Plantes pour maladies mentales au Mali
Plantes pour maladies mentales au Mali
République du Mali
Supérieur et de la Recherche
Scientifique Un Peuple- Un But- Une Foi
Faculté de Pharmacie
Année Universitaire 2016-2017 N°……/P
THESE
Etude de cinq plantes utilisées dans le traitement
traditionnel des maladies mentales au Mali
Titre : ETUDE DE CINQ (5) PLANTES UTILISEES DANS LE TRAITEMENT TRADITIONNEL DES
MALADIES MENTALES AU MALI
Dédicaces
Dédicaces
Je dédie cette thèse à Allah le tout puissant qui m’a donnée le courage, la santé de mener ce
travail à bout.
Douce mère
Courageuse mère
Tu t’es battue jour et nuit pour nous donner à manger avec tes nombreux cadeaux.
C’est grâce à ton honnêteté ta noblesse que j’ai pues mettre fin à cette étude.
Chère mère, j’ai senti votre place dans ma vie privée, l’importance de tes prières nocturnes.
J’aurai voulu souhaiter que tu sois là à mes côtés en ce moment là, mais le bon Dieu a voulu
autrement. Que ton âme repose en paix, que Dieu te pardonne Maman et qu’il te reçoive dans
son paradis.
Amen !
Cher père, nous n’oublierons jamais ton amour envers notre personne, ta sympathie
, ta générosité, ton bien envers les autres n’ont jamais fait défaut.
Certes tu nous as quittés, j’aurai voulu terminer ce travail en votre présence, mais le tout puissant
a fait autrement. Mes sincères bénédictions seront à toi jour et nuit Inchâllah.
Amen !
A mes tantes CAMARA : Walama Fanta, Aminata, Sanata TOURE merci pour vos bénédictions.
A mes grands frères CAMARA : Drissa, Lamine, Djigui, Bakary, Alou, Modibo, Famoudou,
Issa merci pour vos encouragements et vos soutiens matériels. Ma profonde reconnaissance
A mes petits frères CAMARA : Abdramane, Oumar, Harone Rachid, Minamba, ma profonde
tendresse.
A mes grandes sœurs CAMARA : Maïmouna, Zéïnabou, Korotoumou merci pour vos
bénédictions également.
Les mots me manquent pour vous remercier, vous avez aimé mes études plus que mes parents,
vous m’avez aidée moralement. Je ne pourrai pas oublier vos conseils .Je demande au tout
puissant de vous accepter dans son paradis jour et nuit.
Amen !
A ma maman Salimata KEITA à Torokorobougou , merci de tout ce que vous avez fait durant
mon enfance .
A mes deux marâtres Senèdja TRAORE et Salimata CAMARA merci pour vos bénédictions
envers ma personne.
Cette thèse est dédiée à la famille de Feu Maréfing CAMARA à Lafiabougou Bamako,
également à la famille de Feu Batio TOURE à Ouolofobougou Bolibana particulièrement à Dr
Kandioura TOURE merci pour vos conseils.
Vous avez eu toujours peur pour nos études, aujourd’hui Dieu m’a donnée la chance de terminer,
j’aurai voulu que vous soyez là à mes côtés, mais Allah a fait autrement. Que votre âme repose
en paix.
C’est grâce à votre sacrifice que j’ai pu mettre fin à mes études universitaires. Que la terre vous
soit légère.
Amen !
A mes ami(e)s : Oumou KEITA dite Bibi, Mme DIARRA N’Deye Soukéina TRAORE,
Daouda NATOUME, Salim DIAWARA, Mme SIDIBE Malado BOCOUM, Mme GOUMANE
Fatoumata SIMPARA, Ina Diafen DIALLO, Mme BAMBA Diahara TRAORE, Mme DJILA
Diamourou SIDIBE, merci pour amitié envers ma personne.
A mes frères et sœurs de la LIEEMA (ligue islamique des élèves et étudiants du Mali), qu’Allah
nous procure sa générosité et nous conduit dans la voie du bien et bon chemin.
Remerciements
Remerciements
Je remercie également tous ceux qui m’ont enseignée du premier cycle à l’université.
Mes sincères remerciements vont à l’endroit de tous et toutes mes camarades promotionnels de
la Faculté de Pharmacie de Bamako FAPH. Que Dieu nous accorde une vie pleine de succès et
de réussite.
Je remercie également mon camarade promotionnel du DMT, Jean Pierre KONE. Que Dieu nous
donne un avenir meilleur.
Je remercie Dr DIANGO Ramata DIALLO de m’avoir acceptée dans sa pharmacie durant mes
stages officinaux et à tout le personnel de la pharmacie KOMOGA de Torokorobougou
(Bamako).
Je remercie également tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail.
Mention spéciale
Je remercie le Pr Rokia SANOGO de m’avoir acceptée dans son service. Les mots me manquent
vraiment. Vous êtes pour nous une maman.
Je remercie monsieur Fagnan SANOGO pour son encouragement tout au long de ce travail.
Mme KONATE Fatoumata TOUNKARA et MmeKONE Korotoumou TRAORE pour leur aide
Aux assistants Dr Adama DENOU et Dr Mahamane HAIDARA nous vous remercions pour
votre éducation chaleureuse.
Premier lauréat du caducée d’or de la recherche duSyndicat Autonome National des Pharmaciens
d’Officine Privé (SYNAPPO).
Honorable maître, vous nous faites le grand honneur de bien vouloir présider notre Jury. Nous
avons eu le privilège de bénéficier de la clarté et de la précision de votre enseignement
Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez faite et vous exprimons ici notre très
respectueuse reconnaissance.
Merci d’avoir accepté de siéger dans notre jury de thèse. Trouvez ici cher maître notre modeste
témoignage. Nous vous disons infiniment merci.
Honorable maître votre participation à ce travail du début jusqu’à la fin nous a permis d’avoir
un travail de qualité,
Cher maître, vous avez bien voulu accepter de juger ce travail. Pour tout cela, qu’il nous soit
permis de vous exprimer nos très sincères remerciements.
Sommaire
INTRODUCTION………………………………………………………………………………. 1
MOTIVATIONS ET OBJECIFS………………………………………………......................... 2
CHAPITRE I : GENERALITES……………………………………………………………….. 4
Anxiolytiques ……………………………………………………………………………………. 15
Hypnotiques ……………………………………………………………………........................... 19
Antidépresseurs …………………………………………………………………………………. 22
Normothymiques ………………………………………………………………........................... 26
Neuroleptiques …………………………………………………………………………………... 27
MONOGRAPHIE……………………………………………………………………………….. 48
Méthodologie…………………………………………………………………………………….. 97
Webographie…………………………………………………………………………………….. 164
Abréviations
Lexique des abréviations et formules chimiques
A : adulte
E : enfant
Cp : comprimé
Séc : sécable
Gel : gellule
D2 : récepteur dopaminergique
5-HTP : 5-hydroxytryptophane
Coll: collaborateurs
Fig : figure
MeOH: méthanol
Rf : rapport frontal
µl: microlitre
g : gramme
% : pourcentage
n ° : numéro
NH4OH : ammoniaque
INTRODUCTION
Les maladies mentales ou troubles mentaux correspondent à une dégradation de la pensée, de
l’humeur ou du comportement combinée à un état de détresse et à des troubles fonctionnels
importants (CMQ, 2001, Canada, 2006).
Elles sont souvent concomittantes et viennent au 3e rang des maladies les plus fréquentes après le
cancer et les maladies cardiovasculaires (OMS, 2001).
La prise en charge repose non seulement sur la Médecine conventionnelle mais aussi sur la
Médecine Traditionnelle.
De nombreuses recherches ont permis de mettre en évidence l’efficacité des ressources de la
Médecine Traditionnelle dans la prise en charge des troubles mentaux.
Au Mali l’expérience du CRMT (centre régional de Médecine Traditionnelle) à Bandiagara
(Mopti) est un exemple concret de collaboration entre la Médecine Traditionnelle et la Médecine
Conventionnelle dans la prise en charge de ces troubles.
Des enquêtes ont été menées à Bandiagara sur les révues bibliographiques et les expériences
d’utilisation des [Link]-ci ont permis de recenser de nombreuses plantes utilisées comme
traitement des maladies mentales. La présente étude a pour objectif de contribuer à l’étude de
certaines plantes médicinales utilisées dans la prise en charge des maladies mentales.
Motivations et Objectifs
Motivations
La valorisation de la Médecine Traditionnelle afin de satisfaire aux besoins de la santé
des populations.
La nécessité de développer et de faciliter l’accès aux MTA compte tenu du coût élevé des
médicaments importés.
La verification des propriétés thérapeutiques des écorces de tronc et des feuilles de nos
plantes sélectionnées.
Objectifs
Objectif général
Etudier cinq plantes utilisées dans le traitement traditionnel des maladies mentales.
Objectifs spécifiques
-Selectionner 5 plantes psycho-actives
-Déterminer la qualité de cinq plantes psycho-actives sélectionnées.
-Déterminer les rendements des extractions des cinq plantes.
-Caractériser les constituants chimiques des extraits polaires.
- Déterminer l’activité anti-radicalaire des extraits de ces plantes.
Généralités
Chapitre I : Généralités
A/Généralités sur les maladies mentales.
La psychiatrie une spécialité médicale « à part »
La psychiatrie est une spécialitémédicale au même titre que les autres spécialités (cardiologie,
dermatologie, pneumologie, etc.), mais s’en distingue dans la mesure où ces dernières
concernent des organes ou leurs fonctions, et sont donc en relation avec des lésions anatomiques
ou des désordres physiologiques (maladies pulmonaires, cardiaques, digestives, etc.).
La psychiatrie, en effet, a pour objet la maladie mentale, qui échappe à une classification établie
en fonction de lésions anatomiques ou de troubles physiologiques.
La maladie mentale est donc une maladie qui se différencie des maladies somatiques par le fait
qu’elle touche l’homme dans son entier, c’est –à-dire dans son humanité, dans sa façon d être
dans le monde, dans sa manière de voir le monde, dans ses relations avec les autres hommes.
C’est une maladie particulière qui fait de la psychiatrie une spécialité à part. Les maladies
mentales sont des maladies du psychisme (psyché= âme), le patient étant affecté tant sur le plan
(sentiments, émotions) que sur le plan intellectuel (pensée, jugement, raisonnement…).
Les troubles de l’esprit se répercutent sur le comportement du patient, comportement qui sera
perturbé.
II L’histoire de la psychiatrie
Avant que le médecin ne reconnaisse le fait psychiatrique comme un fait d’origine pathologique,
il a été concurrencé par le moraliste, le théologien, et le malade mental a souvent été considéré
comme un « possédé ». On parlait à son sujet de démon, de sorcier.
Or, le malade mental atteint dans son psychisme n’est plus véritablement libre de lui –même, il a
perdu son libre-arbitre, il est aliéné (aliénation mentale est l’ancien terme pour maladie mentale).
L’idée d’une pathologie concernant ces sujets n’a émergé dans l’histoire et la civilisation qu’à
partir du moment où celle-ci s’est intéressée à la liberté individuelle.
La notion d’aliénation mentale est apparue au tout début du 19 e siècle, peu de temps après la
Révolution française. Au paravant, les malades mentaux n’étaient pas différenciés des
marginaux, des délinquants, des inadaptés. Ils étaient souvent envoyés dans les colonies d’outre-
mer, emprisonnés à vie ou brulés sur le bûcher.
Ces pathologies suscitaient la peur. La religion et la philosophie, les considéraient comme des
faits surnaturels, l’origine des troubles étant souvent rapportée à des causes morales. L’approche
scientifique de ces pathologies commencée il ya moins de deux siècles a donc été, pour ces
raisons, relativement tardive.
étudiés .Des symptômes particuliers aux deux maladies apparaissent mais à des moments
différents. Les médecins traitent ces maladies avec une combinaison d’antidépresseurs et de
lithium .Les personnes souffrant de ces troubles ont souvent un meilleur pronostic que les
schizophrènes quoiqu’inférieur aux malades affectés par des troubles de l’humeur.
2-3Troubles affectifs:les troubles affectifs ou troubles de l’humeur incluent plusieurs
pathologies tellesque la dépression,les épisodes maniaques ou hypomaniaques ,les troubles
bipolaires. Ces problèmes sont courants en psychiatrie et 4%de la population adulte en tout
temps. Ils se manifestent essentiellement par des troubles de l’humeur .On remarque ,lors d’une
maladie bipolaire ou psychose maniacodépressive ,des cycles de dépression grave en alternance
avec descycles de manie .Dans la manie on retrouve les symptômes suivants : énergie sans
limite, enthousiasme débordant ethyper-activité ; propos rapides et disparates ;ton de voix élevée
,accès à la colère ; disposition à argumenter constamment ; on entreprend des activités qui
auront de graves conséquences comme faire des achats extravagants conduite automobile
imprudente,investissement impromptu de grosse sommes d’argent, idées [Link]
déprimé le malade peut avoir du mal à dormir,voir diminuer son interêt pour ses activités
quotidiennes ;perdre l’appétit se sentir diminué , coupable ou désespéré ;être triste , incapable de
se concentrer,devenir très irritable .On ne doit pas confondre la dépression majeure avec la
réaction dépressive ( avoir le cafard ou <<le blues>> ). La réaction dépressive ou trouble affectif
situationnel est un état temporaire causé par les épreuves de la [Link] le cas où il persistérait,
la personne devrait consulter un médecin afin de déterminer si cet état ne devient pas une
dépression périodique.
2-4Troubles obsessionnels-compulsifs : il s’agit d’une maladie dans laquelle les patients se
trouvent constamment troublés par des idées persistantes qui les incitent à effectuer
desgestesrépétitifs et ritualisé[Link] troubles obsessionnels-compulsifs débutent généralement
dans l’adolescence.
Les troubles obsessionnels-compulsifs sont fréquents et 2 à 3% de la population est touchée ;
dont 40% d’adolescents (avant l’âge de 20 ans). Les obsessions sont des pensées récurrentes ou
des sentiments qui viennent à l’esprit involontairement selon toute apparence. Les patients
considèrent ces pensées comme insensées et parfois désagréables, mais ils ne reussisent pas à les
ignorer ou à leur résister. Des pensées de violence, la peur d’être infecté par les germes ou de la
poussière, des doutes continuels (la porte d’entrée est-elle fermée ? …) sont les obsessions les
plus fréquentes. Il existe également des ruminations obsessionnelles qui consistent à revenir sans
arrêt sur un mot, une phrase ou un problème insoluble. Autre les obsessions, le patient
obsessionnel souffre de compulsions c'est-à-dire qu’il répète inlassablement et de façon
ritualisée des actes apparamment dépourvues de signification. Ces compulsions ont pour objectif
de chasser les peurs ou de soulager l’anxiété. Elles sont la manifestation physique d’un état
obsessionnel .Le sujet ne tire aucun plaisir de ses activités, mais il se sent anxieux s’il essaie de
résister. Les actes compulsifs doivent parfois être répétés tant de fois d’unefaçon si particulière
qu’ils peuvent perturber considérablement la vie sociale et professionnelle. Ainsi faut- il trois
heures à certains malades pour se lever et faire leur toilette le matin. Le traitement pour les
troubles obsessionnels –compulsifs peut inclure des médicaments (surtout ceux qui agissent sur
la sérotonine, soit clomipramine, fluoxétine, fluvoxamine ou paroxétine) et la thérapie
comportementale –cognitive. Environ deux tiers qui souffrent de troubles obsessionnels-
compulsifs réagissent bien au traitement.
2-5 Troubles d’anxiété : lorsqu’elle est grave, l’anxiété peut aussi être considerée comme une
maladie mentale et environ 16%de la population en souffre. Dans l’état de panique, caractérisé
par des crises de paniques périodiques, le malade devient étourdi,sent son thorax s’écraser,sa
gorge se nouer, transpire. Ces crises ne durent en général que quelques minutes mais c’est la
crainte d’être victime d’une autre attaque et sentiment d’impuissance qui s’ensuit compliquent la
situation.D’autres formes d’anxiété comprennent la peur d’objets (phobies) ou la peur de sortir
de la maison.
2-6Troubles de la personnalité ou troubles caractériels : certains croient que les désordres qui
suivent ne constituent pas en eux – mêmes des maladies mentales alors que d’autres affirment le
contraire, du moins dans les cas graves. Toute fois, pour le bien être des parents et de la famille,
on notera que certains comportements justifient une consultation auprès d’un professionnel.
Dans cette vaste catégorie de troubles, la personne ressent, juge et perçoit son environnement et
sa propre image d’une façon ferme et préconçue .Elle ne peut adapter sa conduite personnelle ni
dans son travail ni dans ses loisirs, aux critères de comportement normalement acceptés en
société. Elle est donc incapable d’avoir des relations interpersonnelles convenables et durables
Voici une liste de quelques troubles de personnalité :
Personnalité asociale : par exemple un individu qui a continuellement des problèmes légaux
ousociaux et qui n’accorde aucune importance à la loi ou à la discipline des parents.
Personnalité limite(<<Borderline >>) : elle se caractérise par des changements extrêmes
d’humeur de brève durée,des relations interpersonnelles intenses et instables ; des actions
impulsives qui peuvent être auto-destructives ;une perception de soi-même qui varie.
Personnalité paranoïde : sans raison valable se comporte envers les autres avec méfiance, envie ,
jalousie et entêtement impression de <<s’être fait avoir>> même si l’on peut prouver que ce
n’était pas le cas .
Le DSM –I V liste 16 catégories diagnostiques dont les 15 premiers font partie de l’axe I ,les
troubles de la personnalité étant rattachés à l’axe II . La dernière version du DSM est le DSM –
V. Comparaison des principales catégories DSM et CIM :
3-3 Essai de correspondance entre les principales catégories CIM-10 et DSM –IV
Retard mental
Trouble du développement
psychologique
3 Trouble mental généralement due à une condition Trouble mental sans autre
médicale indication
13 Troubles du sommeil ‘’
11 Dysfonctions sexuelles ‘’
9 Pathomimies ‘’
3-4Autres modèles :
*La classification chinoise des troubles mentaux de la société chinoise de psychiatrie (SCP)
(actuellement CCTM-3)
*Le glossaire latino-américain de psychiatrie(GlaP)
*Japanese society for international diagnostic criteria in psychiatry
*Cubanglossary of psychiatric diagnosis
Pédopsychiatrie:le domaine de la pédopsychiatrie utilise souvent des manuels spécifiques hormis
ceux du DSM et de la CIM qui ont traités avec peu de pages les troubles pédopsychiatriques
comme des sous-catégories de ceux des adultes. La classification diagnostique des troubles de la
santé mentale du nourrisson de la petite enfance (DC : 0-31) était pour la première fois publiée
en1994 pour classifier les troubles mentaux et développementaux diagnostiqués durant les
quatre premières années de l’[Link] a été publiée en 9 langues. La classification française
des troubles mentaux de l’enfant et del’adolescent(CFTMEA) ; opérationnelle depuis 1983, est
la classification de référence pour les pédopsychiatres français, belges et suisses de langue
française.
Usage : les systèmes de classification du DSM et la CIM ont été largement accepté dans le
domaine de la psychiatrie .Une étude de205 psychiatres , originaires de 66 pays de tous les
Thèse de pharmacie Mme Safiatou CAMARA 12
Etude de cinq plantes utilisées dans le traitement traditionnel des maladies mentales au Mali
continents ,confirment que laCIM-10 est la plus utilisée dans les pratiques cliniques,tandis que
le DSM-IV est beaucoup plus utilisé pour la recherche et usage d’autres professionnels de la
santé patients et [Link] version premiers soins de la section troubles mentaux de la CIM-
10 a été développé (en version originaire) a également été diffusée internationalement .Au Japon
, la plus part des hôpitaux universitaires utilisent la CIM ou le DSM. La CIM semble être
quelque part le manuel le plus utilisé à des fins académiques et de recherches tandis que les deux
classifications sont utilisées à des fins cliniques. D’autres systèmes psychiatriques traditionnels
peuvent également être utilisés (OMS, 2016).
4Les différents traitements :
4-1Traitement par les médicaments conventionnels
_Psychotropes : cette rubrique propose des repères sur ces médicaments psychotropes : familles
de médicaments, actions, posologies, effets secondaires, recommandations de prescription
précautions d’utilisations …
Les médicaments psychotropes agissent sur les mécanismes neurobiologiques du cerveau, afin
d’améliorer les troubles ou les dysfonctionnements de l’activité psychique. Au niveau du
systèmenerveux, l’activité psychique se traduit par des réactions biochimiques au sein des
cellules nerveuses (neurones). Les neurones synthétisent des substances appelées
neurotransmetteurs (ou neuromédiateurs qui interviennent dans le fonctionnement normal des
neurones). Lorsqu’ils sont en quantité anormalement importante ou au contraire insuffisante ils
peuvent entraîner des troubles comme la schizophrénie les troubles de l’humeur ou les troubles
anxieux. Les médicaments psychotropes modulent les effets des neurotransmetteurs : ils
améliorent ou stabilisent les anomalies de fonctionnement des cellules nerveuses.
Qui prescrit les médicaments ?
Le médecin, psychiatre ou généraliste après avoir identifié les symptômes de la maladie
psychique par une approche diagnostique. Il propose un accompagnement psychologique et
médical du patient pendant la durée du traitement (surveillance des effets secondaires, évaluation
des effets thérapeutiques). Le soin médicamenteux nécessite une bonne alliance thérapeutique et
une bonne connaissance scientifique. Une réevaluation régulière du bénéfice thérapeutique au fil
de l’évolution de la maladie psychique est nécessaire
Quels sont les médicaments à effet psychotrope ?
On distingue cinq grandes classes de médicaments
Les neuroleptiques ou antipsychotiques
Les antidépresseurs
Les régulateurs de l’humeur ou normothymiques
Vératran® (clotiazépam) Demi-vie=5 30cp. sec. 5mg ;[Link] 10 mg A .5 à 30 mg/jour en2 à 3 prises
heures
Xanax®(Alprazolam) Demi-vie=12 30 cp. sec .0,25 mg ;30 cp . sec. A 0,5 à 4 mg /jour en 2 à 3 prises
heures 0,50 mg
Temesta®(Lorazépam) Demi –vie =15 30 cp. sec. 1 mg ;30 cp . sec .2,5 mg A 1 à 7,5 mg/jour en 1 à 3 mg
heures
Lexomil ®(Bromazépam) demi-vie =20 30 cp. sec. 6mg (quadrisécables) A 3 à 12 mg /jour en 1 à 3 prises
heures
Urbanyl®(CLobazam) Demi –vie =40 gél .5mg ; 30 30 cp .sec .10 mg ;30 A 5 à 40 mg/jour
heures cp . 20 mg
Nordaz®(Nordazépam) demi –vie =65 30 cp. se. 7,5 mg ; 30 cp. sec .15 mg A 7,5 à 15 mg /jour en 1 prise le
heures soir
Tranxène®(Clorazépatedipotassique) 30 gél 5mg ;30 gél 10 mg ;14 cp sec A.10 à 50 mg/jour [Link]=200
Demi –vie=70 heures 50 mg mg/ jour chez le sujet hospitalisé
Diazépam (Valium®)
Clorazepate (Tranxène®)
Oxazépam (Seresta)
Clonazépam (Rivotril)
Clobazam (urbanyl®)
Effets indésirables :
-En rapport avec la posologie et/ou la sensibilité individuelle : somnolence , difficultés de
concentration, hypotonie,sensations ébrieuses , plus rarement réactions paradoxales( irritabilité
,agressivité, excitation ,confusion , syndrome amnésie-automatisme)
_En utilisation prolongée et /ou à forte dose : développement d’une tolérance et risque de
dépendance physique et psychique pouvant entraîner à l’arrêt d’un syndrome de sevrage (
anxiété , insomnie , irritabilité, céphalées ,myalgies ,plus rarement agitation ,épisodes
confusionnels ,dépersonnalisation,hallucinations ,convulsions)
Presentations Posologies
Designations et demi-vie
30 cp. sec .400mg ; A 400 à 1600 mg/Jour E 20 mg/kg
Equanil® (Meprobamate) Demi- 30 cp .250 mg /jour en2 à 4 prises
vie=11heures
Méprobamate [Link].200mg ‘’
Novalm® 400mg (Meprobamate) ‘’
®
Equanil injectable Délai d’action =20 60 [Link] .400 mg
à 40 minutes Dureé d’action =3 à 6 10 amp .5 ml =400g
heures
Effets indésirables :somnolence diurne (surtout en début de traitement ) possibilité de tolérance
au long cours et de dépendance avec risque de syndrome de sevrage en cas d’arrêt brutal lors
des traitements à forte dose (avec convulsions , myoclonies ,syndrome confusionnel ) .Rares :
éruptions cutanées allergiques , nausées ,vomissements ,diarrhée , céphalées, vertiges ,ataxie
,excitation ,troubles de l’accomodation ,bronchospasme ,anurie , purpuratrombopénique
,agranulocytose .
Presentations Posologies
Designations
45cp 50 mg A 1 cp 3 fois/jour
Covatine® (Captodiame)
Effets indésirables
Possibilité de somnolence diurne et difficultés d’endormissements en début detraitement.
4.1.2 Hypnotiques :ce sont des psycholeptiques qui diminuent l’activité mentale .Ils sont
groupés en 4 classes
[Link] Hypnotiques I : cyclopyrrolones tableau N°7
Presentation Posologie
Designation et demi-vie
7 cp .125 µg A.125 µg au coucher
Halcion®(Triazolam) Demi –
vie =3 heures
[Link] Hypnotiques IV
Phenothiazinestabeau N° 13
Dorosz 2006 Maloine Guide pratique des médicaments 26e-Edition Page1320 à 1324
Effets secondaires : la prise d’hypnotique induit de nombreux effets secondaires somnolence
diurne,elle altère la vigilance et cause des troubles de la mémoire à court terme. Elle peut être
associée à une légère réduction du sommeil paradoxal ainsi qu’à une augmentation du
ronflement et du risque d’apnée obstructive du sommeil. La prise d’hypnotiqueest associée (pour
certains hypnotiques ) à risque accru de survenue de cancer dont cancer de la peau .Elle est
également associée à un risque accru de mortalité selon les indices forts notamment relatifs aux
liens entre dépression et mortalité accrue ou selon des conclusions scientifiques respectivement
et successivement publiées en 1979 , 1998 , en 2009 , 2010 confirmée en2012 par une nouvelle
étude américaine publiée ayant portée sur plus de 10000 patients aux quels on avait prescrit du
zolpidem , témazépam ,eczopiclone ,zaleplon , d’autres benzodiazépines les barbituriques et les
antihistaminiques sédatifs . Cette étude a conclu à un risque de décès quatre fois plus élevé que
dans la population générale, chez ces utilisateurs de somnifères .Avec moins de18 pilules par an ,
le risque de mort pour ces patients était déjà multiplié par trois , ensuite ,le risque augmente
avec la dose , les auteurs précisant que le risque de décès et de cancer associés aux médicaments
hypnotiques ne pouvaient pas être imputables à une maladie préexistante . Cette dernière étude
ne concerne cependant pas l’usage médical de mélatonine .Chez les sujets âgés, elle est associée
à une augmentation du risque de chute et de fracture du col du fémur. Elle est également associée
à un risque accru de troubles cognitifs, et de troubles cardiaques. Chez les sujets de plus de 60
ans ; des effets indésirables accrus de type de fatigue, troubles cognitifs,céphalées, cauchemars
nausées, sans différence entre hypnotiques et benzodiazépines pour un gain de sommeil d’une
demi –heure en moyenne. Etant donné que des résidus de ces médicaments sont retrouvés en
quantités significatives et croissantes dans les stations d’épuration ou à leur aval ou dans certain
milieu naturel, la question d’éventuels effets éco épidémiologiques et écologiques pourrait aussi
être posée.(OMS, 2016)
Mécanismed’action : hypnotique de la famille des imidazopyridines ,de la famille des
cyclopyrrolones ayant une action hypnotique rapide agoniste de l’un des sous-types des
récepteurs centraux aux’’benzodiazépines’’(mais avec une liaison différente de celles –ci )
modifiant beaucoup moins l’architecture du sommeil que les benzodiazépines ,notamment la
durée du sommeil paradoxal facilitant la transmission gabaergique (comme les benzodiazépines
mais par fixation sur un site différent des récepteurs cérébraux )ayant une action hypnotique
rapide des effets anxiolytiques myorelaxants et anticonvulsivants . Le système GABA (acide
gamma amino butyrique) est donc la plaque tournante du mode d’action des hypnotiques. Les
récepteurs aux hypnotiques et les récepteurs GABA se modulent autrement dit le GABA
augmente l’affinité des hypnotiques pour ses récepteurs.(OMS, 2016)
4.1.3 Les antidépresseurs
Mécanismed’action : la pharmacologie des antidépresseurs(en) n’est pas totalement
élucidée .Le mécanisme d’action (pharmacologie) des antidépresseurs est basé sur l’hypothèse
monoaminergique de la dépression.
Le mécanisme d’action des antidépresseurs est génélement lié à un effet sur les
neurotransmetteurs.
*LES IMAO (inhibiteurs de monoamine oxydase) augmentent la concentration en sérotonine en
inhibant les enzymes(les monoamines oxydases ou MAO) chargées de sa dégradation. Leur
usage requiert pour la plupart une surveillance contraignante de l’alimentation et ils ne sont
maintenant que rarement utilisés
*Les antidépresseurs tricycliques empêchent la recapture de divers neurotransmetteurs,y compris
la sérotonine la noradrénaline et la dopamine.
*Les ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) augmentent la concentration de
sérotonine dans la synapse en empêchant sa recapture dans le neurone pré-synaptique (voir
synapse). Cette classe d’antidépresseurs est récente (milieudes années 80)
*Les IRSNa (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine –noradrénaline)inhibent de façon
sélective la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine. (OMS, 2016)
Effets secondaires : les effets secondaires induits par les antidépresseurs varient selon les
individus. Ces variations seraient plus importantes d’un individu à l’autre que d’une molécule à
l’autre .Les antidépresseurs peuvent avoir des effets secondaires et c’est la principale cause
d’interruptiondu traitement par le patient. De plus,il arrive que certains patients ne répondent
pas aux antidépresseurs. Les dysfonctionnements sexuels (anorgamie baisse de libido, etc.) font
partie des effets secondaires les souvent constatés. Cette question doit être prise en compte lors
d’une indication dans la mesure où ce qui s’améliore d’un côté, l’humeur du patient, peut être
contre balancée par quelque chose qui l’empire, la vie sexuelle avec ses répercussions sur la vie
de couple. Comme dans toute indication médicale la balance ‘’bénéfices attendus et
inconvénients’’ doit être sérieusement envisagée et discutée avec le patient.
Undysfonctionnement sexuel peut être la conséquence de l’utilisation d’un ISRS chez plus de
80% des hommes. Ce dysfonctionnement peut être permanent et les stratégies pour en venir à
bout n’en sont encore qu’à l’état d’ébauche avec dans l’immence majorité des cas une absence
totale d’amélioration (dysfonction sexuelle liée aux médicaments ISRS).Le syndrome
sérotoninergique est une complication potentiellement mortelle liée à des médicaments
antidépresseurs inhibiteurs de la recapture sélective de sérotonine IMAO tricycliques. D’après
certains auteurs, les cas de syndrome sérotoninergique sont largement sous estimés. Il existe
certains moyens prédictifs de déterminer la propension à un patient à développer des effets
secondaires sera élevée . Ce test peut se faire à partir de la salive ou à la suite d’une prise de
sang. D’autres tests existent mais se révèlent parfois beaucoup plus complexes à mettre en
œuvre. Par exemple, dans le cas du citalopram, il faut tester le gène CRK4 sur le chromosome
[Link] Les antidépresseurs divers I,II , III ,IV ,V et VI sont : Viloxazine (vivalan
),Tianeptine (Stablin ), Milnacipram ( I xel ) ,Veniafaxine ( Effexor) , Miansérine(athymil) ,
Mirtazapine ( Norset ). Les antidépresseurs IMAO I et II sont : Moclobemide (Moclamne 150
mg ) , Iproniazide ( Marsilid).Dorosz
2006 Maloine guide pratique des médicaments 26e-édition page 1328 -1344.
Iproniazide
Effets secondaires
Précoces (disparaissent en cours de traitement,peuvent réapparaître en cas d’interaction qui
augmente la lithiémie) :
*Nausées, vomissements, diarrhées (obligent l’arrêt du traitement)
*Sédation
* Tremblement des extrémités
*Hypotonie
Tardifs :
*Tremblement
*Prise de poids
*Polyurie (inhibition ADH)
*Goitre, hypothyroïdie. (FMPMC-PS pharmacologie niveau DC [Link])
Principaux neuroleptiques: sont les neuroleptiques typiques, les neuroleptiques atypiques, les
neuroleptiques cachés. (OMS, 2016), 31 mars 2016 à 16h41mn.
[Link] Neuroleptiques typiques
*Les phénothiazines (Chorpromazine : Largactil®, la Cyamémazine : Tercian®, la
Lévoméprazine :Nozinan®,Fluphénazine :Modécate®,Perphénazine :Trilafon®,Prochlo rpérazine
:Campazine® ,Thioridazine®, Trifluopérazine® ).
* Les butyrophénones ( Halopéridol : Haldol® et sa forme décanoate)
*Diphenyl butyl pipéridine ( Pimozide :Orap® )
*Les benzamides ( Tiapride : Tiapridal® ;Sulpiride : Dogmatil®)
*Les thioxanthènes (Zuclopenthixol: Clopixol®, Flupentixol: Fluanxol®)
[Link] Les neuroleptiques atypiques : (Clozapine : Leponex®, Olanzapine : Zyprexa® ,
Rispéridone : Risperdal® , Quétiapine :Seroquel® en Belgique ,au Canada et en Suisse (Sequase
également ) ,Xeroquel® en France ,Ziprasidone, Amisulpride ( Solian® )agonistes partiels de la
dopamine (Aripiprazole :Abilify® ))
[Link] Les neuroleptiques « cachés » : neuroleptique ou contenant un neuroleptique
*Antinauséeux ( le Métolopamide trouvé dans Primpéran® , Anausin® , Cephalgan® ,
Chlorhydrate de Métoclopramide, Renaudin® (solution injectable ),MétoclopramideMerck,
Migpriv®, Prokinyl LP® ,la Métopimazine : Vogalène®)
*Somnifères : (antihistaminiques possédant des propriétés antidopaminergiques :
l’Acépromazine en association avec l’Acéprométazine : Noctran®(le Noctran n’est pas utilisé
comme un neuroleptique même s’il contient un neuroleptique caché,il ne devrait pas être utilisé
en monothérapie pour la psychose, son indication étant les troubles du sommeil
) ;l’Acépromazine seule : Mépronizine® ; l’Alimémazine :Théralène ®;le Prométhazine :
Phénergan®)
*Traitement non hormonal des bouffées de chaleur (le Véralipride : Agréal®)
[Link] Les problèmes neuropsychiatriques : (le Sulpiride : Dogmatil®, la Cinnarizine :
Sureptil® (déficit cognitifet neurosensoriel du sujet âgé). OMS 31 mars 2016 16 h 41 minutes
Mécanismesd’actions: le mécanisme d’action commun à tous les neuroleptiques typiques
également appelés neuroleptiques de première génération va être une action antagoniste
dopaminergique centrale de type D2. Cette action va se réaliser au niveau des 4 grandes voies
dopaminergiques centrales :
*nigro-striée : voie responsable de la motricité
*mésolimbique :voie responsable des émotions
*mésocorticale : voie responsable des syndromes déficitaires
Flupentixol
Carpipramine(prazinil®) Sulpiride
qui a été largement évalué dans le traitement du trouble dépressif majeur (TDM) , la plus part
des autres herbes n’ont pas subi de tests cliniques . Le millepertuis a démontré une efficacité
équivalente aux antidépresseurs et a été recommandé comme traitement de première ligne pour
la dépression d’intensité légère à moderée .Plusieurs herbes ont démontré des bénéfices
cliniques lors d’essais dans le traitement de l’anxiété , mais les essais contrôlés bien conçus sont
manquants pour les autres maladies psychiatriques .Il n’est pas surprenant de voir que les plantes
médicinales utilisées dans le traitement des troubles mentaux sont souvent basées sur la
phytothérapie traditionnelle ou occidentale , la médecine chinoise traditionnelle (MTC) ou la
médecine naturopathique .Ces thérapies basent souvent leurs traitements sur les principes
entièrement différents de ceux en médecine utilisés [Link]://[Link]/23
no uvelles-des-remedes naturels -comme-alternative-aux-medicaments-psychiatriques –html
visité le 23 MAI 2016 à 15h 34.
Bacopa monnieri : le bacopa contribuerait à limiter les troubles nerveux tels que la névralgie
,l’epilepsie ou les maladies mentales .Cette plante soulagerait également les troubles digestifs
(indigestion,ulcère ,flatulences,constipation )par ses vertus toniques , le bacopa améliorerait les
troubles sexuels ( impuissance ,éjaculation précoce ,stérilité ) . Le bacopa est également utilisé
en médecine ayurvédique pour soigner la mémoire.
Nom scientifique : Bacopa monnieri ,noms communs :bacopa ,hysope d’eau ,brahmi,noms
anglais :bacopa,indian , water hyscop classification botanique : famille des scrophulariacées
(scrofulariaceae) .Formes et préparations :gélules , comprimés ,décoctions ,ampoules ,extraits
,huiles ,jus ,sirops ,poudres .
Propriétés médicinales du bacopa :plusieurs études menées en Inde ont mis en évidence
l’efficacité du bacopa pour améliorer les facultés cognitives et la mémoire, pour aider à soigner
l’anxiété ainsi que pour contribuer à diminuer la fréquence des crises d’épilepsie chez certains
patients
Description botanique du bacopa : le bacopa monnieri est une petite plante dont la taille ne
dépasse pas les 20 à 25 cm. Plante grasse , vivace ,pluriannuelle et rampante ,le bacopa est doté
de tiges élancées ,charnues et ramifiées . Ses feuilles épaisses,comestibles, sont opposées
spatulées .Ses petites fleurs axillaires blanches à bleu pâle sont formées de quatre à cinq pétales
,disposés de façon opposée à la tige . Le fruit est capsulaire etovoïde .Plante poussant dans les
régions tropicales et subtropicales,le bacopa ne supporte pas le gel.
Composition du bacopa :
Parties utilisées : les feuilles de bacopa sont la partie utilisée en phytothérapie.
GABA (selon Susuki et al 1999). Sakyan et al (1998), Rai et al (2003) et d’autres chercheurs ont
tous réalisés des études favorables quand à l’action anxiolytique du ginkgo. L’extrait permet
aussi selon Zhang X .Y et al (2001) d’atténuer les effets secondaires tout en augmentant l’action
du neuroleptique de synthèse nommé halopéridol
Griffonia simplicifonia : certaines parties de la plante contiennent jusqu’à 5% de 5 –HTP une
molécule qui agit sur la sérotonine et de la mélatonine. C’est le tryptophane, un acide aminé
(constituant des protéines) d’origine alimentaire qui va donner naissance dans l’organisme à la
molécule appelée 5-HTP .Le 5-HTP est alors transformé par l’intervention de la vitamine B6 en
sérotonine .L’alimentation apporte une faible quantité de tryptophane. De plus, seulement 50 à
80% de cet acide aminé est vraiment utilisé par l’organisme. La sérotonine (ou molécule de la
bonne humeur !) est un peu transformé en mélatonine (molécule du sommeil). Le griffonia
apporte directement le 5-HTP à l’organisme permettant d’augmenter le taux de sérotonine et
donc de mélatonine, souvent bas des déprimés
Houblon : c’est un anxiolytiqueefficace. Le méthyl buténol semble être la molécule principale
responsable de l’action du [Link] et al (2005) ont prouvé que le houblon avait un effet
sédatif égal au pentobarbital et un effet antidépresseur (dès 10 mg/ kg).Les études ont souvent
porté sur l’association Houblon Valériane. Les principes du actifs du mélange forment en effet
un puissant sédatif en se liant aux récepteurs de la sérotonine, de la mélatonine et peut être même
de l’adénosine (Muller et al, 2002, Schellenberg et al 2004). Schmitz et al( 1998)ont obtenu une
nette amélioration du sommeil chez des patients ( effets comparables avec les benzodiazépines
).Il est cependant reconnu que le houblon est légère ment moins puissant que la valériane .Kava
ou Piper methysticum est selon C. Muller et [Link] : « un excellent anxiolytique pouvant se
substituer aux médicaments synthétiques , et le même dans des cas de troubles anxieux
généralisés ».R.F Weiss et [Link] déclarent : « les préparations à base d’extrait de kava
offrent une alternative intéressante aux benzodiazépines , antidépresseurs opipramol et
buspirone ».C’est semble –t- il ,l’étude de Mittmann et al qui les encourage à tout d’éloge de la
plante . L’étude ayant en 2000 montré qu’un extrait de kava –kava avait les mêmes effets les
benzodiazépines. Nous ne discuterons pas ici de la toxicité attribuée à cette plante. Les principes
actifs du kava agissent à la fois sur la circulation du GABA A et sur le blocage de la recapture de
la noradrénaline
Lavande : Lis –Balchin et al ont révélé les propriétés anxiolytiques faibles à moyennes de la
plante chez des rats .La lavande amplifie l’action des somnifères de synthèse selon Bradshaw et
al 1998. De nombreuses études prouvent l’efficacité de l’huile essentielle chez les sujets
modérément anxieux (Buckle et al 1993, Morris et al 2002, Moss et al 2003 Motanura et al
utilisées chacune isolement , pour réduire de façon marquée l’anxiété généralisée . C’est
l’association de certaines de ces plantes entre elles qui va produire un cumul d’effets et peut être
même des synergies qui rendra le mélange digne de rivaliser avec l’action d’un médicament de
synthèse.
Pavot somnifère : En 1967, Scharfretter explique : « en ce qui concerne le traitement de l’anxiété
purement psychotique aucun autre médicament n’a jusqu’à ce jour atteint l’efficacité des pilules
d’opium ». Selon Burchard (1967) le taux de réussite en cas de dépression serait de 66% avec
l’opium (taux égal à celui des médicaments de synthèse). Contrairement aux neuroleptiques,
l’opium ne provoquerait pas de tremblements
Polygala termifolia : d’après Chung.I.W et al (2002), les saponines de la plante sont des
antagonistes des récepteurs dopaminergiques et sérotoninergiques sur des souris. Les auteurs
concluent donc : « ceci peut suggérer une possible utilité comme agent antipsychotique ».
Rauvolfia : c’est surtout la réserpine contenue dans la racine qui est connue. Cet alcaloïde,
provoque un effet sédatif important et est classé comme neuroleptique .La réserpine se prescrit à
la dose de 100à 250 microgrammes soit 500 mg de racine séchée par jour. A cette dose, indiquée
dans la schizophrenie par exemple on observe des effets secondaires comme la dyskinésie.
Rhodiolarosea : plusieurs études sur cette plante ont été réalisées pour évaluer ses effets
antidépresseurs.
DarbinyanV et al (2007) constatent une action marquée dans les dépressions modérées chez
l’homme.
QinY.J et al confirment l’activité sur des rats. Erik M.G et al ont noté l’effet intéressant de la
plante chez des sujets atteints de fatigue mentale. Selon Daphne Van Diermena et al (2009)
,l’action de la plante serait de l’ordre des IMAO .
Safran : cette épice est un bon antidépresseur. L’étude de Wang Y et al (2009) montre que ce
serait notamment la crocine qui serait responsable de l’efficacité. Chez l’homme, les résultats
sont très encourageant s (Akhondzadeh et al .2005 et 2007).
Saururus cernuus : la plante fut utilisée comme sédative du système nerveux par les amerindiens
. Deux études ont été effectuées sur le principal agent de l’action neuroleptique : preliminary
evaluation of manassantin A, a potentiel neuroleptic agent from Saururus cernuus et Further
studies on the neuroleptic profile of manassantin A .Les auteurs de ces études prétendent est
l’activité est proche de celle des neuroleptiques atypiques.
Scutellaire : C’est surtout la baïcaléine une substance de la feuille, qui aurait une action sédative
or cette molécule se lie aux sites benzodiazépines du récepteur GABA-A. L’oroxyline A
contenue dans la plante a aussi cette propriété. Awad et al (2003) ont constaté un effet intéressant
sur les rats. Wolfson et al ont réalisé une étude sur l’homme très significative : la plante a bien
une action sédative modérée.
Spondius mombin : sur des souris et des rats, l’extrait des feuilles a montré dans l’étude de
Abiodun O .Ayoka et al (2005) un effet dopaminergique. Non seulement la plante agit sur le
GABA et est donc anxiolytique mais en plus elle est antipsychotique.
Stephania intermedia : son activité identique aux antipsychotiques atypiques a été révélée lors
d’une comparaison entre l’action de la stepholidine -1 et l’halopéridol (haldol) et la clozapine
(clozamil) par Natesan S et al (2008)
Valériane : c’est surtout sur les mécanismes GABA-ergiques que la plante agit. Riedel et al ont
montré que les terpènes de la valériane agissaient sur le GABA. En effet, les principes actifs
inhiberaient la recapture de ce neurotransmetteur. Mais l’activité s’explique également par
l’action des substances sur les liaisons benzodiazépines. Que ce soit en 1982 avec Leatwood et al
, en 1997 avec Bourin et al , en 1996 avec Vorbach et al , l’effet somnifère de la valériane est
prouvé sur l’homme . Une fois de plus, [Link] et [Link] expliquent : « les effets de la
valériane sont parfois comparables à ceux de substances synthétiques »
.[Link] –médicinales / les sedatifs-nerveux-
naturels .html
Tableau n°20 : liste de quelques plantes maliennes utilisées dans le traitement des maladies
mentales
Noms scientifiques Familles Parties utilisées Nom local (bambara
ou malinké
Evolvulus alsinoides convolvulaceae Partie aérienne Kononika-dlo sina
Saba senegalensis Apocynaceae Feuilles, racines Saban
Khaya senegalensis Meliaceae Ecorce de tronc, Diala
feuilles racines
Faidherbia albida Mimosaceae Feuilles, écorce de la Balazan
tige racines
Argemone mexicana papaveraceae Partie aérienne Bozobo
Commiphora Burseraceae Ecorce, gomme Bàrakanté
pedunculata
Cussonia arborea Araliaceae Feuilles Bolokoroni,bolokuru
Diospyros Ebénaceae Feuilles, racines, Sounsounfing,
mespiliformis écorce, fruits secs diomba
Pericopsis laxiflora Fabaceae Feuilles Kolokolo, mugudu
Quassia undula Simaroubaceae Ecorce de tronc, Wakaro, jafulate
feuilles
Denis Malgras, 1992 Editions Karthala.
induites .La mesure directe des radicaux libres est possible par résonance para-électronique ou
chimioluminescence mais difficilement utilisable en biologie clinique. Il est possible de piéger
les radicaux par des tests dynamiques utilisant le salicylate et mesurant ses dérivés
d’hydroxylation. Les lésions dues aux radicaux libres sont surtout appréciées en examinant les
produits de l’oxydation des lipides : diènes conjugués, hydro-peroxydes, aldéhydes, et
hydrocarbures. Le test le plus pratiqué ; bien que controversé reste la mesure du malonaldéhyde
après réaction de l’acide thiobarbiturique(TBars ou MDA).Le stress oxydant se traduit aussi par
une modification des concentrations en antioxydants (glutathion, ascorbate, tocophérol), mais
surtout du rapport entre forme réduite et oxydée de ces composés. Beaucoup d’autres dérivés
oxydés sont également analysables provenant de l’ADN ou des protéines comme les carbonyles
ou thiols protéiques. Quelque soit le test choisi le biologiste devra être vigilant car toutes ces
méthodes souffrent d’un manque de standardisation et de l’absence de matériaux de référence.
http:// www./[Link]/ fr/revues /abc/.e-docs/le stress oxydant –interet –de-sa-mise-en-evidence-
enbiologie-médicale –et-problèmes-poses-par-choix-d-un-marque
Accompagnant depuis la nuit des temps la vie des hommes, le stress n’apparait pas sans
conséquences sur leur état de santé. Le rôle des peurs, des émotions et des contraintes prégnantes
dans l’apparition de maladies organiques ou psychiques a, depuis longtemps fait l’objet
d’observations cliniques. Les progrès récents des neurosciences et l’identification de mécanismes
moléculaires communs aux systèmes nerveux et immunitaire offrent des pistes de recherches ou
du moins , indiquant des directions à prendre en particulier celles des voies biologiques
communes impliquées dans différents types de stress , psychologique, traumatique, endotoxique
ou infectieux , dont les effets peuvent se conjuguer et se renforcer . Nous avons fait le choix des
cytokines, molécules par excellence de l’immunité mais aussi présentes dans le cerveau ainsi que
leurs récepteurs pour illustrer l’existence de supports moléculaires aux interactions entre stress,
immunité et maladies mentales. Ce thème, déjà abordé par d’autres, est généralement traité par
des neurobiologistes pour des neurobiologistes. Nous avons souhaité que cet article s’adresse
plus particulièrement à ceux, médecins, psychiatres ou étudiants en psychologie et d’autres
pour qui le monde des molécules parraît bien éloigné du psychisme. http:// [Link]/
revue/ m/ 2002/V18/n11/000475artm
Oligoéléments et fonctions cognitives :
Zinc et cerveau : le zinc est, avec le fer, l’oligoélément le plus concentré dans le cerveau. Il
contribue à la structure et au fonctionnement cérébral. Il est présent dans les métalloprotéines des
neurones et des cellules gliales. Environ 90% du zinc présent dans le cerveau est lié aux
métalloprotéines. Son mécanisme d’action n’est pas encore complètement élucidé, mais il
semblerait qu’il module la transmission des signaux nerveux. Le zinc se trouve dans les vésicules
présynaptiques des neurones qui utilisent le glutamate comme neurotransmetteur .Dans ces
neurones, le rôle du zinc est encore controversé, mais il pourrait impliquer une participation du
zinc au stockage au rélargage et à la captation du glutamate et à la modulation des récepteurs
glutamatergiques. Le zinc peut également agir comme neuromodulateur ou neurotransmetteur. Il
joue un rôle central dans la croissance de la tubuline cérébrale. Le zinc est situé dans le cortex
cérébral, la partie ‘’pensante’’ du cerveau. Cette région comprend l’hippocampe, qui un rôle clef
dans l’apprentissage et la mémoire et le positionnement dans l’espace et l’amygdale partie où se
développe la ‘’perception’’. Comme la carence en zinc influence l’homéostasie du zinc au
niveau cérébral, le zinc est un important nutriment pour le fonctionnement cérébral. Le turn over
du zinc dans le cerveau est beaucoup plus lent que dans le foie , mais , paradoxalement , des
régions du cerveau comme l’hippocampe sont très sensibles aux déficits en zinc qui entraînent
des altérations cognitives des troubles de l’apprentissage , de la pensée , de la mémoire et de
l’attention .La carence en zinc diminuant également les activités des désaturases , une altération
du métabolisme des acides gras oméga 6 et oméga3 essentiels à la croissance neuronale a été
également évoquée .
Sélénium et cerveau : dans le cerveau de l’homme adulte, le métabolisme du sélénium est
différent de celui des autres organes. En cas de déficit, c’est le premier organe à être réalimenté
grâce au rôle de transport de la sélénoprotéine P le cas du sélénium est particulier. Outre ses
propriétés anti-oxydantes bien connues qui en font un oligoélément essentiel pour le
fonctionnement du cerveau optimal de la glutathion peroxydase (GPX) cérébrale , indispensable
à la défense contre les réactions d’oxydation , des travaux récents ont démontré l’implication du
sélénium dans le fonctionnement du cerveau et son impact sur l’humeur .Les apport séléniés bas
sont associés à des états dépressifs et à des troubles de l’humeur , qui cèdent devant la
supplementation séléniée à raison de 100µg/ j. Le rôle du sélénium passerait partiellement par le
métabolisme des hormones thyroïdiennes dont il est un modulateur .En fin, l’association
vitamine E-sélénium est à favoriser car la vitamine E, antioxydant liposoluble a une action
complémentaire de celle du sélénium mais ne peut pas le remplacer.
Fer et cerveau : chez le sujet âgé, le rôle du fer est ambigu et l’excès de fer apparaît impliqué
dans le développement des maladies neuro-dégénératives en relation avec un possible rôle pro-
oxydant. Au cours du vieillissement le fer sous forme de métal de transition,pourrait participer à
l’incidence de maladies neurodégénératives telles que Parkinson ou Alzheimer. La plus part des
études ont souligné l’importance de l’homéostasie du fer dans le cerveau pour maintenir un
fonctionnement normal de cet organe et l’impact des déficits en fer sous forme libre dans le
cerveau, en générant la production d’espèces radicalaires agressives pour les neurones serait en
partie responsable des dégénérescences neuronales observées dans la maladie de Parkinson et
dans la maladie d’Alzheimer. Les mécanismes de l’action pro-oxydante du fer génératrice des
dommages oxydatifs des neurones , sont au moins , partiellement mediés par la génération de
peroxyde d’hydrogène , produit par la désamination oxydative de la dopamine et converti en
présence de fer ferreux en radical hydroxyl hautement agressif
.[Link] support/ [Link]
6Les causes : il y a à peine quelques décennie, les familles étaient mises au banc des accusés.
Expliquer la maladie mentale de leur proche, heureusement la science a évolué et les spécialistes
admettent maintenant que les maladies mentales sont d’origine biologique, psychologique et
sociale. En termes simples, les maladies mentales sont liées à des dérèglements dans la chimie du
cerveau et de la pensée qui peuvent être déclenchés par des évènements et des difficultés de la
[Link] le plan génétique,on n’hérite pas d’une maladie mentale mais uniquement de la tendance
à la développer. Plusieurs facteurs peuvent avoir un effet sur le développement de la maladie. A
titre d’exemple au niveau biologique, on peut penser à des dommages prénataux, des
traumatismes physiques, des infections et des déséquilibres chimiques dans le cerveau. Pour ce
qui est des facteurs psychologiques et sociaux, des éléments tels que l’absence de soutien
social,les mauvais traitements durant l’enfance, la violence familiale, le chômage et les
changements importants au cours de la vie peuvent influencer le déclenchement de la maladie
.FFAPAMM
La maladie mentale expliquée par la génétique : cependant il n’ya pas que les évènements de la
vie qui peuvent déclencher l’apparition de la maladie mentale. On sait aujourd’hui qu’il ya une
origine biologique à certaines maladies. Grâce à la technologie et la science, le cerveau est de
mieux en mieux connu et les chercheurs ont identifié certaines substances entre autres la
sérotonine et la dopamine (neurotransmetteurs jouant un rôle dans le développement des
maladies mentales) comme facteurs non négligeables. Malheureusement, il n’existe pas encore
de test rapide et précis (exemple : prise de sang) pour déterminer si une personne présente une
déficience ou une surproduction de neurotransmetteurs .La génétique oui, mais pas la seule
cause. Pour certaines maladies les facteurs génétiques sont plus importants. Par contre,ils ne sont
jamais les seuls en cause .Des chercheurs statuent qu’il est de plus en plus évident que le trouble
bipolaire soit probablement transmis génétiquement, ce qui explique l’incidence plus élevée de la
maladie au sein d’une même famille.
Les facteurs de risque : comme nous l’avons déjà mentionné, on ne connaît pas les causes
exactes des maladies mentales .Cependant, les études suggèrent que les maladies mentales
peuvent être la conséquence d’une combinaison de plusieurs facteurs. Certains évènements tels
que la rupture chez un couple, le décès d’une personne aimée, des difficultés économiques, une
mauvaise santé physique ou des handicaps représentent des facteurs de risque contre les quels
une action préventive est possible. D’autres facteurs comme des antécédents familiaux de
maladie mentale, une enfance marquée par des abus physiques, sexuels ou psychologiques, des
épisodes antérieurs de maladie mentale, des traumatismes psychologiques ou une accumulation
importance de stress peuvent également favoriser le développement des troubles mentaux
Les principaux symptômes de la maladiementale : les symptômes peuvent varier, mais les
personnes affligées de maladie mentale souffrent généralement de troubles de la pensée de
comportement ou des émotions qui les empêchent de faire face aux exigences de la vie
quotidienne. Leur niveau d’incapacité varie. Les symptômes qui suivent peuvent être les signes
avant-coureurs de ces maladies mais ne signifient pas d’emblée à eux seuls l’existence d’une
maladie mentale. Cependant s’ils persistent ou s’aggravent, on recommande de consulter un
professionnel.
Comportement asocial :
Violation grave de règles établies
Fraude,vol et délits divers
Bagarre, intimidation, destruction des biens d’autrui
Brutalité et cruauté physique envers des personnes et les animaux
Dépression :
Variation de l’appétit, perte ou gain de poids sans raison apparente
Manque d’interêt envers des activités autre fois agréables
Expression de tristesse, de désespoir, d’impuissance, d’incapacité
Fatigue extrême et troubles du sommeil
Abandonner ses activités sportives ou culturelles
Pessimisme, perception morbide du monde
Paroles ou pensées suicidaires
Troubles de la pensée :
Incapacité de se concentrer, ou de faire face à des problèmes minimes. Propos absurdes
.Diminution du raisonnemen, de la mémoire et du jugement. Usage de mots étrangers ou d’un
langage mal structuré. Réponses à côté parfois incompréhensibles .Peur et méfiance exagérées
Troubles des émotions :
Hostilité inhabituelle
Indifférence
sujet sont en train de faire évoluer les mentalités .En voici quelques unes qui laissent à penser
que les troubles mentaux sont dus à des facteurs physiques et biologiques . Les inflammations
pourraient être responsables de la dépression : certaines études établissent un lien entre la
dépression et inflammation cérébrale. Selon le magazine discover, la cause enserait la production
de cytokine, une protéine qui protège le corps de l’inflammation pour lui éviter de s’épuiser. En
gros, tout va bien quand l’inflammation est localisée est localisée (et la production de cytokine
limitée),comme celles qui se produisent naturellement, mais une surproduction de cytokines
aurait des conséquences néfastes sur la santé et serait susceptible d’entraîner un état dépressif.
Les experts commencent à trouver cette théorie plausible .Une autre étude a mis en évidence une
corrélation possible entre l’inflammation cérébrale et la dépression clinique .La cause serait
aussi moléculaire : au cours d’une méta-analyse d’une petite trentaine d’études, des chercheurs
de l’université de Grenade se sont intéressés aux biologiques qui sous-vendent la dépression. A
les en croire, celle-ci, serait due à un stress oxydant. Ce processus cellulaire se produit lorsqu’il
n’ya pas assez d’antioxydants pour contrer les radicaux libres. Une substance dangereuse ce qui
peut provoquer des maladies. La dépression serait donc une affection générale qui toucherait
l’ensemble du corps, selon les auteurs de cette étude. Cela explique peut être aussi pourquoi les
dépressifs sont plus sensibles aux maladies, comme les pathologies cardiaques. Les individus
souffrant d’anxiété perçoivent parfois le monde différemment : une étude récente a montré que
les patients atteints d’anxiété ont probablement une vision du monde complètement différente, en
raison d’une particularité cérébrale .La responsabilité de cet état de fait ? La plasticité du
cerveau, c'est-à-dire sa capacité à se transformer et à se réorganiser en formant de nouvelles
connexions neuronales. Chez ces patients, la plasticité persiste longtemps après qu’un évènement
d’ordre émotionnel a pris fin. Leur cerveau est donc incapable de faire la distinction entre un
contexte inédit ou hors propos et une circonstance familière ou sans danger. Pour résumer il ‘’
généralise ‘’ les situations ce qui génère de l’anxiété. Cette réaction n’est pas donc absolument
contrôlable. Des mutations génétiques seraient à l’origine de la schizophrénie. Et si cette
pathologie se développait avant la naissance ? C’est ce qui suggère une étude de l’université de
Californie à Los Angeles : les schizophrènes sont d’avantage susceptible d’avoir une mutation
génétique rare (qui intervient durant la croissance du fœtus). Les gènes concernés jouent
potentiellement un rôle important dans le développement du cerveau à l’état fœtal. La
schizophrénie pourrait donc être ‘’ un trouble dont l’origine apparaîtrait au tout début de la
formation du cerveau ‘’ affirment les auteurs. Une réponse incontrôlée du cerveau provoquerait
les phobies : les personnes souffrant de phobies paralysantes (comme lapeur de prendre l’avion,
ou celle des interactions sociales) doivent peut être chercher du côté de leur amygdale,la région
du cerveau qui contrôle nos réponses émotionnelles . Celle-ci réagirait de façon disproportionnée
, entraînant une réaction de peur décuplée , qui peut- elle-même engendrer une forte anxiété dans
certaines situations , selon la Mayo Clinoc , une fédération hospitalo-universitaire et de
rechercheméricaine . L’élévation du taux de sérotonine serait la source de l’anxiété sociale. Une
étude de 2015 montre que les individus atteints d’anxiété sociale produisent parfois de trop
grandes quantités de sérotonine, la molécule du bien-être qui permet d’envoyer des informations
d’une zone du cerveau à l’autre. En observant la scintigraphie du cerveau de personnes atteintes
de phobie sociale, les chercheurs de l’université d’uppsala en Suède ont constaté que leur
angoisse était liée à une sécrétion plus importante de ce neurotransmetteur dans l’amygdale.
[Link] huffington post .fr /2016/03/25 preuve –maladie –mentale – pas – dans –tete n-
[Link].
1 Evolvulus alsinoidesL. :
1 1 Systématique
Règne : plantae (plantes)
Sous règne : tracheobionta (plantes vasculaires)
Embranchement : magnoliophyta (angiospermes : plantes à fleurs)
Sous embranchement : spermaphyte (plantes à graines)
Classe : magnoliopsida (dicotylédones)
Sous classe : asteridae
Ordre : solanales
Famille : convolvulaceae (gloires du matinnain)
Genre : Evolvulus
Espèce : alsinoides
Il existe deux variétés : Evolvulus alsinoides [Link] Ton. Et Evolvulus alsinoides
[Link] (kunth) van ooststr.
1 2 Noms en langue locale :
Bambara : konika ko, diafouloulou, kononika-dlo sina : littéralement : « la coépouse (sina) de la
bière (dlo) du petit oiseau (kononi) » ,kononin-ka-kogo, kaonin ka-ka.
Source :htpp//[Link] [Link] / species data 05/2011.
Français : herbe à verrues
Nom commun: vishnukrantha
composés identifiés dans l’extrait de la plante entière comprennent des alcanes à longue chaîne ,
du butanétriol , des esters de l’acide férulique et de l’acide caféoyl-quinique ,de l’acide caféique ,
des dérivés de la coumarine ( scopolétine , scopoline umbelliférone ) et plusieurs dérivés
dekaempférol et sitostérol .
[Link] .plannet-project .org /fr/prota Evolvulusalsinoides
1 7 Pharmacologie :la vishnukrantha est une plante médicinale de l’Ayurveda qui possède qui
possède des propriétés thérapeutiques en tant que tonique nerveux et tonique cérébral, anti –
amnésique et antistress,antimicrobien et vermifuge ainsi qu’adaptogène. Sa grande renommée
de nos jours est principalement sur ses vertus pour vitaliser la mémoire et pour le soutien
qu’elle apporte à tonifier l’intellect tout en calmant les états de stress. Elle est un calmant des
nerfs et favorise la circulation sanguine au sein du cerveau .Les feuilles de la vishnukrantha sont
un traitement de la bronchite chronique et de l’asthme, tandis que sa racine permet de réduire la
fièvre infantine. Elle agit sur les troubles de la digestion en soignant la dysenterie et les
diarrhées
http : / [Link] –alimentaires .co / visnukrantha/ le21-07-2016 à 10h 43min
1 8 Données toxicologiques : des doses modérées de l’extrait alcoolique de [Link]
(200mg/ kg) ont causé la somnolence ; la stupeur et moins de mobilité chez les souris albinos.
Des doses plus élevées ont montré qu’ils sont ni toxiques ni létales (Agarwal et Dey, 1997) .
Chorhydrate d’evolvine : le chlorhydrate d’alcaloïdes,evolvine a été signalé pour exposer une
action de type lobéline sur le système cardiovasculaire chez le rat, le médicament a démontré une
activité sympathomimétique .La tension artérielle demeurait élevée pendant une durée plus
longue par rapport à l’adrénaline. Une augmentation de la pression périphérique a été observée
lors de l’injection locale de la drogue (Singh, 2008) .Niaré.A .,(2011).Etude phytochimique et
des activités biologiques de EvolvulusalsinoidesL .(convolvulaceae ) et de Vitex simplicifolia
oliv (verbenaceae ) utilisées dans la prise en charge du paludisme en médecine traditionnelle .
Thèse de pharmacie, faculté de médecine depharmacie et odonto-stomatologie .p.42
2 Khaya senegalensis (DesV.)[Link].
2-1 Position dans la systématique
Règne : plantae
Embranchement : magnoliophyta
Classe : magnoliopsida
Ordre : sapindales
Familles : meliaceae
Genre : Khaya
Espèce : seneglensis
[Link] .org /wiki/ khayasenegalensis
2 2 noms en langue locale
Français : caïlcédrat ou acajou du Sénégal
Bambara :diala
Malinké :diala
2 3 Description botanique :grand arbre jusqu’à 35 mètres de haut au fût court et trapu .Il peut
avoir jusqu’à 2 mètres de diamètre. Sa cimeest [Link] trouve les feuilles au bout des
rameaux.
Ecorce :grise et lisse, un peu écaillée
Feuilles : alternes avec jusqu’à 6paires de folioles oblongues de 10 cm sur 4 à 5 cm à la pointe
arrondie
Fleur : petite, blanche de 0,8 cm de diamètre à 5 pétales autour d’étamines en tube
Fruit : dressé vers le ciel, de forme globuleuse, gris de 5 à 10 cm de diamètre. Il s’ouvre en
quatre valves avec des graines
Floraison : début de la saison sèche
2 4 Habitat et distribution géographique : soudanien, guinéen, Afrique tropicale.
Khayasenegalensis est présent depuis la Mauritanie et le Sénégal jusque dans le nord de
l’Ouganda .Il est couramment planté sur son aire de répartition naturelle , surtout comme arbre
d’ornement et d’alignement , et aussi en dehors de cette région par exemple au Cap vert , en
Tanzanie , au Malawi ,à Madagascar , à la réunion ,en Afrique du sud , en Inde en Indonésie , au
Vietnam , en Australie et en Amérique tropicale . Dans les régions sèches du Srilanka , il est
devenu l’essence privilégiée pour l’établissement de plantations de bois d’œuvre depuis le
milieu des années 1990 , avec plus de 500 ha établis vers 2004 et 200 ha / an de nouvelles
plantations prévues pour l’avenir .http : // uses .plant .net –[Link] / fr/ Khaya senegalensis (
prota)
2 5 Utilisation en médecine traditionnelle :
Racines : diarrhée, ictère, migraine
Ecorce : vermifuge, paludisme, fièvre, ictère, colique, gale, lèpre, plaie dermatose, urticaire,
anémie
Feuille : paludisme, céphalées, fièvre, diarrhée, ictères, rhumatismes
Fleur : gastrites, syphilis
Graines : fièvre
Gomme : toux
dimethoxy 2, 6 benzoquinone. Mais c’est seulement à partir de 1963 que la lumière a pu être
faite sur la nature des principes amers grâce aux travaux des chercheurs Bevan et coll (1963 ;
1965) ; Adesongan et coll (1967 ; 1968). Apartir d’échantillons d’origine nigerienne, ces auteurs
isolent les principes amers et en déterminent les structures. L’aboutissement de leurs travaux les
a conduitsà l’obtention de toute une série de corps nouveaux apparentés, bien définis,
appartenant au groupe de limonine : ce sont des triterpenoïdes à fonction lactone ou époxyde et
cycle fursénique susceptibles d’exister sous différentes formes dans les organes de la plante. Ces
corps sont repartis comme suit (ADESOGAN et coll 1967, 1968) :
Ecorce de tige : 7-désacétyl, 7 –oxogénudine ; angolensate de methyle,methyl-6-
hydroxyangolensate , 3-destigloyl-déoxyl-30 2β diacetoxyswietenine
Cœur du bois
Mexicanolide ; khayasine 3déisobutyryl-3β tigloyl-oxy-khayasine ;3 –déisobutyryl-3β
benzoylo-oxykhayasine
Angolensate de méthyle, 7-désacétyl-7-oxogénudunine 3-destigloyl-6-déoxy-3β ,2β-
diacétoxyswieténine et senegalensate de methyl e
Graine : khivorine, 3-déacetylkhivorine 7-déacetyl-7-oxokhivorine 3,7 didéacetyl-7-
oxokhivorine, 3-destigloy-6-déoxy-swietenine ; 3-β- acetoxy-swietetenine
Racine : khayasine
Ecorce de racine : methyl-6hydroxyangolensate
Les résultats de ces travaux confirment en outre la non existence d’alcaloïdes, mais la présence
de nimbostérol dans les écorces et d’une huile dans les feuilles.
Dans le même temps la gomme a été particulièrement étudiée par Aspinall et coll.(1960, 1965,
1970 ).
Elle est formée de deux composants polysaccharidiques .le composant principal donne à
l’hydrolyse un mélange d’acides aldobiouroniques, les acides uroniques rhamnose galactose
pyranoside et galactose –methyle glucopyranoside. Le composant mineur est formé de 3 acides
aldobiouroniques, glucopyrannosyl uronique galactose. Dans les feuilles Plouvier (1956) a mis
en évidence le D – pinitol.
ADESINA ( 1983 ) fait état de la présence de scoparone ( à l’etat de traces ) de scopolétin (
coumarine majeure ) , d’aesculine et trois stérols ( le β –sitostérol , le stigmastérol et le
campestérol ) dans Khayasenegalensis et son espèce voisine .
Khaya ivorensis : Baneyi et Nigam (1984) font une revue de la composition chimique du bois de
khayasenegalensis .Ils citent ainsi la présence de composés suivants :
Khivorin
Deacetoxy -7-oxokhivorin
Methyle angolensate
6hydroxyméthyl angolensate
Methyle angolensate
Methyl -3-acetoxy-6hydroxy-1-oxo-meliac-14(15)-enate mexicanolide (substance B)
2-hydroxy fissinolide
Khayasin
KhayasinB
Khayasin T
Methyl senegalensate
3β, 12β-diacetoxy 1-oxo-meliac-8(30) –enate
Β-sitostérol
7 deacetoxy-7-oxo-gedunin
En 1993 le screening phytochimique des écorces de tronc nous a permis de mettre en évidence
les principaux groupes chimiques suivants (Lompo, 1993) :
Acides gras , carotenoïdes , coumarines , émotols, tanins , composés réducteurs ,anthracénosides
, glycosides , stéroïdiques , flavonosides , glucides , saponosides ,sterols et triterpènes ,
anthocyanosides
2-7 Pharmacologie :
Des extraits d’écorce ont montré une activité antivirale in vitro. Ils ont manifesté également des
propriétés antibactériennes in vitro contre les souches d’Enterococcusfaecalis et de
streptococcus sp, de même qu’une activité leishmanicide significative. L’écorce a fait preuve
d’effets anticonvulsivants chez les souris, et d’une faible activité antipaludéenne chez les souris
inoculées avec plasmodiumberghei. Des extraits d’écorce ont manifesté une activité
antiplasmodium prononcée contre des souches deplasmodium falciparum avec des valeurs IC50
inférieures à 5µg/ml .Certains limonoïdes isolés de l’écorce ont montré une activité
antipaludéenne in vitro contre les souches de plasmodiumfalciparum, par exemple le fissinolide ,
qui a également des propriétés molluscicides . Les effets vermifuges de l’écorce ont été
confirmés dans des essais in vitro ainsi que dans des essais in vivo chez les moutons. Dans les
experimentations sur des rats, l’écorce a eu des effets anti –inflammatoires après application
[Link] extraits aqueux de l’écorce et des feuilles ont fait preuve d’une forte activité
antifiliforme. Leprincipal composant actif a été identifié comme étant un limonoïde réarrangé, à
l’activité bien plus forte que celle de la pentoxifyline utilisée dans la prise encharge de la
drépanocytose. Par ailleurs, il n’a pas sensiblement modifié les indices corpusculaires. Des
extraits de l’écorce ont fait ressortir des effets antiprolifératifs, anti –inflammatoires et
proapoptotiques sur des lignées de cellules cancéreuses colorectales [Link] limonoïde 3α,
7α-didésacetyl khivorine isolé de l’écorce a montré une nette activité inhibitrice sur la croissance
de plusieurs lignées de cellules cancéreuses. Les extraits ont eu des effets larvicides contre le
moustique Culexan nulirostris, comparables à ceux de l’azadirachtine un insecticide d’origine
végétale bien connu .Certains limonoïdes isolés de l’écorce ont montré une nette activité anti-
appétente et inhibitrice de croissance contre la noctuelle du coton Spodopter alittoralis,c’est le
khayanolide B qui a eu l’activité la plus forte activité antioxydante .Les polyphénols tirés de
l’écorce ont une forte activité antioxydante . Les feuilles
Contiennent en général environ 5g de protéines assimilables et 620 kg d’énergie nette pour 100g
de matière sèche, ce qui indique une mauvaise qualité fourragère. On a observé des feuilles (taux
d’humidité de 67,2%) provenant de la zone soudanienne d’Afrique de l’ouest contenaient 8,2%
de protéines brutes et 3,7%de protéines assimilables sur la base de matière sèche. Les extraits de
feuilles sont hautement toxiques pour le charançon du riz (Sitophilusoryzae) et peuvent avoir un
potentiel comme agent protecteur des grains stockés. La teneur en huile des graines atteint 67%
et elles sont riches en acide oléique .Toute fois, des teneurs en huile ne dépassant pas 17-27% ont
également été relevées. Des graines sénégalaises contenaient 58,5% d’huile, dont les principaux
acides gras étaient : acide oléique (70,3%), acide linoléique (10,8%), acide palmitique (8,3%) et
acide stéarique (8,3%)
2 8 Toxicologie :
Il est à souligner que cette plante présente un risque de toxicité élevé sur le foie et les reins dans
le cas oùelle est administrée de façon chronique pendant plusieurs sémaines (Takin et al ,2013) .
Les études qui ont porté sur l’effet de l’extrait aqueux de l’écorce de K .senegalensis sur les
paramètres hématologiques ,biochimiques et histopathologiques en utilisant des rats ,montrent
qu’une administration répétée de l’extrait entraîne l’augmentation des globulines , de l’urée , de
la créatinine et des électrolytes (Na+ ,K+) .Cela produit aussi dans un premier temps une
élévation de l’activité des enzymes hépatiques à savoir l’aspartate aminotransférase (AST)
,l’alanine aminotransférase (ALT) , l’alkaline phosphatase (ALT) et dans un second temps ,à la
même dose,une diminution significative des taux de globules rouges et d’hémoglobines (
Kolawole et al ; 2011) .Les études histologiques sur le foie ont révélé une dégénérecence des
cellules et une nécrose cellulaire ( Onu et al., 2013 ) .
Un traitement chronique et prolongé de l’extrait aqueux de l’écorce de Khaya
senegalensisentraîne des disfonctionnements au niveau des organes vitaux comme le foie, les
reinset le cœur (Kolawole et al ; 2011).Nwosu et al (2012) ont montré que la dose létale DL50 de
l’extrait aqueux des feuilles de Khayasenegalensis est supérieure à 3000mg/kg de poids corporel
et celle de l’écorce de tronc est supérieure à 5000mg/kg ( Onu A. et al.,2013 ) de poids corporel
dans le cas d’une toxicité subchronique .
http : / [Link]/index:php/ijbcs/ article /vieco File /130176/119745.
O.A.F Laleye et al ./[Link].9(5) : 2682-2700, 2015.
3 Faidherbia albida(Delile)[Link].
3-1 Systématique
Règne : plantae
Sous règne : tracheobionta
Classe : magnoliopsida
Sous classe : rosidae
Ordre : fabales
Famille : leguminosae ou mimosaceae
Sous famille : mimosoïdeae
Genre : Faidherbia
Espèce : albida
3 2 Noms en langue locale :
Anglais:winterthorn
Français: kad,cadde
Bambara:balanzan
Malinké : balanzan
3 3 Habitat et distribution géographique
Cet arbre se rencontre dans pratiquement dans toute l’Afrique (source : wikipedia .Fr) .les
populations naturelles les plus septentrionales se trouvent dans des baquets reliques en israël (
dans la réserve naturelle de Shimron ,à proximité de la colonie communale de Timrat ) ( source :
wikipedia)
Natifs : le Botswana, le Cameroun , l’Erythrée , l’Ethiopie, israël , Kenya , Liban ,Lecotho
,Mozambique, Namibie , Sénégal ,Somalie , Afrique du sud , Soudan , Swaziland , république
arabe syrienne , la Tanzanie , l’Ouganda , le Yemen ,la République de Zambie , Zimbabwe
Exotique : le Cap vert, Chypre, l’Inde, le Pakistan, le Pérou (source : world Agroforestery
centre).
Son aire de répartition naturelle s’étend sur toute l’Afrique tropicale sèche , au moyen –orient et
en Arabie, de 270m en dessous du niveau de la mer en Palestine jusqu’à 2500mau Soudan
(wickens , 1969).Il a été introduit en Inde ,au Pakistan , au Népal ,au Pérou , à Chypre , au Cap
Le polymère varie selon l’arbre , son origine géographique , l’époque de la récolte , sa masse
moléculaire varie de 3.105 à puissance 6 , son [α]D est de -30°-+4 (FAO).Son analyse révèle la
présence de plusieurs sucres : D-galactose (32-50%) , l’arabinose (17-34% ) , acide D-
glucuronique (13-19%) , L-rhamnose (11-16%).La structure de base est celle d’un galactane 1
jusqu’à 3 substitué par des arabinoses isolés ou en courtes chaînes et par des oligosides
complexes comprenant du D- galactose , du L –arabinose , du L-rhamnose et de l’acide
glucuronique .Jean Bruneton 3e-édition page 95
3-7 Pharmacologie
La valeur nutritionnelle des feuilles, des fleurs et des gousses est excellente et elles constituent
un supplémentde fourrage riche en phosphore, en protéines digestibles et en carotène. La valeur
énergétique nette des feuilles et gousses est de 6-7Mj/kg de matière sèche, avec une teneur en
protéines digestibles sur la base du poids sec de 12- 15% dans les feuilles et 6-11% dans les
gousses. La teneur en minéraux des gousses et des feuilles est satisfaisante sauf une carence en
sodium et en éléments trace (cuivre et zinc) .Les gousses manquent aussi de manganèse.
L’écorce est riche en tanins, environ 28% mais les gousses n’en contiennent que 5% .Une huile
peut être extraite des graines, avec un rendement de 3-10%. Les extraits de Faidherbiaalbida
n’ont pas montré d’activité antibiotique dans des essais pharmacologiques. [Link]
[Link]/ [Link] ?fr =1&p=Faidherbia +albida +(Delile)+[Link].
4 Commiphora pedunculata (kotschy et peys)Engl
4-1Position dans la systématique :
Règne : plantae
Sous règne : Tracheobionta
Embranchement : magnoliophyta
Classe : magnoliopsida
Sous classe : rosidae
Ordre : sapindales
Famille : burseraceae
Genre : Commiphora
Espèce : pedunculata
4-2 Noms en langue locale
Bambara : bàràkanté
Malinké : bàadi
Français : myrrhier soudanais
Anglais : badadi yorki
sans doute par un effet direct ( pas confirmé chez l’humain elles activeraient également les
récepteurs membranaires de fixation des L D L au niveau hépatique ,accroissant ainsi leur
métabolisme .Plus récemment , il a été montré que les guggulstérones sont in vitro des
antagonistes du récepteur FXR ( Farnesoid X activator Receptor = BAR , bile Acide Receptor )
,un récepteur nucléaire au rétrocontrôle négatif de la synthèse des acides biliaires ( par arrêt de
la transcription de la cholestérol -7 α hydroxylose ) .Dans certaines conditions , ils stimulent les
systèmes d’excrétion des acides biliaires .Jean Bruneton 4e-édition page 899
4-8 Toxicologie :
Le produit purifié semble dépourvu de toxicitéaiguë ou chronique (Rat, chien, singe) ,il neserait
ni mutagène ni teratogè[Link] gomme brute peut donner lieu donner à quelques effets . Jean
Bruneton 4e- édition page 900
5 Cussonia arborea [Link].
5-1 Systématique
Règne : plantae
Sous règne : tracheobionta
Embranchement: magnoliophyta
Classe : magnoliopsida
Sous classe : rosidae
Ordre : apicales
Famille : araliaceae
Genre : Cussonia
Espèce : arborea
5-2 Noms en langue locale
Bambara : bolokoroni
Malinké : bouloukountou
Senoufo : sincanga
Minyanka : tinjenge
5-3 Habitat et distribution
Savanes soudano guinéennes sur sols drainés et légers.
Distribution irrégulière, disséminée, localement commune .https : //books .google .ml /
books ?isbn=2876145790
5-4 Description botanique
Dédie à Pierre cusson, botaniste français et à Barter, explorateur du Niger ,19e-siècle. Petit arbre
de 3 à12 m de haut dans les savanes boisées guinéennes à port étrange .CBarterinesemble pas
fréquent .Aubreville a signalé qu’au Bas –Dahomey et au Nigéria .[Link] n’en parle pas ,pour
le pays Mossi ,[Link] Rassily( san ,bomborokyg
5-5 Utilisation en médecine traditionnelle :
Bois : la cendre, mélangée à de l’huile de Carapaprocerasert à fabriquer du savon (Burkill,
1985 -211). Il est utilisé dans le traitement de gastro-enterites en médecine traditionnelle au Mali
http : //www ethnopharmacologia .org / prelude 2016/pdf/ biblio-ht-32-Traoré
longue macération de feuilles contre conjonctivites, en bain occulaire. Les feuilles s’utilisent
dans le traitement des maladies mentales, cataracte ; macération de racine contre la rougeole. Au
Mali, mauvais esprits : écorce de Cussonia et de Khaya senegalensis en fumigation (prévention).
5-6 Phytochimie :
L’extrait dichlorométhanique de l’écorce du tronc de Cussoniaarborea au phytochimique,cette
espèce renferme des ptérocarpanes des isoflavonoïdes prénylés (D Soro, MW Koné, K
Kamanzi-Agronomie africaine [Link], saponines triterpeniques et stéroïdiques
5-7 Pharmacologie :
L’intérêt des substances d’origine naturelle, potentiellement anti-tumorales nous a amené à nous
intéresseraux saponines triterpéniques et steroïdiques de plantes issues de la biodiversité
africaine de la famille des araliacéa et des dracaenaceae. En effet , des études antérieures menées
sur quelques plantes de ces deux familles nous a conduit à l’ obtention de molécules complexes
et originales possédant d’excellentes propriétés cytotoxiques , immuno -modulatrices , anti-
inflammatoires .Au vu de ces résultats nous avons entrepris des investigations pharmaco-
chimiques sur Cussonia arborea ( araliaceae ), Dracaena deisteliana et Dracaena arborea (
dracaenacea ) , plantes médicinales couramment utilisées en pharmacopée traditionnelle africaine
pour traiter différentes maladies . Les travaux menés ont conduit à l’isolement de 31 composés
purs en utilisant les différentes techniques analytiques du laboratoire notamment les diverses
techniques de chromatographie liquide successive à pression atmosphérique moyenne pression et
flash chromatographie sur silice en phase normale et en phase inverse .Les structures ont été
déterminées par les méthodes de spectrométrie de masse en source FAB et de spectroscopie de
RMN 1D et 2D (COSY, TOCSY, NOESY, HMBCet HSQC).Parmi les 7 composés purs obtenus
des écorces de Cussoniaarborea, 5 sont des nouvelles saponines triterpéniques dont un dérivé de
l’acide ursolique un dérivé de l’hédéragénine et de l’acide oléanique, tous disubstitués en
position 3 et 28 par des chaînes oligosaccharidiques. 13 composés purs sont obtenus à partir des
feuilles de Cussonia arborea , dont 7 nouvelles saponines triterpeniques dérivés de l’acide
ursolique , de l’ acide 23-hydroxy ursolique , de l’hédéragénine et de l’acide oléanique dont
4d’entre elles sont obtenues sous forme de mélanges inséparables d’isomères acide oléanique
,acide de certains de ces produits purs ont été évalués sur deux lignées de cellules cancereuses
coliques humaines HCT116 et HT-29 , isolement et caractérisation des saponosides de trois
plantes de famille des araliaceae et dracaenaceae et évaluation de leurs activités cytotoxiques sur
cellules tumorales .https : //hae. Archives –[Link]/ tel-00841944.
6 Saba senegalensis([Link].) pichon
6- 1 Systématique :
Règne : plantae
Embranchement : cyanophytes
Sous embranchement : angiospermes
Classe : magnoliopsida
Ordre : gentianales
Famille : apocynaceae
Sous famille : rauvolfioideae
Genre :Saba
Espèce : senegalensis
6-2 Noms en langue locale
Bambara : nsàban / sàban
Morré : wedga
Français : la liane goyine (Burkill), liane saba .https : // [Link] .org wiki saba senegalensis
6-3 Habitat et distribution :
On la trouve généralement au bord des cours d’eau grimpant sur des arbres des galeries
forestières
http : // 1ruche 3 pintades. Over –blog .com/2015 /07/jusde –madd-saba –senegalensis html
liane comme en Casamance dans les forêts et les boquetaux. Elle existe dans les galeries autour
des mares temporaires et dans les ravins soudaniens .Elle disparaît dans la région sahélienne.
Espèce guinéenne qui résiste cependant au feu de brousse peu violent. Https : / /sites : google
.com/site ethnosenegal /apocynacées / Saba senegalensis
Espèce fruitière. Elle se remarque de plus en plus dans les villes où elle a été introduite comme
plante ornementale et d’ombrage
6-4 Description botanique :
Arbuste sarmenteux, liane qui monte dans les arbres jusqu’au faîte, à latex blanc. Feuilles
opposées de 8à 15 cm sur 4à 6, base en coin, sommet en pointe obtue. 8 à 14 paires de nervures
latérales, assez saillante .Fruit allongé long de 8 à 9 cm, diamètre de 5 à 6. Devient jaune à
maturité, contient une dizaine de graines, dans une pulpe, saveur connue. C’est le plus
rafraîchissant des fruits de la brousse. Les fleurs sont blanches en panicule terminal, corolle à 5
lobes, de 3à 4mm de diamètre.
[Link] / [Link] ? option =com-content 8view=article 8id=81 commentaire
botanique – détaillé & catid =3:linguistique &.
6-5 Utilisation en médecine traditionnelle
Au Burkina Faso, la plante appelée wedga en mooré pousse partout, sauf dans la région
administrative de l’est. La pulpe des fruits acidulés et sucrés est sucée (consommée)
directement, utilisée comme condiment et rentre dans la préparation des boissons
rafraîchissantes, riche en vitamine A, K et C. Les fruits de liane Saba (français) sont
commercialisés et font entrer beaucoup de devises pour la population. En médecine
traditionnelle, les racines de cette plante son t utilisées dans les soins de la stérilité féminine et
la macération des feuilles permet de lutter contre les vomissements et les maux de ventre, le latex
contre la toux et la tuberculose, l’espèce est également réputée contre les maladies infantiles et
les maux d’yeux .http : // le faso. net / [Link] ? article 47533
Recette Sabasenegalensis
Indication : diarrhée
Signe : selles molles striées de sang, ballonnement
Les feuilles de Saba senegalensis (3 bottes pour l’homme ,4 bottes pour la femme) sont utilisées
en décoction dans 2 litres d’eau. Boire un quart de litre du décocté 2 fois par jour pendant 3
jours pour l’adulte et un verre à thé pour enfant. Le décocté doit être pris 1 heure avant les repas.
Thèse de Melle Aïssata Mamadou Diallo thèse de pharmacie : étude des plantes medicinales de
Niafunke ( région de Tombouctou ) phytochimie et pharmacologie de Maeruacrassifolia forsk
( capparidacée) .Les feuilles sont utilisées dans les cas de migraines ou intoxication alimentaires
.
6-6 Phytochimie :
Le criblage phytochimique a révélé la présence de tanins, de flavonoïdes, de saponosides, de
coumarines, de stérols et triterpènes et d’anthocyanosides. Les resultats montrent que les tiges
feuillées de Sabas enegalensis présentent des propriétés anti inflammatoires et justifient
l’utilisation de la plante en médecine traditionnelle contre les pathologies inflammatoires
http : // link .[Link]/ article / w.1007/s. 10298-015-0992-5#
6-7 pharmacologie
Saba senegalensis ([Link]) pichon avec pour synonyme Landolphia senegalensis (A. DC)
kotschy &peyr (apocynaceae) est une plante liane scerite utilisée en médecine traditionnelle pour
le traitement des pathologies à composantes inflammatoires au Burkina faso. L’objectif de cette
étude a été detesté l’action pharmacologique de l’extrait aqueux de ses tiges feuillées sur
l’œdème, la douleur ainsi d’évaluer ses propriétés antioxydantes .L’extrait aqueux a réduit
l’œdème la douleur ainsi que d’évaluer ses propriétés anti -oxydantes. L’extrait aqueux a réduit
l’œdème à la première heure, à la troisième heure et à la cinquième heure après l’injection de la
carragénine. L’effet analgésique de l’extrait aqueux de Saba senegalensis aux doses de 100, 200,
300mg/kg a été évalué par la méthode de Koster suite à l’injection de l acide acétique. Les
résultats ont montré que l’extrait aqueux réduit les contorsions abdominales chez la souris
NMRS de manière significative ( p< 0,05) et dose dépendante.
L’effet analgésique de l’extrait aqueux à la dose de 200mg /kg est comparable à celui du
paracétamol (150mg/kg ).L’étude de l’extrait aqueux in vitro a révélé un important pouvoir anti
–oxydant par inhibition du radical DPPH ( IC50=18,4µg/ml )de la peroxydation lipidique
(78,22%) et de la lipoxygénase (93,26%).[Link] article / 10.1007/5102 98-015-
0992-5#
Antiseptique, cicatrisante, anti inflammatoire, antitussif, hémostatique, antispasmodique
6-8Toxicologie :
La plante n’est pas toxique par voie externe
[Link] –durable .org/file/plantes medicinales –aromatiques /FICHES –
PLANTES/ Saba senegalensis
7 -8 Diospyros mespiliformis [Link]
7-1 Systématique
Règne : plantae
Sous règne : tracheonbionta
Embranchement : plantes vasculaires
Classe : magnoliopsida
Sous classe : magnoliidae
Ordre : ericales
Super ordre : asteranae
Famille : ebenaceae
Genre : Diospyros
Espèce : mespiliformis
7-2 Noms en langue locale :
Français : ebénier d’Afrique, kaki de brousse
Bambara : sounsoufing
Malinké : diomba
sédative, les extraits ont révélé des activités antipyrétiques, analgésiques et anti-inflammatoires
qui plaident en faveur de leur utilisation en médecine traditionnelle pour soulager la douleur
contre la fièvre.
Des essais sur des cellules de muscles du squelette du rat ont révélé que des extraits d’écorce
inhibaient la libération du calcium intracellulaire ce pourrait expliquer l’utilisation de l’écorce
comme antihypertenseur et anti –diarrhéique. Des extraits de feuilles, d’écorce, de racine ont mis
en lumière des activités anti microbiennes contre des bactéries et des champignons. La
diosquinone, une naphtoquinone époxyde a été isolée de l’écorce de racine .Elle a montré une
nette activité antibactérienne et cytotoxique in vitro contre plusieurs lignées de cellules
cancéreuses humaines .De la plumbagine a également été isolée des racines, ce composé a lui
aussi une activité antibactérienne
http : //[Link] [Link]/prota [Link] ?fr=1&h=M4&t=Diospyros,mespiliformis
&p=Diospyros+mespiliformis
8 Pericopsis laxiflora (Baker).Meeuwen
8-1 Systématique :
Règne : végétal
Sous règne : eucaryotes
Embranchement : spermaphytes
Sous embranchement : angiospermes
Classe : magnoliopsida
Sous classe : dialypétales
Série : calciliflores
Sous série : diplo-méristéprones
Ordre : rosales
Famille : leguminosae
Genre : pericopsis
Espèce : laxiflora
www tela – botanica org / apd –nn-70526 ?
8-2 Nom en langue locale :
Bambara : kolokolo,
Malinké : kolokolo, kulikuli, kulikulo
Français : kolo
Wolof : simbac
8-3 Habitat et distribution
Thèse de pharmacie Mme Safiatou CAMARA 68
Etude de cinq plantes utilisées dans le traitement traditionnel des maladies mentales au Mali
Feuilles composées et gousses (close et ouverte) du Pericopsis laxiflora, cette essence ligneuse à
cime étroite, caractéristique des savanes boisées du Mali (Malgras 1992). Il est commun dans
toutes les forêts sèches et savanes diverses soudaniennes mais surtout abondant dans le Saloum,
le Niani, le Laghem, Kaffrine, Tambacounda, Sénégal oriental, haute et moyenne Casamance
8-4 Description botanique :
Ses feuilles alternes, imparifoliolées, regroupent de 9 à 13 folioles. Les fleurs d’un blanc –
verdâtre constituent de courte, aplatie renferme seulement 3à 4 graines
Malgras 1992
https : //books –google .ml/books ?isbn=2843711177.
8-5Utilisation en médecine traditionnelle :
Feuilles de la plante contre la fatigue. En médecine traditionnelle au Congo, on frictionne des
scarifications de pâte d’écorce en guise d’antalgique. En médecine traditionnelle, les racines,
l’écorce, et les feuilles sont couramment utilisées. La décoction de racine s’emploie pour
stimuler la circulation sanguine, traiter la diarrhée, les affections bronchiques et pulmonaires la
nausée et les problèmes oculaires. On lui prête des vertus toniques, abortives, aphrodisiaques. La
poudre de racine en usage externe, s’emploie pour soigner la douleur et pour traiter les oedèmes
et les tumeurs.
La décoction ou la macération d’écorce se prend pour traiter la diarrhée, le mal de gorge,les
maux de dents et en lavement des yeux. On boit le jus de feuilles comme vermifuge et contre les
maux de tête on applique les feuilles broyées en externe ou bien on inhale la vapeur d’une
décoction de feuilles (prota)
Ses racines (ou leur écorce seule) sont efficaces contre la cirrhose du foie, l’impuissance
sexuelle ou les maux de poitrine.
Racines et rameaux soignent les ankylostomiases et les courbatures
L’écorce du tronc serait un remède aux troubles mentaux. Les feuilles s’emploient dans le cas de
lumbagos et rhumatismes. Quand aux fines pousses, taillées en – dents elles écarteraient les
caries dentaires (Malgras 1992)
Le décocté de racines est utilisé dans le traitement de l’épilepsie et comme anticonvulsivant
En médecine traditionnelle elle est très appréciée par des guérisseurs dont les indications sont
classées en trois catégories : douleurs articulaires, envenimation, affections diverses (Kerharo et
Adam 1974)
Dans la première catégorie
Le décocté des feuilles (bains prolongés et massages) dans le traitement des douleurs
intercostales, des rhumatismes. On signale aussi des traitements médicaux et médicaux –
magiques réputés actifs pour certaines formes de paralysie avec les écorces et feuilles.
Dans la deuxième catégorie : il s’agit du traitement interne et externe des morsures et blessures
provoquées par les différents animaux (chien, poissons, et surtout serpents), préparation
d’écorces associées généralement aux écorces de Securidaca longepedunculata poudre d’écorces
destinées à servir extemporairement à combattre les morsures de serpents.
Le macéré d’écorces de tronc est utilisé dans les morsures de serpent, maladies mentales, comme
anti-ictérique, anti-enteralgique, fébrifuge Fané2003
8-6 Phytochimie :
Les feuilles contiennent des coumarines, des furocoumarines issues de la prénylation des
coumarines
Il a été décelé 0 ,10% d’alcaloïde dans les feuilles et 0,50% dans les écorces de racines sur les
échantillons de Côte d’Ivoire (Kerharo et Adam 1974)
Il a été obtenu 0,50% de bases totales dans les écorces de racines provenant de la Guinée
(Kerharo et Adam 1974).
L’écorce contient des tanins (Kerharo et Adam 1974).
Il a été isolé dans les écorces de l’espèce nigériane des constituants :
-non basiques dont le principal est appelé composé X, de formule C26H5OO2 a été obtenu à l’état
cristallisé avec un rendement de 6,7mg pour 100g à partir des écorces de tige.
- basiques décelés au nombre de six par chromatographie et appelés I à VI (Kerharo et Adam
1974). Les trois premiers alcaloïdes principaux (I,II, III ) sont des bases non quaternaires le
composé I étant identifié à la N- methyle cystisine ou caulophylline C12H16N20 appartient au
groupe des alcaloïdes dérivés de la quinolizidine et le composé IIIde formule C12H19NO se
rattachant. Les trois autres alcaloïdes mineurs (IV, V et VI) sont aussi des bases non
quaternaires avec fraction quaternaire constituée presque ou entièrement par la choline (Kerharo
et Adam 1974)
Il a été trouvé dans le bois du cœur de l’afrormosine qui est une dimethoxyflavone et un ester
non identifié d’alcool stéroïdique ou triterpénoïde de formule C27H44O
Une étude menée au DMT sur Afrormosialaxiflora a montré que la racine contenait des
alcaloïdes, des tanins, des saponosides, des mucilages et leuco anthocyanes.( Kanta ,1999)
8-7 Pharmacologie
Au Mali , selon Kanta en 1999 , l’extrait de DCM ( dichlorométhane ) des racines de
Afrormosialaxiflora a inhibé la croissance de Candida albicans à la concentration de 10 mg / ml
à 30 mg /ml par la méthode autobiographique . Dans la catégorie de divers (usage) écorces ont
une action anti-ictérique, anti- antéralgique et fébrifuge. Les racines ont une action bienfaisante
et revigorante, décocté de racines (boisson) chez les balants procure une réaction de fatigue avec
sensation d’anéantissement physique et intellectuel (rêve, hallucinations, à la quelle on mettrait
un terme après un certin laps de temps en faisant boire de l’eau froide)
L’activité antidépressive et anti convulsivante a été significative chez les souris sur le décocté
de racine à la dose de 300mg /kg (Haruna ,2000)
En 2003, Benie et Thienlant ont démontré que les extraits de tige de quatre plantes dont
Afrormosia laxiflora ont bloqué le cycle oestral des rats femelles par l’activité
antigonadotropique ceci s’explique par la présence de phytoestrogènes dans ces extraits.
En 2004, ces mêmes auteurs ont prouvé que les extraits de trois plantes dont Afrormosialaxiflora
empêchent seulement le dégagement de LH et n’ont aucun effet sur le dégagement de FSH.
Au Nigéria, lors d’une étude sur quarante plantes, sept plantes ont donné une bonne activité
antitrypanosomale dont Afrormosia laxiflora.
Les extraits ont éliminé la motilité dans une des 60mns et la concentration maximale était 77,
67, 50, et 47%. Etude de la phytochimie et activités biologiques de quelques plantes utilisées
dans le traitement traditionnel de la dysménorrhée et les troubles de la ménopause. Thèse
pharmacie : Mariam Diakité
[Link] ./thèses /2008/pharmacie .
8-8 Toxicologie
Selon les essais préliminaires de Paris sur les échantillons de Côte d’Ivoire, la drogue s’est
montrée assez toxique pour les souris provoquant 40% de morts à la dose de 10g/kg par voie
sous –cutanée
Composés chimiques : les auteurs ont isolé un composé appelé composé X, cristallisé les tests
variés pratiqués par Bevan et Ogan ont indiqué qu’il était physiologiquement inactif .Par contre
la base I, identifiée à la N- méthyl cystisine a été très toxique pour les souris : la dose maximale
tolérée provoquant une sédaction prolongée a été de 1mg. La dose de 4mg a causé une ataxie
sevère et des convulsions avec mort dans les 5mn qui ont suivi. Chez les lapins anesthésiés on a
constaté avec des doses de 2mg une élévation soutenue de la pression sanguine (Kerharo et
Adam 1974) Fané S. [Link] de la toxicité de certaines plantes vendues sur les marchés du
district de Bamako thèse de pharmacie, FMPOS
Rameau glabre, liégeux plus ou moins crévassé, gris ou beige. Feuilles alternes imparipennées à
3 à 5 paires de folioles opposées, glabres, très rapidemment identifiables par leurs longs
pétiolules, folioles oblongues, elliptiques ou obovales à sommet arrondi ou émarginé, à base en
coin,vert foncé dessus ,plus claires dessous .Pétioles plus ou moins pubescents devenant
rapidement glabre , de 10 -30 cm de long. Pétiolules de 2 – 3(- 4) cm de long. Nervure pennée à
7 -10 (-14) paires de nervures secondaires peu saillantes se raccordant. Inflorescence panicule
terminale dressée et plus ou moins lâche, à rachis finement pubescent, de 20 -30cm de long.
Florescence blanche ou crème courtement pédicellée finement pubescentes , à calice à 2 ou
lobes à 5-6pétales , d’environ 8mm de diamètre .Fruit , drupe ovoïde , lisse plus ou moins
brillante , de 1,6 – 2X1-1,3 cm ,vert violacé à maturité contenant une graine oléagineuse
9-5 Utilisation en médecine traditionnelle
Racines émetique, conjonctivite, lésion des paupières ou de la cornée, début de cécité. Racine
(écorce) + Ecorce +fleur ictère, usages médico magiques (traitement de la folie). Ecorce
émetique, purgative, fièvre, empoisonnement, constipation (médicament réputé,être efficace
mais fatiguant). Fruit (cendre) contre la poux. Graine (huile) poux, fièvre. Fruit (pulpe)
consommée dans certaines zones. Graine (huile) utilisée dans les soupes. Bois jaune pâle à gris,
facile à travailler poteaux, tabourets, tambours, bois de feu et charbon
Graines considérées comme toxiques
https : // books google .ml/ books ?id =32VsYJrZ52Vc&ipg=PA487&dq=habitat +de +Quassia
undulata &source =BL&ots=smvfxe –
En médecine traditionnelle africaine, la décoction de l’écorce de tige ou d’écorce de racine se
boit contre la fièvre, la toux, et maux d’estomac. Des extraits d’écorce de tige ou d’écorce de
racine se boivent comme antidote et purgatif et contre la lèpre. La macération ou la décoction de
l’écorce de tige est utilisée en lotion sur les enfants pour prévenir les abcès. La macération oula
décoction d’écorce de tige, d’écorce de racine et de feuilles s’emploie en breuvage ou en bain en
cas de bouffées délirantes ou de démence. Des extraits de racine servent dans les traitements
oculaires et comme aphrodisiaque
Le jus de l’écorce de racine dilué dans l’eau est utilisé en lavement contre les problèmes
d’estomac. La décoction des feuilles s’emploie pour ses vertus stimulantes et dans le traitement
du rachitisme, de l’ankylose et des varices. Le fruit est utilisé contre l’énurésie nocturne. On
frictionne la chevelure d’un mélange de fruit ou amande broyé avec de l’huile contre la poux de
tête, les cendres de fruit brûlé mélangées avec du beurre de karité ont le même usage. La graine
est considerée comme toxique, mais au Nigéria elle se prend contre la fièvre. http:// uses .plant
net – project org / fr/ quassia undulata – (prota)
9-6 Phytochimie
Les graines produisent 56% d’huile , dont les principaux acides gras sont : acide oléique ( 46-
61% ) acide stéarique (20 – 26% ) , acide palmitique ( 8 – 11% ) et acide linoléique (8-10% ) . L
a graine serait toxique pour le bétail, mais perd sa toxicité au séchage. Quassia undulata contient
des alcaloïdes quassinoïdes, des coumarines, le 15-désacétyl undulatone
Reference
Ajaigeoba, E.O&krebs, H.C. , 2003. Antibacterial and antifungal activities of quassia undula and
amara extracts in vitro. African journal of medicine and medical sciences 32(4):353-356. Bolza.
E .& keating, w.G.,1972 .African timbers : the properties , uses and characteristics of 700 species
. Division of building research , CSIRO , Me (Bourne , Australia .[Link].
Burkill , H.M , 2000 , the useful plants of west tropical Africa . 2nd Edition .volume 5 , familles
s-z ,Addenda Royal botanic gardens , Kew , Richmond , United kingdom .686 pp.
9-7 Pharmacologie
Les extraits de tige, d’écorce de tige et d’écorce de racine et divers quassinoïdes isolés de la
plante ont démontré une activité antipaludéenne contre plasmodium falciparum et plasmodium
bergei. Un quassinoïde, le 15 – désacetyl undulatone, isolé de l’écorce de racine a manifesté une
activité anti tumorale contre les cellules de leucémie lymphocytaire p388 de souris et contre
l’adénocarcinome 38du colon
L’éniotorine, une coumarine également isolée de l’écorce de racine a manifesté des propriétés
antipaludéennes in vitro. Des alcaloïdes ont été isolés de l’écorce de racine. Des extraits à
l’hexane et au méthanol des feuilles et des tiges ont fait preuve d’une nette activité
antibactérienne et antifongique, inhibant la croissance d’Aspergillus niger, d’Escherichia coli, de
Staphylococcus aureus et de Streptococcus faecalis . La fraction quassinoïde de la graine (un
mélange de chaparrinone, de glaucarubolone et klainéonone ) inhibe la pénétration de
Meloidogyne javanica dans les racines de la tomate et limite la réproduction de ce nématode .
La chaparrinone a montré une activité antivirale in vitro contre le virus du sarcome de rous
(RSV) un virus cancérigène. Un extrait de graine amontré des propriétés insecticides et
arachnicides. Toutes les parties de l’arbre sont amères. http : //uses .plannet –project .org / fr/
quassia undulata –( prota) 19 juillet 2016 15h55mn
9-8Toxicologie
La graine est toxique prota
10 Argemonemexicana L.:
10 – 1 Systématique
Règne : plantae
Embranchement : magnoliophyta
Classe : magnoliopsida
Sous classe : magnoliidae
Ordre : papaverales
Sous ordre : rosidae
Famille : papaveraceae
Genre : Argemone
Espèce : mexicana
10 – 2 Noms en langue locale
Bambara : bozobo
Malinké : Tombo sama
Français : pavot épineux du Mexique, argemone du Mexique
Anglais : mexican poppy
10 – 3 Habitat et distribution :
L’argemone mexicaine est originaire des climats arides des chaque côté du fleuve du Rio
grande, Mexique et Amérique.
A présent on rétrouve cette plante avec ce même climat un peu partout dans le monde
.[Link] –alimentaires
Argemone mexicana provient de l’Amérique centrale et des Antilles et les Bahamas et est
naturalisé dans l’Europe du sud et l’Europe centrale http : // fr .hortipedia .com / wiki /
Argemone mexicana
Il est naturalisé dans la plus part des pays africains depuis le Cap vert jusqu’en Somalie et en
Afrique du sud (prota 4u. org)
10 – 4 Description botanique :
L’argemone mexicaine est une plante herbacée de la famille des papavéracées, annuelle et
épineuse qui peut mesurer jusqu’à 80 cm de hauteur. Elle possède des fleurs parfumées qui ont
l’aspect d’un pavot, brillante et jaune avec un pistil rouge, toute la plante ensude un latex de la
couleur de sa fleur, elle fleurit d’août à septembre
Les feuilles sont alternes et teinte bleu-vert, elles possèdent des épines et son fruit est une
capsule
L’argémone mexicaine fait partie des plantes médicinales qui possèdent un rôle important dans
la pharmacopée traditionnelle pour les mexicains, les cubains et hawaïens, ses fleurs sont
excellentes contre la toux
Son emploi le plus important dans ces pays ainsi qu’au Mali est de soigner le paludisme et la
malaria.
On trouve des traces de son utilisation (latex) par le peuple aztèques, qui la classait en tant que
plante sacrée et la prônait dans des nombreuses maladies.
En Inde il fut fait etat que certains peuples aborigènes la fumaient avec du tabac, son latex
servait contre les infections des yeux et pour enrayer les morsures de scorpion et les douleurs des
rhumatismes
10- 6 Phytochimie :
Cette plante renferme des alcaloïdes isoquinoléiques et mineurs, avec du sanguinarine et du
berbérine, du dihydrosanguinarine et des protopines, du allo –crytopine et cheilanthifoline, du
chélérythrine et du coptisine, ddu cryptopine et scoulérine, du astylopine et de l’oxydrastinine
10 -7 Pharmacologie
Diurétique , laxative , adoucissante , émétique , expectorante , hypnotique , antitussive ,
antiblennoragique , anticoquelucheux , anticoagulant , antibactérien , hypotenseur , stimulant
utérien , sédatif , antidouleur , purgatif , antispasmodique , antipaludéen contre inflammation de
yeux , ulcères , herpès , migraines , maux de tête , verrues , chancre ( ulcération génitale ) plaies ,
hypertension artérielle , toux , bronchites , troubles du sommeil , asthmes , aphrodisiaque
douleurs .
[Link] alimentaires co/ argemone mexicana
10 – 8 Toxicologie :
L’argemone mexicaine est considerée comme toxique parses nombreux alcaloïdes, ses graines
ont la même apparence que les graines du moutarde et peuvent occassionner des troubles
importants (narcose et atteinte du système nerveux central) [Link] –alimentaires
Des études ont été réalisées sur l’Argemone au Mali dans la prise en charge du paludisme.
11. Ziziphus jujuba Mill :
11-1Systématique :
Règne : plantae
Sous règne : tracheobionta
Embranchement : angiosperme
Classe : magnoliopsida
Sous classe : rosidae
Ordre : rosales
Famille : rhamnaceae
Genre : Ziziphus
Espèce : jujuba
https : //herbier du Mali canal blog .com/archives 2014 10210529123966. Html
www .tela – botanica org / apd-nn-83592 mardi, le 26 juillet 2016 9h49mn
11-2 Noms en langue locale
Bambara : tomonon
Malinké : tôbôrô
Français : jujubier tropical
Anglais : indian jujube
11-3 Habitat et distribution :
On trouve des variétés de jujubes da ns les endroits chauds du globe (y compris en provence où
le jujube s’appelle la ‘’chichourle ‘’ ou en Chine ou le fruit est appelé la’’ datte chinoise ‘’ .
Cette variété pousse dans la savane sahélo – soudanienne, sur terrains cultivés, sols sableux , ou
bien en bords des mares . http : // www. Burkina faso – cotedazur .org / documents
Z. jujuba est une espèce originaire de l’Asie tropicale, Inde et Birmanie, introduite pour ses fruits
, elle est aujourd’hui à distribution tropicale et méditerranéenne : Afrique , Asie , Australie ,
Amérique du nord et centrale , Europe . [Link] est maintenant largement naturalisé pouvant
former des peuplements denses et devenir envahissants dans certaines régions
http : // [Link]-aime –a-ou. Com /[Link] :php.
11-4 Description botanique
Arbuste épineux et sarmenteux buisson ou petit arbre de 4 à 10 mètres de haut avec les branches
qui retombent.
Ecorce : grise, beige, brune, certaines sont fissurées laissant paraître une couleur rougeâtre
Feuilles : très variables de formes elliptiques ovales de 2 à 7 cm, 1 à 4cm, sommet et base
arrondie tombe vert plus ou moins brillant, dessous plus grisâtre
Fleurs : jaunâtres, pédicellées (environ 2mm de long) avec un diamètre de 3 à 4 mm avec un
calice à 5 dents et une corolle à 5 pétales
Fruit : globuleux (allongé dans d’autres variétés), lisse, taille jusqu’à 3cm de diamètre, couleur
orangé à rouge, allant vers le brun à la maturité .Gros noyau et pulpe blanchâtre
Floraison : saison des pluies
http : //www. B urkina faso-cotedazur .org/ documents / documents / flore / jujubier .pdf mardi ,
le 26 juillet 2016 à 10h 13mn
Aux concentrations comprises entre dix puissance moins huit et 1mg /ml l’extrait aqueux de
Ziziphus jujuba(Zj) induit des effets inotrope et chronotrope positifs dose – dependants sur le
cœur isolé du rat. Ces effets positifs etant inhibés par le propanolol dosé àdix puissance moins
sept mg/ml il faut admettre qu’aux côtés des substances cholimomimétiques de type
muscarinique mises en évidence dans nos travaux précédents, il existe dans cet extrait brut des
substances adrenomimétiques agiraient probablement sur le cœur de rat par l’intermédiaire des
recepteurs βet sur l’aorte de cobaye au moyen des recepteurs α. Les effets hypotenseurs de Zj
pourraient être liés aux effets vasodilateurs de l’extrait aqueux de Ziziphus jujuba superieurs à
dix puissance moins huit mg/ml ou à des effets centraux
http : // link. springer. com / article / 10-1007/s .10298-008-0333-Z# le 26 juillet 2016 à
11h29mn
11-8 Toxicologie :
L’absence de souris mortes et de signes cliniques durant les quinze (15) jours d’observation
indique le décocté de feuilles de Ziziphus jujuba administré par voie orale est dépourvue de
toxicité aiguë chez les différents lots de souris. L’absence de toxicité aiguëobservée avec le
décocté de feuilles sechées de Z.m(Watt et al 1962 ; Kerharo, 1974).
http : // green stone .le cames .org / collect / revue ph1/ index / assoc/HASH0172. Dir/14-117-
122pdf.
12 Afzelia africana Pers
12-1 Systématique :
Règne : plantae
Sous règne : tracheobionta
Embranchement : magnoliophyta
Classe : magnoliopsida
Sous : rosidae
Ordre : fabales
Famille : caesalpiniaceae (leguminosae)
Sous famille : caesalpinioideae
Genre : Afzelia
Espèce :africana
12-2 Noms en langue locale :
Bambara : dangha, lingué
Malinké : lengué
Français : doussié
Famille : leguminosae
Sous famille : ceasalpinioideae
Genre : Tamarindus
Espèce : indica
13-2Noms enlangue locale :
Bambara : N’tomi
Français : tamarinier
Anglais : tamarind
13-3 Habitat et distribution
Originaire d’Afrique à saison humide marquée htt : //WWW .palmris .org /html/ tama [Link]
Le tamarinier se rencontre à l’état sauvage dans les savanes sèches, il fut introduit il ya
longtemps aux indes puis dispersé par les arabes et les européens dans le reste du monde tropical
et substropical
http : // www . [Link]/ tamarinierhtm
13-4 Description botanique :
C’est un arbre de 12 à 20 mètres de hauteur pouvant vivre très longtemps. Les feuilles sont
paripennées. Les fleurs sont jaunâtres. Les fruits sont des gousses épaisses, ligneuses contenant
une pulpe entemélée de fibres et engluant 5 à 6 graines. La racine est noire et très dure et est
utilisée comme aphrodisiaque en macération dans de l’alcool
SODABI ou une liqueur dure (40°)
http : // www. afrique bio .com / pages / plantes médicinales –
d-afrique / Tamarindus – indica .htm
La macération de fruits dans de l’eau simple (froide ou chaude) donne une boisson
rafraichissante légèrement acidulée et très appréciée en Afrique de l’ouest. C’est un bon laxatif
doux et un bon dépuratif
N.B :les feuilles sont diurétiques et les racines entrent dans la composition des tisanes
aphrodisiaques
http : // www .afrique bio. com / pages / plantes – médicinales – d- afrique / Tamarindus- indica
.html
Toutes les parties de la plante sont utilisées en médecine traditionnelle, mais la pharmacopée
occidentale s’interesse essentiellement à la pulpe de fruit.
La pulpe fraiche, laxatif doux, se consomme en tisane chaude ou froide : 20g de pulpe dans un
litre d’eau, ébullition suivi d’un tamissage, 2 à 3 tasses par jour.
En confiture : exemple de proportion : 50g de pulpe, 50 g d’eau et 125 g de sucre, reduire d’ 1/4
par évaporation à chaud.
L’extrait sec de tamarin entre dans la composition de nombreux phytomédicaments à visée
laxative en général associé à des anthracénosiques (voir lexique) (ex séné)
La pulpe de tamarin est aussi un condiment surtout chez les anglosaxons, curry, conserve de
viande ou de légume, chutney (avec des mangues) et diverses sauces. Onpeut consommer les
jeunes feuilles et les fleurs en salade ou en soupe. L’écorce, riche en tanins est prescrite en
décoction comme astringent (voir lexique) par ex : un morceau d’écorce de 15cm sur 2 à 3 cm
dans un litre d’eau, ½ heure de cuisson, 2heures de macération.
Cette décoction très astringente peut servir
*En bains de bouche (gingivite, aphte)
* En cas de troubles diarrhéiques (un verre deux fois/ jour)
* Comme anti-infectieux (détersion des plaies, conjonctivite, dermatoses surinfectées)
* Pour réaliser un bain antiprurigineux chez les enfants (un litre de décoction dans 10 litres de
bain)
Plus avec dotique : la décoction de racine serait aphrodisiaque ( !?) : 40 g de racine dans un litre
d’eau, une tasse 2 à 3 fois par jour. La macération d’écorce calmérait l’asthme bronchique .L ‘
infusion de feuilles serait hypoglycémiante (voir lexique)
http : // www. Phytomania .com ; htm
13-6 Phytochimie :
La pulpe représente 40% de la gousse, elle est riche en pectine (voir lexique) et en sucres simples
(20 à 40% ) parmi les acides organiques et les sels qu’elle renferme , l’acide tartrique et le
bitartrate de potassium sont les plus importants et responsables de son pouvoir laxatif .
Certaines gousses sont douces et sucrées, d’autres sont très acides et âcres selon les arbres et le
degré de maturité. Des composés terpéniques (voir lexique) lui donnent une légère odeur
aromatique.
Les graines contiennent 65 à 70% de polysaccharides, 15 à 20% de protéines et 3 à 5% d’une
huile semiseccative .Elles sont comestibles après cuisson, bouillies ou grillées, on peut même les
moudre et obtenir une farine.
Actuellement c’est plutôt une matière industrielle une (après broyage et concassage des graines
préalablement chauffées) qui forme avec l’eau des solutionts pseudoplastiques, visqueuses qui
trouvent un usage dans certaines industries alimentaires et non alimentaires (papeterie et textile)
http:// www. Phytomania .[Link]
Saponines, sesquiterpènes, alcaloïdes et phlobatamines.
L’étude phytochimique a permis de mettre en évidence la présence des anthracénosides, des
terpènes / sterols, des pectines et des acides organiques dans extraits de la pulpe de tamarin
http// : benjamin lisan .[Link]/projets reforestation / fiches –presentation –tamarinier pdf
13- 7 Pharmacologie
Les auteurs rapportent les résultats d’une étude qui a porté sur la mise en evidence des propriétés
spasmolytiques et antiplasmodiques de Tamarindus indica Linn
L’étude phytochimique préliminaire révèle la présence de groupes chimiques présentant un
interêt certain sur le plan pharmacologique. Les résultats indiquent bien que l’extrait de la pulpe
de fruit de T. indica provoque un effet spasmolytique sur l’intestin isolé du rat.
L’extrait agit par un mécanisme mixte neurotrope par inhibitionsdes récepteurs muscariniques et
musculotropes par inhibition de l’activité de BaCl2. Par ailleurs, l’activité antiplasmodique du
décocté aqueux montre bien une activité inhibitrice certaine de la pulpe du fruit de T. indica sur
Plasmodium berghei. Les doses efficaces 50 et 90% (DE50, DE90) sont DE50=97,67mg/kg
,DE90=268,08mg/kg . Il a été conclut que cette étude du potentiel thérapeutique d’extraits de la
pulpe de fruit de [Link] a aboutit ainsi à la mise en évidence d’une activité antiplasmodique du
macéré aqueux et l’activité antiplasmodique du décocté aqueux de Tamarin ; ces propriétés
pourraient expliquer son usage traditionnel.
La présence des terpenoïdes pourrait expliquer l’activité antiplasmodique
http : // [Link] .[Link]/Projects reforestation /fiches – presentation – tamarinier .pdf
13-8 Toxicologie :
Pas de toxicité connue
La consommation de la pulpe ne présente aucune toxicité .Les doses de feuilles et d’écorce sont
à respecter.
courts ; etamines 10 dépassant largement la corolle , ovaire infère devenant long et fuselé 4-5-
loculaire , style filiforme
Infrutescence ressemblant à une araignée poilue à nombreuses pattes. Fruit lineaire et fuselé de 3
à4,5cm de long, densément couvert de poils grisâtres soyeux, virant au rouge rosé à maturité
périanthe et style persistants
du sang. L’infusion de feuilles est utilisée pour laver les nouveau-nés. Des feuilles séchées sont
mélangées au tabac et fumées pour traiter les problèmes respiratoires. On consomme également
les feuilles réduites enpoudre comme tabac à priser pour traiter les maux de tête et la sinusite.
Les feuilles broyées, la poudre de feuille ou la décoction de feuilles sont appliquées sur les
blessures pour aider la cicatrisation et soigner les problèmes de peau dont le ver de Guinée, les
furoncles, les brûlures, les plaies buccales, les tumeurs, les plaies syphilitiques et la lèpre. Un
bain de vapeur defeuilles se prend pour traiter les maux de dents provoqués par les caries.
L’infusion de feuilles est également utilisée comme debouche dans le même but. On ajoute des
feuilles en poudre ou broyées dans du lait à boire pour traiter la dysenterie amibienne et la lèpre.
Les jeunes feuilles sont mastiquées contre la toux. Au Soudan, l’infusion de feuilles se prend
pour traiter le diabète. Des racines cuites et en poudre sont généralement prises pour traiter la
diarrhée et la dysenterie dont la dysenterie amibienne et les vers intestinaux .La décoction de
racines se boit également pour traiter l’insomnie, la pneumonie, la tuberculose, les hemorroïdes,
la poliomyélite et la gonorrhée. La décoction d’écorce se prend pour traiter les coliques. On
prend la décoction de fruit pour traiter le hoquet et pour traiter le prolapsus rectal. La poudre de
fruit grillé est consommée pour traiter la toux. La décoction de toutes les parties de la plante est
bue et appliquée en friction pour traiter l’œdème et la poudre d’écorce s’applique comme
emplâtre.
Les galles de la plante en poudre sont absorbées avec du charbon de bois dans de l’eau comme
puissant diurétique en cas de d’oligurie et d’anurieet contre le neuropaludisme. On les utilise
également de la même façon que les feuilles et racines pour traiter le paludisme, la dysenterie, le
diabète et l’hypertension. Les galles sont utilisées au Burkina pour augmenter la production de
lait de vache et pour traiter la variole aviaire chez les volailles. On nourrit les vaches avec les
feuilles pour les engruisser et pour augmenter leur fertiliter et leur production de lait.
14-6Phytochimie
Les feuilles et les racines contiennent contiennent des alcaloïdes du type β-carboline (0,15 – 0,2
%) et la guiéranone A, un buténone naphtyl methoxylé. Dans les racines, la tetra hydroharmane
(l’éléagnine) était le principal alcaloïde, avec l’harmane et l’harmalane (dihydroharmane)
comme composés secondaires. Les feuilles contiennent du tetra hydroharmane et de l’harmane,
des alcaloïdes ainsi que la guiéranone [Link] tanins étaient présents en grandes quantités dans
toutes les parties de la plante y compris les galles. Les différentes parties de la plante ont montré
des différences quantitatives et qualitatives en ce concerne la composition chimique des tanins
neuf gallotanins à noyau d’acide quinique et deux tanins condensés (l’épicatéchine et
l’épigallocatéchine gallate) ont été déjà isolés. Le principal tanin dans toutes les parties de la
plante est l’acide 3,4, 5-tri- O-galloyl quinique.
Des feuilles , des racines et des galles , on a isolé une serie de flavonoïdes , dont la catéchine , la
myricitrine , plusieurs dérivés de myricitrine , la rutine , la rhamnétine , la quercetrine , le
kaempferol , le tiliroside , l’apigenine et l’acide gallique . Des feuilles on a isolé le 5 – methyl
dihydroflavaspérone et le 5 – methyl dihydroflavaspérone et l’acide ascorbique un acide aminé.
Le mucilage était présent dans toutes les parties de la plante mais surtout dans les fruits.
14 – 7Pharmacologie
Un extrait au chloroforme des racines a présenté une activité antipaludéenne prononcée contre
Plasmodium falciparum invitro et une faible toxicité. Cependant, lors d’un essai different des
extraits à l’ether de pétrole au chloroforme et au methanol des feuilles n’ont montré aucune
activité antipaludéenne significative invivo chez les souris experimentalement infectées par
Plasmodium berghei ; lorsqu’ilsétaient administrés par voie intra intrapéritonéale. L’harmane et
tetrahydroharmane ont montré une activité antiplasmodium significative in vitro avec une faible
cytoxicité, l’ harmalane s’est avéré moins actif. La guiéranone A a également montré une activité
antiplasmodium significative in vitro, mais associée à une forte cytoxicité envers deux lignées de
cellules cancereuses, des monocytes humains et les fibroblastes habituels de la peau. Elle a
également présenté une puissante activité antifongique sur Cladosporium cucumerinum.
Un extrait méthanolique de feuilles a montré une activité significative anti-diarrheique chez les
rongeurs. Un extrait aqueux de racines a montré une activité anti- diarrheique très significative
chez des rats présentant une diarrhée induite par l’huile de ricin. L’extrait a également présenté
des propriétés de protection contre les ulcères significatives sur une ulceration induites par
l’éthanol chez les rats. La DL50 orale obtenue était supérieure à 5000mg/kg aussi bien chez les
souris que les rats. Dans plusieurs autres essais, o n a démontré que plusieurs extraits administrés
par voie orale n’avaient pas d’effettoxique significatif sur les animaux de laboratoire. Cependant,
lorsque ces extraits ont été injectés en intramusculaire, ils se sont révélés létaux dans la semaine
suivant l’administration.
Les tanins condensés ainsi que l’acide galloyl quinique et plusieurs flavonoïdes, dont la
rhamnétine ont montré des activités antioxydantes et de piegage des radicaux significatives in
vitro. Un extrait avec teneur totale en composés phénoliques des feuilles a montré une activité
antioxydante significative in vitro dans une serie d’essais. L’extrait de racine était moins actif.
Un extrait aqueux brut de feuilles a montré des effets déprimants moderés du système nerveux
central chez cobayes. Un extrait hydroacétonique de feuilles a montré une activité antioxydante
Elle contient également une lectine, la ricine et un alcaloïde, la ricinine qui ne sont liposolubles
et ne se trouvent donc pas dans l’[Link] : // www complements alimentaires .w/ricin/
15-7 Pharmacologie
L’huile est constituée majoritairement de triacylglycérol dont l’acide gras en C18 (insaturé et
hydroxyle) : l’acide ricinoléique. C’est un purgatif drastique longtemps utilisé comme laxatif,
mais surtout une huile industrielle : lubrifiant des moteurs tournant à très haut régime, matière
première dans l’industrie des polymères (RilSAN) et source d’acide undécylénique (substance
antifongique et industrielle )
http : // [Link]/ ricin .htm le 16 -09 -2016 à 14h 15 minutes
15-8 Toxicologie :
La consommation accidentelle par le bétail ou par les enfants de graines ou de produits contenant
de l’huile de ricin peut provoquer des intoxications graves nécessitant impérativement une prise
en charge hospitalière. On considère que 3 graines peuvent être fatales pour un enfant 4 graines
peuvent déterminer une intoxication sérieuse chez l’adulte et 6 à 8 graines pourront lui être
fatales. Ces chiffres sont cependant à nuancer, la gravité de l’intoxication dépendra de la
sensibilité.
http : //[Link] .net / pages / centre antipoison –du – maroc capm/intoxication – aux
plantes / ricinus communis – wriwris ou [Link]
16 Moringa oléifera L.
16-1 Systématique :
Règne : plantae
Sous règne : tracheobionta
Embranchement : angiosperme
Classe : magnoliopsida
Sous classe : dilleniidae
Ordre : capparales
Famille : moringaceae
Genre : Moringa
Espèce : oléifera
16-2 Noms en langue locale
Bambara : basijirini, jirininbulu
Français : néverdier
16-3 Habitat et distribution
Originaire des Indes et d’Arabie Saoudite, elle est cultivée en Afrique et dans les régions
tropicales comme Madagascar
16-4 Description botanique :
Moringa est un arbre pérenne, à croissance rapide qui peut atteindre 7 à 12 mètres de hauteur et
dont le tronc mesure 20 à 40 cm de diamètre
Le tronc : le tronc est généralement droit, mais il est parfois très peu développé. En générale, il
atteint 1,5 à 2mètres de haut avant de se ramifier, bien qu’il puisse parfois atteindre les 3 mètres
Branches : les branches poussent de manière desorganisée et la canopée est en forme de parasol
Les feuilles, alternes et bi ou tripennées se développent principalement dans la partie terminale
des branches. Elles mesurent 20 à 70 cm de long, sont recouvertes d’un duvet gris lorsqu’elles
sont jeunes ont un long pétiole avec 8à 10 paires de folioles opposés, plus un à l’apex, ovales ou
en forme d’ellipse et mesurant 1 à 2 cm de long.
Les fleurs : elles mésurent 2,5cm de large et se présentent sous forme de panicules axillaires et
tombants de 10 à 25 cm .Elles sont généralement abondantes et dégagent une odeur agréable.
Elles sont blanches ou couleur crème, avec des points jaunes à la base. Les sépales au nombre de
cinq sont symétriques et lanceolés. Les cinq pétales sont minces et spatulés symétriques à
l’exception du pétale inférieur et entourent cinq étamines
Fruits :
Les fruits forment des gousses à trois lobes, mesurant 20 à 60 cm de long qui pendent des
branches lorsqu’ils sont secs ils s’ouvrent en trois parties. Chaque gousse contient 12 à 35
graines.
Les graines sont rondes, avec une coque marron semi-perméable. La coque présente trois ailes
blanches qui s’étendent de la base au sommet à 120 dégrés d’intervalle. Un arbre peut produire
15000 à 25000 graines par an. Une graine pèse en moyenne 0,3 get la coque représente25% du
poids de la graine
16-5 Utilisation en médecine traditionnelle :
Inde : la médecine ayur-védique traite 300 maladies avec cette plante telle : racine, écorce des
racines et les tiges sont abortives. Les feuilles sont galactogènes, réfrigérantes laxatives et
améliorent la digestion.
Les feuilles tendre réduisent le flegme et peuvent être absorbées pour traiter le scorbut et les
rhumes.
Les gousses encore vertes s’utilisent préventivement contre les vers intestinaux.
Les fruits stimulent l’appétit s’utilisent preventivement contre les maladies des yeux et augmente
la qualité du sperme. La gomme comme antiseptique
Sénégal : racines réduites en poudre sont utilisées dans le traitement des états fievreux, des
céphalées et des névralgies par prise nasale en cataplasme elle est indiquée dans les rhumatismes
et les douleurs articulaires. Les crises épileptiques l’hystérie et les douleurs abdominales sont
traitées par une décoction aqueuse sucrée de racines, d’écorces, de feuilles, et de fleur.
Au Mali, les guérisseurs associent les racines de Moringa oleifera avec l’écorce de tronc et les
feuilles de Faidherbia albida pour traiter les maladies mentales
http : // [Link] . com / metasite/website /1/contenu / public / pdf / memoires / juillet
2011 / A-Rulezo-Maevalandy –Moringa .pdf le 16 – 09 - 2016 15h 45 mn
16-6 phytochimie :
Les feuilles fraîches sont riches en sels mineraux vitamines (A, B , C , E ) protéines et acides
aminés .
Les écorces des racines contiennent des alcaloïdes.
. Morginine
.Moringinine (stimulant cardiaque)
. La racine renferme des athamines et des ptéryospermines qui sont des antibiotiques
. La graine est riche en matière grasse
16-7 Pharmacologie
Feuilles : antiscorbutique, complément nutritionnel, fortifiant, anti- inflammatoire,
antispasmodique, diurétique, rubéfiante
Racines : antiscorbutique, tonifiant, bactéricides, fongicides
Huiles : alimentation, cosmétique, horlogerie
16-8 Toxicologie :
Au total, l’innocuité des poudres de Moringa commercialisées n’est pas microbiologique et
toxicologique (OMS)
Toxicité de l’extrait concentré MOME (moringa methanol extrait)
Les molécules responsales de la toxicité du Moringa sont la quercetine et le kaemferol
[Link] site visité le 21 septembre 2016 à 12
Partie Expérimentale
Lieu d’étude :
Notre étude s’est faite au département de médecine traditionnelle (DMT) de l’institut national de
recherche en santé publique (INRSP) de Bamako.
Le DMT est une structure technique du ministère de la santé chargée de la valorisation des
plantes médicinales. Il est situé sur la rive gauche en commune I de Bamako au niveau de la zone
industrielle sur la route de Sotuba
Il a deux objectifs
Organiser le système de médecine traditionnelle (MT) pour assurer sa complementarité avec la
médecine conventionnelle
Fabriquer des médicaments efficaces ayant un coût relativement bas et dont l’innocuité est
assurée
Le DMTest une structure composée de trois services
Un service de l’ethnobotanique et de matière première : il est chargé de la conception de
l’herbier et droguiers de l’élaboration et de l’entretien du jardin botanique (1 hectare à Bamako
et 20 hectares à Siby)
Un service des sciences pharmaceutiques : il réalise les études phytochimiques,
pharmacologiques, toxicologiques, galéniques des plantes utilisées en MT mais s’occupe de la
production des médicaments traditionnels améliorés (MTA) qui sont vendus au Mali et du
contrôle de qualité de la matière première et produit fini
Un service des sciences médicales : il est composé de 4 médecins, uncentre de dispensation des
MTA et un laboratoire d’analyse biologique. Il assure des consultations et participe à
l’évaluation de l’évidence ethnomédicale
D’autre part, le centre régional de médecine traditionnelle (CRMT) en 5eme région à Bandiagara
est rattaché au DMT
Les personnels du DMT sont des spécialistes en pharmacognosie, en gastroentérologie, de
pharmaciens et médeciens généralistes, d’ingenieurs des eaux et forêts, de techniciens de
laboratoire et des préparateurs des phytomédicaments.
1 Methodologie
Nous avons selectionné 5 plantes à travers une revue de la littérature en utilisant des livres
d’enquêtes ethnobotaniques Malgras, 1992 ; TRAORE, 1983. Cette revue a été couplée à
l’interview d’un collaborateur des TPS maliens qui a fait plus de 30ans au DMT(INRSP)
‘’Monsieur Dramane CAMARA’’.
1 -1 Materiel végétal
Notre étude a été realisée sur l’écorce de tronc de Faidherbia albida et Ziziphus jujuba, les
feuilles de Afzelia africana, de Guiera senegalensis et Tamarindus indica qui ont été recoltées en
Août 2016 à Moutoukoula (Baguinéda) et au jardin botanique du DMT (feuilles de Afzelia
africana). Les 5 Plantes ont été pulverisées à l’aide d’un broyeur Forplex type F1 N°3139 du
DMT.
La poudre obtenue a servi pour les études phytochimiques et l’essai botanique.
1-2 Essai botanique: il est basé sur l’examen macroscopique et l’examen microscopique
L’examen macroscopique détermine les caractères organoleptiques (odeur, granulometrie,
couleur).
Examen microscopique :
Montage de la poudre :
Prélever une petite quantité de la poudre à l’aide d’une spatule et mettre dans un verre de montre,
triturer avec le réactif de Gadzet du Chatelier
Monter sur une lame de verre propre une petite quantité de ce mélange,recouvrir avec une
lamelle et appuyer légèrement pour homogénéiser la préparation, absorber lesbavures à l’aide
d’un papier buvard
Examiner au microscope
Examen microscopique proprement dit :
Fixer la lame sur la platine du microscope
Chercher la netteté de l’image en relevant ou en abaissant le système optique à l’aide de la vis
micrométrique
Utiliser un faible objectif (x10) pour les premiers essais pour la mise au point, cela permet de
prendre une vue d’ensemble de la préparation et d’en choisir les points particulièrement
intéressants à examiner
Utiliser ensuite un objectif (x40) en abaissant si c’est necessaire tout doucement le tube jusqu’à
ce que l’objectif soit presque en contact avec la préparation. Relever alors peu à peu jusqu’à ce
que l’on commence à a apercevoir grossièrement les formes de l’objet à examiner, puis on
achève la mise au point à l’aide de la vis micrométrique
1-3 Contrôle de qualité de la matière végétale de nos drogues
Pour mieux connaître la qualité du matériel végétal, nous avons déterminé les teneurs en eau , en
cendres totales , sulfuriques et chlorhydriques .
Les substances extractibles par l’eau, ether ethylique et ethanol70° c ont été déterminées
1-3 -1 materiel technique
-Balance analytique de precision ( type sartorius )
- Etuve Memmert reglée à 110°c
- Pince, spatule metallique, capsules en verre, dessicateur
-Four electrique régléà 800°c
1-3-2 Determination de la teneur en eau (methode pondérale)
Principe :
Il consiste à déterminer la masse de la perte en eau d’une prise d’essai après un sejour de 24
heures à l’étuve
Mode operatoire
Nous avons opéré sur un echantillon homogène pulverisé .Tarer cinq verres de montre, faire une
prise d’essai de 2 à 3 g (peser au mg près)
Dessécher de façon à obtenir une masse constate après plusieurs
Calcul :
Prise d’essai = masse avant étuve – tare
Masse eau =masse avant étuve – masse après étuve
%eau = x100
%CC=
P= x100
On prend 3g de drogue plus 25ml d’H2SO4 à 10% plus 5ml d’eau distillée mélanger et laisser en
macération pendant 24heures , filtrer et peser une capsule vide , recueillir le filtrat dans la
capsule vide et mettre l’évaporation à sec dans l’étuve à 110°c puis repeser
On procède comme precedemment pour le calcul du % des alcaloïdes
1-3-4-4 Substances extractibles par l’ethanol 70%
Dans un erlenmeyer de 250 ml, nous avons introduit 5g de poudre végétale et 100ml d’alcool à
70°et l’ensemble a été melangé et placé sous une agitation magnétique pendant 24h .Le macéré a
été introduit dans une capsule préalablement tarée puis évaporé à sec dans l’étuve à 110° c
Les substances extractibles par l’ethanol ont été evaluées comme precedemment
1-3-4-5 Substances extractibles par l’ether ethylique
Nous avons introduit dans un erlenmeyer de 250 ml 5 g de poudre végétale et 100 ml d’ether
ethylique.
Melanger et bien boucher l’erlenmeyer de 250 ml. Placer au refrigerateur pendant 24 heures.
Filtrer sur papier filtre et completer à 100 ml avec ether ethylique concentrer à sec au rotavapor.
Peser un ballon d’evaporation à vide N1 (poids vide du ballon)
Mettre le filtrat ethéré dansce ballon d’evaporation (ballon vide) , evaporer à sec à l’etuve
Peser le ballon (soit) = N2
Substances extractibles par ether ethylique =
Nous avons mis 100g de poudre dans 1000ml d’eau distillée bouillante, l’ensemble reposer
pendant 15 minutes. La filtration a été faites sur un morceau de compresse. Le filtrat a été
congelé pendant 24heures puis lyophilisé
1-4-4 Extration hydroalcoolique avec ethanol 70% et 30%
1-4-4-1 Ethanol 70% :
L’extrait alcoolique a été obtenu par agitation magnétique durant 24 heures de 50 g de poudre
des échantillons dans un volume de 500ml d’ethanol à 70%.
Après filtration, le filtrat obtenua été concentré au rotavapor puis congelé pendant 24heures
ensuite lyophilisé
1-4-4-2 Ethanol 30%
L’extrait alcoolique a été obtenu par l’agitation magnétique durant 24heures de 50 g de poudre
des échantillons dans un volume de 500 ml d’ethanol 30°
Après filtration, le filtrat obtenu a été concentré au rotavapor puis congelé pendant 24h ensuite
lyophilisé
50g de
poudre
Éthanol à 70%
Extrait
Marc éthanolique à
70%
Figure n°25 : schéma de macération par l’éthanol à 70%.
1-4-5Extraction avec les solvants à polarité croissante
Solvants
- Ether de pétrole(EP)
- Dichloromethane (DCM
-acetate d’ethyle(Acoeth)
-methanol (MeOH)
- l’eau (à 50° et 100°)
Mode opératoire :
Matériel
végétal
(100g)
Ether de pétrole
Extrait marc
éthéré
DCM
Extrait marc
DCM Acétate d’ET
Extrait marc
acétate MéOH
d’ET
Extraitmét marc
hanolique
Eau à 50°C
Digesté marc
Eau à 100°c
Décoct marc
é
Figure n°26 : schéma d’extraction par les solvants à polarité croissante.
*Préparation des extraits aqueux :
A la fin de l’extraction avec les solvants organiques, le marc obtenu après le methanol, a été
repris avec 100 ml d’eau distillée porté au bain marie à 50° c pendant 15 minutes.
Les filtrats obtenus de l’extraction aqueuse ont été concentrés au rotavapor, congélés pendant
24 h puis lyophilisés
La differenciation des tanins catéchiques et galliques a été réalisée par réaction de Stiasny.
Pour cela, nous avons introduit dans un ballo, 30 ml de l’infusé à 5% et ajouter 15ml de
réactif (10 ml de formol à 40% +5ml d’HCl concentré), chauffé au bain-marie à 90°c pendant
15minutes.
L’obtention d’un précipité montre la présence de tanins catéchiques
Après filtration, nous avons saturé le filtrat d’acetate de sodium pulverisé, ajouté quelques
gouttes d’une solution de FeCl3 à 1%, le développement d’une teinte bleu –noirâtre indique
la présence de tanins galliques non précipités par le réactif de Stiasny.
*flavonoïdes :
.Les anthocyanes :
A 5ml d’infusé à 5%, nous avons ajouté 5ml d’H2SO4 à 10% puis 5ml de NH40H dilué au demi.
En présence d’anthocyanes, la coloration s’accentue par acidification puis vire au bleu-violacée
en milieu basique
. Les flavonoïdes libres ou génines :
Les composés appartenant au groupe des flavonoïdes sont mis en évidence par la réaction à la
cyanidine
Nous avons introduit dans un tube à essai 5ml d’infusé à 5% et 5 ml d’alcool chlorhydrique
(alcool à 95° +eau distillée +HCl concentré à partie égale en volume) puis quelques copeaux de
magnésium et 1ml d’alcool isoamylique : c’est la réaction à la cyanidine
L’apparition au niveau de la couche surnageante d’alcool isoamylique d’une coloration :
-rose orangée indique la présence desflavones
-roseviolacée caractérise les flavanones
-rouge indique la présence de flavonols ou des flavanonols
.Les leucoanthocyanes :
Nous avons effectué la réaction sans ajouter de magnésium et chauffer au bain marie pendant
15minutes. Une réaction positive se caractérise par une teinte rouge cerise ou violacée
1-5-1-3 Caractérisation des dérivés anthracéniques :
Les dérives anthacéniques libres et combinés sont mis en évidence grâce à la réaction de
Borntrager
*Anthraceniques libres :
A 1 g de poudre ajouter 10ml de chloroforme, chauffer au bain –marie pendant 3minutes et
filtrer à chaud et compléter à 10 ml si necessaire. A 1 ml de ce filtrat chloroformique obtenu
ajouter 1ml de NH4OH dilué au demi et agiter. La coloration plus ou moins rouge indique la
présence d’anthraquinones libres : c’est la réaction deBorntrager.
*Anthraceniques combinés :
.Les O –hétérosides :
Préparer un hydrolysat à partir du résidu de la drogue épuisée par le chloroforme au quel il faut
ajouter 10ml d’eau, 1mld’acide chlorhydrique concentré puis maintenir le tube à essai au bain-
marie pendant 15minutes puis filtrer.
Prendre 5ml de ce filtrat et agiter doucement avec 5 ml de chloroforme. A la phase organique,
ajouter 1ml de NH4OH dilué au demi. L’apparition d’une coloration rouge plus ou moins
intense indique la présence d’anthraquinones sous la forme des O-hétérosides.
.Les C-hétérosides
La solution à analyser est la phase aqueuse obtenue avec la solution à analyser des O –
hétérosides à la quelle il faut ajouter 10 ml d’eau et 1ml de FeCl3 à 10%. Après chauffage au
bain –marie pendant 30minutes. Refroidir sous un courant d’eau, extraire avec 5ml de
chloroforme (CHCl3), soutirer la phase organique et ajouter 1ml de NH4OH diluée au demi.
L’apparition d’une coloration rouge plus ou moins intense indique la présence des génines de C-
hétérosides
1-5-1-4 Caractérisation des stérols et triterpènes :
La mise en évidence des stérols et des polyterpènes s’est faite gâce à la réaction de Libermann-
Burchard.
L’extrait à tester des stérols et polyterpènes est obtenu à partir de 1g de poudre de 20ml d’ether ,
laisser à la macération pendant 24heures , filtrer et compléter à 20ml . Evaporer jusqu’à sec dans
une capsule de 10 ml d’extrait, puis dissoudre le residu dans 1ml d’anhydride acétique puis 1ml
de chloroforme. Partager dans deux tubes à essai, l’un servira de temoin .Mettre dans le
fond du second tube sans agiter à l’aide d’une pipette 1 à 2 ml de H2SO4 concentré.
A la zone de contact des deux liquides il ya formation d’un anneau rouge brunâtre ou violet, la
couche surnageante devenant verte ou violette révèle la présence des stérols et triterpènes : c’est
la réaction de Liebermann-Buchard
1-5-1-5 Caracterisation des caroténoïdes :
Evaporer à sec 5ml d’extrait éthéré dans une capsule, ajouter 2 à 3 gouttes de solution saturée de
chlorure d’antimoine (SbCl3) dans du chloroforme ou dans le tétrachlorure de carbone(CCl4).
Il se développe en présence de caroténoïdes une coloration bleue devenant rouge par la suite.
1-5-1-6 Caractérisation des coumarines
5 ml d’extrait éthérique obtenu après une macération de 24heures sont évaporés à l’air libre,
puis repris avec avec 2ml d’eau chaude. La solution est partagée entre deux tubes à essai.
La présence de coumarines est manifestée après ajout dans dans l’un des tubes de 0,5 ml de
NH4OH à 25% et l’observation sous UV à 366nm. Une fluorescence bleue intense dansle tube où
il a été ajouté de l’ammoniaque indique la présence de coumarines.
1-5-1-7Recherche des hétérosides cardiotoniques :
Nous avons préparé un extrait à partir de 1g de poudre de drogue et 10ml d’alcool à 60° et 5 ml
d’une solution d’acetate neutre de plomb à 10%, chauffé au bain- marie pendant 10minutes et
filtré.
Nous avons extrait ce filtrat avec 10ml de chloroforme et partagé la phase organique entre 3
tubes à essai, évaporé le contenu de chaque tube à sec et repris les résidus avec 0,5 ml
d’isopropanol avant d’introduire dans :
-Le tuben°1 1ml de réactif de Baljet
-le tube n°2 1ml de réactif de Kedde
-le tube n°3 1 ml de réactif de Raymond- Marthoud.
En fin, introduire dans chaque tube 5gouttes d’hydroxyde de potassium (KOH) à 5% dans
l’alcool
La présence de cardenolides se traduit par une coloration :
-orangée dans le tube n°1
-rouge-violacée dans le tube n°2
-violette fugace dans le tube n°3.
1-5-1-8 caractérisation des saponosides :
Cette recherche est basée sur la propriété qu’ont les solutions aqueuses contenant des
saponosides de mousser après agitation.
La solution à analyser est obtenue par une décoction à 1% pendant 15 minutes.
Dans une serie de 10 tubes à essai de 160X16mm, numérotés de 1 à 10, introduire
respectivement 1 , 2 , …, 10 ml d’extrait et ajuster le volume de chaque tube à 10 ml avec de
l’eau distillée .
Nous avons ensuite agité dans le sens de la longueur pendant 15 minutes en raison de deux
agitations par seconde, laissé reposer pendant 15 minutes et mésuré la hauteur de la mousse
persistance dans chaque tube. Celui dans le quel la hauteur fait 1cm indique la valeur de l’indice
de mousse (I), il est égal à : I=
Nous avons calculé pour chaque tache les facteurs de retention(Rf) qui se définissent comme
suit :
Rf = Di∕Ds
Di : distance parcourue par la substance ; Ds : distance parcourue par le solvant.
Chaque substance a été identifiée par sa fluorescence sous UV, par son rapport frontal dans un
système de solvant précis et par sa couleur après révélation avec les réactifs appropriés.
RESULTATS
2 Résultats :
[Link] (Ecorces de tronc) Marron, grossière, odeur non Cristaux d’oxalate de calcium
caractéristique , cellules parenchymateuses ,
fibres avec cristaux d’oxalate
de calcium
SS par l’eau % 7 18 5 18 15
Les teneurs en eau de chacun des échantillons ont été inférieures à 10%
2-2-2Extraits
L’extration nous a permis d’avoir les extraits bruts pour chaque plante.
Les résultats de l’extraction éthanolique à 70%, 30%, de la décoction à 10%, de l’infusion
sont résumés dans le tableau n° XXII et ceux des extractions avec les solvants à polarité
croissante dans le tableau n°XXIII
Tableau n°XXII : Rendements des extration avec l’eau et l’éthanols à 70 e 30 extraits aqueux
et ethanoliques de Faidherbia albida, de l’Afzelia africana, du Guiera senegalensis,du
Tamarindus indica , du Zizyphus mauritiana .
Plantes Extraits rendement(%)
Faidherbia albida Ethanolique70% 11,02
Ethanolique 30% 8,62
Décocté à 10% 8,28
Infusé 6,86
Afzelia africana Ethanolique70% 17,54
Ethanolique 30% 19,60
Décocté à 10% 22,79
Infusé 19,82
Guiera senegalensis Ethanolique 70% 16,84
Ethanolique 30% 18,70
Décocté 10% 13,90
Infusé 13,30
Tamarindus indica Ethanolique 70% 20,52
Ethanolique 30% 21,26
Décocté 10% 21,51
Infusé 24,07
Ziziphus jujuba Ethanolique 70% 18,84
Ethanolique 30% 14,24
Décocté 10% 15,61
Au regard des résultats de ce tableau, il résulte que les faibles rendements ont été observés
avec les extraits ethanoliques à 30%, décocté, infusé pour Faidherbia albida.
Tableau n°XXIII : Rendement des extractions avec les solvants à polarité croissante sur les 5
planes
Plantes Extraits rendement(%)
Faidherbia albida Ether de petrole 0,20
Dichloromethane 0,30
Acetate d’ethyle 0,30
Methanol 3,4
Eau 50° 4,2
Eau 100° 1,7
Afzelia africana Ether de petrole 1,20
Dichlorométhane 2
Acetate d’ethyle 0,70
Methanol 7
Eau 50° 18
Eau100° 4,80
Guiera senegalensis Ether de petrole 0,40
Dichloromethane 1,90
Acetate d’ethyle 2,20
Methanol 8,50
Eau 50° 8,70
Eau100° 4,40
Tamarindus indica Ether de petrole 0,40
Dichloromethane 1,90
Acetate d’ethyle 2,20
Methanol 8,50
Eau 50° 8,70
Ziziphus jujuba Ether de petrole 0,30
Dichloromethane 0,80
Acetate d’ethyle 0,70
Methanol 9
Eau 50° 3
Eau 100° 4,4
Il ressort de ce tableau que les faibles rendements ont été observés avec les extraits de l’ether de
petrole, dichloromethane,acetate d’ethyle pour les 5 plantes
2-2-3Constituants chimiques :
Les résultats des constituants chimiques caractérisés dans la poudre de chacun des cinq
plantes par les réactions colorimétriques en tubes sont mis dansle tableau n° XXIV.
Tableau N° XXIV : résultats des réactions decaractérisations des groupes chimiques dans
poudre des écorces de tronc de Faidherbia albida, des feuilles de l’Afzelia africana,deGuiera
senegalensis ,Tamarindus indica , des écorces de tronc de Ziziphus jujuba .
Résultats
Constituants Chimiques
F. a A. a G. s T. i Z.j
Coumarines (sous UVà 366 nm) +++ +++ +++ +++ ++
Alcaloïdes : bases - - - +++ -
Alcaloïdes : sels - - - ++ ++
Tanins : FeCl3 +++ +++ +++ ++ +++
Tanins : HCl concentré ++ - ++ - +++
Tanins catéchiques : Stiasny +++ ++ +++ ++ +++
Tanins galliques : Stiasny - - ++ + -
Oses et holosides ++ +++ +++ +++ +++
Polyuroniques (mucilages ) - ++ ++ +++ -
Composés réducteurs ++ - - - -
Anthracénosides libres (Borntrager ) +++ ++ - +++ +++
Stérols et triterpènes : hétérosides +++ ++ ++ ++ +++
Stérols et triterpènes : steroïdiques +++ ++ ++ ++ +++
Leucoanthocyanes +++ - +++ +++ +++
H. cardiotoniques ( R.M) +++ +++ +++ +++ +++
H. cardiotoniques ( Kedde ) +++ ++ + ++ +++
[Link] (Baljet ) +++ +++ +++ +++ +++
Caroténoïdes - +++ +++ ++ -
[Link]énétiques - + - - -
Saponosides : mousse ++ - ++ ++ ++
Flavonoïdes - - - + -
F. a : Faidherbia albia, A.a : Afzelia africana, G.s : Guiera senegalensis, T.i : Tamarindus
indica, Z.j: Ziziphus jujuba
Les taches bleues à 366 pourront être dues à des triterpènes et sterols après révélation avec le
réactif godin, noirâtres pourront être des tanins .La majorité des taches apparaissent visibles à
254.
Tableau n°XXVI : résultats de la séparation par CCM des extraits aqueux de Afzelia africana dans le
système de solvant : ether de petrole -acetated’ethyle (2 :1 ) ; après l’observation à l’UV 254 et 366
nm et après révélation par le réactif de Godin.
La majorité des taches apparaissent visibles à l’UV 254 [Link]ès révélation par le réactif Godin
les colorations vertes pourront être des sterols et des triterpènes ; les noires pourront être des
tanins.
Tableau n°XXVII: résultats de la séparation par CCM des extraits aqueux de Guiera senegalensis dans le système
de solvant : ether de petrole -acetate d’ethyle (2 :1 ) ; après l’observation à l’UV 254 et 366 nm et après
révélation par le réactif de Godin.
Tableau n°XXVIII : résultats de la séparation par CCM des extraits organiques de Tamarindus
indica dans le système de solvant : ether de petrole –acetate d’ethyle (2 :1) ; après
l’observation à l’UV 254 et 366 nm et après révélation avec le réactif de Godin.
Extrais Rf 254 nm 366 nm Godin
Fluorescences
Ether petrole 0,05
0,18
0,32
0,48 visible
0,58 visible
0,62 visible rose
0,65 visible rose verdâtre
0,73 visible rose verdâtre
0,88 rose noirâtre
DCM 0,01 noire
0,03 visible jaune
0,08 visible
0,31 visible
0,41 visible
0,47 visible verte
0,52 verte
0,57 visible orange
0,66 visible orange
0,72 verte
0,73 visible orange
0,83 grise
0,87 noirâtre
Acetate d’ethyle 0,01 noire
0,02 visible jaune
0,1 visible orange
0,2 visible orange
0,23 visible orange
0,33 visible orange
0,46 verdâtre
0,47 visible orange
0,56 visible rose
0,62 visible rose
0,63 verdâtre
0,75 Visible rose
0,87
0,9 noirâtre
Methanol 0,01 jaunâtre
0,03 visible Bleue
0,08 visible
0,11 visible
0,32
0,47
0,6
0,62
0,87
La majorité des taches sont visibles à l’UV 254. Après révélation par le réactif Godin, les taches
noires pourront être dues à des tanins et les vertes sont dues à des stérols et triterpènes.
Tableau n°XXIX : résultats de la séparation par CCM des extraits organiques de Ziziphus jujuba
dans le système de solvant : ether de petrole : acetate d’ethyle (2 :1) ;après observation à l’UV
254 et 3m et après révélation avec le réactif de Godin.
Fig 27 : Chromatogramme des extraits organiques de nos 5 échantillons révélés par le Godin
Tableau n°XXX : résultats de la séparation par CCM des extraits organiques de Faidherbia
albida dans le système de solvant : ether de petrole –acetate d’ethyle (1 :1 ) ; après observation
à l’UV 254 et 366 nm et après révélation avec le réactif de l’Anisaldehyde.
Tableau N°XXXI: Résultats de la séparation par CCM des extraits organiques de Afzelia
africanadans le système de solvant : ether de petrole –acetate d’ethyle (1 : 1) ;après
l’observation à l’UV254 et 366nm et après révélation avec le réactif de l’ Anisaldehyde .
Tableau N° XXXII : Résultats de la séparation par CCM des extraits organiques de Guiera
senegalensisdans le système de solvant : ether de petrole –acetate d’ethyle (1 : 1) ;après
l’observation à l’UV254 et 366nm et après révélation avec le réactif de l’ Anisaldehyde .
A 254 nm, la majorité des taches apparaissent visibles. A 366nm lamajorité des taches
apparaissent en jaune et en grise. Après révélation les taches oranges
Tableau n°XXXIII : résultats de la séparation par CCM des extraits organiques de Tamarindus
indica dans le système de solvant : ether de petrole – acetate d’ethyle (1 :1) ;après observation
à l’UV 254 et 366 nm et après révélation avec le réactif de l’anisaldehyde.
Extraits Rf 254 nm 366 nm Anisaldehyde
Fluorescences
Ether de 0,02
petrole
0,43
0,72
0,76 visible
0,87 visible grise rose verte
DCM 0,01 verte
0,02 visible Jaune
0,08 visible jaune
0,15 visible rose
0,22 visible grise verte
0,31 visible jaunâtre
0,43 visible
0,57 visible
0,81 visible grise rose
Acetate 0,01 Verte
d’ethyle
0,02 visible jaune
0,08 visible bleue
0,15 visible bleue
0,2 visible orange
0,26 visible orange
0,33 visible
0,47 visible
0,65 visible
0,81 visible verte
0,9 visible grise rose
Methanol 0,01 grise verte
0,06 bleue
0,11 bleue
0,16
0,25
0,65
0,78
0,85 jaunâtre
Tableau n°XXXIV : résultats de la séparation par CCM des extraits organiques de Ziziphus
jujuba dans le système de solvant : ether de petrole – acetate d’ethyle (1 :1 ) ;après observation
à l’UV254 et 366 nm et après révélation avec le réactif de l’anisaldehyde.
Extraits Rf 254 nm 366 nm Anisaldehyde
Fluorescences
Ether de 0,02
petrole
0,45
0,55
0,72
0,78 verte
0,85 bleue
0,86 verte
0,88 orange
DCM 0,01 noire
0,11
0,26
0, 37
0,42
0,43 bleue
0,53 visible
0,72 bleue
0,78 visible jaunâtre
0,85 visible orange
Acetate 0,01 visible noire
d’ethyle
0,08 visible
0,15
0,26
0,31
0,46
0,55
0,71 bleue
0,78 jaunâtre
0,86 rose
Methanol 0,02 noire
0,03 visible grise
0,08
0,78
0,85 bleue
Après révélation les taches bleues pourront être dues des triterpènes et les noires des tanins
0,41
0,58
0,66
0,82
0,93
Ethanol 70° 0,03 visible grise noire
0,16 noire
0,17 visible
0,42 visible
0,57 visible
0,7 visible
0,81 visible
0,95 visible
Après révélation, les taches noires pourront être dues à des tanins. La majorité des taches à 254
et à 366 nm apparaissent invisibles.
Tableau n°XXXVI : résultats de la séparation des extraits aqueux de Afzelia africana dans le
système de solvant :butanol – acide acetique – eau (40 :10 :50) ; après observation à l’UV 254
et 366 nm et après révélation avec le réactif de chlorure ferrique FeCl3
0,31 - -
0,43 - -
0,52 - -
0,57 - -
0,65 - -
0,72 - -
0 ,92 - -
0,76
Decocté epuisé 0,07 visible bleue
0,16 visible bleue
0,26 visible bleue
0,31 - -
0,41 - -
0,51 - -
0,61 - -
0,66 - -
0,72 - -
0,77 - -
0,91 - -
0,93 - -
A UV 366 nm, florescence bleue de nombreuses taches, Pas de coloration avec FeCl3
0,68 visible
0,85 visible
0,93
Ethanol 70° 0,02 visible grise noire
0,25 visible
0,35 noire
0,52 visible grise
0,7 visible
0,81
0,86
0,93 visible orange
La majorité des taches apparaissent visibles à 254. Après révélation les taches noires pourront
être dues à des tanins.
0,93
Decocté 0,02
épuisé
0,22 Visible
0,23
0,25 noire
0,35
0,52
0,63
0,75
0,85
0,93
Ethanol 30° 0,01
0,22 Visible
0,23 noire
0,37 grise
0,52
0,65 visible
0,75
0,83
0,93
Ethanol 70° 0,02
0,22 visible
0,25 noire
0,42 grise
0,53 grise
0,65 visible grise
0,73
0,81
0,91
Les taches noires après révélation pourront être dues à des tanins.
Tableau n°XXXIX : résultats de la séparation des extraits aqueuxde Ziziphus jujuba dans le
système de solvant : butanol – acide acétique – eau (40 :10 :50 ) ; après l’observation à
l’UV254 et 366 nm et après révélation avec le réactif de chlorure ferrique FeCl3.
Après révélation avec le réactif FeCl3, les taches noires pourront être dues à des tanins..
Tableau N°XL: résultats de la séparation des extraits aqueux de Faidherbia albida dans le
système de solvant :butanol – acide acetique – eau (60 :15 :25) ; après l’observation à l’UV
254 et 366 nm et après révélation avec le réactif de Godin.
Extraits Rf 254 366 Godin
Fluorescences
Décocté 0,03 visible grise
0,22 Marron
0,23
0,36 Marron
0,37
0,6
0,9
Infusé 0,02 visible grise
0,22 visible Marron
0,36 visible
0,37 Marron
0,4
0,52 Marron
0,6
0,66
0,8
0,9
Digesté 50 0,02 visible grise
0,16 visible
0,21 marron claire
0,33 visible
0,37
0,52 marron
0,63
0,9
Decocté 0,02 visible grise
epuisé
0,1
0,2 marron
0,25
0,33
0,92
Ethanol 30° 0,02 visible grise
0,18 visible grise
0,2 visible grise
0,21 marron
0,3 visible
0,33
0,4
0,47
0,57 marron claire
0,62
0,72
0,9
Ethanol 70° 0,03 visible grise
0,18 visible grise
0,2 marron
0, 31 visible grise
0,35
0,42
0,56 marron
0,62
0,73
0,9
N° XLI: résultats de la séparation des extraits aqueux de Afzelia africana dans le système de
solvant : butanol – acide acetique – eau (60 :15 :25) ; après l’observation à l’UV 254 et 366 nm
et après révélation avec le réactif de Godin.
0,5
0,56
0,58 orange
0,61 visible
0,68
0,73
0,92
Ethanol 30° 0,03
0,6 orange
0,22
0,31
0,37 bleue
0,42 bleue
0,45
0,51
0,56
0,58
0,6
0,62
0,66
0,73
0,92
Ethanol 70° 0,03 jaunâtre
0,18
0,28
0,33 bleue
0,43 bleue
0,52
0,58 orange
0,6
0,66
0,72 visible
0,77
0,9
Tableau n°XLII : résultats de la séparation des extraits aqueux de Guiera senegalensis dans le
système de solvant : butanol – acide acetique – eau (60 :15 :25) ; après l’observation à
l'observation à l’UV 254 et 366 et après révélation par le réactif de Godin.
Extraits Rf 254 366 Godin
Fluorescences
Decocté 0,03 visible Grise
0,43 visible Grise
0,6 visible Grise
0,72 visible Grise
0,75 marron rouge
0,93 noire
Infusé 0,01 marron rouge
0,02 visible Grise
La majorité des taches apparaissent visibles à 254 nm et grises à 366 nm. Les taches marron
rouge, marron pourront être dues à des coumarines et noirâtres des tanins après révélation avec
le réactif de Godin.
Tableau n°XLIII : résultats de la séparation des extraits aqueux de Tamarindus indica dans le
système de solvant : butanol – acide acetique – eau (60 :15 :25 ) ; après l’observation à l’UV
254 et 366 nm et après révélation avec le réactif de Godin.
Extraits Rf 254 366 Godin
Fluorescences
Decocté 0,03 visible
0,23
0,41
0,67
0,87 noirâtre
Infusé 0,02 visible
0,13
0,25
0,42
0,66
0,87 noirâtre
Digesté 50 0,02 visible
0,08
0,25
0,41
0,87
0,88 noirâtre
Decocté 0,01 marron claire
épuisé
0,02 visible
0,1
0,28
0,43
0,62
0,87
Ethanol 30° 0,06 visible
0,15 marron claire
0,21 visible
0,31 visible
0,42 visible
0,6 visible
0,72 grise
0,88 grise
0,9 noirâtre
Ethanol 70° 0,01 marron
0,05 visible
0,2 visible
0,21 marron claire
0,27 visible
0,33 visible grise
0,46 visible grise
0,65 Visible
0,66 jaunâtre
0,75 visible
0,87 visible
0,9 noirâtre
Les taches marron et noirâtres après révélation pourront êtrerespectivement des coumarines et
des tanins.
Tableau n°XLIV : résultats de la séparation des extraits aqueux de Ziziphus jujuba dans le
système de solvant : butanol – acide acetique – eau (60 :15 :25 ) ;après l’observation à l’UV
254 et 366 nm et après révélation avec le réactif de Godin.
Les taches apparaissent visibles à 254 nm et grises à 366 nm. Après révélation avec le réactif
Godin taches marron pourront être dues à des flavonoïdes.
Figure 28 : chromatogramme des extraits polaires de nos5 échantillons après révélation par le Godin
Tableau N°XLV : résultats de la séparation par CCM des extraits des aqueux de Faidherbia
albida dans le système de solvant AcoEt MEC –AF –H2O (5-3-1-1) après l’observation à l’UV
254 et 366 nm et après révélation avec la solution de chlorure ferrique FeCl3.
Les taches noires après révélation pourront être dues à des tanins.
TableauN°XLVI : résultats de la séparation par CCM des extraits aqueux de Afzelia africana
dans le système de solvant AcoEt –MEC-AF-H2O (5-3-1-1) ; après l’observation à l’UV254 et
366 et après révélation par la solution de chlorure ferrique FeCl3
0,7 - -
0,78 - -
0,93 - -
Tableau N°XLVII : résultats de la séparation par CCM des extraits aqueux de Guiera
senegalensis dans le système de solvant AcoEt –MEC-AF –H2O (5-3-1-1) après l’observation à
l’UV 254 et 366 nm et après révélation par la solution de chlorure ferrique FeCl3.
Extraits Rf 254 366 FeCl3
Fluorescences
Decocté 0,02 visible grise noire
0,23 visible grise
0,38 visible grise
0,51 visible grise
0,67 visible grise
0,72 noire
0,87 visible grise
Infusé 0,02 visible grise
0,21 visible grise
0,26 visible grise
0,41 visible grise
0,52 visible grise
0,6 visible grise
0,72 visible grise noire
0,87 visible grise
Digesté 50 0,02 noire
0,03 visible grise
0,25 visible grise
0,4 visible grise
0,53 visible grise
0,61 visible grise
0,68 visible grise
0,72 noire
0,86 visible grise
Decocté 0,02 visible grise
epuisé
0,03 noire
Les taches apparaissent visibles à 254 nm et grises à 366 nm. Cependant les taches noires après
révélation pourront être dues à des tanins.
Tableau N°XLVIII : résultats de la séparation par CCM des extraits aqueux de Tamarindus
indica dans le système de solvant AcoEt- MEC-AF-H2O (5-3-1-1) ; après l’observation à l’UV
254 et 366nm et après révélation par la solution de chlorure ferrique FeCl3.
Extraits Rf 254 366 FeCl3
Fluorescences
Decocté 0,02 visible noire
0,08
0,16
0,31
0,56
0,68
0,87
Infusé 0,02 visible
0,03 noire
0,11
0,17
0,26
0,55
0,68
0,87
Digesté 50 0,03 visible noire
0,16
0,31
0,55
0,61
0,68
0,86
Decocté 0,03 visible noire
epuisé
0,13
0,18
0,31
0,56
0,68
0,87
Ethanol 30° 0,02 noire
0,03 visible
0,18 visible
0,32
0,56 visible
0,62
0,71
0,87
Ethanol 70° 0,02 noire
0,05 visible grise
0,12 visible grise
0,2 visible grise orange
0,3 grise
0,38 grise
0,51 visible grise
0,61 grise
0,68 grise
0,87 Grise
Tableau XLIX : résultats de la séparation par CCM des extraits aqueux de
Ziziphus jujuba dans le système de solvant AcoEt- MEC-AF-H2O (5-3-1-1) ; après l’observation
à l’UV 254 et 366nm et après révélation par la solution de chlorure ferrique FeCl3.
0,81 noire
0,93 visible grise
Les taches apparaissent visibles à 254 nm et grises à [Link] taches noires après révélations
sont dues à des tanins.
Tableau N°L : résultats de la séparation par CCM des extraits polaires de Faidherbia albida
dans le système de solvant CHCl3-CH3OH –H2O (80 -18-02); après observation à l’UV 254 et
366 nm et après révélation par l’anisaldehyde.
Extraits Rf 254 366 Anisaldehyde
Fluorescences
Decocté 0,01 visible grise
0,02 Marron
0,1
0,63
0,93
Infusé 0,02 visible grise Marron
0,11
0,66
0,93
Digesté 50 0,02 Marron
0,03 visible grise
0,12
0,33
0,68
0,93
Decocté 0,01 Marron
epuisé
0,02 visible grise
0,1
0,68
0,91
Ethanol 30° 0,01 visible grise marron
0,02
0,12
0,21
0,32
0,75
0,91
Ethanol 70° 0,02 visible grise
0,08
0,15
0,35
0,75
0,93
Les taches marron après révélation pourront être dues à des coumarines.
Tableau N°LI : résultats de la séparation par CCM des extraits polaires de Afzeliaafricana dans
le système de solvant CHCl3-CH3OH –H2O (80-18-02) ; après l’observation à l’UV 254 et 366
nm et après révélation par le réactif de l’anisaldehyde.
Extraits Rf 254 366 Anisaldehyde
Fluorescences
Decocté 0,01 visible jaunâtre
0,06 noire
0,1 visible
0,15
0,2
0,32
0,43
0,72
0,91
Infusé 0,02 visible jaunâtre noire
0,1 visible
0,2
0,33
0,45
0,71
0,92
Digesté 50 0,02 visible jaunâtre
0,03 noire
0,1 visible
0,18
0,31
0,46
0,78
0,91
Decocté 0,02 visible jaunâtre
epuisé
0,03 noire
0,1 visible
0,21
0,27
0,43
0,52
0,6
0,66
0,77
0,91
Ethanol 30° 0,02
0,06 noire
0,08 visible
0,16
0,25
0,43
0,5
0,63
0,78
0,9
Ethanol 70° 0,03 visible jaunâtre noire
0,13 visible
0,2
0,25
0,4
0,58
0,67
0,81
0,91
Tableau N°LII : résultats de la séparation par CCM des extraits polaires de Guiera
senegalensis dans le système de solvant CHCl3-CH3OH-H20 (80-18-02) ; après l’observation à
l’UV 254 et 366 nm et après révélation par le réactif de l’anisaldehyde.
Extraits Rf 254 366 Anisaldehyde
Fluorescences
Decocté 0,02 marron
0,07 noire
0,1 visible grise
0,31
0,6
0,68
0,87
Infusé 0,01 marron
0,02
Tableau N°LIII : résultats de la séparation par CCM des extraits polaires de Tamarindus indica
dans le système de solvant CHCl3-CH3OH –H2O (80 -18-02) ;après l’observation à l’UV 254 et
366nm et après révélation par le réactif de l’anisaldehyde.
Extraits Rf 254 366 Anisaldehyde
Fluorescences
Decocté 0,02 visible jaunâtre
0,03 noire
0,13 visible
0,28
0,57 visible
0,91
Infusé 0,03 visible jaunâtre noire
0,16 visible
0,31
0,38
0,62
0,91
Digesté 50 0,03 visible jaunâtre noire
0,15 visible
0,31
0,62
0,9
Decocté 0,02 visible jaunâtre
epuisé
0,05 noire
0,18 visible
0,35
0,62
0,87
Ethanol 30° 0,03 visible grise noire
0,15 visible
0,33
0,63
0,87 bleue
Ethanol 70° 0,03 visible grise marron
0,12 visible noirâtre
0,22 visible
0,32
0,65 bleue
0,86 orange
Tableau N°LIV : résultats de la séparation par CCM des extraits polaires Ziziphus jujuba dans
le système de solvant CHCl3-CH3OH-H2O (80-18-02) ; après l’observation à l’UV254 et 366
nm et après révélation avec le réactif de l’anisaldehyde.
3 Analyses et discussion.
Notre travail est axé sur l’étude des plantes médicinales utilisées dans la prise en charge des
maladies mentales.L’étude a porté sur les écorces de tronc de F. albida et [Link], les feuilles
de A. africana, de G. senegalensis et [Link].
Du point de vue botanique, les poudres des drogues avaient des couleurs variables d’un organe à
l’autre, cependant les fragments étaient les éléments microscopiques majoritairement
représentés.
Le contrôle de qualité de la matière de chacune de nos cinq drogues a donné une teneur en eau
inferieure à 10% ce qui confère à notre drogue une meilleure conservation à long terme.
L’échantillon de Guierasenegalensis et de Afzeliaafricana a donné un pourcentage en cendres
totales respectivement (8,9 ; 8,6%) plus grand que ceux des 3 autres échantillons
Faidherbiaalbida, Tamarindusindica, Ziziphusjujuba respectivement (8,3 ; 6,8 ; 8,3%) , ce qui
montre que Guiera senegalensis et Afzelia africana ont été plus souillés par la terre par rapport
aux 3 autres plantes .
En ce qui concerne le pourcentage en cendres insolubles dans l’acide chlorhydrique, Guiera
senegalensis et Afzelia africana ont montré un pourcentage faible (0,1%) par rapport aux 3
autres échantillons Faidherbia albida, Tamarindus indica, Ziziphus jujuba respectivement
(1,6 ; 0,9 ; 0,3%), ce qui montre que Guiera et Afzelia sont moins souillés par le silice que les 3
autres plantes
Les pourcentages des substances extractibles par l’eau ont été de (7 ;18 ; 5 ; 18 ;
15)respectivement pour Faidherbia albida, Afzelia africana, Guiera senegalensis, Tamarindus
indica, Ziziphus jujuba.
L’eau semble être un solvant pour extraire nos constituants chimiques responsables des activités.
Nous avons effectué des extractions dont les meilleurs rendements ont été obtenus avec les
décoctés ( 8,3 ; 22,8 ; 13,9 ; 21,5 ; 15,6%) , les infusés ( 6,9 ; 19,8 ; 13,3 ; 24 ; 15,9%) et les
extraits ethanoliques ( 11 et 8,6 ; 17,5 et 19,6 ; 16,8 et 18,7 ; 20,5 et 21, 3 ;18,8 et 14,2% )
respectivement pour ethanol30° et 70° et les faibles rendements ont été observés avec les
solvants à polarité croissante : ether de pétrole ( 0,2 ; 1,2 ; 0,1 ; 0,4 ; 0,3%) ,dichlorométhane (
0,3 ; 2 ; 2 ; 1,9 ; 0,8% ) , acétate d’ethyle ( 0,3 ; 0,7 ; 0,1 ; 2,2 ; 0,7% ) ,methanol ( 3,4 ; 7 ; 6,6 ;
8, 5 ; 9% ) ,digesté 50 ( 4,2 ; 18 ; 5,5 ; 8,7 ; 3% ) ,décocté épuisé ( 1,7 ; 4,8 ;4,5 ;4,4 ; 4,4%)
respectivement pour Faidherbia albida , Afzelia africana , Guiera senegalensis ,Tamarindus
indica , Ziziphus jujuba .Pour les extractions, les meilleurs rendements ont été obtenus par
infusion et décoction 10% des feuilles ce qui serait très intéressant pour leur utilisation en
Médecine Traditionnelle.
En ce qui concerne les constituants chimiques, les résultats des réactions de caractérisation ont
révélé la présence commune dans nos 5 plantes : des tanins, des sterols et triterpènes, des
heterosides cardiotoniques, des oses et holosides, des coumarines .Cependant, nous avons noté la
présence des alcaloïdes dans Tamarindus indica et Ziziphus jujuba des flavonoïdes dans
Tamarindus indica. Les alcaloïdes ont été absents dans Faidherbia albida, Afzelia africana,
Guiera senegalensis. Les flavonoïdes ont été absents dans Ziziphus jujuba plus les 3 plantes
pré[Link] a obtenu une forte activité antiradicalaire avec les extraits polaires de
Faidherbiaalbida, Guiera senegalensis, et Ziziphus jujuba à l’exception du système de solvant
CHCl3-CH3O-H2O. Cependant des faibles activités antiradicalaires ont été trouvé avec les
extraits polaires de Afzelia africana et Tamarindus indica. L’extrait organique a revélé un
pouvoir antioxydant par inhibition du radical DPPH pour Afzelia africana et Guiera
senegalensis.
Tamarindus indica, Faidherbia albida, et Ziziphus jujuba ont montré des faibles activités
antiradicalaires avec l’extrait organique.
Les extraits aqueux et ethanoliques des feuilles et des écorces de tronc de Faidherbia albida ont
donné une forte activité antioxydante Karoune et al, [Link] présence des tanins dans [Link] a
été signalé par les auteurs tels que Aubreville (1950), Berhaut vol IV (1975), Wreber(1977).
La présence de tanins, de sterols et triterpènes a été mentionnée dans Afzeliaafricana par
Akinpelu et al.,2008. Il a montré que les extraits de Afzelia africana pourront être comparés à
l’ampicilline et à la tetracycline. La plante Afzelia africana a des propriétés anti-inflammatoires
et analgésiques (Akah et al., 2007). L’activité antioxydante de neufs tanins isolés et caractérisés
de G. senegalensis a été etudiée par (Bouchet et coll., 1998). Par ailleurs des travaux ont montré
l’activité antioxydante des extraits methanoliques des feuilles et des galles de G. senegalensis
par la methode de DPPH (Kouamé et al.,2009). Atawodi et al., 2013 ont montré que les feuilles
de [Link] ont une faible activité antioxydante par rapport à celle des autres organes. Par ailleurs
differentes parties de T. indica particulièrement les fruits, les graines et les écorces possèdent des
composés polyphenoliques avec des pouvoirs antioxydants (Atawodi et al., 2013). L’extrait de
[Link] agit par un mécanisme mixte neurotrope par inhibition des récepteurs muscariniques et
musculotropes (Bruneton J,1993).Les résultats de la présence des substances antiradicalaires
dans [Link] concordent avec ceux de (Yansambou, 2002) et de (Burkill, 1997). L’extrait
aqueux, les extraits MeOH, EtOH ontété les seuls à avoir présenté une activité antioxydante.
L’activité antioxydante pourrait s’expliquer par la présence de tanins et coumarines dans la
drogue. Ces deux groupes sont doués en effet de propriétés antioxydantes (Bruneton, 1993).Le
[Link] avec ses propriétés antioxydantes pourrait pieger les radicaux libres (Bruneton, 1993).
L’étude de l’activité antiradicalaire qualitative effectuée sur la plaque de CCM dans le système
de solvant Acoet-MEC-AF-H20 (50-30-10-10) a montré que l’ensemble des extraits de nos
échantillons présente plusieurs tâches jaunes sur fond violet : ce qui explique leur pouvoir
antioxydant. La présence des terpènes, des saponosides dans F. albida est confirmé par les
travaux de Ismaël et al., 2016. Ils ont montré aussi la présence des monosaccharides, des
carbohydrates et des glycosides. La présence des saponosides est encore mentionnée par Usman
et al., 2015.
La présence de ces groupes chimiques dans nos 5 échantillons pourrait expliquer leur utilisation
en médecine traditionnelle notamment dans la prise en charge des maladies mentales.
Les coumarines de nos 5 drogues pourraient garantir la prévention des atteintes vasculaires et
nerveuses.
Conclusion et Recommadations
4 Conclusion et Recommandations
4.1Conclusion :
La santé mentale par sa fréquence, son impact, son intensité (enormes effets secondaires des
médicaments psychotropes) en santé publique merite une prise en charge de qualité.
La phytotherapie reste la source prédominante de medicaments pour la majorité de la population
mondiale, en particuliers dans les pays en voie de developpement.
De nombreux composés ont été identifiés tels que les tanins, les saponosides, les coumarines, les
sterols et triterpènes grâce aux études phytochimiques. Ces composés sont connus pour leurs
propriétés antiradicalaires, antalgiques.
Les extraits aqueux et ethanoliques ont donné des rendements non negligeables.
Cependant, les extraits organiques en ont donnés des faibles rendements.
En effet nos résultats pourraient justifier l’utilisation traditionnelle de ces plantes dans la prise en
charge des maladies mentales à savoir le décocté aqueux de Tamarindus indica (feuilles) et
Guiera senegalensis (feuilles), Ziziphus jujuba (écorce de tronc) et Afzelia africana (feuilles),
Faidherbia albida (son écorce de tronc et ses feuilles).
Nous esperons par ce travail avoir marqué un point de départ vers la mise au point d’un
médicament traditionnel amelioré (MTA) indiqué dans les maladies mentales après
approfondissement de certains aspects de la présente étude et la réalisation d’essais cliniques.
4.2Recommandations :
Au terme de notre étude, nous avons formulé les recommandations suivantes :
Au ministère de la santé et de l’hygiène publique
Valoriser les phytomédicaments dans la prise en charge des maladies mentales
Au DMT :
Promouvoir la recherche sur les plantes medicinales afin de trouver un MTA pour les maladies
mentales.
Aux pouvoirs publics :
Elaborer une politique nationale de dépistage précoce de la maladie mentale
Faire une campagne de sensibilisation de la population malade sur la nécessité de prendre
régulièrement leurs médicaments.
A la population
Faire une utilisation rationnelle de notre environnement.
Bibliographie
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[Link]
6 Annexes
L’écorce de tronc de Ziziphus jujuba est souvent associée avec les feuilles deAfzelia africana,
lemalade lave la tête avec le décocté.
Les feuilles de Tamarindus indica sont associées avec les feuilles de Guiera senegalensis, le
malade lave la tête et boit le décocté.
Un malade mental qui est trop agité et qui se promène beaucoup, on utilise le nid de l’Hirondelle
« oiseau » en fumigation en y ajoutant Commiphora pedunculata.
On utilise l’écorce de tronc de Faidherbia albida et ses feuilles, le malade lave la tête avec le
décocté mais d’autres guerisseurs associent les racines de Moringa oleifera
Recettes provenant d’un collaborateur des tradipraticiens maliens Dramane CAMARA ex major
du DMT de Bamako.
Les extraits aqueux des recettes à base de Stylosanthes erecta, d’Hibiscus sabdariffa et
Tamarindus indica possèdent une activité antibactérienne sur Escherichiacoli,responsable de 75
à 85% des infections urinaires et de la cystite, une activité antalgique et un effet bénéfique dans
la prévention d’hémorragies souvent associée à la cystite. (Colette Ekoumou 2003-2004)
Les préparations aqueuses des fruits de Tamarindus indica sont des boissons beaucoup
consommées au Mali.
Préparation des extraits : Bain- marie Bm 480, thermomètre, ballon, balance, entonnoir,
erlenmeyer, compresse, rotavapor type 349/2J Bibby, congélateur, lyophilisateurtype Heto,
agitateur magnétique.
Réactif de Dragendorff :
Nitrate de Bismuth
pulvérisé……………………………………………………………………………20,80g
Iode………………………………………………………………………………….38,10g
Iodure de sodium anhydre …………………………………………………………..200g
Eau distillée …………………………………………………………………………600g
Agiter pendant 30minutes.
Réactif de Godin :
Solution A : vanilline 1g +1000ml d’ethanol
Solution B: Acide perchlorique 3ml +eau distillée 100 ml
Melanger les deux solutions au moment de l’emploi, ensuite pulvériser les
plaques avec une solution de H2SO4 à 10%
Réactif de Kedde
Réactif de Baljet :
Réactif de DPPH
Fiche signalétique
Nom : CAMARA
Prenom : Safiatou
Titre : Etude de cinq plantes utilisées dans le traitement traditionnel des maladies mentales au
Mali.
Résumé :
Notre travail a porté sur l’étude des plantes médicinales utilisées dans la prise en charge des
maladies mentales.
Notre selection a été portée sur l’écorc e de tronc de Faidherbia albida et de Ziziphus jujuba, les
feuilles d’Afzelia africana, de Guiera senegalensis, de Tamarindus indica.
Toutes nos poudres sont presque riches en composéschimiques et en substances extractibles par
l’eau.
Ceci a été confirmé par la mise en évidence de nombreux principes actifs solubles dans l’eau tels
que les tanins, les coumarines et par la CCM. En ce qui concerne l’activité antioxydante par le
principe de la capture des radicaux libres par le DPPH, tous nos extraits ont reduit le DPPH.
Mais ce sont les extraits obtenus avec Faidherbia albida, Guiera senegalensis, Ziziphus jujuba
qui ont montré la grande activité antiradicalaire en réduisant le DPPH sur toute la bande de
migration.
En ce qui concerne l’essai botanique l’observation microscopique nous a donné des fragments
d’epidermes et beaucoup d’autres élements microscopiques, on a obtenu une poudre presque
grossière et d’autres caractères organoleptiques dans tous nos 5 échantillons.
Nous avons réalisé des extractions avec l’eau, les teneurs en eau et en cendres ont été
déterminées dans les poudres des deux organes (écorce de tronc, feuilles)
Serment de Galien
Je jure, en présence des maîtres de la faculté, des conseillers de l’ordre des pharmaciens et de
mes condisciples :
D’honorer ceux qui m’ont instruite dans les préceptes de mon art et de leur témoigner ma
reconnaissance en restant fidèle à leur enseignement ;
D’exercer dans l’intérêt de la santé publique, ma profession avec conscience et de respecter non
seulement la législation en vigueur, mais aussi les règles de l’honneur, de la probité et du
désintéressement ;
En aucun cas, je ne consentirai à utiliser mes connaissances et mon état pour corrompre les
mœurs et favoriser les actes criminels ;
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ;
Je le jure !