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Planification du réseau UMTS/WCDMA

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Université Abdelmalek Essaadi MASTER ETC&TSE/2021-2022

Faculté des Sciences Tétouan Module : Réseaux Mobiles et sans


fil
Prof. N. AKNIN &
[Link] Alami

Cours : Planification et
dimensionnement dans le
cas de ré seau
UMTS /WCDMA

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Introduction
Les systèmes de télécommunications radio mobiles ont connu des profonds
changements, surtout avec l’apparition des nouveaux services allant de simples SMS (Short
Message Services), au MMS (Multimédia Message Services) et à la visiophonie. Cette
évolution est traduite par l’arrivée de nouvelles générations de téléphones mobiles capables
de prendre en charge les nouvelles exigences en termes de services et de débits afin de
mieux répondre aux besoins des utilisateurs.

La première génération des réseaux radio mobiles a démarré à la fin des années
soixante-dix. Il s’agit des systèmes analogiques reposant sur la modulation en fréquence et
uniquement sur la méthode d’accès multiple par répartition de fréquence FDMA
(Frequency Division Multiple Access). En termes de services, ces systèmes proposaient de
la voix qui était transmise sous forme analogique, avec une efficacité spectrale assez faible.
Parmi les systèmes de la 1ère génération nous citons : L’AMPS (Advanced Mobile Phone
Service) au nord d’Amérique, le TACS (Total Access Communication System) au Grande
Bretagne, le NMT (Nordic Mobile Telephone System) en Europe…

La deuxième génération a fait ces débuts dans les années quatre-vingt dix. Elle est
composée de systèmes numériques basés sur la modulation numérique et reposent sur les
méthodes d’accès multiples par répartition de temps TDMA (Time Division Multiple
Access) et de fréquence, ou par répartition de code CDMA (Code Division Multiple
Access). En plus de la voix, ces systèmes proposaient d’autres services comme l’envoi des
messages courts (SMS), le fax…Parmi les systèmes de 2ème génération les plus connus nous
citons le réseau GSM (Globale System For Mobile Communication) et le système IS’95
[Heikki Kaaranen 2005].

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Le GSM est une norme numérique de seconde génération, il est devenu peu à peu
une référence pour la téléphonie cellulaire digitale à travers le monde. Ses performances
en téléphonie sont tout à fait stables et satisfaisantes. Par contre en termes de transfert de
données, il reste très modeste. Le GSM a été mis au point par l’ETSI (European
Telecommunications Standards Institute) sur la gamme de fréquence de 900 MHz. Le
spectre de fréquences est une ressource rare, ce qui a poussé la communauté scientifique à
proposer des méthodes d’accès multiples afin de pouvoir servir un maximum d’usagers et
par la suite une utilisation judicieuse et optimale du spectre. La méthode d’accès utilisée
en GSM est une combinaison des deux méthodes TDMA et FDMA.

Pourtant, malgré l’évolution qu’ont connu les systèmes de 2ème génération (2G), ils
restent encore modestes en termes de débit, de capacité, de couverture et de qualité de
service. Pour cela, des systèmes dits de 3ème génération (3G) sont apparus pour répondre à
ces exigences. Leur défi principal est de faire face aux demandes des utilisateurs qui sont
croissantes et complexes. Il s’agit en effet des systèmes ne transportant pas seulement de
la voix, mais aussi capables d’offrir simultanément des services de transmission de
données, d’audio et de vidéo en tout lieu et à tout moment, tout en autorisant des débits de
transmission plus élevés avec des hautes qualités de services. Cette flexibilité est due à
l’utilisation d’une méthode d’accès multiple large bande WCDMA (Wideband Code
Division Multiple Access). Les systèmes 3G se caractérisent par :

▪ Services à haut débit, minimum 144 kbit/s dans tous types d’environnements et
2 Mbit/s dans les environnements intérieurs et avec une mobilité restreinte ;
▪ Services à commutation de paquets pour la transmission de données et à
commutation de circuits pour la transmission de la voix ;

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▪ Capacité et efficacité spectrale supérieure à celle des systèmes cellulaires 2G dues


à l’exploitation d’une bande de fréquence plus large. Ceci a permis de résoudre le
problème de saturation existant dans la génération précédente ;
▪ Possibilité d’offrir des services multimédia (voix, audio, données) lors d’une même
connexion et avec des qualités de services différentes ;
▪ Compatibilité avec les réseaux d’accès radio 2G;
▪ Itinérance entre les différents systèmes 3G ;

En outre, les systèmes 3G présentent plusieurs avantages en comparaison avec les


systèmes 2G. En effet ils éliminent le processus d’affectation de fréquences. En effet, les
utilisateurs arrivent aux récepteurs sur la même fréquence et ils sont filtrés et identifiés par
des codes orthogonaux distingues. En plus, ils assurent une simplicité dans la procédure de
handover puisque aucune commutation du canal physique n’est nécessaire pendant la
connexion, contrairement aux systèmes de la 1ère et de la 2ème génération où le handover
s’effectue par un changement de canal physique.
Parmi les systèmes de 3G actuellement déployés nous citons le système de
télécommunications mobile universel : UMTS (Universal Mobile Telecommunications
System) standardisée par le 3GPP (3rd Generation Partnership Project)

L’UMTS, fonctionnant sur les bandes de fréquences 1885-2025 MHz et 2110-2200


MHz, réutilise l’infrastructure GSM existante et y ajoute d’autres équipements pour
prendre en charge une grande variété de services (données multimédia, vidéo,
visioconférence, etc…), en plus de la transmission de la voix, avec un débit pouvant
atteindre 2Mbit/s en lien descendant (Downlink).

Le principe de n’importe quel système 3G est « anyone, anywhere, anytime »,


signifiant que chacun doit pouvoir être joint n’ importe où et n’importe quand. Pour
atteindre cet objectif, il faut surmonter plusieurs problèmes. A savoir, le problème

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d’optimisation des ressources (spectre fini), l’adéquation entre les services sollicités et les
débits exigés, la qualité de service QoS (Quality of Service), la planification de des
ressources……

Dans ce document, nous nous sommes intéressés à la planification du réseau


UMTS. Nous nous sommes concentrés sur l’évaluation et l’estimation des paramètres radio
pour les deux voies montante (Uplink) et descendante (Downlink).

Ce cours s’articule autour de quatres chapitres. Dans le premier, nous avons


présenté une introduction au réseau UMTS, son architecture, ses différents canaux, ses
méthodes d’accès, ainsi que les différentes propriétés qui caractérisent ce système.

Dans le deuxième chapitre, nous avons étudié les différentes procédures de la


planification tout en mettant l’accent sur les méthodes d’affectation de codes utilisées, les
types d’interférences existants... Nous avons ensuite présenté un état de l’art sur l’effet de
différents paramètres sur la capacité Downlink. La dernière partie du chapitre est réservée
à l’intégration de l’UMTS sur le GSM. Ceci nous a amené à étudier le processus de co-
planification GSM-UMTS.

Dans le troisième chapitre, nous nous sommes intéressés à l’évaluation et


l’estimation de la capacité maximale en Downlink dans un réseau mono-service et multi-
services pour deux scénarios différents : le cas d’une cellule isolée, et le cas d’un réseau à
plusieurs cellules. L’objectif de cette étude est de mettre en évidence l’effet des
interférences inter-intracellulaires sur la capacité WCDMA. Cette capacité est basée sur la
puissance totale PTot disponible au niveau du Node B. Par ailleurs, les opérateurs cherchent
à contrôler l’admission des nouvelles stations mobiles, pour éviter la surcharge et lutter

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contre la dégradation de la qualité de liaison pour les communications déjà établies. Ceci
passe par la détermination de la capacité maximale d’une cellule. Dans ce sens, nous nous
sommes basés sur deux algorithmes de contrôle d’admission.

Le quatrième chapitre est dédié à l’étude de la voie Uplink. Cette dernière dépend
étroitement du phénomène de la respiration de la cellule qui traduit le compromis existant
entre la capacité et la couverture.

En effet, lors de dimensionnement d’un réseau mobile cellulaire, nous devons


limiter la charge maximale de la cellule en respectant un certain seuil du Noise Rise. Ceci
nécessite une bonne maitrise de la capacité maximale d’une cellule. Ceci a été fait pour les
E
deux scénarios présentés dans le chapitre 3 en se basant sur le rapport b cible, sur le
N0
facteur de charge maximal et sur le NR maximal que peut générer les utilisateurs
appartenant à la cellule servante. Deux algorithmes de contrôle d’admission sont présentés.
Un est basé sur le facteur de charge maximal UL _ max et l’autre est basé sur le facteur

d’augmentation de bruit maximal NRmax.

Nous avons étudié aussi, l’effet des interférences inter-intracellulaires fUL sur la
puissance de transmission requise de la station mobile pour deux cas : la voix uniquement
et voix /données.

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Première partie
Généralités et état de l’art

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Chapitre1
Introduction aux réseau UMTS

1. 1. Introduction

Le réseau UMTS ou réseau mobile de troisième génération est un système de


communications mobiles sans fil capable d'être le support, en particulier, de services
multimédias novateurs et de combiner l'utilisation des éléments terrestres et satellitaires. Il
sera possible d'avoir des accès plus rapides à l’Internet avec une amélioration de la qualité
des communications tendant vers celle de la téléphonie fixe.

1. 2. Architecture du réseau UMTS

Il existe plusieurs technologies 3G dans le monde. Chacune d’elles suit les


recommandations IMT2000. La norme utilisée diffère d’une région à une autre:

▪ Europe, Moyen Orient, Le porteur méditerranéen et un nombre important de pays


africains : UMTS.
▪ Amérique : CDMA-2000.
▪ Japon et Corée : WCDMA (Wideband Code Division Multiple Access).
▪ Chine : TD-SCDMA.

L’UMTS est donc la norme de télécommunications de troisième génération utilisée


en Afrique et plus particulièrement au Maroc, basée sur la technologie WCDMA, utilisée

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Figure 1. 1 : Architecture globale du réseau UMTS

au Japon et Corée [Heikki Kaaranen 2005], [Jaana Laiho 2003], [Jaana Laiho 2006],
[Samukic 1998]. Elle a été développée à partir de 2004 avec la Release 99 (R99). Sa bande
de fréquence de fonctionnement est 1900MHz-2000MHz. Les spécifications techniques de
cette norme sont développées au sein de l’organisme 3GPP.

L'architecture du système UMTS est similaire à celle de la plupart des réseaux de


deuxième génération [Heikki Kaaranen 2005], [Tabbane 1997], [Jaana Laiho 2006], [Jaana
Laiho 2006], [J. Pérez-Romero 2005]. En 3GPP, cette architecture est décrite en termes de
ses entités : UE (équipement mobile), le réseau d’accès radio terrestre (UTRAN) et le
réseau cœur CN. L’UMTS est désigné pour supporter une large gamme d’applications de
différentes qualités de services.

L’architecture globale de réseau de 3ème génération UMTS est présentée dans la figure
suivante :

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o Réseau d’accès (UTRAN) : Le réseau terrestre d’accès radio de l’UMTS


[Heikki Kaaranen 2005] est doté de plusieurs fonctionnalités. Sa fonction
principale est d’assurer le transport des flux entre le terminale mobile et le réseau
cœur via les interfaces Uu et Iu. Cependant, il réalise d’autres fonctions :

• La sécurité : Il permet la confidentialité et la protection des


informations échangées par l’interface radio en utilisant des
algorithmes de chiffrement et d’intégrité.
• La mobilité : Une estimation de la position géographique est possible
à l’aide du réseau d’accès UTRAN.
• La gestion des ressources radio : Le réseau d’accès est chargé
d’allouer et de maintenir des ressources radio nécessaires à la
communication.

Le réseau d’accès UTRAN est composé de plusieurs éléments : une ou plusieurs stations
de base (BTSs) appelées Node B, des contrôleurs radio RNC (Radio Network Controller)
et des interfaces de communication entre les différents éléments du réseau UMTS. Le
schéma suivant montre l’architecture globale de l’UTRAN :

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Figure 1. 2 : Architecture globale de l’UTRAN

• Node B : C’est une entité logique reliée à un RNC par l’interface Iub. Elle
correspond à une BTS dans le système GSM. Elle contient les fonctions de
transmission radio (modulation, démodulation, codage etc..). Elle est aussi
responsable de la gestion des canaux de transport communs et dédié, de la
configuration des cellules radio (la gestion des fréquences porteuse, les codes de
cellules, la configuration des canaux etc…) et de la synchronisation…

Nous pouvons distinguer deux types de Node B: Node B avec antennes sectorielles et
Node B avec antenne omnidirectionnelle.

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Figure 1. 3 : Node B avec antennes sectorielles

Figure 1. 4 : Node B avec antenne omnidirectionnelle

En effet, l’utilisation des antennes sectorielles induisent une isolation spatiale en


couvrant plusieurs secteurs. La surface couverte par une antenne est appelé secteur.
Les antennes sectorielles reçoivent des signaux provenant d’une fraction
d’utilisateurs actifs dans une cellule. Chacune d’elle couvre 120°. Ainsi
l’interférence vue dans une cellule radio à trois antennes sectorielles est égale à 1/3
de l’interférence obtenue avec une antenne omnidirectionnelle. Ce qui permet
d’augmenter la capacité avec un facteur égale à 3.

• RNC : Responsable de la gestion et de contrôle des canaux radio (établissement,


maintien, libérations des connexions radio). Il est aussi responsable de la gestion
du handover quand le terminal se déplace d’une cellule à une autre. Il gère en plus
les mécanismes de contrôle de puissance dans les deux directions montante et

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descendante. Il est possible qu’un RNC communique avec le sous-système de


stations de base BSS (Base Station Subsystem) qui forme le GERAN (GSM/EDGE
Radio Access Network) via l’interface lur-g. Il existe deux types de RNC : Serving-
RNC et Drift-RNC. Chaque communication met en œuvre un Serving-RNC et un
seul, et passe par 0 ou plusieurs Drift-RNC.

o Serving-RNC : C’est le RNC qui maintient la connexion avec le réseau


cœur quand le mobile est en soft handover. Il assure les fonctions de division
et de recombinaison des paquets dans le cas de soft handover pour
acheminer un seul flux vers le réseau cœur à travers l’interface Iu.
o Drift-RNC : Il effectue la recombinaison des liens lorsque du fait de la
macrodiversité plusieurs liens radio sont établis avec les Node Bs qui lui
sont attachées. Il route les données utilisateurs vers le Serving RNC dans le
sens montant et vers ses Node Bs dans le sens descendant.

Réseau Cœur de l’UMTS


lu lu
lur Drift RNC
Serving RNC
lub

Node B Node B Node B Node B

Figure 1. 5: Serving et Drift RNC

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• CN : Le réseau cœur est celui qui se charge de l'acheminement des


communications (voix, données) vers les réseaux fixes tels que le réseau
public de téléphonie fixe, le réseau Internet, etc...

Figure 1. 6: Architecture de réseau cœur

Le réseau cœur CN est le même que celui de la combinaison GSM/GPRS et


pourra servir les réseaux d’accès radio UTRAN et GSM en même temps.
Le réseau cœur comprend deux domaines de services :

❖ Le domaine à commutation de circuits CS (Circuit Switched).


❖ Le domaine à commutation de paquets PS (Paquet Switched).

Le domaine CS est utilisé pour la téléphonie, tandis que le domaine PS permet


la commutation de paquets (utilisé pour le transfert de données, accès à
l’internet…). Ainsi les téléphones de 3G peuvent gérer simultanément une

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communication paquets et une communication circuit. Le domaine CS


contient le MSC, le GMSC et le VLR. Le domaine PS comprend le SGSN et
le GGSN. La partie commune aux deux domaines comprend le HLR, l’EIR et
L’AUC.

• GMSC : Joue le rôle de passerelle entre le réseau UMTS et le réseau


téléphonique commuté public RTCP. Dans le cas d’un appel depuis un réseau
extérieur à l’UMTS, le GMSC interroge la base HLR afin de router l’appel
vers le MSC dont dépend le destinateur.
• GGSN : Joue le rôle de passerelle vers les réseaux à commutation de paquet
extérieurs (Internet…).
• SGSN : routeur permettant de gérer les coordonnées des terminaux de la zone
et de réaliser l'interface de transit des paquets avec la passerelle GGSN.

1. 3. Hiérarchie des cellules en UMTS

L’UMTS est divisé en plusieurs cellules de tailles variables. Chacune d’entre elles
est présentée en fonction de la densité de population à servir et de la vitesse de mobilité
[Tabbane 1997]. L’accès par satellite est une extension.

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144 kbit/s 384 kbit/s 2 Mbit/s

Figure 1. 7: Hiérarchie des cellules de l’UMTS

Les systèmes mobiles de 3ème génération pourront être déployés dans un réseau cellulaire
multi couches avec des macrocellules (0, 5 à 10 Km de rayon) pour la couverture globale,
des microcellules (50 à 500 m) pour les fortes densités de trafic en ville et des picocellules
(5 à 50 m) pour la couverture à l’intérieur des bâtiments. De plus, les utilisateurs voyageant
dans les avions ou navires sont associés au niveau satellitaire. Le passage d’une cellule à
l’autre (handover) devra se faire de façon transparente pour l’utilisateur, c’est-à-dire sans
coupure perceptible ni perte de données. La tendance actuelle, dans les systèmes
cellulaires, est l’utilisation de cellules de plus en plus petites pour écouler un maximum de
trafic.

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1. 4. Organisation fréquentielle

Les bandes de fréquences allouées au système UMTS sont 1885-2025 MHz et 2110-2200
MHz, [Heikki Kaaranen 2005], [Tabbane 1997], [Jaana Laiho 2003]. L’UMTS propose la
structure suivante :

1885 2010 2025 2110 2170 2200 MHz


1920 1980
TDD FDD Satellite TDD FDD Satellite

TDD: Time Division Duplex FDD: Frequency Division Duplex

Figure 1. 8: Subdivision de la bande de fréquence allouée à l’UMTS

Il se base sur deux modes de multiplexages : Le mode FDD et le mode TDD [Samukic
1998], [Yacoub 2009], [Fadoua Thami Alami 2006].

1. 4. 1. Mode FDD

La division duplex dans les bandes dites ‘appariées’ est fréquentielle : FDD
(Frequency Division Duplex) (2x60 MHz). L’écart duplex vaut 190 MHz. Nous utilisons
dans ces bandes un accès WCDMA. En mode FDD-WCDMA, deux bandes de fréquences
de 5MHz chacune sont allouées à ’utilisateur. Une bande est utilisée pour la transmission
et l’autre pour la réception.

1.4. 2. Mode TDD

La division duplex dans les bandes dites ‘non appariées’ est temporelle : TDD
(Time Division Duplex) (35 MHz et 15 MHz). Le TDD n’utilise qu’une bande passante de

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5 MHz divisée en portion de temps (time slot). Elle est utilisée dans les deux sens (montant
et descendant) et basée sur la méthode TDMA en plus de la séparation par code. Le TDD
offre une large gamme de débit de service en allouant plusieurs codes ou plusieurs
intervalles de temps à un utilisateur. Les deux bandes restantes sont réservées à la
composante satellitaire de l’UMTS qui est peu déployée. Généralement le système UMTS
repose sur le mode FDD-WCDMA.

1. 5. Les canaux de transport et les canaux physiques du système UMTS

Au niveau du réseau d’accès UTRAN, les données générées par les couches hautes
sont transmises sur l’interface radio par des canaux de transport (Transport CHannel) qui
sont mappés en un ou plusieurs canaux physiques (Physical CHannel) [Jaana Laiho 2003],
[Jaana Laiho 2006]. La couche physique doit pouvoir supporter des débits différents afin
d’offrir des services de bande passante à la demande.

1. 5. 1. Les canaux de transport

Dans la norme UMTS, nous distinguons deux types de canaux de transport : les
canaux dédiés (Dedicated CHannels) qui sont affectés à un seul et unique utilisateur du
réseau et les canaux non dédiés, ou communs (Commons/Shared CHannels), qui sont
partagés entre plusieurs usagers.

1. 5. 1. 1. Les canaux de transport dédiés

En UMTS, l’unique canal de transport utilisé est le canal DCH (Dedicated CHannel).
Il est introduit dans les deux sens montant (Uplink) et descendant (Downlink). Ce canal
transporte les informations utiles de l’utilisateur et les informations de contrôle qui sont
nécessaires pour la gestion de la liaison radio.

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1. 5. 1. 2. Les canaux de transport communs

Le système UMTS a introduit plusieurs canaux de transport communs.


En Uplink, deux canaux existent :

▪ Le canal RACH (Random Access CHannel) qui porte l’information de contrôle


envoyée par le mobile.
▪ Le canal CPCH (Common Packet CHannel) qui transporte des données de
l’utilisateur en mode paquet et une séquence d’apprentissage pour l’estimation du
canal.

En Downlink, les canaux de transport utilisés sont :

▪ Le canal BCH (Broadcast CHannel) est utilisé pour diffuser l’information du


système sur toute la cellule.
▪ Le canal FACH (Forward Access CHannel) transporte les messages de
signalisation et les paquets de données de petite taille ;
▪ Le canal PCH (Paging CHannel) transporte les informations relatives pour établir
une communication.
▪ Le canal DSCH (Downlink Shared CHannel) est partagé par plusieurs usagers. Ce
canal est associé à un ou plusieurs DCH. Il transporte des données de contrôle ou
de trafic.

1. 5. 2. Les canaux physiques

Les canaux de transport sont transmis sur l’interface radio, après avoir être codés et
multiplexés en utilisant un ou plusieurs canaux physiques. Les canaux physiques sont
définis par plusieurs paramètres caractérisant la liaison radio citant le code d’étalement, le

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code d’embrouillage, la fréquence porteuse et la phase. Deux types de canaux physiques


sont utilisés dans les deux directions Uplink et Downlink : les canaux dédiés et les canaux
communs.

1. 5. 2. 1. Les canaux physiques de la voie montante

En Uplink, quatre canaux physiques sont utilisés :


▪ PRACH (Physical Random Access Channel).
▪ PCPCH (Physical Common Packet CHannel).
▪ DPDCH (Dedicated Physical Data Channel).
▪ DPCCH (Dedicated Physical Control CHannel).
Les deux canaux physiques PRACH et PCPCH sont des canaux communs de
signalisation qui transportent les données des canaux de transport RACH et CPCH. Le
canal physique DPDCH est un canal dédié pour transporter les informations utiles de
l’utilisateur en mode paquet. Il est associé au canal de transport DCH. Le canal physique
DPCCH est un canal dédié pour transporter les informations de contrôle issues de la couche
physique et qui sont nécessaires pour le décodage des informations émises sur les canaux
physiques DPDCHs. Ce canal est associé donc à un ou plusieurs canaux physiques
DPDCHs.

1. 5. 2. 2. Les canaux physiques de la voie descendante

En Downlink plusieurs canaux physiques sont introduits. Nous distinguons le canal


physique dédié DPCH (Dedicated Physical CHannel) qui est associé au canal de transport
DCH. Les informations de contrôle et de signalisation associées à ce canal de transport
DCH sont transmises en utilisant 8 canaux physiques communs :
 SCH (Synchronisation CHannel) est utilisé pour transmettre le code de
synchronisation primaire PSCH (Primary Synchronisation Code) et le code de
synchronisation secondaire SSC (Secondary Synchronisation Code).

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 CPICH (Common Pilot CHannel) est responsable de l’estimation des conditions


de canal de transmission.
 P-CCPCH (Primary Common Control Physical CHannel) est utilisé pour supporter
le canal de transport BCH. Il contient les informations systèmes (identité de réseau,
informations sur la cellule courante, informations sur les cellules voisines…). Un
seul canal P-CCPCH est associé à chaque Node B.
 S-CCPCH(Secondary Common Control Physical CHannel) supporte le canal de
transport PCH et/ou un ou plusieurs canaux de transport de type FACH.
 PICH(Paging Indicator CHannel) est associé à un canal S-CCPCH supportant un
canal de transport PCH. Il transporte les bits d’indication de paging PI (Paging
Indicator).
 PDSCH (Physical Downlink Shared CHannel) supporte les canaux de transport
DSCH. Ce canal est associé à un canal dédié DPCH.
 AICH (Acquisition Indicator CHannel) est associé au canal PRACH pour
transporter les indicateurs d’acquisition AI. Un indicateur d’acquisition est un
acquittement sur la réception d’un préambule d’accès sur le canal PRACH.
 AP-AICH (CPCH Access Preamble Acquisition Indicator CHannel) est associé au
PCPCH lorsqu’il faut s’assurer qu’une préambule d’accès a été bien reçu par le
réseau.

1. 6. La méthode d’accès WCDMA

Les communications dans les systèmes radio-mobiles utilisent la bande de fréquence


dont la largeur est limitée, ce qui impose une utilisation judicieuse. Elle est partagée en
canaux qui sont alloués, à la demande, aux mobiles pour leur permettre de communiquer
avec le réseau ou avec d’autres utilisateurs. La notion canal dépend de la méthode d’accès
utilisée. La technique d’accès multiple utilisée dans le système UMTS est WCDMA

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[Heikki Kaaranen 2005], [Tabbane 1997], [Samukic 1998] qui est basée sur la technique
d’accès CDMA utilisée dans quelques systèmes de 2G comme le IS’95.

1. 6. 1. La technique d’accès CDMA

La technique d’accès CDMA [Heikki Kaaranen 2005], [Tabbane 1997], [Jaana Laiho
2003], [Yacoub 2009] est utilisée dans des systèmes de 2G autres que le GSM, comme le
système IS’95 et dans le système de 3G UMTS. En effet la CDMA repose sur une technique
dite étalement de spectre. Elle permet aux utilisateurs d’émettre simultanément dans la
même bande de fréquence [Tabbane 1997], [Dixon 1986], [Boillet 1999], [Esmael H.
Dinan 1998], [Fadoua Thami Alami 2006], [Panazio 2005].

a- Etalement de spectre

Les techniques d’étalement de spectre ont été utilisées, premièrement dans les années
40, par les militaires en raison de leur faible probabilité d’interception. Elles consistent à
repartir l’énergie du signal à émettre sur une bande de fréquence plus large que celle
réellement nécessaire à la transmission du signal utile.

Le principe de base de l’étalement de spectre est très simple. Il repose sur la relation
de C. E. Shannon [Dixon 1986] qui exprime la capacité maximale C du canal perturbé par
un bruit additif gaussien :

C=[Link] (PS / PB) (1. 1)

Où :
o C est la capacité maximale du canal en bit/s,
o Bs est la bande occupée par le signal émis en Hertz (Hz),
o PS est la puissance du signal émis en Watt (W).

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o PB est la puissance du bruit en W.

De cette relation, nous pouvons tirer deux cas pour transmettre sans erreur une
quantité d’information C donnée. Le 1er cas consiste à utiliser une bande Bs étroite et un
fort rapport PS /PB. Le 2ème cas consiste à utiliser une large bande Bs et un faible rapport
PS /PB. L’idée de l’étalement de spectre consiste à émettre un signal dont la bande est
largement supérieure à celle du signal utile.

b- Modulation à étalement de spectre

Le concept général d’une modulation à étalement de spectre est présenté dans la


figure suivante [Jaana Laiho 2006] :

Transmetteur Récepteur
Canal Radio
Sn Sw Sn

n(t) i(t)

Figure 1. 12: Concept général d’étalement de spectre

En effet, L’opération de l’émetteur et du récepteur peut être devisée en deux étapes. Au


niveau émetteur, la première étape correspond à la modulation qui donne le signal bande
étroite Sn occupant la bande de fréquence Wi. L’étape suivante consiste à étaler le signal
bande étroite Sn dans une large bande de fréquence Wc. Le signal étalé est noté par Sw et la
fonction d’étalement est ε().

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Au niveau du récepteur, le désétalement est appliqué via la fonction inverse ε-( ). Le


but de cette opération est de transformer le signal large bande Sw en signal bande étroite Sn
pour qu’il soit correctement démodulé.

c- Les techniques d’étalement de spectre

Il existe plusieurs manières d’étaler le spectre :


▪ Répartition par séquence directe (Direct Sequence) :
L’étalement par séquence directe est réalisé en utilisant une séquence pseudo-
aléatoire dont le débit numérique est supérieur à celui du signal contenant

l’information. Ce choix permet d’avoir de faibles corrélations ce qui complique la


déduction du code utilisé. Chacun des éléments de ce code d’étalement forme un chip. Du
point de vue spectral, la multiplication des données avec la séquence d’étalement produit
un étalement du spectre du signal transmis [[Link] 1994], [Jaana Laiho 2006].

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Les schémas suivants montrent le processus d’étalement de spectre par séquence directe :

Figure 1. 13 : Etalement et désétalement

Avec :
Td : est la durée d’un symbole, Tc est la durée d’un chip de code d’étalement tel que : Td=N
Tc, N est le nombre de chips que contient le code d’étalement et Ci est le code d’étalement.

Au niveau émission, Il s'agit de multiplier au sens mathématique du terme


(OU exclusif) chaque bit à transmettre par un code pseudo-aléatoire propre à chaque
utilisateur. La séquence de code d’étalement est unique pour un utilisateur donné, et

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constitue sa clef de codage. Elle est conservée si le symbole de donnée vaut 1 et inversée
sinon.

Si chaque symbole est de durée Td, nous avons un chip toutes les Td/N secondes. Le
nouveau signal est modulé à un débit N fois plus grand que le signal initialement émis par
l’usager. Ainsi, l’utilisateur bénéficiera d’une bande de fréquence une fois plus étendue.
Au niveau réception, afin de récupérer l'information, le récepteur doit effectuer la même
opération, il génère la même séquence d’étalement et la multiplie avec le signal reçu.

Prenons le cas d’un débit R de 10 kbits/s nécessitant une bande passante de 10 khz.
En remplaçant chaque bit par son code (disons 10 chips par code). Nous multiplions, donc,
le débit par 10 ce qui donne 100kbits/s et une bande passante de 100khz. Le fait de
transmettre 10 fois plus vite, élargit le spectre d’un rapport de 10. Pratiquement nous
augmentons le débit des transmissions, mais le débit de l’information reste inchangé après
décodage.

D’autres types d’étalement de spectre existent :


▪ Etalement par saut de fréquence ou FH-SS (Frequency Hopping Spread Spectrum) ;
▪ Etalement par saut dans le temps ou TH-SS (Time Hopping Spread Spectrum) ;
▪ Etalement par balayage en fréquence.

d- Avantages de l’étalement de spectre

L’étalement de spectre présente certains avantages par rapport à la modulation à


bande étroite [Tabbane 1997], [Jaana Laiho 2003], [Yacoub 2009], [J. Pérez-
Romero 2005], [Boillet 1999]:
▪ Une bonne résistance aux perturbateurs bande étroite : lors de l’émission, des
perturbations bande étroite peuvent venir s’ajouter au signal étalé. En réception, le signal

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étalé est compressé, alors que les perturbations bande étroite subissent une première
multiplication par le code lors de la réception, ce qui cause un étalement et réduit
considérablement leur impact sur le signal utile reconstitué.
Le schéma suivant illustre bien la tolérance de l’étalement de spectre aux interférences
bande étroite :

Figure 1. 14 : (a)-signale utile étalé avec des interférences bande étroite


(b)-processus de désétalement du signal utile.

Avec :
o in : Interférences bandes étroites.
o Sw : Signal utile étalé.

o Wc : Bande passante étalée.


o Sn : Signal utile bande étroite obtenu après processus de désétalement.
o iw : Interférences large bande étalées suite au processus de désétalement de signal
utile.
o iwr : Interférences bande étroite de faible puissance obtenue après filtrage.

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Dans le cas où le signal large bande Sw est reçu en présence du signal interférant bande
étroite in, le processus de désétalement est représenté comme suit :

ε-1(Sw+In)= ε-1[ε (Sn)] + ε-1(In)=Sn+Iw (1. 2)

L’opération de désétalement convertit le signal d’entrée en somme de signal utile et signal


interférant large bande. Après la fonction de désétalement, une opération de filtrage bande
étroite F() est appliquée avec un filtre passe-bande de largeur Bn égale à la largeur Wi de
Sn. Ceci est exprimé par :

F (Sn+Iw) = Sn+F (Iw) =Sn+Iwr (1. 3)

▪ Une faible probabilité d’interception : Le signal étalé a les caractéristiques d’un


bruit aléatoire ce qui complique l’interception de la communication. De plus, si le signal
est détecté, seuls les récepteurs possédant les paramètres de la séquence d’étalement
pourront accéder à l’information.
▪ Multiplexage : Plusieurs émissions peuvent cohabiter dans la même bande de
fréquence grâce à l’orthogonalité des signaux.

Le code d’étalement affecté à chaque signal constitue sa clé de codage. Ce signal ne


peut être exploité que si le récepteur possède la même clé de codage. L’accès simultané de

plusieurs utilisateurs au canal radio se fait par l’intermédiaire de la technique d’accès


multiple par répartition de codes : CDMA. Le nombre maximal d'utilisateurs
simultanément actifs dans ce cas n'est pas fixe, comme il est le cas dans les systèmes
FDMA et TDMA. Par ailleurs, il dépend d’autres facteurs. Par exemple, si les séquences
de code d’étalement sont parfaitement orthogonaux le nombre maximal d'utilisateurs est

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égal au nombre de séquences disponibles. Toutefois, en pratique, certaines interférences


persistent après le processus de désétalement, par conséquent, le nombre maximal
d'utilisateurs dépend du niveau d'interférence maximale tolérée par le récepteur.

e-Présentation du CDMA (Code Division Multiple Access)

La CDMA ou AMRC (Accès Multiple par Répartition de Codes), développée dans


les années 80s pour les communications par satellite, est actuellement employée dans de
nombreux systèmes de communication [Yacoub 2009], [Makke 2003]. Il permet à un grand
nombre d'usager appartenant à la même cellule de partager simultanément le même spectre
de fréquence sans interférer les uns les autres. Ceci est aussi vrai pour des utilisateurs de
différentes cellules. Chaque utilisateur peut donc émettre en permanence dans toute la
bande de fréquence en utilisant une technique d’étalement de spectre. Pour se faire, il est
nécessaire d’attribuer à chaque utilisateur un code d’étalement différent, pendant la durée
de la communication, pour faciliter la séparation des signaux émis. Le récepteur utilise ce
même code pour démoduler le signal qu'il reçoit.

Le principe de la méthode CDMA consiste à moduler le signal utile par un code


numérique pseudo-aléatoire dont le débit est supérieur à celui de l’information utile. Cette
modulation a pour conséquence d’étaler le spectre fréquentiel du signal.

En réception, le signal est corrélé avec une réplique synchronisée du code


d’étalement, ce qui permet de restituer l’information initiale. L’accès simultané à une

porteuse est rendu possible grâce à l’attribution de code pseudo-aléatoire indépendant


(codes orthogonaux). La restitution du signal originale pour un utilisateur s’effectue en
appliquant le code spécifique pour cet utilisateur permettant d’annuler les signaux destinés
aux autres utilisateurs.

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Dans les transmissions à étalement de spectre, la tolérance aux interférences permet


la réutilisation universelle des fréquences ce qui facilite le processus du soft handover.

f- Exemple d’utilisation d’étalement de spectre dans la technique CDMA

▪ Niveau émission
Prenons le cas d'une voie montante d'un système cellulaire terrestre. Nous
considérons le cas de 4 utilisateurs qui souhaitent utiliser la même ressource radio pour
transmettre leurs trains binaires différents. Prenons les cas, idéal où les trains binaires sont
synchronisés en temps lorsqu'ils arrivent au Node B .
Ces 4 utilisateurs utilisent 4 séquences d'étalement orthogonales obtenues à partir d’un
registre à décalage, qui s’appelle séquences de Hadamard :
Utilisateur n°1 :
o bit à transmettre : a = {±1}
o séquence d'étalement : +1 +1 +1 +1
o chips émis durant un temps bit : +a +a +a +a

Utilisateur n°2 :
o bit à transmettre b={±1}
o séquence d'étalement : +1-1+1-1
o chips émis durant un temps bit : +b-b+b-b
Utilisateur n°3 :
o bit à transmettre : c={±1}
o séquence d'étalement : +1+1-1-1
o chips émis durant un temps bit : +c+c-c-c

Utilisateur n°4:
o bit à transmettre : d={±1}

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o séquence d'étalement : +1-1-1+1


o chips émis durant un temps bit : +d-d-d+d

Dans cet exemple chaque séquence est constituée de 4 chips. Donc Tc=Td/4.

▪ Niveau réception
Nous nous se plaçons maintenant au niveau du Node B, en considérant une
transmission sans bruit. Le signal reçu r durant un temps bit est constitué par 4 chips et il
s'écrit :
r = (a +b +c + d ) .( a -b +c -d ) .(a +b -c -d ) .( a -b -c + d ) (1. 4)

Pour retrouver le bit émis par un utilisateur, il suffit de corréler ce signal reçu par la
séquence utilisée par cet utilisateur. Si l'on prend l'exemple du 1er utilisateur, nous obtenons
:

a* =1/ 4.(1.(a +b +c +d )+1.(a -b +c -d )+1.(a +b -c -d )+1.(a -b -c +d )) (1. 5)

D’où : a* = a

Nous retrouvons bien le bit émis par le 1er utilisateur.

Pour le 2ème utilisateur, nous obtenons :

b* =1/ 4.(1.(a +b +c +d )−1.(a −b +c −d )+1.(a +b −c −d )−1.(a −b −c +d )) (1. 6)

D’où : b* = b

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Nous retrouvons bien le bit émis par le 2ème utilisateur.

Pour le 3ème utilisateur, nous obtenons :

c* =1/ 4.(1.(a +b +c +d ) +1.(a −b +c −d )−1.( a +b −c −d )−1.( a −b −c +d )) (1. 7)

D’où : c* = c

Nous retrouvons aussi le bit émis par le 3ème utilisateur.

Pour le 4ème utilisateur nous obtenons :

d * =1/ 4.(1.(a +b +c +d ) −1.(a −b +c −d ) −1.(a +b −c −d ) +1.(a −b −c +d )) (1. 8)

D’où : d*=d

Et le bit émis par le 4ème utilisateur est obtenu.

Le cas présenté ci-dessus est un cas idéal pour lequel l'opération de désétalement
fonctionne parfaitement.

g- Propriétés de la CDMA

Deux propriétés majeures caractérisant la CDMA seront présentées dans cette partie :
le contrôle de puissances et le récepteur RAKE. En effet, le contrôle de puissance est apparu
pour la première fois dans les réseaux GSM, cependant, il est encore plus efficace dans un
système CDMA, du fait de la plus grande fréquence des mesures et des ajustements.
L’utilité de ces deux fonctions permet d’augmenter la capacité du système radio mobile,
d’améliorer la qualité de service et de développer la performance du système.

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g-1 Contrôle de puissance

En WCDMA, le contrôle de puissance utilisé est le contrôle rapide en boucle fermée


(closed loop power control). Il permet à chaque mobile de transmettre et de recevoir avec
un minimum d’énergie afin d’éviter les interférences avec les autres stations mobiles. Il
permet aussi d’augmenter la durée de vie des batteries des stations mobiles. Il s’agit d’une
fonction cruciale pour les applications mobiles [J. Pérez-Romero 2005].

En effet, en Uplink, le Node B réalise des estimations du rapport signal à interférence


(Signal to Interference Ratio) et les compare à la valeur du SIRcible. Si la valeur SIR estimée
est supérieure à la valeur SIRcible, le Node B demande au mobile, qui est en phase de
transmission, de réduire sa puissance d'émission. Dans le cas opposé, elle peut lui demander
de l'augmenter. Le pas utilisé pour ajuster la puissance de transmission est de 1dB ou
2dB . Cette opération est réalisée 1500 fois par seconde pour chaque mobile ce qui permet
de prendre en compte n'importe quelle variation de l'affaiblissement. Ainsi, tous les signaux
reçus ont une même puissance. La figure 1. 15 illustre le processus de contrôle de puissance
cloosed-loop .

Comparer le SIR de l’utilisateur


avec le SIR cible
Commande pour augmenter/
diminuer la puissance

Node B

SIR de l’utilisateur

Station mobile

Figure 1. 15 : Contrôle de puissance cloosed-loop

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g-2 Récepteur multi trajet

Les systèmes CDMA se caractérisent par la capacité de traiter les trajets multiples du
signal. Ce qui se traduit par une augmentation de la capacité de système et à l’amélioration
de sa performance.

A cause des obstacles naturelles tels que les bâtiments, les ondes radio subissent des
réflexions et des atténuations donnant lieu aux phénomènes de trajets multiples. Ainsi, le
temps mis par le signal pour parvenir au récepteur, varie en fonction du parcours emprunté.
Donc, l’information portée par le signal, peut être reçue plusieurs fois par le même
récepteur avec des puissances différentes. Le schéma suivant montre le phénomène du
multitrajets [Heikki Kaaranen 2005] :

Figure 1. 16 : Phénomène de multitrajets

Chaque signal d’un trajet multiple, constitue une interférence pour les autres signaux
ce qui provoque une diminution du gain du traitement du signal. Nous profitons de cette
caractéristique, en combinant de façon cohérente les signaux des trajets multiples reçus,
par l’utilisation d’un récepteur RAKE.

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Le principe d'un récepteur RAKE est de compenser les déphasages des différents
signaux reçus selon différents trajets, après quoi les signaux sont combinés de façon à
renforcer le signal désétalé. Ce récepteur est constitué d'une série de corrélateurs parallèles
appelés « doigts ». Chaque doigt reçoit, traite et combine un trajet du signal. Comme
chaque trajet a un retard différent, le code d’étalement utilisé pour désétaler chaque signal
doit être retardé d’une même durée pour le synchroniser avec le trajet correspondant.

1. 7. Conclusion

Nous avons présenté dans ce chapitre l’architecture générale de réseau de


3ème génération UMTS en termes de ses composantes, ainsi que le type des canaux utilisés.
Ensuite, nous avons étudié la technique d’étalement de spectre sur laquelle se base la
technique d’accès multiple CDMA. Enfin nous avons mis l’accent sur les différentes
propriétés qui caractérisent la CDMA et qui permettent d’améliorer la qualité du réseau
radio mobile. Dans le chapitre suivant, nous allons présenter en détail la technique d’accès
multiple WCDMA ainsi que ses contraintes.

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Deuxième partie
Étude de la planification du réseau
UMTS/ WCDMA

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Chapitre 2
Planification du réseau UMTS
2. 1. Introduction

La technologie large bande WCDMA est utilisée dans le réseau terrestre de


3ème génération UMTS/IMT2000 [Jaana Laiho, 2006], [Samukic 1998], [Yacoub 2009],
[Heikki Kaaranen 2005], [J. Pérez-Romero 2005]. Elle repose sur la méthode d’accès
CDMA et elle est plus robuste, flexible et résistante aux interférences. La largeur effective
de WCDMA est 3, 84 MHz et avec des bandes de gardes, la largeur de bande devient
5MHz, ce qui permet de fournir de débits à 384 kbits/s, comme ça été recommandé dans
les spécifications de l‘IMT 2000. Nous pouvons atteindre même 2 Mbits/s sous certaines
conditions.
En bénéficiant de sa largeur de bande, WCDMA propose en plus de transport de la
voix, de nombreux services comme le transfert de données multimédia (vidéo) ou
l’acheminement de données informatiques de hauts débits (accès à Internet, transfert de
fichiers).

2. 2. La technique WCDMA

Dans les applications WCDMA, un utilisateur doit être capable de transmettre, sur
différents canaux, un certain nombre de données issues de divers services disponibles.
Cette flexibilité est due à l’utilisation des codes d’étalement OVSF (Orthogonale Variable
Spreading Factor). Ces codes possèdent des propriétés de corrélation intéressantes qui
permettent à un récepteur, connaissant le code de l’émetteur, de décoder le signal émis par
celui-ci.

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2. 2. 1. Type de multiplexage

La technique WCDMA, repose sur l’allocation de deux types de codes


[J. Pérez-Romero 2005], [Yu-Chee Tseng 2002], [Çam 2006], [Thamer Al-Meshhadany
2001] :

❖ Les séquences pseudo-aléatoires utilisées pour différencier les utilisateurs en


Uplink (multiplexage inter utilisateur) et les Node Bs en Downlink.

❖ Les codes orthogonaux OVSF utilisés pour séparer les transmissions à partir
d’une seule source. Dans la voie Downlink, ils permettent de séparer les
différents utilisateurs au sein d'une cellule / secteur. En Uplink, ils sont utilisés
pour différencier les services d’un même utilisateur: multiplexage inter-
services.
La figure suivante montre l’affectation de ces deux codes pour la voie montante dans le cas
de l’UMTS :

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Figure 2. 1 : Gestion de codes en Uplink

Où :
o Ci j est le code orthogonal utilisé par le jème utilisateur pour le multiplexage du ième
service.
o Sj est la séquence pseudo-aléatoire allouée à l’utilisateur j.

2. 2. 2. Phases de modulation

1ère phase: l’étalement (ou Spreading), permet la séparation des canaux de données
d'un même terminal. Un code de canalisation OVSF est alloué à chaque service d’un
utilisateur. L’information issue d’un service est étalée en remplaçant le 1 binaire par le
code OVSF et le 0 par le complément de ce code. Le facteur d’étalement ou SF (Spreading
Factor) est égal à la longueur du code qui correspond au nombre de chips utilisés pour
transmettre un symbole de données. Sa valeur varie entre 4 et 512. Après la phase
d’étalement, les signaux des différents canaux sont additionnés.

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2éme phase : l’embrouillage (ou scrambling) est Réalisée juste après l'étalement. Une
séquence pseudo-aléatoire, constituant le code d’embrouillage, permet de séparer les
différents signaux d'une même source. Ainsi, la suite de chips issue du multiplexage
interservices est multipliée par ce code avant d’être envoyé sur l’interface radio.
L’étalement peut être effectué, donc, par plusieurs émetteurs avec le même code de
canalisation sans compromette la détection des signaux par le récepteur.
Ce code ne modifie ni la bande passante ni le débit. Il est dédié uniquement à la
séparation des différents signaux les uns des autres.
Dans le sens montant, les séquences d’embrouillages servent à séparer les stations
mobiles au niveau du Node B. Alors que, dans le sens descendant, elles servent à séparer
les Node Bs. Il existe 512 codes d’embrouillage en Downlink et 224 en Uplink.

Code d’étalement Code

Débit binaire Débit Chip Débit Chip


Données

Figure 2. 2 : Le mécanisme de scrambling

2. 3. Méthodes d’affectation de codes OVSF

Chaque utilisateur possède un code, il est donc nécessaire de n’avoir aucune


interférence entre ceux-ci. Les codes OVSF sont utilisés afin de conserver l’orthogonalité
des différents codes d’étalement. Ces codes sont définis par un arbre OVSF où chaque
nœud possède 2 fils. Les codes des 2 fils sont issus du code de leur père commun. Ainsi,
leur code est composé par le code du père et de son complémentaire [J. Pérez-Romero

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2005], [L. Giupponi 2005]. Les codes OVSF sont représentés sous forme d’un arbre de
code comme le montre la figure suivante :

Figure 2. 3 : Représentation de codes OVSF

Chaque code OVSF est noté CSF,k , avec k est le nombre de branche tel que 1≤k≤SF.
Le nombre de codes dans chaque niveau est égal à la valeur SF. Les codes d’un même
niveau sont orthogonaux, tandis que les codes appartenant aux niveaux différents sont
orthogonaux, si l’un n’est pas le père de l’autre. Les codes de niveau le plus bas ont un
débit minimal, qu’on note 1R. Le débit de donnée est doublé lorsqu’on se déplace d’un
niveau vers le haut. Dans la figure (2. 3), C4, 1 à un débit égal à 2R, et C2, 1 à un débit de 4R
[Yu-Chee Tseng 2002]. Par exemple avec :

o SF=128 nous pouvons transporter la voix et des données à 8 kbit/s.


o SF=256 nous pouvons transporter la voix, et les canaux communs CPICH et P-
CCPCH.
o SF=512 nous pouvons transporter des SMS (signalisation bas débit (1.7 kbit/s)),
mise à jour de la localisation etc…

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Deux utilisateurs qui émettent simultanément, ne doivent pas utiliser deux codes qui
ne sont pas orthogonaux. Lorsqu’un nouvel appel arrive, nécessitant un code OVSF de
débit égal à kR, nous devons lui attribuer un code libre de débit kR. Cette stratégie est
appelée problème de placement de code ou (Code Placement Problem) [Yu-Chee Tseng
2002], [W.-T. Chen 2001].

2. 3. 1. Stratégie de placement de code

Lorsqu’un nouvel appel arrive, nécessitant un débit kR, nous devons le trouver un
code pour l’accommoder. Pour se faire nous pouvons utiliser trois stratégies :

2. 3. 1. 1. Random

Lorsqu’on dispose d’un ou plus d’un code libre de débit kR dans l’arbre de codes
OVSF, nous pouvons arbitrairement choisir l’un d’eux pour l’assigner au nouvel appel.

2. 3. 1. 2. Leftmost

Lorsqu’on dispose d’un ou plus d’un code libre de débit kR dans l’arbre de codes
OVSF, nous choisissons le code le plus gauche ou leftmost pour l’affecter au nouvel appel.
Si ce code est occupé, l’appel sera rejeté. Le but derrière cette stratégie est de laisser une
large capacité au coté droite de l’arbre pour accommoder des appels haut débit dans le
futur.

2. 3. 1. 3. Crowded-first

Lorsqu’on a un ou plus d’un code libre de débit kR dans l’arbre de codes OVSF, nous
choisissons celui dont l’ascendant a le moins capacité de libre. Plus précisément, supposons
que les codes x et x’ ont un débit égal à kR, nous comparons les capacités libre de leur
ascendants y et y’ respectivement. L’ascendant possédant la faible capacité libre va être
choisis pour accommoder le nouvel appel. Si les deux capacités des deux ascendants sont

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identiques, nous optons pour le niveau supérieur. Ce processus est répété jusqu’on
converge vers la partie de l’arbre la plus chargée.
Par exemple, considérons l’arbre de codes OVSF présenté dans la figure suivante :

Figure 2. 4: La stratégie Crowded-first

Supposons un nouvel appel qui nécessite un débit égal à 2R. Par la stratégie Random,
l’un des codes C16, 1, C16, 5, C16, 6, C16, 7, C16, 8, C16, 15 peut être choisi pour servir le nouvel
appel. Par la stratégie Leftmost, c’est le code C16, 1 qui va être choisi. Par la stratégie
Crowded first, nous comparons les ascendants des codes disponibles C16, 1, C16, 5, C16, 6,
C16, 7, C16, 8, C16, 15. Parmi lesquels, nous trouvons que C8, 1 et C8, 8 sont entièrement occupés
si C16, 1 et C16, 15 sont choisi. Nous devons donc comparer leurs ascendants C4, 1, C4, 4. Nous
remarquons que ces derniers présentent une égalité. En se déplaçant d’un niveau vers le
haut, nous trouvons que C2, 2 est plus chargé (more crowded) que C2, 1, donc C16, 15 va être
choisi pour servir le nouvel appel.

Toutefois, et même lorsque les séquences de code sont orthogonales et parfaitement


synchronisés, dans la pratique, les interférences issues d’autres utilisateurs ne sont pas
complètement annulées en raison de la propagation par trajets multiples. Ceci provoque

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plusieurs répliques décalées du même signal reçu à l'entrée de l'antenne. Notons par α le
facteur d’orthogonalité qui prend des valeurs entre 0 et 1, où 1 signifie une orthogonalité

parfaite et 0 signifie une perte totale d’orthogonalité. La valeur spécifique dépend de


l'environnement considéré en termes de trajets multiples. Les valeurs typiques dans le cas
de macro-cellules entre 0, 4 et 0, 6 [J. Pérez-Romero 2005], [L. Giupponi 2005], [T.
Halonen 2002].

2. 4. Types d’interférences

La capacité d'un réseau utilisant la technique WCDMA est limitée par les
interférences. Dans le cas de la voie montante, la limitation de la capacité est due à
l’augmentation de la consommation de la puissance dans les mobiles à cause des
interférences intercellulaires et intracellulaires [J. Pérez-Romero 2005], [T. Halonen 2002],
[P.M.L. Chan 2001], [L. Giupponi 2005]. Alors que pour la voie descendante, ce sont les
interférences intercellulaires qui limitent la capacité du réseau en obligeant les Node Bs à
transmettre avec des puissances totales non acceptables pour la satisfaction de la qualité de
service désirée. Pour cela, il faut bien tenir compte des différents types d'interférences et
de leurs influences sur le système.

2. 4. 1. Interférences intracellulaires

Elles représentent les interférences engendrées par la présence de plusieurs


utilisateurs connectés à la même cellule. Dans la voix descendante, en absence de trajets
multiples, les signaux gardent leur orthogonalité car ils sont transmis alignés dans le temps
par le Node B ; les codes sont synchronisés en temps. Dans la réalité nous avons toujours
des trajets multiples, les codes dans la voie descendante ne restent pas parfaitement
orthogonaux. Par contre, dans la voie montante, toujours en absence de multi-trajets, les

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signaux des différents utilisateurs de la cellule se transmettent de façon indépendante et


non synchronisée. Par conséquent, les signaux interfèrent pleinement avec ou sans multi-
trajets.

2. 4. 2. Interférences intercellulaires

Dans le sens montant, les interférences intercellulaires représentent les interférences


dues aux signaux envoyés par les mobiles des cellules voisines et qui viennent constituer
du bruit supplémentaire au niveau de la réception au Node B, voir figure 2. 5. Dans le sens
descendant, elles représentent les interférences dues aux signaux envoyés par les Node Bs
des cellules voisines et qui viennent constituer du bruit supplémentaire au niveau du mobile
en réception, voir figure 2. 6.

Signal Utile
Interférences

Figure 2. 5: Interférences intercellulaires dans la voie montante

Signal Utile

Interférences

Figure 2. 6 : Interférences intercellulaires dans la voie descendante

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2. 6. Types de Handover

Le Handover est un mécanisme qui vise à assurer la continuité et la qualité des services
pour un utilisateur en déplacement. Quand une station mobile traverse la frontière d’une
cellule lors d’une communication, il devient nécessaire de changer le Node B quand la
station initiale ne peut plus assurer une bonne qualité de service. Ce transfert doit être mené
sans causer d’interruption de la communication, ce qui implique l’existence de zones
recouvertes par des signaux de bonne qualité et provenant de Node Bs différentes [Jaana
Laiho 2006], [Samukic 1998], [Yacoub 2009], [Heikki Kaaranen 2005], [J. Pérez-Romero
2005], [Igora. Tomić 2004].

Zone de couverture du
Zone de couverture du Node B1
Node B2

Zone du handover

Figure 2. 9 : Mobile en zone de handover

Dans le cas des systèmes 3G, nous avons deux types du handover : le soft handover et le
softer handover.

2. 6. 1. Soft handover

Dans la voie montante, Le mécanisme du soft handover est illustré dans la figure
2. 10, où grâce à la réutilisation de fréquences, une station mobile est simultanément en

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communication avec deux Node Bs [Heikki Kaaranen 2005]. Chaque Node B traite
indépendamment le signal reçu et récupère l'information binaire qui est ensuite envoyée au
RNC qui va sélectionner l'information avec la meilleure qualité.
La qualité est mesurée sur les éventuelles erreurs qui apparaissent sur une trame.
Dans le cas où la communication entre le mobile et le Node B1 n'est plus acceptable, le
RNC peut supprimer ce lien et ne garder que celui entre le mobile et le Node B 2. Toutes
ces procédures sont totalement transparentes pour l'utilisateur: à aucun moment la
communication n'est interrompue, comme cela est le cas dans d'autres systèmes cellulaires
tels que le GSM.
Dans la voie descendante, la station mobile combine les deux signaux transmis par
les Node Bs qui servent la zone du handover. Ce cas est schématisé dans la figure 2. 11.

Node B2 On sélectionne la trame de


Trame
démodulée
meilleure qualité

Node B1
Radio Network Controller
(RNC)
Trame démodulée

Figure 2. 10 : Soft handover dans la voie montante

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Le mobile combine le même signal


transmis par les deux Node Bs

Node B2

Node B1

Figure 2. 11 : Soft handover dans la voie descendante

2. 6. 1. 1. Macrodiversité

La Macrodiversité est la phase du mécanisme du soft Handover où un mobile se


trouve connecté simultanément à deux ou plusieurs Node Bs. Soit un mobile attaché au
Node B en lui offrant la meilleure qualité du lien radio sur le canal pilote. En passant à une
autre cellule, il y a affaiblissement du pilote du premier Node B, et augmentation
progressive du second, voir figure 2. 12.

Figure 2. 12 : Etablissement de deux liens radio ou Macrodiversité

Un lien radio est établi avec chacune des deux cellules dès que l’intensité des deux
pilotes est suffisamment proche. Le mobile et alors attaché aux deux Node Bs en même

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temps, ce qui permet de combattre les effets des évanouissements du signal, et de garantir
une bonne continuité de service tout en se déplaçant. En Downlink, le mobile recombine
les deux signaux qu’il reçoit afin d’en extraire le maximum d’information [Jaana Laiho
2003], [Jaana Laiho 2006]. En Uplink, le mobile est reçu par les deux Node Bs et le réseau
reconstitue le signal utile en évaluant à chaque instant le meilleur signal reçu sur les deux
liens. Si la zone de recouvrement entre deux cellules voisines est insuffisante, des
problèmes comme rejet d’appel, trous de couverture apparaissent.

2. 6. 1. 2. Exemple de déroulement d’un soft handover

Supposons qu’au début, une station mobile MS communique seulement avec le Node
B1 couvrant une cellule 1. Si la MS commence à se mouvoir en direction d’un Node B 2
couvrant une cellule 2, la puissance du signal reçu par cette dernière augmente [Tabbane
1997]. Quand la marge de différence 1 entre la puissance reçue de la cellule 1 et celle
reçu de la cellule 2 devient inférieur à une certaine valeur H1 appelée marge du Handover,
une connexion est établie avec la cellule 2. La station mobile se trouve ainsi en Soft
Handover.
Quand la différence entre la puissance du signal reçu par la cellule 1 et celle reçu par
la cellule 2 est inférieure à une autre valeur seuil H2, la connexion avec la cellule 1 est
libérée et la station mobile ne communique qu’avec la cellule 2.

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2. 6. 1. 3. Avantages et inconvénients du soft handover


Puissance du
signal reçu Soft handover

Cellule 1

Cellule 2
Temps
Cellule 2 est ajoutée à la liste de Cellule 1 est effacée de la liste
cellules actives de cellules actives

Figure 2. 13 : Déroulement d’un soft handover

Comme avantages, le soft handover permet d’éviter la courte interruption quand la station
mobile se déplace d’une cellule à l’autre et permet aussi d’augmenter la couverture de la
cellule et la capacité système en comparaison avec le hard handover. Comme
inconvénients, le soft handover entraine:
❖ Une augmentation du niveau d’interférences vues par les stations mobiles actives
dans les cellules constituant une zone de chevauchement (connexions multiples).
❖ Un effet négatif sur la capacité : difficulté d’atteindre la valeur cible du rapport SIR
suite au niveau élevé des interférences.
❖ Une diminution du nombre globale des ressources disponibles pour
transmettre/recevoir les données de/vers les cellules, dans les deux directions
Uplink et Downlink.
Le schéma suivant montre une station mobile avant, pendant et après le mécanisme
du soft handover.

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MSC MSC MSC

Après
Avant Pendant

Circuit établi (lien physique et logique)

Circuit non établi

Figure 2. 14 : Mécanisme du soft handover

2. 6. 2. Softer handover

Dans ce cas, le mobile peut établir simultanément une communication avec deux
secteurs gérés par le même Node B, voir figure 2. 15, lorsqu'il se trouve dans la surface où
les deux secteurs se chevauchent [Jaana Laiho 2006], [Samukic 1998], [Yacoub 2009],
[Heikki Kaaranen 2005], [J. Pérez-Romero 2005]. Il emprunte alors, simultanément, deux
canaux radio, un pour chaque secteur. Deux codes d'étalement doivent alors être utilisés
dans le sens descendant afin que le terminal mobile puisse distinguer les deux signaux issus
des deux secteurs et nous avons donc deux connexions simultanées pour cet usager. Dans
le sens montant, les signaux provenant du terminal sont reçus par les deux secteurs du
Node B et dirigés vers le même récepteur. Ils sont donc combinés au niveau du Node B.
Généralement, de 5 à 10 % des terminaux mobiles d'une cellule pourraient être en situation
de softer handover.

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Secteur 1
Le même signal est envoyé des deux
secteurs vers le MS

RNC Secteur 1

Figure 2. 15 : Mécanisme de softer handover

2. 7. Capacité WCDMA

La capacité cellulaire WCDMA correspond au nombre maximal d’abonnés que peut


supporter une cellule simultanément. En Downlink, la capacité atteint son maximum si la
puissance totale sollicitée par les stations mobile‫ س‬de la cellule, est égale à la puissance
totale Pmax accessible au niveau du Node B [F. Baccelli 2003]. L’équation contrainte est
donc donnée par :
M

P
m =1
m Pmax (2. 48)

Avec Pm est la puissance dédiée à la station mobile m par son Node B servant.
Plusieurs paramètres influencent la capacité Downlink : la distribution des stations
mobiles, les débits services utilisés, la réduction des rayons cellulaire et l’ajout de porteuse.

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2. 7. 1. Effet de la distribution des mobiles sur la capacité Downlink

La distribution des stations mobiles ont un effet sur la capacité radio Downlink. En effet la
capacité offerte par le Node B lorsque les MSs se situent sur les bordures de la cellule
(schéma 3) est réduite en comparaison avec le cas où les mobiles se trouvent proche du
Node B (schéma 1). Ceci est dû principalement au niveau important d’interférences
intercellulaires sur les bordures de la cellule [Soumaya Hamouda 2005], [Hilutnen Kimmo
2000].

(1) (2) (3)

(1) MSs proches du Node B, (2) MSs dans une situation sandard, (3) MSs situées
sur les bordures du Node B

Figure 2. 16: Distribution des stations mobiles dans la cellule

Généralement les stations mobiles se distribuent sur la cellule entière (schéma 2) et


la capacité est comprise entre celle obtenue dans la zone proche du Node B (schéma 1) et
celle obtenue sur les bordures (schéma 3).
La figure suivante montre que la capacité offerte par un Node B proche de la distribution
des mobiles et beaucoup plus grande que celle où le Node B est loin de la distribution.

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Figure 2. 17 : Comparaison de capacité du Node B pour mobiles situés à la proximité du


Node B et mobiles situés aux bordures

Avntages de placer les sites près des hotspots

✓ Minimisation de la puissance sur les canaux descendants.

✓ Réduction du nombre de mobiles en situation de soft handover et augmentation de


la capacité moyenne par Node B.

✓ Réduction de l’interférence sur le lien montant.

✓ Augmentation de la capacité des Node Bs voisins : terminaux proches du Node B


nécessitent moins de puissance et par conséquent, réduction des interférences sur
le lien descendant. De plus, les autres mobiles connectés sur les Node Bs voisins
étant éloignés, l’interférence intercellulaire est plus faible, d’où une augmentation
de la capacité des Node Bs voisins sur le lien descendant.

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2. 7. 2. Effet de la réduction des rayons cellulaire sur la capacité

La couverture radio peut être améliorée en réduisant le rayon de la cellule, voir figure
2. 18. En effet avec un rayon de cellule réduit et pour un même nombre d’utilisateurs dans
la cellule, moins de puissance est exigée. Ainsi, nous pouvons assurer une capacité
meilleure (minimiser les interférences intercellulaires), [Soumaya Hamouda 2005],
[Assaad Mohamad 2003], [Ingo Forkel 2004]. Ce phénomène est appelé respiration de la
cellule (cell breathing).

Figure 2. 18 : Phénomène de respiration de la cellule

2. 7. 3. Influence de débit service sur la capacité

En UMTS, les applications de débits élevés exigent plus de puissance au niveau du


Node B [Soumaya Hamouda 2005]. Ainsi le nombre maximal de mobiles par cellule
utilisant un trafic de données de 144kbps peut être réduit en comparaison avec le nombre
maximal de mobiles utilisant des données de 64 kbps. Pour les applications de très haut
débit, le réseau UMTS utilise plusieurs techniques pour augmenter la capacité radio. Parmi

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ces techniques nous citons la technique HSDPA (Hight Speed Downlink Packet Access)
défini par le 3GPP dans le Release 5. Il s’agit d’une technologie d’accès radio qui permet
d’atteindre des hauts débits dans le lien descendant supérieurs à 10 Mbits/s. La technique
HSDPA n’est que l’évolution logicielle de la technologie WCDMA de la Release 99. La
figure suivante montre l’exigence en termes de puissance selon trois services (voix, E-mail,
vidéo).

2. 7. 4. Ajout de porteuses
L’ajout de porteuses est parmi les méthodes de densification les plus utilisées
actuellement pour l’augmentation de capacité du système UMTS lorsque la demande en
trafic augmente. En effet, au début du déploiement des réseaux UMTS, la majorité des
opérateurs commencent typiquement avec une seule porteuse. Lorsque le trafic augmente,
une deuxième porteuse (et peut être plus) est ajoutée au réseau afin d’augmenter la capacité
et la couverture ou diminuer la congestion radio [Ridha Nasri 2004].

2. 7. 5. 1. Effet de l’ajout de porteuse sur la capacité Downlink

La capacité radio d’un réseau UMTS peut être améliorée par l’ajout de nouvelles
porteuses aux Node Bs desservant la cellule. En effet si la puissance du Node B n’est pas
limitée, la capacité obtenu par cette méthode de densification est proportionnelle au nombre
de porteuses ajoutées. L’ajout d’une deuxième porteuse au Node B va doubler la capacité,
l’ajout d’une troisième va tripler la capacité est ainsi de suite. Dans le cas où la puissance
maximale du Node B est limitée et ne peut pas être augmentée sous des considérations
matérielles, elle est partagée entre les porteuses de ce Node B. Ainsi doubler le nombre de
porteuses sans augmenter la puissance totale du Node B mène à une capacité inférieure à
celle correspondant à un doublement de la puissance.
De ce qui précède, nous déduisons que la capacité Downlink est limitée par la
puissance transmise au niveau du Node B.

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2. 7. 4. 2. Effet de l’ajout de porteuse sur la couverture Downlink

L’ajout de porteuse au système peut être utile aux opérateurs UMTS pour améliorer
la couverture du réseau. En effet, le fait d’ajouter de nouvelles porteuses dans le cas où la
puissance d’émissions est modifiable, augmente l’atténuation maximale du signal permise
et ainsi la couverture.

2. 8. Co-planification GSM-UMTS

Le rôle de la planification du réseau radio est de designer des réseaux en se basant


sur des équipements déjà existants avec des coûts raisonnables. Un opérateur qui dispose
déjà un réseau GSM, doit recevoir une licence pour intégrer les services WCDMA. De
point de vue opérateur, l’intégration des services 3G et le GSM, consiste à co-localiser les
sites WCDMA dans les sites GSM déjà existants [Jaana Laiho 2003], [Jaana Laiho 2006].

2. 8. 1. Réutilisation des sites

La réutilisation des sites est une tâche bénéfique pour un opérateur qui possède déjà
d’autres réseaux radio mobiles actifs en raison de coût de vitesse et de simplicité.
L’objectif de la réutilisation de site consiste à:

• Diminuer le nombre de sites pour assurer la couverture.


• Partager les antennes afin de diminuer le nombre des antennes physiques.

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2. 8. 2. Co-locating et Co-sitting

L’UMTS est compatible avec tous les réseaux du monde du fait de la possibilité de
roaming au niveau mondial. Le réseau UMTS ne remplace pas le réseau GSM mais la
coexistence entre ces deux réseaux est possible.

Le terme co-locating est utilisé lorsque les BTSs de GSM et UMTS sont installées
sur le même site. Lorsque les sites sont co-localisés et partagent des lignes de transmission
et des antennes nous parlons de co-sitting. Nous distinguons plusieurs types de partage :

➢ Partage des antennes et des lignes de transmission.


➢ Partage des mêmes cabines, des équipements, des supports et de transmission par
des BTSs multi-modes, etc…
La figure 2. 19 montre une situation de partage des antennes (multi-modes) et des lignes
de transmissions avec l’utilisation des duplexeurs additionnelles pour séparer les signaux
individuels (GSM Tx, GSM Rx, UMTS Tx, UMTS Rx) :

Figure 2. 19 : Exemple de partage de site, de ligne de transmission et d’antennes

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2. 8. 3. Distribution de trafic entre systèmes GSM et UMTS

Le trafic entre systèmes peut être identifié selon le type de services qu’il présente.
Par exemple la voix ou trafic de données bas débit vont être dirigés principalement vers le
réseau 2G. Par contre le trafic de données haut débit va être dirigé vers le réseau WCDMA.
Le trafic de données haut débit sont concentrés dans des pico-cellules ou des micro-
cellules, pourtant la voix et le trafic bas débit sont concentrés dans des macro-cellules.

2. 8. 4. Handover Inter-système

Le handover inter-système est le transfert entre les différents systèmes radio mobiles, par
exemple : le système WCDMA vers le GSM [Heikki Kaaranen 2005]. Cette situation
apparait lorsque la station mobile se déplace en dehors de la zone de couverture du système
WCDMA.

Figure 2. 20 : Handover Inter-system

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2. 8. 5. Processus de co-planification

Le schéma suivant montre un processus de co-planification d’un réseau radio mobile


[Soumaya Hamouda 2005], [Chen 2003]:

Evaluation da la planification des réseaux 2G déjà existants

Evaluation de l’accessibilité d’espace physique pour l’ajout des autres


équipements+positionnement des sites.

Assurer la couverture pour les services WCDMA.

Définir la distribution de trafic entre systèmes

Définir les handovers entre systèmes.

Analyser la Non
combinaison entre 2G

oui

Accepter le plan

Figure 2. 21 : Algorithme de co-planification GSM/UMTS

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2. 9. Conclusion

L’arrivé de la norme UMTS a apporté une évolution énorme en termes de services,


de débits, de capacité et de couverture. Toutefois, la capacité WCDMA dans la voie
Downlink est limitée par la puissance allouée au Node B, les zones de distribution des
stations mobiles, les exigences élevées en termes de puissance par des services hauts débits,
le mécanisme de soft handover, etc. D’autre part, le réseau UMTS est souvent basé sur
l’infrastructure des réseaux de 2ème génération GSM, ce qui facilite son intégration et son
évolution.

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Troisième partie
Étude de la capacité descendante et
ascendante du réseau
UMTS/WCDMA

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Chapitre 3
Estimation de la capacité Downlink de la cellule dans un réseau multiservice

3.1. Introduction
Dans les deux chapitres précédents, nous avons présenté en détail le réseau UMTS
à savoir son architecture, son interface radio, sa méthode d’accès, ainsi que les différentes
propriétés et contraintes qui caractérisent ce réseau. Dans ce chapitre, nous allons
déterminer les différents paramètres qu’un opérateur doit considérer en Downlink dans la
phase de planification en se basant sur différentes équations caractérisant la station mobile
et le Node B dans le canal radio. En effet, l’estimation de la capacité Downlink et de la
E
puissance totale requise au niveau du Node B est basée sur le rapport b reçu au niveau
N0
d’une station mobile i active dans une cellule radio WCDMA [Chie Dou 2005], [Kari Sipila
2000], [Thrasivoulos (Sakis) Griparis 2005], [Nicolas Enderlé 2001], [J. Pérez-Romero
2005]. Ce rapport est exprimé en fonction de la puissance requise pour une station mobile
i activant un service j et en fonction des différents problèmes nuisant l’interface radio :
interférences intracellulaires, interférences intercellulaires et le bruit thermique. Ainsi, le
réseau WCDMA doit allouer la puissance en tenant compte de la qualité de service requise
pour chaque service et du type d’environnement. Cette puissance est ajustée
E
dynamiquement plusieurs fois pour conserver le rapport b constant. Nous allons ensuite
N0
présenter deux algorithmes de contrôle d’admission utilisés dans le réseau 3G. Le premier
est basé sur la puissance totale du Node B et le deuxième est basé sur la charge cellulaire.
Enfin Nous allons proposer un troisième algorithme qui se base en même temps sur la
puissance totale du Node B et sur la charge cellulaire.

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3. 2. Estimation de la puissance totale du Node B dans un réseau multi-


services
3. 2. 1. Equation de qualité de liaison dans le cas d’un réseau multicellulaire

L’estimation de la puissance totale du Node B et du nombre d’utilisateurs maximale


E
dans la cellule en Downlink, est basée sur le seuil de qualité de service b reçu au niveau
N0
d’une station mobile i activant un certain service j (voix, voIP, vidéo, navigation Internet
…), dans la cellule m, en prenant en considération les différents problèmes de l’interface
radio : les phénomènes de multi-trajets, l’influence des cellules voisines, les pertes de
parcours et le bruit thermique dû aux équipements [Chie Dou 2005], [Kari Sipila 2000],
[Shahzad Ali Malik 2002], [Malik 2002]. Dans le sens descendant, le signal émis par le

E 
(m)

Node B à la station mobile i va pouvoir être récupéré par ce mobile si le rapport  b 


 N 0 ij
de ce signal reçu est suffisamment grand. Ainsi le Node B doit émettre suffisamment de

 
(m)

puissance pij(m) pour la station mobile i afin d’assurer un rapport  Eb  égale à la valeur
 N 0 ij
cible.
Les utilisateurs d’une même cellule WCDMA, percevront les transmissions dans les
cellules adjacentes qui partagent la même bande de fréquence comme des interférences
intercellulaires large bande, désignées par Pinter, qui doivent être ajoutés aux interférences
intracellulaires Pintra issues du reste d’utilisateurs de la même cellule. L’équation de qualité
E
de liaison b pour l’utilisateur i (i=1…N user(j)(m)) activant le service j (j=1…N) dans la
N0
cellule m est exprimée par :

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(m )
 Eb  W pij( m ) / Lij( m )
= (3. 1)
  Rij ( m ) (Pint ra + Pint er + PN )
 N 0 ij

Donc :
(m )
 E b W pij (m ) / Lij (m )
N  =R
(m )
((1− (m )
)(P (m )
− p (m ) ) / L (m ) + P (m ) M
1/ L (n )
+P)
(3. 2)
 n =1,n m
0
 ij ij ij Tot ij ij Tot ijm N

Avec :
= (1−  )(P
(m )
P (m )
− pij ( m ) ) / Lij ( m ) (3. 3)
int ra ij Tot

Et :
=P
P
 1/ L
(m ) M (n)
int er Tot n =1,n  m ijm
(3. 4)
où :
▪ Rij(m) : Débit de l’utilisateur i utilisant le service j dans la cellule m.
▪ pij(m) : Puissance de transmission requise par l’utilisateur i activant le service j
dans la cellule m.
▪ Lij(m) : Atténuation de parcours entre le Node B m et l’utilisateur i.
▪ Lijm(n) : Atténuation de parcours entre le Node B n voisin et l’utilisateur i utilisant
le service j et appartenant à la cellule m.
▪ αij(m) : Facteur d’orthogonalité calculé au niveau de l’utilisateur i activant le
service j dans la cellule m.
▪ M : est le nombre de cellules voisines.
▪ PTot : Puissance totale requise au niveau du Node B.

Nous considérons que tous les Node Bs du système ont la même puissance totale PTot .

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3. 2. 1. 1. Expression de la puissance Totale du Node B

De l’équation (3. 2), nous tirons l’expression de la puissance de transmission requise


par le mobile i utilisant le service j et couvert par le Node B m [Chie Dou 2005], [Kari
Sipila 2000], sachant que l’on veut un rapport énergie par bit du signal, sur densité spectrale
E
du bruit , b , égale à la valeur cible fixée par l’opérateur :
N0
E (m )
 (m )
L ( m) 
R ij M
(1−  )(P ( m ) − p ) + P ( m ) 
(m ) (m )
= (3. 5)
+P L 
(m )
 
b ij ( m)
p ij ij
 N 0 ij
ij Tot
W  Tot
n =1,n  m Lijm
(n) N ij

La puissance d’émission de chaque lien radio est corrigée plusieurs fois en calculant
E E E
la différence entre la valeur b trouvée et la valeur de b cible. Le rapport b est donc
N0 N0 N0
calculé plusieurs fois afin d’atteindre la valeur cible, que doit avoir le signal reçu par le
mobile i, pour que le décodage du signal soit possible.

Nous multiplions l’équation (3. 5) par le facteur d’activité vij(m) et nous additionnons
les pij (m) pour les k services, de Nuser(j) (m) utilisateurs, chacun. Nous considérons que:
(m)
k N


(m )
PTot = pij

user ( j )
(3. 6)
j =1 i =1

Rq: Pour chaque service radio, nous introduisons un facteur d’activité sur les sens Uplink
et Downlink. Ce facteur permet d’évaluer le taux d’utilisation moyen de la ressource radio,
pour les différents services accessibles (voix, vidéo…).
La puissance totale requise au niveau du Node B pour un réseau multiservice est donc :

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 E b
(m)
R ij ( m ) v (m)
L (m)

 0 ij
PN  
(m) ij ij
k N user ( j )
N W

(m)
j =1 i =1
1 +b E 
Rij ( m ) v (m )
(1−  (m)
)
ij ij
N W
 
PTot =   E ( m ) 0 (ijm ) (m ) 
(
(3. 7)
b 
− + )
(m )
 R ij (1 ) f (m)

 N 0 ij
v
ij ij DLij

(m)


k N

1− 
user ( j )
W
 (m ) (m )
E
j =1
i =1
 1+  Nb 
Rij
W v ij ( m ) (1− ij ( m ) ) 
  0 ij 

L'influence des cellules voisines est prise en compte au moyen du facteur


d’interférences inter-intracellulaire f DLij (m ) [Chie Dou 2005], [Kari Sipila 2000], [Nicolas

Enderlé 2001], [Soumaya Hamouda 2005]:


M P / L (n ) M
L (m )
 m PTot / Lij (m ) = n =1,n
=n =1,n m Lijmij (n ) (3. 8)
(m ) Tot ijm
f DLij

Le facteur d’interférences inter-intracellulaire ( 0  fDL  1) en Downlink, dépend


principalement de la position géographique de l’utilisateur ainsi que de la puissance des
Node Bs voisines [Chie Dou 2005], [J. Pérez-Romero 2005]. Il est donc différent d’un
utilisateur à l’autre. Si l’utilisateur se situe sur les bordures de la cellule, la valeur fDL est
grande. Par contre, si l’utilisateur est proche de son Node B servant, fDL est petit. Si fDL>1,
la station mobile se situe dans une zone où les Node Bs voisines peuvent la servir d’une
façon meilleure que le Node B servant.
En tenant compte de l’équation 3. 8, l’expression des interférences intercellulaires sera :

P =f (m ) PTot (3. 9)
i nt er DLij
Lij (m )

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De plus, la puissance de transmission totale du Node B est basée sur la puissance de


transmission requise dans une position moyenne de l’utilisateur, et non pas sur celle requise
au niveau de bordures de la cellule [Chie Dou 2005], [Kari Sipila 2000]. Par conséquent,
dans le processus de planification, nous considérons l’utilisateur dans une position
moyenne dans la cellule en tenant compte des différentes positions. Donc nous mettons :

 ij (m) =  (moy ) , f DLij (m ) = f DL (moy ) et Lij


(m)
= L(moy )

Avec α (moy), fDL(moy) et L(moy) sont respectivement le facteur d’orthogonalité moyen, le


facteur d’interférence inter-intracellulaire moyen et l’atténuation de parcours moyenne
dans la cellule. Par conséquent, l’équation (3. 7) devient :
k N user ( j ) ( m )
1
PN L( moy )   W
j =1 i =1
+ (1−  ( moy ))
 Eb 
(m)
( m ) (m )
 N  R ij v ij
 0 ij
PTot =
  (3. 10)
 
 
 1 
1− (1−  ( moy ) + f DL (moy ) )   
user ( j )( m )
k N


W ) 
j =1 i =1
 E (m) + (1− ( moy )
b

  R ( m) (m)
v 
 N 0  ij ij 
 ij 
Cette expression indique que le Node B doit être capable de servir tous les utilisateurs
simultanément actifs dans sa zone de couverture, en partageant la puissance totale PTot. En
Downlink, la puissance PTot émise par le Node B, est limitée par la puissance d'émission
maximale de l'antenne Pmax [J. Pérez-Romero 2005]. La contrainte la plus forte dans le sens
descendant est donc:

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PTot  Pmax (3. 11)

Lorsque la puissance de transmission totale requise par n utilisateurs, dépasse la


puissance d’émission maximale disponible Pmax, nous disons que le Node B est saturé. Cela
veut dire que la puissance maximale disponible au niveau du Node B, n’est pas suffisante
pour atteindre tous les n utilisateurs avec un niveau adéquat, qui leur assure la qualité de
service désirée. Dans ce cas les utilisateurs situés sur les bordures de la cellule vont être
dirigés vers les cellules voisines afin d’alléger la cellule de base.

3. 2. 1. 2. Calcul de la puissance allouée à la station mobile

D’après l’équation (3. 5), la puissance pij(m) peut être exprimée comme suit :

= X ij PTot +Y ij PN (3. 12)


(m) (m ) (m )
pij

Donc :

(1−  (m )
+ f DLij
(m )
)P PL (m)
(m )
+
ij Tot N ij
pij =
W W
E 
+ (1−ij ( m ) ) + (1−ij (m ) ) (3. 13)
( m)
E  ( m)
( m ) (m ) (m) (m)
 N b  R ij v ij  Nb  R ij v ij
 0 ij  0 ij

Avec :

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(1− ij + f DLij ( m ) )


(m)

Xij (m ) = (3.14.a)
W
+ (1− ij ( m ) )
 E  (m ) R ( m ) ( m )
v
 b ij ij
 N 0 ij
Et :
Lij ( m )
Y ij (m )
=
W (3.14.b)
+ (1− ij ( m ) )
 E  ( m ) ( m ) (m )
R v
 
b
ij ij
 N 0 ij

Donc :
(m) (m)
k N user ( j ) k N user ( j )

PTot = PTot   X ij (m ) + PN   Y ij (m ) (3. 15)


j =1 i =1 j =1 i =1

Par conséquent :
(m)
k N user ( j )
PN   Y ij(m )
PTot = j =1 i =1 (3.16)
user ( j ) ( m )
kN
1−   X ij (m )
j =1 i =1

La puissance consommée par la station mobile est une fraction de la puissance totale du
Node B alors :
k N user ( j () m )

1−   X ij (m )
p (m ) = (X (m )
+Y ij (m ) j =1 i =1
)PTot (3. 17)
ij ij ( m)
k N user ( j )
  Y ij (m )
j =1 i =1

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k N user ( j () m )

1−   X ij (m )
j =1 i =1
Avec : k ij (m ) = Xij (m )
+Yij (m ) (m)
(3. 18)
k N user ( j )
  Y ij (m )
j =1 i =1

Où, k ij(m ) est la quantité de ressources radio que doit allouer le réseau pour servir

l’utilisateur i activant le service j dans la cellule m.

3. 2. 1. 3. Facteur de charge de la cellule WCDMA

L’équation (3. 10) peut être exprimée par :

(m)
k N user ( j ) 1
PN L( moy )   W
j =1 i =1
(m)
+ (1−  ( moy ))
 Eb  ( m ) (m )
 N  R ij v ij
 0 ij
PTot = 1− (3.19)
DL

Avec :
 
 
 
k N user ( j )  
( m )

DL = (1− (moy ) + f DL (moy ))  1


   W


j =1 i =1
 E (m ) + (1− (moy ))  (3. 20)
  b  R (m )v (m ) 
  N0  ij ij

 ij 

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Le facteur DL est un facteur indicateur de la charge de la cellule [Chie Dou 2005],
[Kari Sipila 2000], [Thrasivoulos (Sakis) Griparis 2005], [Thrasivoulos Griparis 2000],
[Nicolas Enderlé 2001], [J. Pérez-Romero 2005]. Il augmente avec le nombre des

utilisateurs dans la cellule. Lorsque DL égale à 1, la puissance totale du Node B tend vers
l’infini. Nous disons que le système a atteint sa capacité pôle [Kari Sipila 2000].
Généralement, nous prenons 0 DL 1 afin de maintenir la stabilité du système.
Donc, dans le cas d’un seul service, la capacité pôle s’exprime par :

 W 
+ (1− ( moy ))
E 
 
(m)

 
b (m ) (m)
R v
 N 0 
ij ij

=  
(m) ij
Nuser _ pôle
 1 −  ( moy ) + f DL ( moy )  (3. 21)
 
 
 
Alors, la capacité maximale doit vérifier la condition suivante :

 W 
  + (1−  )
(moy ) 
 E  R v 
(m )
b (m ) (m )

 N ij ij

 
Nuser _ max ( m )   
0 ij

 + f DL ( moy ) 
 1− (moy ) (3. 22)
 
 
 

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Le facteur de charge peut donc être exprimé par [Kimmo Hiltunen 2000] :
N user (m )
DL =
N user _ pôle(m ) (3. 23)

Alors :

N user _ max ( m )
DL _ max = (3. 24)
N user _ pôle ( m )
Dans le cas de k services, nous calculons la charge maximale engendrée par chaque service
[Nicolas Enderlé 2001]. Le facteur de charge engendré par k services est :
k
DL = DL j
(3. 25)
j =1

Donc dans le cas de deux services nous avons :


DL = DL1+DL2 (3. 26)

C'est-à-dire :

DL = N user ,1(m )(m ) + N user ,2 (m )


(m ) (3. 27)
N user _ pôle ,1 N user _ pôle ,2

Avec Nuser,1(m) et Nuser,2(m) sont respectivement le nombre des utilisateurs activant le service
1 et 2. Nuser_pôle,1(m) et Nuser_pôle,2(m) représentent le nombre des utilisateurs pôle dans la
cellule, activant le service 1 et 2 respectivement. Alors, l’expression du facteur de la charge
moyen de la cellule pour un réseau à deux services est :

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 
 
 
 (m ) (m ) 
 = (1 −  + f
N N
DL ( moy ) )
 user ,1
+ (1− + W user ,2
+ − 
DL ( moy )
 W
E
(m )
(moy ) ) E
(m )
(1 (moy ) )  (3. 28)
  b  R (m )v (m ) b R ij (m )v ij (m ) 
 N0 ij ij 
 ij  0 ij
N

Par conséquent le facteur de charge maximale est :
 
 
 
 (m ) (m ) 
= (1 −  + f
N N
 
DL ( moy ) )
 user _ max,1
+ (1− + W user _ max,2
+ −
DL _ max ( moy )
 W
E
(m )
(moy ) ) E
(m )
(1 (moy ) )  (3. 29)
  b  R (m )v (m ) b R ij (m )v ij (m ) 
 N0 ij ij 
 ij  0 ij
N

3. 2. 1. 4. Relation entre capacité et couverture en Downlink

D’après l’équation (3. 10), l’atténuation du parcours maximale est exprimée par :

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  
  
  
 N (m )
 
Pmax 1− (1−  (moy ) + f DL (moy ) )   
1

k user ( j )

 
W 
j =1 i =1
+  
 E (m ) (1− )
(moy )  
   N b0 ij Rij (mv) ij(m )  
Lmax =     (3. 30)
k N user ( j )( m )
PN  
1
W
j =1 i =1
+ (1−(moy ) )
 Eb  (m ) R (m ) (m )
v
  ij ij
 0 ij
N

Alors :

Lmax = Pmax
k N user ( j ) (m) 1 (1−UL ) (3. 31)
PN   W
j =1 i =1
+ (1−(moy ) )
 Eb  (m ) R (m ) (m )
v
  ij ij
 N 0 ij

3. 2. 2. Expression de la puissance totale du Node B dans le cas d’une cellule isolée

Eb
Dans le cas d’une cellule isolée, la valeur de Pinter est nulle, donc l’expression de
N0
devient :

 
(m)

b E
Wpij( m ) / L ij( m )
 N = R ((1−  )(P ( m ) − p ( m ) ) / L ( m ) + P )
(m ) (m )
(3. 32)
 0 ij ij ij Tot ij ij N

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En suivant la démonstration présentée dans le cas d’un réseau multicellulaire, la puissance


totale devient :
k N user ( j ) ( m )
1
PN L(moy )   W
j =1 i =1
+ (1− (moy ) )
 Eb 
(m )
(m ) (m )
 N  R ij v ij
 0 ij
PTot =
 
  (3. 33)
 
 
1− ( 1− (moy ) )   
k N
user ( j )( m )
1

i =1 
W
) 
j =1
  E (m ) + (1− (moy )

b

   Rij vij 
(m ) (m )

N 
  0 ij 
En Downlink, la puissance totale accessible au niveau du Node B est partagée entre
tous les utilisateurs de la même cellule. Par conséquent, la localisation instantanée d'un
utilisateur donné influe sur les performances du reste des utilisateurs dans la cellule. Le
Node B, doit effectivement être capable de servir tous les utilisateurs distants en partageant
la puissance disponible [J. Pérez-Romero 2005].

3. 2. 2. 1. Puissance allouée à la station mobile

La puissance consommée par la station mobile sera exprimée par:


(m)
k N user ( j )

1−  X ij ( m )
p = (X (m)
+Y ij
(m ) j =1 i =1
)PTot
ij ij k N user ( j )
(m) (3. 34)
 Y ij ( m )
j =1 i =1

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Par conséquent, la fraction kij(m) sera :


(m)
k N user ( j )

1−  X ij
(m)

=X
(m)
k (m)
+Y ij ( m )
j =1 i =1
ij ij k N user ( j )
(m) (3. 35)
Y ij
(m)

j =1 i =1

Avec :
(1 − ij ( m ) )
X (m )
ij = W (3. 36. a)
(m ) + (1 − ij ( m ) )
 Eb 
N  R ij ( m )v ij ( m )
 0 ij
Et :
Lij ( m )
Y ij (m )
=
W (3. 37. b)
(m) + (1− ij ( m ) )
 Eb 
N  R ij( m )v ij ( m )
 0 ij

3. 2. 2. 2. Facteur indicateur de la charge de la cellule WCDMA

L’équation (3. 10) peut être exprimée par :

(m)
k N user ( j ) 1
PN L ( moy )   W
j =1 i =1
+ (1−  ( moy ))
 Eb 
(m)
( m ) (m )
 N  R ij v ij
 0 ij
PTot = 1− (3. 38)
DL

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Avec :
 
 
 
 = 1−   
( 1
user ( j ) ( m )
k N

)
DL
 
 
( moy )
W
j =1 i =1 + (1 −  )
E (3. 39)
 
(m)
( moy )
(m ) ( m)

  N 
b
R ij v ij

 0 ij 

Ainsi :
W
 +1
(m)
N user _ max (m) (3. 40)
 Eb  (m) (m )
(1−  (moy ) )
N  R ij v ij

 0 ij
Dans le cas de deux services, nous calculons la charge maximale engendrée par chaque
service [Nicolas Enderlé 2001]. La somme des charges engendrées par deux services est
donc :

 
 
 
 (m ) (m )

= (1 − 
N N

( moy ) )  
user _ max,1
+ user _ max,2

 
DL _ max
W W
E  ( m ) ( m ) ( m ) + (1 − ( moy ) )  E b( m ) + (1 −  )
(3. 41)
 b  R v
( m ) (m ) ( moy )

 N  Rij v ij 
 N 0 ij ij ij
 0 ij 

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3. 3. Impact de différents paramètres sur la capacité Downlink

La puissance moyenne consommée au niveau du Node B augmente et donc la


capacité Downlink diminue quand :

- La puissance totale attribuée aux canaux communs augmente.


- Le pathloss moyen augmente.
- Quand l’algorithme de macrodiversité est mal paramétré : des liens inutiles de
macrodiversité sont activés, ce qui diminue globalement la capacité du lien Downlink.
- La puissance maximale par canal dédié (DCH) augmente (mais permet d’augmenter
le rayon de couverture de la cellule).
- Le facteur d’interférence inter-intracellulaire moyen au niveau la cellule en Downlink
augmente. Une telle situation peut correspondre à une mauvaise orientation d’une
antenne voisine (azimut, tilt), une augmentation de la puissance transmise par les
cellules voisines (sur les canaux dédiés ou communs). une augmentation de la charge
des cellules voisines (mauvais paramétrage du contrôle d’admissions de contrôle de
charge ou de macrodiversité).
- Mauvais fonctionnement de l’algorithme de contrôle de puissance.

3. 4. Les facteurs limitant la capacité sur le lien descendant

Dans le système UMTS, la capacité de la voie Downlink dépend de plusieurs


paramètres, nous citons à titre d’exemple, la puissance de transmission maximale du Node
B et le nombre maximale des codes OVSF.

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a- Limitation de la puissance du Node B sur le lien descendant

Quand le Node B atteint sa puissance de transmission maximale, il ne peut desservir


aucun nouvel entrant même si la charge de la cellule n’a pas atteint son maximum [J. Pérez-
Romero 2005]. Dans ce cas, aucun nouveau mobile ne sera accepté si nous ne changeons
pas la configuration du Node B. La puissance de transmission affectée à une cellule
WCDMA doit être partagée entre les différentes stations mobiles actives même celles
connectées par soft Handover. Donc, une des solutions possibles pour accroître le nombre
de mobiles servis est de réduire les liens du soft Handover.

Nous savons aussi qu’une partie de la puissance de transmission du Node B est


allouée aux canaux de contrôle communs. Ainsi, en réduisant cette partie, nous libérons de
la puissance pour supporter plus de trafic.
b- La limitation des codes OVSF

Dans un système WCDMA, le signal d’un mobile est, au début, étalé par le code
OVSF et ensuite embrouillé par le code d’embrouillage. En Downlink, les codes
d’embrouillage sont utilisés pour séparer les cellules. La séparation entre les différentes
liaisons dans une même cellule, est effectuée par les codes de canalisation. Ces derniers
présentent un facteur limitant de la capacité dans le cas d’une cellule à fort trafic.
Une seule solution est possible pour éviter ce problème: c’est la réduction des liens
soft Handover, et donc, le nombre de codes OVSF disponible pour servir de nouveaux
mobiles augmente.

3. 5. Contrôle d’admission en Downlink

Le contrôle d’admission gère l’acceptation ou le blocage des nouveaux appels dans


le réseau UMTS. C’est un algorithme fondamental de la gestion de trafic dans le réseau

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UMTS [J. Pérez-Romero 2002], [Gaurav Bansal 2007], [Il-Min Kim 2000], [Zhao El Liu
1994]. Pour chaque nouvel appel (voix ou données), cet algorithme détermine en fonction
du type de client, du service demandé et des ressources radio disponibles sur les liens radio
montants et descendants, si un appel doit être admis ou bloqué [Wha Sook Jeon 2002].
Donc il donne ou refuse l’accès des utilisateurs au service. Nous pouvons dire qu’il
conditionne la perception par les clients de la disponibilité du service pour le réseau mobile.

3. 5. 1. Algorithmes de contrôle d’admission en Downlink

En Downlink, deux stratégies de contrôle d’admission existent : les algorithmes de


contrôle d’admission basés sur la puissance et les algorithmes de contrôle d’admission
basés sur la charge cellulaire [J. Pérez-Romero 2002], [F. Baccelli 2003], [PIRES
2006]. Nous proposons un troisième algorithme basé simultanément sur la puissance
totale du Node B et le facteur de charge cellulaire.

3. 5. 1. 1. Algorithme de contrôle d’admission basé sur la puissance du Node B

Les stratégies de contrôle d’admission en Downlink sont souvent basées sur la


consommation de puissance, puisque c’est la ressource principale partagé entre les
utilisateurs connectés au même Node B. Par conséquent, les stratégies de contrôle
d’admission basées sur l’estimation de puissance, doivent prendre en considération si le
Node B a suffisamment de puissance pour atteindre la qualité de service cible pour la
nouvelle requête et pour les communications déjà établies [J. Pérez-Romero 2002],
[Gaurav Bansal 2007], [Huang 1996], [Mingbo Xiao 2001], [Mohamed Hossam Ahmed
2005].

La puissance Pij(m) consacrée à chaque station mobile doit être limitée par une valeur
maximale (PMS_max=38dBm) afin d’éviter que certains utilisateurs localisés

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exceptionnellement loin de leur Node B consomment un niveau de puissance très élevé [J.
Pérez-Romero 2002].
Lorsque un nouveau appel i arrive, l’algorithme AC, calcule la puissance de
transmission minimale requise pour cet appel en se basant sur l’équation (3. 17) et vérifie
la contrainte de puissance en tenant en compte de la nouvelle demande d’accès aux
ressources, [Wha Sook Jeon 2002], [Zhao El Liu 1994]. Cette contrainte s’exprime par:
n


a=1
k ij (m )PTot  Pmax (3. 42)

Si la contrainte est vérifiée, l’algorithme AC accepte le nouveau appel et alloue la


puissance pij(m) a ce dernier. Sinon l’appel est bloqué [Sung-Moon Moon Shin 1999].
L’algorithme de contrôle d’admission basé sur la puissance est illustré par le schéma
suivant :

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Nouvel appel

Calculer la puissance minimale requise

Calculer

Non
Bloquer l’appel

Oui
Accepter l’appel

Allouer pij(m) à l’appel

FIN

Figure 3.1 : Algorithme de contrôle d’admission basé sur la puissance du Node B

3. 5. 1. 2. Contrôle d’admission basé sur le facteur de charge cellulaire

Ce type de contrôle d’admission est basé sur le seuil maximal du facteur de charge
de la cellule. Ce paramètre est défini au niveau de la cellule et détermine l’admission des
nouveaux appels dans le réseau. Quand la charge du Node B est en dessous de ce seuil, tout
nouvel appel est accepté dans le réseau. Au dessus de ce seuil tout nouvel appel est bloqué

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à l’admission [F. Baccelli 2003], [Mishra 2004], [Pires 2006]. L’équation suivante présente
le modèle utilisé dans ce type de contrôle d’admission :

DL +  DL _ max (3. 43)

Avec DL est le facteur indicateur de la charge actuelle de la cellule,  est l’augmentation
de la charge dû au nouvel appel i, et DL _ max est le seuil maximal du facteur de charge

cellulaire fixé par l’opérateur dans la phase de dimensionnement. Le système doit définir
un seuil pour équilibrer la probabilité de blocage et le niveau d’interférences dans la cellule.
Le diagramme suivant illustre l’algorithme de contrôle d’admission en se basant sur la
charge cellulaire :

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Nouvel appel

Calculer la charge actuelle dans la cellule

Calculer l’augmentation de la charge due au


nouvel appel i

Non
Bloquer l’appel

Oui

Accepter l’appel

FIN

Figure 3. 2 : Algorithme de contrôle d’admission basé sur le facteur de charge

3. 7. Conclusion

Le niveau d’interférences important et la surcharge de la cellule WCDMA, présentent


deux problèmes fondamentaux dans le réseau 3G. En effet nous avons étudié dans cette
partie l’influence du facteur inter-intracellulaire fDL, sur la puissance totale requise par les
utilisateurs de la même cellule, sur la probabilité de blocage des nouvelles requêtes et sur
la capacité maximale supporté par la cellule. Nous avons constaté que plus ce facteur est
important, plus nous notons une augmentation au niveau des deux premiers paramètres et
une diminution au niveau du dernier. De plus, afin de surmonter le problème de surcharge,

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nous avons présenté deux algorithmes de contrôle d’admission, le premier est basé sur la
puissance totale du Node B et le deuxième est basé sur la charge cellulaire.

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Chapitre 4

Estimation de la capacité Uplink de la cellule dans un réseau


multi-service

4. 1. Introduction

Dans une cellule radio WCDMA, tous les utilisateurs partagent la même bande
passante. Ainsi, chaque nouvelle connexion augmente le niveau d’interférences vu au
niveau des autres connexions déjà établies, en affectant leur qualité de liaison exprimée en
E
termes de b . De plus, les interférences dues aux stations mobiles appartenant aux cellules
N0
voisines influent négativement sur la capacité maximale acceptée, et augmentent les
besoins en termes de la puissance de transmission requise par la station mobile. Dans ce
chapitre, nous mettons en relief le compromis entre la capacité et la couverture que nous
avons déjà signalé dans le chapitre 2. Ensuite, nous allons étudier la capacité Uplink dans
le cas d’une cellule isolée et dans le cas de plusieurs cellules, en se basant sur le rapport
Eb
, sur le facteur de chargeUL , ainsi que sur le facteur d’augmentation de bruit (ou Noise
N0
Rise) NR supporté par la cellule. Une comparaison entre les différentes puissances requises
pour une station mobile, fera l’objet de la partie suivante. De plus, nous allons montrer
l’effet de l’introduction d’un récepteur multi-utilisateurs à annulation d’interferences IC

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(Interferences Cancellation) sur la capacité Uplink et sur la puissance de transmission


requise par la station mobile. Nous allons faire l’étude pour trois valeurs de l’efficacité du
récepteur β. Une dernière partie sera réservée à un algorithme pour la libération des
ressources. Cet algorithme a pour objectif l’augmentation de la capacité de la cellule en
diminuant la probabilité de blocage des nouvelles requêtes. Nous allons l’appliquer pour
deux valeurs de fUL afin de montrer l'effet de ce paramètre sur l’efficacité de l’algorithme.

4. 2. Puissance de transmission d’une station mobile dans le cas d’une


cellule isolée
Eb
Le rapport minimal pour un utilisateur i en Uplink, dans le cas d’une cellule
N0
isolée, peut être exprimé par [J. Pérez-Romero 2005], [Chie Dou 2005], [Carnero 2004],
[Thrasivoulos (Sakis) Griparis 2005], [Lundin 2001], [Salman Al-Qahtani 2005], [Gautam
Trivedi 2000] [Sung-Moon Moon Shin 1999]:

Eb W Pr ,i
i =
) (4. 1)
N R P +P −P
0 i N int ra r ,i

Avec :
N
Pint ra =  Pr ,i (4. 2)
i =1

Où :
▪ Pr, i est la puissance reçue par la station de base et issue de l’utilisateur i.
▪ N est le nombre d’utilisateurs dans la cellule.
▪ Pintra est la puissance intracellulaire totale reçue par le Node B. Il dépend de la
distribution des utilisateurs dans la cellule et des conditions de propagation.
▪ PN est la puissance de bruit thermique au niveau de Node B.

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De l’équation (4. 1), nous exprimons, la puissance de réception minimale requise pour un
utilisateur i au niveau du Node B en tenant compte le facteur d’activité vi:
PN + P
P = int ra (4. 3)
r ,i W
+1
Eb
) i Riv i
N0
Par conséquent, la puissance intracellulaire totale reçue par la station de base est exprimée
par :
N
PN 
1
W
+1
i =1
Eb
) i Riv i
Pint ra = N N0 (4. 4)
1− 
1
W
i =1 +1
Eb
) i Riv i
N0
En remplaçant l’équation (4. 4) dans l’expression (4. 3), nous trouverons l’expression finale
de Pr, i dans le cas d’une cellule isolée :
PN
Pr ,i =
 
  
(4. 5)
  N
1
+1   1−  
W
 E
 b) R v   i =1 W +1 
N i i i  Eb 
 0  )i R i v i 

 N0 

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Par conséquent, la puissance de transmission requise est la suivante :


PN
P =L
t ,i i
 
  
(4. 6)
  N
1
+1   1−  
W
 E
 b) R v   i =1 W +1 
 i i i  Eb 
 N0  )i R i v i 

 N0 
Où Li est l’atténuation de parcours entre la station mobile i et le Node B servant.

4. 3. Capacité cellulaire

La capacité Uplink dépend du facteur NR généré par des utilisateurs actifs en Uplink,
appartenant à la cellule servante. Lors de la phase de dimensionnement d’un réseau radio
mobile cellulaire, un opérateur doit limiter la charge maximale de la cellule en respectant
un certain seuil de Noise Rise.

4. 3. 1. Expression du facteur de charge et du Noise Rise

Le facteur NR en Uplink est défini comme le rapport entre la puissance totale reçue
par le Node B, Ptot, et la puissance de bruit thermique de ce Node B, PN [Settapong
Malisuwan 2004], [Carnero 2004], [Thrasivoulos (Sakis) Griparis 2005] :
Ptot
NR = (4. 7)
PN

Dans le cas d’une cellule isolée, l’expression de Ptot est donnée par :

Ptot = Pint ra + PN (4. 8)


P +P
Donc : NR = intra N (4. 9)
PN

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Si la cellule est 100% chargée, le facteur NR tend vers une valeur infinie. Par conséquent,
la relation entre ce dernier et le facteur de charge est la suivante [Settapong Malisuwan
2004], [Carnero 2004], [Thrasivoulos (Sakis) Griparis 2005] :

1
NR = (4.10)
1−UL
Ce qui implique que :
NR −1
UL = (4. 11)
NR
Ptot
−1
PN Ptot − PN
 = =
UL
Alors : Ptot Ptot (4. 12)
PN
En remplaçant l’équation (4. 8) dans l’équation (4. 12), nous trouvons :
Ptot − PN Pint ra
UL == = (4. 13)
P P +P
tot int ra N

N
UL = 
1
Alors : W (4. 14)
i =1 +1
Eb
)i R i v i
N0
Le facteur de charge en Uplink doit vérifier la condition suivante :
N

1 1 (4. 15)
W
i =1
Eb +1
) Rv
N0 i i i
Donc pour N utilisateurs activant le même service, la capacité Uplink est limitée à
l’inégalité suivante :

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W
N  +1 (4. 16)
Eb
)i R i v i
N0
Ainsi, si UL s’approche de 1, le système atteint sa capacité pôle et devient instable. La
puissance totale reçue au Node B devient en effet très supérieure à la puissance du bruit
thermique, et le décodage au Node B n'est plus possible. Il faut donc définir une limite
maximale que la charge cellulaire ne doit pas dépasser :

UL  UL _ max (4. 17)

4. 3. 2. Compromis entre la couverture et la capacité cellulaire

L’équation (4. 6) peut être exprimée comme suit :


PN
P =L
 
t ,i i
(4. 18)
 W 
E +1  (1− UL )
 b ) i Riv i 
N 
 0 
De cette expression nous déduisons que, lorsque la charge de la cellule augmente, la
puissance de transmission requise pour la station mobile i sera importante. De plus, puisque
la puissance disponible à la station mobile est limitée, le facteur de charge sur le lien
montant de la cellule doit être contrôlé afin d'assurer la couverture prévue [Hichem Charbi
2007]. Ce contrôle doit être effectué en fonction de la puissance de transmission de la
station mobile maximale Pt,i _ max et de l’atténuation de parcours maximale Li _ max . On

converge ainsi à un facteur de charge maximal admissible sur la liaison montanteUL _ max .

L’admission des utilisateurs est limitée par la puissance nécessaire à une seule station
mobile et qui doit être Pt,i  Pt,i _ max . Dans le cas opposé la cellule est considérée comme

étant saturée. La puissance de transmission maximale, qui s’exprime en fonction de Li _ max ,

dans la phase de dimensionnement est donnée par:

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PN
Pt ,i _ max =L
 
i _ max
(4. 19)
 W
E (
+1  1− UL _ max )
 b ) i Riv i 
N 
 0 

PN Li _ max
UL _ max = 1− W
Donc : Pt ,i _ max +1 (4. 20)
Eb
)i R i v i
N0
Les équations précédentes montrent le compromis entre la couverture et la capacité
existante dans le réseau WCDMA. D’autre part, le facteur de charge sur le lien montant
limite la perte de propagation maximale admissible dans une cellule WCDMA selon
l’équation suivante [J. Pérez-Romero 2002]:
 
Pt ,i _ max  W
= 
Li _ max
P E +1 (1−UL ) (4. 21)
N  b ) Rv
 N 0 i i i 

4. 4. Puissance de transmission d’une station mobile dans le cas de plusieurs cellules

Afin d’étudier la capacité Uplink dans le cas de plusieurs cellules, nous introduisons
dans les équations précédentes les interférences intercellulaires, causées par les cellules
voisines [J. Pérez-Romero 2002]. Ainsi dans le cas d’un réseau multicellulaire, l’expression
E
de b devient :
N0

E b = W  Pr ,i (4. 22)
N )i R P −P
0 i tot r ,i

Avec :

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Ptot = PN + (1 + f UL )Pint ra (4. 23)

Alors :
Eb = W  Pr ,i (4. 24)
N ) i
R P + (1+ f )P −P
0 i N UL int ra r ,i

Où :
N

P
P r, j

▪ f UL = inter = j =1
N est le facteur d’interférences inter- intracellulaires
Pint ra
P
i =1
r ,i

▪ Pr, j est la puissance reçue par le Node B et issue d’un utilisateur j connecté à une
autre station de base.
▪ Pinter est la puissance totale reçue par les utilisateurs connectés aux cellules voisines
dans la voie Uplink. En effet, Il existe une grande différence entre les interférences
intercellulaires Uplink et downlink. La valeur des interférences intercellulaires
Uplink est la même pour tous les utilisateurs appartenant à la même cellule puisque
leur récepteurs sont situés au Node B. Cependant, dans le sens descendant, un
utilisateur situé loin de son Node B, perçoit plus d’interférences intercellulaires que
celui situé près du Node B.
Ces deux cas peuvent être illustrés par la figure 4. 1 et la figure 4. 2. Nous
remarquons dans le premier cas que, lorsque les interférences intercellulaires dans
la cellule1 proviennent des mobiles de la cellule2, les interférences intercellulaires
Pinter1 mesurées au niveau du récepteur de l'utilisateur MS1 ont la même valeur que
les interférences intercellulaires Pinter2, mesurées au niveau du récepteur de
l'utilisateur MS2. Cependant, dans le deuxième cas la voie Downlink, les
interférences intercellulaires générées par la cellule 2. Donc l'utilisateur MS1 situé
proche de cette cellule, mesure plus les interférences intercellulaires Pinter1 que
l'utilisateur MS2.

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Interférences intercellulaires
Pinter1=Pinter2

Cellule2

MS2
MS1

Cellule1

Figure 4. 1 : Interférences intercellulaire en Uplink

Interférences intercellulaires

Cellule2

MS2

Pinter1<Pinter2
MS1

Cellule1

Figure 4. 2 : Interférences intercellulaire en Downlink

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De l’équation (4. 24), la puissance de réception minimale requise au niveau du Node


B pour un utilisateur i dans la cellule est exprimée par :

PN
P = + (1+ f UL )Pint ra (4. 25)
r ,i W
+1
Eb
) i Riv i
N0
Par conséquent, l’expression de la puissance totale reçue au niveau du Node B est donnée
par:
N
PN 
1
W
i =1 +1
Eb
) i Riv i
Pint ra = NN 0 (4. 26)
1
1− (1+ f UL ) W
i =1 +1
Eb
)Rv
N0 i i i
Alors en remplaçant l’équation (4. 26) dans l’expression (4. 25), nous trouvons l’expression
finale de Pr, i dans le cas de plusieurs cellules :

PN
Pr ,i =
  (4. 27)
  
  N
1
+1   1− (1+ f UL ) 
W

 Eb ) R v  i =1 W +1 
N i i i  Eb 
 0  ) R v 
 i i i
 N0 
Par conséquent, la puissance de transmission requise devient :

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PN
P =L
t ,i i
  (4. 28)
  
 W  N
1
E +1  1− (1+ f UL ) 
 b ) Rv 
i =1 W +1 
 N i i i  Eb 
 0  ) R v 
 i i i
 N0 

4. 5. Capacité Uplink et Noise Rise dans le cas de plusieurs cellules

Dans le cas de plusieurs cellules, L’expression du facteur NR devient [Settapong


Malisuwan 2004], [Carnero 2004], [Thrasivoulos (Sakis) Griparis 2005] :
Ptot
NR = (4. 29)
PN
Ce qui implique que :
NR − 1
UL = (4. 30)
NR

Donc :
Ptot − Pnoise
UL = (4. 31)
Ptot
Alors :
N N

Pnoise +  Pr ,i +  Pr , j − Pnoise
UL =
i =1 j =1
(4. 32)
Ptot

Par conséquent :
N

(1 + f UL ) Pr ,i
UL = i =1
(4. 33)
Ptot

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De l’équation (4. 23) et (4. 25) nous avons :

Pr ,i 1
P = W (4. 34)
tot
1+
E b ) i R iv i
N0
Par conséquent, l’expression du facteur de charge devient :
N
1
UL = (1+ f UL ) W (4. 35)
i =1
E +1
b ) R v
i i i
N0
De cette équation, nous pouvons déduire que la charge de la cellule en Uplink,
dépend du facteur fUL, du nombre d’utilisateur dans la cellule et de type de service activé.
Le facteur de charge en Uplink doit vérifier la condition suivante :

N
1
 (1+ f UL )
W
1 (4. 36)
i =1 +1
Eb
)Rv
N0 i i i
Donc pour N utilisateurs activant le même service, la capacité Uplink est limitée à
l’inégalité suivante :
 
 
N W +1 1 
E 1+ f (4. 37)
 b Rv 
UL 
N ) 
i i i
 0 

Lorsque le facteur de charge de la cellule UL s’approche de 1, nous disons que le système
a atteint sa capacité pôle Npôle [Salman Al-Qahtani 2005], [Dahlman Erik 1998] [Wang
Ying 2003], [Lidong Zhu 2002], d’où :

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 
 W   1 
N pôle = 1+ 1+ f (4. 38)

E 
b i Riv i  UL 
 N ) 
 0 
La capacité Uplink correspond au nombre maximal d’utilisateurs lorsque la charge de la
cellule a atteint sa valeur maximale :

 
W   UL _ max 
N Max = 1+ 1+ f (4. 39)

E 
b i Ri v i 
) UL 
 
 N 0 

De l’équation (4. 30), l’expression de NR peut donc être exprimée par :

1 1
NR = =
1−UL 1− (1+ f UL )  N 
1 (4. 40)
W
1+ Eb
) Rv
N0 i i i

4. 6. Compromis entre la couverture et la capacité cellulaire

D’une façon similaire au cas d’une cellule isolée, la perte de propagation maximale
admissible est exprimée par :
 
Pt ,i _ max  W
= 
Li _ max E +1 (1−UL ) (4. 41)
P
N  b
) Rv
 N 0 i i i 

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Conclusions
L’histoire des réseaux radio-mobile s’est bâtie sur différentes générations radio.
ème ème
Après les systèmes numériques de 2 génération, des systèmes de 3 génération ont
vu le jour, dont le réseau UMTS. Notre étude a porté sur le problème de la planification du
réseau UMTS. De ce fait, une étude détaillée de ce réseau ainsi que le problème de la
propagation radio et les différents types des interférences a été réalisée. Sachant que les
deux normes GSM et UMTS sont amenées à cohabiter, une étude de la co-planification
ainsi que la distribution de trafic entre les deux systèmes s’est avérée nécessaire.

L’étude de la capacité cellulaire dans les deux directions ascendante et descendante,


est une tâche primordiale lors de la phase de planification. Dans ce sens, nous avons réservé
le chapitre 3 à l’étude de la capacité downlink. Nous nous sommes basé sur la puissance
totale disponible au niveau de la station de base pour le cas d’un réseau mono-service et
pour le cas d’un réseau multi-service.

Le chapitre 4 a été consacré à l’étude de la capacité Uplink qui est basée sur le niveau
d’interférence maximal acceptable au niveau de la station de base.

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