1 ) (u ) 2 ( 3 ) 0
2
Par identification avec les expressions dérivées précédemment :
V0
H ijkl 0ij 1kl f i u1i dV Ti u1i d
0
2
0
kl
kl
V H ij 1ij 1kl H ij 0ij 2 kl dV
2 H ijkl 1ij 1kl H ijkl 0ij 2 kl dV 0
V0
1 L1 u1 L11u, u1
L1 N q1 L11N q, q1
BL q1 BLL q, q1
2 L2 u1
L2 N q1
q1 BNL q1
T
n dV
Vn
n
2 1 H 1 0 H 2 0
T T
Soit finalement :
K B
déplacements sur la répartition des con-
H BLL
T
Q LL traintes),
Dans le cas où les déplacements avant le flambage sont faibles, les équations
d’équilibre sont linéarisables, et les matrices K L et K Q négligeables.
L’équation à résoudre se retrouve ainsi réduite à :
4.3.223 Plasticité
1
ds ds
A0 A1 A1 Ai 0
A0 A1
ui u0 2 i 0 2 2
5 Résultats expérimentaux
5.1 Introduction
5.1 Introduction
L’étude expérimentale présentée dans ce chapitre a pris une place prépond é-
rante tout au long de ce travail de recherche. Les essais réalisés permettent de
répondre aux questions concernant l’influence de la pression interne sur les
modes et les charges de flambage observés. Outre une meilleure compréhe n-
sion de la phénoménologie, ces résultats permettront de valider la modélisation
numérique.
Après avoir parlé des imperfections initiales des coques testées, nous
examinerons séparément chaque type de chargement étudié expérimental e-
5.2.1 Démarche
5.2.2 Géométries
Figure 5.2 Géométrie de coques en acier, d’épaisseur 0.1 mm, a) : coque régulière
(CL60), b) : coque avec un défaut de collage (CL65)
Il est généralement reconnu que plus une structure est mince, plus il
sera ardu d’obtenir une qualité convenable. Nous avons évidemment pu vérifier
ce fait lors de notre campagne, comme nous pouvons le voir dans l’exemple
suivant, pour une coque en cuivre et d’épaisseur 0.2 mm. Les défauts locaux
sont quasi inexistants (A/t < 0.5), mais la rigidité plus importante du feuillard
produit une ondulation sur la circonférence.
Nous avons donc pu constater des qualités de coque diverses selon le feuillard
utilisé. Deux types de défauts ont été identifiés : les défauts dits « locaux »,
(du type marques, poinçons…), ainsi que des défauts « globaux » (du type on-
dulations) dont la longueur d’onde s’étend sur quasiment toute la circonférence
de la coque. La Figure 5.6 illustre ces deux genres de défauts apparaissant sur
la mesure d’une parallèle.
2 2
A/t
1 défaut global 1
0 0
défaut local
-1 -1
-2 -2
CL89
cuivre 0.2 mm
-3 -3
0 50 100 150 200 250 300 350 400
(°)
Figure 5.6 Mesure de la géométrie sur une parallèle
Figure 5.7 Ondes axisymétriques sur une génératrice, a) : Mesure, b) : aspect visuel
5.3.1 Démarche
Ces coques ont été testées sur le banc Ariane, présenté au chapitre précédent.
Les essais se font à déplacement imposé, à l’aide d’une armoire de pilotage qui
nous permet de contrôler le déplacement du vérin à deux microns près. Une
fois la pression interne mise au niveau désiré, un déplacement du vérin de
0.1mm/min est imposé. Les quatre capteurs LVDT sont placés de la manière
suivante (Figure 5.8) : capteur 1 sur la fibre collée, capteur 4 à l’opposé de la
fibre collée, capteurs 2 et 3 sur les fibres « neutres ».
Les conditions expérimentales (méthode de fabrication, banc
d’essais…) influencent de manière non négligeable le comportement de la
coque. Ainsi, le renforcement local du spécimen au niveau du joint de recou-
vrement couplé à la présence de rotules entre le vérin et la coque introduisent
une dissymétrie au niveau du chargement.
1 1
CL97
cuivre
CL R/t = 675 CL
0.8 0.8
P = 200 mbar
bifurcation
0.6 0.6
0.4 0.4
Capteurs:
1
0.2 2 0.2
3
4
Moyenne
0 0
0 50 100 150 200
(m)
Figure 5.9 Courbes de chargement PN, coque CL97
Nous présentons dans cette partie des séries de courbes de chargement à diffé-
rentes pressions, pour chaque feuillard testé. Ces essais ont été réalisés sur des
coques présentant des imperfections géométriques plus ou moins importantes
comme nous avons pu le voir, mais non endommagées, afin de déterminer la
charge maximale pouvant être supportée. Les notations utilisées sont les su i-
vantes :
est l’écrasement de la coque,
CL représente la contrainte totale normée à la contrainte classique,
2
P R
P est la pression adimensionnelle
*
E t
Sauf mention, seules les courbes moyennes des capteurs sont ici tracées.
1.2 1.2
contrainte théorique
effet de fonds
CL 1 bifurcation 1 CL
0.8 P* 0.8
0.6 0.6
0.059
0.4 0.044 0.4
0.03
0.2 0.015 0.2
R/t = 450
0
cuivre
0 0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 5.12 Courbes de chargement PN, R/t = 450, cuivre
contrainte théorique
effet de fonds
CL bifurcation CL
1.2 1.2
P*
0.8 0.8
0.576
0.448
0.325
0.4 0.193 0.4
0.065
0
R/t = 675
aluminium
0 0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 5.14 Courbes de chargement PN, R/t = 675, aluminium
contrainte théorique
1.6 effet de fonds 1.6
CL bifurcation CL
1.2 1.2
0.799
P* 0.665
0.8 0.533
0.8
0.399
0.264
0.4 0.135 0.4
0.067
0 R/t = 675
cuivre
0 0
0 200 400 600 800 1 103 1.2 103
(m)
Figure 5.16 Courbes de chargement PN, R/t = 675, cuivre
quatre premiers essais reste linéaire, avec une bifurcation d’équilibre entraînant
l’effondrement de la coque. Une augmentation de la pression amène par la
suite un comportement pré-critique non-linéaire, débouchant sur une bifurca-
tion ( P * = 0.399, 0.533, 0.665) puis sur une instabilité de type point-limite
( P * = 0.799). Ce dernier essai semble correspondre une fois encore avec un
éloignement de la contrainte théorique et une déstabilisation de la pression.
2 2
contrainte théorique
effet de fonds
CL bifurcation P* CL
1.6 1.6
1.224
1.2 1.05 1.2
0.88
0.8 0.701 0.8
0.526
0.4 0.351
0.4
0.176
0 R/t = 1350
acier
0 0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 5.18 Courbes de chargement PN, R/t = 1350, acier
contrainte théorique
2 effet de fonds 2
CL bifurcation P* CL
1.6 1.6
1.338
1.2 1.077 1.2
0.790
0.8 0.8
0.533
120 120
X (mm) 1
2
CL208
3 R/t = 1350
80 4
cuivre 80
P = 0 mbar
40 40
0 0
-40 -40
-80 -80
-120 -120
-2 -1.5 -1 -0.5 0 0.5 1 1.5 2
Z (mm)
Figure 5.22 Evolution des déformations au cours du chargement, CL208
2 2
contrainte théorique
CL 209 8
P = 900 mbar 7
CL CL
1.6 1.6
6
1.2 5
1.2
effet de fonds
4
0.8 0.8
3
0.4 2 0.4
R/t = 1350
cuivre
0 0
0 50 100 150 200 250
(m)
Figure 5.24 Courbe de chargement PN, CL209
120 120
2
X (mm) 3 CL209
4
R/t = 1350
80 5
cuivre 80
6
7 P = 900 mbar
8
40 9
40
0 0
-40 -40
-80 -80
-120 -120
-1 -0.5 0 0.5 1
Z (mm)
Figure 5.26 Evolution des déformations au cours du chargement, CL209
Après avoir étudié les différents comportements observés, nous reportons dans
cette partie les contraintes critiques nettes obtenues pour chaque feuillard (i.e.
sans prise en compte de l’effet de fonds).
P (mbars)
0 200 400 600 800 1000
1 1
cr cr
CL CL
0.8 0.8
B
0.4 0.4
C
0.2 0.2
NASA SP8007
R/t = 450 Eurocode 3
cuivre Essais
0 0
0 0.025 0.05 0.075 0.1 * 0.125 0.15
P
Figure 5.27 Contraintes critiques PN, R/t = 450, cuivre
P (mbars)
0 200 400 600 800 1000
1 1
cr cr
CL Pression seuil classe EC3 CL
0.8 0.8
A
B
0.6 C 0.6
0.4 0.4
NASA SP8007
0.2 Eurocode 3 0.2
Essais
R/t = 675 Destabilisation EC3
L
aluminium Destabilisation EC3 0.2
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
P*
Figure 5.28 Contraintes critiques PN, R/t = 675, aluminium
l’Eurocode 3, malgré une certaine dispersion, attribuable une fois de plus aux
conditions expérimentales.
P (mbars)
0 400 800 1200 1600 2000 2400 2800
1 1
cr cr
classe EC3
CL A
0.8 0.8 CL
B
C
0.6 0.6
Pression seuil
0.4 0.4
NASA SP8007
Eurocode 3
0.2 0.2
Essais
R/t = 675 Destabilisation EC3
L
cuivre Destabilisation EC3 0.2
0 0
0 0.2 0.4 0.6 * 0.8 1
P
Figure 5.29 Contraintes critiques PN, R/t = 675, cuivre
capteurs extrêmes
1.4 1.4
contrainte théorique
moyenne
CL CL
1.2 1.2
9.2 %
= 0.73
cr CL
1 1
44.6 %
0.8 cr = 0.54 CL
0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
effet des fonds
0.2 CL108 CL102 R/t = 675 0.2
cuivre
P = 1200 mbar
0 0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
(m)
Figure 5.30 Influence de la dissymétrie sur les essais PN
P (mbars)
0 400 800 1200 1600
1 1
cr classe EC3 cr
CL A
0.8 B 0.8 CL
C
0.6 0.6
0.4 0.4
NASA SP8007
0.2 Eurocode 3 0.2
115 116
R/t = 1350 117 118
acier 119
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 * 1.2 1.4 1.6
P
Figure 5.31 Contraintes critiques PN, R/t = 1350, acier
Ainsi, cinq coques ont suffit à réaliser la campagne d’essais (23 au to-
tal), avec des pressions variant entre 0 et 1800 mbar (voir Figure 5.31). La co n-
P (mbars)
0 200 400 600 800 1000 1200
1 1
cr classe EC3 cr
CL A
0.8 B 0.8 CL
C
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
NASA SP8007
R/t = 1350 Eurocode 3
cuivre Essais
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 * 1.2 1.4 1.6
P
Figure 5.32 Contraintes critiques PN, R/t = 1350, cuivre
cr 1 1
cr
CL CL
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
Comme nous l’avons précisé, les essais présentés précédemment ont été un i-
quement réalisés sur des coques « neuves », ne présentant aucun dommage,
dans le but de proposer de nouvelles recommandations pour le dimensionn e-
ment. Il peut cependant être intéressant de voir comment se comportent des
coques après avoir été endommagées, c’est pourquoi quelques spécimens ont
fait l’objet d’un second essai après avoir été testés une première fois.
La Figure 5.34 présente les courbes de chargement obtenues pour 3
coques en cuivre et d’épaisseur 0.2 mm, testées une première fois à 400, 900 et
1600 mbar respectivement (courbes rouges), puis une deuxième fois à 1000
mbar (courbes noires). Pour chaque essai, les valeurs des capteurs extrêmes
sont tracées. Lors des premiers essais, les comportements observés sont co n-
formes à ceux vus précédemment, avec un flambage par bifurcation et une
augmentation de la contrainte critique avec la pression.
1.4 1.4
1er essai
2èmeessai à 1000 mbar 1.2
CL 1.2 CL
1 1
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
CL105 CL107 CL109
400 mbar 900 mbar 1600 mbar
0.2 0.2
R/t = 675
cuivre
0 0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 5.34 Courbes de chargement PN, seconds essais à 1000 mbar
Au total, 11 coques ont fait l’objet d’un deuxième essai à 1000 mbar.
La Figure 5.35 présente les contraintes critiques de ce deuxième essai en fo nc-
tion de la pression interne appliquée à la coque lors du premier flambage.
1 1
cr cr
CL CL
0.8 0.8
classe EC3
A
0.6 0.6
B
C
0.4 0.4
Modes critiques
Les modes observés sont du type « pointes de diamant », et occupent
une plus ou moins grande partie de la coque selon la géométrie et le
matériau testés. La longueur d’onde axiale de ces cloques diminue au
fur et à mesure que la pression augmente, jusqu’à ce que la pression
soit telle que la formation de cloques est totalement inhibée. Le fla m-
bage apparaît alors sous la forme d’ondulations axisymétriques, qui
sont le mode théorique de flambage pour une coque cylindrique mince
(chapitre 1).
Contraintes critiques
Le flambage de coques est fortement influencé par la présence
d’imperfections géométriques. Ainsi, la contrainte criti que initiale ob-
servée sur nos spécimens fabriqués manuellement en laboratoire varie
entre 25 et 60% de la valeur théorique environ. Cependant, la mise en
pression augmente la contrainte nette de flambage, qui peut même a t-
teindre la valeur théorique. Les valeurs obtenues sont en général bien
au-dessus des charges critiques préconisées par la NASA SP8007 qui
nous sert de référence principale. Les valeurs de l’Eurocode sont plus
proches des charges empiriques réelles. D’autre part, des coques e n-
dommagées et présentant des défauts très importants peuvent parfois
encore supporter des charges conséquentes lors d’un nouvel essai. Les
contraintes obtenues alors sont cependant trop dispersées et aléatoires
pour pouvoir conclure.
Influence du matériau
Outre la rigidité, qui intervient dans le calcul de la contrainte critique,
la courbe matériau peut avoir une influence sur le déclenchement
d’instabilités. En effet, si la mise en pression stabilise la coque, une
pressurisation trop importante peut fragiliser le cylindre près des con-
ditions aux limites et provoquer le collapse par localisation de la pla s-
ticité, formant alors un mode en « patte d’éléphant ».
Influence de la géométrie
Le rapport R/t a bien évidemment de l’importance. La pression adi-
mensionnelle P * permet de comparer les résultats obtenus pour diffé-
5.4.1 Démarche
Les essais (P, M) sont réalisés sur le petit banc, et donc plus ou moins à force
imposée. Ce type de pilotage va dicter le comportement post-critique mesuré,
comme le montre la Figure 5.36.
1.6 1.6
CL
1.4 1.4
CL
1.2 1.2
1 1
0.8 0.8
bifurcation
0.6 0.6
Capteurs:
0.4 1 0.4
CL19 2
cuivre 3
0.2 4 0.2
R/t = 1350
P = 400 mbar moyenne
0 0
-400 -200 0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 5.37 Courbes de chargement PM, coque CL19
Pour chaque feuillard, plusieurs essais à différentes pressions sont ici prése n-
tés, les notations restant les mêmes que précédemment. Les coques utilisées ne
sont pas initialement endommagées.
contrainte théorique
1 effet de fonds 1
bifurcation
CL CL
*
0.8 P 0.8
0.6 0.6
0.022
0.4 0.015 0.4
0.006
0.2 0.2
0
R/t = 450
cuivre
0 0
0 100 200 300 400 500 600 700
(m)
Figure 5.38 Courbes de chargement PM, R/t = 450, cuivre
1.4 1.4
contrainte théorique
effet de fonds
CL 1.2 bifurcation 1.2
CL
1 1
0.8 0.8
0.379
0.6 0.315
0.6
0.258
0.4 0.127 0.4
*
0.064 P
0.2 0.2
0 R/t = 675
aluminium
0 0
0 200 400 600 800 1 103 1.2 103
(m)
Figure 5.40 Courbes de chargement PM, R/t = 675, aluminium
1.4 1.4
contrainte théorique
effet de fonds
CL 1.2 bifurcation 1.2
CL
1 1
*
P
0.8 0.286
0.8
0.234
0.6 0.18 0.6
0.109
0.4 0.073 0.4
0.036
0.2 0.2
0 R/t = 675
cuivre
0 0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 5.42 Courbes de chargement PM, R/t = 675, cuivre
1.6 1.6
contrainte théorique
1.4
1.4 effet de fonds
CL bifurcation CL
P*
1.2 1.2
1 1
0.577
0.8 0.448 0.8
0.359
0.6 0.6
0.267
0.4 0.180 0.4
0.092
0.2 0 0.2
R/t = 1350
acier
0 0
0 200 400 600 800
(m)
Figure 5.44 Courbes de chargement PM, R/t = 1350, acier
ner lieu à comportement post-critique stable, comme le montrent les essais sui-
vants à P * = 0.448, 0.577 ; la réserve de charge est cependant relativement
faible, et l’écrasement limité. On note une nette diminution de la taille des
cloques en Figure 5.45.
contrainte théorique
2.4 effet de fonds 2.4
CL bifurcation CL
2 2
Les modes présentés en Figure 5.47 reflètent les propos tenus plus
haut : la taille des cloques diminue, des ondulations axisymétriques apparais-
sent, et il arrive que des modes critiques se développent en partie haute de la
coque, traduisant une qualité médiocre de spécimen.
Les résultats des essais conduits en pression interne et flexion sont reportés
dans cette partie. Sauf précision, c’est la contrainte de cloquage nette (l’effet
de fonds est donc déduit de la contrainte totale) qui est retenue. Les charges
critiques issues de la NASA SP8007 sont donc celles relatives au flambage
« local », sans prise en compte de l’effet membrane (coefficient 0.5, voir ch a-
pitre 3).
P (mbars)
0 50 100 150 200 250 300 350 400
1 1
cr cr
CL CL
0.8 0.8
0.6 0.6
classe EC3
A
0.4 0.4
B
C
0.2 0.2
NASA SP8007 0.5
R/t = 450 Eurocode 3
cuivre Essais
0 0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06
P*
Figure 5.48 Contraintes critiques PM, R/t = 450, cuivre
P (mbars)
0 200 400 600 800
1.2 1.2
cr cr
Pression seuil
CL 1 1 CL
0.4 0.4
NASA SP8007 0.5
Eurocode 3
0.2 Essais 0.2
Destabilisation EC3
R/t = 675 L
aluminium Destabilisation EC3
0.2
0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6
P*
Figure 5.49 Contraintes critiques PM, R/t = 675, aluminium
P (mbars)
0 200 400 600 800 1000
1.2 1.2
cr cr
CL 1 1 CL
0.8 0.8
classe EC3
A
0.6 0.6
B
C
0.4 0.4
0.2 0.2
NASA SP8007 0.5
R/t = 675 Eurocode 3
cuivre Essais
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 *
0.3 0.35 0.4
P
Figure 5.50 Contraintes critiques PM, R/t = 675, cuivre
P (mbars)
0 200 400 600 800 1000
1.6 1.6
cr cr
1.4 1.4
CL CL
1.2 1.2
1 1
classe EC3
0.8 A 0.8
B
0.6 C 0.6
0.4 0.4
NASA SP8007 0.5
0.2 0.2
R/t = 1350 Eurocode 3
acier Essais
0 0
0 0.2 0.4 0.6 * 0.8 1
P
Figure 5.51 Contraintes critiques PM, R/t = 1350, acier
Si les résultats sont globalement bons, certains essais suivent une ten-
dance bien plus basse que les autres. L’examen des photos prises pendant ces
essais (Figure 5.52) révèle un cloquage rapide au niveau des conditions aux l i-
mites, c'est-à-dire la partie du feuillard collée sur la frette. La rigidité impor-
tante du matériau fragilise les conditions aux limites, ayant pour conséquence
une mauvaise adhérence qui augmente avec la pression.
P (mbars)
0 200 400 600 800 1000
1.6 1.6
cr cr
1.4 1.4
CL CL
1.2 1.2
1 1
classe EC3
0.8 A 0.8
B
0.6 C 0.6
0.4 0.4
P (mbars)
0 200 400 600 800
1.4 1.4
cr cr
CL 1.2 1.2
CL
1 1
classe EC3
0.8 A 0.8
B
C
0.6 0.6
0.4 0.4
Les essais à basse pression (entre 0 et 100 mbar) sont plutôt mé-
diocres et dispersés, en conséquence de la qualité des coques faites à partir de
P (mbars)
0 200 400 600 800
1.6 1.6
cr cr
1.4 1.4
CL CL
1.2 1.2
1 1
classe EC3
0.8 A 0.8
B
0.6 C
0.6
0.4 0.4
1.6 1.6
cr cr
1.4 1.4
CL CL
1.2 1.2
1 1
0.8 0.8
0.6 0.6
Comme il a été fait pour le cas de la compression, nous présentons ici des r é-
sultats d’essais en pression interne et flexion effectués sur des coques endom-
magées par un premier flambage.
La Figure 5.57 présente les courbes de chargement de plusieurs essais
conduits à la suite sur une même coque en cuivre avec R/t = 1350. Les pres-
sions successivement étudiées sont 40, 100, 200, 300, 400, 500, 600 et de nou-
veau 40 mbar.
Le premier essai conduit à 40 mbar donne lieu à une bifurcation suivie
d’une branche post-critique stable. Ce type de comportement est provoqué par
la présence d’un défaut localisé entraînant un cloquage en partie haute de la
coque (voir Figure 5.58). Les deux essais suivants s’achèvent par une bifurc a-
tion, et présentent un mode critique similaire : les cloques sont « imprégnées »
en tant que défauts initiaux et déclenchent l’effondrement de la structure. L ors
de ces premiers essais, la butée est réglée avec précaution afin de limiter
contrainte théorique
1.6 effet de fonds 1.6
CL bifurcation CL
CL05
R/t = 1350
1.2 cuivre 1.2
*
P 0.903
0.752
0.8 0.8
0.609
0.452
0.303
0.4 0.152 0.4
0.061
0.060
0 0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 5.57 Courbes de chargement PM, multiples essais sur une même coque,
CL05
Figure 5.58 Modes critiques PM, multiples essais sur une même coque, CL05
P (mbars)
0 200 400 600 800
1.6 1.6
cr cr
1.4 1.4
CL CL
1.2 1.2
1 1
classe EC3
0.8 A 0.8
B
0.6 C
0.6
Les résultats sont surprenants : les contraintes d’effondrement des coques en-
dommagées sont en moyenne égales à celles des coques neuves et dépassent
même les données des règles de dimensionnement ! Ceci est la preuve irréfu-
table de l’apport de l’effet membrane sur le flambage en flexion.
Modes critiques
Les « pointes de diamant » sont ici retrouvées du côté comprimé de la
coque. Le plus souvent limitées au bas du cylindre, où le moment de
flexion est maximum, elles peuvent cependant apparaître plus haut si
des imperfections localisées sont présentes. La taille de ces cloques
diminue avec la pression, faisant place finalement à des ondulations
axisymétriques.
Contraintes critiques
En flexion, l’atteinte d’une bifurcation ne mène pas toujours à
l’effondrement de la structure. Le terme « contrainte critique » peut
donc renvoyer à deux phénomènes : le cloquage ou le collapse. Les
contraintes de cloquage des coques non pressurisées sont encore di c-
tées par la présence de défauts, et varient ici entre 0.34 CL et
0.74 CL . L’augmentation de la contrainte de bifurcation est cepen-
dant rapide dès qu’une pression interne est ajoutée, le cloquage pou-
vant même se produire pour une contrainte supérieure à la contrainte
théorique (jusqu’à 30% lors de nos essais), et donc bien supérieure
aux règlementations. Le cloquage est fortement dépendant de la qual i-
té des coques, et une certaine dispersion est constatée pour les ni-
veaux de pression étudiés. La dispersion observée pour le collapse
(dès que celui-ci se distingue du cloquage) est cependant minime. Ce-
ci laisse à penser que l’effet membrane dicte l’effondrement de la
structure, laissant moins de place au « hasard » contrairement aux dé-
Influence du matériau
L’apparition d’un mode en « patte d’éléphant » est ici encore liée aux
caractéristiques du matériau. Plus la limite élastique est haute, et plus
la pression nécessaire à la déstabilisation de la coque sera importante.
Influence de la géométrie
Une fois de plus, le facteur « qualité » se fait sentir au travers des es-
sais conduits pour différentes valeurs de R/t. Les coques plus épaisses
présentent moins de défauts et donnent donc de meilleurs résultats. De
plus, pour un même R/t, il apparait clairement que les coques prése n-
tant des défauts plus importants (liés au collage ou à la manipulation)
donnent des résultats moins satisfaisants.
1.4 1.4
contrainte théorique
effet de fonds
CL 1.2 bifurcation 1.2
CL
1 1
0.8 0.8
0.379
0.6 0.6
0.254
0.4 0.127 0.4
0 * PN
P
0.2 PM
0.2
R/t = 675
aluminium
0 0
0 200 400 600 800 1 103 1.2 103
(m)
Figure 5.60 Comparaison courbes de chargement PM/PN, R/t = 675, aluminium
contrainte théorique
1.6 effet de fonds 1.6
CL bifurcation CL
1.2 1.2
2.5 2.5
contrainte théorique
effet de fonds
bifurcation
CL 2 CL
2
1.5 1.5
1 1.077 1
P* 0.790
PM
0.5 0.533 0.5
PN
0.273 R/t = 1350
0 cuivre
0 0
3 3 3 3 3
0 500 1 10 1.5 10 2 10 2.5 10 3 10 3.5 103
(m)
Figure 5.62 Comparaison courbes de chargement PM/PN, R/t = 1350, cuivre
On retrouve des courbes similaires pour les coques testées sans pres-
sion interne, la contrainte critique étant légèrement plus importante dans le cas
de la flexion. Dès 200 mbar ( P * = 0.273) on remarque une augmentation con-
séquente de la contrainte de cloquage dans le cas PM, avec une courte branche
post-critique stable après bifurcation. Ceci n’est pas observé pour la compre s-
sion. Avec l’augmentation de pression interne, la branche post-critique en
flexion s’allonge de plus en plus, la contrainte de bifurcation atteint et d épasse
la contrainte classique. En compression, la contrainte évolue lentement vers le
seuil théorique, mais les imperfections géométriques ne permettent pas de
l’atteindre. On note alors une faible baisse de rigidité précédant la bifurc ation,
due au développement de non-linéarités géométriques.
En comparant directement les courbes d’essais réalisés sous pressions
similaires en flexion ou en compression, nous mettons en évidence les diffé-
rences de comportement existant entre les deux chargements, quel que soit le
feuillard considéré. Il apparait donc logique que ceci se ressente dans le dime n-
sionnement des coques, comme cela est d’ailleurs le cas pour la NASA
SP8007. En revanche, l’Eurocode 3 ne différencie pas ces deux cas de charge.
1.6 1.6
cr
1.4 cr
1.4
CL
CL
1.2 1.2
1 1
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
flexion
compression
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
P*
Figure 5.63 Comparaison contraintes de cloquage PM/PN
5.6.1 Démarche
L/R
1 2
R/t
450 429 1717
675 644 2576
900 859 3434
1350 1288 5151
Tableau 5.2 Valeurs de Z étudiées en pression interne et cisaillement
Les essais PT sont réalisés sur le petit banc, de la même manière que pour les
essais de flexion. La seule différence réside en la hauteur du point
d’application de l’effort tranchant : une hauteur « infinie » résultera en un
chargement prépondérant de type flexion, et plus l’effort est appliqué près de la
coque, plus le cisaillement sera dominant (voir chapitre 2). Pour ces essais, le
chargement est donc appliqué au niveau de la frette supérieure du spécimen.
Les conditions expérimentales sont donc similaires au cas PM : fibre
collée placée du côté opposé à l’application de l’effort, quatre LV DT placés
sur la coque. Cependant, l’écrasement vertical de la coque est ici limité ; le dé-
placement horizontal de la frette supérieure est prépondérant. Ainsi, un capteur
supplémentaire est placé au niveau de la frette et nous permet de comparer
l’amplitude relative des déplacements.
0.8
2
Yam CL
1.6 0.6
1.2
0.4
bifurcation
Capteurs:
0.8
1
CL155 2
0.2
acier 3
0.4 4
R/t = 1350
L/R = 2 moyenne
P = 100 mbar horizontal
0 0
-100 0 100 200 300
(m)
Figure 5.64 Courbes de chargement PT, coque CL155
Cette partie détaille les résultats obtenus pour chaque feuillard et chaque lo n-
gueur de coque testée, présentés non plus par feuillard mais par valeur crois-
sante de Z . Les pressions étudiées dans chaque cas sont : 0, 20, 40, 100 et 200
mbar (sauf mention contraire).
1
0.4
bifurcation
Yam CL
0.8
0.3
0.6
P*
0.2
0.4
0.1
0.2 0.006 = 429
R/t = 450
0 L/R = 1
cuivre
0 0
0 100 200 300 400 500 600 700
(m)
Figure 5.65 Courbes de chargement PT, R/t = 450, L/R = 1, cuivre
Figure 5.67 Modes critiques PT de côté et de face, R/t = 450, L/R = 1, cuivre
2.8
1
Yam contrainte théorique (flexion) CL
2.4 effet de fonds
bifurcation 0.8
2
P*
1.6 0.6
1.2 0.127
0.4
0.064
0.8
0.026 = 644
0.4
0.013 R/t = 675 0.2
0 L/R = 1
aluminium
0 0
0 200 400 600 800 1 103 1.2 103 1.4 103
(m)
Figure 5.68 Courbes de chargement PT, R/t = 675, L/R = 1, aluminium
Figure 5.69 Modes critiques PT de côté et de face, R/t = 675, L/R = 1, aluminium
3.2
1
2.8
Yam contrainte théorique (flexion) CL
effet de fonds
2.4 bifurcation 0.8
2
P*
0.6
1.6
0.114
1.2 0.4
0.056
0.8 0.023 = 859
0.016 R/t = 900 0.2
0.4 0 L/R = 1
cuivre
0 0
0 200 400 600 800 1 103 1.2 1031.4 1031.6 103
(m)
Figure 5.70 Courbes de chargement PT, R/t = 900, L/R = 1, cuivre
Figure 5.71 Modes critiques PT de côté et de face, R/t = 900, L/R = 1, cuivre
Figure 5.74 Modes critiques PT de côté et de face, R/t = 1350, L/R = 1, cuivre
comportement entre ces deux matériaux, comme cela a pu être le cas p our
d’autres types de chargement. Les deux feuillards présentant des qualités di s-
tinctes, ceci peut constituer une preuve supplémentaire de la faible sensibilité
aux défauts du flambage par cisaillement.
Figure 5.76 Modes critiques PT de côté et de face, R/t = 1350, L/R = 1, acier
1.2
bifurcation
Yam 1 0.5
CL
0.8 0.4
0.6 0.3
*
P
0.4 0.2
0.006
0.003 = 1717
0.2 R/t = 450 0.1
0 L/R = 2
cuivre
0 0
0 200 400 600 800 1 103 1.2 103 1.4 103
(m)
Figure 5.77 Courbes de chargement PT, R/t = 450, L/R = 2, cuivre
Ceci est confirmé par l’examen des modes critiques (Figure 5.78) :
bien que l’on observe une légère diminution de l’inclinaison des cloques lors
de l’essai à 20 mbar ( P* 0.003 ), le mode de cisaillement reste prédominant.
Figure 5.78 Modes critiques PT de côté et de face, R/t = 450, L/R = 2, cuivre
2.8 1.2
contrainte théorique (flexion)
effet de fonds
Yam 2.4 bifurcation
1 CL
2
0.8
*
1.6 P
0.6
1.2 0.127
0.061 0.4
0.8
0.024 = 2576
0.012 R/t = 675 0.2
0.4
0 L/R = 2
aluminium
0 0
0 500 1 103 1.5 103
(m)
Figure 5.79 Courbes de chargement PT, R/t = 675, L/R = 2, aluminium
Figure 5.80 Modes critiques PT de côté et de face, R/t = 675, L/R = 2, aluminium
2.8
contrainte théorique (flexion)
effet de fonds 1
Yam 2.4 bifurcation CL
2 0.8
1.6 P*
0.6
1.2 0.118
0.058 0.4
0.8
0.028 = 3434
R/t = 900 0.2
0.4 0.012
0 L/R = 2
cuivre
0 0
0 200 400 600 800 1 103 1.2 1031.4 1031.6 103
(m)
Figure 5.81 Courbes de chargement PT, R/t = 900, L/R = 2, cuivre
Figure 5.82 Modes critiques PT de côté et de face, R/t = 900, L/R = 2, cuivre
3.6
contrainte théorique (flexion)
3.2 effet de fonds 1.2
Yam bifurcation CL
2.8 1
2.4
0.8
2 P*
1.6 0.6
0.273
1.2 0.135
0.4
0.060
0.8 = 5151
0.028 R/t = 1350 0.2
0.4 0 L/R = 2
cuivre
0 0
0 200 400 600 800 1 103 1.2 103 1.4 103
(m)
Figure 5.83 Courbes de chargement PT, R/t = 1350, L/R = 2, cuivre
On observe en effet que les modes de cisaillement sont très vite res-
treints au bas de la coque, et que les cloques en pointe de diamant se forment
d’une manière similaire à celle obtenue lors des essais PM. Une faible intera c-
tion existe encore entre les deux chargements, la flexion reste cependant le
mode de flambage dominant.
Figure 5.84 Modes critiques PT de côté et de face, R/t = 1350, L/R = 2, cuivre
3.2
contrainte théorique (flexion)
effet de fonds
2.8
Yam bifurcation 1 CL
2.4
0.8
2
P*
1.6 0.6
0.172
1.2
0.086 0.4
0.8 0.036
0.018 = 5151
0 R/t = 1350 0.2
0.4
L/R = 2
acier
0 0
0 200 400 600 800 1 103 1.2 103 1.4 103
(m)
Figure 5.85 Courbes de chargement PT, R/t = 1350, L/R = 2, acier
Figure 5.86 Modes critiques PT de côté et de face, R/t = 1350, L/R = 2, acier
1
18 19 0.3
CL 162 17
16
Yam P = 0 mbar 15 CL
0.8 14
13
12
11 0.2
0.6 10
9
8
6 7
0.4 5
4 0.1
3
0.2
2 = 1288
R/t = 1350
L/R = 1
acier
0 0
0 20 40 60 80 100 120
(m)
Figure 5.87 Courbe de chargement, CL 162
30 30
1
Z (mm) 2 CL162
3
20 4 R/t = 1350
5 20
6
7
L/R = 1
8
9 = 1288
10 10
P = 0 mbar 10
11
12
13
14
0 15 0
16
17
18
19
-10 20 -10
-20 -20
-30 -30
amplification des déformations : 5x
-40 -40
-120 -80 -40 0 40 80 120
X (mm)
Figure 5.89 Evolution des déformations au cours du chargement, CL 162
18
1.6 CL 161 17 0.6
Yam P = 40 mbar 16
CL
15 0.5
14
13
1.2
12
11 0.4
10
9
0.8 8 0.3
7
6
5 0.2
4
0.4 3 = 5151
R/t = 1350 0.1
2 L/R = 2
cuivre
0 0
0 50 100 150 200 250
(m)
Figure 5.90 Courbe de chargement, CL 161
20 20
Z (mm)
1
2 CL161
3
4
R/t = 1350
10
5
L/R = 2
6
10
7
8 = 5151
9
10 P = 40 mbar
11
12
0 13 0
14
15
16
17
18
-10 19
-10
-20 -20
Les contraintes critiques résultant des essais présentés ci -dessus sont ici ex-
ploitées, afin de pouvoir appréhender l’influence de la pression interne sur la
contrainte critique de cisaillement. Cette combinaison de chargements n’est pas
traitée dans les 2 règles de dimensionnement majeures que nous avons prése n-
tées au chapitre 2. Certaines publications moins usitées proposent cependant
des méthodes de dimensionnement, que nous allons d’abord présenter afin de
les utiliser comme référence dans le cadre de nos essais.
1 1
0.8 0.8
C
s
0.6 0.6
2 3 4
Y = M0 + M1*x + M2*x + M3*x + M4*x
M0 0.86344
0.4 M1 -0.00032915 0.4
M2 1.5881e-7
M3 -3.4092e-11
M4 2.718e-15
0.2 R 0.99928 0.2
Shell Analysis Manual
NASA SP8007
0 0
0 1,000 2,000 3,000 4,000 5,000
R/t
Figure 5.93 Facteur de réduction sous cisaillement (Baker, 1968)
1 1
2 3
Y = M0 + M1*x + M2*x + M3*x
M0 0.017658
0.8 M1 1.2525
0.8
M2 -0.39104
C M3 0.16448
s
R 0.99985
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
K Z 2 E t
2
cr T
12 1 2
L
Où K T Z est un coefficient donné sous forme graphique et pouvant être ap-
proximé par :
KT Z 0.8871 Z 0.6819 pour Z 100
1 1
Yam 0.8 0.8
0.6 0.6
torsion
Z
K P Z
3
pour Z 4700
2
R
1 2
t
Pour le cisaillement par effort tranchant, Bruhn préconise, sans citer
de source, une interaction linéaire :
P Pint
1
0 Pecr
Les résultats de Yamaki [116] montrent cependant que la tendance en
présence d’une pression interne est similaire au cas de la torsion. Nous retie n-
drons donc ici l’interaction proposée plus haut.
Pour cette valeur de Z , nous rappelons que seuls deux essais ont pu être effec-
tués, et leur résultats sont présentés en Figure 5.96. Nous pouvons conclure
que, tout du moins aux faibles pressions concernées, les niveaux de contrainte
atteints sont conformes aux propositions de Bruhn. Les contraintes de collapse
coïncident avec la courbe du cisaillement par effort tranchant, et l’interaction
flexion/cisaillement semble quant à elle bien prédire les contraintes de cl o-
quage.
P (mbars)
0 10 20 30 40 50 60
1.4
cr
0.6 cr
Yam1.2
effort tranchant CL
1 0.5
0.8 0.4
0.6 0.3
torsion
Cloquage 0.2
0.4
Collapse
= 429
0.2 R/t = 450 Bruhn 0.1
L/R = 1 SP8007 flexion
cuivre Interaction cubique
0 0
0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01
P*
Figure 5.96 Contraintes critiques PT, R/t = 450, L/R = 1, cuivre
Les résultats des essais réalisés pour cette série sont tracés en Figure 5.97. In i-
tialement, la contrainte critique de cloquage approche 75% de la contrainte
théorique, et augmente rapidement avec la pression pour atteindre 1.79 Yam
dès P * = 0.123.
P (mbars)
0 40 80 120 160 200 240
cr 2.8 = 644
R/t = 675 1 cr
Yam
2.4
L/R = 1 CL
aluminium
0.8
2 effort tranchant
1.6 0.6
1.2 Cloquage
torsion Collapse 0.4
0.8
Bruhn 0.2
0.4 Baker
SP8007 flexion
Interaction cubique
0 0
0 0.05 0.1 0.15
P*
Figure 5.97 Contraintes critiques PT, R/t = 675, L/R = 1, aluminium
La Figure 5.98 présente les résultats de 5 essais réalisés pour cette valeur de
Z . Les contraintes expérimentales de cloquage sont ici au niveau de la règle
de Bruhn en torsion, et suivent fidèlement son augmentation avec la pr ession
interne.
Si l’on considère l’effondrement de la structure, le gain de charge est
substantiel, et permet d’atteindre pour les quatre premiers essais la courbe rel a-
tive au cisaillement par effort tranchant.
P (mbars)
0 50 100 150 200 250
2.4
= 859 0.8
cr
R/t = 900
Yam 2 L/R = 1 effort tranchant 0.7
cr
cuivre CL
0.6
1.6
0.5
1.2 torsion 0.4
0.8 0.3
Cloquage
Collapse
0.2
0.4 Bruhn
Baker 0.1
SP8007 flexion
0 Interaction cubique
0
0 0.05 0.1 * 0.15
P
Figure 5.98 Contraintes critiques PT, R/t = 900, L/R = 1, cuivre
Au total, six coques ont été testées dans cette configuration ; les résultats de
cette campagne sont affichés en Figure 5.99.
P (mbars)
0 50 100 150 200
cr 3.2 = 1288 1
R/t = 1350 cr
Yam 2.8 L/R = 1 effort tranchant CL
cuivre 0.8
2.4
2
0.6
torsion
1.6
Cloquage 0.4
1.2 Collapse
0.8
Bruhn 0.2
0.4 Baker
SP8007 flexion
Interaction cubique
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 * 0.25 0.3
P
Figure 5.99 Contraintes critiques PT, R/t = 1350, L/R = 1, cuivre
Mis à part un essai à 0 mbar donnant une contrainte critique très basse
due à un mauvais collage, les contraintes de cloquage sont en moyenne lég è-
Cette géométrie est testée de nouveau pour un feuillard en acier, nous perme t-
tant d’évaluer l’influence de la qualité de la coque sur la contrainte de fla m-
bage. Le graphe de la Figure 5.100 présente les résultats obtenus, effectivement
légèrement supérieurs au cuivre. La règle de Bruhn pour l’effort tranchant est
atteinte en considérant l’effondrement de la coque, les contraintes de cloquage
sont en moyenne à mi-chemin entre la contrainte préconisée en torsion et en ef-
fort tranchant.
P (mbars)
0 50 100 150 200
cr 2.8 = 1288 cr
R/t = 1350
Yam effort tranchant
0.8
2.4 L/R = 1 CL
acier
2
0.6
1.6 torsion
1.2 0.4
Cloquage
Collapse
0.8
0.2
Bruhn
0.4 Baker
SP8007 flexion
Interaction cubique
0 0
0 0.05 0.1 0.15 * 0.2
P
Figure 5.100 Contraintes critiques PT, R/t = 1350, L/R = 1, acier
Tous les résultats concernent désormais des coques de longueur égale à 2R,
rendant le bras de levier et donc la composante de flexion plus importante que
précédemment.
P (mbars)
0 10 20 30 40 50 60
1.2
cr
effort tranchant cr
Yam 1 0.5
CL
0.8 0.4
0.6 0.3
torsion
0.4 0.2
Cloquage
Collapse
= 1717
0.2 R/t = 450 Bruhn 0.1
L/R = 2 SP8007 flexion
cuivre Interaction cubique
0 0
0 0.002 0.004 0.006 * 0.008 0.01
P
Figure 5.101 Contraintes critiques PT, R/t = 450, L/R = 2, cuivre
La valeur de Z est de 2576 pour cette série, dont les contraintes critiques sont
tracées en Figure 5.102. Comme nous l’avons remarqué précédemment, deux
types de comportement distincts sont ici visibles : pour les pressions de 100 et
200 mbar en effet, le cloquage n’est pas suivi d’un comportement stable et
aboutit donc directement à l’effondrement de la coque.
Les contraintes de cloquage suivent remarquablement bien la courbe
donnée par Bruhn pour le cisaillement par effort tranchant. Un essai à 200
mbar a été doublé, le flambage a été précipité dans ce cas par un défaut en pa r-
tie comprimée. On remarque que les contraintes de flexion deviennent rela ti-
vement élevées, atteignant pratiquement la valeur théorique. Ceci, associé au
changement de comportement, constitue une preuve que la flexion, initialement
négligeable, devient prédominante lorsque la pression augmente.
P (mbars)
0 40 80 120 160 200 240
3.2
cr = 2576
cr
2.8 R/t = 675 1.2
Yam L/R = 2 CL
2.4 aluminium effort tranchant
1
2
0.8
1.6
torsion 0.6
1.2 Cloquage
Collapse
0.4
0.8
Bruhn
0.4 Baker 0.2
SP8007 flexion
Interaction cubique
0 0
0 0.05 0.1 * 0.15
P
Figure 5.102 Contraintes critiques PT, R/t = 675, L/R = 2, aluminium
P (mbars)
0 50 100 150 200 250
2.8
cr = 3434
R/t = 900 1 cr
Yam 2.4 L/R = 2 effort tranchant CL
cuivre
2 0.8
1.6
torsion 0.6
1.2 Cloquage
Collapse 0.4
0.8
Bruhn 0.2
0.4 Baker
SP8007 flexion
0 Interaction cubique
0
0 0.05 0.1 * 0.15
P
Figure 5.103 Contraintes critiques PT, R/t = 900, L/R = 2, cuivre
P (mbars)
0 50 100 150 200
cr 4 = 5151
1.4
R/t = 1350 cr
Yam 3.6 L/R = 2 effort tranchant
CL
3.2 cuivre 1.2
2.8 1
2.4
torsion 0.8
2
1.6 0.6
Cloquage
1.2 Collapse 0.4
0.8 Bruhn
Baker 0.2
0.4 SP8007 flexion
Interaction cubique
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 * 0.25 0.3
P
Figure 5.104 Contraintes critiques PT, R/t = 1350, L/R = 2, cuivre
L’acier est une nouvelle fois utilisé dans cette épaisseur (0.1 mm) comme point
de comparaison avec le cuivre. Le niveau de pression atteint permet de se
rendre compte du changement de tendance (voir Figure 5.105) : la contrainte
critique augmente fortement avec les faibles pressions, puis décroche légère-
ment des courbes tirées du manuel de Bruhn.
P (mbars)
0 50 100 150 200
3.6
cr = 5151 1.2
3.2 R/t = 1350 cr
Yam
L/R = 2 effort tranchant CL
2.8 acier 1
2.4
0.8
2
torsion
1.6 0.6
1.2 Cloquage
Collapse 0.4
0.8
Baker
0.4 Bruhn 0.2
SP8007 flexion
Interaction cubique
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2
P*
Figure 5.105 Contraintes critiques PT, R/t = 1350, L/R = 2, acier
2.8 2.8
cr cr
Yam 2.4 2.4
Yam
2 cisaillement flexion 2
1.6 1.6
= 429, cuivre
1.2 = 644, aluminium
= 859, cuivre
1.2
= 1288, cuivre
0.8 = 1288, acier 0.8
= 1717, cuivre
= 2576, aluminium
0.4 = 3434, cuivre 0.4
= 5151, cuivre
= 5151, acier
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 * 0.25 0.3
P
Figure 5.106 Contraintes critiques de cloquage PT de tous les essais réalisés
3.2 3.2
cr cr
2.8 2.8
Yam Yam
2.4 2.4
2 2
Modes critiques
Le mode de cisaillement « pur » est constitué de larges cloques incli-
nées sur tout le flanc de la coque. Avec la pression, les cloques occu-
pent de moins en moins la hauteur du cylindre, leur largeur diminue et
leur inclinaison se rapproche de l’horizontale. Des cloques en pointe
de diamant apparaissent alors du côté comprimé, traduisant
l’interaction du cisaillement avec la flexion.
Contraintes critiques
Nous différencions ici également la contrainte de cloquage, corres-
pondant au début du régime non-linéaire, de la contrainte de collapse
ou d’effondrement. Le flambage en cisaillement est moins affecté par
les imperfections géométriques que les cas étudiés précédemment. Il
en découle des contraintes de cloquage initiales comprises en
moyenne entre 0.65 Yam et 0.85 Yam . Cette contrainte évolue rapi-
dement dès les faibles pressions, puis après avoir atteint un niveau
« seuil » dépendant de la géométrie, la flexion devient le chargement
dominant et dicte la contrainte critique. La coque est alors de nouveau
sensible aux imperfections. La dispersion des contraintes est moindre
si l’on considère l’effondrement de la coque. La comparaison aux
vieilles méthodes de dimensionnement montre encore quelques points
aberrants. Le coefficient de 1.25 existant entre les contraintes de to r-
sion et de cisaillement par exemple, est gardé dans le cas d’une int e-
raction avec la pression interne ce qui n’est pas justifié.
Influence de la géométrie
La géométrie est ici plus importante que pour les cas précédents :le
comportement au flambage est en effet dicté à la fois par l’épaisseur
et la longueur de la coque, à travers le paramètre de Batdorf Z . Ce
paramètre semble adéquat pour décrire de manière générale
l’évolution du comportement. Cependant, des coques possédant le
même Z mais un rapport R/t différent ne se comportent pas forcément
de la même manière, il est donc difficile de généraliser pour l’instant.
Le meilleur moyen reste de considérer séparément la longueur (L/R)
et l’épaisseur (R/t) de la coque afin de bien interpréter le problème.
1 1
bifurcation
R/t = 675
CL aluminium CL
0.8 0.8
H/R
0.6 0.6
13.5
0.4 7.5 0.4
4.5
3
0.2 0.2
2.5
0 0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 5.108 Courbes de chargement MT, R/t = 675, L/R = 2, aluminium
Figure 5.109 Modes critiques TM de côté et de face en fonction du bras de levier, R/t
= 675, L/R = 2, aluminium
1.2 1.2
2.5 cisaillement
cr
1 1
Yam 3
flexion
0.8 0.8
4.5
0.6 0.6
H/R 7.5
0.4 0.4
13.5
0.2 0.2
Essais
Interaction cubique, NASA SP8007
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
/
cr CL
2.8 2.8
cr 0 < P* < 0.05
Essais PT 0.05 < P < 0.1
*
Yam 2.4 2.4
*
0.1 < P < 0.2
2 0.2 < P* < 0.3 2
*
0.3 < P < 0.5
1.6 0.5 < P
*
1.6
1.2 1.2
0.4 0.4
0 0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
cr / CL
2.8 2.8
cr 0 < P* < 0.05
*
Yam 2.4 0.05 < P < 0.1 2.4
*
0.1 < P < 0.2
2 0.2 < P* < 0.3 2
1.6 1.6
1.2 1.2
0.8 0.8
0.4 0.4
0 0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
cr / CL
Figure 5.112 Courbes d’interaction PT/PM
6 Simulations numériques
6.1 Introduction
6.1 Introduction
Les simulations numériques peuvent être un instrument très utile pour l’étude
du flambage de coques minces, mais doivent être usées avec précaution.
L’étude bibliographique menée au chapitre 2 nous montre assez explicitement
qu’une multitude de résultats différents est possible selon la modélisation cho i-
sie, et que le choix n’est pas simple. L’interprétation des résultats numériques
est donc épineuse, mais les nombreux essais réalisés servent ici de référence et
permettront de juger de la pertinence de la modélisation.
Dans un premier temps, nous présenterons donc les différentes modé-
lisations choisies dans le but, nous le rappelons, d’établir de nouvelles reco m-
mandations pour le dimensionnement ; puis nous utiliserons l’outil numérique
afin de jauger l’influence des conditions expérimentales présentées au chapitre
précédent.
existant sur l’EPC n’est pas évidente : chaque virole étant reliée à d’autres
structures adjacentes (viroles, cadres rigides, trottoirs de soudage…), il fau-
drait donc en toute rigueur simuler également le comportement de ces stru c-
tures.
N’ayant pas d’informations précises concernant la rigidité des asse m-
blages soudés, le comportement des conditions aux limites réelles peut donc a l-
ler de l’appui simple à l’encastrement. Il nous faut donc trouver un moyen de
limiter cet effet afin de ne considérer que l’influence des imperfections géom é-
triques.
u x o x o x o
v x x x x x x
degré de liberté
w o o x x x x
Φ o o o o x x
6.2.123 Géométrie
Figure 6.4 Influence du rapport R/t sur la contrainte de bifurcation, défaut triangle
(Mathon, 2004)
L’influence du rapport R/t est étudiée en Figure 6.4. Plus la coque est
mince, et plus le défaut, pourtant défini par rapport à l’épaisseur, est pénal i-
sant. On peut noter une fois de plus que la contrainte passe par un minimum
avant d’augmenter de nouveau.
Il apparait enfin sur la Figure 6.5 que pour des amplitudes de défaut
importantes, la longueur de la coque devient également un paramètre à prendre
en compte et a une influence non négligeable sur la contrainte critique. Il a été
montré par ailleurs que L/R = 1 conduit à une augmentation de la capacité por-
tante de la coque. Nous retenons donc le cas où les contraintes critiques sont
minimales : dans toute la suite de ce document et sauf mention contraire, une
longueur de la coque telle que L/R = 2 est retenue (L/R = 3 donne des résultats
similaires).
Figure 6.5 Influence du rapport L/R sur la contrainte de bifurcation, défaut triangle
(Mathon, 2004)
6.2.151 Cas PN
Figure 6.6 Effet d’un défaut triangulaire en compression et pression interne en fonc-
tion de P, a) : R/t = 250, b) : R/t = 1500
1 1
cr
CL 0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
6.2.152 Cas PM
Les mêmes calculs sont cette fois-ci effectués dans le cas de la flexion combi-
née à la pression interne, et les résultats présentés en fonction de la pression en
Figure 6.8. Les graphes montrent encore une fois que la configuration la plus
critique est également fonction de la pression.
Concernant l’évolution de la contrainte critique, elle est plus rapide
que dans le cas PN : pour R/t = 250, la valeur classique est atteinte à 3 bar, et
même dès 100 mbar pour une coque très mince (R/t = 1500). La contrainte de
bifurcation peut dans ce cas dépasser la contrainte théorique, gain pouvant aller
jusqu’à 30 % à très haute pression (4 bar).
Figure 6.8 Effet d’un défaut triangulaire en flexion et pression interne en fonction de
P, a) : R/t = 250, b) : R/t = 1500
Nous devons garder en mémoire que le but de cette étude est de proposer une
règle robuste pour le dimensionnement de coques aérospatiales. Possé dant peu
d’informations sur les caractéristiques géométriques des coques produites sur
l’EPC, il est exclu de proposer plusieurs classes de qualité en fonction d’une
tolérance sur la taille de défaut maximale, comme c’est le cas pour l’Eurocode
3. Toute la difficulté réside donc en le choix d’une taille de défaut donnant des
résultats pertinents tout en possédant une marge de sécurité et une confiance
suffisantes pour être appliquée au dimensionnement.
Compression Flexion
R/t
N A/t / c M A/t / c
6.2.22 Résultats
A partir des défauts définis ci-dessus, nous obtenons les courbes tracées en Fi-
gures 6.9 (pour le cas P, N) et 6.10 (P, M), en comparaison avec la SP8007 et
l’Eurocode3.
Les cas réels de charges subies par le réservoir du lanceur sont très diverses en
fonction des conditions de vol. Il est donc intéressant de jauger la sensibilité du
flambage au rapport N/M.
Figure 6.12 Influence du rapport N/M sur la contrainte critique, a) : R/t = 250, b) :
R/t = 1500
Les calculs sont du même type que ceux effectués ci-dessus, cepen-
dant nous présentons ici la contrainte critique nette en fonction du rapport N/M
pour différentes valeurs de pression interne (Figure 6.12). Les résultats mo n-
trent la baisse de contrainte critique avec l’augmentation de la composante de
compression. L’écart entre le niveau maximum (à N/M = 0) et le niveau min i-
mum (pour N/M = 10) augmente avec la pression interne. Nous rappelons que
la taille du défaut est gardée constante, et cette chute de charge de bifurcation
n’est due qu’à la plus grande sensibilité aux défauts en compression.
Encore une fois, choisir un défaut de « type compression » ne ferait
que changer les niveaux de contrainte atteints, et non la forme des courbes.
Nous comparons ici ces deux approches pour deux valeurs de R/t :
250 (Figure 6.13) et 1500 (Figure 6.14), ainsi que pour plusieurs valeurs de
N/M : 0.1, 0.5, 1 et 10. La contrainte critique visualisée est ici la somme des
contraintes dues à la flexion et à la compression, sans l’effet de fonds.
Figure 6.13 Comparaison de deux approches pour l’interaction PNM, R/t = 250, a) :
N/M = 0.1, b) : N/M = 0.5, c) : N/M = 1, d) : N/M = 10
Figure 6.14 Comparaison de deux approches pour l’interaction PNM, R/t = 1500, a) :
N/M = 0.1, b) : N/M = 0.5, c) : N/M = 1, d) : N/M = 10
6.4.1 Problématique
6.4.2 Résultats
Nous présentons en Figure 6.15 les résultats obtenus pour les trois valeurs de
L/R (1, 2 et 3), et deux valeurs de R/t (250 et 1500). La contrainte de cisaill e-
ment ramenée à la contrainte de Yamaki est ici tracée en fonction de la co n-
trainte de flexion divisée par la contrainte classique, pour différentes valeurs
de H/R et P * .
L’ensemble des simulations réalisées confirment la nature particulière
de l’interaction entre les deux chargements : contrairement au cas PN/PM qui
est clairement linéaire, l’interaction semble ici très faible : nous sommes soit
en cisaillement pur, soit en flexion pure, avec une courte transition entre les
deux.
H/R
P* R/t
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
250 3.2 0.5 0.2 0.1 0.05 0 0 0 0 0 x x
500 3.2 0.3 0.1 0.05 0.05 0 0 0 0 0 x x
750 3.2 0.3 0.1 0.05 0.05 0 0 0 0 0 x x
1
1000 3.2 0.2 0.1 0.05 0.05 0 0 0 0 0 x x
1250 3.2 0.2 0.1 0.05 0.05 0 0 0 0 0 x x
1500 3.2 0.2 0.1 0.05 0.05 0 0 0 0 0 x x
250 x 0.4 0.2 0.1 0.05 0.05 0 0 0 0 0 x
500 x 0.3 0.1 0.05 0.05 0.05 0.05 0 0 0 0 x
750 x 0.3 0.1 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0 0 0 x
L/R 2
1000 x 0.3 0.1 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0 0 0 x
1250 x 0.3 0.1 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0 0 x
1500 x 0.3 0.1 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 x
250 x x 0.2 0.1 0.05 0.05 0.05 0 0 0 0 0
500 x x 0.2 0.1 0.05 0.05 0.05 0.05 0 0 0 0
750 x x 0.2 0.1 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05
3
1000 x x 0.2 0.1 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05
1250 x x 0.2 0.1 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05
1500 x x 0.2 0.1 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05 0.05
Tableau 6.3 Pression seuil de passage à un mode de flexion pure
1.6 1.6
contrainte théorique
CL 11 CL
6
5 12
1.2 13 1.2
14
4 15
16 17
3 18
0.8 0.8
2
effet de fonds
0.4 0.4
R/t = 675
1 cuivre
P = 2 bar
0 0
0 1000 2000 3000 4000 5000
(m)
Figure 6.17 Courbe de chargement typique pour un mode en patte d’éléphant
35 1
35
R/t =675 2
cuivre 3
Y 30 4 30
P = 2 bar 5
(mm) 6
7
25 8
25
9
10
20 11 20
12
13
14
15 15
15
16
17
10 18 10
5 5
0 0
-1 0 1 2 3 4
Z (mm)
Figure 6.18 Flambage en couche limite
600 600
500 500
(MPa)
400 400
300 300
200 200
1.6 1.6
contrainte théorique
1.4 1.4
CL CL
1.2 1.2
1 1
0.8 0.8
0.6 0.6
effet de fonds
0.4 R/t = 675 0.4
E = 135 GPa
Loi réelle
0.2 /L = 0.9 0.2
Loi élastoplastique 1 ( )
L
/0.2 = 0.31 Loi élastoplastique 2 (
0.2)
0 0
0 500 1000 1500 2000 2500
(m)
Figure 6.20 Flambage par point limite pour différentes lois matériau
ment est différent de celui vu précédemment : en effet, une rotule plastique ap-
paraît dès l’atteinte de la contrainte limite, précipitant le flambage. La branche
d’équilibre est donc quasi-linéaire avant l’effondrement, ensuite la charge légè-
rement pour atteindre un plateau de contrainte à 6% CL (la charge ne pouvait
pas descendre sous le niveau de l’effet de fonds).
Figure 6.21 Flambage par point limite pour différentes lois matériau
500 500
400 400
(MPa)
0.2
L
300 300
200 200
100 100
Aluminium 2219
0 0
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05
Figure 6.22 Loi matériau, aluminium 2219
Les calculs sont effectués sur des coques parfaites encastrées des deux
côtés, c'est-à-dire que seule l’influence néfaste des hautes pressions est consi-
dérée. Pour chaque valeur de R/t étudiée, le rapport L/R prend les valeurs de 1,
2 et 3. On retrouve dans tous les cas un comportement similaire (Figure 6.23) :
aux basses pressions, la contrainte classique est atteinte (des écarts in férieurs à
2% peuvent être observés). Ensuite, à partir d’une pression seuil dépendant des
paramètres géométriques, la contrainte critique entame une baisse continue
avec l’apparition du mode en patte d’éléphant.
Figure 6.23 Chute de charge critique en compression due à la formation d’une patte
d’éléphant, a) : R/t = 250, b) : R/t = 500, c) : R/t = 750, d) : R/t = 1000, e) : R/t =
1250, f) : R/t = 1500
P (bar)
0 1 2 3 4 5 6 7 8
1.1 1.1
cr
CL 1 1
0.9 0.9
0.8 0.8
0.7 0.7
Figure 6.24 Influence des conditions aux limites sur la pression seuil
CL 4 0.985 L 2 3 CL 2
1
2
6.6.1 Essais PN
[Link] Modèle
Nous présentons dans ce paragraphe les détails du modèle utilisé dans AB A-
QUS et schématisé en Figure 6.25. Une coque cylindrique est maillée avec 360
éléments S4 sur la circonférence et 200 sur la hauteur. La géométrie considérée
est parfaite, afin de ne pas prendre en compte l’effet des défauts. Le rayon de
la coque est de 135 mm, et sa hauteur égale à 270 mm.
Le joint de recouvrement est simulé en doublant l’épaisseur sur une
partie de la circonférence (20 mm). Un point de référence RP1 est placé au n i-
veau de la condition aux limites supérieure, au centre du cylindre ; ses 6 degrés
de liberté sont liés aux 6 d.d.l. des nœuds du bord supérieur. Un second point
de référence RP2 est placé à une hauteur de 1800 mm du bas du cylindre, ses 6
d.d.l. également liés à RP1. Nous simulons ici le chargement de la coque sur le
banc Ariane (voir Figure 4.7), avec la présence des rotules autorisant
l’introduction d’un léger moment de flexion dû à la dissymétrie du spécimen.
Le point d’application de l’effort RP2 peut être légèrement décalé du côté o p-
posé à la fibre renforcée, d’une distance d . Le bord inférieur de la coque est
encastré.
1 1
fibre 1 12.2 %
CL fibre 2 et 3 CL
0.8 fibre 4 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
100 100
F (N)
80 80
fibre 2 fibre 4 fibre 3
60 60
40 40
/ CL :
20 R/t = 675 20
0.75 (pré-critique) cuivre
0.89 P = 0 mbar
0.80 (post-critique) d = 5 mm
0 0
0 50 100 150 200 250 300 350
(°)
Figure 6.28 Réaction au niveau de la condition limite inférieure
contrainte théorique
2.4 effet de fonds 2.4
CL bifurcation P* CL
2 2
1.78
1.6 1.42 1.6
2.5 2.5
contrainte théorique
effet de fonds
CL bifurcation CL
2 2
R/t = 1350
acier
d=0
1.5 1.5
1.78
1 1
P*
0.5 0.5
0 fibre 1
fibre 4
fibres 2 et 3
0 0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
(m)
Figure 6.31 Courbes de chargement mettant en évidence la dissymétrie, R/t =
1350, acier
Figure 6.32 Réaction au niveau de la condition limite inférieure, R/t = 1350, acier,
a) : P = 0 mbar, b) : P = 2000 mbar
Avec la mise sous pression, les effets non-linéaires créés par le com-
portement de la coque parfaite sont « absorbés » par d’autres effets. D’une
part, le recouvrement reçoit en contrepartie des efforts plus importants, et
d’autre part, les ondes axisymétriques se propagent sur la coque à effort loc a-
lement constant (voir Figure 6.32b), permettant ainsi à l’effort moyen
d’augmenter. L’effet de la dissymétrie reste donc limité en ter mes de contrainte
maximale sur des coques parfaites.
1.6 1.6
contrainte théorique
effet de fonds
CL bifurcation CL
1.2 1.2
0.8 0.8
0.651
0.521
0.391
0.4 0.260 P* 0.4
0.130
R/t = 675
0 aluminium
0 d=0
0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 6.33 Courbes de chargement PN, simulations numériques, R/t = 675, alumi-
nium
1.6 1.6
contrainte théorique
1.4 effet de fonds 1.4
CL bifurcation CL
1.2 R/t = 675 1.2
aluminium
1 d=0 1
0.8 0.8
0.651
0.6 0.6
0.4 P* 0.4
0
0.2 fibre 1 0.2
fibre 4
0 fibres 2 et 3 0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
(m)
Figure 6.36 Réaction au niveau de la condition limite inférieure, R/t = 675, alumi-
nium, a) : P = 0 mbar, b) : P = 1000 mbar
Nous venons d’étudier l’effet de la pression interne sur la dissymétrie créée par
la méthode de fabrication des spécimens uniquement, dans le cas d’une appl i-
cation de l’effort parfaitement centrée ( d = 0). Cependant lors des essais, il est
certain que l’axe de chargement du vérin n’est pas parfaitement aligné avec le
centre de la coque. Nous étudions ici l’effet de la combinaison d’une imperfe c-
tion dans l’application de l’effort avec la présence d’une partie renforcée sur le
spécimen.
Le comportement observé avec une excentricité ne change pas fonda-
mentalement (quelle que soit la pression interne), et nous préférons ici exam i-
ner l’influence de d (prenant les valeurs suivantes : 0, 0.5, 1 et 5 mm) sur la
répartition des forces de réaction au moment du flambage (Figure 6.37). Il a p-
parait que la force maximale encaissée en fibre 4 ne varie pas (i.e. la contrainte
de flambage « locale » est la même), mais la dissymétrie augmente, diminuant
ainsi la charge moyenne appliquée à la coque.
30 30
F (N)25 25
fibre 2 fibre 4 fibre 3
20 20
15 15
10 10
d (mm):
0 R/t = 1350
5 5
0.5
cuivre
1
5 P = 0 mbar
0 0
0 50 100 150 200 250 300 350
(°)
Figure 6.37 Réaction au niveau de la condition limite inférieure, R/t = 1350, cuivre
P (mbar)
0 100 200 300 400
0.8 0.8
0.74 0.74
d (mm):
0.72 0 0.72
0.5
1 R/t = 450
5 cuivre
0.7 0.7
0 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07
P*
Figure 6.38 Influence de l’excentricité sur la contrainte critique en fonction de la
pression, R/t = 450, cuivre
P (mbar)
0 200 400 600 800 1000
1 1
R/t = 675
aluminium
cr 0.9 0.9 cr
CL CL
0.8 0.8
0.7 0.7
0.6 0.6
d (mm):
0
0.5 0.5 0.5
1
5
0.4 0.4
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7
P*
Figure 6.39 Influence de l’excentricité sur la contrainte critique en fonction de la
pression, R/t = 675, aluminium
P (mbar)
0 400 800 1200 1600 2000 2400 2800
1 1
R/t = 675
cuivre
cr 0.9 0.9
cr
CL CL
0.8 0.8
0.7 0.7
d (mm):
0.6 0 0.6
0.5
1
5
0.5 0.5
0 0.2 0.4 0.6 * 0.8 1
P
Figure 6.40 Influence de l’excentricité sur la contrainte critique en fonction de la
pression, R/t = 675, cuivre
P (mbar)
0 200 400 600 800 1000 1200 1400
1 1
R/t = 1350
cuivre
cr 0.9 0.9
cr
CL CL
0.8 0.8
0.7 0.7
d (mm):
0.6 0 0.6
0.5
1
5
0.5 0.5
0 0.5 1 *
1.5 2
P
Figure 6.41 Influence de l’excentricité sur la contrainte critique en fonction de la
pression, R/t = 1350, cuivre
P (mbar)
0 500 1000 1500 2000
1 1
0.95 0.95
cr cr
0.9 0.9
CL CL
0.85 0.85
0.8 0.8
0.75 0.75
[Link] Conclusions
Les calculs effectués dans cette partie nous ont permis d’analyser l’influence
des conditions expérimentales (méthode de fabrication, architecture du banc
d’essais, mauvaise application de l’effort) sur le comportement et la contrainte
critique des spécimens testés. Il en ressort que le recouvrement provoque une
dissymétrie dans le chargement, et ce même pour un effort parfaitement centré.
La mise en pression interne, en augmentant les non-linéarités et la localisation
de la contrainte, aggrave cette dissymétrie. Ceci est donc à prendre en compte
(de manière qualitative) lors de l’interprétation des contraintes critiques exp é-
rimentales.
6.6.2 Essais PM
Nous venons de voir que le recouvrement pouvait avoir une influence non n é-
gligeable lorsque la coque était soumise à de la compression. Dans le cas de la
[Link] Modèle
Pour simuler les essais en flexion effectués sur le petit banc, nous reprenons le
modèle utilisé en compression (méthode de calcul, conditions aux limites,
maillage…) à la différence que c’est un effort tranchant qui est cette fois -ci
appliqué au niveau du point de référence RP2 (voir Figure 6.43). Un angle ver-
tical est de plus introduit, afin de reproduire un mauvais alignement.
2 2
CL
contrainte théorique
1.5 1.5
1 1
bifurcation
effet de fonds
0.5 capteurs R/t = 1350 0.5
1 acier
2 et 3 P = 800 mbar
4
moyenne = 0°
0 0
-300 -200 -100 0 100 200 300
(m)
Figure 6.44 Exemple de courbes de chargement PM
Après avoir présenté un exemple, seuls les résultats des capteurs n°4
sont tracés dans la suite de ce travail, sauf mention. Nous détaillons à présent
l’évolution du comportement avec la pression de deux séries de coques, to u-
jours avec une application parfaite de l’effort tranchant ( 0 ) :
les coques très minces (R/t = 1350) en cuivre
les coques en aluminium (R/t = 675) donnant
un flambage élasto-plastique
2.4 2.4
contrainte théorique (flexion)
effet de fonds
bifurcation
CL 2 2
CL
1.6 P* 1.6
1.2 1.08
1.2
0.81
0.8 0.8
0.54
0.27 R/t = 1350
0.4 0.4
0 cuivre
= 0°
0 0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 6.45 Courbes de chargement PM, R/t = 1350, cuivre
20 20
PM
R/t = 1350
F (N) cuivre
10 P = 0 mbar 10
0 0
/ CL :
-20 0.95 (pré-critique) -20
0.54 (post-critique)
-30 -30
0 50 100 150 200 250 300 350
(°)
Figure 6.46 Force de réaction à 0 mbar, R/t = 1350, cuivre
Figure 6.46 Force de réaction à 800 mbar, R/t = 1350, cuivre, a) : avec la traction
apportée par l’effet de fonds, b) : sans l’effet de fonds
0.8 0.8
0.39
0.26
0.4 0.4
0.13
R/t = 675
P* aluminium
0
= 0°
0 0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
(m)
Figure 6.47 Courbes de chargement PM, R/t = 675, cuivre
2.4 2.4
contrainte théorique
effet de fonds
bifurcation
CL 2 2
R/t = 1350
cuivre
1.6 1.6
0.8 0.8
P = 0 mbar
0.4
0.4
0
5
0 0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
(m)
Figure 6.49 Influence d’un effort mal aligné sur le comportement en flexion, R/t =
1350, cuivre
[Link] Conclusions
En simulant les conditions des essais de flexion et pression interne, nous avons
pu vérifier que le recouvrement placé en partie tendue n’avait que peu (ou pas)
d’influence sur le comportement des coques. De plus, nous avons pu mettre en
évidence l’effet membrane, venant fortement stabiliser les cylindres et qui
n’existe pas en compression. Un effort tranchant non horizontal ne semble
quant à lui pas changer les contraintes critiques dans ce cas.
6.6.3 Essais PT
[Link] Modèle
La géométrie utilisée pour le calcul incrémental présente dans ce cas une légère
imperfection modale (A/t = 0.05) afin de provoquer la bifurcation et le cha n-
Pour chaque type de coque testée, les calculs ont été effectués à 0, 20, 40, 100
et 200 mbar (de la même façon que les essais). L’effort tranchant est ici parfai-
tement appliqué (i.e. 0 ) et le problème est donc parfaitement symétrique.
bifurcation
Yam 1.2 0.5
CL
0.4
0.8
0.3
0.03
P*
0.015
0.2
0.4 0.006 = 429
0.003 R/t = 450
0 L/R = 1 0.1
cuivre
= 0°
0 0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
(m)
Figure 6.51 Courbes de chargement PT, R/t = 450, L/R = 1, cuivre
2.4
bifurcation
0.8
Yam 2
CL
P*
1.6 0.6
1.2 0.13
0.4
0.065
0.8
0.026
= 644
0.013 R/t = 675 0.2
0.4 0 L/R = 1
aluminium
0 = 0°
0
0 100 200 300 400 500 600 700
(m)
Figure 6.53 Courbes de chargement PT, R/t = 675, L/R = 1, aluminium
La tendance du côté des modes critiques (Figure 6.54) rejoint les ob-
servations expérimentales : nous avons une diminution de la taille des cloques,
de pair avec le changement de leur inclinaison. Ceci est à rapprocher du fait
que la contrainte de flexion devient de plus en plus importante.
bifurcation
2.4 0.8
Yam
2 CL
P*
0.6
1.6
0.120
1.2 0.4
0.060
0.8 0.024
= 859
0.012 R/t = 900 0.2
0.4 0 L/R = 1
cuivre
0 = 0°
0
0 100 200 300 400 500 600 700
(m)
Figure 6.55 Courbes de chargement PT, R/t = 900, L/R = 1, cuivre
4
contrainte théorique (flexion) 1.2
3.6 effet de fonds
Yam bifurcation CL
3.2 1
2.8 P*
0.8
2.4
2 0.270
0.6
1.6 0.135
bifurcation 0.8
1.6
Yam
P * CL
1.2 0.6
0.03
0.8 0.4
0.015
0.006
= 1717
0.4 0.003 R/t = 450 0.2
0 L/R = 2
cuivre
0 = 0°
0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 6.61 Courbes de chargement PT, R/t = 450, L/R = 2, cuivre
2.8 1.2
contrainte théorique (flexion)
effet de fonds
Yam 2.4 bifurcation
1 CL
2
P* 0.8
1.6
0.130
0.6
1.2 0.065
0.026 0.4
0.8 = 2576
0.013 R/t = 675
0.4 L/R = 2 0.2
0
aluminium
0 = 0°
0
0 200 400 600 800
(m)
Figure 6.63 Courbes de chargement PT, R/t = 675, L/R = 2, aluminium
1.2
2.8 contrainte théorique (flexion)
effet de fonds
Yam bifurcation
1 CL
2.4
P*
2 0.8
1.6 0.120
0.6
1.2 0.060
0.024 0.4
0.8 = 3434
0.012 R/t = 900
0.4 0 L/R = 2 0.2
cuivre
0
0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
(m)
Figure 6.65 Courbes de chargement PT, R/t = 900, L/R = 2, cuivre
Les résultats numériques montrent, quelle que soit la valeur de Z , une con-
trainte de cloquage initiale proche de la contrainte de Yamaki (Figure 6.71), ce
qui confirme que Yam est une valeur de référence pertinente pour la bifurcation
sous cisaillement.
L’évolution de la charge de cloquage en fonction de P * est ensuite
propre à chaque type de coque, et dépend des paramètres géométriques. La
progression est initialement plus rapide pour les coques avec L/R = 2 (repr é-
sentées par des triangles). Ces coques sont cependant plus sensibles à la
flexion, et passé P* 0.15 , cette tendance semble s’inverser : pour les coques
avec L/R = 1 (ronds sur le graphe), le cisaillement reste le mode de flambage
principal, et leur évolution n’est pas freinée sur la plage de pression étudiée.
Enfin, la comparaison de ces contraintes de cloquage avec les résu l-
tats expérimentaux (Figure 5.105) montre une bonne concordance dans les ten-
dances observées.
3.6 3.6
cr
3.2 3.2
Yam
2.8 2.8
2.4 2.4
2 = 429, cuivre 2
= 644, aluminium
1.6 = 859, cuivre 1.6
= 1288, cuivre
1.2 = 1288, acier 1.2
= 1717, cuivre
0.8 = 2576, aluminium 0.8
= 3434, cuivre
0.4 = 5151, cuivre
= 5151, acier
0.4
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 * 0.25 0.3
P
Figure 6.71 Contraintes critiques de cloquage PT obtenues par calcul
3.6 3.6
cr
3.2 3.2
Yam
2.8 2.8
2.4 2.4
2 2
1.6 1.6
cloquage
1.2 collapse 1.2
0.8
cisaillement flexion = 2576, aluminium 0.8
= 3434, cuivre
0.4 = 5151, cuivre 0.4
= 5151, acier
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
P*
Figure 6.72 Contraintes critiques de cloquage/collapse PT obtenues par calcul
bifurcation
Yam 1.2 0.5
= 429
R/t = 450 CL
L/R = 1
0.4
cuivre
0.8 P = 0 mbar
0.3
= 0° 0.2
0.4
capteur:
2 (cisaillement moindre) 0.1
= 5° 1 (neutre)
3 (cisaillement accentué)
0 0
0 100 200 300 400
(m)
Figure 6.74 Influence d’un effort mal aligné, R/t = 450, L/R = 1, cuivre
Figure 6.75 Influence d’un effort mal aligné sur les déformations post-critiques, R/t
= 450, L/R = 1, cuivre
0.5
bifurcation
Yam 1.2 = 5151
R/t = 1350 0.4
L/R = 2
cuivre
CL
P = 0 mbar
0.8 0.3
= 0° 0.2
0.4
capteur:
= 5° 0.1
2 (cisaillement moindre)
1 (neutre)
3 (cisaillement accentué)
0 0
0 100 200 300
(m)
Figure 6.76 Influence d’un effort mal aligné, R/t = 1350, L/R = 2, 0 mbar
Figure 6.77 Influence d’un effort mal aligné sur les déformations post-critiques, R/t
= 1350, L/R = 2, 0 mbar
3.6 bifurcation
Yam 3.2 = 5151 1.2
R/t = 1350
2.8 L/R = 2 1
cuivre CL
2.4
P = 200 mbar 0.8
2
1.6 0.6
1.2 = 0° 0.4
0.8 capteur:
= 5° 2 (cisaillement moindre)
0.2
0.4 1 (neutre)
3 (cisaillement accentué)
0 0
0 100 200 300 400
(m)
Figure 6.78 Influence d’un effort mal aligné, R/t = 1350, L/R = 2, 200 mbar
Figure 6.79 Influence d’un effort mal aligné sur les déformations post-critiques (par-
tie comprimée), R/t = 1350, L/R = 2, 200 mbar
[Link] Conclusions
Les simulations effectuées sur des coques parfaites en cisaillement et pression
interne nous ont permis de retrouver les comportements observés en essais,
avec une transition d’un mode de cisaillement vers un mode de flexion, selon
la géométrie et le niveau de pression interne. Nous retenons d’autre part que
les conditions expérimentales (renforcement en partie « tendue », création
d’une légère torsion dans l’application de l’effort) ont de manière générale une
faible influence sur les résultats. Le comportement s’en retrouve cependant
plus ou moins changé selon le cas étudié : pour un flambage en cisaillement,
les déformations se localisent d’un côté de la structure, réduisant légèrement la
contrainte de bifurcation (de 7% au maximum).
6.7.1 Comportement
2.5 2.5
PN
PM
CL CL
2 2
1.5 1.5
1 1.08 1
0.81
0.54
0.5 0.5
0.27
0 R/t =1350
cuivre
0 0
0 200 400 600 800 1 103
(m)
Figure 6.80 Comparaison des comportements de coques en cuivre (R/t = 1350)
pressurisées en compression (PN) ou en flexion (PM)
1.4 1.4
contrainte théorique (flexion)
effet de fonds
1.2 bifurcation 1.2
CL
1 1 CL
0.8 0.8
0.39
0.6 0.6
0.26
0.4 0.4
0.13 PN
PM
0.2 P* 0.2
0 R/t =675
aluminium
0 0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
(m)
Figure 6.81 Comparaison des comportements de coques en aluminium (R/t = 675)
pressurisées en compression (PN) ou en flexion (PM)
Afin de pouvoir jauger équitablement les différences entre les deux types de
chargement, nous choisissons de comparer les résultats obtenus pour un même
défaut (forme triangulaire, de taille identique). Les résultats, tracés en Figure
6.82 pour R/t = 250 et en Figure 6.83 pour R/t = 1500, confirment les résultats
expérimentaux.
La contrainte critique d’une coque avec des imperfections (donc
toutes les structures réelles) augmente plus rapidement avec la pression interne
lorsqu’elle soumise à un chargement de flexion que lorsqu’elle est sous com-
pression, pour toute la gamme de R/t étudiée. L’effet membrane « empêche »
de plus en plus la coque de s’effondrer, et permet même ainsi de dépasser la
contrainte classique.
P*
0 0.08 0.16 0.24 0.32 0.4 0.48
1.2 1.2
Compression
cr Flexion
CL 1 1
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
A/t / /c
P*
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2
1.2 1.2
Compression
cr Flexion
CL 1 1
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
A/t / /c
0.5 / 2
0.2 0.2
1/2
R/t = 1500, E = 70 GPa 1.5 / 2
0 0
0 50 100 150 200 250 300 350 400
P (mbar)
Figure 6.83 Influence d’un défaut triangulaire en compression ou en flexion, R/t =
1500
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 305
LGCIE INSA Lyon
7.1 Introduction
La quantité de données expérimentales et numériques dont nous disposons
nous a permis de mieux comprendre le comportement de coques pressurisées
sous différents chargements et combinaisons de chargements. L’un des obje c-
tifs de ce travail était également de proposer une amélioration aux règles util i-
sées pour le dimensionnement de coques aérospatiales.
Pour cela, une validation de la modélisation numérique par les résul-
tats expérimentaux est indispensable. Nous présentons tout d’abord les incert i-
tudes liées aux contraintes critiques mesurées en essais afin de pouvoir les i n-
terpréter correctement, puis nous les comparerons dans un deuxième temps aux
propositions faites au chapitre 6 pour le dimensionnement de coques minces au
flambage sous chargements combinés.
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 306
LGCIE INSA Lyon
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 307
LGCIE INSA Lyon
x Ex x E 0 x
E
0
1
x x E
1 x x 0 Gx x
x 0
x 1 0 x
E
0
1 1
2
x 0 0 x
2
Les équations DMV pour le cas de la compression axiale s’en retrouvent cha n-
gées :
d 2u dw
2 0
dx R dx
D d w C w R du P d w 0
4 2
dx 4 R 2 dx 2R dx 2
Et
aniso CL
3(1 ) R
2
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 308
LGCIE INSA Lyon
7.2.3 Mesures
L’incertitude maximale sur les mesures des capteurs de pression et de force est
de +/- 0.25%, comme nous avons pu le voir au chapitre 4.
Nous évaluons pour chaque série d’essais la pertinence des calculs de dime n-
sionnement effectués dans le cas PN avec le défaut triangulaire (§6.2). Nous
comparons donc ici (en contrainte critique nette, sans prise en compte de l’effet
de fonds):
les résultats des essais « propres », pour lesquels les coques ne
présentaient pas de défauts majeurs (mauvais collage, problème
de conditions limites…)
la règle SP8007 que nous cherchons à améliorer
les résultats des calculs effectués sur ABAQUS avec des
coques géométriquement parfaites mais présentant un recou-
vrement, afin d’évaluer de manière qualitative l’impact de la
dissymétrie
les barres d’erreur liées aux mesures expérimentales, résultant
de la somme des incertitudes sur les différents paramètres
la proposition de dimensionnement INSA obtenue à partir des
calculs non-linéaires avec défaut triangulaire; une interpolation
linéaire est effectuée entre les différents cas étudiés (R/t = 250,
500, 750, 1000, 1250 et 1500)
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 309
LGCIE INSA Lyon
P (mbar)
0 200 400 600 800 1000
1 1
cr cr
CL CL
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
Pour ces coques plutôt épaisses, les valeurs des pressions adimension-
nelles testées sont faibles et le gain affiché par la règle INSA est minime. La
forte augmentation de la contrainte critique expérimentale dès ces faibles pres-
sions (malgré une dispersion importante autour de 100 mbar) valide cependant
notre proposition sans problème particulier. Nous pouvons même aller plus
loin en notant que pour cette famille de coques le dimensionnement peut en-
core être grandement amélioré. Concernant la pression seuil à partir de laquelle
un flambage élasto-plastique se produit, elle est estimée à 1700 mbar, ce que
nous n’avons pu vérifier expérimentalement.
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 310
LGCIE INSA Lyon
P (mbar)
0 200 400 600 800 1000
1 1
cr cr
CL CL
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
Nous présentons ci-dessous les résultats obtenus sur des coques en cuivre, avec
R/t = 675 (Figure 7.3). Trois essais ont été écartés du nuage présenté en Figure
5.28 : pour deux d’entre eux, la dissymétrie était bien trop importante (entre 30
et 45%) ; enfin un dernier essai à 2600 mbar s’est terminé par l’explosion de la
coque et la contrainte maximale n’a donc pas pu être atteinte.
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 311
LGCIE INSA Lyon
P (mbar)
0 400 800 1200 1600 2000 2400 2800
1 1
cr cr
CL CL
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
NASA SP8007
0.2 Proposition INSA (élastique) 0.2
PN Proposition INSA (plastique)
R/t = 675 Essais
cuivre ABAQUS, d = 5 mm
0 0
0 0.2 0.4 0.6 * 0.8 1
P
Figure 7.3 Validation du dimensionnement PN, R/t = 675, cuivre
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 312
LGCIE INSA Lyon
P (mbar)
0 400 800 1200 1600
1 1
cr cr
CL CL
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
Le dernier feuillard présenté ici concerne donc des coques minces (R/t = 1350,
soit 0.1 mm d’épaisseur) en cuivre, et les résultats correspondants sont donnés
en Figure 7.5. Le mode en patte d’éléphant n’a pas été observé expérimental e-
ment, mais les calculs montrent que les fortes contraintes de pression liées à la
très faible épaisseur peuvent tout de même déstabiliser la structure.
P (mbar)
0 200 400 600 800 1000 1200
1 1
cr cr
CL CL
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
NASA SP8007
0.2 Proposition INSA (élastique) 0.2
PN Proposition INSA (plastique)
R/t = 1350 Essais
0 cuivre
ABAQUS, d = 5 mm
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 * 1.2 1.4 1.6
P
Figure 7.5 Validation du dimensionnement PN, R/t = 1350, cuivre
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 313
LGCIE INSA Lyon
Les paragraphes précédents nous ont permis de valider les calculs de dime n-
sionnement par les résultats expérimentaux, pour différentes valeurs de R/t.
Afin de pouvoir appréhender les gains de charge possibles, ainsi que l’effet de
la plasticité sur le réservoir de l’EPC, nous traçons en Figure 7.6 les résultats
des calculs réalisés en prenant pour matériau l’aluminium 2219 utilisé sur la
structure.
Les gains en contrainte critique nette dépendent comme nous l’avons
vu précédemment de la valeur de R/t, et sont plus importants pour les coques
plus minces. La pression seuil est indiquée pour chaque cas, et varie entre 900
et 4000 mbar pour ce matériau. Nous notons d’autre part que la déstabi lisation
apportée par le flambage élasto-plastique peut donner des contraintes critiques
inférieures à la NASA SP8007 sur la plage de pression nous concernant (< 4
bar), et qu’il est donc impératif de prendre en compte ce phénomène.
7.3.7 Conclusions
Nous avons pu évaluer pour chaque série la pertinence des calculs effectués
avec le défaut triangulaire. La qualité des coques étant très variable (voir ch a-
pitre 5), il n’est pas étonnant de retrouver plus de difficultés au niveau des
coques très minces, dont la qualité était parfois plus que médiocre. Les coques
plus épaisses montrent une marge certaine en comparaison avec nos propos i-
tions, et des améliorations sont encore possibles à ce niveau.
En ce qui concerne l’effet déstabilisateur de la pression, la pr ise en
compte de la loi matériau réelle dans les calculs permet à l’aide de STANLAX
de détecter précisément l’apparition du phénomène. L’utilisation de la pression
adimensionnelle permet de généraliser la règle à tous les matériaux dans le cas
élastique, mais dans le cas plastique la forme de la loi de comportement est
trop influente pour pouvoir généraliser.
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 314
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André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 315
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Pour le feuillard de cuivre avec 0.3 mm d’épaisseur, 2 essais ont été écartés :
l’un à cause d’un mauvais collage, l’autre pour un arrachement de la frette en
partie tendue dû aux contraintes importantes. Seuls trois essais donc sont pr é-
sentés en Figure 7.7.
P (mbar)
0 50 100 150 200 250 300 350 400
1 1
cr cr
CL CL
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
PM NASA SP8007 0.5
R/t = 450 Proposition INSA
0 cuivre Essais
0
0 0.01 0.02 0.03 * 0.04 0.05 0.06
P
Figure 7.7 Validation du dimensionnement PM, R/t = 450, cuivre
La Figure 7.8 présente cette fois ci les contraintes critiques nettes obtenues
pour un R/t de 675, le matériau utilisé étant de l’aluminium. Une fois de plus,
un essai n’a pas été retenu pour cause de mauvais collage.
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 316
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P (mbar)
0 200 400 600 800
1.2 1.2
cr cr
CL 1 1 CL
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
La nouvelle règle est validée sans problèmes aux faibles pressions (où
l’influence des défauts est prépondérante). Cependant, pour la plage de pre s-
sions examinées, nous avons à nouveau observé une déstabilisation plastique
qui réduit la contrainte critique, et cet effet doit être pris en compte. Nous
avons pour cela utilisé les résultats de Mathon et Limam [70] présentés en
§6.5, où la chute de charge critique est estimée analytiquement. Cette méthode
semble légèrement trop conservative, sous-estimant la pression seuil de chan-
gement de mode de flambage, mais permet l’extension à différents matériaux.
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 317
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P (mbar)
0 200 400 600 800 1000
1.2 1.2
cr cr
CL 1 1 CL
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 PM 0.2
NASA SP8007 0.5
R/t = 675 Proposition INSA
cuivre Essais
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4
P*
Figure 7.9 Validation du dimensionnement PM, R/t = 675, cuivre
Nous étudions maintenant les résultats obtenus sur du feuillard en acier, avec
R/t = 1350 (Figure 7.10). Un problème particulier a été observé sur ce type de
coques : le cloquage très localisé au niveau des conditions limites (voir ch a-
pitre 5), diminuant considérablement la contrainte critique.
P (mbar)
0 200 400 600 800 1000
1.6 1.6
cr cr
1.4 1.4
CL CL
1.2 1.2
1 1
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 318
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Nous examinons enfin les coques en cuivre, également très minces (épai sseur
0.1 mm, Figure 7.11). Comme pour la compression, les résultats présentés pe u-
vent paraître inquiétants en comparaison avec notre proposition de règle.
L’augmentation de contrainte critique expérimentale est en effet plus lente : la
valeur classique est dépassée pour P * 0.7 , contre P * 0.4 pour le calcul.
En comparaison avec le feuillard précédent (acier) de bien meilleur qualité,
nous pouvons imputer ces performances aux importantes imperfections géomé-
triques, très pénalisantes quant au déclenchement des instabilités. Il est tout de
même notable que même pour ces cylindres de moins bonne qualité, la co n-
trainte critique continue d’augmenter une fois la valeur théorique dépassée.
P (mbar)
0 200 400 600 800
1.4 1.4
cr cr
CL 1.2 1.2
CL
1 1
0.8 0.8
0.6 0.6
0.4 0.4
Nous reprenons le cas du matériau utilisé sur l’EPC et présentons les résultats
pour le dimensionnement en Figure 7.12 (toujours en contrainte nette). On o b-
serve en premier lieu une progression rapide vers la contrainte théorique. La
structure se comporte alors comme une coque « parfaite » jusqu’à l’atteinte de
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 319
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7.4.7 Conclusions
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 320
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7.5.1 Démarche
Dans le cas Ariane 5 en effet, il est préconisé pour le cisaillement par effort
tranchant (sans pression interne dans un premier temps) d’utiliser les co n-
traintes données pour la torsion, avec un coefficient 1.25. Ceci a été déterminé
à partir d’une seule étude sur le sujet, et en considérant l’effondrement des
coques. Nos résultats expérimentaux montrent cependant que ceci est la plupart
du temps bien optimiste quant au cloquage de la structure.
Avec l’ajout d’une pression interne, c’est une fois de plus
l’interaction torsion/pression qui est réutilisée, sans justification particulière.
Yamaki a noté que l’ajout de la pression pouvait changer la nature du fla m-
bage, en favorisant le déclenchement d’une instabilité par flexion.
L’interaction avec la flexion créée par l’effort tranchant est donc inévitable
pour ce genre de problème, et Cryospace considère une équation de type c u-
bique dans ce cas.
La méthode manque donc certainement de constance dans le raison-
nement, mais les résultats expérimentaux montrent un certain accord avec
l’interaction (flexion SP8007/cisaillement Bruhn/interaction cubique).
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 321
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7.5.2 Résultats
Nous effectuons donc l’examen des résultats pour toutes les géométries ét u-
diées. Les cinq premières séries correspondent aux coques « courtes » (L/R =
1), le rapport flexion/cisaillement est d’environ 1.5. Pour les cinq séries su i-
vantes, les coques sont plus longues, et le rapport flexion/cisaillement est alors
proche de 2.5. Nous traçons dans chaque cas :
la règle de Bruhn pour le cisaillement (en effort tranchant et en
torsion)
l’interaction utilisée par Cryospace
l’interaction cubique avec notre règle en flexion
les contraintes expérimentales de cloquage et de collapse
P (mbar)
0 10 20 30 40 50 60
1.2
cr Pseuil > 4000 mbar
effort tranchant cr
Yam 1 0.5
CL
0.8 0.4
0.6 0.3
torsion
0.4 0.2
Cloquage
PT Collapse
= 429
0.2 R/t = 450 Bruhn 0.1
L/R = 1 Interaction INSA
cuivre Interaction CRYO
0 0
0 0.002 0.004 0.006 0.008 0.01
P*
Figure 7.13 Validation du dimensionnement PT, R/t = 450, L/R = 1, cuivre
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 322
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P (mbar)
0 40 80 120 160 200 240
cr 2.8 PT
= 644 1 cr
Yam
2.4 R/t = 675 CL
L/R = 1
aluminium 0.8
2 effort tranchant
1.6 0.6
1.2
torsion Cloquage 0.4
Collapse
0.8
Bruhn
0.2
0.4
Interaction CRYO
Pseuil = 2510 mbar Interaction INSA
0 0
0 0.05 0.1 * 0.15
P
Figure 7.14 Validation du dimensionnement PT, R/t = 675, L/R = 1, aluminium
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 323
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P (mbar)
0 50 100 150 200 250
2.4
PT 0.8
cr = 859
2 R/t = 900 effort tranchant 0.7 cr
Yam
L/R = 1 CL
cuivre 0.6
1.6
0.5
1.2 torsion Cloquage 0.4
Collapse
0.8 0.3
0.2
0.4 Bruhn
0.1
Pseuil = 2669 mbar Interaction CRYO
0 Interaction INSA
0
0 0.05 0.1 * 0.15
P
Figure 7.15 Validation du dimensionnement PT, R/t = 900, L/R = 1, cuivre
P (mbar)
0 50 100 150 200
cr 3.2 PT 1
= 1288 cr
Yam 2.8 R/t = 1350 effort tranchant CL
L/R = 1 0.8
2.4 cuivre
2
0.6
torsion
1.6
Cloquage 0.4
1.2 Collapse
0.8
0.2
Bruhn
0.4
Interaction CRYO
Pseuil = 1170 mbar Interaction INSA
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 * 0.25 0.3
P
Figure 7.16 Validation du dimensionnement PT, R/t = 1350, L/R = 1, cuivre
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 324
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P (mbar)
0 50 100 150 200
cr 2.8 PT cr
= 1288
Yam effort tranchant
0.8
2.4 R/t = 1350 CL
L/R = 1
acier
2
0.6
1.6 torsion
1.2 0.4
Cloquage
Collapse
0.8
0.2
0.4 Bruhn
Pseuil = 1777 mbar Interaction CRYO
Interaction INSA
0 0
0 0.05 0.1 0.15 * 0.2
P
Figure 7.17 Validation du dimensionnement PT, R/t = 1350, L/R = 1, acier
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 325
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P (mbar)
0 10 20 30 40 50 60
1.2
cr Pseuil = 1413 mbar
effort tranchant cr
Yam 1 0.5
CL
0.8 0.4
0.6 0.3
torsion
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 326
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P (mbar)
0 40 80 120 160 200 240
3.2
cr PT
cr
2.8 = 2576 1.2
Yam R/t = 675 CL
2.4 L/R = 2 effort tranchant
aluminium 1
2
0.8
1.6
torsion 0.6
1.2 Cloquage
Collapse
0.4
0.8
P (mbar)
0 50 100 150 200 250
2.8
cr PT
= 3434 1 cr
Yam 2.4 R/t = 900 effort tranchant CL
L/R = 2
2 cuivre 0.8
1.6
torsion 0.6
1.2 Cloquage
Collapse 0.4
0.8
0.2
0.4 Bruhn
Interaction CRYO
Pseuil = 320 mbar
Interaction INSA
0 0
0 0.05 0.1 0.15
P*
Figure 7.20 Validation du dimensionnement PT, R/t = 900, L/R = 2, cuivre
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 327
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P (mbar)
0 50 100 150 200
PT
cr 4 1.4
= 5151 cr
Yam 3.6 R/t = 1350 effort tranchant
CL
3.2 L/R = 2 1.2
cuivre
2.8 1
2.4
torsion 0.8
2
1.6 0.6
Cloquage
1.2 Pseuil atteinte Collapse 0.4
0.8
Bruhn 0.2
0.4 Interaction CRYO
Pseuil = 142 mbar Interaction INSA
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 * 0.25 0.3
P
Figure 7.21 Validation du dimensionnement PT, R/t = 1350, L/R = 2, cuivre
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 328
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P (mbar)
0 50 100 150 200
3.6
cr PT Pseuil atteinte
3.2 = 5151 1.2
cr
Yam R/t = 1350 effort tranchant CL
2.8 L/R = 2 1
acier
2.4
0.8
2
torsion
1.6 0.6
Cloquage
1.2 Collapse
0.4
0.8
Bruhn 0.2
0.4 P = 216 mbar Interaction CRYO
seuil
Interaction INSA
0 0
0 0.05 0.1 0.15 0.2
P*
Figure 7.22 Validation du dimensionnement PT, R/t = 1350, L/R = 2, acier
7.5.3 Conclusions
Le cas des coques sous cisaillement par effort tranchant et pression interne est
à différencier des deux cas de charge étudiés précédemment. Tout d’abord, une
seule étude expérimentale significative a été réalisée jusqu’à présent, montrant
que le sujet est encore peu fouillé. Ceci se traduit à notre sens par une méthode
de dimensionnement illogique, mais qui aboutit tout de même à des résultats
satisfaisants.
Notre étude expérimentale permet de valider pour des géométries va-
riées (8 valeurs de Z étudiées) la prise en compte de la règle de flexion INSA
ainsi que l’observation d’une pression « seuil » déterminant le changement de
mode de ruine, l’estimation de cette pression restant grossière. Des amélior a-
tions significatives sont possibles, mais requièrent cependant des efforts plus
importants. Afin de construire une règle plus judicieuse et propre à cett e inte-
raction entre l’effort tranchant et la flexion, des calculs dimensionnants néce s-
sitent le choix judicieux d’un défaut. De plus, des essais à des pressions plus
importantes permettraient de valider la pression seuil pour plus de géométries.
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 329
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8.5 Perspectives
André Da Silva
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André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 331
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8.5 Perspectives
Si notre travail a permis d’améliorer le dimensionnement de coques pressur i-
sées au flambage, il ne constitue pas une fin en soit, et certains points peuvent
encore être perfectionnés.
Dans le cas de la compression et de la flexion, il serait intéressant de
considérer l’effet de conditions limites particulières. Un gain de charge critique
peut encore être obtenu avec une meilleure connaissance des défauts présents
sur le réservoir de l’EPC : l’introduction d’une géométrie réelle permettrait de
« benchmarker » notre proposition de règle.
En flexion et pression interne, nous avons limité de manière conserva-
tive la contrainte critique de bifurcation à la contrainte classique. Nos calculs
et essais montrent que cette limite est effectivement dépassée, et le choix d’un
critère limite (du type perte de raideur maximale), utilisé de manière rigo u-
reuse, nous donnerait un gain supplémentaire de marge.
Enfin en ce qui concerne le flambage par effort tranchant, nous
n’avons que pointé du doigt les faiblesses des méthodes actuelles et pris parti
de nos observations afin de proposer une méthode plus pertinente. Afin de pr o-
poser directement de nouvelles courbes de dimensionnement, il serait néce s-
saire d’effectuer de nombreux calculs, tout en choisissant une imperfection
adaptée au problème ; ainsi qu’une exploration expérimentale des pressions
plus importantes.
André Da Silva
Flambage de coques cylindriques minces sous chargements combinés / 2011 332
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