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Atelier sur les CDN et MRV des déchets

Cet atelier régional a permis le partage d'expériences sur la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national dans le secteur des déchets en Côte d'Ivoire, au Sénégal et dans d'autres pays. Il a également renforcé les capacités sur le système de mesure, notification et vérification des émissions de gaz à effet de serre liées aux déchets.

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Atelier sur les CDN et MRV des déchets

Cet atelier régional a permis le partage d'expériences sur la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national dans le secteur des déchets en Côte d'Ivoire, au Sénégal et dans d'autres pays. Il a également renforcé les capacités sur le système de mesure, notification et vérification des émissions de gaz à effet de serre liées aux déchets.

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ATELIER RÉGIONAL DE PARTAGE D’EXPÉRIENCES SUR LA MISE

EN ŒUVRE DES CONTRIBUTIONS DÉTERMINÉES AU NIVEAU


NATIONAL ET DE FORMATION SUR LE SYSTÈME DE MESURE,
NOTIFICATION ET VÉRIFICATION OU MEASUREMENT, REPORTING
AND VERIFICATION (MRV) DANS LE SECTEUR DES DÉCHETS

Photo de groupe : participants à l’atelier

17-21 FEVRIER 2O2O, ABIDJAN, COTE D’IVOIRE

RAPPORT DE SYNTHESE

MARS 2020

STOCKHOLM ENVIRONMENT INSTITUTE ET ONG PAGE VERTE


Sommaire

Acronyme .............................................................................................................................. 4

Introduction ........................................................................................................................... 5

1. Rapports de synthèse des sessions d’ouverture et de présentations de la session de


partage d’expériences ........................................................................................................... 7

1.1. Session d’ouverture : Mots de bienvenue ................................................................... 7

1.2. Présentation des objectifs globaux du projet et des résultats attendus et perspectives 9

1.3. Expériences du Sénégal ............................................................................................11

Stratégie intégrée des déchets solides municipaux du Sénégal ........................................11

CDN du Sénégal dans le secteur des déchets ..................................................................12

Stratégie de développement du biogaz et du compost au Sénégal ...................................13

1.4. Expériences de la Côte d’Ivoire .................................................................................14

CDN de la Côte d'Ivoire dans le secteur des déchets .......................................................14

Stratégies nationales de développement du biogaz et du compost en Côte d'Ivoire .........15

1.5. Etat de mise en œuvre des CDN par les États membres de la CEDEAO...................16

1.6. Expériences du Burkina Faso : Programme National de Biodigesteurs du Burkina


Faso (PNB-BF) .....................................................................................................................18

1.7. Expériences du Madagascar : Support au service public et privé de gestion de


déchets à Madagascar .........................................................................................................20

1.8. Initiative des déchets du CCPA ..................................................................................21

1.9. Recommandations : Session de partage d’expériences .............................................21

2. Session de formation sur la Mesure, Notification et Vérification dans le secteur des


déchets (19-21 février 2020).................................................................................................22

2.1. Formation sur la Mesure, Notification et Vérification dans le secteur des déchets .....23

2.2. Recommandations .....................................................................................................26

3. Conclusion ....................................................................................................................27

4. Annexe ..........................................................................................................................29

4.1 Agenda de l’atelier et formation .................................................................................29

4.2. Liste des modérateurs et présentateurs .....................................................................33

2
4.3. Liste des participants .................................................................................................34

4.4. Photos .......................................................................................................................35

3
Acronyme
AP : Accord de Paris

AND : Autorité Nationale Désignée

CCNUCC : Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques

CEDEAO : Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest

CIVD : Centre Intégré de Valorisation des Déchets

CRC : Centre de Regroupement et de Commercialisation

DLCC : Direction de Lutte contre les Changements Climatiques

ECCC : Environnement et Changement Climatique Canada

FVC : Fond Vert Climat

GES : Gaz à effet de serre

MDP : Mécanisme pour un Développement Propre

MINEDD : Ministère de l’Environnement et du Développement Durable

MRV : Measurement, Reporting and Verification

ONG : Organisations Non Gouvernemental

OSC : Organisations de la Société Civile

PNGD : Programme National de Gestion des Déchets

PRN : Point de Regroupement Normalisé

SEI : Stockholm Environment Institute

4
Introduction
L’Atelier régional de partage d’expériences sur la mise en œuvre des Contributions
Déterminées au niveau National et de formation sur le système de Mesure, Notification et
Vérification (MRV) dans le secteur des déchets s’est déroulé du 17 au 21 février 2020 à Seen
hôtel à Abidjan, dans le cadre du projet « Appui à la mise en œuvre des Contributions
Déterminées au niveau National (CDN) dans le secteur des déchets en Côte d’Ivoire et au
Sénégal ». L’ONG Page Verte, basée en Côte D’ivoire a été recrutée pour coordonner
l’organisation de l’atelier et de la formation à Abidjan.

Organisé dans un contexte de mobilisation des états parties de la Convention Cadre des
Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), autour des enjeux de mise en
œuvre de l’Accord de Paris, cet atelier a permis aux acteurs de développement - Organismes
d’appui au développement, organismes sous régionaux, structures étatiques, secteur privé,
organisations de la société civile (OSC), Organisations non gouvernemental (ONG) – de
partager les expériences de chaque état dans la mise en œuvre des Contribution Déterminées
au niveau National (CDN) et de renforcer les capacités des acteurs sur le système de Mesure,
Notification et Vérification (MRV) dans le secteur des déchets.

Le secteur déchet a été identifié par la Côte d'Ivoire et le Sénégal comme l'un des secteurs
clés de réduction des émissions de gaz à effet de serre, aux titres de leurs Contributions
Déterminées au niveau National (CDN) dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat. C’est
à travers le compostage et la méthanisation, relativement à l’ambition de réduction de 28%
ses émissions de GES à l’horizon 2030 avec une contribution de 2% du secteur des déchets
pour la Côte d’Ivoire, et celle de réduire de 13% de ses émissions totales d’ici à 2030 avec
une contribution de 50% dudit secteur pour le Sénégal.

La Côte d’Ivoire et le Sénégal, à travers le leadership des Ministres de l’Environnement et du


Développement Durable, ont bénéficié d’un appui du Gouvernement du Canada, à travers
Environnement et Changement Climatique Canada (ECCC). Ce projet d'appui à la mise en
œuvre des CDN au Sénégal et en Côte d'Ivoire vise à aider les deux pays à mettre en œuvre
leurs contributions déterminées au niveau national (CDN) dans le secteur des déchets, en
soutenant l'élaboration de mesures politiques et le renforcement des capacités pour faciliter la
réduction des émissions dues aux déchets.

L’assistance technique assurée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement
(ONU Environnement) et le Stockholm Environment Institute (SEI) devrait aider les pays à :
renforcer le cadre des politiques pour réduire les GES et les polluants climatiques à courte
durée de vie (SLCP) dans le secteur des déchets solides municipaux ; renforcer les capacités
techniques et opérationnelles de suivi, de communication et de vérification des données dans
le secteur des déchets ; fournir un assistant technique aux pays pour l'installation et le
fonctionnement de l'usine de biogaz et de compost ; assurer la coordination, rapports et
partage d'expériences.

Pour ce faire, l’atelier visait les objectifs suivants :

• Partager les expériences acquises en Côte d’Ivoire et au Sénégal avec d’autres États
membres de la CEDEAO en matière de mise en œuvre des CDN dans le secteur des
déchets ;

5
• Partager les expériences acquises au Burkina Faso and à Madagascar en matière de
mise en œuvre des projets de gestion et de valorisation des déchets ;
• Former des experts nationaux de la Côte d’Ivoire et du Sénégal sur la manière de
configurer, mettre en œuvre et suivre un système MRV pour le secteur des déchets.

L’atelier a été l’occasion de présenter les stratégies nationales et plans d’action, les rôles et
responsabilités des différents acteurs, et en particulier l’implication du secteur privé, en vue
d’une opérationnalisation des stratégies nationales de développement de compost et de
biogaz en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Dans ce contexte, le Gouvernement du Canada à travers Environnement et Changement


Climatique Canada a réitéré son engagement à accroître sa collaboration avec les pays pour
stimuler la mise en œuvre des Contribution Déterminées au niveau National dans le secteur
déchet en Afrique et accompagner les pays dans la mise en place d’un système MRV pour le
secteur des déchets et pour en faire un modèle dans la région de la Communauté Economique
Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Les échanges, discussions et recommandations ont été exclusivement consacrées au


changement de paradigme, aux perspectives d’harmonisation des CDN et à la mise en place
de système MRV pour une efficacité de l’action climatique en Afrique. Elles ont aussi permis
de mieux décliner la vision et les activités du Gouvernement du Canada auprès des états. Il
s’est agi aussi de promouvoir un dialogue franc, ouvert et sincère et un nouveau cadre de
collaboration Sud/Sud et de suivi de la mise en œuvre des stratégies nationales de gestion
des déchets dans lesdits pays.

L’atelier de partage d’expériences et de formation sur le système MRV a connu un succès


considérable eu égard au nombre de participants – plus de 30 personnes pour l’atelier-, et
près de 20 personnes pour la formation ; à la forte représentativité des partenaires techniques
et financier, notamment le Gouvernement du Canada à travers Environnement Changement
Climatique Canada, du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (ONU
Environnement), Stockholm Environment Institute (SEI) ; à la qualité des contributions et des
recommandations issues des sessions techniques et à la réaffirmation de l’engagement du
Gouvernement du Canada auprès des états Africains.

L’atelier a reçu un soutien politique et institutionnel fort, à travers la présence du Directeur de


Cabinet du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable et du personnel de la
Direction de Lutte contre les Changements Climatiques (DLCC).

Le présent rapport vise à dresser le bilan de l’atelier et de formation. Il revient spécifiquement


sur sa tenue ainsi que sur les rapports des séances techniques qui se sont déroulées durant
les deux jours de partages d’expériences et les trois jours de renforcement des capacités.

6
1. Rapports de synthèse des sessions d’ouverture et de
présentations de la session de partage d’expériences

1.1. Session d’ouverture : Mots de bienvenue

S’agissant de l’ouverture, Madame Angèle LUH, Chef de bureau Afrique de l’Ouest ONU
Environnement, a salué l’appui du Gouvernement du Canada, rappelant la mission de son
institution auprès des états et a réitéré l’engagement de l’ONU Environnement dans la suite
du projet. Il s’en est suivi Monsieur Franck PORTALUPI, Manager Environnement
Changement Climatique Canada, qui a aussi salué la dynamique que prend la Côte d’Ivoire et
le Sénégal dans la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National dans le
secteur des déchets, rappelant les objectifs globaux de l’appui du Gouvernement du Canada
auprès des états Africains en général et la Côte d’ivoire et le Sénégal en particulier. Monsieur
Franck PORTALUPI a réitéré l’engagement technique et financier du Gouvernement du
Canada auprès de la Côte d’Ivoire et du Sénégal dans la mise en œuvre de leurs Contributions
Déterminées au niveau Nationale (CDN) dans le secteur des déchets et a appelé les acteurs
en présence à l’appropriation des systèmes MRV gage de transparence dans l’action
climatique mais aussi mobilisation des ressources financières auprès d’autres partenaires
financiers ; déclarant en ses termes « les MRV c’est la clé de mise en œuvre des contributions
déterminées au niveau National, si nous voulons aller plus loin. Les efforts de réduction des
GES doivent être justifiés dans l’optique d’évaluer les initiatives à l’effort mondial pour l’atteinte
des 2°C voire les 1.5°C ».

A son tour, Monsieur Bernard KOFFI, représentant de la Commission CEDEAO, a remercié le


Gouvernement Canadien pour l’assistance technique et financière auprès de la Communauté
Des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Il a présenté les perspectives d’harmonisation des politiques
environnementales dans le cadre des changements climatiques et en particulier les CDN. Tout
en rassurant les partenaires techniques et financiers de l’appropriation des initiatives
déployées en ce qui concerne les MRV.

Enfin, Monsieur François KOUABLAN, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Environnement et


du Développement Durable de la Côte d’Ivoire a salué et remercier l’instrument d’aide lié au
climat du Gouvernement du Canada, à travers Environnement Changement Climatique
Canada et le Stockholm Environment Institute (SEI) pour l’appui apporté à la Côte d’Ivoire et
le Sénégal. Il a rappelé le bienfondé du projet, les engagements de la Côte d’Ivoire lors de la
ratification de l’Accord de Paris ; l’ambition de réduire ses émissions de GES de 28% d’ici 2030
et la nécessité d’actions inclusives et soutenue par un cadre institutionnel favorable,
dynamique, opérationnels et de transparence pour une efficacité dans l’action climatique en
Côte d’ivoire et au Sénégal. Remerciant les partenaires techniques et financiers, le Directeur
de Cabinet du Ministre de l’environnement a témoigné de la gratitude des états de Côte d’Ivoire
et Sénégal de l’état d’avancement de projet et a rappelé à rehausser les engagements. Il a
déclaré que : « Ce projet a permis ainsi à la Côte d’Ivoire d’avoir une vision claire en matière
de valorisations organique et énergétique des déchets. En effet, grâce à ce projet la Côte
d’Ivoire dispose maintenant d’une stratégie Nationale de Développement du Compostage et
de Biogaz. Le Sénégal a accompli des progrès similaires et entend poursuivre la mise en
œuvre du projet. Tous ces acquis de ce projet démontrent une volonté politique marquée des
Gouvernements Ivoirien et Sénégalais et leur détermination à œuvrer résolument au

7
renforcement de l’action climatique. Nous devons toutefois reconnaitre qu’il nous reste encore
beaucoup à faire pour répondre aux exigences du partenaire financier du projet, en
l’occurrence le Gouvernement Canadien ». Sur ces mots de remerciements et d’orientation
s’est ouvert l’atelier régional de partage d’expériences sur la mise en œuvre des Contributions
Déterminées au niveau National et de formation sur le système de Mesure, Notification et
Vérification (MRV) dans le secteur des déchets.

Figure 1: de gauche à droite: Bernard KOFFI, représentant de la Commission CEDEAO; Angèle LUH, Chef de bureau Afrique de l’Ouest ONU Environnement ;
François KOUABLAN, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable et Franck PORTALUPI

Figure 2: Rocio A. Diaz-Chavez, Directrice adjointe et Chef de Programme ‘Energie et changement climatique’,
Stockholm Environment Institute – Africa Centre’

8
1.2. Présentation des objectifs globaux du projet et des résultats
attendus et perspectives

Monsieur Franck PORTALUPI, Manager de Environnement Changement Climatique Canada,


facilitateur du projet a tout d’abord présenté le Projet d’appui à la mise en œuvre des
Contributions Déterminées au niveau National (CDN) dans le secteur des déchets en Côte
d’Ivoire et au Sénégal, du Gouvernement du Canada. Projet qui vise à aider les deux pays à
mettre en œuvre leurs contributions déterminées au niveau national (CDN) dans le secteur
des déchets, en soutenant l'élaboration de mesures politiques et renforcement des capacités
pour faciliter la réduction des émissions dans le secteur des déchets.

Ce projet d’appui à la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National dans
le secteur des déchets est un instrument de mobilisation des parties à l’action climatique ayant
des priorités de : Sensibiliser toutes les parties (Gouvernements, collectivités territoriales,
secteur privé, société civile) à développer des initiatives innovantes dans le secteur des
déchets ; Mobiliser les partenaires techniques et financiers et mettre l’accent sur l’implication
du secteur privé, mettre en place de système de Mesure, Notification et Vérification ; enfin de
faciliter le dialogue régional et des partenariats régionaux. C’est à travers des collaborations
Sud/Sud, le renforcement des capacités et le partage d’expériences avec le reste des pays
Africains.

Il a ensuite situé le contexte de l’accompagnement du Gouvernement Canadien auprès de la


Côte d’Ivoire et du Sénégal, dans le cadre cette coopération internationale. Tout d’abord il est
important de savoir que la Côte d’Ivoire et le Sénégal états parties de la Convention Cadre
des Nations Unies sur les Changements Climatiques, ont identifié les déchets comme l'un des
secteurs clés pour atteindre leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN) dans
le cadre de l’Accord de Paris sur le climat. Bien que le secteur des déchets émette moins de
Gaz à Effet de Serre (GES) par rapport à d'autres secteurs comme l'énergie, l'agriculture et le
changement d’affectations des sols, il offre d'énormes possibilités de réduction des émissions
et de création d'emplois pour la population.

Cependant, il n’est pas clairement défini dans les Contributions Déterminées au niveau
National, des mécanismes opérationnels pour atteindre ces objectifs dans le secteur des
déchets. Il existe donc une lacune à combler en matière de politique de développement du
compost et du biogaz. Aussi, la Côte d’Ivoire et le Sénégal comme dans d'autres pays de la
région de l’Afrique de l’Ouest, ne disposent pas de système de Mesure, Notification et
Vérification ou Measurement, Reporting and Verification (MRV) pour le suivi des actions dans
le cadre des CDN, comme le recommande l'Accord de Paris sur le climat pour plus de
transparence dans l’action climatique.

L’objectif général du projet est d’aider la Côte d’Ivoire et le Sénégal à mettre en œuvre leurs
contributions déterminées au niveau national (CDN) dans le secteur des déchets, en soutenant
l'élaboration de mesures politiques et le renforcement des capacités pour faciliter la réduction
des émissions dans le secteur des déchets. Il vise également à aider les pays à mettre en
place un système MRV pour le secteur des déchets et à partager cette expérience dans la
région de la Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Le projet comprend quatre volets, notamment :

9
• Composante 1 : Renforcer le cadre des politiques pour réduire les GES et les polluants
climatiques à courte durée de vie (SLCP) dans le secteur des déchets solides
municipaux
• Composante 2 : Renforcer les capacités techniques et opérationnelles de suivi, de
communication et de vérification des données dans le secteur des déchets
• Composante 3 : Fournir un assistant technique aux pays pour l'installation et le
fonctionnement de l'usine de biogaz et de compost
• Composante 4 : Coordination, rapports et partage d'expériences
Pour la mise en œuvre du projet, le Gouvernement du Canada, à travers Environnement et
Changement Climatique Canada (ECCC) a alloué des ressources financières au Programme
des Nations Unies pour l’Environnement (ONU Environnement) et le Stockholm Environment
Institute (SEI) en vue d’assister la Côte d’Ivoire et le Sénégal à mettre en œuvre leurs
contributions déterminées au niveau national (CDN) dans le secteur des déchets, en soutenant
l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies Nationales et Programmes de Développement
du Compostage et de Biogaz.

Figure 3: Franck PORTALUPI, Environnement Changement Climatique


Canada

10
1.3. Expériences du Sénégal
Stratégie intégrée des déchets solides municipaux du Sénégal
Madame Estelle Ndour a présenté le document d’orientation stratégique de la politique
nationale en matière de gestion des déchets solides au Sénégal. Les expériences partagées
avec les autres pays présentaient des innovations remarquables tant dans le processus de
mobilisation des acteurs (ancrage institutionnel fort) que sur la mobilisation des ressources
techniques et financiers. Il ressort de sa communication que la stratégie nationale de gestion
de déchet du Sénégal se décline autour de cinq axes stratégiques :
• Réformes juridiques et financières : ces réformes ont permis au pays de se doter d’une
loi d’orientation, et de prendre des décrets, arrêtés, directives, guides pour son
application. Aussi, cette stratégie prend en compte d’un mécanisme de financement
innovant.
• Développement de l’économie des déchets : pour son développement, plusieurs
infrastructures seront implantées et fonctionnelles. Parmi lesquelles : un Point de
Regroupement Normalisé (PRN), Centre de Regroupement et de Commercialisation
(CRC), Centre intégré de valorisation des déchets (CIVD), l’acquisition d’équipements
et la mise en œuvre d’un projet d’appui aux acteurs communautaires dans la gestion
des déchets.
• Amélioration des systèmes de gestion des déchets solides : au vu de la faiblesse des
systèmes, des capacités et le manque de moyens, un Programme de Renforcement
de la Propreté (PRP) est élaboré, un Plan Opérationnel de Gestion des Déchets
(POGD) existe et Programme de Gestion des Déchets Solides Urbain (PGDSU
DAKAR)
• Gestion participative, inclusive et responsable : le pays entend mettre en œuvre un
projet d’Education et de Promotion des Pratiques Eco-responsables dans la Gestion
des Déchets (PEPPE / GD), l’élaboration d’un plan de formation, d’une stratégie de
communication et de Marketing social.
• Gouvernance performante du secteur : compte tenu du déficit de données, et du
foisonnement des acteurs, le pays mettra en œuvre des partenariats stratégiques et
d’un mécanisme de suivi et évaluation.

Figure 4: Estelle NDOUR, Responsable du Service Economie des Déchets, Unité de Coordination
de la Gestion des déchets solides (UCG)

11
CDN du Sénégal dans le secteur des déchets
Cette présentation a été l’occasion pour Monsieur Idrissa DIATTA de présenter l’engagement
politique du Sénégal dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris (Agenda 2030). Il a rappelé
que le Sénégal a ratifié l’Accord de Paris en Septembre 2016. En effet, le Sénégal s’est engagé
à réduire de 13% de ses émissions totales d’ici à 2030 avec une contribution de 50% du
secteur des déchets.

Ainsi, la mise en œuvre des Conventions climats ont nécessité la mise en place d’un dispositif
institutionnel assuré par : la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés
(Point focal de la CCNUCC, Autorité Nationale Désignée (AND) pour le MDP et Point focal du
FVC), Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM) Point focal du
GIEC, le Centre d’Etudes et de Recherches sur les Energies renouvelables (Entité Nationale
Désignée pour le Transfert de Technologie) et la Création du Comité National sur les
Changements Climatiques (COMNACC) par décret présidentiel et Mise en place des Comité
Régional sur les Changements Climatiques (COMRECC).

Il a présenté les secteurs ciblés par les CDN. Ce sont : Energies, Transports, Déchets,
Industries, Agricultures, Foresterie.

Sur la base du Business As Usual (BAU) ramenées en équivalent CO2, les émissions se
répartissent ainsi :

• 32% pour l’énergie,


• 47% pour l’agriculture,
• 12% pour les déchets et
• 9% au niveau des procédés industriels. Le total de ces émissions est de 15 539 Gg C02.

En ce qui concerne les principales sources d’émission, il a identifié entre autres : l’élimination
par enfouissement des déchets solides, les sites de décharges des déchets solides, le brulage
sauvage et combustion à l’air libre des déchets.

12
Stratégie de développement du biogaz et du compost au Sénégal
Avec pour objectif de promouvoir l’économie des déchets par la valorisation des biodéchets à
travers les filières de compostage, de méthanisation et de production de biofertilisants au
Sénégal, cette présentation a été l’occasion pour le pays de présenter son Programme
National de Gestion des Déchets (PNGD). Ce programme a permis la réalisation d’un
diagnostic de la filière des déchets organiques analysant le cadre réglementaire et
institutionnel, organisationnel (acteurs de la filière), technique (gisement) et technologique
(équipements et infrastructures) et le cadre économique et social (le marché de la filière).

Sur la base du diagnostic, le pays a développé un cadre stratégique qui implique le cadre
réglementaire, organisationnel et normatif, création d’infrastructures et équipements, le
renforcement des systèmes techniques, la formation, R&D et développement communautaire,
la communication et sensibilisation. Enfin il a présenté le mécanisme de financement dudit
programme.

Figure 5:Idrissa Diatta, Point focal du Projet au Sénégal, Unité de Coordination de la Gestion des déchets solides (UCG)

13
1.4. Expériences de la Côte d’Ivoire

CDN de la Côte d'Ivoire dans le secteur des déchets


Monsieur TIANGOUA Koné, a présenté l’engagement politique de la Côte d’Ivoire au vu des
Accords qu’elle a ratifié dans le cadre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les
Changements Climatiques. Il a ainsi rappelé que la Côte d’Ivoire, état parti de la Convention
Cadre des Nations Unies pour le Changement Climatique (CCNUCC), s’est engagée à réduire
ses émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 28% d’ici à 2030 au titre de ses
Contributions Nationales Déterminées (NDC) dans le cadre de l’Accord de Paris sur le Climat.
Il ressort de cette présentation que la structure des émissions de GES de la Côte d’Ivoire
tourne autour de cinq (05) grands secteurs qui sont : Energie (59,0%), Agriculture (31,3%),
Déchets (8,5%), Procédés industriels (1,2%) et Transport.

Pour atteindre l’objectif défini dans sa CDN relativement à son Programme National de
Développement, des mesures concrètes ont été prises par le Gouvernement ivoirien dans les
secteurs à fortes émissions de gaz à effet de serre aux titres de ces CDN qui sont :

• Agriculture (agriculture intelligente et zéro déforestation) ;


• Énergie (15% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique à l’horizon 2020, 20%
à l’horizon 2030) ;
• Déchets (promotion de la valorisation et du recyclage des déchets).
Pour une meilleure gouvernance climatique, le pays a procédé à la mise en place d’un
dispositif institutionnel et réglementaire pour l’opérationnalisation de l’Accord de Paris.

Dans le secteur des déchets, Monsieur TIANGOUA a présenté l’état des lieux du secteur et
des initiatives existantes pour la gestion des déchets solides. Il a rappelé que, la Côte d’Ivoire
pays agricole, produit annuellement environ 4 à 8 millions de tonnes de résidus agricoles, non
encore recyclés, ni valorisés pour la majorité. A ces quantités s’ajoutent celles des déchets
ménagers des villes et communes, comme par exemple le cas de la ville d’Abidjan qui produit
chaque année environ 1 250 000 tonnes de déchets pour une population d’environ 5 millions
d’habitants. Ces quantités importantes de résidus agricoles et ménagers polluent l’air et
l’environnement par l’émanation d’odeurs désagréables et des dépôts hasardeux d’ordures,
ainsi que des quantités importantes de Gaz à Effet de Serre (GES) dont notamment le
Méthane CH4, et le Dioxyde de Carbone CO2.

Enfin, il a présenté les ambitions du pays à travers ses documents de stratégies nationales de
développement du compostage et du biogaz 2020-2030 existants, avec l’installation de projets
pilotes de méthanisation et compostage prévue à Abidjan pour la réduction des émissions de
GES dans le secteur des déchets.

14
Stratégies nationales de développement du biogaz et du compost en Côte d'Ivoire

Il faut retenir de cette communication que l’élaboration d’une politique nationale de


compostage et de Biogaz, poursuit l’ambition de répondre aux orientations stratégiques
définies dans les CDN, de réduire les émissions de gaz à effet de serres (GES) dans le secteur
des déchets, de valoriser les déchets et de développer une économie circulaire. Fondées sur
un diagnostic clair, analysant le cadre juridique, institutionnel et réglementaire, le cadre
opérationnel, les infrastructures et équipements de mise œuvre et les finances, Monsieur
TIANGOUA Koné a donné les grandes composantes des documents stratégiques de
développement du Biogaz et du compostage.

Il ressort de sa présentation que la Politique Nationale de Développement du Compostage


(CNDC) des déchets solides ménagers en vue de réduire les GES issus desdits déchets
solides comporte six (6) axes stratégies :

• Renforcer le cadre institutionnel et règlementaire liés à gestion des déchets et leur


compostage : Créer une synergie entre les acteurs à travers un cadre institutionnel et
règlementaire propice à une gestion efficace des déchets, en vue de leur valorisation,
tout en assurant une application effective de ce cadre sur l'ensemble du territoire
ivoirien.
• Développer des systèmes de tri et de valorisation des déchets : Mettre en place un
mode de gestion organisationnelle et opérationnelle des déchets solides ménagers et
assimilés qui intègrent le tri sélectif en vue de leur valorisation.
• Etablir un cadre normatif lié à la production de compost : Mettre en place des lignes
directrices pour la qualité du compost et encadrer les activités de compostage à travers
une norme nationale.
• Créer une chaine de valeur autour du compost : Développer la filière de compostage
• Renforcement des capacités : Renforcer des capacités des acteurs impliquées dans la
stratégie nationale de compostage afin d'en assurer l'efficacité.
• Financement de la stratégie nationale de compostage : Développer les mécanismes
de financement pour la mise en œuvre de la stratégie de compostage en encourageant
les investissements et les taxes incitatives
Quant à celle du biogaz, il a fait un état des lieux et les priorités en termes de méthanisation
des déchets pour le développement du biogaz en Côte d’Ivoire, des orientations stratégiques
ont été proposées afin de mieux valoriser ce secteur de façon pérenne. Cette stratégie est
repartie essentiellement en cinq (05) points que sont :
• Renforcement du cadre juridique et institutionnel,
• Aspect technique et organisationnel,
• Renforcement des capacités humaines et matérielles,
• Financement
• Planification, mise en œuvre, suivi et évaluation des filières de production du biogaz

15
Figure 6: Koné TIANGOUA, Point focal du projet en Côte d'Ivoire, Direction la Lutte contre les
Changements Climatiques (DLCC)

1.5. Etat de mise en œuvre des CDN par les États membres de la
CEDEAO
Dans sa communication, Monsieur Bernard KOFFI a rappelé que la CEDEAO, à travers ses
15 États membres a adhéré à l’Accord de Paris (Agenda 2030) pour lutter contre le
changement climatique tout en marquant sa solidarité avec les autres nations du Monde pour
l’atteinte de l’objectif de tenir la température mondiale à 2°C voire 1.5°C. Cet engagement s’est
traduit par la mise en place de politiques et programmes. Parmi lesquels : une politique
environnementale, une politique Agricole de la CEDEAO, un programme d’action sous
régional de lutte contre la désertification, un programme stratégique de réduction de la
vulnérabilité et d’adaptation aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest, des
stratégies de gestion des produits chimiques et des déchets dangereux, un plan intégré de
gestion des produits chimiques et des déchets dangereux et une stratégie climat qui est en
cours d’élaboration.
Tous les pays ont ancré les CDN au niveau du ministère de l’environnement, parfois soutenu
par une plateforme de pilotage spécifique (Togo, Sénégal, Nigeria, Niger, Mali, Côte d’Ivoire)
incluant des acteurs non gouvernementaux. Ces Contribution Déterminées au niveau National
ont été traduites dans les politiques publiques (ou intégration du NDC dans les politiques
sectorielles existantes) et les lois. Cependant, le rôle des autorités locales et gouvernements
locaux n'est pas toujours clairement définis, a-t-il relevé.
En ce qui concerne l’état de mise en œuvre, des feuilles de route opérationnelles ont été
définies par certains pays (Nigéria, Mali et Côte d’Ivoire, Etc.) avec une répartition claire des
rôles et des responsabilités.
La mise en œuvre des CDN dans l’espace CEDEAO est tenue par sa gouvernance, à travers
la mise en place d’un cadre Institutionnel, cadre législatif et réglementaire et la réalisation des
actions opérationnelles avec un système de Monitoring, Rapportage, Vérification et
l’élaboration d’une base de données commune pour lesdits états (Data collection). Enfin,

16
l’élaboration d’une stratégie de mobilisation de financements, à travers des outils innovants
tels que les obligations vertes ou le MDP et le secteur privé.
A ce jour, il convient de dire que la mise en œuvre des CND au niveau de la CEDEAO exige
des efforts additionnels, un renforcement des capacités des pays membres; aller vers une
capitalisation sur les initiatives passées de renforcement des capacités (en particulier
l'élaboration des CDN) ; pour une contribution à l'harmonisation du cadre d'examen des CDN
afin de faciliter la transparence et la comparabilité régionales: Méthodologies de calcul des
émissions adaptées à l'Afrique de l'Ouest, Principes directeurs pour les estimations des coûts
NDC; Manuel sur le MRV adapté au contexte local.
Pour ses perspectives régionales, la CEDEAO entend entre autres :
• Mutualiser les efforts pour créer des synergies, par exemple sur des sujets liés à
l'acquisition, au traitement et à l'analyse de données, mais aussi sur des sujets «de
niche » qui ne peuvent pas être traités au niveau national (recherche);
• Mettre en commun les efforts pour favoriser le leadership politique régional, en
particulier en ce qui concerne les négociations sur le climat mais aussi l'accès au
financement climatique ;
• Création de plates-formes de connaissances / échanges afin de renforcer la solidarité
régionale ;
• Utiliser le mécanisme réglementaire de la Commission pour suggérer des (directives)
ou imposer (des règlements) des évolutions vers des voies de développement à faible
émission de carbone ;
• Aider, à la demande des pays membres, au niveau national afin de traduire les
orientations régionales en politiques publiques nationales ou en mécanisme
réglementaire.

Figure 7: Bernard KOFFI, représentant de la Commission


CEDEAO

17
1.6. Expériences du Burkina Faso : Programme National de
Biodigesteurs du Burkina Faso (PNB-BF)

Dans sa communication, Monsieur Xavier BAMBARA a présenté le processus de mise en


place du programme de biodigesteur au Burkina Faso, faisant suite de la recommandation du
Sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg en 2002 : « développer des
technologies adaptées et porteuses de solutions aux préoccupations des populations que sont
: la pauvreté, l’insécurité alimentaire, la gestion durable des ressources naturelles et l’accès
durable à l’énergie ».
Pour Monsieur Xavier BAMBARA, il faut retenir que l’expérience du Burkina Faso dans la mise
en place de son programme de biodigesteur a été fondée sur une approche participative et
inclusive, avec l’adhésion des parties prenantes du programme.

Les grands résultats de ce programme national de développement de biodigesteur ont été


présentés. Ce sont :
• Mise au point d’un modèle de biodigesteur FasoBio-15
• Réalisation au 30 septembre 2019 : 13 100 biodigesteurs domestique et 01
institutionnel de 40 m³ à la MACO ;
• 14 Entreprises de Construction de Biodigesteurs (ECB) ;
• Mise au point d’un modèle d’ECB ;
• Enregistrement du PNB-BF au MDP en septembre 2014 ;
• Validation par l’UNFCCC de 44 000 unités de réductions certifiées d’émissions ;
• Mise au point de bonnes pratiques d’utilisation d’effluent/ compost ;
• AT du programme aux pays (Mali, Niger, RCI, Guinée, Bénin, Éthiopie, Kenya) ;
• Organisation des deux CITBIO =» AB/AOC
Pour sa seconde présentation, Monsieur Xavier BAMBARA a donné des informations sur
l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB/AOC). Elle fut mise en
place suite la première conférence Internationale sur la Technologie du Biodigesteur organisée
en 2017 par le Gouvernement du Burkina Faso. Conférence qui a vu la participation de 11
pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Niger,
Sénégal, Tchad et Togo) et d’organisation interafricaines et internationales.
Selon la déclaration de Ouagadougou 1, un mandat est donné au Burkina pour l’élaboration
des projets de texte pour la mise en place d’un organe régional de promotion de la technologie
du biodigesteur.
Trois (3) pays dont le Burkina Faso, la Guinée et le Mali ont ratifié la convention. Cet atelier a
été l’occasion d’approfondir les réflexions sur la ratification de la Côte d’Ivoire et du Sénégal
et des pays tels que le Bénin, le Niger, et le Togo (Processus en cours).
Pour Monsieur Xavier BAMBARA, cette l’un des principaux défis de l’AB/AOC était de réunir
trois ratifications additionnelles pour mettre l’entrée en vigueur de la convention au plus tard
en novembre fin 2019.
Il a enfin rappelé les principales missions et activités de l’AB/AOC qui sont:
• Accompagnement des pays à travers le partage d’informations et l’appui à la
mobilisation de l’Assistance technique ;
• Suivi du dossier de recherche de financement auprès des organismes financiers ;
• Appui à la préparation de la CITBIO-3 ;

18
• Organisation de réunion périodique des Ambassadeurs des pays de l’AB/AOC.

Figure 8: Xavier Bambara, Alliance pour le Biodigesteur en Afrique


de l'Ouest et du Centre (AB/AOC)

19
1.7. Expériences du Madagascar : Support au service public et privé
de gestion de déchets à Madagascar

L’expérience du Madagascar, présentait un modèle de coopération Nord/Sud entre la


Coopération Allemande, à travers l’ONG WELTHUNGERHILFE et la Ville de Toliara dans le
cadre de la gestion des déchets municipaux.
Basé sur une approche participative et inclusive, la mise en œuvre du projet a tenu compte de
la mise en place d’un cadre Institutionnel favorable (stabilité politique et coordination des
acteurs, délégation de service effectif et efficace, application de la loi et des sanctions,
validation et application du PGDS ), d’une stratégie de mobilisation des ressources
financières( un modèle financier stable, pérenne et durable, paiement régulier et digitalisé de
frais de gestion ) et le renforcement des capacités techniques des acteurs (élimination du sable
dans les déchets, gestion du parc roulant).
Doté d’un Centre de Stockage et de Valorisation des Déchets (CSVD) d’un terrain de 5ha avec
acquisition de 1ha à aménager ; les réalisations du projet sont :
• 4 bassins d’enfouissement pour une durée de vie estimée à 15 ans
• Plus de 40 tonnes par jour à élargir d’ici fin 2020
• 6 Chaines de valeurs : organique (compost), plastique (pavés et briques), déchets verts
(briquettes), carton (briques) ferrailles et sandales (vente brut)
• 45 panneaux solaires Polycristallin de 300 W (13.500 watts) avec une production
moyenne quotidienne d’environ 65 KW
• Enfin plus de 100 Opportunités d’emploi crées en ville pour l’action de tri et valorisation.
A ce jours Toliara c’est : un site plus propre rendu à ses propriétaires, la disparition de la «
zone qui pue » de la ville ; la diminution du taux de prévalence de maladies infectieuses ;
l’amélioration du secteur tourisme, le respect des mesures liées à l’hygiène et une population
qui change de comportement.

Figure 9: Virginia Careri, Chef d’antenne WHH, Welthungerhilfe e.V, Madagascar

20
1.8. Initiative des déchets du CCPA
Monsieur Franck PORTALUPI, Manager de Environnement Changement Climatique Canada
a présenté l’initiative des déchets de la Coalition pour le climat et la qualité de l'air (CCPA). Un
autre instrument d’aide au climat auquel il a invité les pays, les gouvernements locaux, le
secteur privé et les ONG à s’inscrire. Toute comme le Canada, les pays adhérant à cette
coalition mondiale devront prendre des mesures grâce à une série de règlements sur la
pollution atmosphérique qui réduiront les émissions de SLCP dans les principaux secteurs
émetteurs des pays dans le cadre de la mise en œuvre de leurs CDN. En tant que membre
fondateur de la CCPA, le Canada reconnaît l'importance de réduire les polluants climatiques
à courte durée de vie (SLCP) - y compris le noir de carbone, le méthane, l'ozone
troposphérique et les hydrofluorocarbures - dans le cadre de son agenda plus large du
changement climatique et de l'air pur. La lutte contre ces polluants est particulièrement
importante pour le Nord canadien, une région qui se réchauffe plus rapidement que le reste
de la planète, en partie à cause des SLCP comme le noir de carbone.

1.9. Recommandations : Session de partage d’expériences


Suite aux différentes présentations des CDN des pays dans le secteur des déchets et des
stratégies et programmes de développement du biogaz et du compost, les participants ont sur
échangé sur les moyens d’améliorer les politiques de gestion des déchets, de la mobilisation
des acteurs et des ressources techniques et financiers, et le cadre d’opérationnalisation des
stratégies élaborées, afin de développer le secteur des déchets, qui sera source
d’employabilité, d’amélioration des conditions de vie des populations et de réduction des GES.

À cet égard, les participants ont souligné l’importance d’aller vers un nouveau paradigme,
adoptant les notions d’économie des déchets que la gestion des déchets ; d’adapter les
systèmes de gestion des déchets aux nouveaux outils technologiques, afin de digitaliser le
secteur. Les participants ont partagé le constat de la dispersion des actions et du manque
d’implication du secteur privé dans la mise en œuvre des CDN dans le secteur des déchets.

Toutefois, les participants ont insisté sur la nécessité d’impliquer tous les acteurs, surtout le
secteur privé, afin d’aider les États à respecter leurs engagements et mettre en place des
politiques de développement du biogaz et du compostage.

Les recommandations issues des discussions sont les suivantes :

• Inviter toutes les parties prenantes (Etats, Collectivités, ONG, …) à s’approprier


l’accompagnement du Canada dans la mise œuvre des CDN- Secteur déchets ;
• Développer des stratégies de mobilisation de ressources financières endogènes à travers
l’implication effective du secteur privé dans la gestion des déchets ;
• Créer une plateforme virtuelle pour partager les expériences et de documents stratégiques
dans le secteur des déchets ;
• Aligner les stratégies nationales de gestion des déchets aux politiques nationales et sous
régionales afin de faciliter le reporting en matière de réduction des GES
• Elaborer des programmes de villes durables à travers des projets structurants et intégrés
pour une économie circulaire des déchets ;
• Définir l’approche genre dans les stratégies nationales de développement de biogaz et du
compostage.

21
2. Session de formation sur la Mesure, Notification et Vérification
dans le secteur des déchets (19-21 février 2020)

Figure 10: photo de groupe : Patrick HARDY (formateur), Franck PORTALUPI et participants à la formation.

22
2.1. Formation sur la Mesure, Notification et Vérification dans le
secteur des déchets

La session de formation des experts nationaux sur le système de suivi, de notification et de


vérification (MRV) pour le secteur des déchets, a été ouverte par Monsieur Franck
PORTALUPI, Manager de Environnement Changement Climatique Canada, facilitateur du
projet. Rappelant les objectifs de la formation, cette session a été organisé au titre de la
composante 02 du projet d’appui à la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau
National dans le secteur des déchets en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Projet qui vise également
à aider les pays à mettre en place un système MRV pour le secteur des déchets et à partager
cette expérience dans la région de la Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de
l'Ouest (CEDEAO).

Cette session de formation de trois jours, animée par Monsieur Patrick Hardy, Manager du
Cabinet Canadien Climate CHECK, a tourné autour de sept modules comme présente le
sommaire ci-dessous :

Module 1 : Introduction aux principes de base de la surveillance, déclaration et


vérification des GES

• Concepts-clés de la surveillance, déclaration et vérification des GES


• Types de normes, protocoles, méthodes et systèmes de surveillance, déclaration et
vérification des GES
• L’utilisation des outils de surveillance, déclaration et vérification des GES comporte
des différences selon les objectifs, l’utilisation et les applications voulus par
l’utilisateur
• Sommaire des enjeux majeurs des programmes de surveillance, déclaration et
vérification des GES

Module 2 : Aperçu de la surveillance, déclaration et vérification des inventaires de


GES

• Pourquoi les organismes développent des inventaires de GES ?


• Inventaires de GES vérifiables
• Normes disponibles pour les inventaires de GES
• Norme ISO 14064-1
• Limites des inventaires de GES
• Quantification des GES
• Inventaire de l’année de référence
• Documentation, déclaration et vérification

Module 3 : Aperçu de la surveillance, déclaration et vérification de projets sur les GES

• Pourquoi développer un projet sur les GES ?


• Concepts-clés pour la comptabilisation de projets sur les GES
• Cycle d’un projet sur les GES
• Normes existantes

23
• Scénario de projet et de référence
• Quantification des GES
• Surveillance, déclaration et vérification

Module 4 : Aperçu de la vérification des GES

• Concepts-clés - Processus de vérification des GES


• Processus de vérification des GES
• Principes de base de la vérification
• Évaluation des contrôles sur les GES
• Évaluation des données sur les GES
• Évaluation des risques
• Effectuer la vérification
• Accréditation des vérificateurs

Module 5 : Captage et élimination des gaz d’enfouissement

• Aperçu du protocole du Chili pour le captage et l’élimination des gaz d’enfouissement


• Scénario de projet et scénario de référence
• Surveillance des mesures
• Déclaration
• Vérification

Module 6 : Rôle de la surveillance, déclaration et vérification dans les marchés du


carbone

• Aperçu des marchés du carbone existants et des règlements et politiques


• Rôles du système de surveillance, déclaration et vérification dans ces marchés
• Rôle du système de surveillance, déclaration et vérification dans le financement
climatique

Module 7 : Protocole sur les GES Processus d’adaptation

• Principes d’adaptation du protocole


• Lignes directrices de ICAT
• Banque Mondiale – Lignes directrices METRIC
• Banque Mondiale – MAAP
• Processus d’adaptation du protocole

Les experts nationaux ont eu leurs capacités renforcées sur les fondements historiques des
systèmes MRV, des notions de base et les processus d’élaboration et de mise en œuvre
desdits systèmes.

Cette session a été l’occasion pour les experts nationaux de relever les grands enjeux et défis
qu’ils rencontrent dans le suivi des actions climatiques. Elle a permis de comprendre la
nécessité de consolider les acquis en matière de Système d’Informations Géographiques
(SIG) dans les projets d’atténuations.

Il ressort de cette session que la mobilisation des ressources techniques, matérielles et


financières tient lieux de la capacité de chaque état à élaborer et mettre en œuvre des
systèmes de Mesures, de Notification et de Vérification pour justifier les émissions de GES et

24
évaluer les initiatives des parties à la réduction de ces émissions pour une température globale
de 2°C voire 1.5°C.

25
2.2. Recommandations

Les participants ont sur échangé sur les mécanismes d’élaboration et de mise en œuvre
effective de système MRV dans le cadre du projet d’appui à la mise en œuvre des CDN en
Côte d’Ivoire et au Sénégal dans le secteur déchets.

Les participants ont partagé le constat de la dispersion des outils de mesures des CDN et du
manque de compétences locales dans l’évaluation des émissions de GES.

Toutefois, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de tous les
acteurs, afin d’aider les États à assurer la traçabilité des actions d’évaluation des émissions
de GES.

Les recommandations issues des discussions sont les suivantes :

• Renforcer les capacités des tous les parties acteurs (Etats, Collectivités, ONG, …) sur les
systèmes MRV dans la mise œuvre des CDN- Secteur déchets ;
• Développer un système National de Mesure, Notification et Vérification à intégrer dans les
révisions des CDN ;
• Développer un plan de formation des acteurs clés des secteurs d’émissions de GES sur
les systèmes MRV ;
• Mettre en place une plateforme régionale de partage d’expérience avec les autres pays
sur le processus d’élaboration de système MRV dans le secteur des déchets

26
3. Conclusion

L’atelier de partage d’expérience et de formation sur les systèmes MRV dans le secteur des
déchets a été un grand succès, avec la participation active des pays (Côte d’Ivoire, Sénégal,
Burkina Faso, Madagascar), la Commission de la CEDEAO, le Gouvernement du Canada à
travers Environnement Changement Climatique Canada, et l’appui technique du Programme
des Nations Unies pour l’Environnement et le Stockholm Environment Institute ; les
collectivités territoriales, le secteur privé et les ONG.
Tous se sont réunis pour échanger sur l’engagement de chaque état dans la mise en œuvre
des Contributions Déterminées au niveau National, dans le secteur des déchets et de renforcer
leurs capacités sur la mise en place de système MRV pour le suivi des actions entreprises
dans le secteur.
Les sessions de partage d’expériences ont permis de présenter l’état d’avancement et de mise
en œuvre de chaque pays, la vision et les politiques sectorielles en matière de promotion d’une
économie des déchets, aussi de partager les bonnes pratiques et mesures correctives à
prendre en compte dans la révision des nouvelles Contributions de chaque état.
Les états bénéficiaires du projet d’appui du Gouvernement Canadien et ceux en présence ont
ensuite été invités à l’appropriation dudit projet et d’en faire un modèle pour les autres états
de l’espace CEDEAO, voire pour tout le continent. Une invitation a été faite à la Commission
CEDEAO d’approfondir les réflexions sur l’harmonisation des politiques environnementales et
de lutte contre les changements climatiques pour un suivi des actions de chaque état membre
dans la mise en œuvre des engagements dans le cadre de l’Accord de Paris.
Les participants ont donc formulé des suggestions pour améliorer les stratégies nationales de
développement du compost et du biogaz, les programmes d’accès au marché carbone et de
création de chaines de valeur compétitives que mettront en œuvre les pays avec l’appui du
Gouvernement Canadien dans le cadre du projet. Aussi, la responsabilisation et l’appropriation
du secteur privé pour assurer la mobilisation des ressources et la pérennisation des projets et
programmes déployés. L’une des recommandations fortes de cette session a été la mise en
place d’une plateforme virtuelle pour le partage des documents stratégiques, sur l’état
d’avancement des stratégies présentés, les bonnes pratiques et innovations majeures dans la
mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National, dans le secteur des
Déchets.
Une session de formation a été organisée sur les systèmes MRV pour une transparence des
actions mise en œuvre dans le cadre des Contributions des pays à l’effort mondial de réduction
des gaz à effets de serre. A l’issue de ces sessions, les experts nationaux ont eu leurs
capacités renforcées sur sept (07) modules présentant les fondements historiques des
systèmes MRV, des notions de base et les processus d’élaboration et de mise en œuvre
desdits système dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur les Changements
Climatiques.

Les pays ont présenté au Gouvernement du Canada à travers Environnement Changement


Climatique Canada trois séries de recommandations :

• Le soutien aux programmes de renforcement des capacités sur les systèmes MRV et
de l’intégration dans les politiques et stratégies à destination des pays de la CEDEAO.
• La création d’une plateforme virtuelle quadripartite (décideurs publics, secteur privé,
PTF, OSC) pour une mutuelle implication dans toutes les phases du développement
des projets de mise en œuvre des CDN dans tous les secteurs.

27
• Aider à l’élaboration des programmes de villes durables à travers des projets
structurants et intégrés pour une économie circulaire des déchets.

A l’issue des cinq jours de partage d’expériences et de formation, les pays ont présenté leur
gratitude au Gouvernement du Canada, à Environnement Changement Climatique Canada,
au Programme ONU environnement et au Stockholm Environment Institute. Tout en réitérant
leur engagement à rehausser leurs ambitions de réduction des émissions de GES telles que
définies dans leurs Contributions Déterminées au Niveau National.

28
4. Annexe

4.1 Agenda de l’atelier et formation


Jour 1 - 17 février 2020 - Cérémonie d'ouverture et présentation des objectifs du projet

Cérémonie d'ouverture
Horaire Activités Responsable
08h00 - 09h00 Accueil et installation des participants ONG Page Verte
(Cellule de
coordination)
09h00 - 10h00 Mot d'ouverture - Mot de bienvenue et introduction (1h) Représentants
− Allocution de l’ONU Environnement (10 min) des institutions
− -Allocution de Environnement et Changement climatique Canada
(10 min)
− Allocution de la Commission de la CEDEAO (10 min)
− - Mot d’ouverture du Ministre de l'Environnement et du
Développement Durable (30 min)
10h00 - 10h30 Photo de groupe (30 min) ONG Page Verte
(Cellule de
coordination)
10h30 - 11h15 Interviews avec la presse (Ministère, ONU Environnement ECCC) - Chargée de
Pause-café (45min) communication
Séances techniques
11 h 15 - 12 h 30 Session 1 : Présentation des objectifs globaux du projet et des Frank
résultats attendus & perspectives (1h15) PORTALUPI,
• Présentation 1 : Stratégie intégrée des déchets solides ECCC
municipaux du Sénégal
12h30 - 13h00 Question et Réponses (Q&R) - Discussions (30min) Dr Tiangoua
KONE
13h00 - 14h15 Pause-déjeuner ONG Page Verte
(Cellule de
coordination)
14h15 - 16h15 EXPÉRIENCE DU SÉNÉGAL (2h) Xavier Bambara,
− Présentation 2 : CDN du Sénégal dans le secteur des déchets Alliance pour le

− Présentation 3 : Stratégie biogaz et compost au Sénégal Biodigesteur en


Afrique de
l'Ouest et du
Centre (AB/AOC)
16h15 –17h00 Discussions et Q&R (45min) Dr Tiangoua
KONE
JOUR 2 - 18 février 2020 - session de travail technique avec l'unité de gestion de projet

29
09h00 - 9h15 Bienvenue (30min) Dr. Rocio A.
• Résumé du jour 1 DIAZ-CHAVEZ,
SEI
09h15 - 11h15 EXPERIENCE DE COTE D'IVOIRE (2h) Xavier Bambara,
Alliance pour le
− Présentation 4 : CDN de Côte d'Ivoire dans le secteur des Biodigesteur en
déchets Afrique de
− Présentation 5 : Politique / stratégie sur le biogaz et le compost l'Ouest et du
en Côte d'Ivoire Centre (AB/AOC)
− Présentation 6 : Normes de biogaz et de compost en Côte
d'Ivoire
− Présentation 7 : Projet pilote de biogaz en Côte d'Ivoire
11h15 - 12h00 Q&R - Discussions (45min) Dr KONE
Tiangoua
12h00 - 13h30 Pause-déjeuner ONG Page Verte
(Cellule de
Coordination)
13h30 - 14h30 EXPÉRIENCES DE LA CEDEAO (30min) Frank
Présentation 8 : Etat de mise en œuvre des CDN par les États membres PORTALUPI,
de la CEDEAO ECCC
- Bernard Koffi
14h30 - 15h00 Initiative des déchets du CCPA (30 min)
− Présentation 9 : Opportunités pour intensifier l'élaboration de
plans de mise en œuvre des CDN dans le secteur des déchets
par la diffusion des meilleures pratiques et la coopération Sud-
Sud. – Franck Portalupi
15h00 - 16h00 Discussions et questions / réponses
− Opportunités pour l'engagement du secteur privé dans la gestion
des déchets
− Implication du secteur privé
16h00 - 17h00 Discussions et Q&R - Récapitulation (1h)

Jour 3– 19 février 2020 – Formation sur la Mesure, Notification et Vérification dans le secteur des déchets

Horaire Activités Responsable


9h00 – 10h00 Mot d’ouverture Tiangoua Koné
- Nations Unies pour l’environnement (15 min) (MC)
- Environnement et changement climatique Canada (15
min)
- Les deux ministères de l’Environnement et du Franck Portalupi
Développement durable (30 min)

30
10h00 – 10h40 Introduction aux principes de base de mesure, notification et ClimateCHECK
vérification (Formateur)
- Introduction à la mesure, notification et vérification des
GES Franck Portalupi
- Aperçu du programme de mesure, notification et (Animateur)
vérification

10h40 – 11h00 Pause-café


11h00 – 12h00 Aperçu de la mesure, notification et vérification des ClimateCHECK
inventaires de GES (Formateur)
- Pourquoi développer des inventaires de GES ?
- Concepts-clés
- Limite des inventaires de GES
- Quantification des GES
- Année de référence
- Notification et vérification
12h00 – 13h30 Pause-déjeuner
13h30 – 15h00 Aperçu de la mesure, notification et vérification des projets ClimateCHECK
sur les GES (Formateur)
- Pourquoi développer des projets sur les GES
- Concepts-clés Franck Portalupi
- Cycle de projet sur les GES (Animateur)
- Scénario de projet et de base
- Quantification des GES
- Mesure, notification et vérification
15h00 – 15h20 Pause-café
15h20 – 16h00 Discussion et QR

Jour 4 – 20 février 2020 – Formation sur la mesure, notification et vérification


Heures Activités Responsable
9h00 – 10h30 Aperçu de la vérification des GES ClimateCHECK
- Concepts-clés – Processus de vérification des GES (Formateur)
- Processus de vérification des GES
- Principes de base de la vérification
- Évaluation des contrôles sur les GES
- Évaluation des données sur les GES Franck Portalupi
- Évaluation des risques (Animateur)
- Effectuer la vérification
- Accréditation des vérificateurs
10h30 – 10h50 Pause-café
10h50 – 12h00 Marchés du carbone et systèmes de mesure, notification et Patrick Hardy
vérification (Formateur)
- Aperçu des marchés de carbone actifs et des règlements
et politiques
- Rôles des systèmes de mesure, notification et vérification
dans ces marchés
-
12h00 – 13h30 Pause-déjeuner

31
13h30 – 14h30 Marchés du carbone et systèmes de mesure, notification et ClimateCHECK
vérification (con’t) (Formateur)
- Rôles des systèmes de mesure, notification et vérification
dans le financement lié au climat Franck Portalupi
(Animateur)
- Compensations – Méthodes de quantification des GES
14h30 – 15h00 Méthodologie de la quantification des GES dans le domaine
des déchets
- Étude de cas de la méthodologie pour les gaz
d’enfouissement
15h00 – 15h20 Pause-café
15h20 – 16h00 Discussion et QR

Jour 5 – 21 février 2020 – Formation sur la mesure, notification et vérification

Heures Activités Responsable


9h00 – 10h30 Méthodologie de la quantification des GES dans le domaine ClimateCHECK
des déchets (con’t) (Formateur)
- Étude de cas de la méthodologie pour les gaz
d’enfouissement Franck Portalupi
(Animateur)
10h30 – 10h50 Pause-café
10h50 – 12h00 Processus de développement de la méthodologie des GES Patrick Hardy
- Méthodologie des sites d’enfouissement au Chili (Formateur)

32
4.2. Liste des modérateurs et présentateurs

Session Panélistes Contacts


Discours liminaires Koné TIANGOUA, point focal du projet, [Link]@[Link]
Direction la Lutte contre les Changements
Climatiques(DLCC)
Allocutions de bienvenue Angèle LUH, Chef de bureau ONU [Link]@[Link]
Environnement Afrique de l’Ouest
Franck PORTALUPI, Manager [Link]@[Link]
Environnement Changement Climatique
Canada (ECCC)
Bernard KOFFI, Commission CEDEAO bernard.koffi2016@[Link]
François KOUABENAN, Directeur de conseillerkouablan@[Link]
Cabinet du Ministre de l’Environnement et
du Développent Durable (MINEDD)
Session de Partage Idrissa DIATTA, point focal du projet au idrissadiatta@[Link]
d'expériences Sénégal, Unité de Coordination de la
Gestion des déchets solides (UCG)
Estelle NDOUR, Responsable du Service [Link]@[Link]
Economie des Déchets, Unité de
Coordination de la Gestion des déchets
solides (UCG)
Koné TIANGOUA
Xavier BAMBARA, Alliance pour le xavierbambara@[Link]
Biodigesteur en Afrique de l'Ouest et du
Centre (AB/AOC)

Virginia Careri, Chef d’antenne WHH, [Link]@[Link]


Welthungerhilfe e.V,
Session de Formation Patrick Hardy, Manager Climate CHECK pat@[Link]

33
4.3. Liste des participants
N° Nom Prénoms Organisations Courriel
01 Konan Maxime max_konan@[Link]
02 Akossi Oreste Santoni MINEDD akossisantoni@[Link]
03 Dadie Guy Patrick MINEDD patrickdadiee@[Link]
04 Eza Ecrah esamathieu@[Link]

05 Kouamé N’Guessan Université de Daloa maximekouamelma@[Link]


06 Gueye Assane UCG Sénégal [Link]@[Link]
07 Pod Estelle Ndour UCG Sénégal [Link]@[Link]
08 Diatta Idrissa UCG Sénégal [Link]@[Link]
09 Bambara Xavier AB/AOC Burkina xavierbambara@[Link]
Faso
10 Koffi Bernard CEDEAO bernard.koffi2016@[Link]
11 Portalupi Franck ECCC [Link]@[Link]
12 Careri Virginia Welthungerhilfe [Link]@[Link]
Madagascar
13 RAMILANAJOROHARI Andréa Mercie Welthungerhilfe [Link]@welthung
VELO Madagascar [Link]
14 VITA SIDSON DEDE Welthungerhilfe Marredede70@[Link]
Madagascar
15 RANDRIANASOLO Jacques Augustin Welthungerhilfe [Link]@welthunger
Madagascar [Link]
16 Loda Eric Welthungerhilfe erilo@[Link]
Madagascar
17 RAVALOERA Antsatiana Welthungerhilfe da.75meeh@[Link]
Madagascar
18 Rocio Diaz-Chavez SEI [Link]-chavez@[Link]
19 Kouakou Jean Narcisse MINASS jnkouakou11@[Link]
20 Koné Miaman ANADER Miaman_kone@[Link]
21 Dogo Claude District Autonome claude_dogo@[Link]
d’Abidjan
22 Lahoré N’Guessan Yaba ARDCI kakouyabairene@[Link]
Irène
23 Ehui Boa Delphin Presse
24 Oumar Yamego Presse
25 Koné Petieninpou Salifou ANAGED petieninpou@gmailcom
26 Coulibaly Aboubacar Assemblée Nationale coulibalyabou90@[Link]
27 Kadjo Jean Jaurès Ange ONG PAGE VERTE vigny27@[Link]
Vigny
28 Jeanne Irène Koumo ONG PAGE VERTE jeanneirenekoumo@[Link]
29 Koné Tiangoua MINEDD [Link]@[Link]
30 Tia Andrée MINEDD tiaandrevanessafatima48@[Link]
31 Aka Anna MINEDD akablampyannajobs@[Link]

34
32 Moussa Diop moussa8diop@[Link]
33 Galine Yanon [Link]@[Link]
34 Gahi Narcisse gahi_z@[Link]
35 Yao N’Da N’Guessan MINEDD ericooyao@[Link]
Eric

4.4. Photos

Figure 11:Equipe de l'ONG Page Verte Figure 12: échanges entre participants pendant la pause-café

Figure 13:experts nationaux au cours de la formation

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