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Réglementation et Normes en Energies renouvelables Objectifs de l’enseignement Un contréle d'efficacité énergétique (contréle de conformité aux normes), s'appliquant aux batiments neufs, aux appareils et aux véhicules 4 moteurs, est institué par la loi. Ce présent cours a pour but d’initier les étudiants a la réglementation et a la normalisation en vue de respecter la réglementation et & utiliser les normes. Connaissances préalables recommandées Un bon niveau en langue francaise. Définition : est quoi une norme de construction ? Une norme de construction est un ensemble de dispositions mis en place pour garantir la qualité des batiments construits. La norme est un document établi par consensus, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des ragles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats, garantissant un niveau d’ordre optimal dans un contexte donné. Elle sert de document de référence entre les différents partenaires de la vie économique. Néanmoins, une norme peut étre rendue obligatoire par un texte réglementaire (arrété ou décret) établi par une institution habilitée I. Quel est l'objectif de la normalisation ? La normalisation a pour objet : = De fournir des documents de référence comportant des solutions a des problémes techniques. = De rechercher et de trouver en commun, dans le respect mutuel et dans des conditions économiques acceptables, une solution satisfaisante aux questions organisationnelles et techniques auxquelles la norme constituera une réponse. Elle permet d'offrir plus de sécurité et de confort aux citoyens. La normalisation assure la compatibilité entre appareils et applications. L'environnement aussi est mis a l'honneur. Ill, La réglementation technique du batiment en Algérie Les réglements de construction sont les documents établis par un organe officiel (administration ou autorité responsable). lls contiennent les dispositions visant assurer les exigences de sécurité, de stabilité, d’hygigne, et le niveau du confort compatibles avec les exigences sociales et de l'environnement pendant la construction et pendant toute la durée de service du batiment. De méme, on défini les normes comme étant des documents définissant surtout les propriétés essentielles des matériaux, des composants et des produits constituent les batiments ainsi que leurs dimensions, leurs caractéristiques et leurs performances. Elles renseignent sur la fagon dont ces caractéristiques peuvent étre vérifiées. D’une maniére générale, les normes sont liges aux réglements de construction du fait que les caractéristiques qu’elles définissent, satisfont aux exigences de ces réglements. C’est pourquoi les réglements y font, souvent, référence. Dans le domaine du batiment, le Ministére de I’Habitat et de I'Urbanisme confie Vélaboration des avant-projets de DTR aux deux centres de recherches sous sa tutelle, a savoir : - Le Centre National de Recherche Appliquée en Génie Parasismique — CGS - Le Centre d'Etudes et de Recherches Intégrées du Batiment — CNERIB IV. Principaux textes juridiques relative 'urbanisme et a la construction en Algérie 1. Instruction ministérielle n°*4 du 07 Septembre 2017 fixant les mesures particuligre d’instruction - Permis de construire = Permis de démolir pour les projets dont les travaux présentent un risque sur leur environnement immédiat 2. DTR C3.2. 'Réglementation Thermique des Batiments d’Habitation, Regles de Calcul des Déperditions Calorifiques'. CNERIB 1997 3. DTR C3.2/4 ‘Document Technique Réglementaire, Réglementation Thermique Algérienne du Batiment’, CNERIB, 2016. 4, _ Regles Parasismiques Algériennes RPA 99 / version 2003 5. V’Arrété du 31 décembre 2012 portant approbation du cahier des charges fixant les normes de surface et de confort applicables aux logements destinés a la location vente. C'est le modéle d’habitat le plus demandé, il est destiné aux citoyens ayant un revenu moyen: ancien LSP et LV (remplacé par LPA et AADL). Le logement location vente "logement AADL" de type F3 doit étre constitué d’une superficie de 70 m? avec une tolérance de moins trois pour cent (3%). Le logement est composé d'une salle de séjour, deux chambres, une cuisine, une salle de bains, une salle de toilette, un espace de dégagement, des volumes de rangement, une loggia et un séchoir. Les conditions qui sont remplies sont les suivantes - orientation doit assurer I’ensoleillement du séjour, de la cuisine et en partie des chambres - La hauteur minimale sous plafond est de 2.90m. La salle de séjour est disposée a l'entrée, pour permettre un accés visiteur direct, sans passer par des espaces réservés & la vie intime du ménage. Sa surface doit étre comprise entre 19 et 21m? La surface de la chambre doit étre comprise entre 12 et 13m? La cuisine offre la possibilité de prise des repas, sa surface doit étre supérieure & 11m? La surface minimale de la salle de bains est fixe & 3m? La surface minimale de la salle de toilettes est fixée 4 1.5m?. - Un séchoir d’une largeur minimale de 1.40m doit étre prévu en prolongement de la cuisine. Tout en permettant un ensoleillement suffisant, il doit soustraire le linge de la vue de extérieur. Cet espace peut étre, éventuellement, exploité en tant qu’ espace fonctionnel annexe de la cuisine = Une loggia d’une largeur minimale de 1.40 m doit étre prévue en prolongement du séjour. V. Exigences d’efficacité énergétique et d'économie d’énergie En quoi consistent ces exigences ? Les normes et exigences d'efficacité énergétique et d’économie d'énergie, régissent les constructions et batiments neufs V.1. Llisolation thermique : Comment réaliser une isolation thermique ? Pour maintenir une température idéale & V'intérieur de la maison, en hiver comme en été, 'isolation thermique doit étre la plus efficace possible. Pour respecter les normes d’isolation thermique, il fau - Réaliser un diagnostic thermique et de performance énergétique DPE ~ Se référer a la réglementation thermique Pratiquement, V'isolation thermique peut étre réalisée par Vintérieur ou par Vextérieur. isolation par "extérieur est plus efficace et plus onéreuse que I Vintérieur, qui permet tout de mame de réaliser des économies d’énergie. Visolation doit permettre d’éviter les ponts thermiques pour limiter les déperditions énergétiques. Nous devons rassembler deux principales normes d cadre de travaux de construction. ~ Utilisation de matériaux isolants plus écologiques lation par lation thermique dans le = Amélioration de isolation thermique des logements pour prévoir de bonnes performances thermiques V.2. Vérification de la conformité En Algérie, la vérification de la conformité d'un batiment doit se faire pour la période d'hiver et pour la période d'été séparément, conformément a la Réglementation Thermique Algérienne du Batiment DTR C3.2/4 - 2016. En hiver Le DTR stipule que pendant la période de chauffage, les déperditions calorifiques par transmission & travers les parois doivent étre inférieures a une valeur de référence. Dy < 1.05 Dper D; (en W/°C) représente les déperditions par transmission du logement, Dre (en W/*C) représente les déperditions de référence Les déperditions de référence D,« sont calculées par la formule suivante : Dper = aS: +b S; +0 Sy +d Sa +e Ss a, b, c, d, e représentent les coefficients de transmission thermique (W/m? *C) des différentes parois : le toit, le plancher, les murs, porte et les fenétres. S1, Sz, Ss, Sa, Ss représentent la surface de ces parois (par m Tableau : Coefficients de transmission thermique de référence Tone ciate Logement individuel Logement en immeuble collectif algerie a b c d e a b c d e A (410 240 240 350 450 110 240 120 350 450 B | 110 240 120 350 450 | 090 240 120 350 4.50 , B | 110 240 120 350 450 | 090 240 120 350 4.50 © | 110 240 120 350 450 | 08 240 120 350 450 D | 240 340 140 350 4.50 | 240 340 140 350 4.50 Di | 240 340 1.40 350 450 | 240 3.40 1.40 3.50 4.50 Pour le calcul des déperditions de référence, n’ont pas été pris en compte les déperditions de référence par renouvellement d’air. En été Pour la période d’été, les apports de chaleur (W/°C) a travers les parois opaques Apo et vitrées Ay calculés 8 15 h du mois de Juillet (considéré comme le mois le plus chaud de I’année) doivent étre inférieurs a une limite appelée Apport de Référence Arete Apo (15h) + Ay (15h) $ 1.05 Agee Les apports de chaleur a travers une paroi opaque aérienne instantanée sont donnés par la formule suivante : Apo(t)= 1.2 K Sine Ate(t) 1.2 est un coefficient de majoration sans dimension qui tient en considération les apports latéraux lingiques (8 travers les ponts thermiques) ; K (en W/m? °C) est le coefficient de transmission thermique surfacique de la paroi considérée pour I’été ; Sie (en m’) est la surface intérieure totale de la paroi considérée ; pour les toitures en pente, on prendra la projection horizontale de la surface ; At, (en °C) est la différence de température équivalente a I’heure t pour le type de la paroi considérée ; La notion de At, a été introduite par Stewar; ce dernier a mis sous forme de tableaux (valeurs par défaut) les differences équivalentes de températures pour quelques types de toits et de murs en fonction du moment de la journée et de l'orientation V.3. Rappels : échanges superficiels et coefficient K des parois opaques Par convection et rayonnement, une paroi échange de la chaleur avec les deux milieux séparés par la paroi. Cet échange est pris en compte dans les calculs grace un coefficient d’échange dit superficiel noté "h". Ce coefficient s’exprime en W/m?K. Les résistances thermiques d’échanges superficiels intérieur, R, = 1/h, et extérieur Re = 1/hg, sont données dans le tableau ci-dessous. Tableau : Résistances thermiques d’échanges superficiels Para en contact avec © Parol en contact avec o Vesterieur © Un autre loca, chauté ou non chautts 1 © Un passage owert © Uncomble h W/m? K 2 Un local ouvert © Un vide sanitaire 1 L 1 1 11 iy hy i I inthe Le, O11 0.06 0.17 O11 Oo. 0.22 cent de cos | 00s | oat | ono | oo | cas Descendant a<00 | oa7 | os | o22 | oa7 | oa7 034 Plancher Si la paroi est homogéne sur toute sa surface, le coefficient K & utiliser est celui calculé pour la partie courante. ay 11 ROR tt XR (en m? K/W) représente la somme des résistances thermiques des différentes couches de matériaux constituant la paroi. La détermination de la résistance thermique d'une couche de matériau dépend de la nature du matériau, c'est a dire s'il est homogéne ou non La résistance thermique d’une couche homogéne est donnée par la formule suivante ej o% R, (en m? K/W) représente la résistance thermique de la couche i, e, (en m) représente I’épaisseur de la couche de matériau, A, (en W/m K) représente la conductivité thermique du matériau La résistance thermique d'une couche hétérogéne est donnée directement en fonction de l'épaisseur de la couche de matériau. Ri Tableau : Résistances thermiques d’une lame d’air Position de | ne du flux Epaisseur de la lame air en mm “gar’_|éechaleur 527 | ga9 | 10aaa | 12813 | a4aze | 25850 [558300 Horizontale | Ascendant | 011 | 012 | 013 | 014 | o1a | o14 | 0:4 Verticale 0.11 0.13 0.14 0.15 0.16 0.16 0.16 Horizontale | Descendant | 0.12 0.13 0.14 0.15 0.16 0.18 0.20 V.4. Les critares de choix d’un isolant Les caractéristiques thermo-physiques de I'enveloppe ont une forte influence sur la performance et l'efficacité du batiment. Dans cette optique, il est recommandé d'utiliser les isolants pour améliorer les performances de l’édifice et réduire la facture énergétique. La question pertinente qui peut se poser est de savoir opérer un premier choix de l'isolant du fait de leur qualité et limite. Les critéres de choix d’un isolant reposent sur : - La nature des travaux d’isolation (isolation phonique ou thermique, par l'intérieur ou par l'extérieur) ; - la zone a isoler (murs, toiture, fenétres, sols, combles aménageables, combles perdus) ; - La conductivité thermique (inférieure & 0.06 W/m K) - Uépaisseur de ’isolant (généralement comprise entre 10 et 30 cm) = La résistance thermique (comprise entre 2 et 8m? K/W) qui dépend de la conductivité thermique et de I’épaisseur du matériau - Le conditionnement du matériau (panneaux, rouleaux ou vrac) ; ~ Le prix de l'isolant - V’éventuelle recherche d’un isolant écologique - La résistance au feu et 2 l’humidité, ainsi qu’aux rongeurs, aux insectes et aux moisissures ; ~ La longévité de I'isolant. Quel est le R pour une bonne isolation ? Selon plusieurs sources bibliographiques, Source 1: - Liisolation des murs doit permettre d'atteindre une valeur de résistance thermique R minimal au moins égales a 2.8 m? K/W (ancienne exigence) Source 2: - R23.7 m?K/W en Murs en facade - R24.5 m’ K/W en Toitures — terrasses, - R26.0 m? K/W en Rampants de toiture et plafonds de combles, - R2 7.0m? K/W en Planchers de combles perdus. Source 2: - En isolant un logement neuf, il faut respecter les normes de la RT 2020 Batiment Basse Consommation (BBC) qui impose des valeurs minimales de performance suivantes : R = 4m? K/W pour les murs en facade et planchers bas R = 8 m? K/W - En rénovation, il faut viser une isolation de résistance thermique (R) minimale de 3.7 2 m? K/W. Isolation et ventilation, dew \contournables de I’éco-conception Couramment, I'unique critére retenu pour qualifier un isolant est sa conductivité thermique, c'est a dire son seul pouvoir isolant. On ne tient pas compte de la densité du matériau. Pourtant un matériau plus dense aura une meilleure capacité thermique, donc une plus grande capacité a stocker la chaleur et a la restituer plus tard, c'est ce qu'on appelle par définition le déphasage. Ce déphasage est utile pour lisolation des rampants ou sous toitures qui exigent un déphasage important pour éviter les surchauffes estivales, Un bon déphasage (10 8 12h) exige un bon isolant qui favorise un compromis de densité, exemples : laine de bois, chanvre, cellulose, liége. Les fabricants indiquent généralement la valeur du déphasage qui sera exprimée en heures et en fonction de lépaisseur. Calcul du déphasage Le déphasage est donc I’épaisseur divisée par la célérité Epaisseur Déphasage = ~Cazrite La célérité est la vitesse de diffusion de la chaleur a travers une paroi, elle est égale a: Célérité T correspond & la période d’oscillation de la température extérieure sur une durée de 24 heures. p: la masse volumique exprimée en kg/m’. c: la capacité thermique massique de la paroi exprimée en J/kg/K. 2: la conductivité thermique du matériau exprimée en W/m/K. La combinaison des deux formules nous donne le déphasage : , eT. Déphi = éphasage = 5 e: lépaisseur de la paroi Le déphasage journalier sera donc donné par I'équation suivante : Déphasage(T: 24h) = £ a :la diffusivité de la paroi (m’/s), elle caractérise la capacité du matériau a transmettre un signal de température d'un point a un autre de ce matériau. En essayant d’aborder ce sujet en apportant quelques éclaircissements (analogie réelle) a I'appui. Interprétations issues des grandeurs thermo-physiques Les équations précédentes révélent trois variables propres au matériau 1. c: la capacité thermique massique laquelle sera présentée par un seau d’eau, dont en fonction de sa taille on évaluera la capacité "plus ou moins" important a stocker les calories. 2. 4: la conductivité thermique (lambda), ce sont les fuites, ce seau est percé et selon le diamatre du trou elles seront plus ou moins importantes, elles seront canalisée par un tuyau. 3. p:lamasse volumique, représentée par un nombre plus ou moins grand de seaux Imaginons le fonctionnement théorique, lancons l’apport des calories dans le premier seau, quand il sera plat, il débordera dans le deuxigme qui, lui-méme débordera dans le troisigme et ainsi de suite jusqu’a la fuite finale et la sortie des calories. Nous faisons une analogie avec deux matériaux. Pour le premier matériau, petit seau donc faible capacité de stockage, peu nombreux donc faible densité, avec des tuyaux de petits diamétres donc faible niveau de fuite et trés bon lambda. Plus le lambda est petit plus on aura une meilleure isolation. Volume de stockage faible = Faible capaci de stockage my Wie Bonne condvtvne Représentation illustrative du premier matériau Pour le deuxigme, les seaux sont plus grands et plus nombreux avec des tuyaux d’évacuation de plus grands diamétres. Les fuites donc sont plus importantes, ce qui traduit un moins bon lambda Seaux plus grands — Volume de stockage plus grands . = Forte capacté de stockage i Nombre de seaux plus grand = Forte densité Tuyaux de plus granes lamétres = Fultes plus importantes 3 Conductvté moins borne Représentation illustrative du deuxigme matériau Les calories extérieures vont remplir petit & petit les seaux jusqu’a ce qu’au bout d’un certain temps elles vont traverser la matiére puis s’échapper. Dans le premier matériau, malgré une fuite faible en raison du petit volume des seaux, les calories vont remplir rapidement le premier seau puis se déverser dans le second. En méme temps, dans le second matériau, ils vont se vider moins vite & cause de la grande taille des seaux, alors méme qu'ils fuiront plus et ainsi de suite. Ceci veut dire que malgré les plus grosses fuites, ce deuxiéme matériau sera compensé par la plus grande capacité thermique des seaux (qui sont plus grands) et une masse volumique plus importante (nombre de seaux plus grand). Ces deux exemples montrent comment un matériau avec moins de fuites mais avec peu de capacité de stockage peut étre moins performant en le comparant avec un matériau avec plus de fuites qui s’échappent plus lentement. Par conséquent, on pourra effectuer une projection du fonctionnement de ces deux matériaux par rapport a la laine minérale (1** matiére) et la laine du bois (2°"* matiére). - Lapremiere matiére Matériau d'origine minérale de faible conductivité thermique (donc un bon lambda). Sa capacité thermique est trés moyenne avec une faible masse volumique et un déphasage médiocre. - Laseconde matiére Matériau d'origine végétale avec une moins bonne conductivité thermique (donc un moins bon lambda). La capacité thermique pour la laine du bois est excellente avec une masse volumique plus intéressante, et elle donne un déphasage excellent. Le déphasage est donc variable en fonction du matériau. Projection saisonniére et choix compatible des matériaux isolants - Enhiver En vue d’assurer un bon déphasage, nous devons choisir un matériau d’une importante capacité thermique et de forte densité combinées avec une bonne conductivité thermique. Ces caractéristiques favorisent une plus grande quantité de calories dans une paroi opaque, et générent par la suite une plus grande stabilité de la température intérieure. C'est au cours de ce processus qu’on peut avoir et observer 'avantage du déphasage. Dans ce cas, le confort s'améliore en économisant en méme temps une part importante d’énergie due au chauffage. - En été Le déphasage thermique a principalement son importance en période estivale notamment lorsqu’on veut projeter une isolation par Iextérieur (pour éliminer les ponts thermiques). En sélectionnant un matériau isolant conforme, caractérisé par une bonne inertie thermique donc un bon déphasage, les températures intérieures peuvent se maintenir malgré les fortes variations des températures extérieures. Nous comparons le fonctionnement de deux matériaux courants : la laine de bois et la laine de verre. La conductivité de la laine de bois est de 0.040 W/m/K. En se référant par exemple a une toiture exposée intensivement aux rayonnements solaires d’été. L’épaisseur d’isolation convenable qui permet de retenir une résistance thermique de 6 m? K W7 est de 23 cm. Par calcul, 24 cm donne un déphasage un peu supérieur a 12 heures. 10 Pour avoir la méme résistance, on peut intégrer une épaisseur de 19 cm de la laine de verre qui se caractérise par une conductivité de 0.032 W/m/k, sachant que 20 cm donne un déphasage d’environ 5 heures. Selon le principe de Carnot, le froid attire le chaud, et que I'été, le jour, il fait plus chaud dehors que dedans, ceci a partir d’environ 10 heures. Avec la laine de bois les premiéres calories auront fini de traverser 12 heures plus tard donc vers 22 heures. Donc, rien ne va se passer. A cette heure-la, la nuit arrive et il fera plus froid & l'extérieur qu’a lintérieur. Puisque le froid attire le chaud, les calories stockées pendant la journée, vont étre évacuées et elles seront 4 nouveau opérationnelles le lendemain matin. L’espace a vivre sera donc confortable toute la nuit. En cas de la laine de verre, les calories pénétreront dés 15 heures et ce jusque vers 21 ou 22 heures, clest--dire pendant 5 8 6 heures. Forcément la température intérieure montra, les calories se stockeront dans tous les éléments de la maison. II faudra attendre qu’elles repartent avant que la maison ne redevienne confortable a partir de 1 heure ou 2 heures du matin Nous déduisons que le confort est infiniment insuffisant en intégrant 20 cm de la laine de verre. On peut distinguer deux solutions qui peuvent contrer cette situation. Soit climatiser avec un coat d’installation et une consommation induits tout en assumant aberration du systéme. La deuxiéme solution consiste bien sir & assurer un méme déphasage (12 heures). Pour y parvenir, il faudrait insuffler l'ouate de cellulose (25 cm) presque comme pour la laine de bois, 45 cm de la laine de roche, 65 cm de la laine de verre, 48 cm du polyuréthane ou 68 cm du polystyrene. Ces résultats nous indiquent clairement le bon choix du matériau isolant et I'importance de son déphasage. Performances des murs et comparaison des isolants Pour diminuer les déperditions thermiques d'une habitation, il est indispensable de les protéger par une bonne isolation thermique (de préférence extérieure). L’objectif done est de créer une envelope isolante avec des ponts thermiques presque entigrement élimings. Les ponts sont dus principalement a des jonctions entre facade/refends, facade/toiture et fagade/ouvertures. Le tableau donne en chiffre une comparaison globale des isolants cités auparavant. Nous désignons par : La capacité hygroscopique : la capacité d'un matériau a absorber le surplus de vapeur d'eau quand l'air est trop humide et a le restituer lorsqu'll s'ass@che. Le coefficient de résistance 8 la diffusion de la vapeur d'eau (1 [mu]) : la capacité d'un matériau a laisser se diffuser la vapeur d'eau. Plus wt est élevé et moins la vapeur d'eau peut traverser la paroi. Une petite valeur de p correspond donc & une paroi trés perspirante. Le classement au feu : la classe A regroupe des produits ne contribuant pas ou trés peu au développement du feu. i La classe F regroupe des matériaux n'ayant démontré aucune performance contre la propagation du feu 1: Mur 2: Plancher / Combles perdus 3: Rampant 4: Support de couverture 5 : Sol sous chape x: Utilisable x: Non utilisable Comparatif global des isolants utilisation Caractévitiques ieclantes Caractiietiques techniques Dénomination| Famille | Conditonnement vase S paamancea . J Epsieseur Prix moyen | ,MAES2, ., capactéRésltance Ala Classement Déphasage za 4s pourRes "public YOMMIaUE CM Hygroscopique vapeur d'eau aufeu pour 20cm ystyrine | Teelant Panneau x ok x 0.0328 ga19 5/6 C/m? 10330 ‘Non 208 100000 8 4h expanse PSE synthétique 0.038 a (ep. 6 cm) a 4 Polyuréthane _1selant Panneau x ox ox 0.0248 y2ais SC/m™ (ER a9 a 40 Non 30.4200 c 6 perlite -synthét 0.030 a 7m) + * Laine de vere) #188 | povieau xox x x BRE yeaay FIM GH) so540 Non 1 A an Fibre soupie Tee we aisem 4 came Ta 7 oe vaoton laine) 038 9 “ap. 10cm) 45855 " 3 Bois végétaux | Fibrerigide asaszeymd (wonness kok x x om as 1603270 Falble aas . ish haute densité) (4p. 10 cm) rec insur c038 8 Tei eacionuttg x x x x SOBA gana MEI | osaas moyenne 182 ° 10h ovstede —teolantissu_[vracpromted |, , yy) 0378 sayy 140/m| auuas wayne az : won cellulose durecyciage | sec 0.040 a (200L) a a Panneau x ox x x 16.320 C/m 59 3 1¢ Moyenne. e 1 oor 20 A206 94500 oy 2 2h

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