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ARGUMENTAIRE
Actuellement, presque tous les systèmes éducatifs, en formant les apprenants, forment et éduquent en réalité des
cerveaux sans prendre en compte les mécanismes de fonctionnement de ces cerveaux, et ce en imposant des cursus de
formation un peu contraignants et des rythmes scolaires et universitaires très mal en point. Que n’a-t-on ressassé que
l’élève demeure au centre de l’opération d’enseignement-apprentissage sans s’intéresser à ses procédés et ses manières
de concevoir son propre apprentissage. Ceci dit, il ne faut pas oublier que le cerveau en tant qu’organe et moteur de
l’apprentissage, impose à l’institution scolaire ses contraintes et ses stratégies de travail. On l’aura compris, avec le
premier colloque de la Ligue Marocaine des Professeurs de Français (LMPF), nous avons préféré commencer notre
aventure scientifique avec une réflexion sur l’investissement des principes de base des sciences cognitives et des
neurosciences dans le monde de l’éducation. Il s’agit d’examiner s’il existe des corrélations entre l’acte d’apprendre ou
d’enseigner et la connaissance des mécanismes de travail du cerveau. Cette fusion ou cette collaboration des
neurosciences avec le monde de l’éducation a connu un succès grandissant grâce notamment aux travaux du psychologue
cognitiviste Olivier Houdé et au neuroscientifique Stanislas Dehaene.
A l’origine issu du lexique militaire, le terme « stratégie » est fréquemment utilisé en didactique du français dans la
mesure où il est question des stratégies de lecture et d’écriture ; les stratégies d’apprentissage sont une chose, les stratégies
d’enseignement en sont une autre, nous apprennent les sciences de l’éducation ; la psychologie cognitive fait aussi usage
de ce terme pour décrire et étudier les mécanismes intellectuels mis en œuvre pour résoudre un problème. Les apports
des neurosciences pour la didactique du français peuvent être nombreux et ce relativement aux activités scolaires :
lecture, faits de langue, expression orale et production écrite. Il serait intéressant, à titre d’indication, d’examiner
comment les principes des neurosciences pourraient être articulés avec la didactique de la lecture et de la production
écrite. Certains didacticiens de l’écrit comme Bucheton ou Garcia-Debanc et Fayol (2002) assurent que malgré les
différentes formations des enseignants à l’écrit, ces derniers éprouvent toujours des difficultés à enseigner les processus
mis en jeu dans l’acte d’écrire ; ils reprochent notamment à ces types de formations leur côté techniciste et leur insistance
sur la dimension normative des textes produits en corrigeant les erreurs linguistiques à travers des grilles et des tableaux
; ceci bien évidemment se fait au préjudice du plaisir et de la passion de coucher sur du papier nos sentiments, nos affects,
nos jugements et nos réflexions. Sur ce point, Planton & Kandel, 2017 attirent l’attention sur l’assistance que peuvent
présenter les neurosciences au processus d’écriture considéré désormais dans sa dimension cérébrale. Il existerait en effet
derrière cet acte scriptural, des aires cérébrales qui sont sollicitées dans la réalisation d’une activité d’écriture et il faudrait
expliciter le fonctionnement.
Axe 1 : la psychobiologie de la mémoire apporte des éclairages satisfaisants et prometteurs sur nombre de points
relatifs à la cognition humaine, et par conséquent sur les modalités d’apprentissage, ce qui impactera la qualité de la
gestion des actes éducatifs en rapport avec l’apprentissage et la formation. Cela nécessite une nouvelle vision de la
formation initiale et continue fondée sur l’initiation aux avancées en matière de psychologie cognitive et de neurosciences,
envisagées dans une optique éducative. Cette formation est d’autant plus primordiale, voire urgente que l’enseignement
en général met les capacités cognitives des élèves à grande épreuve ; autant donc sensibiliser les enseignants aux
processus d’apprentissage. Il reste à examiner les bénéfices que l’éducation pourrait tirer des neurosciences.
Axe 2 : Partant des quatre piliers de l’apprentissage selon les neurosciences que sont l’attention, l’engagement
actif, le retour d’information et la consolidation, il serait intéressant d’examiner dans quelle mesure le renforcement de
ces principes d’apprentissage pourrait perfectionner la qualité de l’enseignement et de la formation.
Axe 3: Evoquer les neurosciences invite aussi à signaler les stratégies d’apprentissages, les intelligences multiples
et la gestion de l’émotion.
Axe 4: Comment les neurosciences peuvent améliorer la motivation chez les apprenants et attirer leur attention ?
Axe 5 : Les neurosciences offrent précieux renseignement sur la manière dont les élèves apprennent et acquièrent
de nouvelles compétences, ce qui permet d'optimiser les méthodes pédagogiques pour répondre aux exigences du
XXIème siècle. En quoi consistent ces nouvelles compétences ? et quelles stratégies d’enseignement pour les développer ?
CET ÉVÉNEMENT RÉSULTE DE LA COOPERATION ENTRE LA LIGUE MAROCAINE DES PROFESSEURS DE FRANÇAIS
ET LE MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DE LA PECHE MARITIME, DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DES EAUX ET FORETS.
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PROGRAMME
Jeudi 29 février 2024
• 9h-9h30 : Accueil et inscriptions
• 9h30-10h : Allocutions d’ouverture
• Mot de monsieur Driss TAZI, responsable de formation, département de Pêche
Maritime
• Mot du Président de La Ligue Marocaine des Professeur.e.s de Français (LIMPF)
• Mot du Représentant de l’Institut Français du Maroc (IFM)
• Mot du comité d’organisation
10h- 11h30 : Conférence plénière- Débat
APPRENDRE À APPRENDRE
• Isabelle Meichelbeck, Formatrice en neurosciences, France.
• Modération : Rachid Aouahchi
11h30-12h00 : Pause- café
12h00 - 14h00 : Ateliers (Toutes les sessions d'ateliers débutent simultanément)
Atelier 1 : NEUROSCIENCES ET PRATIQUES DE CLASSE
• Animation : Isabelle Meichelbeck
• Rapporteur : Lahoucine Ait Sagh
Atelier 2 : L 'APPORT DES NEUROSCIENCES EN INGENIERIE DE FORMATION : CAS
DE LA FORMATION DES ADULTES.
• Animation : Mimoun Ouamari
• Rapporteur : Brahim Sedram
Atelier 3 : CE QU’APPORTENT LES NEUROSCIENCES A L’ENSEIGNEMENT-
APPRENTISSAGE
• Animation : Hasnaoui Touria, Inspectrice de français, Tanger.
• Rapportrice : Siham Elrhazi
14h00- 15h 00 : Rencontre avec l’auteur Adil EL Anbi autour de son ouvrage Identité et
politique, Des cadres sociaux à la socialisation.
• Animation : Mimoun Ouamari
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Vendredi 1 mars 2024
9h30-11h00 : Conférence plénière - Débat
ENJEUX EPISTEMOLOGIQUES ET EDUCATIFS DES NEUROSCIENCES
AUJOURD’HUI
• Hassane Belgra, Centre de formation des inspecteurs de l'enseignement, Rabat, Maroc
• Adil ElMadhi, FLSH, Ibn Zohr, Agadir, Maroc
• Modératrice : Yasmina Reghai
11h00-11h30 : Pause-café
11h30-13h30 : Ateliers (Toutes les sessions d'ateliers débutent simultanément)
Atelier 1 : L’APPRENTISSAGE DE LA LECTURE SELON LES NEUROSCIENCES : POUR
QUELLES PRATIQUES ENSEIGNANTES ET APPRENANTES.
• Animation : Hosnia Choukri, ENS, Université Moulay Ismail, Meknès.
• Rapportrice : Naima Seghrouchni
Atelier 2 : L’ATTENTION, ÇA S’APPREND
• Animation : Brahim Sedram, Enseignant, Direction provinciale d’Essaouira.
• Rapporteur : Jamal Jabali
Atelier 3 : EXPLORATION DES CONNEXIONS CEREBRALES DE L’APPRENTISSAGE
ET DE L’ENSEIGNEMENT POUR UNE APPROCHE HOLISTIQUE/ INTEGRATION
DES NEUROSCIENCES DANS L’ÉDUCATION. CAS DES ENFANTS DYS ».
• Animation : Yasmina Reghai, Universiapolis, Agadir.
• Rapporteur : Driss Louiz
11h30-13h30 :
LECTURE DE LA SYNTHESE DES TRAVAUX DU COLLOQUE – CLOTURE
• Rapportrice : Naima Seghrouchni
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ORIENTATIONS BIBLIOGRAPHIQUES
Bucheton, D. (2015). Refonder l’enseignement de l’écriture. Vers des gestes professionnels plus ajustés du primaire
au lycée. Paris : Retz.
Garcia-Debanc, C. & Fayol, M. (2002). Des modèles psycholinguistiques du processus rédactionnel ; pour une
didactique de la production d’écrits, Repères, 26, 293-315.
France ARBOIX-CALAS, « Neurosciences cognitives et sciences de l’éducation : vers un changement de
paradigme ? », Éducation et socialisation [En ligne]
Caussidier, C. (2014) Le sujet neurocognitif et l’éducation : un paradoxe ? Education et Socialisation, 16, Dossier 2 : Le
sujet dans les éducations à... . En ligne : [Link]
Dehaene S. (2011). Apprendre à lire. Des sciences cognitives à la salle de classe. Paris : Odile Jacob.
Gaussel, M., Reverdy, C. (2013). Neurosciences et éducation : la bataille des cerveaux. Dossier d’actualité n°86. Lyon :
École normale supérieure de Lyon.
Oscani, P. (Ed) (2017). Dynamiser les pratiques éducatives avec les neurosciences. Lyon : Chronique sociale.
Comité scientifique
• Adil ELMADHI, Université Ibn Zohr, Agadir, Maroc
• Arnaud HUFTIER, Université Polytechnique Hauts-de-France, Valencienne, France
• Driss LOUIZ, Université Ibn Tofail, Kénitra, Maroc
• Fatima CHNANE-DAVIN, Université Aix Marseille, France
• Hassane BELGRA, Centre de Formation des Inspecteurs de l’Enseignement de Rabat, Maroc
• Hosnia CHOUKRI, Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc
• Ismail ALAOUI MADANI, Université Ibn Zohr, Agadir, Maroc
• Jamal JABALI, Université Hassan Premier, Settat, Maroc
• Jean-Pierre CUQ, Université Côte d’Azur, Nice, France
• Lahoucine AIT SAGH, Université Cadi Ayyad, Marrakech, Maroc
• Malika BAHMAD, Université Ibn Tofail, Kénitra, Maroc
Comité d’organisation
• Adil ELMadhi • Lahoucine Ait Sagh
• Brahim Sedram • Mimoun Ouamari
• Driss Louiz • Naima Seghrouchni
• Idriss Tazi • Ossamah Jabrouni
• Hassane Belgra • Rachid Aouahchi
• Hosnia Choukri • Siham Elrhazi
• Jamal Jabali