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Inégalité de Taylor-Lagrange expliquée

Ce document décrit la formule de Taylor et l'inégalité de Taylor-Lagrange pour une fonction dérivable. Il présente les dérivées successives d'un polynôme et définit le reste dans la formule de Taylor. L'inégalité borne le reste en fonction de la dérivée d'ordre supérieur de la fonction.

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Inégalité de Taylor-Lagrange expliquée

Ce document décrit la formule de Taylor et l'inégalité de Taylor-Lagrange pour une fonction dérivable. Il présente les dérivées successives d'un polynôme et définit le reste dans la formule de Taylor. L'inégalité borne le reste en fonction de la dérivée d'ordre supérieur de la fonction.

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Chapitre 10 : Formules de Taylor


Dans tout ce chapitre, I est un intervalle de R, et les fonctions sont à valeurs dans R ; n désigne un
entier naturel.

I Préliminaire
‚ Soient λ0 , λ1 , λ2 , . . . λn P R.
Soit P : R ÝÑ R .
n
ÿ
x ÞÝÑ λn xn + λn´1 xn´1 + ¨ ¨ ¨ + λ1 x + λ0 = λk x k
k=0
Alors P P C 8 (R, R), et, pour tout x P R :
n
ÿ n
ÿ
P (0) (x) = λk x k P (1) (x) = kλk xk´1 (10.1)
k=0 k=1

P (2) (x) = n(n ´ 1)λn xn´1 + ¨ ¨ ¨ + 2λ2 P (3) (x) = n(n ´ 1)(n ´ 2)λn xn´3 + ¨ ¨ ¨ + 6λ3 (10.2)
¨¨¨ P (n) (x) = n!λn (10.3)

Et P (k) (x) = 0 pour k ą n


En 0 :

P (0) (x) = λ0 P (1) (x) = λ1 P (2) (x) = 2λ2 (10.4)


¨¨¨ P (k) (x) = k!λk pour 0 ď k ď n (10.5)

‚ Plus généralement :
Soient λ0 , λ1 , λ2 , . . . λn P R, a P R.
Soit P : R ÝÑ R
x ÞÝÑ λn (x ´ a)n + λn´1 (x ´ a)n´1 + ¨ ¨ ¨ + λ1 (x ´ a) + λ0
Alors P P C 8 (R, R), et, pour tout x P R :

P (k) (x) = n(n ´ 1)(n ´ 2) . . . (n ´ k)λn (x ´ a)k + ¨ ¨ ¨ + k!λk pour 0 ď k ď n (10.6)

On a les mêmes dérivées en a qu’en 0 dans le premier cas.


‚ Soit f : I Ñ R, soit a P R. On suppose que f est n fois dérivable en a.
Soit Tn le polynôme de degré ď n dont les dérivées successives jusqu’à la n-ième en a coïncident
avec celles de f , c’est-à-dire, d’après le préliminaire pour les dérivées successives de Tn en a :
f 2 (a) f (n) (a)
@x P R, Tn (x) = f (a) + (x ´ a)f 1 (a) + (x ´ a)2 + ¨ ¨ ¨ + (x ´ a)n (10.7)
2! n!
Pour tout x P I, on pose Rn (x) = f (x) ´ Tn (x).
Écrire une formule de Taylor pour f à l’ordre n en a, c’est écrire :

@x P I, f (x) = Tn (x) + Rn (x) (10.8)

Tn (x) s’appelle la partie polynomiale, Rn (x) le reste.


Le but du chapitre est de donner des théorèmes à propos du reste.

MPSI Mathématiques 1 Ismaël Bouya


Analyse réelle et complexe
II. INÉGALITÉ DE TAYLOR–LAGRANGE CHAPITRE 10. FORMULES DE TAYLOR

II Inégalité de Taylor–Lagrange

Théorème :
Soit f une fonction de classe C n+1 sur un segment [a, b]. Alors :
Ø

(b ´ a)2 2 (b ´ a)n (n)


f (b) = f (a) + (b ´ a)f 1 (a) + f (a) + ¨ ¨ ¨ + f (a) +Rn (b), (10.9)
2! n!
loooooooooooooooooooooooooooooooooooooooomoooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon
Tn (b)
avec
|b ´ a|n+1
|Rn (b)| ď sup |f (n+1) (t)| (10.10)
(n + 1)! tP[a,b]
Ø

(La borne sup. est bien définie car f (n+1) est définie et continue sur le segment [a, b])
Ø
C’est l’inégalité de Taylor–Lagrange à l’ordre n de f entre a et b.

Démonstration :
‚ Le cas où a = b est trivial.

‚ Si a ă b : on va montrer que pour tout x P [a, b], on a :

(x ´ a)n+1 (x ´ a)2 2 (x ´ a)n (n) (x ´ a)n+1


´ M ď f (x)´f (a)´(x´a)f 1 (a)´ f (a)´¨ ¨ ¨´ f (a) ď M
(n + 1)! 2! n! (n + 1)!
(10.11)
où M = tP[a,b] |f (n+1) (t)|, ce qui établira le résultat en prenant x = b
ř

˛ Montrons la deuxième inégalité :


Soit φ : [a, b] ÝÑ R
(x ´ a)2 2 (x ´ a)n (n) (x ´ a)n+1
x ÞÝÑ f (x) ´ f (a) ´ (x ´ a)f 1 (a) ´ f (a) ´ ¨ ¨ ¨ ´ f (a) ´ M
2! n! (n + 1)!
n+1
C’est-à-dire @x P [a, b], φ(x) = f (x) ´ Tn (x) ´ (x´a)
(n+1)! M
Alors φ est de classe C n+1 sur [a, b], et :

(x ´ a)n
@x P [a, b],φ1 (x) = f 1 (x) ´ Tn1 (x) ´ M (10.12)
n!
..
. (10.13)
@x P [a, b],φ(n) (x) = f (n) (x) ´ Tn(n) (x) ´ (x ´ a)M = f (n) (x) ´ f (n) (a) ´ (x ´ a)M (10.14)
@x P [a, b],φ(n+1) (x) = f (n+1) (x) ´ M ď 0 car f (n+1) (x) ď M (10.15)

Donc φ(n) est décroissante, et φ(n) (a) = 0. Donc @x P [a, b], φ(n) (x) ď 0, donc φ(n´1) est
décroissante, et φ(n´1) (a) = 0. Donc…donc φ est décroissante, et φ(a) = 0, donc @x P
[a, b], φ(x) ď 0.
(x´a)n+1
Donc @x P [a, b], f (x) ´ Tn (x) ´ (n+1)! M ď 0.
n+1
Et, en particulier : f (b) ´ Tn (b) ď (b´a)
(n+1)! M

˛ Pour la deuxième inégalité :


(x´a)n+1
Soit φ définie par @x P [a, b], φ(x) = f (x) ´ Tn (x) + (n+1)! M .

MPSI Mathématiques 2
Analyse réelle et complexe
CHAPITRE 10. FORMULES DE TAYLOR II. INÉGALITÉ DE TAYLOR–LAGRANGE

Alors φ P C n+1 ([a, b], R), et :


(x ´ a)n
@x P [a, b],φ1 (x) = f 1 (x) ´ Tn1 (x) + M (10.16)
n!
..
. (10.17)
@x P [a, b],φ(n+1) (x) = f (n+1) (x) + M ě 0 car |f (n+1) (x)| ď M, soit f (n+1) (x) ě ´M.
(10.18)

Donc φ(n) est croissante, et φ(n) (a) = 0. Donc @x P [a, b], φ(n) (x) ě 0, donc φ(n´1) est
croissante, et φ(n´1) (a) = 0. Donc…donc φ est croissante, et φ(a) = 0, donc @x P [a, b], φ(x) ě
0.
(x´a)n+1
Donc @x P [a, b], f (x) ´ Tn (x) + (n+1)! M ě 0.
n+1
Donc f (b) ´ Tn (b) ě ´ (b´a)
(n+1)! M
(b´a)n+1 |b´a|n+1
˛ Ainsi, |f (b)´Tn (b)| ď (n+1)! suptP[a,b] |f (n+1) (t)|, soit |Rn (b)| ď (n+1)! suptP[a,b] |f (n+1) (t)|.
‚ Si a ą b :
Étant donné f : [a, b] Ñ R de classe C n+1 , en posant M = suptP[a,b] |f (n+1) (t)|, on introduit
g : [´a, ´b] ÝÑ R .
x ÞÝÑ f (´x)
Alors g est de classe C n+1 , et @k P J0, n + 1K, @x P [´a, ´b], g (k) (x) = (´1)k f (k) (´x).
Le théorème, montré dans le cas précédent, pour g entre ´a et ´b donne :
(´b + a)2 2 (´b + a)n (n)
g(´b) = g(´a) + (´b + a)g 1 (´a) + g (´a) + ¨ ¨ ¨ + g (´a) + Sn (´b) (10.19)
2! n!
(´b+a)n+1
avec |Sn (´b)| ď (n+1)! suptP[´a,´b] |g (n+1) (t)|.
On a :

g(´a) = f (a) (10.20)


g(´b) = f (b) (10.21)
1 1 1
(´b + a)g (´a) = (´b + a)(´1)f (a) = (b ´ a)f (a) (10.22)
(´b + a)2 g 2 (´a) = (b ´ a)2 (´1)2 f 2 (a) = (b ´ a)2 f 2 (a) (10.23)
¨¨¨ (10.24)

Donc
(b ´ a)2 2 (b ´ a)n (n)
f (b) = f (a) + (b ´ a)f 1 (a) + f (a) + ¨ ¨ ¨ + f (a) + Sn (´b), (10.25)
2! n!
et
(´b + a)n+1
|Sn (´b)| ď sup |g (n+1) (t)| (10.26)
(n + 1)! tP[´a,´b]
loooooomoooooon loooooooooomoooooooooon
|b´a|n+1 =M
= (n+1)!

Cas particulier (l’inégalité entre 0 et x) :


Inégalité de Taylor–Lagrange entre 0 et x pour f de classe C n+1 :
Soit I un intervalle contenant 0.
Soit f de classe C n+1 sur I.
Alors, pour tout x P I, on peut écrire :
x2 2 xn (n)
f (x) = f (0) + xf 1 (0) + f (0) + ¨ ¨ ¨ + f (0) + Rn (x), (10.27)
2! n!

MPSI Mathématiques 3
Analyse réelle et complexe
III. FORMULE DE TAYLOR–YOUNG CHAPITRE 10. FORMULES DE TAYLOR

avec
|x|n+1
|Rn (x)| ď sup |f (n+1) (t)| (10.28)
(n + 1)! tP[0,x]
Ø

Exemple :
La fonction exponentielle étant de classe C 8 sur R, on peut écrire cette inégalité à n’importe quel ordre :

x2 xn
ex = 1 + x + + ¨¨¨ + + Rn (x) (10.29)
2! n!
avec
|x|n+1
|Rn (x)| ď sup (et ) (10.30)
(n + 1)! tP[0,x]
Ø

III Formule de Taylor–Young

Théorème :
Soit a P R. Soit f une fonction de classe C n sur un intervalle I contenant a.
Alors il existe une fonction ε : I Ñ R qui tend vers 0 en a telle que :

(x ´ a)2 2 (x ´ a)n (n)


@x P I, f (x) = f (a) + (x ´ a)f 1 (a) + f (a) + ¨ ¨ ¨ + f (a) + (x ´ a)n ε(x) (10.31)
2! n!
« Formule de Taylor–Young à l’ordre n en a pour f de classe C n ».
Autrement dit, au voisinage de a :

(x ´ a)2 2 (x ´ a)n (n)


f (x) = f (a) + (x ´ a)f 1 (a) + f (a) + ¨ ¨ ¨ + f (a) + o((x ´ a)n ) (10.32)
2! n!

Démonstration :
Soit n ě 1.
Pour x P I, posons : $
f (x)´Tn (x)
si x ‰ a

&
(x´a)n
ε(x) = (10.33)
%0 si x = a

On a alors déjà l’égalité. Reste à montrer que ε(x) Ý


ÝÝÑ 0.
xÑa
x‰a
Pour cela, on applique l’inégalité de Taylor–Lagrange à l’ordre n ´ 1 à la fonction φ : t ÞÑ f (t) ´ Tn (t)
entre a et x, où x est un élément quelconque de I.
On a alors :
( n´1

ˇ |x ´ a|n
ˇ
ˇφ(x) ´ φ(a) + (x ´ a)φ1 (a) + ¨ ¨ ¨ + (x ´ a) (n´1)
sup |φ(n) (t)|
ˇ
φ (a) ˇď (10.34)
ˇ (n ´ 1)! ˇ n! tP[a,x]
Ø

Mais φ(a) = φ1 (a) = ¨ ¨ ¨ = φ(n´1) (a) = φ(n) (a) = 0, d’après le préliminaire.


(n)
De plus, @t P I, φ(n) (t) = f (n) (t) ´ T n (t)
loomoon .
(n)
=Tn (a)=f (n) (a)
|x´a|n
Ainsi, |f (x) ´ Tn (x)| ď n! suptP[a,x] |f (n) (t) ´ f (n) (a)|.
Ø
Donc, pour x ‰ a :
1
|ε(x)| ď sup |f (n) (t) ´ f (n) (a)| (10.35)
n! tP[a,x]
Ø

MPSI Mathématiques 4
Analyse réelle et complexe
CHAPITRE 10. FORMULES DE
IV. TAYLOR
L’ÉGALITÉ DE TAYLOR–LAGRANGE (HORS PROGRAMME)

Il reste à montrer que suptP[a,x] |f (n) (t) ´ f (n) (a)| ÝÝÝÑ 0.


Ø xÑa
(n) (n)
Déjà, g : t ÞÑ f (t) ´ f (a) est continue sur I et nulle en a.

‚ Soit η ą 0.
Comme g est continue en a, il existe α ą 0 tel que @t P I, (|t ´ a| ă α ùñ |g(t)| ă η/2).
Alors, pour x P I tel que |x ´ a| ă α, on a : @t P [a, x], |g(t)| ă η/2
Ø
(puisque pour t P [a, x], |t ´ a| ď |x ´ a| ă α)
Donc @x P I, (|x ´ a| ă α ùñ suptP[a,x] |g(t)| ď η/2 ă η)
Ø

‚ Autre démonstration :
Pour tout x P I, on a :
La fonction |g| est continue sur le segment [a, x]. Donc, sur ce segment, elle est bien bornée, et elle
Ø
atteint ses bornes. Il existe donc cx P [a, x] tel que suptP[a,x] |g(t)| = |g(cx )|.
Ø Ø
On a :
@x P I, |cx ´ a| ď |x ´ a| car cx P [a, x].
Ø
Donc cx ÝÝÝÑ a, et g est continue en a, donc g(cx ) ÝÝÝÑ g(a).
xÑa xÑa =0
D’où suptP[a,x] |g(t)| ÝÝÝÑ 0.
Ø xÑa

Dans le cas où n = 0 :
Le théorème dit :
Si f est continue sur I contenant a : f (x) = f (a) + ε(x) où ε Ý
Ñ 0, ce qui est vrai.
a

Cas particulier (Taylor–Young à l’ordre n en 0) :


Soit f de classe C n sur I contenant 0.
x2 2 xn (n)
Alors f (x) = f (0) + xf 1 (0) + 2! f (0) + ¨¨¨ + n! f (0) + o(xn ).

IV L’égalité de Taylor–Lagrange (hors programme)

Théorème :
Soit f de classe C n sur [a, b] et de classe Dn+1 sur ]a, b[ au moins (a ă b)
Alors il existe c P]a, b[ tel que :

(b ´ a)2 2 (b ´ a)n (n) (b ´ a)n+1 (n+1)


f (b) = f (a) + (b ´ a)f 1 (a) + f (a) + ¨ ¨ ¨ + f (a) + f (c) (10.36)
2! n! (n + 1)!

Démonstration :
Soit φ : [a, b] Ñ R définie par :

(b ´ x)n (n) (b ´ x)n+1


@x P [a, b], φ(x) = f (x) + (b ´ x)f 1 (x) + ¨ ¨ ¨ + f (x) + A (10.37)
n! (n + 1)!

Où A est une constante de sorte que φ(a) = f (b), c’est-à-dire :


( )
(n + 1)! 1 (b ´ a)n (n)
A= f (a) ´ (b ´ a)f (a) ´ ¨ ¨ ¨ ´ f (a) (10.38)
(b ´ a)n+1 n!

Alors φ est continue sur [a, b], et dérivable sur ]a, b[, et φ(a) = φ(b) (= f (b)).
Il existe donc c P]a, b[ tel que φ1 (c) = 0.

MPSI Mathématiques 5
Analyse réelle et complexe
V. RÉCAPITULATION, FORMULES À CONNAÎTRE CHAPITRE 10. FORMULES DE TAYLOR

Or, pour tout x P]a, b[ :


(b ´ x)n (n+1) (b ´ x)n
φ1 (x) = looooooooooooooooooooooooooooooooomooooooooooooooooooooooooooooooooon
f 1 (x) ´ f 1 (x) + (b ´ x)f 2 (x) ´ (b ´ x)f 2 (x) + ¨ ¨ ¨ + f (x) ´ A (10.39)
n! n!
=0

(b´x) n ( )
Soit φ1 (x) = n! f (n+1) (x) ´ A
Or, φ1 (c) = 0 et c ‰ b, donc f (n+1) (c) = A, d’où l’égalité cherchée.
Remarque :
De cette égalité, on tire aisément l’inégalité de Taylor–Lagrange.

V Récapitulation, formules à connaître


Rappel des trois théorèmes à l’ordre n en 0 :

Théorème (inégalité de Taylor–Lagrange) :


Soit f P C n+1 (I, R), où I contient 0. Alors, pour tout x P I :

x2 2 xn (n)
f (x) = f (0) + xf 1 (0) + f (0) + ¨ ¨ ¨ + f (0) + Rn (x), (10.40)
2! n!
avec
|x|n+1
|Rn (x)| ď sup |f (n+1) (t)| (10.41)
(n + 1)! tP[0,x]
Ø

Théorème (Taylor–Young) :
Soit f P C n+1 (I, R), où I contient 0. Alors, au voisinage de 0 :

x2 2 xn (n)
f (x) = f (0) + xf 1 (0) + f (0) + ¨ ¨ ¨ + f (0) + o(xn ) (10.42)
2! n!

Théorème (Égalité de Taylor–Lagrange) :


Soit f n + 1 fois dérivable sur I contenant 0.
Alors, pour tout x P Iz t0u, il existe cx P]0, x[ tel que :
Ø

x2 2 xn (n) xn+1 (n+1)


f (x) = f (0) + xf 1 (0) + f (0) + ¨ ¨ ¨ + f (0) + f (cx ) (10.43)
2! n! (n + 1)!

Formule de Taylor–Young des fonctions usuelles en 0 (de classe C 8 sur un intervalle contenant 0) :
x2 xn
‚ ex = 1 + x + 2! + ¨¨¨ + n! + o(xn ) (ordre n)
x2 x4 x6 n x2n 2n
‚ cos x = 1 ´ 2! + 4! ´ 6! + ¨ ¨ ¨ + (´1) (2n)! + o(x ) (ordre 2n)
x2 x4 x6 n x2n 2n+1
Et même cos x = 1 ´ 2! + 4! ´ 6! + ¨ ¨ ¨ + (´1) (2n)! + o(x ) (ordre 2n + 1)
x3 x5 x7 n x2n+1 2n+1
‚ sin x = x ´ 3! + 5! ´ 7! + ¨ ¨ ¨ + (´1) (2n+1)! + o(x ) (ordre 2n + 1)
3 5 7 2n+1
x x x n x 2n+2
Et même sin x = x ´ 3! + 5! ´ 7! + ¨ ¨ ¨ + (´1) (2n+1)! + o(x ) (ordre 2n + 2)

MPSI Mathématiques 6
Analyse réelle et complexe
CHAPITRE 10. FORMULES DE TAYLOR V. RÉCAPITULATION, FORMULES À CONNAÎTRE

‚ fα : x ÞÑ (1 + x)α est de classe C 8 sur ] ´ 1, +8[.

fα(0) (x) = (1 + x)α fα(1) (x) = α(1 + x)α´1 (10.44)


fα(2) (x) = α(α ´ 1)(1 + x)α´2 ¨¨¨ (10.45)
fα(n) (x) = α(α ´ 1)(α ´ 2) . . . (α ´ n + 1)(1 + x)α´n
looooooooooooooooooomooooooooooooooooooon (10.46)
n termes

α(α´1) 2 α(α´1)(α´2)...(α´n+1) n
Donc (1 + x)α = 1 + αx + 2! x + ¨¨¨ + n! x + o(xn )
Commentaire :
Le cosinus à l’ordre 2 donne :
x2
cos x = 1 ´ + x2 ε(x) (10.47)
2
2
Donc cos x ´ 1 = ´ x2 + x2 ε(x)
x2
C’est-à-dire cos x ´ 1 „ ´
0 2
Cas particulier (avec α = ´1) :

1
= 1 ´ x + x2 ´ x3 + x4 ´ x5 + ¨ ¨ ¨ + (´1)n xn + o(x n
omoo)n (10.48)
1 + x loooooooooooooooooooooooooooomoooooooooooooooooooooooooooon lo
1´(´1)n+1 xn+1 (´1)n+1 xn+1
= 1´(´x) 1+x

Cas particulier (α = p P N) :
On a :

p(p ´ 1) 2 p(p ´ 1)(p ´ 2) 3 p(p ´ 1)(p ´ 2) . . . (p ´ p + 1) p


(1 + x)p = loomo
1 on + loomo
p on x + x + x ¨¨¨ + x
2! 3! p!
C0p
looomooon loooooooomoooooooon
C1p
looooooooooooooooooomooooooooooooooooooon
C2p C3p Cpp
(10.49)
(Les termes suivants sont nuls)
1
1 ˆ ( 12 ´ 1) 2
(1 + x)1/2 = 1 + x + 2
x + o(x2 )
2 2 (10.50)
2 n n
= a0 + a1 x + a2 x + ¨ ¨ ¨ + an x + o(x )
1
(śn 1
) 2
Avec an = n! k=0 2 ´k ˆ 1´2n

MPSI Mathématiques 7
Analyse réelle et complexe

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