Principes du Marketing en Licence
Principes du Marketing en Licence
Etablissement : FASEG
Parcours : Licence
____________________________________________________________________
SYLLABUS DE COURS
Nombre de crédits : 7
Public cible : Cette UE s’adresse aux étudiants désireux de se former à l’exercice du métier de
marketing
Prérequis : Aucun
Objectifs de l’UE
1
connaître les politiques de marketing mix
2
Connaître le 4 la notion du marché Exposé, étude de Ordinateur
marché cas, simulation, jeu portable ou
de rôle tablette,
Support de
cours, QCM,
Cas
Comprendre le 5 le comportement d’achat du Exposé, étude de Ordinateur
comportement du consommateur cas, simulation, jeu portable ou
consommateur de rôle tablette,
Support de
cours, QCM,
Cas
Connaître la 6 la démarche S.C.P. Exposé, étude de Ordinateur
démarche S.C.P. cas, simulation, jeu portable ou
de rôle tablette,
Support de
cours, QCM,
Cas
- Bilan de mi- 7 Regroupent à mi-parcours Exposé, étude de Ordinateur
parcours avec les (deuxième présentielle) cas, simulation, jeu portable ou
étudiants ; de rôle tablette,
- Echanges sur les Support de
activités effectuées cours, QCM,
en ligne ; - Cas
Remédiation ;
- Evaluation à mi-
parcours (DST et
autres formes
d’évaluation
continue)
- Consignes pour la
suite des activités
en ligne.
Connaître le mix 8 Le mix produit Exposé, étude de Ordinateur
produit cas, simulation, jeu portable ou
de rôle tablette,
Support de
cours, QCM,
Cas
Connaître le mix 9 Le mix prix Exposé, étude de Ordinateur
prix cas, simulation, jeu portable ou
de rôle tablette,
Support de
cours, QCM,
Cas
3
Connaître le mix 10 Le mix distribution Exposé, étude de Ordinateur
distribution cas, simulation, jeu portable ou
de rôle tablette,
Support de
cours, QCM,
Cas
Connaitre le mix 11 Le mix communication Exposé, étude de Ordinateur
communication cas, simulation, jeu portable ou
de rôle tablette,
Support de
cours, QCM,
Cas
Bilan final 12 Débat, Synthèse et évaluation Exposé, étude de Ordinateur
avec les finale cas portable ou
étudiants Bilan tablette,
final support de
avec les
étudiants cours de toutes
- Echanges sur les séances,
les activités QCM, Cas
effectuées en
ligne ;
- Préparation
de l’évaluation
finale :
- Evaluation
finale des
enseignements.
NB : Un objectif peut se donner sur plusieurs séances. Il faut donc fusionner les cellules de l’objectif en question.
Bibliographie
1. Armstrong et al. (2013), « Principes de marketing », 11ème édition, Pearson.
2. Kotler et Dubois (2015) « Marketing management », 15ème éd Pearson
3. Van Lathae (2005), Toute la fonction marketing », éd, Dunod
4. Lendrevie, Ledon et Levie (2017) « Mercator », 12ème édition, Dunod
4
FASEG/UL
COURS :
PRINCIPES DU MARKETING
Objectif du cours
1
Chapitre 1 : Les fondements du Marketing
Ce chapitre décrit les origines et le contexte dans lequel le marketing a évolué, ainsi nous nous
intéresserons au développement de la fonction marketing dans l’entreprise, aux différentes
optiques de gestion marketing et au rôle du marketing en fonction de la demande.
Objectifs :
Compréhension du contexte de développement du marketing
Identification des optiques de gestion marketing,
Maîtrise des principales notions de base en marketing
Identification des étapes de la démarche marketing
Assimilation de la démarche marketing
Plan du chapitre 1 :
Origine et développement du marketing
Evolution de la fonction marketing dans l’entreprise
Le champ d’application du marketing
Les optiques de gestion marketing
Quelques définitions du marketing
Les concepts clés du marketing : Besoin, désir, demande, offre, Marché,
concurrence, échange, valeur, satisfaction
La démarche marketing : Présentation de la démarche, les phases (étapes) de la
démarche (analyse, réflexion, action et contrôle)
2
1. Origine et développement du marketing
Si aujourd’hui le marketing semble indispensable au succès de toute entreprise, cela n’a pas
toujours été le cas. Même si les différents écrits ne s’accordent pas sur le lieu et la date
d'apparition du mot « marketing », tous laissent penser que c’est aux États-Unis qu’il est apparu
au regard de la croissance fulgurante de l’économie au début du 20 e siècle et qu’il a évolué en
trois phases tout au long de ce siècle.
3
c. Le client au centre de préoccupation d. Le marketing : fonction intégratrice
de l’entreprise
La fonction marketing s’est largement développée dans l’entreprise : quasiment absente dans
un contexte ou l’offre était inférieure à la demande, elle est aujourd’hui une fonction intégratrice
qui place l’environnement et ses clients au centre de ses préoccupations.
3. Le champ d’application :
Au jour d’aujourd’hui, le champ du marketing s’est étendu à de nombreux secteurs, mais
aussi à plusieurs entités différentes : produits de large consommation, services, expériences,
événements, personnes, endroits (places), propriétés, organisations, informations et idées
Le tableau ci-dessous résume les divers secteurs qui ont utilisé le marketing au fil du temps :
4
Les personnes De nos jours les personnes suivent de très près leur image surtout
avec la fulgurante avancée des TIC. Si au départ seuls les célébrités
et les artistes s’en préoccupaient, la génération de l’utilisation de
réseaux sociaux fait que nous devons faire plus ou moins attention
aux traces que l’on laisse sur la toile quelle que soit notre profession.
Les endroits Les villes, les Etats, les régions et les nations rivalisent pour attirer
des touristes, des usines, des sièges sociaux et de nouveaux résidents
Les organisations Elles travaillent activement pour construire une image solide et
favorable auprès de leurs publics et ce, dans le but d’attirer
davantage de fonds
En résumé, on ne peut parler du marketing que lorsque trois conditions sont réunies :
[Link] produit :
Cette optique suppose que les consommateurs choisiront les produits offrant la meilleure
qualité et qui présente des caractéristiques innovatrices cette optique est basée sur les
principes suivants :
[Link] vente :
5
Elle repose sur l’hypothèse que les consommateurs n’achèteront, pas suffisamment le
produit que si l’entreprise déploie des efforts considérables pour stimuler leurs intérêts.
Elle s’appuie sur les principes suivants :
[Link] marketing :
Selon cette optique, pour que l’entreprise atteindre ses objectifs il faut d’abord qu’elle serve
les besoins et les désirs du marché cible avant de mettre en œuvre un plan d’action pour le
satisfaire.
Optique sociétale :
L’optique de marketing sociétale présuppose que la principale tâche de l’entreprise est
de déterminer les besoins et les désirs du marché et de les satisfaire d’une façon plus
efficace que les concurrents tout en présentant et en améliorant le bien être du
consommateur et de la société dans ensemble. Cette notion est apparue des
préoccupations du ‘consumérisme’. Ce concept a pour vocation de défendre les intérêts
du consommateur face au producteur et au distributeur, et de faire en sorte que les
produits qui sont proposés fassent l’objet d’une information adaptée pour apporter une
rationalisation au comportement d’achat.
5. Définitions du marketing
Selon l’American Marketing Association (AMA) : « le processus visant à planifier et à mettre
en œuvre la conception, la fixation du prix, la promotion et la distribution d’idées, de biens et
de services afin de créer des échanges qui satisfont les objectifs d’individus et d’organisations
6
»
Selon la définition française, la mercatique est (J.O. du 02 avril 1987) «l’ensemble des actions
qui ont pour objectifs de prévoir ou de constater, et, le cas échéant, de stimuler, susciter ou
renouveler les besoins du consommateur, en telle catégorie de produit ou de service, et de
réaliser l’adaptation continue de l’appareil productif et de l’appareil commercial d’une
entreprise aux besoins ainsi déterminés »
Besoin : suit un sentiment de manque (manger, se vêtir, s’abriter…). Le besoin n’est pas
créé par la société ou le marketing, il est inhérent à la nature humaine.
Désir : moyen privilégié de satisfaire un besoin. Les besoins sont en nombre limité, les
désirs culturellement différenciés sont infinis.
Produit : toute entité susceptible de satisfaire un besoin ou un désir : objet, service, idée.
Echange : acte qui consiste à obtenir quelque chose de quelqu’un en contrepartie d’autre
chose. Si l’accord intervient entre différentes parties qui échangent, il y a transaction.
Lorsque les accords entre les parties se prolongent pour constituer un partenariat durable,
on peut parler de relations. passage du marketing transactionnel ou marketing relationnel.
La concurrence : il s’agit de toutes les offres rivales que les clients peuvent acheter
7
La valeur : représente le rapport entre les bénéfices attendus et les coûts (tangibles et
intangibles) perçus par les clients (Qualité/Prix)
8
- Quel est le but des actions d'adaptation ?
Il s'agit de réaliser des produits conformes à l'attente des consommateurs et des utilisateurs (en
qualité, prix, services, quantité, temps et en lieu).
Le couple besoins-produits devient la clef de voûte des décisions et des actions dans l'entreprise
: c'est la pierre angulaire de l'état d'esprit marketing.
9
Cette règle interdit une optique exclusive de production dans laquelle l’entreprise définirait ses
produits et ses services en fonction des seules normes techniques ou de procédés de production.
Les exigences du marché doivent être formellement prise en compte dans l’orientation de
l’activité de l’entreprise ; ce qui donne un poids important aux commerciaux dans la définition
de la politique générale et impose aux services techniques, financiers et administratifs une
souplesse qu’ils ont parfois du mal à accepter.
[Link]. L’esprit marketing doit être partagé par tous dans l’entreprise
L’introduction du marketing ne peut être le fait d’un noyau de responsables sous peine de rester
au niveau du discours et des velléités. La standardiste, le livreur, la secrétaire, le technicien
intervenant chez un client sont porteurs de la responsabilité de service à la clientèle. Ils engagent
l’entreprise dans sa relation avec le marché. Le traduisent-ils toujours dans leur comportement
?
[Link]. Le marketing s’accompagne de l’obsession de la qualité
Il s’agit là de la qualité globale conditionnant la satisfaction du client : la qualité technique du
produit fabriqué, qualité du service, qualité de la relation avec le client.
5.2.2. Le marketing est une méthode, une démarche
[Link]. Présentation de la démarche marketing :
Le marketing est l’une des fonctions principales de l’entreprise. Pratiquer le marketing ne
signifie pas nécessairement faire de la publicité. Au contraire, le marketing est avant tout un
état d’esprit mais aussi une pratique qui suit une démarche précise et cohérente.
La démarche marketing est une succession d'étapes visant à comprendre le fonctionnement du
marché de manière à le conquérir et/ou à le conserver. De ce fait, la démarche marketing est
composée de quatre phases majeures :1) Analyse 2) Réflexion (décision) 3) Action 4) contrôle
10
[Link]. Les phases de la démarche marketing :
Phase 2 (Réflexion, Décision): dans cette phase, il est question pour l’entreprise de déterminer
les groupes de consommateurs à satisfaire, il s’agit de cibler les segments de marché les plus
intéressants compte tenu de leurs caractéristiques et des moyens de l’entreprise. Le responsable
marketing est appelé à faire des choix stratégiques concernant l’offre à proposer pour chacun
ou plusieurs segments retenus dans le but d’atteindre les objectifs de l’entreprise.
Phase 3 (Action) : une fois les choix stratégiques effectués, il faut mettre en place un plan
d’action pour leur mise en œuvre sur le terrain, à travers des politiques portées sur les variables
du marketing mix (produit, prix, distribution, communication)
Phase 4 (Contrôle) : toute démarche ou processus de décision doit être contrôlé pour vérifier
la correspondance des résultats obtenus avec les objectifs fixés et la démarche marketing
11
n’échappe pas à cette règle. A court terme, le contrôle de la démarche marketing consiste à
comparer les prévisions et les résultats réalisés par les 4 P en vue d’identifier et d’analyser les
écarts pour y apporter des actions correctrices. A long terme, l’audit marketing permet de
vérifier les objectifs ainsi que les moyens déployés pour les atteindre afin d’apporter, dans le
cas échéant, des modifications sur le plan stratégique.
Pour résumer, la démarche marketing est composée de deux facettes complémentaires :
Les deux facettes du marketing
12
CHAPITRE 2 : LA NOTION DU MARCHE
Nous avons vu au cours du chapitre précédent, que la démarche marketing comprenait quatre
grandes étapes, la présente séquence s’intéressera à la première étape « analyse-diagnostic »,
elle abordera d’une part l’environnement et ses composantes, macro et micro, mais aussi la
notion de marché en marketing.
Objectifs :
Compréhension des notions de « diagnostic », d’ « environnement » et de « marché »
en marketing
Identification des composantes de l’environnement
Identification des types de marché en marketing
Mesure de l’importance de l’analyse et de l’étude de l’environnement
2.1. DEFINITION DU MARCHE EN MARKETING ET TYPOLOGIE
D’un point de vue économique, le marché est le lieu de rencontre entre l’offre et la demande
d’un produit pour former un prix d’équilibre. D’un point de vue mercatique, le marché est
constitué de l’ensemble des vendeurs et acheteurs concernés par l’échange d’un bien ou d’un
service.
Une définition centrée sur le produit
Sur la base du produit on peut distinguer 4 types de marchés :
• Le marché principal : c'est l'ensemble des produits semblables aux produits étudiés et
directement concurrents. Par exemple l'ensemble des marques de voitures utilitaires.
• Les marchés environnants : c'est l'ensemble des produits de nature différente du produit
étudié, mais satisfaisant les mêmes besoins et les mêmes motivations dans les mêmes
circonstances de consommation.
• Les marchés supports : c'est l'ensemble des produits dont la présence est nécessaire pour
la consommation des produits du marché principal.
• Le marché générique : c'est l'ensemble des produits satisfaisant les mêmes besoins et les
mêmes attentes que le produit étudié. C'est la somme du marché principal et des marchés
environnants.
Une définition centrée sur la demande
En partant d'une caractérisation de la clientèle, Philipp Kotler définit le marché comme : «
l'ensemble des clients capables et désireux de procéder à un échange leur permettant de
satisfaire un besoin ou un désir ».
Une définition centrée sur l'échange
Certains auteurs définissent le marché comme étant : « le volume d'affaires total annuel d'une
catégorie de produits réalisé par l'ensemble des fabricants avec une catégorie de clients ».
2.1.1. Les composantes du marché
Les acheteurs sont toutes les personnes qui consomment ou sont susceptibles de consommer les
produits fabriqués ou commercialisés par une organisation pour satisfaire un besoin ou un désir.
1
Chacun des acteurs (vendeurs ou acheteurs) dispose de ressources qu’il doit mobiliser pour
assurer cet échange. Les vendeurs doivent tenir compte des contraintes de leur environnement
dans leurs décisions commerciales.
En d’autres termes, le marché est composé de l’offre, la demande et l’environnement.
[Link]. Approche par l’offre
C’est l’étude du marché vue du côté des producteurs et des produits. Le nombre de producteurs
a une grande importance sur le comportement du marché. Pour simplifier, on discerne
généralement trois configurations-type (voir tableau ci-après). Cette classification est
importante en matière d’analyse de la concurrence. Les stratégies des entreprises seront
complètement différentes selon la configuration dans laquelle elles se trouvent.
2
Monopsone : il n’existe qu’un seul
acheteur.
MARCHE EXEMPLE : le marché français de la
TRES CONCENTRE culture du tabac.
Demande
Clients actuels
effective de l’entreprise
étudiée
(ou marché +
Demande actuel ou réel) Clients de la
potentielle concurrence
Population
totale
NCR
+
NCA
NCR : Non consommateurs relatifs : ne consomment pas le produit alors qu’ils pourraient le
faire (volontairement ou involontairement)
Selon la position d'achat, Bouquerel distingue quatre groupes d'individus sur le marché.
• Les non-consommateurs absolus : ce sont ceux qui, pour des raisons physiques ou morales,
ne peuvent acheter. Par exemple le marché des alcools pour les bons musulmans.
• Les non-consommateurs relatifs : ce sont ceux qui pour des raisons de moyens ne
consomment pas actuellement le produit, mais qui pourraient le faire. Disponibilité, manque
ou prix élevés du produit.
• Le marché de la concurrence : les clients de la concurrence
• Le marché de l'entreprise : les clients de l'entreprise.
6
La part de marché globale en valeur
PMGval= Ventes en valeur de l’Ese/ventes totales sur le marché
Le taux est le rapport de deux grandeurs Les pourcentages, taux ou fréquence mesurent la
fraction d’une grandeur dans un tout. Les taux de croissance ou taux d’évolution mesurent
l’évolution d’une grandeur entre deux dates données.
Produits P1 P2 P3 P4 Total
Ventes en 2500 480 1400 870 5250
volumes
Pourcentages 47,62 % 9,14 % 26,67 % 16,57 % 100 %
Exemple : Taux de croissance : évolution des ventes d’une entreprise sur quatre ans
7
CA (en milliers de 150 137 148 162
francs)
Taux d’évolution - 8,67 % 8,03 % 9,46 %
Pour 2003 : Taux de croissance = [(CA2003 – CA2002) / CA2002] x 100 = [(137 – 150) / 150] x
100 = 8,67 %
Le CA a baissé de 8,67 % entre 2002 et 2003
On le note : taux de croissance du CA2002/2003 = - 8,6 %
2.4.2 Les indices
L’indice rend compte de la valeur d’une grandeur par rapport à celle qu’elle avait à une
période de référence. Cette dernière est ramenée à 100 par convention.
On choisit une année de référence appelée base. On calcule ensuite les indices
d’accroissement pour les autres années à partir de la formule suivante :
Calcul des indices base 100 en 2001 pour les cinq dernières années :
Un indice de 160 en 2002, base 100 en 2001 indique les ventes ont été multipliées par 1,6 entre
2001 et 2002 (500 x 1,6 = 820).
8
Exercice d’application : Bayer (Baygon), Johnson (Raid) et Sara Lee (Catch) dominent le
marché de l'insecticide en France. Leurs ventes pour 1997 nous sont communiquées dans le
tableau suivant :
Travail à faire :
1) Calculez pour chaque marque sa part de Marché Globale en volume et en valeur, sa part de
marché relative et son taux de pénétration.
9
CHAPITRE 3 : LE COMPORTEMENT D’ACHAT DU CONSOMMATEUR
Objectifs :
Compréhension des raisons de l’étude du comportement du consommateur
Identification des facteurs qui influencent la décision du consommateur
Identification des principales étapes du processus d’achat
- selon les clients : pour une mère, l’achat d’un siège auto pour son bébé est très impliquant,
elle a donc besoin de beaucoup d’informations et d’être assurée d’avoir fait le bon choix
- selon les produits : le degré d’implication est en général élevé pour l’achat de produits
nécessitant une dépense importante, comme l’achat d’un appartement.
3.1.2. Les facteurs socioculturels
[Link]. La famille
La famille et sa composition jouent un rôle essentiel sur le comportement d’achat. 54 % des
produits de divertissement sont choisis par les enfants dès l’âge de 10 ans, et non par leurs
parents. Les enfants influencent le comportement d’achat des parents.
[Link]. Le sexe
Dans les familles en particulier, on assiste à une spécialisation des achats en fonction des sexes.
Le sexe a donc une influence sur le comportement d’achat. La mère achète les produits
alimentaires alors que le père décide du choix du modèle de voiture.
[Link]. L’âge
L’âge permet de distinguer différentes catégories de clientèle ayant des comportements d’achat
identiques. Les jouets pour enfants, par exemple, sont différents selon leur âge.
[Link]. L’appartenance à un groupe ou une classe sociale
Le fait d’appartenir à un groupe, un cercle amical, professionnel, ou à telle classe sociale
influence le comportement d’achat.
[Link]. Les leaders d’opinion
Certaines personnes ont plus de poids que d’autres pour influencer les achats. Ce sont les leaders
d’opinion. Ils peuvent être des membres du cercle familial ou amical mais également des
personnalités auxquelles on attribue des compétences ou du prestige. Les publicitaires utilisent
régulièrement des « stars » pour vanter leurs produits : Yannick Noah par exemple fait de la
publicité pour Sloggy.
Objectifs :
Connaitre l’importance d’une démarche S.C.P pour l’entreprise
Compréhension des concepts : segmentation, ciblage et positionnement
Identification des différentes stratégies liées à cette démarche
LA DEMARCHE S.C.P.
1 2 3 4
Analyse des Segmentation des Positionnement Marketing-mix
opportunités de marché marchés-cibles
Analyse externe : - Choix des - Identification de 4P
opportunités et critères de la - Produit
menaces : segmentation différenciation - Prix
- consommateurs - Place
- concurrents - Analyse - Stratégie de - Promotion
- marché d’attractivité et développement
- environnement de compétitivité
analyse interne :
Forces et Faiblesses
1
4.1.1 La notion de segmentation
La segmentation est la phase qui précède le ciblage, cela permet à l’entreprise d’adapter ses
actions selon les attentes de chaque segment.
La segmentation consiste à diviser un marché en groupes homogènes appelés segments ayant
des attentes et des comportements similaires, afin de proposer à chacun une offre spécifique.
Le plus grand segment est la population totale et le plus petit segment est l’individu.
Les niveaux de segmentation d’un marché
La segmentation relève d’un effort d’analyse que l’on peut conduire à différents niveaux. C’est
une démarche qui s’oppose, dans son principe, au marketing de masse.
marketing de masse : lorsqu’elle pratique un marketing de masse, l’entreprise s’engage
dans une production uniforme destinée à un marché considéré du point de vue de ses
ressemblances plutôt que ses différences. Le marketing de masse permet un
élargissement du marché grâce à un prix réduit résultant d’économies d’échelles
obtenues en matière de production et de distribution.
marketing segmenté : met l’accent au contraire sur les différences qui opposent certains
groupes de consommateurs à d’autres. L’entreprise s’efforce de classer ses clients en
unités d’analyse homogènes. Le marketing segmenté permet à l’entreprise d’affiner son
offre en l’adaptant davantage à la cible visée. Ce faisant, elle peut pratiquer des prix
plus élevés, éviter une concurrence frontale et mieux préciser ses choix en matière de
distribution et de communication.
4.1.2 Les critères de segmentation
Pour pouvoir identifier les différents segments, les entreprises doivent disposer de critères leur
permettant de regrouper les individus. Les segments sont définis par un même comportement.
On utilise également des critères sociodémographiques, les caractéristiques sociales induisant
généralement des comportements de consommation semblables.
Critères de segmentation pour les particuliers
Critères Eléments
Démographiques : l’âge du consommateur, son sexe, la situation de
famille (famille monoparentale, nombre d’enfants ...)
Sociodémographiques Socio-économiques : CSP, niveau d’instruction, niveau de revenu ...
Géographiques : lieu d’habitation (urbain ou rural, région, taille de la
ville...), type d’habitation (appartement, maison individuelle, taille de
l’habitation ...)
Volume de consommation (quantités achetées, fréquence d’achat ...)
Types de produits achetés (produits de marque, MDD...)
Comportementaux Lieux d’achat (commerce traditionnel, grande distribution ...)
Degré de sensibilité au prix, à la marque, à la publicité ...
Comportement en fonction des croyances, des opinions, des valeurs.
Remarque : Il est tout à fait possible d’utiliser simultanément plusieurs variables pour diviser
un marché (l’âge, la profession exercée, le revenu, le lieu d’habitation, les habitudes de
consommation…).On peut ainsi combiner des variables démographiques, socio-économiques
et de localisation géographique cela fait appel à la segmentation multicritères.
4.2. Les objectifs de la segmentation (pourquoi segmenter ?)
2
On segmente pour :
- mieux répondre aux attentes du public en adoptant un marketing plus précis et plus
efficace
- mieux reconnaître et mieux comprendre la clientèle
- aider la vente en adaptant l’offre
- minimiser les risques financiers
4.3. Les niveaux de segmentation
Les niveaux de Caractéristiques
segmentation
Marketing de masse - une production uniforme destinée à un marché
considéré homogène
- prix réduit résultant des économies d’échelles
Marketing segmenté - L’entreprise dans ce cas s’efforce de reclasser ses
clients en unités d’analyse homogènes
- Déclinaison de l’offre en gammes parfois large et
profonde
- Volonté de satisfaire chaque groupe du marché
Marketing de niche - la cible choisie est très spécifique et de petite taille
- les produits et services sont généralement très
différenciés et très spécialisés
- la concurrence parfois un peu moins forte que sur des
marchés de masse.
Marketing one to one - l’entreprise considère que chaque client est différent
- un traitement sur mesure est offert au client
3
aux segments choisis.
Ex : l’heure de réveil le matin ne permet pas de distinguer clairement des segments par
contre le sexe est discriminant.
La rentabilité : Pour que la segmentation soit rentable, il faut que les groupes définis
soient suffisamment importants pour justifier une offre adaptée. La permanence dans le
temps des segments ou au moins leur relative stabilité est également une condition de
rentabilité
Dans un plan marketing, l’efficience du choix de segment de marché ciblé, suppose une
réflexion préalable sur le niveau de segmentation que l’entreprise souhaite atteindre et sur les
critères de segmentation qui remplissent les différentes conditions de réussite.
4.4. LES METHODES DE SEGMENTATION
44.1 Les méthodes d’analyses structurelles : la méthode des 20 / 80 et la méthode ABC
Ces méthodes permettent d’avoir une approche descriptive qui consiste, à partir de l’existant, à
observer un phénomène. C’est une méthode descendante de fractionnement du marché. La règle
des 20 / 80 (ou loi de Pareto) ainsi que la méthode ABC expriment une relation entre une
proportion des chiffres d’affaires réalisés et une proportion de la clientèle. Ce découpage permet
de mettre en évidence différents segments de clientèle, et d’identifier les segments les plus
importants en termes de CA.
Méthode des 20 / 80 :
20 % des clients génèrent 80 % du CA
80 % des clients génèrent 20 % du CA.
Méthode ABC
60 % des ventes sont réalisés avec 10 % des clients
30 % des ventes sont réalisées avec 40 % des clients
10 % des ventes sont réalisées avec 50 % des clients.
La démarche de détermination des segments est commune aux deux méthodes :
- étape 1 : classer par ordre décroissant de CA les catégories de clients
- étape 2 : transformer en pourcentage le nombre de clients et le CA généré
- étape 3 : cumuler chaque pourcentage
- étape 4 : commenter les résultats.
4.5. LES ETAPES DE LA SEGMENTATION
4.5.1 Evaluer la potentialité des segments
Chaque segment retenu constitue une cible particulière, c’est-à-dire un ensemble de
consommateurs actuels ou potentiels que l’entreprise va chercher à fidéliser ou à conquérir. Un
segment est intéressant s’il présente un potentiel suffisant à exploiter. Il est donc nécessaire :
- de déterminer si les ventes potentielles seront suffisamment importantes et si la concurrence
est déjà présente sur le segment
4
- d’évaluer la rentabilité du segment de demande
- d’écarter les segments de demande dont le potentiel en termes de rentabilité et de profit ne
serait pas suffisamment important.
5.3.2 Choisir une stratégie de segmentation
5
D’après “Marketing Management” Kotler et Dubois Ed. Publi Union
Toutes les différences ne sont pas significatives ni mêmes souhaitables. Une différence doit
augmenter la “valeur délivrée” au client.
Pour se positionner de façon claire et crédible de nombreux spécialistes pensent qu’il vaut
mieux promouvoir un petit nombre d’avantages.
Les erreurs de positionnement à éviter
Les erreurs classiques en matière de positionnement sont les suivantes :
Le sous-positionnement : les consommateurs ne perçoivent pas le positionnement
communiqué par la firme.
Le positionnement peu crédible.
Le positionnement étroit : les consommateurs ont une perception réduite de la spécialité
de l’entreprise et de sa gamme de produits.
Le positionnement confus qui résulte d’un marketing mix incohérent.
1. La stratégie de positionnement :
Le positionnement est défini comme « la conception d’un produit et de son marketing dans le
but de lui donner une place déterminé dans l’esprit du consommateur » (Kotler & Dubois).
Le choix d’un positionnement est crucial pour assurer le succès d’un nouveau produit. Dans un
marché encombré par des offres multiples, un positionnement efficace permet à une marque
d’être perçus comme différente de ses concurrents et d’occuper une place unique dans l’esprit
des consommateurs.
Le positionnement peut être défini à partir de caractéristiques symboliques (le cow-boy de
Marlboro).
Un positionnement doit posséder quatre qualités :
Le positionnement résulte de la place occupée par les concurrents sur le marché, des attentes
des consommateurs et des principales qualités du produits (critères de fonctionnement,
d’utilisation, économiques…).
Exemple :
Coca-cola vise le marché des jeunes et positionne son produit en termes de gaieté, de joie de
vivre et de séduction.
En fonction de la carte perceptuelle établie (de la place occupée par les concurrents et des
opportunités du marché), l’entreprise peut opter pour trois stratégies distinctes :
STRATEGIE Avantages Inconvénients Exemples
Imitation : Les coûts de Demande des efforts La Peugeot 806
différentiation et de marketing importants et concurrente de la
recherche réguliers.
6
Occuper la même développement sont Difficile à appliquer lorsque Renault
place qu’un produit réduits. le(s) leader(s) occupe(nt) une ESPACE.
concurrent. place importante.
Différentiation : L’image de marque Des efforts pour maintenir Darty et son
Donner une construite est originale, l’image auprès des SAV.
personnalité au difficile à imiter. consommateurs sont
produit grâce à une indispensables.
caractéristique Les risques d’imitation sont
spécifique (prix, élevés.
technologie, De gros investissements en
SAV…). communication sont
indispensables.
Innovation : L’entreprise s’assure L’innovation doit être gérée. Renault ESPACE
Lancer sur le marché une certaine avance sur Les sélections d’idées sont EN 1984.
un produit nouveau ses concurrents. très risquées.
qui occupe une place
restée vacante ou
que remplacera un
produit existant.
7
MARKETING-MIX
1
LE MIX PRODUIT
Objectifs :
Définir le produit,
Connaître les différents niveaux d’un produit, ses classifications
Connaître des notions de : gamme, ligne, packaging, marque…
Identifier les étapes de développement de nouveaux produits
Dans ce cours, nous allons traiter la première variable contrôlable du marketing qui est le
produit. Le produit est composé de caractéristiques tangibles et symboliques, il peut également
être accompagné d’un service après-vente, d’une garantie
Produit central
Produit tangible
Produit augmenté
2
I. Classification du produit :
1. Produit de consommation :
La classification des produits de consommation se fait selon la façon dont les consommateurs
achètent le produit, c’est-à-dire le temps et l’effort dépensé pour le choix du produit ou la
marque.
3
Ce sont des produits que le client pour les acheter fait des comparaisons selon les dimensions
tel l’adaptation à ses besoins, qualité, prix, et style. Exemple : automobiles, électroménager,
meubles…
Le Marketer doit concevoir un programme de communication permettant une meilleure
connaissance des marques, et il doit étudier la démarche de collecte d’information et aider les
acheteurs à comprendre les attributs de ce type de produit.
c. Produit de spécialité
Ce sont des produits dont les caractéristiques sont uniques et/ou la marque si bien identifier
qu’un groupe import d’acheteur et habituellement prés à faire un effort d’achat spécial.
Exemple : produit de luxe.
d. Produit non recherché
Le consommateur ne connaît pas l’existence de ce produit alors il ne s’y intéresse pas comme
par exemple : le détecteur de fumer d’où d’un effort marketing important pour persuader
l’acheteur.
2. Les produits industriels
b. Biens d’équipement
Ce sont les produits industriels qui entrent en partie dans les produits finis, la vente requiert une
longue période de négociation et une force de vente de haut calibre (bien compétent).
c. Fournitures, services
Ça correspond aux produits d’achat courant, et les services sont assurés par les fournisseurs
avec qui l’entreprise entretient des contacts personnels ou selon sa bonne réputation sur le
marché.
A. La marque :
La marque est un signe matériel servant à distinguer le produit, objet ou service d’une
entreprise. Le produit est donc tout d’abord identifier par sa marque qui peut prendre l’une des
formes suivantes : « noms patronymiques, pseudonymes, noms géographiques,
dénominations arbitraires ou de fantaisie, formes caractéristiques du produit ou du
conditionnement : caché, dessin, lettre, signe, combinaison ou disposition de couleurs,
chiffres… »
4
Marque nominatif : c’est la partie de la marque qui peut être vocalisée ou prononcée,
Mercedes, Peugeot, Avon, Chevrolet…).
Marque figuratif : c’est la partie de la marque reconnaissable, mais imprononçable
c’est-à-dire symbole, dessin, couleur. Exemple : le cheval nominatif et figuratif.
Copyright : c’est le droit légal de l’exclusivité de reproduire, de publier ou de vendre
le contenu et la forme d’un travail littéral musical ou artistique.
L’entreprise peut créer son nom elle-même, soit elle peut recourir à des intervenants externes
comme des agences de publicité, des instituts de recherches, des spécialistes du graphisme.
1. La fonction de la marque :
A l’égard des clients, la marque qui figure sur un produit remplit trois fonctions principales :
l’identification, la sécurisation, et la valorisation.
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Marque enseigne Les produits sont identifiés par Carrefour
l’enseigne du distributeur qui engage
ainsi son image de marque.
Produits génériques Le produit est présenté sans marque, ni Produits économiques
signe distinctif. (Euromarché), produits
élémentaires (Intermarché).
B. Le conditionnement et l’emballage :
1. Définitions :
Conditionnement (packaging) : protection du produit en vue de sa présentation à la vente
(boites, flacons, tubes…). Le conditionnement permet au consommateur de reconnaître le
produit (forme, matière, couleur, présentation, texte informatif…).
Emballage : protection du produit en vue du transport, stockage et parfois de la vente
(caisse en carton qui se transforme en présentoir, container, fût, etc.…).
6
Emballage Assure le regroupement des Le pack de 6 bouteilles
secondaire emballages primaires. plastiques tenues par un film
thermo-retractable.
Emballage tertiaire Permet le transport et le La palette formée de packs de 6
stockage. bouteilles plastiques tenues par
un film thermo-retractable.
1. Les fonctions du conditionnement :
C. L’étiquette :
C’est la carte d’identité du produit (C.I.P.). Elle se présente sous forme d’une fiche de
communication contenant :
Un ensemble de mentions obligatoires ou non figurants sur les conditionnements. Elle permet
d’informer le consommateur sur les produits, de comparer les produits.
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Les mentions facultatives :
- L’information nutritionnelle (les vitamines, les protéines,…) ;
- Terme qualifiant tels que : naturel, pure, à l’ancienne,… ;
- Signe de qualité, labelle, normes ;
- Information consommateur : mode d’emploi, promotion,…
D. La stylique / design :
C’est l’ensemble des techniques permettant d’adapter la forme, les couleurs, à l’image d’un
produit au goût et aux attentes des consommateurs.
Elle intervient dans la conception du produit (forme, volume en accord avec le style de vie, de
l’environnement et les besoins de l’utilisateurs, dans emballage et le conditionnement
(habillage des corps des produits), et finalement dans la construction de l’identité visuelle de
l’entreprise (logistique, graphisme des documents externes,…).
Vente en quantité
Temps
1. Lancement 2. Croissance 3. Maturité 4. Déclin
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doit travailler à la ce qui facilite la baisse du
fidélisation de ses prix de vente rendue
clients. indispensable par la
concurrence.
3 Maturité Les ventes du produit Le produit subit quelques Les profits réalisés
atteignent le maximum. modifications sont au maximum.
Après les campagnes de technologiques ou de
publicité destinée à stylique afin de fidéliser
faire connaître le les consommateurs. Les
marché, la promotion coûts de production
des ventes tente de remontent.
fidéliser les
consommateurs afin de
stabiliser la part de
marché.
4 Déclin Les ventes diminuent, Si l’entreprise décide Les profits diminuent.
l’entreprise doit faire un d’abandonner le produit,
choix. les coûts diminuent (les
Elle peut décider de productions sont
lancer une dernière amortis).
campagne de promotion En revanche, si elle
avant de se retirer du décide de relancer le
marché. produit, les coûts de
Elle peut aussi relancer production vont à
le produit en le nouveau augmenter.
modifiant.
Toutefois, tous les produits n’ont pat le même cycle de vie, selon la nature du produit et le
catégorie de besoin auquel elle répond.
Son cycle de vie sera plus ou moins longs, exemple : les gadgets ont un cycle de vie très bref
dans le temps.
La courbe de vie d’un produit est précédée d’une phase de recherche et peut se prolonger par
une phase de relance. Chacune des phases de la vie du produit est caractérisée par des éléments
de marketing spécifiques.
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PRODUIT Définition des Gamme Elargissement
Modification Pas de Aménagement
caractéristique restreinte. de la gamme.
pour modification du produit :
s en fonction Qualité. Développemen
segmentation Recherche composition
du Faire t de la du marché. de conditionnement
positionnement essayer le notoriété.Préparer spécialisatio .
(tests). produit. produits n.
successeurs.
Prix Phase de Ecrémage : Prix en baisse. Prix en baisse. Promotion. Reprise du prix
définition du prix élevé ou Elargissement Lutter contre la Le prix en fonction de la
prix (tests). Pénétration : de la gamme et concurrence. devient reprise du
prix bas. volume des l’élément marché.
ventes. déterminant.
Distribution Phase de Mise en Présence du Sélectionner Eliminer les Recherche de
définition de place du produit sur les canaux en canaux les nouveaux
canaux de produit. tous les canaux fonction de la moins canaux en
distribution Distribution possibles. segmentation. rentables. relation avec la
(marché-tests). sélective. nouvelle image.
Communicatio Phase de Publicité Publicité de Publicité Action de Publicité pour
n définition axe d’informatio notoriété. d’entretien promotion relance du
thèmes médias n. Promotion relayée par (prix). produit.
(tests). Promotion d’entretien. promotion.
d’essai (coût
élevé).
2. La gestion de la gamme :
La gamme est constituée de l’ensemble des produits proposés par l’entreprise.
Chaque produit se voit attribuer au sein de la gamme une place précise qui lui confère des
objectifs commerciaux spécifiques.
Les produits de la gamme dont le prix est le moins élevé (bas de gamme ou entrée de gamme)
ont pour objectifs d’attirer les consommateurs de façon indifférenciée et de leur faire découvrir
les autres produits. Le haut de gamme, quant à lui, est constitué des produits les plus
perfectionnés, au prix les plus élevés. Les consommateurs ciblés sont moins nombreux mais ils
ont tous une caractéristique commune : ils sont sensibles à ces produits et ont les moyens de las
acquérir.
Selon son positionnement sur le marché et le nombre de segments auxquels l’entreprise
s’adresse, la gamme des produits est plus ou moins longue.
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Avantages Inconvénients
GAMME L’entreprise connaît parfaitement son Elle s’adresse à un nombre limité de
COURTE marché. segments.
Elle concerne ses efforts sur quelques La dispersion des risques étant très limitée,
produits et maîtrise mieux ses coûts (de l’entreprise ne peut se permettre aucune
production et de communication). erreur de communication et/ou de
Elle construit une image de marque plus positionnement.
facile à gérer et éviter ainsi les erreurs de Le choix reste très limité pour les
positionnement. consommateurs.
Gamme Elle vise plusieurs segments à la fois et Elle demande de gros investissements en
longue disperse les risques d’échec entre les communication afin de clarifier auprès des
différentes lignes de produits. consommateurs le positionnement de
chaque produit.
La connaissance des produits pour la force
de vente est parfois difficile.
CARACTERISTIQUES
Produits leaders Ils réalisent une grosse partie du chiffre d’affaires et des
bénéfices de l’entreprise.
Elle crée sa gamme autour de ces produits vedettes.
Produits d’appel ou Produits Leur prix est attractif, ils ont pour objet d’attirer le
d’attraction consommateur et de faire vendre les autres produits.
Produits qui préparent Ils ont pour principal objectif le remplacement à terme des
l’avenir produits leaders.
Produits régulateurs Leurs ventes sont équilibrées, quelle que soit la
conjoncture.
Ils absorbent une partie des frais fixes.
Produits tactiques Ils sont lancés sur le marché pour répondre à la concurrence.
ATTENTION :
La composition d’une gamme doit permettre une complémentarité, une synergie entre les
produits. Il faut éviter absolument les risques de cannibalisation, préjudiciables à chaque produit
et à l’ensemble de la gamme.
Exemple : la Peugeot 206 a un effet de cannibalisation sur la 306.
Est considéré comme nouveau en marketing, tout produit qui a donné lieu à une étude
amont et une approche nouvelle du Mix.
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- Recherches d’idées d’innovation
- Evaluation a priori et sélection des idées
- Développement du projet d’innovation
- Validation du projet
- Lancement.
Il existe trois approches du produit nouveau selon le « degré de nouveauté » qui est inclus :
Exemple : cigarette mentholées, mini barils de lessive dite concentrée, mayonnaise en tube…
Le lancement d’un produit nouveau peut avoir une quadruple origine : le client, la concurrence,
le distributeur, la naissance d’une nouveauté technologique.
La génération des idées innovatrices peut se faire par deux types de méthodes : les méthodes
intuitives et les méthodes rationnelles.
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Stade du processus Objectifs Informations marketing
Stratégie développement Identifier « les niches » à Forces et faiblesses/ marché et
produit atteindre. produit.
Idée spontanée Développer concepts. Brainstorming.
Plan et évaluation Séparer bonnes des mauvaises Tests, comparaisons des
idées. caractéristiques.
Analyse financière Identifier futur du produit, Etudes marketing, ratios
ventes, résultats. financiers…
Développement Créer prototype et tests Tests clients et laboratoire.
laboratoire, clientèle.
Test marketing Tests produits et stratégie Tests marketing, distribution.
marketing sur échantillon.
Commercialisation Positionnement et offre. Répartition secteurs vente.
4. Le portefeuille de produits :
Le concept de cycle de vie est utile comme cadre d’analyse. Il permet à l’entreprise de gérer
son « portefeuille de produits », c’est-à-dire, l’ensemble de ses activités.
La vocation de l’entreprise étant avant tout de durer, il est nécessaire que de nouveaux produits
apparaissent afin de remplacer ceux qui sont en déclin.
Part de marché
relative ELEVE Faible
Taux de
croissance du
marché
Produit vedette Produit dilemme
Elevé
Produit dilemme : le marché est porteur mais la place occupée par l’entreprise est
faible. Grandir, devenir vedette n’est pas aisé, il faut compter avec les réactions des
leaders de la branche. Cette stratégie coûte chère en investissement et le risque de perte
est élevé.
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Produit vedette : sa croissance élevées suppose des investissements lourds, la
concurrence impose souvent des prix peu élevées. L’objectif ici est d’avoir la plus
grande part du marché possible, les résultats sont moins importants qu’il y paraît à
première vue.
Produit vache à lait : produit qui domine un marché peu porteur. Les investissements
sont limités, les profits élevés.
Produit « poids mort » : la part du marché, comme la croissance, est faible. Son
exploitation est peu coûteuse mais sa rentabilité est souvent illusoire. Il faut songer à le
supprimer.
Remarques :
1- On retrouve à travers ces quatre types de produits le cycle bien connu. A savoir un produit
nouveau est dilemme, puis quand il réussit devient vedette, puis vache à lait et enfin poids mort
avant de disparaître.
2- Une entreprise doit donc porter une grande attention à la répartition de ses produits entre les
quatre grandes catégories. Son « portefeuille » produits doit être composé de telle manière
q »un produit « vache à lait » fiance un « produit dilemme ».
Comme on peut le constater, la matrice BCG permet de dresser un bilan de santé du portefeuille
d’activité de l’entreprise et suggère des dispositions stratégiques à prendre. Quatre dispositions
pourraient être prises :
Maintenir : le maintien des parts de marché des « vaches à lait » qui paraissent pouvoir
encore avoir un avenir commercial ;
Exploiter : l’exploitation des activités pouvant encore améliorer leur rentabilité sans se
soucier de leur position commerciale (« vaches à lait » en fin de vie, et certains « poids
mort ») ;
De nombreux outils d’analyse des domaines d’activités stratégiques peuvent être utilisés, les
plus répandus sont la méthode du Boston Consulting Group, la méthode Arthur Doo Little,
l’analyse de Michael Potter.
14
15
LE MIX PRIX
Ce portera sur la deuxième variable du mix marketing qui n’est autre que le prix, on notera deux
particularités à cette variable : la première c’est qu’elle est la seule à rapporter de l’argent à
l’entreprise, la seconde, c’est que pour le consommateur, elle représente le « sacrifice » à
accomplir pour obtenir le produit qui correspond à ses attentes.
Le prix est élément important d’action sur le marché, il doit être en cohérence avec les autres
variables marketing. Il a une incidence forte pour l’entreprise : il procure des revenus, il influe
aussi sur la demande et sur la concurrence. De nombreuses méthodes de fixation de prix
existent : les coûts, la demande et la concurrence.
Objectifs :
Identifier les étapes de la fixation d’un prix de vente
Connaître les méthodes de fixation des prix ainsi que les différentes stratégies.
Distinguer les différentes variations du prix
[Link] ENJEUX
Le prix est une variable du produit qui joue un rôle très important dans le comportement d’achat
des consommateurs.
Cela est encore plus vrai en période de crise financière et donc de baisse de pouvoir d’achat.
Pour répondre à ce genre de problèmes, différentes solutions sont apportées par les
commerçants et entreprises :
› la réduction des tarifs de leurs marques ou de certains produits
› la fabrication de nouvelles marques positionnées d’une autre manière pour baisser le cout
› une extension de gamme vers le bas en lançant de nouvelles références à bas prix
› la mise en place de promotions.
Les consommateurs ont un seuil de prix planché en dessous duquel ils jugent le produit de
mauvaise qualité, et un seuil plafond au-delà duquel ils trouvent que le prix est trop important
pour le produit propose.
Les consommateurs évaluent les prix affichés en fonction de comparaisons de plus en plus
facilitées par internet.
Pour étudier la perception des prix par les clients, les entreprises analysent trois thèmes :
› le prix de référence : les consommateurs évaluent les prix en fonction de prix référence.
il existe une « zone d’indifférence » autour de ce produit, si le prix va au-delà de cette
zone alors le consommateur va considérer que le produit et soit bon marché soit trop cher.
› les inférences prix/qualité : les consommateurs considèrent parfois le prix comme indice
de la qualité du produit (encore plus vrai pour les voitures et les produits du domaine du
luxe)
› les effets de signal associes au prix : il s’agit des prix non arrondis dans un premier temps
(ex : 39,99 €), mais également des affiches stipulant qu’il y a un rabais, une bonne affaire
sur le produit
1
› la survie : si une entreprise est en position de surcapacité dans un environnement
concurrentiel défavorable, elle baissera les prix.
› la maximisation du profit : c’est l’objectif le plus fréquent. il s’agit de déterminer le prix
qui maximise le profit en tenant compte des couts fixes et variables.
› la maximisation de la part de marche : il va s’agir d’augmenter en masse le volume de
vente grâce a un prix de pénétration et de maximiser le profit en faisant des économies
d’échelle (chaque produit coute de moins en moins cher avec l’augmentation de la quantité
vendue).
› l’écrémage : il s’agit de fixer un prix très élève pour montrer indirectement la qualité
supérieure du produit. le prix sera petit a petit diminuer pour élargir le marché et faire face
a la concurrence arrivante.
› la recherche d’image : c’est le fait de mettre un tarif élevé pour avoir une image de
marque importante.
Pour fixer le prix d’un produit ou service, l’entreprise doit tenir compte de la perception de sa
valeur par l’acheteur et du niveau de prix de la concurrence qui offre des solutions alternatives.
Elle doit également respecter deux contraintes : le coût de revient du produit au-dessous duquel
le prix ne peut pas descendre et la législation sur la fixation du prix.
Tout individu attribue une valeur à un produit ou service en comparant les avantages qu’il en
retire et les efforts à accomplir pour l’obtenir. Tout le monde n’est pas sensible aux mêmes
avantages et inconvénients. C’est ce qui permet aux entreprises de différencier leur offre.
Les avantages
Pour modifier l’attitude de la clientèle envers l’offre, une entreprise peut jouer :
- sur le prix, celui-ci car en baissant, elle diminue l’effort du client pour se procurer le
produit ;
- sur la valeur de l’offre, en améliorant le produit ou en diminuant l’effort à fournir ;
- sur la perception de la valeur de l’offre, en jouant sur la communication (publicité, etc.).
2
2.2 L’INFLUENCE DE LA CONCURRENCE : LE POSITIONNEMENT PRIX
Le prix s’établit également par rapport à la concurrence : sur deux produits considérés comme
équivalents, le consommateur préférera le moins cher. Pour pouvoir s’écarter du prix moyen,
l’entreprise doit le justifier en différenciant son offre.
La réalisation du produit ou service a un coût pour l’entreprise. Le prix ne peut pas être inférieur
à ce coût, sinon l’entreprise ne fait plus de marge. C’est la principale contrainte de la fixation
du prix.
3
La connaissance des coûts est essentielle pour toute entreprise, elle constitue une base pour la
détermination de prix mais ne doit pas être la seule référence.
Cette méthode est appelée des coûts directes (ou directe casting). La marge couvre une partie
des coûts fixes de l’entreprise et le bénéfice.
q
q p = prix d’un bien
E= où
p q = quantités demandées d’un bien.
4
e = 1 Demande parfaitement élastique, une variation de prix de + x
% entraîne une variation des quantités demandées de moins de
x % (et inversement) cas rare, exemple : transport.
1 < e < ∞ Demande très élastique, tout changement de prix a un impact
plus que professionnel sur les quantités vendues, exemple :
voyage, loisir, livre.
0< e < 1 Demande inélastique, une variation de prix affecte pue la
demande, exemple : le sel, l’huile, le sucre.
b. La méthode psychologique :
On a pu observer que le consommateur détermine pour chaque produit une zone de prix
acceptable à partir des informations dont il dispose, (notamment sur la qualité, son utilité, la
concurrence).
Une méthode utilisant cette idée a été développé par des chercheurs (Adam Gabor et Granger).
Principe de la méthode :
Une enquête est effectuée auprès d’un échantillon représentatif des consommateurs potentiels
auxquels on présente le produit. On pose deux questions :
- Au-dessus de quel prix n’achèteriez-vous pas le produit ? (produit trop cher)
- En dessus de quel prix n’achèteriez-vous pas le produit ? (l’estimant de qualité
insuffisante).
Pour chaque prix on peut ainsi calculer le pourcentage de réponse obtenu au deux questions, et
déterminer le prix psychologique.
Exemple : une entreprise devant commercialiser un paquet de café de 250g haut de gamme, o
obtenu les réponses suivantes après enquête auprès de 500 consommateurs.
5
d. Rapport qualité prix :
Le consommateur hiérarchise les produits selon un rapport qualité prix contenu des services
éventuels offerts (SAV, livraison…).
La qualité sera privilégié pour les produits durables mais n’interviendra que très peu pour les
produits de consommation courante (thé, sucre…).
a. Les contraintes :
La structure du marché : selon que le marché est monopolistique, oligopolistique, ou
proche de la concurrence pure et parfaite, l’entreprise dispose d’une marge de manœuvre
(possibilité d’agir sur le marché) plus ou moins grande pour fixer des prix.
La place de l’entreprise par rapport à la concurrence : si une entreprise est leader sur
le marché, il peut facilement imposé ses prix, et il n’en est pas de même pour une
entreprise détentrice d’une faible part de marché qui devra s’aligner sur son principal
concurrent.
La nature du marché : certains marchés sont très sensibles au prix, par exemple :
l’électroménager, d’autre le sont beaucoup moins, par exemple le voyage.
6
b. Stratégie d’écrémage :
C’est la politique inverse de la précédente, l’entreprise fixe délibrement un prix élevé, au-dessus
de celui du marché. Cette stratégie peut être appliquée dans deux cas distincts :
Lors du lancement d’un produit réellement innovateur et performant : (exemple :
produits Hi-fi lors de leurs lancement : lecteurs de disques compacts, caméscopes,
lecteur de CDI, produits électroménagers : micro-ondes, plaques halogènes à induction
etc..). Le consommateur accepte alors de payer un prix élevé pour un produit original
qu’il sera dans les premiers à posséder. Lorsque ce segment de clientèle est atteint ,
l’entreprise baisse graduellement ses prix afin de conquérir de nouveaux segments de
produits jusqu’à ce que le produit soit banalisé, (exemple : machines à laver de linge,
téléviseur, etc.…).
Pour des produits de luxe : pour lesquels l’entreprise souhaite créer et développer une
image haut de gamme (exemple : CHANEL, CARTIER, Y.S.L., MERCEDES,
BMW…). Ces produits ciblent un segment de clientèle peu sensible au prix, dont le
comportement d’achat est souvent dicté par un certain snobisme.
Cette stratégie permet une rentabilité unitaire élevée, ne nécessite pas une importance capacité
de production mais exige de lourds investissements en communication afin de maintenir une
image de qualité des produits. Les autres éléments du marchéage doivent être en cohérence avec
le caractère haut de gamme retenu (en particulier la publicité et les canaux de distribution).
7
3. Stratégie de prix différencié :
La stratégie adoptée par l’entreprise n’est plus la fixation d’un prix unique pour un produit ou
un service, mais de prix différents selon les cibles de clientèles. La différenciation du prix peut
se réaliser par :
Le produit lui-même : l’entreprise propose des modèles ou versions (légèrement)
différentes afin de satisfaire plusieurs segments de clientèles (exemple : véhicules,
modèles de base, moteur plus puissant, cabriolet…).
Les canaux de distribution : un produit cosmétique pourra être distribué en grandes
surfaces, en parfumeries ou en pharmacie. L’entreprise devra alors utiliser des marques
différentes et une communication propre à chaque canal. Cette technique permet de
toucher des catégories de clients distincts et de moduler la rentabilité de l’entreprise.
La nature de la clientèle : pour de nombreux services, les tarifs sont en fonction de
certains critères (l’âge, la situation familiale, la profession…). Des offres différenciées
sont proposées aux différents segments de clientèle décelés (exemples : transport
publique SNCF, compagnies aériennes, cinémas…).
La période d’achat : le secteur du tourisme pratique des tarifs différenciés selon les
saisons même en période de creuse, et de capter une clientèle qui n’aurait pu s’offrir les
tarifs habituels.
Les prestations connexes à l’achat : elles consistent à offrir des réductions de prix au
client lorsque celui-ci se charge de certains services (exemples : transport, installation)
au contraire de lui facturer en supplément ces mêmes prestations.
Une nouvelle méthode de fixation des prix, le yield management, s’est développée dans les
transports aériens. Elle consiste à proposer de très nombreux tarifs différenciés à la clientèle,
variables au jour le jour selon ses propriétés à l’achat.
8
LE MIX DISTRIBUTION
Distribuer les produits c’est les amener au bon endroit, en quantité suffisants, avec le choix
requis, au bon moment, et avec les services nécessaires à leur vente, à leur consommation, et le
cas échéant, à leur entretien.
De ces exigences découle une multitude d’opérations, elles sont assumées par des individus et
des organisations qui forment les différents circuits de distribution.
Objectifs :
connaître les concepts liés à la politique de distribution
Saisir l’importance et le rôle de la distribution dans les entreprises
Comprendre les relations entre le fabricant et les intermédiaires
1
I. Les fonctions de la distribution :
Définition Exemples
Canal C’est l’ensemble des intérimaires ayant la Canal des GMS
même spécialisation. Canal de la vente par
Un canal se caractérise par sa longueur correspondance
(nombre de stades de distribution). Canal des pharmacies…
Circuit C’est l’ensemble des canaux de distribution Le stylo BIC est vendu dans les
empruntés par le produit pour aller du GMS, dans les papeteries, tabac,
producteur au consommateur. en VPC, etc.…
Réseau C’est l’ensemble des personnes physiques ou Le réseau RENAULT comprend
morales qui concourent à la vente d’un bien ou plusieurs concessionnaires.
d’un service entre les producteurs et le
consommateur.
Filière Ce sont les différents stades de la production et La filière du marché des fruits et
la distribution relatifs à un marché. légumes comprend :
Les producteurs
Les importateurs
Les grossistes
Les détaillants…
La fonction de gros :
Le commerce de gros regroupe toutes les entreprises dont l’activité principale est l’achat de
marchandises en vue de leur revente à des détaillants, des industries, des commerçants, des
institutions ou d’autres grossistes. Ainsi, il est possible de répartir des lots de produits achetés
à bon prix, en plus petites quantités destinées à la vente.
La fonction de détail :
Le commerce de détail comprend toutes les activités reliées à la vente de produits ou de services
directement aux consommateurs pour leur usage personnel, familial ou domestique, mais pas
pour usage commercial ou revente.
2
Les détaillants achètent en grandes quantités les articles destinés à répondre aux besoins des
consommateurs, puis se chargent de les revendre à l’unité avec un certain profit.
L’environnement de l’entreprise :
Le choix de la stratégie de distribution est fonction de certaines contraintes :
3
2. Les canaux de distribution :
4
Plusieurs stratégies sont applicables :
Stratégies Caractéristiques Limites Exemples
Distribution - Consiste à distribuer les - Coûte cher. - Lessives,
intensive produits dans un maximum - Exige que l’entreprise soit produits
de points de vente. capable de fournir de grandes d’entretien,
- Bien adapté aux produit de quantités dans des délais très épicerie.
grande consommation. courts.
- Permet de couvrir un large - Nécessite une importance
secteur géographique, de politique de communication
conquérir de fortes parts de afin d’écouler de nombreuses
marché, de faire connaître le unités.
produit rapidement, - Accès difficile pour les
d’augmenter le CA. PME et les entreprises
artisanales.
Distribution - Le producteur limite le - Diminue les coûts de - Dentifrices
sélective nombre de points de vente où distribution pour le vendus en
ses produits seront distribués producteur, permet un pharmacie.
à un ensemble de contrôle qualitatif des points - Produits
distributeurs ayant des de vente, mais la couverture cosmétiques en
caractéristiques communes. du marché reste limitée. parfumerie.
- Les points de vente sont
sélectionnés selon des critères
de taille mais aussi d’accueil,
de compétence, de conseils et
de services proposés à la
clientèle.
Distribution - Le producteur choisit - N’assure qu’une faible - Montres
exclusive quelques distributeurs ayant couverture du marché en Cartier, parfums
l’exclusivité géographique de raison du petit nombre de Guerlain,
la distribution sur un secteur points de vente sélectionnés argenterie
donné. source de difficultés de Christofle ou
Permet de créer, de recrutement et de contrôle réseau de
développer et de renforcer des distributeurs. concessionnaires
une image de marque. Soumise à des contraintes (ex : Renault) ou
Permet un excellent contrôle (ex : lois sur les ententes, le de franchisés
de la commercialisation refus de vente). (ex : Benetton).
(aspect qualitatif), un
investissement allégé pour le
producteur (effectif de la
force de vente limité, frais de
transport et de logistique
réduits).
c. Organisation et gestion du réseau :
Le choix du réseau :
Choisir un réseau de distribution, c’est avant tout déterminer le type de contrat qui liera le
producteur au distributeur ; afin d’éviter tout conflit qui pourrait surgir ultérieurement. Il est
donc prudent de rédiger u contrat prévoyant rigoureusement les engagements réciproques.
La gestion du réseau :
5
La gestion du réseau s’oriente vers trois axes :
La mise en place d’un partenariat avec les membres du réseau : plusieurs moyens sont
utilisables : concours, cadeaux, formation. Cette relation permettra de prévenir des conflits qui
pourraient survenir, en créant un esprit de cohésion.
a. Objectifs :
L’objectif essentiel du distributeur est de vendre, mais également d’accroître sa rentabilité, de
développer sa clientèle et la fidéliser.
b. Contraintes :
Le distributeur devra tenir compte de certains facteurs :
- Juridiques : législation sur les ententes, les abus de position dominante, les pratiques
discriminatoires, la réglementation des prix, la protection du consommateur…
- Techniques : en particulier logistiques (ex : organisation des livraisons) ;
- Les attentes de la clientèle : typologie de la fréquentation des points de vente, évolution de
leurs besoins ;
- Du type du produit distribué : de consommation courante ou bien anale ;
- De la concurrence : biens et services proposés, place occupée dans l’esprit du consommateur.
6
Ce positionnement doit être présent dans la communication de l’enseigne (ex : « Marjane, j’y
vais gagner ! »
7
LE MIX COMMUNICATION
Nous aborderons dans cette partie la politique de communication, l’un des facteurs clés de
contribution à la réussite des objectifs des entreprises. Aujourd’hui l’entreprise doit savoir
quoi dire ? A qui ? Avec quelle fréquence. Et quels outils ? Afin de parvenir à toucher et à
influencer les marchés visés.
OBJECTIFS :
Comprendre le rôle de la communication dans une démarche marketing
Mettre en place une stratégie de communication
Apprendre à bâtir un plan de communication
La communication commerciale est l’ensemble des actions menées par une organisation pour
influencer les attitudes et les comportements de sa cible. Le processus de changement d’attitude
de la cible à l’égard de l’offre passe par plusieurs étapes.
La première étape dépend des choix de supports. Ce choix est large : publicité, marketing direct,
relations publiques, mais aussi unité commerciale, conditionnement du produit, marque ou
comportement du personnel.
Les autres étapes relèvent des choix en matière d’argumentation commerciale pour interpeller
la cible et rendre le message compréhensible, séduisant et mémorisable.
Exposition au message
Compréhension du message
Acceptation du message
Mémorisation du message
Changement d’attitude
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L’organisation peut choisir de s’adresser de façon uniforme à un large public (communication
de masse), ou bien chercher à individualiser la relation (communication relationnelle).
a. La communication de masse
La communication de masse, qui nécessite de gros budgets, est utilisée quand les clients sont
nombreux. C’est le cas général des produits de grande consommation.
b. La communication relationnelle
L’approche relationnelle est plus efficace que la communication de masse, mais plus coûteuse
au contact. On l’utilise quand les clients sont peu nombreux et que leur valeur d’achat est
importante. C’est le cas quasi général de la vente aux entreprises et aux collectivités.
Aujourd’hui cependant, les progrès des technologies réduisent les coûts de la personnalisation
et la rendent plus abordables pour la cible des particuliers.
Définitions
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II. LES OBJECTIFS DE LA COMMUNICATION COMMERCIALE
L’attitude est l’ensemble des connaissances, opinions et comportements d’un individu à l’égard
d’un produit ou d’une marque. Elle a trois composantes sur lesquelles la communication peut
jouer :
a. L’objectif mercatique
L’objectif mercatique est le résultat commercial que veut obtenir l’organisation. Il peut être de
créer ou renforcer une image, de recruter des clients, de fidéliser les clients acquis, de
développer leur détention produits, etc. C’est pour atteindre cet objectif que l’organisation va
mener une action de communication.
b. L’objet de communication
c. L’objectif de communication
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L’objectif Faire connaître l’entreprise, sa marque, ses produits, ses points
cognitif : de vente, informer sur une campagne promotionnelle, etc.
Faire connaître
L’objectif Renforcer, redresser, améliorer l’image de la marque, de
affectif : l’entreprise ou des produits, véhiculer une personnalité
Faire aimer distinctive, etc.
L’objectif Inciter à se déplacer (créer du trafic), déclencher des réponses
conatif : (appel, demande de documentation…), pousser à l’essai ou à
Faire agir l’achat, etc.
Publicité informative :
Enfin, la publicité de rappel se pratique surtout en phase de maturité lorsqu’il s’agit d’entretenir
la demande. Les publicités pour Coca-cola n’ont guère besoin d’informer ou de persuader, mais
plutôt de rappeler la marque à la mémoire de marché. La publicité d’après-vente qui consiste à
rassurer les récents acheteurs sur la pertinence de leur choix, appartient à cette catégorie.
Le choix de l’objectif publicitaire doit s’appuyer sur une analyse approfondie de la situation
commerciale. Si le produit est mûr, l’entreprise leader et le taux d’utilisation faible, la publicité
aura pour objectif d’accroître la demande globale. En revanche, si le produit est nouveau et
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l’entreprise faiblement présente, l’objectif sera en relief l’innovation de la marque face au
leader.
La communication de masse adresse un message non personnalisé à une cible anonyme. Elle
se divise en publicité dans les grands médias, communication événementielle et relations
publiques. Elle ne représente qu’un tiers des investissements en communication. Son objectif
est essentiellement cognitif et affectif : on cherche à faire connaître une offre et à y faire adhérer
la cible.
a. Définitions
La publicité est une forme de communication commerciale de masse utilisant les grands médias.
Un support est un vecteur de communication dans un média : TF1 pour la télévision, Le Monde
pour la presse, RTL pour la radio, etc.
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- L’affichage : L’affichage varie selon le support (fixe ou mobile), la taille, la technique
utilisée (fixe, déroulant ou lumineux). Il permet une segmentation géographique très fine.
- Le cinéma : C’est le plus marginal des médias classiques. Porteur d’image, il permet une
segmentation géographique fine sur une cible bien spécifique.
- Internet : Média interactif par excellence, Internet permet la communication de masse et la
communication relationnelle à faible coût.
- Très grande couverture nationale. - Coût trop élevé pour les PME.
Télévision - Fort impact du message. - Temps de réservation long.
- Faible segmentation : chaînes,
émissions.
- Impact rapide, coût raisonnable. - Segmentation CSP difficile.
Presse - Segmentation géographique - La couleur est difficile à reproduire.
quotidienne (PQR). - Durée de vie brève
- Média de masse à forte diffusion
- Auditoire segmenté, public très - Bouclage long (jusqu’à 2 mois).
Presse précis. - Couverture de marché limitée.
magazine - Image de qualité, vie longue du - Relativement onéreux
support.
- Clientèle jeune, scolarisée, CSP
élevée.
- Segmentation possible. - Pas de visuel.
Radio - Excellent pour les populations - Degré d’attention des auditeurs
mobiles variable.
- Rapidité de mise en œuvre - Assez cher, mais création peu
onéreuse.
- Excellent pour les populations - Peu sélectif en termes de CSP.
Affichage mobiles. - Degré d’attention des passants
- Rapide à mettre en œuvre. variable.
- Sélectif géographiquement - Média onéreux
- Sélectif (jeunes, urbains, cadres).
Internet - Bonne segmentation. Média Couverture encore faible.
international, 24 h / 24, 7 j / 7.
Pour communiquer de façon moins commerciale, les entreprises utilisent d’autres médias : la
communication événementielle et les relations publiques.
a. La communication événementielle
Le mécénat
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Le mécénat est un soutien matériel, sans contrepartie, d’activités présentant un intérêt général.
C’est une aide discrète dont l’objectif est l’amélioration de l’image de l’entreprise.
L’association du nom de l’entreprise versante se limite une simple mention.
Le parrainage ou sponsoring
Le parrainage est un soutien matériel avec comme contrepartie claire la promotion du parrain
en véhiculant son nom ou sa maque. Comme en publicité, le sponsor recherche une visibilité
forte. Le parrainage est intéressant pour les entreprises interdites de publicité (tabac, alcool).
Les relations publiques sont un ensemble d’actions ayant pour objet d’influencer l’opinion
publique en faveur de l’entreprise. Leur objectif est d’établir des bonnes relations avec des
personnes relations avec des personnes influentes : leaders d’opinion, prescripteurs,
parlementaires, etc. Les journalistes sont une cible privilégiée car ils permettent de bénéficier
d’articles ou d’émissions.
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La communication relationnelle adresse des messages personnalisés à des individus identifiés.
On la divise en mercatique directe et communication interpersonnelle. La communication
relationnelle représente les deux tiers des investissements en communication. C’est elle qui peut
jouer sur la composante conative de l’attitude et déclencher l’action de la cible.
La mercatique directe est une forme de communication médiatisée cherchant à créer une
relation individuelle avec le client.
Contact direct On contacte directement pour faire une offre adaptée et on sollicite
une réponse.
On dispose d’informations sur les clients pour pouvoir les contacter,
Connaissance du connaître leurs caractéristiques et besoins, et les segmenter.
client
Personnalisation On fait une offre adaptée et on élabore un message individualisé et
personnalisé.
Comme la publicité, la mercatique directe utilise les grands médias (presse, télévision, radio).
Mais elle sollicite une réponse : annonces presse avec coupon-réponse, spot TV ou radio avec
numéro vert ou indigo, téléachat.
Utilisation : remontée de prospects intéressés qui seront contactés ensuite.
Le publipostage (mailing) est le plus ancien média de la mercatique directe. C’est une offre
commercialisée adressée par courrier.
Utilisation : prospection, fidélisation ou vente.
Le téléphone permet un dialogue réel avec le client. Centres d’appel (salles de téléphonie
couplées à la base de données) et serveurs vocaux (répondeurs informatiques qui proposent
plusieurs choix avec les touches) automatisent le média et en baissent le coût.
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Utilisation : qualification de prospects, prise de rendez-vous et vente, en émission d’appels.
Numéros verts, service après-vente et service clients, en réception d’appels.
Interactif par excellence, Internet est utilisé en détection de prospects avec les formulaires sur
les sites, mais aussi en prospection ou fidélisation grâce à de nouveaux médias pilotés
automatiquement à faible coût : fax-mailing (mailing par fax), e-mailing (mailing par
messagerie), SMS-mailing (mailing pas SMS).
Avantages et inconvénients des médias en mercatique directe
L’imprimé sans adresse (ISA) : publipostage ou prospectus déposés anonymement dans les
boîtes aux lettres sur zone géographique, l’ISA permet une segmentation géographique mais
ses rendements sont faibles.
Utilisation : détection de prospects et création de trafic en magasin.
L’asile colis : publipostage joint à une commande passée auprès d’une société de vente par
correspondance.
Utilisation : détection de prospects.
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a. La diversité des types de contacts
L’accueil
Le service vendu au client fait l’objet d’un contact. Le personnel doit donc disposer des
compétences techniques adaptées au métier, mais il doit aussi communiquer et développer le
chiffre d’affaires.
La vente
La vente est une fonction essentielle du contact interpersonnelle. Elle peut être réalisée par des
commerciaux, mais aussi à tous les moments du contact client : accueil, service, etc.
Le face-à-face
Le téléphone
Beaucoup moins puissant (le client ne voit ni son interlocuteur ni le produit), il permet de faire
un grand volume de contacts à faible coût.
Utilisation : qualification et prise de rendez-vous en amont, service client en aval, vente aux
particuliers ou aux PME pour son rapport coût/rendement.
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L’écrit
Très peu interactif, l’écrit est bon marché et permet la visualisation de documents. C’est
également un support qui enregistre les informations et qui a valeur légale certaine.
Utilisation : information sur les produits, plaquettes, traitement des réclamations et litiges,
contrats, réponse à question écrite.
On utilise trois critères pour évaluer l’efficacité d’un plan de communication. Le premier, la
couverture, est la proportion de la cible exposée au message. Le deuxième, l’impact, est l’effet
produit par la communication. Le troisième, la rentabilité est le rapport coût/efficacité de la
campagne.
L’audience globale ou audience totale est le nombre total de personnes qui consomment le
média : nombre d’auditeurs lors d’une émission radio, nombre de lecteurs d’une revue, nombre
de personnes passant devant une affiche.
Le nombre de contacts est le nombre de fois où le message est vu, lu ou entendu. Il est toujours
plus grand que l’audience car il rend compte de la répétition de l’exposition au message. On
parle d’ODV (occasion de voir) ou d’ODE (occasion d’entendre).
Exemple : Calcul du taux d’affinité de supports presse avec la cible des cadres
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La Croix 303 000 66 000 22 %
Les Echos 728 000 674 000 93 %
Le Figaro 1 386 000 505 000 36 %
Libération 885 000 414 000 47 %
Le Monde 1 993 000 834 000 42 %
La Tribune 531 000 309 000 58 %
Audience globale Audience utile
Conclusion : ce sont Les Echos qui ont la plus grande affinité avec la cible puisque 93 % de ses
lecteurs sont des cadres.
En communication de masse, l’impact ne peut se mesurer que par des études. L’objectif étant
souvent conatif, un des indicateurs utilisés est la notoriété.
Le taux de notoriété est la proportion de personnes capables de citer, dans le cadre d’une
enquête, le nom, la marque ou les produits d’une entreprise.
Taux de notoriété = (nombre de personnes citant la marque / nombre de personnes interrogées) x
100
Le taux de notoriété assistée est le pourcentage de personnes qui disent connaître une marque
présentée dans une liste ou citée par un enquêteur. La question posée est de la forme : « Parmi
les marques suivantes, quelles sont celles que vous connaissez ? »
Le taux de notoriété spontanée est le pourcentage de personnes qui citent spontanément une
marque. La question posée est par exemple de la forme : « Quelles sont les marques de
téléphones portables que vous connaissez ? »
En publicité, comme il n’y a pas de retour direct, il est très difficile de calculer les résultats
financiers induits par l’action de communication. Les calculs de rentabilité sont donc limités
aux calculs de coûts. On utilise comme indicateur le coût pour mille personnes touchées :
CPM (Coût pour mille personnes) = Coût de l’insertion publicitaire x 1000 / audience globale
CPMU (Coût pour mille personnes dans la cible) = Coût de l’insertion publicitaire x 1000 / audience utile
Exemple : Calcul des CPM et CPMU pour une campagne publicitaire en direction des 15-20
ans, sur trois supports magazine sélectionnés
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A 5 041 000 1 400 000 21 000 4,17 € 1 15,00 € 2
B 4 590 000 1 300 000 21 600 4,71 € 16,62 €
C 3 722 000 1 200 000 20 500 5,51 € 17,08 €
1.
21 000 x 1000 / 5 041 000 = 4,17 € ; 2.
21 000 x 1000 / 1400 000 = 15,00 €
Avec le support C, toucher une personne coûte 5,51 € et toucher une personne dans la cible
17,08 €
En communication relationnelle, au-delà du calcul du coût, on peut facilement faire des calculs
de rentabilité en fonction du chiffre d’affaires induit :
- le coût au contact mesure le coût généré par un contact sur la cible ;
- le coût d’acquisition du client mesure le coût pour obtenir une vente ;
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