UNITÉ 4
SÉANCE 1
A. L’ARRIVÉE À PARIS
1. a) Les trois personnages sont Denise (20 ans), Jean (16 ans) et Pépé (5 ans).
b) Ils sont frères et sœur.
c) Ils sont vêtus de noir parce qu’ils portent des vêtements de deuil car leur père est mort.
d) Ils viennent de Valognes, dans la Manche, et se rendent chez leur oncle Baudu, qui habite rue de la Micho-
dière à Paris.
2. a) Dans le premier paragraphe, les mots qui décrivent l’état dans lequel se trouvent les personnages en arrivant
à Paris sont : « brisés du voyage, effarés et perdus, au milieu du vaste Paris » (l. 3-4).
b) Les personnages vont s’arrêter devant un grand magasin de nouveautés.
c) Les indications permettant de localiser précisément ce bâtiment sont : « à l’encoignure de la rue de la Micho-
dière et de la rue Neuve-Saint-Augustin » (l. 15-16).
d)
— Plan de Paris, Girard (1854).
B. LE GRAND MAGASIN
1. a) Le grand magasin se nomme Au Bonheur des Dames.
b) « Le magasin […] bourdonnait à l’intérieur comme une ruche qui s’éveille. » (l. 22-23)
Le narrateur choisit cette comparaison pour montrer l’agitation qui règne au sein du magasin, juste avant
l’ouverture. Les vendeurs se préparent, les employés vont et viennent, comme les abeilles dans une ruche.
38 CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 1
2. a) Le magasin Au Vieil Elbeuf appartient à Baudu, l’oncle de Denise.
b) Maison : énorme
l’enseigne : mes
Da
des
deux femmes riantes
r
nheu les vitrines :
Bo
Au les étalages éclataient
en notes vives
la porte :
tout en glace
Maison : enduite d’un ancien badigeon rouillé
l’enseigne :
les lettres jaunes détei- les vitrines :
gnaient Au Vieil Elbeuf profondes, noires,
poussiéreuses
la porte : ouverte […] sur
les ténèbres humides
d’une cave
c) Les deux magasins s’opposent par leurs couleurs : claires pour le Bonheur des Dames, sombres et noires
pour le Vieil Elbeuf. Ils s’opposent également par leur taille et leur aspect : le grand magasin est « énorme »,
ses étalages clairs sont attirants. Le Vieil Elbeuf est plat, la boutique semble « écrasée » et abîmée par le
temps. Enfin, l’abondance et la profusion d’articles dans les étalages du Bonheur des Dames s’opposent à la
nudité des vitrines du Vieil Elbeuf.
C. LA RÉACTION DES PERSONNAGES
1. a) La première réaction des personnages lorsqu’ils découvrent le magasin Au Bonheur des Dames est la sur-
prise, l’émerveillement.
b) « […] ils suivirent les vitrines, s’arrêtant de nouveau devant chaque étalage. » (l. 50-51)
« Mais la dernière vitrine surtout les retint. » (l. 59)
« Mais, comme elle entrait dans la rue, Denise fut reprise par une vitrine […]. » (l. 76-77)
c) Personnages Jean Denise Pépé
• immobile • émue • troublé et ravi
• bouche ouverte • intéressée • ouvrait des yeux énormes
Réactions
• rose de plaisir • absorbée
• une admiration
d) La phrase qui peut correspondre à cette image est :
« Elle tenait par la main Pépé, et Jean la suivait, tous les trois brisés du voyage, effarés et perdus, au milieu du
vaste Paris, le nez levé sur les maisons […] » (l. 3-4).
CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 1 39
2. a) Les deux magasins sont décrits à travers le regard de Denise.
b) « Denise vit une tartanelle » (l. 45) - « Et jamais elle n’avait vu cela » (l. 78-79) - « ce qui frappa surtout Denise »
(l. 123).
c) Denise était vendeuse, chargée des confections, chez Cornaille, à Valognes.
JE RETIENS
Découvrir le début du roman
Les premières pages d’un roman, appelées aussi incipit, apportent au lecteur les informations essentielles pour
comprendre l’histoire :
• Le nom des personnages : Denise, Jean et Pépé.
• Leur situation : Leur père vient de mourir et ils viennent retrouver leur oncle Baudu.
• Le lieu où se déroulera l’action : la ville de Paris et le grand magasin Au Bonheur des Dames.
• Au Bonheur des Dames et Au Vieil Elbeuf sont deux magasins qui s’opposent par leur taille et leur aspect. Le
premier symbolise la modernité des grands magasins en plein développement ; le second, les anciennes
boutiques du petit commerce.
• Ces deux magasins sont le plus souvent décrits selon le point de vue* de Denise.
D. UNE ÉCRITURE NATURALISTE
1. a) La description des articles exposés dans les vitrines est très détaillée.
b) les « malines », les « valenciennes » (« les applications de Bruxelles », « les points de Venise », « rotonde », « les
sorties-de-bal ») (l. 83-84 et 88-89).
2. Ces phrases insistent sur la vieillesse et l’usure de cette boutique.
3. Quelques pages plus loin, voici la présentation de Mme Baudu et de sa fille :
« En quelques phrases brèves, il mettait au courant Mme Baudu et sa fille. La première était une petite femme
mangée d’anémie1, toute blanche, les cheveux blancs, les yeux blancs, les lèvres blanches. Geneviève, chez qui
s’aggravait encore la dégénérescence de sa mère, avait la débilité2 et la décoloration d’une plante grandie à
l’ombre. Pourtant, des cheveux noirs magnifiques, épais et lourds, poussés comme par miracle dans cette chair
pauvre, lui donnaient un charme triste. »
1. anémie : faiblesse due à la diminution des globules rouges dans le sang.
2. débilité : extrême faiblesse.
a) Les deux femmes sont présentées comme des êtres fragiles, sans force, sans vie, sans joie. Elles font pitié.
b) Dans ce texte l'expression soulignée montre que la faiblesse physique de la mère a été transmise à la fille.
c) C’est la métaphore de la plante qui est employée pour caractériser Geneviève (« plante » (l. 4), « poussés »
(l. 5)). C’est une métaphore dévalorisante : Geneviève n’est pas une belle plante mais une plante qui manque
de couleur car elle n’a pas vu le soleil.
SÉANCE 2
A. L’ENTRETIEN AVEC LE DIRECTEUR
1. a) Denise est convoquée par le directeur parce qu’elle était mal habillée et mal coiffée la veille.
b) La nuit précédente, pour améliorer son image, Denise a rétréci sa robe, qui était trop grande et a tenté de
mieux se coiffer.
c) Lorsqu’elle se rend chez le directeur, Denise est persuadée qu’il va la renvoyer.
2. a) Mouret traite la jeune femme comme une enfant, avec pitié.
b) La phrase qui pourrait correspondre à l’image est la suivante :
« Il s’était levé, il vint corriger sa coiffure, du même geste familier dont Mme Aurélie avait essayé de le faire la
veille » (l. 23-24).
40 CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 2
B. ANALYSER LE VOCABULAIRE DE LA SOUFFRANCE
1. Les souffrances endurées par Denise sont à la fois physiques et morales.
2. « le martyre physique »
a) Voici les mots et expressions qui désignent les souffrances physiques de Denise et que tu devais souligner :
– « Les paquets de vêtements lui cassaient les bras » (l. 54-55)
– « courbaturée, les épaules meurtries » (l. 56)
– « elle avait les pieds enflés » (l. 60)
– « les talons battaient de fièvre, la plante s’était couverte d’ampoules, dont la peau arrachée se collait à ses
bas » (l. 61-62)
– « un délabrement du corps entier, les membres et les organes tirés par cette lassitude des jambes » (l. 63-64).
b) FATIGUE(S) = LASSITUDE
À BOUT DE FORCES = ÉPUISÉE
c)
– Liste 1 : fatigues – troubles – maladies
– Liste 2 : courbaturée – meurtries – broyés
– Liste 3 : souffrir – défaillir – succomber
3. a) Voici les mots et expressions qui désignent les différentes façons dont Denise est persécutée par ses collè-
gues :
– « la sourde persécution de ses camarades » (l. 71)
– « des mots blessants, des inventions cruelles, une mise à l’écart » (l. 72-73)
– « ne jamais lui laisser une cliente sérieuse » (l. 79)
– « d’une haine instinctive » (l. 80)
b) Les deux mots qu’emploient les vendeuses pour parler de Denise sont « sabot » et « tête de pioche » (l. 75).
c) La définition de l’adjectif « sourd » qui correspond au texte est la suivante : « qui ne se manifeste pas nette-
ment, qui se fait de manière secrète ».
4. a) Les deux synonymes du mot « courage » sont « bravoure » (l. 50) et « vaillance » (l. 67).
b) Le trait de caractère dont fait preuve Denise est « l’entêtement » (l. 67). Le mot « persévérance » (pas dans le
texte) conviendrait aussi très bien pour qualifier son courage.
c) Dans le dernier paragraphe, l’expression qui annonce l’évolution des qualités de vendeuse de Denise est
« lorsqu’elle se révéla plus tard comme une vendeuse remarquable » (l. 76-77).
C. EXPRESSION ÉCRITE
Proposition de correction Consignes
Chaque jour, le mineur redescendait dans ces galeries étroites où il devait extraire le Personne effectuant un
charbon à même la roche, avec une simple pioche. Les conditions de travail dans la métier difficile et fati-
mine étaient épuisantes. À la difficulté de la tâche, s’ajoutaient la chaleur insuppor- gant.
table et la promiscuité. Des éclats de roches le blessaient souvent. Parmi ses cama- Vocabulaire de la
rades, les plus anciens souffraient tellement qu’ils étaient sur le point de défaillir, les souffrance
plus faibles succombaient parfois, le corps fatigué et malade.
Verbes à l’imparfait
Le soir, lorsqu’il regagnait la surface, le délabrement de ses membres était une
torture. Et il rentrait , les reins brisés, les bras endoloris, prendre quelques heures
de repos.
CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 2 41
SÉANCE 3
A. « LE COUP DE TERREUR DES CONGÉS »
1. « Un vent de panique » (l. 1)
a) Il souffle un vent de panique parce que la direction licencie de nombreux employés.
b) Cela intervient en été parce que le magasin est vide de clientes pendant les mois de juillet et d’août.
2. a) C’est Bourdoncle qui se charge de renvoyer les commis.
b) Bourdoncle prononce toujours cette phrase : « Passez à la caisse ! » (l. 15).
c) Trois exemples de motifs utilisés pour licencier les employés :
– « Vous étiez assis, monsieur » (l. 17)
– « Vous répondez, je crois » (l. 17-18)
– « Vos souliers ne sont pas cirés » (l. 18).
d) Non, ces motifs sont injustes et la sanction est disproportionnée.
B. LA CRITIQUE SOCIALE
1. a) Les termes qui développent cette métaphore sont « massacre » (l. 19), « mécanique » (l. 20), « étranglait »
(l. 21), « condamnés » (l. 22), « hachait » (l. 23). Bourdoncle est associé à un bourreau qui met à mort les em-
ployés les uns après les autres.
b)
Verbes Compléments
écrémer • • au pavé
balayer • • le plancher
rendre • • le personnel
déblayer • • le magasin
c) L’image qui est donnée de ces renvois est péjorative. Le personnel est considéré comme de la saleté ou des
gravats (qu’il faut balayer, déblayer), comme un élément indésirable (écrémer) ou comme venant de la rue
(rendre au pavé).
2. a) Les vendeurs acceptent leur « situation précaire » par habitude et parce qu’ils n’ont pas d’autre choix.
b) Complète ce schéma sur l’emploi des métaphores* à l’aide de mots du texte.
grain de mil (sous) une meule puissante
Denise le magasin
si peu de chose cette grande machine qui l'écraserait
c) De manière générale, les directeurs de magasins ou d’usines ne se préoccupent pas du sort de leurs em-
ployés : « dans le branle indifférent de la machine » (l. 33) (ou « aucune reconnaissance des services rendus »
(l. 34-35)).
3. « L’usine chômait, on supprimait le pain aux ouvriers » (l. 32)
a) « L’usine chômait, on supprimait le pain aux ouvriers. »
b) Dans cette phrase, il y a une relation logique de cause (l’usine chômait) à conséquence (on supprimait le pain
aux ouvriers).
42 CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 3
c) Cette relation est exprimée avec :
– une conjonction de coordination :
L’usine chômait donc on supprimait le pain aux ouvriers.
– une conjonction de subordination :
L’usine chômait si bien que l’on supprimait le pain aux ouvriers.
d) L’aspect mécanique et répétitif des licenciements est bien rendu par l’emploi de l’imparfait d’habitude et par
la juxtaposition des deux propositions.
4. a) On sent la présence du narrateur dans tout le passage, il intervient par exemple ici : « ce qui était une façon
plus humaine de diminuer les frais », ici : « le rouage inutile était tranquillement jeté de côté » ou ici : « Tant pis
pour ceux qui ne savaient pas se tailler leur part ! ».
b) Le narrateur porte un regard sévère et critique sur ces licenciements. On sent son ironie à l’égard d’un sys-
tème injuste, grâce à des mots comme : « le rouage inutile était tranquillement jeté de côté » ou « Tant pis
pour ceux qui ne savaient pas se tailler leur part ! ». Il utilise des mots choquants et fait semblant de justifier
la maltraitance des employés afin de faire comprendre son indignation au lecteur.
C. EXPRESSION ÉCRITE
Sujet : Comment Émile Zola présente-t‑il dans cet extrait la condition des employés au XIXe siècle ?
Dans cet extrait, Émile Zola dénonce les conditions de travail des employés au XIXe siècle. Tout d’abord, par la méta-
phore des exécutions, il montre à quel point les renvois sont violents et injustes. Ensuite, l’image de la machine (la
meule) montre que les employés sont traités comme des moins que rien, avec indifférence et qu’ils vivent dans une
situation précaire. Enfin, par ses commentaires personnels, Zola fait entendre son jugement sans appel et donne
une image très péjorative des conditions de travail imposées par les patrons de son époque.
D. LES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES CIRCONSTANCIELLES :
CAUSE, CONSÉQUENCE, BUT
1. a) et b)
Phrase 1 : « Cependant Denise, au milieu de ce coup de balai, était si menacée, qu’ elle vivait dans la conti-
nuelle attente d’une catastrophe. » conséquence
Phrase 2 : « Alors, comme ses appointements et son tant pour cent ne suffisaient point, elle avait eu l’idée de
chercher un petit travail, en dehors de son emploi. » cause
Phrase 3 : « Mouret, chaque matin, lorsqu’ il faisait avec Bourdoncle son inspection, prenait à part les chefs de
comptoir, qu’il avait poussés, l’hiver, pour que la vente ne souffrît pas, à engager plus de vendeurs
qu’il ne leur en fallait, quitte à écrémer ensuite leur personnel. » temps (la première) et but
(la seconde)
c) Le verbe « souffrît » est conjugué au subjonctif imparfait.
2.
• Comme les clientes sont moins nombreuses l’été, il faut renvoyer un tiers des commis.
cause
• Denise donne de l’argent à son frère, afin qu’ il puisse payer ses dettes.
but
• La jeune vendeuse était si courageuse qu’elle avait pris un second travail.
conséquence
• Une cliente s’est plainte parce qu’une vendeuse avait mangé de l’ail.
cause
CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 3 43
SÉANCE 4
A. UN MAGASIN MODERNE
1.
– la force de la publicité no 3
– la psychologie de la femme no 4
– l’architecture et la structure du magasin no 1
– les aménagements intérieurs des magasins no 5
– des attentions pour les femmes no 2
2. a) Les deux principaux matériaux de construction de cette architecture sont le fer et le verre.
b) « Partout on avait gagné de l’espace, l’air et la lumière entraient librement, le public circulait à l’aise, sous le
jet hardi des fermes à longue portée » (l. 10-12).
c)
« Des colonnes »
« la lumière
entrait librement »
« des escaliers
de fer
s’élevaient du
rez-de-chaussée »
— Le grand escalier des magasins du Bon Marché, 1872.
d) La métaphore employée dans le premier paragraphe pour désigner le Bonheur des Dames est « la cathédrale
du commerce moderne » (l. 12).
e) Cette métaphore met l’accent sur la taille et la grandeur de ce magasin et indique que la nouvelle religion est
celle du commerce.
3. a) Les aménagements conçus par Mouret pour le confort des clientes sont :
« deux ascenseurs, capitonnés de velours » (l. 26-27)
« un buffet » (l. 27)
« un salon de lecture » (l. 28)
« une galerie monumentale » (l. 28).
b) Pour « conquérir la mère par l’enfant », Mouret crée des rayons pour petits garçons et fillettes.
44 CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 4
B. LE TRIOMPHE DE LA PUBLICITÉ
1. a) Le synonyme de « publicité » employé plusieurs fois dans cet extrait est « réclame » (l.36, 44).
b) Les quatre supports employés pour faire la publicité du magasin Au Bonheur des Dames sont : les catalogues,
les annonces, les affiches et les ballons pour enfants.
c) Mouret réussit à rendre ses catalogues plus attrayants en les illustrant de gravures et en y collant des échan-
tillons.
2. Expression écrite
Proposition de correction Consignes
Le dessin de cette affiche représente une scène de vente au magasin Au
Paradis des Dames. On y voit des vendeurs déployer des tissus sous les yeux Description et explication
des clientes admiratives qui ne peuvent s’empêcher de toucher les étoffes. du dessin
Des petits anges écartent de grands rideaux, dévoilant ainsi la scène. Ces
anges font référence au terme « paradis ».
Le texte de l’affiche mentionne le nom du magasin, son adresse ; il indique Analyse du texte et de la
la nature du commerce (« nouveautés », « chaussures pour dames »…) et typographie
annonce les dates de son inauguration. Les mots sont mis en valeur par
l’emploi de caractères gras, et par leur grande taille (surtout pour le nom, la
mention des nouveautés et l’inauguration). Les différents arguments
On peut distinguer trois arguments de vente principaux : l’entrée est libre, le de vente
prix est fixe et le magasin vend à très bon marché.
C. L’ANALYSE DE LA FEMME
1. a) Voici les deux phrases que tu devais souligner :
– « la femme est sans force contre la réclame » (l. 44)
– « elle ne résistait pas au bon marché » (l. 46)
b) Le système des « rendus » consiste à pouvoir rapporter un article s’il ne nous satisfait pas.
2. a) Voici deux expressions que tu pouvais recopier :
– « il l’analysait en grand moraliste » (l. 45-46)
– « il avait pénétré plus avant encore dans le cœur de la femme » (l. 50-51).
b) Mouret considère les clientes comme des proies.
SÉANCE 5
A. LA VICTOIRE DE DENISE
1. Les deux synonymes du mot « victoire » sont « triomphe » (l. 32) et « succès » (l. 34).
2. Denise est nommée première du rayon « costumes pour enfants ».
3.
Personnages Réactions
Mme Aurélie • • est réduit à l’impuissance
Marguerite • • se répand en éloges
Clara • • affiche des sentiments affectueux
Jouve • • est pris d’inquiétude
Hutin • • lui parle courbé en deux
Bourdoncle • • est travaillée d’un sourd respect
4. Denise était douce, accueillante, et prête à donner son cœur.
CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 5 45
B. ÉTUDIER LE VOCABULAIRE DE LA MISÈRE
1. a) Les deux expressions qui montrent que Denise souffre encore de la misère de ses débuts au Bonheur des
Dames sont :
– « ses souffrances du début la poignaient encore » (l. 73)
– « Denise ne s’en tenait pas à vouloir panser les plaies vives dont elle avait saigné » (l. 100-101).
b) Elle juge les renvois brusques des commis « maladroits et iniques, nuisibles à tous » (l. 72).
c) Lorsqu’elle rencontre une nouvelle vendeuse dans les rayons, Denise éprouve un sentiment de pitié.
2. a) Cette expression désigne une vie pénible et misérable.
b) Les trois possibilités envisagées sont :
– mortes d’épuisement et de maladie : « mortes à la peine, phtisiques ou anémiques, de fatigue et de mauvais
air » (l. 78-79)
– tombées dans la prostitution : « quelques-unes roulées au trottoir » (l. 79-80)
– mariées et parties vivre modestement en province : « mariées, enterrées au fond d’une petite boutique de
province » (l. 80-81).
C. LES IDÉES DE DENISE SUR LE NOUVEAU COMMERCE
1. a) Denise veut améliorer le sort des commis et des vendeuses d’abord parce qu’elle est soucieuse de leur sort,
qu’elle trouve injuste, ensuite parce qu’elle considère que les employés travailleront mieux s’ils sont mieux
traités.
b) Les deux réformes importantes qui améliorent le sort précaire des vendeurs sont :
– « on remplaçait les renvois en masse par un système de congés accordés aux mortes-saisons » (l. 95-96).
– « on allait créer une caisse de secours mutuels » (l. 96-97).
c) Voici quelques-unes des améliorations apportées :
– « créer un corps de musique » (l. 103)
– « une salle de jeu pour les commis, deux billards, des tables de trictrac et d’échecs » (l. 108-109)
– « des cours le soir dans la maison » (l. 109)
– « une bibliothèque fut créée » (l. 111)
– « un médecin à demeure donnant des consultations gratuites » (l. 112-113)
– « des bains, des buffets, un salon de coiffure » (l. 113).
2. a) Face aux idées de Denise, Mouret était « séduit » (l. 92) et « l’écoutait en la plaisantant » (l. 94).
b) Cette expression signifie que le magasin possède toutes les structures nécessaires pour fonctionner seul, et
pour satisfaire tous les besoins des employés, comme un monde clos sur lui-même.
c) La métaphore employée à la fin de l’extrait pour désigner le Bonheur des Dames est : « cette cité du travail »
(l. 115-116).
h) Cette métaphore insiste sur l’immensité du grand magasin et sur la variété des aménagements créés : il est
devenu une ville dans la ville.
D. L’ORTHOGRAPHE DE QUELQUES SÉRIES PRÉFIXALES
1. a) ac/cueillait - dé/doublé - dis/paraissant - in/capable - im/puissant - em/portait - en/tachait
b) Le préfixe commun aux mots impuissant et incapable s’écrit différemment en fonction de l’initiale du radical
qu’il précède.
2. Complète les mots suivants en ajoutant le préfixe con- ou l’une de ses variantes.
compagnon - collection - corriger - consacrer - commettre – comparer
E. L’ORTHOGRAPHE DE QUELQUES SÉRIES SUFFIXALES
1. compt/oir - vict/oire - fill/ette - enfant/ine - music/ien - arm/oire - trott/oir - cul/otte
2. Ancienne – inquiète – muette – secrète – méditerranéenne – pâlotte – sotte – cadette – douillette
46 CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 5
SÉANCE 6
A. UNE SCÈNE DE DEUIL
1. a) Le jour de l’enterrement de Geneviève, le ciel est noir et il fait un temps pluvieux.
b) Les deux couleurs dominantes dans le premier paragraphe sont le noir (« un temps noir » (l. 1), « un ciel de
suie » (l. 1), « l’allée obscure » (l. 5), « ce monde vêtu de noir » (l. 20)) et le blanc (« drap blanc » (l. 2), « roses
blanches » (l. 4)).
c) Les deux éléments du décor que l’on retrouve sur cette image sont : « le Vieil Elbeuf, tendu de drap blanc »
(l. 2), « Des couronnes de perles, un gros bouquet de roses blanches, couvraient le cercueil » (l. 4-5).
d) La description du vieux quartier est en accord avec l’atmosphère de deuil parce qu’il a une odeur de moisi
comme dans une cave, et qu’il évoque la mort.
2. Denise est chargée par sa tante de veiller sur son oncle Baudu parce qu’il est accablé et que sa douleur inquiète
sa femme.
B. UN ENTERREMENT SYMBOLIQUE
1. a)
Commerçants Métiers
Bédoré et sœur • • gantier
Vanpouille frères • • fourreurs
Deslignières • • lingère
Piot et Rivoire • • bonnetiers
Mlle Tatin • • bimbelotier
Quinette • • marchands de meubles
b) La présence de ces commerçants peut être interprétée comme « un témoignage de sympathie » (l. 13) mais
aussi comme « une manifestation contre le Bonheur des Dames » (l. 14).
c) Le grand magasin Au Bonheur des Dames est accusé d’être responsable de la mort de Geneviève.
2. a) Les deux métaphores sont « du monstre » (l. 15) et « le colosse » (l. 24).
b) La« gaieté » (l. 22) s’oppose à la tristesse du deuil ; la lumière des vitrines « claires » (l. 21) et des étalages
« éclatants » (l. 22) s’oppose au noir, couleur du deuil.
c) Les commerçants du quartier éprouvent un sentiment de haine pour le grand magasin.
3. a) La métaphore exprimant leur disparition prochaine est « il lui semblait entendre le piétinement d’un troupeau
conduit à l’abattoir » (l. 91-92).
b) Le narrateur donne des commerçants l’image de personnes laides et malades.
c) C’est Bourras qui incarne ici la résistance des boutiquiers face aux appétits du Bonheur des Dames.
d) Selon Bourras, l’enterrement de Geneviève symbolise la mort du vieux quartier.
C. EXPRESSION ÉCRITE
Pour montrer que l’enterrement de Geneviève illustre la mort des petits commerçants du quartier, l’écrivain les
présente d’abord physiquement comme des êtres malades, voués à une mort proche. Ils constituent l’essentiel du
cortège funèbre et considèrent le grand magasin comme responsable de la mort de Geneviève, mais aussi de leur
propre faillite : « il avouait la défaite de l’ancien commerce […] » (l. 85). Ensuite, tous sont présentés comme des vic-
times « du monstre ». L’écrivain emploie de nombreuses métaphores qui accentuent ce thème (« un troupeau conduit
à l’abattoir » (l. 92)). Enfin, l’image qu’il donne du quartier dans lequel ils vivent évoque la vieillesse et la mort (« Tout
le vieux quartier suait d’humidité, exhalait son odeur moisie de cave […] » (l. 7)). Cette scène de deuil symbolise la
disparition de l’ancien commerce, tué par la modernité du Bonheur des Dames.
CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 6 47
D. DICTÉE
La dictée est un extrait du texte étudié. Tu trouveras donc la correction dans les sept premières lignes du texte en
début de séance.
SÉANCE 7
A. LES TRAVAUX DU BONHEUR DES DAMES
1. a) la rue du Dix-Décembre
b) Les deux lieux parisiens reliés par cette avenue sont le nouvel Opéra et la Bourse.
2. a) Mouret s’est entendu avec le baron Hartmann, président du Crédit immobilier.
b) Les conséquences de ces travaux d’agrandissement du Bonheur des Dames sont : « les boutiques fermaient,
les locataires déménageaient » (l. 14).
3. a) L’architecte décide de faire travailler les ouvriers, la nuit.
b) Voici l’expression que tu devais souligner : « De puissantes lampes électriques furent établies, et le branle ne
cessa plus. »
B. LES MÉTAMORPHOSES DU GRAND MAGASIN PAR LES IMAGES
1. a) La métaphore employée pour désigner le Bonheur des Dames est celle de la « machine ».
b) Les termes qui développent cette métaphore sont « haute pression » (l. 1), « enfournement » (l. 6), « rigueur
mécanique » (l. 7-8), « la logique des engrenages » (l. 8).
c) Ce développement métaphorique met l’accent sur l’aspect inhumain, mécanique, implacable et violent du
fonctionnement des grands magasins.
d) Le point de vue adopté pour cette description est interne, il s’agit de celui de Denise.
2. a) Extrait 1 : « le colosse »
Extrait 2 : « la cathédrale du commerce moderne »
b) Ces images sont des métaphores qui expriment l’aspect gigantesque du grand magasin et l’importance qu’il a
prise.
c) Extrait 3 : « il flambait comme un phare »
C. EXPRESSION ÉCRITE
Proposition de correction Consignes
Alors Denise eut la sensation d’un monstre prêt à dévorer ses victimes. Le maga- Champ lexical du monstre
sin, vu ainsi, était effrayant. Les clientes étaient attirées par les étalages, avalées Le fonctionnement du grand
par les portes, implacablement digérées dans les entrailles des rayons, poussées magasin
mécaniquement vers la caisse, puis éjectées, épuisées, hors de la bête.
48 CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 7
SÉANCE 8
A. OBSERVER LE TEXTE DE L’AFFICHE
1. a) Les différentes informations données par le texte de cette affiche sont :
– le titre du film (Au Bonheur des Dames)
– le nom du réalisateur (André Cayatte)
– le nom des acteurs principaux (Michel Simon, Albert Préjean)
– l’origine du film (l’œuvre d’Émile Zola).
b) L’adaptation d’André Cayatte cherche à être fidèle au roman de Zola, puisque l’affiche précise : « d’après
l’œuvre d’Émile Zola ».
c) Les deux principaux acteurs du film sont Michel Simon et Albert Préjean. On peut s’étonner que le nom de
l’actrice qui joue Denise, le personnage principal, ne soit pas en haut de l’affiche. On peut penser que l’actrice
n'était pas assez connue pour attirer les spectateurs.
d) Les lettres employées pour le titre peuvent évoquer des rubans employés dans la confection des vêtements
ou des chapeaux ou du moins une écriture féminine.
B. OBSERVER LES DIFFÉRENTS ÉLÉMENTS DE L’IMAGE
1. a) Sur cette image, on peut observer différents personnages masculins et féminins, disposés de chaque côté du
grand magasin, et, dans le coin en bas à gauche, la boutique du Vieil Elbeuf.
b) Le magasin Au Bonheur des Dames est mis en valeur par sa place (il occupe la partie centrale de l’image), par
les couleurs claires qui sont employées, par ses formes imposantes et rectilignes et par une vue en contre-
plongée qui lui donne de la puissance.
c) Le soleil représenté à l’arrière-plan peut symboliser le bonheur, la joie mais aussi la modernité des grands
magasins de nouveautés qui laissent pénétrer la lumière par des parois vitrées, contrairement aux vieux
magasins qui sont sombres.
2. a) On retrouve sur cette représentation une boutique ancienne, basse et sombre, ainsi que la nudité des vitrines
sans persiennes.
b) Le dessinateur a traduit l’opposition entre les deux magasins par les couleurs (claires/sombres), les tailles
différentes et la position sur l’affiche : le Bonheur des Dames semble écraser le Vieil Elbeuf.
3. a) Les personnages 2, 3 et 4 sont situés de chaque côté du magasin, le premier personnage est en bas de
l’affiche.
b) Le personnage 1 se distingue des autres par sa taille, par sa place (il est en dessous du grand magasin) et
par l’expression de son visage sombre et triste.
c) Les personnages 3 et 4 regardent vers le bas.
d) On peut penser qu’ils contemplent de haut leur victoire sur les petits commerçants.
e)
1 2 3 4
Bandu Denise Mouret Bourdoncle
4. La figure féminine placée au centre de l’affiche symbolise la femme en général, la cliente moderne qui trouve
son bonheur dans le grand magasin.
CNED – Collège 4e FRANÇAIS – UNITÉ 4 – Séance 8 49
SÉANCE 9
A. COMPLÉTER UNE FICHE BIOGRAPHIQUE
Émile ZOLA (1840-1902)
Sa vie :
• Lieux de naissance et de vie : Paris, Aix-en-Provence, Paris.
• Métiers, activités : employé de bureau, chargé de la publicité à la Librairie Hachette, journaliste, critique, écri-
vain.
• Principaux évènements personnels : les attaques suscitées par certains de ses romans, sa condamnation par
la justice.
• Personnages ou évènements ayant marqué l’auteur : la découverte du milieu littéraire, l’affaire Dreyfus.
Son œuvre :
• Principaux genres littéraires abordés (roman, théâtre, poésie…) : des romans et des contes.
• Titres des œuvres principales : Germinal, L’Assommoir, La Bête humaine.
• Principales caractéristiques du style de l’auteur : le naturalisme, la précision des descriptions.
B. APPROFONDIR LA CONNAISSANCE DE L’ŒUVRE
1. a) Le grand cycle romanesque de vingt volumes écrit par Zola se nomme les Rougon-Macquart.
b) Le sous-titre de cette série est Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire.
2. a) Le Second Empire débute en 1852 et se termine en 1871.
b) Pendant cette période, la France était dirigée par Napoléon III.
3. a) La Terre ou L’Assommoir ont provoqué des scandales parce qu’ils furent jugés vulgaires à cause des mots crus
et des descriptions sordides qu’ils comportaient.
b) Pour peindre la réalité avec la plus grande exactitude, Zola rassemblait une très grande documentation et
menait des enquêtes précises.
c) La littérature (ou la doctrine) de Zola est qualifiée de naturaliste.
JE RETIENS
L’œuvre littéraire d’Émile Zola
• L’œuvre romanesque d’Émile Zola est essentiellement constituée d’un cycle appelé les Rougon-Macquart et
constitué de vingt volumes. Dans ces romans, l’écrivain retrace l’histoire naturelle et sociale d’une famille
qui vit sous le Second Empire.
• La littérature de Zola, qualifiée de naturaliste, se donne pour but de décrire et d’analyser les différents
milieux sociaux en s’appuyant sur les progrès de la science.
• Pour peindre avec exactitude et précision la réalité historique et sociale, l’écrivain accumule une documen-
tation très riche et se livre à de nombreuses enquêtes sur le terrain (dans les mines pour Germinal, dans les
grands magasins pour Au Bonheur des Dames).
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SÉANCE 10
Je connais… Je suis capable de…
Émile Zola et son œuvre. ¾N
ommer deux titres de romans écrits par Émile
¾ Je sais que l’ensemble de ses romans sont regrou- Zola : Germinal
pés sous le titre les Rougon-Macquart. L’Assommoir
¾ Ses romans se déroulent pendant le Second Empire.
¾ Je sais que sa littérature est qualifiée de natura-
liste.
Les principaux personnages du roman Au Bonheur des ¾ Nommer certains personnages secondaires comme :
Dames. Bourras, le vendeur de parapluies qui tente de résister
¾ Je sais que l’héroïne se nomme Denise, que son au Bonheur des Dames.
oncle nommé Baudu possède un magasin appelé Au
Geneviève, la cousine malheureuse de Denise.
Vieil Elbeuf.
¾ Je sais que le directeur du Bonheur des Dames se Pépé et Jean, les deux frères de Denise.
nomme Octave Mouret.
Les techniques de vente modernes employées par ¾ Citer trois supports différents pour la publicité :
Mouret : Les catalogues
¾ Le recours à la publicité.
Les affiches
¾ La diminution des prix et le système des renvois.
Les annonces
¾ La vente par correspondance.
¾ Les aménagements intérieurs pour mieux piéger les
clientes.
Les propositions subordonnées circonstancielles de : ¾S ouligner dans une phrase la proposition subor-
• cause donnée circonstancielle et indiquer la circonstance
exacte.
• conséquence
¾ Denise refuse les avances de Mouret parce que
• but
celui-ci n’est pas un homme sérieux. (Cause)
¾ Denise propose des réformes afin que le sort des
employés soit amélioré. (But)
¾ Le grand magasin propose des prix très bas, si bien
que les petits commerces réalisent moins de ventes.
(Conséquence)
L’orthographe de quelques séries préfixales : ¾ I soler le préfixe dans les mots suivants :
ad/ con/ dé/ in/ sous/ sub/venir - com/mettre - il/légal - dis/paraître - dé/
nouer - ap/prendre - sou/mettre - cor/rompre - im/
L’orthographe de quelques séries suffixales :
prévu
oir / ette/ ot-otte/ in-ain-ien/
¾ Mettre au féminin les mots suivants :
Parisienne – taquine – coquette – diluvienne –
pâlotte – malsaine – méditerranéenne
La principale métaphore employée dans le roman pour ¾ Encadre une comparaison et souligner une méta-
désigner le magasin : phore dans une phrase :
Celle de la machine. • « Au-dessous d’eux, s’étendait l’immense vitrage de
la galerie centrale, un lac de verre borné par les toi-
tures lointaines, comme par des côtes rocheuses. »
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