Planification du réseau UMTS/WCDMA
Planification du réseau UMTS/WCDMA
Cours : Planification et
dimensionnement dans le
cas de ré seau
UMTS /WCDMA
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Introduction
Les systèmes de télécommunications radio mobiles ont connu des profonds
changements, surtout avec l’apparition des nouveaux services allant de simples SMS (Short
Message Services), au MMS (Multimédia Message Services) et à la visiophonie. Cette
évolution est traduite par l’arrivée de nouvelles générations de téléphones mobiles capables
de prendre en charge les nouvelles exigences en termes de services et de débits afin de
mieux répondre aux besoins des utilisateurs.
La première génération des réseaux radio mobiles a démarré à la fin des années
soixante-dix. Il s’agit des systèmes analogiques reposant sur la modulation en fréquence et
uniquement sur la méthode d’accès multiple par répartition de fréquence FDMA
(Frequency Division Multiple Access). En termes de services, ces systèmes proposaient de
la voix qui était transmise sous forme analogique, avec une efficacité spectrale assez faible.
Parmi les systèmes de la 1ère génération nous citons : L’AMPS (Advanced Mobile Phone
Service) au nord d’Amérique, le TACS (Total Access Communication System) au Grande
Bretagne, le NMT (Nordic Mobile Telephone System) en Europe…
La deuxième génération a fait ces débuts dans les années quatre-vingt dix. Elle est
composée de systèmes numériques basés sur la modulation numérique et reposent sur les
méthodes d’accès multiples par répartition de temps TDMA (Time Division Multiple
Access) et de fréquence, ou par répartition de code CDMA (Code Division Multiple
Access). En plus de la voix, ces systèmes proposaient d’autres services comme l’envoi des
messages courts (SMS), le fax…Parmi les systèmes de 2ème génération les plus connus nous
citons le réseau GSM (Globale System For Mobile Communication) et le système IS’95
[Heikki Kaaranen 2005].
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Le GSM est une norme numérique de seconde génération, il est devenu peu à peu
une référence pour la téléphonie cellulaire digitale à travers le monde. Ses performances
en téléphonie sont tout à fait stables et satisfaisantes. Par contre en termes de transfert de
données, il reste très modeste. Le GSM a été mis au point par l’ETSI (European
Telecommunications Standards Institute) sur la gamme de fréquence de 900 MHz. Le
spectre de fréquences est une ressource rare, ce qui a poussé la communauté scientifique à
proposer des méthodes d’accès multiples afin de pouvoir servir un maximum d’usagers et
par la suite une utilisation judicieuse et optimale du spectre. La méthode d’accès utilisée
en GSM est une combinaison des deux méthodes TDMA et FDMA.
Pourtant, malgré l’évolution qu’ont connu les systèmes de 2ème génération (2G), ils
restent encore modestes en termes de débit, de capacité, de couverture et de qualité de
service. Pour cela, des systèmes dits de 3ème génération (3G) sont apparus pour répondre à
ces exigences. Leur défi principal est de faire face aux demandes des utilisateurs qui sont
croissantes et complexes. Il s’agit en effet des systèmes ne transportant pas seulement de
la voix, mais aussi capables d’offrir simultanément des services de transmission de
données, d’audio et de vidéo en tout lieu et à tout moment, tout en autorisant des débits de
transmission plus élevés avec des hautes qualités de services. Cette flexibilité est due à
l’utilisation d’une méthode d’accès multiple large bande WCDMA (Wideband Code
Division Multiple Access). Les systèmes 3G se caractérisent par :
▪ Services à haut débit, minimum 144 kbit/s dans tous types d’environnements et
2 Mbit/s dans les environnements intérieurs et avec une mobilité restreinte ;
▪ Services à commutation de paquets pour la transmission de données et à
commutation de circuits pour la transmission de la voix ;
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d’optimisation des ressources (spectre fini), l’adéquation entre les services sollicités et les
débits exigés, la qualité de service QoS (Quality of Service), la planification de des
ressources……
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contre la dégradation de la qualité de liaison pour les communications déjà établies. Ceci
passe par la détermination de la capacité maximale d’une cellule. Dans ce sens, nous nous
sommes basés sur deux algorithmes de contrôle d’admission.
Le quatrième chapitre est dédié à l’étude de la voie Uplink. Cette dernière dépend
étroitement du phénomène de la respiration de la cellule qui traduit le compromis existant
entre la capacité et la couverture.
Nous avons étudié aussi, l’effet des interférences inter-intracellulaires fUL sur la
puissance de transmission requise de la station mobile pour deux cas : la voix uniquement
et voix /données.
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Première partie
Généralités et état de l’art
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Chapitre1
Introduction aux réseau UMTS
1. 1. Introduction
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au Japon et Corée [Heikki Kaaranen 2005], [Jaana Laiho 2003], [Jaana Laiho 2006],
[Samukic 1998]. Elle a été développée à partir de 2004 avec la Release 99 (R99). Sa bande
de fréquence de fonctionnement est 1900MHz-2000MHz. Les spécifications techniques de
cette norme sont développées au sein de l’organisme 3GPP.
L’architecture globale de réseau de 3ème génération UMTS est présentée dans la figure
suivante :
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Le réseau d’accès UTRAN est composé de plusieurs éléments : une ou plusieurs stations
de base (BTSs) appelées Node B, des contrôleurs radio RNC (Radio Network Controller)
et des interfaces de communication entre les différents éléments du réseau UMTS. Le
schéma suivant montre l’architecture globale de l’UTRAN :
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• Node B : C’est une entité logique reliée à un RNC par l’interface Iub. Elle
correspond à une BTS dans le système GSM. Elle contient les fonctions de
transmission radio (modulation, démodulation, codage etc..). Elle est aussi
responsable de la gestion des canaux de transport communs et dédié, de la
configuration des cellules radio (la gestion des fréquences porteuse, les codes de
cellules, la configuration des canaux etc…) et de la synchronisation…
Nous pouvons distinguer deux types de Node B: Node B avec antennes sectorielles et
Node B avec antenne omnidirectionnelle.
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L’UMTS est divisé en plusieurs cellules de tailles variables. Chacune d’entre elles
est présentée en fonction de la densité de population à servir et de la vitesse de mobilité
[Tabbane 1997]. L’accès par satellite est une extension.
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Les systèmes mobiles de 3ème génération pourront être déployés dans un réseau cellulaire
multi couches avec des macrocellules (0, 5 à 10 Km de rayon) pour la couverture globale,
des microcellules (50 à 500 m) pour les fortes densités de trafic en ville et des picocellules
(5 à 50 m) pour la couverture à l’intérieur des bâtiments. De plus, les utilisateurs voyageant
dans les avions ou navires sont associés au niveau satellitaire. Le passage d’une cellule à
l’autre (handover) devra se faire de façon transparente pour l’utilisateur, c’est-à-dire sans
coupure perceptible ni perte de données. La tendance actuelle, dans les systèmes
cellulaires, est l’utilisation de cellules de plus en plus petites pour écouler un maximum de
trafic.
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1. 4. Organisation fréquentielle
Les bandes de fréquences allouées au système UMTS sont 1885-2025 MHz et 2110-2200
MHz, [Heikki Kaaranen 2005], [Tabbane 1997], [Jaana Laiho 2003]. L’UMTS propose la
structure suivante :
Il se base sur deux modes de multiplexages : Le mode FDD et le mode TDD [Samukic
1998], [Yacoub 2009], [Fadoua Thami Alami 2006].
1. 4. 1. Mode FDD
La division duplex dans les bandes dites ‘appariées’ est fréquentielle : FDD
(Frequency Division Duplex) (2x60 MHz). L’écart duplex vaut 190 MHz. Nous utilisons
dans ces bandes un accès WCDMA. En mode FDD-WCDMA, deux bandes de fréquences
de 5MHz chacune sont allouées à ’utilisateur. Une bande est utilisée pour la transmission
et l’autre pour la réception.
La division duplex dans les bandes dites ‘non appariées’ est temporelle : TDD
(Time Division Duplex) (35 MHz et 15 MHz). Le TDD n’utilise qu’une bande passante de
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5 MHz divisée en portion de temps (time slot). Elle est utilisée dans les deux sens (montant
et descendant) et basée sur la méthode TDMA en plus de la séparation par code. Le TDD
offre une large gamme de débit de service en allouant plusieurs codes ou plusieurs
intervalles de temps à un utilisateur. Les deux bandes restantes sont réservées à la
composante satellitaire de l’UMTS qui est peu déployée. Généralement le système UMTS
repose sur le mode FDD-WCDMA.
Au niveau du réseau d’accès UTRAN, les données générées par les couches hautes
sont transmises sur l’interface radio par des canaux de transport (Transport CHannel) qui
sont mappés en un ou plusieurs canaux physiques (Physical CHannel) [Jaana Laiho 2003],
[Jaana Laiho 2006]. La couche physique doit pouvoir supporter des débits différents afin
d’offrir des services de bande passante à la demande.
Dans la norme UMTS, nous distinguons deux types de canaux de transport : les
canaux dédiés (Dedicated CHannels) qui sont affectés à un seul et unique utilisateur du
réseau et les canaux non dédiés, ou communs (Commons/Shared CHannels), qui sont
partagés entre plusieurs usagers.
En UMTS, l’unique canal de transport utilisé est le canal DCH (Dedicated CHannel).
Il est introduit dans les deux sens montant (Uplink) et descendant (Downlink). Ce canal
transporte les informations utiles de l’utilisateur et les informations de contrôle qui sont
nécessaires pour la gestion de la liaison radio.
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Les canaux de transport sont transmis sur l’interface radio, après avoir être codés et
multiplexés en utilisant un ou plusieurs canaux physiques. Les canaux physiques sont
définis par plusieurs paramètres caractérisant la liaison radio citant le code d’étalement, le
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[Heikki Kaaranen 2005], [Tabbane 1997], [Samukic 1998] qui est basée sur la technique
d’accès CDMA utilisée dans quelques systèmes de 2G comme le IS’95.
La technique d’accès CDMA [Heikki Kaaranen 2005], [Tabbane 1997], [Jaana Laiho
2003], [Yacoub 2009] est utilisée dans des systèmes de 2G autres que le GSM, comme le
système IS’95 et dans le système de 3G UMTS. En effet la CDMA repose sur une technique
dite étalement de spectre. Elle permet aux utilisateurs d’émettre simultanément dans la
même bande de fréquence [Tabbane 1997], [Dixon 1986], [Boillet 1999], [Esmael H.
Dinan 1998], [Fadoua Thami Alami 2006], [Panazio 2005].
a- Etalement de spectre
Les techniques d’étalement de spectre ont été utilisées, premièrement dans les années
40, par les militaires en raison de leur faible probabilité d’interception. Elles consistent à
repartir l’énergie du signal à émettre sur une bande de fréquence plus large que celle
réellement nécessaire à la transmission du signal utile.
Le principe de base de l’étalement de spectre est très simple. Il repose sur la relation
de C. E. Shannon [Dixon 1986] qui exprime la capacité maximale C du canal perturbé par
un bruit additif gaussien :
Où :
o C est la capacité maximale du canal en bit/s,
o Bs est la bande occupée par le signal émis en Hertz (Hz),
o PS est la puissance du signal émis en Watt (W).
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De cette relation, nous pouvons tirer deux cas pour transmettre sans erreur une
quantité d’information C donnée. Le 1er cas consiste à utiliser une bande Bs étroite et un
fort rapport PS /PB. Le 2ème cas consiste à utiliser une large bande Bs et un faible rapport
PS /PB. L’idée de l’étalement de spectre consiste à émettre un signal dont la bande est
largement supérieure à celle du signal utile.
Transmetteur Récepteur
Canal Radio
Sn Sw Sn
n(t) i(t)
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Les schémas suivants montrent le processus d’étalement de spectre par séquence directe :
Avec :
Td : est la durée d’un symbole, Tc est la durée d’un chip de code d’étalement tel que : Td=N
Tc, N est le nombre de chips que contient le code d’étalement et Ci est le code d’étalement.
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constitue sa clef de codage. Elle est conservée si le symbole de donnée vaut 1 et inversée
sinon.
Si chaque symbole est de durée Td, nous avons un chip toutes les Td/N secondes. Le
nouveau signal est modulé à un débit N fois plus grand que le signal initialement émis par
l’usager. Ainsi, l’utilisateur bénéficiera d’une bande de fréquence une fois plus étendue.
Au niveau réception, afin de récupérer l'information, le récepteur doit effectuer la même
opération, il génère la même séquence d’étalement et la multiplie avec le signal reçu.
Prenons le cas d’un débit R de 10 kbits/s nécessitant une bande passante de 10 khz.
En remplaçant chaque bit par son code (disons 10 chips par code). Nous multiplions, donc,
le débit par 10 ce qui donne 100kbits/s et une bande passante de 100khz. Le fait de
transmettre 10 fois plus vite, élargit le spectre d’un rapport de 10. Pratiquement nous
augmentons le débit des transmissions, mais le débit de l’information reste inchangé après
décodage.
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étalé est compressé, alors que les perturbations bande étroite subissent une première
multiplication par le code lors de la réception, ce qui cause un étalement et réduit
considérablement leur impact sur le signal utile reconstitué.
Le schéma suivant illustre bien la tolérance de l’étalement de spectre aux interférences
bande étroite :
Avec :
o in : Interférences bandes étroites.
o Sw : Signal utile étalé.
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Dans le cas où le signal large bande Sw est reçu en présence du signal interférant bande
étroite in, le processus de désétalement est représenté comme suit :
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▪ Niveau émission
Prenons le cas d'une voie montante d'un système cellulaire terrestre. Nous
considérons le cas de 4 utilisateurs qui souhaitent utiliser la même ressource radio pour
transmettre leurs trains binaires différents. Prenons les cas, idéal où les trains binaires sont
synchronisés en temps lorsqu'ils arrivent au Node B .
Ces 4 utilisateurs utilisent 4 séquences d'étalement orthogonales obtenues à partir d’un
registre à décalage, qui s’appelle séquences de Hadamard :
Utilisateur n°1 :
o bit à transmettre : a = {±1}
o séquence d'étalement : +1 +1 +1 +1
o chips émis durant un temps bit : +a +a +a +a
Utilisateur n°2 :
o bit à transmettre b={±1}
o séquence d'étalement : +1-1+1-1
o chips émis durant un temps bit : +b-b+b-b
Utilisateur n°3 :
o bit à transmettre : c={±1}
o séquence d'étalement : +1+1-1-1
o chips émis durant un temps bit : +c+c-c-c
Utilisateur n°4:
o bit à transmettre : d={±1}
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Dans cet exemple chaque séquence est constituée de 4 chips. Donc Tc=Td/4.
▪ Niveau réception
Nous nous se plaçons maintenant au niveau du Node B, en considérant une
transmission sans bruit. Le signal reçu r durant un temps bit est constitué par 4 chips et il
s'écrit :
r = (a +b +c + d ) .( a -b +c -d ) .(a +b -c -d ) .( a -b -c + d ) (1. 4)
Pour retrouver le bit émis par un utilisateur, il suffit de corréler ce signal reçu par la
séquence utilisée par cet utilisateur. Si l'on prend l'exemple du 1er utilisateur, nous obtenons
:
D’où : a* = a
D’où : b* = b
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D’où : c* = c
D’où : d*=d
Le cas présenté ci-dessus est un cas idéal pour lequel l'opération de désétalement
fonctionne parfaitement.
g- Propriétés de la CDMA
Deux propriétés majeures caractérisant la CDMA seront présentées dans cette partie :
le contrôle de puissances et le récepteur RAKE. En effet, le contrôle de puissance est apparu
pour la première fois dans les réseaux GSM, cependant, il est encore plus efficace dans un
système CDMA, du fait de la plus grande fréquence des mesures et des ajustements.
L’utilité de ces deux fonctions permet d’augmenter la capacité du système radio mobile,
d’améliorer la qualité de service et de développer la performance du système.
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Node B
SIR de l’utilisateur
Station mobile
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Les systèmes CDMA se caractérisent par la capacité de traiter les trajets multiples du
signal. Ce qui se traduit par une augmentation de la capacité de système et à l’amélioration
de sa performance.
A cause des obstacles naturelles tels que les bâtiments, les ondes radio subissent des
réflexions et des atténuations donnant lieu aux phénomènes de trajets multiples. Ainsi, le
temps mis par le signal pour parvenir au récepteur, varie en fonction du parcours emprunté.
Donc, l’information portée par le signal, peut être reçue plusieurs fois par le même
récepteur avec des puissances différentes. Le schéma suivant montre le phénomène du
multitrajets [Heikki Kaaranen 2005] :
Chaque signal d’un trajet multiple, constitue une interférence pour les autres signaux
ce qui provoque une diminution du gain du traitement du signal. Nous profitons de cette
caractéristique, en combinant de façon cohérente les signaux des trajets multiples reçus,
par l’utilisation d’un récepteur RAKE.
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Le principe d'un récepteur RAKE est de compenser les déphasages des différents
signaux reçus selon différents trajets, après quoi les signaux sont combinés de façon à
renforcer le signal désétalé. Ce récepteur est constitué d'une série de corrélateurs parallèles
appelés « doigts ». Chaque doigt reçoit, traite et combine un trajet du signal. Comme
chaque trajet a un retard différent, le code d’étalement utilisé pour désétaler chaque signal
doit être retardé d’une même durée pour le synchroniser avec le trajet correspondant.
1. 7. Conclusion
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Deuxième partie
Étude de la planification du réseau
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Chapitre 2
Planification du réseau UMTS
2. 1. Introduction
2. 2. La technique WCDMA
Dans les applications WCDMA, un utilisateur doit être capable de transmettre, sur
différents canaux, un certain nombre de données issues de divers services disponibles.
Cette flexibilité est due à l’utilisation des codes d’étalement OVSF (Orthogonale Variable
Spreading Factor). Ces codes possèdent des propriétés de corrélation intéressantes qui
permettent à un récepteur, connaissant le code de l’émetteur, de décoder le signal émis par
celui-ci.
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2. 2. 1. Type de multiplexage
❖ Les codes orthogonaux OVSF utilisés pour séparer les transmissions à partir
d’une seule source. Dans la voie Downlink, ils permettent de séparer les
différents utilisateurs au sein d'une cellule / secteur. En Uplink, ils sont utilisés
pour différencier les services d’un même utilisateur: multiplexage inter-
services.
La figure suivante montre l’affectation de ces deux codes pour la voie montante dans le cas
de l’UMTS :
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Où :
o Ci j est le code orthogonal utilisé par le jème utilisateur pour le multiplexage du ième
service.
o Sj est la séquence pseudo-aléatoire allouée à l’utilisateur j.
2. 2. 2. Phases de modulation
1ère phase: l’étalement (ou Spreading), permet la séparation des canaux de données
d'un même terminal. Un code de canalisation OVSF est alloué à chaque service d’un
utilisateur. L’information issue d’un service est étalée en remplaçant le 1 binaire par le
code OVSF et le 0 par le complément de ce code. Le facteur d’étalement ou SF (Spreading
Factor) est égal à la longueur du code qui correspond au nombre de chips utilisés pour
transmettre un symbole de données. Sa valeur varie entre 4 et 512. Après la phase
d’étalement, les signaux des différents canaux sont additionnés.
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2éme phase : l’embrouillage (ou scrambling) est Réalisée juste après l'étalement. Une
séquence pseudo-aléatoire, constituant le code d’embrouillage, permet de séparer les
différents signaux d'une même source. Ainsi, la suite de chips issue du multiplexage
interservices est multipliée par ce code avant d’être envoyé sur l’interface radio.
L’étalement peut être effectué, donc, par plusieurs émetteurs avec le même code de
canalisation sans compromette la détection des signaux par le récepteur.
Ce code ne modifie ni la bande passante ni le débit. Il est dédié uniquement à la
séparation des différents signaux les uns des autres.
Dans le sens montant, les séquences d’embrouillages servent à séparer les stations
mobiles au niveau du Node B. Alors que, dans le sens descendant, elles servent à séparer
les Node Bs. Il existe 512 codes d’embrouillage en Downlink et 224 en Uplink.
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2005], [L. Giupponi 2005]. Les codes OVSF sont représentés sous forme d’un arbre de
code comme le montre la figure suivante :
Chaque code OVSF est noté CSF,k , avec k est le nombre de branche tel que 1≤k≤SF.
Le nombre de codes dans chaque niveau est égal à la valeur SF. Les codes d’un même
niveau sont orthogonaux, tandis que les codes appartenant aux niveaux différents sont
orthogonaux, si l’un n’est pas le père de l’autre. Les codes de niveau le plus bas ont un
débit minimal, qu’on note 1R. Le débit de donnée est doublé lorsqu’on se déplace d’un
niveau vers le haut. Dans la figure (2. 3), C4, 1 à un débit égal à 2R, et C2, 1 à un débit de 4R
[Yu-Chee Tseng 2002]. Par exemple avec :
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Deux utilisateurs qui émettent simultanément, ne doivent pas utiliser deux codes qui
ne sont pas orthogonaux. Lorsqu’un nouvel appel arrive, nécessitant un code OVSF de
débit égal à kR, nous devons lui attribuer un code libre de débit kR. Cette stratégie est
appelée problème de placement de code ou (Code Placement Problem) [Yu-Chee Tseng
2002], [W.-T. Chen 2001].
Lorsqu’un nouvel appel arrive, nécessitant un débit kR, nous devons le trouver un
code pour l’accommoder. Pour se faire nous pouvons utiliser trois stratégies :
2. 3. 1. 1. Random
Lorsqu’on dispose d’un ou plus d’un code libre de débit kR dans l’arbre de codes
OVSF, nous pouvons arbitrairement choisir l’un d’eux pour l’assigner au nouvel appel.
2. 3. 1. 2. Leftmost
Lorsqu’on dispose d’un ou plus d’un code libre de débit kR dans l’arbre de codes
OVSF, nous choisissons le code le plus gauche ou leftmost pour l’affecter au nouvel appel.
Si ce code est occupé, l’appel sera rejeté. Le but derrière cette stratégie est de laisser une
large capacité au coté droite de l’arbre pour accommoder des appels haut débit dans le
futur.
2. 3. 1. 3. Crowded-first
Lorsqu’on a un ou plus d’un code libre de débit kR dans l’arbre de codes OVSF, nous
choisissons celui dont l’ascendant a le moins capacité de libre. Plus précisément, supposons
que les codes x et x’ ont un débit égal à kR, nous comparons les capacités libre de leur
ascendants y et y’ respectivement. L’ascendant possédant la faible capacité libre va être
choisis pour accommoder le nouvel appel. Si les deux capacités des deux ascendants sont
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identiques, nous optons pour le niveau supérieur. Ce processus est répété jusqu’on
converge vers la partie de l’arbre la plus chargée.
Par exemple, considérons l’arbre de codes OVSF présenté dans la figure suivante :
Supposons un nouvel appel qui nécessite un débit égal à 2R. Par la stratégie Random,
l’un des codes C16, 1, C16, 5, C16, 6, C16, 7, C16, 8, C16, 15 peut être choisi pour servir le nouvel
appel. Par la stratégie Leftmost, c’est le code C16, 1 qui va être choisi. Par la stratégie
Crowded first, nous comparons les ascendants des codes disponibles C16, 1, C16, 5, C16, 6,
C16, 7, C16, 8, C16, 15. Parmi lesquels, nous trouvons que C8, 1 et C8, 8 sont entièrement occupés
si C16, 1 et C16, 15 sont choisi. Nous devons donc comparer leurs ascendants C4, 1, C4, 4. Nous
remarquons que ces derniers présentent une égalité. En se déplaçant d’un niveau vers le
haut, nous trouvons que C2, 2 est plus chargé (more crowded) que C2, 1, donc C16, 15 va être
choisi pour servir le nouvel appel.
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plusieurs répliques décalées du même signal reçu à l'entrée de l'antenne. Notons par α le
facteur d’orthogonalité qui prend des valeurs entre 0 et 1, où 1 signifie une orthogonalité
2. 4. Types d’interférences
La capacité d'un réseau utilisant la technique WCDMA est limitée par les
interférences. Dans le cas de la voie montante, la limitation de la capacité est due à
l’augmentation de la consommation de la puissance dans les mobiles à cause des
interférences intercellulaires et intracellulaires [J. Pérez-Romero 2005], [T. Halonen 2002],
[P.M.L. Chan 2001], [L. Giupponi 2005]. Alors que pour la voie descendante, ce sont les
interférences intercellulaires qui limitent la capacité du réseau en obligeant les Node Bs à
transmettre avec des puissances totales non acceptables pour la satisfaction de la qualité de
service désirée. Pour cela, il faut bien tenir compte des différents types d'interférences et
de leurs influences sur le système.
2. 4. 1. Interférences intracellulaires
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2. 4. 2. Interférences intercellulaires
Signal Utile
Interférences
Signal Utile
Interférences
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2. 6. Types de Handover
Le Handover est un mécanisme qui vise à assurer la continuité et la qualité des services
pour un utilisateur en déplacement. Quand une station mobile traverse la frontière d’une
cellule lors d’une communication, il devient nécessaire de changer le Node B quand la
station initiale ne peut plus assurer une bonne qualité de service. Ce transfert doit être mené
sans causer d’interruption de la communication, ce qui implique l’existence de zones
recouvertes par des signaux de bonne qualité et provenant de Node Bs différentes [Jaana
Laiho 2006], [Samukic 1998], [Yacoub 2009], [Heikki Kaaranen 2005], [J. Pérez-Romero
2005], [Igora. Tomić 2004].
Zone de couverture du
Zone de couverture du Node B1
Node B2
Zone du handover
Dans le cas des systèmes 3G, nous avons deux types du handover : le soft handover et le
softer handover.
2. 6. 1. Soft handover
Dans la voie montante, Le mécanisme du soft handover est illustré dans la figure
2. 10, où grâce à la réutilisation de fréquences, une station mobile est simultanément en
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communication avec deux Node Bs [Heikki Kaaranen 2005]. Chaque Node B traite
indépendamment le signal reçu et récupère l'information binaire qui est ensuite envoyée au
RNC qui va sélectionner l'information avec la meilleure qualité.
La qualité est mesurée sur les éventuelles erreurs qui apparaissent sur une trame.
Dans le cas où la communication entre le mobile et le Node B1 n'est plus acceptable, le
RNC peut supprimer ce lien et ne garder que celui entre le mobile et le Node B 2. Toutes
ces procédures sont totalement transparentes pour l'utilisateur: à aucun moment la
communication n'est interrompue, comme cela est le cas dans d'autres systèmes cellulaires
tels que le GSM.
Dans la voie descendante, la station mobile combine les deux signaux transmis par
les Node Bs qui servent la zone du handover. Ce cas est schématisé dans la figure 2. 11.
Node B1
Radio Network Controller
(RNC)
Trame démodulée
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Node B2
Node B1
2. 6. 1. 1. Macrodiversité
Un lien radio est établi avec chacune des deux cellules dès que l’intensité des deux
pilotes est suffisamment proche. Le mobile et alors attaché aux deux Node Bs en même
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temps, ce qui permet de combattre les effets des évanouissements du signal, et de garantir
une bonne continuité de service tout en se déplaçant. En Downlink, le mobile recombine
les deux signaux qu’il reçoit afin d’en extraire le maximum d’information [Jaana Laiho
2003], [Jaana Laiho 2006]. En Uplink, le mobile est reçu par les deux Node Bs et le réseau
reconstitue le signal utile en évaluant à chaque instant le meilleur signal reçu sur les deux
liens. Si la zone de recouvrement entre deux cellules voisines est insuffisante, des
problèmes comme rejet d’appel, trous de couverture apparaissent.
Supposons qu’au début, une station mobile MS communique seulement avec le Node
B1 couvrant une cellule 1. Si la MS commence à se mouvoir en direction d’un Node B 2
couvrant une cellule 2, la puissance du signal reçu par cette dernière augmente [Tabbane
1997]. Quand la marge de différence 1 entre la puissance reçue de la cellule 1 et celle
reçu de la cellule 2 devient inférieur à une certaine valeur H1 appelée marge du Handover,
une connexion est établie avec la cellule 2. La station mobile se trouve ainsi en Soft
Handover.
Quand la différence entre la puissance du signal reçu par la cellule 1 et celle reçu par
la cellule 2 est inférieure à une autre valeur seuil H2, la connexion avec la cellule 1 est
libérée et la station mobile ne communique qu’avec la cellule 2.
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Cellule 1
Cellule 2
Temps
Cellule 2 est ajoutée à la liste de Cellule 1 est effacée de la liste
cellules actives de cellules actives
Comme avantages, le soft handover permet d’éviter la courte interruption quand la station
mobile se déplace d’une cellule à l’autre et permet aussi d’augmenter la couverture de la
cellule et la capacité système en comparaison avec le hard handover. Comme
inconvénients, le soft handover entraine:
❖ Une augmentation du niveau d’interférences vues par les stations mobiles actives
dans les cellules constituant une zone de chevauchement (connexions multiples).
❖ Un effet négatif sur la capacité : difficulté d’atteindre la valeur cible du rapport SIR
suite au niveau élevé des interférences.
❖ Une diminution du nombre globale des ressources disponibles pour
transmettre/recevoir les données de/vers les cellules, dans les deux directions
Uplink et Downlink.
Le schéma suivant montre une station mobile avant, pendant et après le mécanisme
du soft handover.
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Après
Avant Pendant
2. 6. 2. Softer handover
Dans ce cas, le mobile peut établir simultanément une communication avec deux
secteurs gérés par le même Node B, voir figure 2. 15, lorsqu'il se trouve dans la surface où
les deux secteurs se chevauchent [Jaana Laiho 2006], [Samukic 1998], [Yacoub 2009],
[Heikki Kaaranen 2005], [J. Pérez-Romero 2005]. Il emprunte alors, simultanément, deux
canaux radio, un pour chaque secteur. Deux codes d'étalement doivent alors être utilisés
dans le sens descendant afin que le terminal mobile puisse distinguer les deux signaux issus
des deux secteurs et nous avons donc deux connexions simultanées pour cet usager. Dans
le sens montant, les signaux provenant du terminal sont reçus par les deux secteurs du
Node B et dirigés vers le même récepteur. Ils sont donc combinés au niveau du Node B.
Généralement, de 5 à 10 % des terminaux mobiles d'une cellule pourraient être en situation
de softer handover.
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Secteur 1
Le même signal est envoyé des deux
secteurs vers le MS
RNC Secteur 1
2. 7. Capacité WCDMA
P
m =1
m Pmax (2. 48)
Avec Pm est la puissance dédiée à la station mobile m par son Node B servant.
Plusieurs paramètres influencent la capacité Downlink : la distribution des stations
mobiles, les débits services utilisés, la réduction des rayons cellulaire et l’ajout de porteuse.
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La distribution des stations mobiles ont un effet sur la capacité radio Downlink. En effet la
capacité offerte par le Node B lorsque les MSs se situent sur les bordures de la cellule
(schéma 3) est réduite en comparaison avec le cas où les mobiles se trouvent proche du
Node B (schéma 1). Ceci est dû principalement au niveau important d’interférences
intercellulaires sur les bordures de la cellule [Soumaya Hamouda 2005], [Hilutnen Kimmo
2000].
(1) MSs proches du Node B, (2) MSs dans une situation sandard, (3) MSs situées
sur les bordures du Node B
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La couverture radio peut être améliorée en réduisant le rayon de la cellule, voir figure
2. 18. En effet avec un rayon de cellule réduit et pour un même nombre d’utilisateurs dans
la cellule, moins de puissance est exigée. Ainsi, nous pouvons assurer une capacité
meilleure (minimiser les interférences intercellulaires), [Soumaya Hamouda 2005],
[Assaad Mohamad 2003], [Ingo Forkel 2004]. Ce phénomène est appelé respiration de la
cellule (cell breathing).
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ces techniques nous citons la technique HSDPA (Hight Speed Downlink Packet Access)
défini par le 3GPP dans le Release 5. Il s’agit d’une technologie d’accès radio qui permet
d’atteindre des hauts débits dans le lien descendant supérieurs à 10 Mbits/s. La technique
HSDPA n’est que l’évolution logicielle de la technologie WCDMA de la Release 99. La
figure suivante montre l’exigence en termes de puissance selon trois services (voix, E-mail,
vidéo).
2. 7. 4. Ajout de porteuses
L’ajout de porteuses est parmi les méthodes de densification les plus utilisées
actuellement pour l’augmentation de capacité du système UMTS lorsque la demande en
trafic augmente. En effet, au début du déploiement des réseaux UMTS, la majorité des
opérateurs commencent typiquement avec une seule porteuse. Lorsque le trafic augmente,
une deuxième porteuse (et peut être plus) est ajoutée au réseau afin d’augmenter la capacité
et la couverture ou diminuer la congestion radio [Ridha Nasri 2004].
La capacité radio d’un réseau UMTS peut être améliorée par l’ajout de nouvelles
porteuses aux Node Bs desservant la cellule. En effet si la puissance du Node B n’est pas
limitée, la capacité obtenu par cette méthode de densification est proportionnelle au nombre
de porteuses ajoutées. L’ajout d’une deuxième porteuse au Node B va doubler la capacité,
l’ajout d’une troisième va tripler la capacité est ainsi de suite. Dans le cas où la puissance
maximale du Node B est limitée et ne peut pas être augmentée sous des considérations
matérielles, elle est partagée entre les porteuses de ce Node B. Ainsi doubler le nombre de
porteuses sans augmenter la puissance totale du Node B mène à une capacité inférieure à
celle correspondant à un doublement de la puissance.
De ce qui précède, nous déduisons que la capacité Downlink est limitée par la
puissance transmise au niveau du Node B.
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L’ajout de porteuse au système peut être utile aux opérateurs UMTS pour améliorer
la couverture du réseau. En effet, le fait d’ajouter de nouvelles porteuses dans le cas où la
puissance d’émissions est modifiable, augmente l’atténuation maximale du signal permise
et ainsi la couverture.
2. 8. Co-planification GSM-UMTS
La réutilisation des sites est une tâche bénéfique pour un opérateur qui possède déjà
d’autres réseaux radio mobiles actifs en raison de coût de vitesse et de simplicité.
L’objectif de la réutilisation de site consiste à:
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2. 8. 2. Co-locating et Co-sitting
L’UMTS est compatible avec tous les réseaux du monde du fait de la possibilité de
roaming au niveau mondial. Le réseau UMTS ne remplace pas le réseau GSM mais la
coexistence entre ces deux réseaux est possible.
Le terme co-locating est utilisé lorsque les BTSs de GSM et UMTS sont installées
sur le même site. Lorsque les sites sont co-localisés et partagent des lignes de transmission
et des antennes nous parlons de co-sitting. Nous distinguons plusieurs types de partage :
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Le trafic entre systèmes peut être identifié selon le type de services qu’il présente.
Par exemple la voix ou trafic de données bas débit vont être dirigés principalement vers le
réseau 2G. Par contre le trafic de données haut débit va être dirigé vers le réseau WCDMA.
Le trafic de données haut débit sont concentrés dans des pico-cellules ou des micro-
cellules, pourtant la voix et le trafic bas débit sont concentrés dans des macro-cellules.
2. 8. 4. Handover Inter-système
Le handover inter-système est le transfert entre les différents systèmes radio mobiles, par
exemple : le système WCDMA vers le GSM [Heikki Kaaranen 2005]. Cette situation
apparait lorsque la station mobile se déplace en dehors de la zone de couverture du système
WCDMA.
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2. 8. 5. Processus de co-planification
Analyser la Non
combinaison entre 2G
oui
Accepter le plan
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2. 9. Conclusion
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Troisième partie
Étude de la capacité descendante et
ascendante du réseau
UMTS/WCDMA
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Chapitre 3
Estimation de la capacité Downlink de la cellule dans un réseau multiservice
3.1. Introduction
Dans les deux chapitres précédents, nous avons présenté en détail le réseau UMTS
à savoir son architecture, son interface radio, sa méthode d’accès, ainsi que les différentes
propriétés et contraintes qui caractérisent ce réseau. Dans ce chapitre, nous allons
déterminer les différents paramètres qu’un opérateur doit considérer en Downlink dans la
phase de planification en se basant sur différentes équations caractérisant la station mobile
et le Node B dans le canal radio. En effet, l’estimation de la capacité Downlink et de la
E
puissance totale requise au niveau du Node B est basée sur le rapport b reçu au niveau
N0
d’une station mobile i active dans une cellule radio WCDMA [Chie Dou 2005], [Kari Sipila
2000], [Thrasivoulos (Sakis) Griparis 2005], [Nicolas Enderlé 2001], [J. Pérez-Romero
2005]. Ce rapport est exprimé en fonction de la puissance requise pour une station mobile
i activant un service j et en fonction des différents problèmes nuisant l’interface radio :
interférences intracellulaires, interférences intercellulaires et le bruit thermique. Ainsi, le
réseau WCDMA doit allouer la puissance en tenant compte de la qualité de service requise
pour chaque service et du type d’environnement. Cette puissance est ajustée
E
dynamiquement plusieurs fois pour conserver le rapport b constant. Nous allons ensuite
N0
présenter deux algorithmes de contrôle d’admission utilisés dans le réseau 3G. Le premier
est basé sur la puissance totale du Node B et le deuxième est basé sur la charge cellulaire.
Enfin Nous allons proposer un troisième algorithme qui se base en même temps sur la
puissance totale du Node B et sur la charge cellulaire.
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E
(m)
(m)
puissance pij(m) pour la station mobile i afin d’assurer un rapport Eb égale à la valeur
N 0 ij
cible.
Les utilisateurs d’une même cellule WCDMA, percevront les transmissions dans les
cellules adjacentes qui partagent la même bande de fréquence comme des interférences
intercellulaires large bande, désignées par Pinter, qui doivent être ajoutés aux interférences
intracellulaires Pintra issues du reste d’utilisateurs de la même cellule. L’équation de qualité
E
de liaison b pour l’utilisateur i (i=1…N user(j)(m)) activant le service j (j=1…N) dans la
N0
cellule m est exprimée par :
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(m )
Eb W pij( m ) / Lij( m )
= (3. 1)
Rij ( m ) (Pint ra + Pint er + PN )
N 0 ij
Donc :
(m )
E b W pij (m ) / Lij (m )
N =R
(m )
((1− (m )
)(P (m )
− p (m ) ) / L (m ) + P (m ) M
1/ L (n )
+P)
(3. 2)
n =1,n m
0
ij ij ij Tot ij ij Tot ijm N
Avec :
= (1− )(P
(m )
P (m )
− pij ( m ) ) / Lij ( m ) (3. 3)
int ra ij Tot
Et :
=P
P
1/ L
(m ) M (n)
int er Tot n =1,n m ijm
(3. 4)
où :
▪ Rij(m) : Débit de l’utilisateur i utilisant le service j dans la cellule m.
▪ pij(m) : Puissance de transmission requise par l’utilisateur i activant le service j
dans la cellule m.
▪ Lij(m) : Atténuation de parcours entre le Node B m et l’utilisateur i.
▪ Lijm(n) : Atténuation de parcours entre le Node B n voisin et l’utilisateur i utilisant
le service j et appartenant à la cellule m.
▪ αij(m) : Facteur d’orthogonalité calculé au niveau de l’utilisateur i activant le
service j dans la cellule m.
▪ M : est le nombre de cellules voisines.
▪ PTot : Puissance totale requise au niveau du Node B.
Nous considérons que tous les Node Bs du système ont la même puissance totale PTot .
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La puissance d’émission de chaque lien radio est corrigée plusieurs fois en calculant
E E E
la différence entre la valeur b trouvée et la valeur de b cible. Le rapport b est donc
N0 N0 N0
calculé plusieurs fois afin d’atteindre la valeur cible, que doit avoir le signal reçu par le
mobile i, pour que le décodage du signal soit possible.
Nous multiplions l’équation (3. 5) par le facteur d’activité vij(m) et nous additionnons
les pij (m) pour les k services, de Nuser(j) (m) utilisateurs, chacun. Nous considérons que:
(m)
k N
(m )
PTot = pij
user ( j )
(3. 6)
j =1 i =1
Rq: Pour chaque service radio, nous introduisons un facteur d’activité sur les sens Uplink
et Downlink. Ce facteur permet d’évaluer le taux d’utilisation moyen de la ressource radio,
pour les différents services accessibles (voix, vidéo…).
La puissance totale requise au niveau du Node B pour un réseau multiservice est donc :
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E b
(m)
R ij ( m ) v (m)
L (m)
0 ij
PN
(m) ij ij
k N user ( j )
N W
(m)
j =1 i =1
1 +b E
Rij ( m ) v (m )
(1− (m)
)
ij ij
N W
PTot = E ( m ) 0 (ijm ) (m )
(
(3. 7)
b
− + )
(m )
R ij (1 ) f (m)
N 0 ij
v
ij ij DLij
(m)
k N
1−
user ( j )
W
(m ) (m )
E
j =1
i =1
1+ Nb
Rij
W v ij ( m ) (1− ij ( m ) )
0 ij
P =f (m ) PTot (3. 9)
i nt er DLij
Lij (m )
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D’après l’équation (3. 5), la puissance pij(m) peut être exprimée comme suit :
Donc :
(1− (m )
+ f DLij
(m )
)P PL (m)
(m )
+
ij Tot N ij
pij =
W W
E
+ (1−ij ( m ) ) + (1−ij (m ) ) (3. 13)
( m)
E ( m)
( m ) (m ) (m) (m)
N b R ij v ij Nb R ij v ij
0 ij 0 ij
Avec :
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Xij (m ) = (3.14.a)
W
+ (1− ij ( m ) )
E (m ) R ( m ) ( m )
v
b ij ij
N 0 ij
Et :
Lij ( m )
Y ij (m )
=
W (3.14.b)
+ (1− ij ( m ) )
E ( m ) ( m ) (m )
R v
b
ij ij
N 0 ij
Donc :
(m) (m)
k N user ( j ) k N user ( j )
Par conséquent :
(m)
k N user ( j )
PN Y ij(m )
PTot = j =1 i =1 (3.16)
user ( j ) ( m )
kN
1− X ij (m )
j =1 i =1
La puissance consommée par la station mobile est une fraction de la puissance totale du
Node B alors :
k N user ( j () m )
1− X ij (m )
p (m ) = (X (m )
+Y ij (m ) j =1 i =1
)PTot (3. 17)
ij ij ( m)
k N user ( j )
Y ij (m )
j =1 i =1
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k N user ( j () m )
1− X ij (m )
j =1 i =1
Avec : k ij (m ) = Xij (m )
+Yij (m ) (m)
(3. 18)
k N user ( j )
Y ij (m )
j =1 i =1
Où, k ij(m ) est la quantité de ressources radio que doit allouer le réseau pour servir
(m)
k N user ( j ) 1
PN L( moy ) W
j =1 i =1
(m)
+ (1− ( moy ))
Eb ( m ) (m )
N R ij v ij
0 ij
PTot = 1− (3.19)
DL
Avec :
k N user ( j )
( m )
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Le facteur DL est un facteur indicateur de la charge de la cellule [Chie Dou 2005],
[Kari Sipila 2000], [Thrasivoulos (Sakis) Griparis 2005], [Thrasivoulos Griparis 2000],
[Nicolas Enderlé 2001], [J. Pérez-Romero 2005]. Il augmente avec le nombre des
utilisateurs dans la cellule. Lorsque DL égale à 1, la puissance totale du Node B tend vers
l’infini. Nous disons que le système a atteint sa capacité pôle [Kari Sipila 2000].
Généralement, nous prenons 0 DL 1 afin de maintenir la stabilité du système.
Donc, dans le cas d’un seul service, la capacité pôle s’exprime par :
W
+ (1− ( moy ))
E
(m)
b (m ) (m)
R v
N 0
ij ij
=
(m) ij
Nuser _ pôle
1 − ( moy ) + f DL ( moy ) (3. 21)
Alors, la capacité maximale doit vérifier la condition suivante :
W
+ (1− )
(moy )
E R v
(m )
b (m ) (m )
N ij ij
Nuser _ max ( m )
0 ij
+ f DL ( moy )
1− (moy ) (3. 22)
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Le facteur de charge peut donc être exprimé par [Kimmo Hiltunen 2000] :
N user (m )
DL =
N user _ pôle(m ) (3. 23)
Alors :
N user _ max ( m )
DL _ max = (3. 24)
N user _ pôle ( m )
Dans le cas de k services, nous calculons la charge maximale engendrée par chaque service
[Nicolas Enderlé 2001]. Le facteur de charge engendré par k services est :
k
DL = DL j
(3. 25)
j =1
C'est-à-dire :
Avec Nuser,1(m) et Nuser,2(m) sont respectivement le nombre des utilisateurs activant le service
1 et 2. Nuser_pôle,1(m) et Nuser_pôle,2(m) représentent le nombre des utilisateurs pôle dans la
cellule, activant le service 1 et 2 respectivement. Alors, l’expression du facteur de la charge
moyen de la cellule pour un réseau à deux services est :
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(m ) (m )
= (1 − + f
N N
DL ( moy ) )
user ,1
+ (1− + W user ,2
+ −
DL ( moy )
W
E
(m )
(moy ) ) E
(m )
(1 (moy ) ) (3. 28)
b R (m )v (m ) b R ij (m )v ij (m )
N0 ij ij
ij 0 ij
N
Par conséquent le facteur de charge maximale est :
(m ) (m )
= (1 − + f
N N
DL ( moy ) )
user _ max,1
+ (1− + W user _ max,2
+ −
DL _ max ( moy )
W
E
(m )
(moy ) ) E
(m )
(1 (moy ) ) (3. 29)
b R (m )v (m ) b R ij (m )v ij (m )
N0 ij ij
ij 0 ij
N
D’après l’équation (3. 10), l’atténuation du parcours maximale est exprimée par :
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N (m )
Pmax 1− (1− (moy ) + f DL (moy ) )
1
k user ( j )
W
j =1 i =1
+
E (m ) (1− )
(moy )
N b0 ij Rij (mv) ij(m )
Lmax = (3. 30)
k N user ( j )( m )
PN
1
W
j =1 i =1
+ (1−(moy ) )
Eb (m ) R (m ) (m )
v
ij ij
0 ij
N
Alors :
Lmax = Pmax
k N user ( j ) (m) 1 (1−UL ) (3. 31)
PN W
j =1 i =1
+ (1−(moy ) )
Eb (m ) R (m ) (m )
v
ij ij
N 0 ij
Eb
Dans le cas d’une cellule isolée, la valeur de Pinter est nulle, donc l’expression de
N0
devient :
(m)
b E
Wpij( m ) / L ij( m )
N = R ((1− )(P ( m ) − p ( m ) ) / L ( m ) + P )
(m ) (m )
(3. 32)
0 ij ij ij Tot ij ij N
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b
Rij vij
(m ) (m )
N
0 ij
En Downlink, la puissance totale accessible au niveau du Node B est partagée entre
tous les utilisateurs de la même cellule. Par conséquent, la localisation instantanée d'un
utilisateur donné influe sur les performances du reste des utilisateurs dans la cellule. Le
Node B, doit effectivement être capable de servir tous les utilisateurs distants en partageant
la puissance disponible [J. Pérez-Romero 2005].
1− X ij ( m )
p = (X (m)
+Y ij
(m ) j =1 i =1
)PTot
ij ij k N user ( j )
(m) (3. 34)
Y ij ( m )
j =1 i =1
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1− X ij
(m)
=X
(m)
k (m)
+Y ij ( m )
j =1 i =1
ij ij k N user ( j )
(m) (3. 35)
Y ij
(m)
j =1 i =1
Avec :
(1 − ij ( m ) )
X (m )
ij = W (3. 36. a)
(m ) + (1 − ij ( m ) )
Eb
N R ij ( m )v ij ( m )
0 ij
Et :
Lij ( m )
Y ij (m )
=
W (3. 37. b)
(m) + (1− ij ( m ) )
Eb
N R ij( m )v ij ( m )
0 ij
(m)
k N user ( j ) 1
PN L ( moy ) W
j =1 i =1
+ (1− ( moy ))
Eb
(m)
( m ) (m )
N R ij v ij
0 ij
PTot = 1− (3. 38)
DL
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Avec :
= 1−
( 1
user ( j ) ( m )
k N
)
DL
( moy )
W
j =1 i =1 + (1 − )
E (3. 39)
(m)
( moy )
(m ) ( m)
N
b
R ij v ij
0 ij
Ainsi :
W
+1
(m)
N user _ max (m) (3. 40)
Eb (m) (m )
(1− (moy ) )
N R ij v ij
0 ij
Dans le cas de deux services, nous calculons la charge maximale engendrée par chaque
service [Nicolas Enderlé 2001]. La somme des charges engendrées par deux services est
donc :
(m ) (m )
= (1 −
N N
( moy ) )
user _ max,1
+ user _ max,2
DL _ max
W W
E ( m ) ( m ) ( m ) + (1 − ( moy ) ) E b( m ) + (1 − )
(3. 41)
b R v
( m ) (m ) ( moy )
N Rij v ij
N 0 ij ij ij
0 ij
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Dans un système WCDMA, le signal d’un mobile est, au début, étalé par le code
OVSF et ensuite embrouillé par le code d’embrouillage. En Downlink, les codes
d’embrouillage sont utilisés pour séparer les cellules. La séparation entre les différentes
liaisons dans une même cellule, est effectuée par les codes de canalisation. Ces derniers
présentent un facteur limitant de la capacité dans le cas d’une cellule à fort trafic.
Une seule solution est possible pour éviter ce problème: c’est la réduction des liens
soft Handover, et donc, le nombre de codes OVSF disponible pour servir de nouveaux
mobiles augmente.
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UMTS [J. Pérez-Romero 2002], [Gaurav Bansal 2007], [Il-Min Kim 2000], [Zhao El Liu
1994]. Pour chaque nouvel appel (voix ou données), cet algorithme détermine en fonction
du type de client, du service demandé et des ressources radio disponibles sur les liens radio
montants et descendants, si un appel doit être admis ou bloqué [Wha Sook Jeon 2002].
Donc il donne ou refuse l’accès des utilisateurs au service. Nous pouvons dire qu’il
conditionne la perception par les clients de la disponibilité du service pour le réseau mobile.
La puissance Pij(m) consacrée à chaque station mobile doit être limitée par une valeur
maximale (PMS_max=38dBm) afin d’éviter que certains utilisateurs localisés
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exceptionnellement loin de leur Node B consomment un niveau de puissance très élevé [J.
Pérez-Romero 2002].
Lorsque un nouveau appel i arrive, l’algorithme AC, calcule la puissance de
transmission minimale requise pour cet appel en se basant sur l’équation (3. 17) et vérifie
la contrainte de puissance en tenant en compte de la nouvelle demande d’accès aux
ressources, [Wha Sook Jeon 2002], [Zhao El Liu 1994]. Cette contrainte s’exprime par:
n
a=1
k ij (m )PTot Pmax (3. 42)
82
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Nouvel appel
Calculer
Non
Bloquer l’appel
Oui
Accepter l’appel
FIN
Ce type de contrôle d’admission est basé sur le seuil maximal du facteur de charge
de la cellule. Ce paramètre est défini au niveau de la cellule et détermine l’admission des
nouveaux appels dans le réseau. Quand la charge du Node B est en dessous de ce seuil, tout
nouvel appel est accepté dans le réseau. Au dessus de ce seuil tout nouvel appel est bloqué
83
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à l’admission [F. Baccelli 2003], [Mishra 2004], [Pires 2006]. L’équation suivante présente
le modèle utilisé dans ce type de contrôle d’admission :
Avec DL est le facteur indicateur de la charge actuelle de la cellule, est l’augmentation
de la charge dû au nouvel appel i, et DL _ max est le seuil maximal du facteur de charge
cellulaire fixé par l’opérateur dans la phase de dimensionnement. Le système doit définir
un seuil pour équilibrer la probabilité de blocage et le niveau d’interférences dans la cellule.
Le diagramme suivant illustre l’algorithme de contrôle d’admission en se basant sur la
charge cellulaire :
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Nouvel appel
Non
Bloquer l’appel
Oui
Accepter l’appel
FIN
3. 7. Conclusion
85
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nous avons présenté deux algorithmes de contrôle d’admission, le premier est basé sur la
puissance totale du Node B et le deuxième est basé sur la charge cellulaire.
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Chapitre 4
4. 1. Introduction
Dans une cellule radio WCDMA, tous les utilisateurs partagent la même bande
passante. Ainsi, chaque nouvelle connexion augmente le niveau d’interférences vu au
niveau des autres connexions déjà établies, en affectant leur qualité de liaison exprimée en
E
termes de b . De plus, les interférences dues aux stations mobiles appartenant aux cellules
N0
voisines influent négativement sur la capacité maximale acceptée, et augmentent les
besoins en termes de la puissance de transmission requise par la station mobile. Dans ce
chapitre, nous mettons en relief le compromis entre la capacité et la couverture que nous
avons déjà signalé dans le chapitre 2. Ensuite, nous allons étudier la capacité Uplink dans
le cas d’une cellule isolée et dans le cas de plusieurs cellules, en se basant sur le rapport
Eb
, sur le facteur de chargeUL , ainsi que sur le facteur d’augmentation de bruit (ou Noise
N0
Rise) NR supporté par la cellule. Une comparaison entre les différentes puissances requises
pour une station mobile, fera l’objet de la partie suivante. De plus, nous allons montrer
l’effet de l’introduction d’un récepteur multi-utilisateurs à annulation d’interferences IC
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Eb W Pr ,i
i =
) (4. 1)
N R P +P −P
0 i N int ra r ,i
Avec :
N
Pint ra = Pr ,i (4. 2)
i =1
Où :
▪ Pr, i est la puissance reçue par la station de base et issue de l’utilisateur i.
▪ N est le nombre d’utilisateurs dans la cellule.
▪ Pintra est la puissance intracellulaire totale reçue par le Node B. Il dépend de la
distribution des utilisateurs dans la cellule et des conditions de propagation.
▪ PN est la puissance de bruit thermique au niveau de Node B.
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De l’équation (4. 1), nous exprimons, la puissance de réception minimale requise pour un
utilisateur i au niveau du Node B en tenant compte le facteur d’activité vi:
PN + P
P = int ra (4. 3)
r ,i W
+1
Eb
) i Riv i
N0
Par conséquent, la puissance intracellulaire totale reçue par la station de base est exprimée
par :
N
PN
1
W
+1
i =1
Eb
) i Riv i
Pint ra = N N0 (4. 4)
1−
1
W
i =1 +1
Eb
) i Riv i
N0
En remplaçant l’équation (4. 4) dans l’expression (4. 3), nous trouverons l’expression finale
de Pr, i dans le cas d’une cellule isolée :
PN
Pr ,i =
(4. 5)
N
1
+1 1−
W
E
b) R v i =1 W +1
N i i i Eb
0 )i R i v i
N0
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4. 3. Capacité cellulaire
La capacité Uplink dépend du facteur NR généré par des utilisateurs actifs en Uplink,
appartenant à la cellule servante. Lors de la phase de dimensionnement d’un réseau radio
mobile cellulaire, un opérateur doit limiter la charge maximale de la cellule en respectant
un certain seuil de Noise Rise.
Le facteur NR en Uplink est défini comme le rapport entre la puissance totale reçue
par le Node B, Ptot, et la puissance de bruit thermique de ce Node B, PN [Settapong
Malisuwan 2004], [Carnero 2004], [Thrasivoulos (Sakis) Griparis 2005] :
Ptot
NR = (4. 7)
PN
Dans le cas d’une cellule isolée, l’expression de Ptot est donnée par :
90
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Si la cellule est 100% chargée, le facteur NR tend vers une valeur infinie. Par conséquent,
la relation entre ce dernier et le facteur de charge est la suivante [Settapong Malisuwan
2004], [Carnero 2004], [Thrasivoulos (Sakis) Griparis 2005] :
1
NR = (4.10)
1−UL
Ce qui implique que :
NR −1
UL = (4. 11)
NR
Ptot
−1
PN Ptot − PN
= =
UL
Alors : Ptot Ptot (4. 12)
PN
En remplaçant l’équation (4. 8) dans l’équation (4. 12), nous trouvons :
Ptot − PN Pint ra
UL == = (4. 13)
P P +P
tot int ra N
N
UL =
1
Alors : W (4. 14)
i =1 +1
Eb
)i R i v i
N0
Le facteur de charge en Uplink doit vérifier la condition suivante :
N
1 1 (4. 15)
W
i =1
Eb +1
) Rv
N0 i i i
Donc pour N utilisateurs activant le même service, la capacité Uplink est limitée à
l’inégalité suivante :
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W
N +1 (4. 16)
Eb
)i R i v i
N0
Ainsi, si UL s’approche de 1, le système atteint sa capacité pôle et devient instable. La
puissance totale reçue au Node B devient en effet très supérieure à la puissance du bruit
thermique, et le décodage au Node B n'est plus possible. Il faut donc définir une limite
maximale que la charge cellulaire ne doit pas dépasser :
converge ainsi à un facteur de charge maximal admissible sur la liaison montanteUL _ max .
L’admission des utilisateurs est limitée par la puissance nécessaire à une seule station
mobile et qui doit être Pt,i Pt,i _ max . Dans le cas opposé la cellule est considérée comme
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PN
Pt ,i _ max =L
i _ max
(4. 19)
W
E (
+1 1− UL _ max )
b ) i Riv i
N
0
PN Li _ max
UL _ max = 1− W
Donc : Pt ,i _ max +1 (4. 20)
Eb
)i R i v i
N0
Les équations précédentes montrent le compromis entre la couverture et la capacité
existante dans le réseau WCDMA. D’autre part, le facteur de charge sur le lien montant
limite la perte de propagation maximale admissible dans une cellule WCDMA selon
l’équation suivante [J. Pérez-Romero 2002]:
Pt ,i _ max W
=
Li _ max
P E +1 (1−UL ) (4. 21)
N b ) Rv
N 0 i i i
Afin d’étudier la capacité Uplink dans le cas de plusieurs cellules, nous introduisons
dans les équations précédentes les interférences intercellulaires, causées par les cellules
voisines [J. Pérez-Romero 2002]. Ainsi dans le cas d’un réseau multicellulaire, l’expression
E
de b devient :
N0
E b = W Pr ,i (4. 22)
N )i R P −P
0 i tot r ,i
Avec :
93
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Alors :
Eb = W Pr ,i (4. 24)
N ) i
R P + (1+ f )P −P
0 i N UL int ra r ,i
Où :
N
P
P r, j
▪ f UL = inter = j =1
N est le facteur d’interférences inter- intracellulaires
Pint ra
P
i =1
r ,i
▪ Pr, j est la puissance reçue par le Node B et issue d’un utilisateur j connecté à une
autre station de base.
▪ Pinter est la puissance totale reçue par les utilisateurs connectés aux cellules voisines
dans la voie Uplink. En effet, Il existe une grande différence entre les interférences
intercellulaires Uplink et downlink. La valeur des interférences intercellulaires
Uplink est la même pour tous les utilisateurs appartenant à la même cellule puisque
leur récepteurs sont situés au Node B. Cependant, dans le sens descendant, un
utilisateur situé loin de son Node B, perçoit plus d’interférences intercellulaires que
celui situé près du Node B.
Ces deux cas peuvent être illustrés par la figure 4. 1 et la figure 4. 2. Nous
remarquons dans le premier cas que, lorsque les interférences intercellulaires dans
la cellule1 proviennent des mobiles de la cellule2, les interférences intercellulaires
Pinter1 mesurées au niveau du récepteur de l'utilisateur MS1 ont la même valeur que
les interférences intercellulaires Pinter2, mesurées au niveau du récepteur de
l'utilisateur MS2. Cependant, dans le deuxième cas la voie Downlink, les
interférences intercellulaires générées par la cellule 2. Donc l'utilisateur MS1 situé
proche de cette cellule, mesure plus les interférences intercellulaires Pinter1 que
l'utilisateur MS2.
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Interférences intercellulaires
Pinter1=Pinter2
Cellule2
MS2
MS1
Cellule1
Interférences intercellulaires
Cellule2
MS2
Pinter1<Pinter2
MS1
Cellule1
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PN
P = + (1+ f UL )Pint ra (4. 25)
r ,i W
+1
Eb
) i Riv i
N0
Par conséquent, l’expression de la puissance totale reçue au niveau du Node B est donnée
par:
N
PN
1
W
i =1 +1
Eb
) i Riv i
Pint ra = NN 0 (4. 26)
1
1− (1+ f UL ) W
i =1 +1
Eb
)Rv
N0 i i i
Alors en remplaçant l’équation (4. 26) dans l’expression (4. 25), nous trouvons l’expression
finale de Pr, i dans le cas de plusieurs cellules :
PN
Pr ,i =
(4. 27)
N
1
+1 1− (1+ f UL )
W
Eb ) R v i =1 W +1
N i i i Eb
0 ) R v
i i i
N0
Par conséquent, la puissance de transmission requise devient :
96
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PN
P =L
t ,i i
(4. 28)
W N
1
E +1 1− (1+ f UL )
b ) Rv
i =1 W +1
N i i i Eb
0 ) R v
i i i
N0
Donc :
Ptot − Pnoise
UL = (4. 31)
Ptot
Alors :
N N
Pnoise + Pr ,i + Pr , j − Pnoise
UL =
i =1 j =1
(4. 32)
Ptot
Par conséquent :
N
(1 + f UL ) Pr ,i
UL = i =1
(4. 33)
Ptot
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Pr ,i 1
P = W (4. 34)
tot
1+
E b ) i R iv i
N0
Par conséquent, l’expression du facteur de charge devient :
N
1
UL = (1+ f UL ) W (4. 35)
i =1
E +1
b ) R v
i i i
N0
De cette équation, nous pouvons déduire que la charge de la cellule en Uplink,
dépend du facteur fUL, du nombre d’utilisateur dans la cellule et de type de service activé.
Le facteur de charge en Uplink doit vérifier la condition suivante :
N
1
(1+ f UL )
W
1 (4. 36)
i =1 +1
Eb
)Rv
N0 i i i
Donc pour N utilisateurs activant le même service, la capacité Uplink est limitée à
l’inégalité suivante :
N W +1 1
E 1+ f (4. 37)
b Rv
UL
N )
i i i
0
Lorsque le facteur de charge de la cellule UL s’approche de 1, nous disons que le système
a atteint sa capacité pôle Npôle [Salman Al-Qahtani 2005], [Dahlman Erik 1998] [Wang
Ying 2003], [Lidong Zhu 2002], d’où :
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W 1
N pôle = 1+ 1+ f (4. 38)
E
b i Riv i UL
N )
0
La capacité Uplink correspond au nombre maximal d’utilisateurs lorsque la charge de la
cellule a atteint sa valeur maximale :
W UL _ max
N Max = 1+ 1+ f (4. 39)
E
b i Ri v i
) UL
N 0
1 1
NR = =
1−UL 1− (1+ f UL ) N
1 (4. 40)
W
1+ Eb
) Rv
N0 i i i
D’une façon similaire au cas d’une cellule isolée, la perte de propagation maximale
admissible est exprimée par :
Pt ,i _ max W
=
Li _ max E +1 (1−UL ) (4. 41)
P
N b
) Rv
N 0 i i i
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Conclusions
L’histoire des réseaux radio-mobile s’est bâtie sur différentes générations radio.
ème ème
Après les systèmes numériques de 2 génération, des systèmes de 3 génération ont
vu le jour, dont le réseau UMTS. Notre étude a porté sur le problème de la planification du
réseau UMTS. De ce fait, une étude détaillée de ce réseau ainsi que le problème de la
propagation radio et les différents types des interférences a été réalisée. Sachant que les
deux normes GSM et UMTS sont amenées à cohabiter, une étude de la co-planification
ainsi que la distribution de trafic entre les deux systèmes s’est avérée nécessaire.
Le chapitre 4 a été consacré à l’étude de la capacité Uplink qui est basée sur le niveau
d’interférence maximal acceptable au niveau de la station de base.
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