Fiche toxicologique : Hypochlorite de sodium
Fiche toxicologique : Hypochlorite de sodium
Formule :
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Substance(s)
Nom Détails
Hypochlorite de sodium,
Numéro CAS 7681-52-9
solution ...% Cl actif
Numéro CE 231-668-3
Etiquette
Les conseils de prudence P sont sélectionnés selon les critères de l'annexe 1 du réglement CE n° 1272/2008.
231-668-3
Caractéristiques
Utilisations
Les utilisations des eaux et extraits de Javel sont nombreuses en raison du caractère détachant, blanchissant, désinfectant et désodorisant de ces produits (usages à
caractère biocide) :
usages ménagers (actions désinfectante, détachante et désodorisante) ;
désinfection du matériel, des locaux... ;
traitement des eaux ;
blanchiment des fibres textiles, de la pâte à papier, etc.
L’utilisation des produits biocides est soumise aux obligations prévues pendant cette période transitoire (cf. partie réglementation).
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Base de données FICHES TOXICOLOGIQUES
Propriétés physiques
[1 à 3]
Les eaux et extraits de Javel sont des liquides ayant un léger reflet jaune-vert, sentant le chlore et parfaitement solubles dans l'eau.
Longtemps, la concentration des eaux et extraits de Javel s'est exprimée, dans les pays francophones, par le degré chlorométrique (° chl) et, dans les autres pays, par
la teneur en « chlore actif » (% c.a., exprimée en g/L ou en % en poids). Depuis 2001, la concentration des eaux et extraits de Javel est également indiquée en France en
pourcentage pondéral de « chlore actif ».
Pour information, le degré chlorométrique est le nombre de litres de chlore susceptibles d'être dégagés par un litre de solution sous l'action d'un acide à la
température de 0 °C et la pression atmosphérique. Il est égal au nombre de litres de chlore gazeux ayant servi à fabriquer un litre de solution.
On trouve sur le marché des produits à différentes concentrations de chlore actif :
hypochlorite de sodium à environ 13 %p de chlore actif ou hypochlorite de sodium à environ 24 %p de chlore actif, réservés exclusivement à l'industrie,
« concentrés », « extraits » ou « eaux de javel concentrées » à 9,6 %p de chlore actif, présentés généralement sous forme de doses-recharges de 250 ml (berlingots)
destinées à être diluées par mélange dans un flacon convenablement étiq ueté de 1 litre avec 750 ml d'eau,
« eaux de javel » prêtes à l'emploi renfermant environ 2,6 %p de chlore actif.
D'autres concentrations (3,6 % c.a. conditionnée en bidon et 4,8 % c.a. conditionnée en berlingot) sont également disponibles pour le grand public.
En France, la réglementation (décret n° 2001-881 du 25 septembre 2001) prévoit que les extraits de Javel destinés à des utilisateurs non professionnels doiv ent
présenter une concentration pondérale maximale en chlore actif inférieure à 10 % et une concentration pondér ale maximale en hydroxyde de sodium libre
inférieure ou égale à 1,5 %.
De plus, conformément au CLP, l'étiquette de l'emballage des mélanges contenant plus de 1 % de chlore actif vendus au grand public doit porter la mention : « EUH
206 : Attention ! Ne pas utiliser en combinaison avec d'autres produits, peut libérer des gaz dangereux (chlore). »
Extraits de Javel classiques obtenus à partir d’hypochlorite de sodium à 13 % de chlore 9,6 % 110,56 g/L 1,152 34,88 >
actif 11,5
Extraits de Javel classiques obtenus à partir d’hypochlorite de sodium à 24 % de chlore 9,6 % 106,78 g/L 1,112 33,68 >
actif 11,5
Eaux de Javel obtenues à partir d’hypochlorite de sodium à 13 % de chlore actif 2,6 % 26,96 g/L 1,037 8,51 >
11,5
Eaux de Javel obtenues à partir d’hypochlorite de sodium à 24 % de chlore actif 2,6 % 26,73 g/L 1,028 8,43 >
11,5
Propriétés chimiques
[1 à 3]
Les eaux et extraits de Javel se décomposent lentement à température ambiante avec formation de chlorate et de chlorure de sodium et libération d'oxygène :
3 NaCIO → NaCIO3 + 2 NaCl
2 NaClO → 2 NaCl + O2
La décomposition est accélérée par la lumière, la chaleur et la présence de nombreux métaux, tels que le cuivre, le nickel et leurs alliages. Les eaux de Javel diluées
sont beaucoup plus stables que les extraits.
Les eaux et extraits de Javel sont des solutions nettement basiques, à caractère oxydant.
Avec l'ammoniaque, la réaction donne naissance à des chloramines et peut conduire à la formation d'azote.
L'action des acides provoque un violent dégagement de chlore, gaz très toxique. Cette réaction survient quand on mélange, par exemple, de l'eau de Javel avec de
l'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfurique.
Les matériaux finement divisés tels que fibres textiles, papiers ou poussières de bois, mis en présence d'extrait de Javel peuvent dégager de la fumée contenant un
peu de chlore et essentiellement de la vapeur d'eau.
Les eaux et extraits de Javel peuvent avoir une légère action corrosive sur les métaux usuels.
Récipients de stockage
Les eaux et extraits de Javel sont généralement stockés dans des récipients en matières plastiques.
Le verre est également utilisable ; dans ce cas, les bonbonn es seront protégées par une enveloppe métallique convenablement ajustée.
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Incendie - Explosion
[1 à 3]
Pathologie - Toxicologie
Toxicocinétique - Métabolisme
[1, 4, 5]
L'hypochlorite de sodium est absorbé par voies digestive, respiratoire et cutanée. Il est métabolisé en chlorures et éliminé lentement par voie urinaire et plus
faiblement au niveau des fèces.
Chez l'animal
Absorption
L'hypochlorite de sodium est absorbé par voie orale, cutan ée et inhalatoire. Le pic plasmatique est atteint 2 heures après l'administration orale chez les animaux à
jeun et après 4 heures chez les animaux nourris ; la 1/2 vie d'élimination du plasma est de 44 heures en cas de jeûne et 88,5 heures chez les animaux nourris.
Métabolisme
Une étude du deven ir de solutions aqueuses de 36 CI]-hypochlorite de sodium chez le rat indique qu'il est métabolisé en ions chlorures ; ceux-ci sont distribués, 96
heures après l'exposition par ordre de concentration décroissante, dans le plasma, le sang total, la moelle osseuse, les testicules, les reins et le poumon [6].
Une heure après administration d'hypochlorite de sodium on a mesuré, dans le plasma et le contenu intestinal de rats, nourris ou à jeun, de l'acide trichloroacétique,
dichloroacétique et du dichloroacétonitrile ; leur formation n'est pas dépendante de l'interaction, au niveau de l'intestin, de l'hypochlorite de sodium avec des
substances organiques extérieures.
Elimination
96 heures après l'exposition, seuls 51,2 % de la dose sont éliminés dont 36,4 % dans l'urine et 14,8 % dans les fèces ; après 120 heures, l'élimination de [36 CI]-
hypochlorite de sodium n'est pas encore totale.
Toxicité expérimentale
Toxicité aigüe
[4, 6, 8]
L'hypochlorite de sodium sous forme concentrée provoque des effets corrosifs sur la peau et des effets sévères et souvent irréversibles sur les muqueuses
respiratoire, digestive et oculaire.
L'hypochlorite de sodium, en exposition aiguë, est essentiellement corrosif.
La DL50 orale est de 8 910 mg/kg chez le rat et 5 800 mg/kg chez la souris ; la DL50 cutanée est supér ieure à 10 000 mg/kg chez le lapin et la CL50 par inhalation est
supérieure à 10,5 mg/l pour une exposition d'une heure chez le rat.
Les symptômes, par voie orale, sont surtout ceux d'une irritation avec brûlures oropharyngées, œsophagiennes et gastriques (chien, 100 mL d'une solution à 5,25 %) ;
l'ingestion de quantités importantes (> 5 mL/kg) est associée à des lésions corrosives.
Par voie cutanée, on observe un épaississement de la peau (souris, 1 000 mg/L, 10 min/j, 4 j) et une baisse de viabilité des cellules basales de l'épiderme (cobaye,
solution à 0,5 % sur la peau pendant 2 semaines).
L'hypochlorite de sodium est corrosif pour la peau du lapin (solution à 3,5 %, 15-30 min) ; la sévérité de l'irritation est fonction de la dose appliquée jusqu'à une
concentration de 20 % [4].
La causticité oculaire chez le lapin est, elle aussi, fonction de la dose appliquée, l'effet débutant avec une solution à 0,5 % :
0,5 % : irritation réversible en 24 heures,
5 % : douleur immédiate ; si l'œil est lavé dans les 30 secondes la lésion (léger obscurcissement transitoire de la cornée et œdème de la conjonctive [5]) est réversible
en 24 heures, par contre sans lavage la réversibilité n'est atteinte qu'après plus d'une semaine ; une dose identique appliquée dans l'œil du singe provoque une
lésion plus rapidement réversible [5],
15 % : douleur immédiate et importante, sans lavage oculaire on observe une hémorragie de la conjonctive et du nez, un œdème de la conjonctive et une
apparence vitreuse de la cornée avec hématome modéré ; la lésion est réversible en 2 à 3 semaines avec des séquelles cicatricielles plus ou moins importantes [8].
L'hypochlorite de sodium est un irritant respiratoire pour la souris.
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L'ingestion de doses répétées provoque peu d'effet en dehors de modifications du système immunitaire. Le contact cutané entraîne une dermatose d'irritation.
L'hypochlorite de sodium, administré dans l'eau de boisson, ne modifie pas la survie du rat (jusqu'à 4 000 mg/L), de la souris (jusqu'à 2 754 mg/L) ou du cobaye (50
mg/L). Il induit, chez le rat, une légère baisse de la consommation hydrique aux fortes doses et une faible augmentation de la prise de poids corporel (animaux
jeunes), mais ne provoque aucune modification des paramètres sériques ou du poids des organes.
Les effets sur le système immunitaire ont été testés chez la souris et le rat (30 mg/L dans l'eau de boisson). L'hypochlorite de sodium inhibe l'activité phagocytaire et,
en particulier, tumoricide des macrophages pulmonaires, hépatiques et spléniques de la souris à partir de la 3e semaine d'exposition. Chez le rat, il n'y a pas de baisse
d'activité phagocytaire des macrophages péritonéaux. Cependant on observe une baisse du poids de la rate, une diminution des réactions d'hypersensibilité de
type retardé et du métabolisme oxydatif des macrophages, et une augmentation du taux de prostaglandines E2 [9].
Par voie cutanée, l'hypochlorite de sodium (0,1 mL d'une solution à 0,125 %) provoque une inflammation et une hyperplasie de l'épiderme du cobaye après 14 jours ;
après 8 semaines d'exposition, on n'observe plus aucun effet sur la prolifération, le développement et la différenciation de l'épiderme [4].
Effets génotoxiques
L'hypochlorite de sodium est génotoxique in vitro. Certains tests in vivo sont également positifs.
ln vitro, l'hypochlorite de sodium est mutagène dans le test de Ames sur S. typhimurium pour les souches TA 98 et TA 100 (avec activation métabolique), TA 1530 et TA
1535 (sans activation métabolique) et non mutagène pour la souche TA 1538. Il augmente les aberrations chromosomiques dans les cellules de hamster chinois, mais
pas dans les lymphocytes ou les fibroblastes humains ; néanmoins, dans ces dernières cellules il augmente les échanges entre chromatides-sœurs [1]. Il n'induit pas
de transformation dans les cellules C3H/10T1/2 en culture [10].
In vivo, les tests ne montrent pas de modification induite dans la moelle osseuse de souris (micronoyaux, aberrations chromosomiques et induction d'aneuploïdie) [1].
Cependant, une exposition répétée (1 ml/j d'une solution à 200 mg/l soit environ 4 mg/kg/j par gavage, pendant 5 jours) provoque, chez la souris B6C3F1, 3 semaines
après le traitement, une augmentation significative des anomalies de la tête spermatique ; cette augmentation n'est plus significative après 5 semaines. La spécificité
dans le temps pourrait indiquer un effet particulier sur les spermatocytes primaires tardifs, sensibles aux mutations [11].
Effets cancérogènes
[1, 4, 8, 12]
Les essais réalisés ne sont pas en faveur d'un effet cancérogène de l'hypochlorite de sodium.
Il n'y a pas d'augmentation de l'incidence ou de la période de latence des tumeurs chez les animaux exposés pend ant 2 ans à des doses allant jusqu'à 2 000 ppm (rat)
[12] et 1 000 ppm (souris) d'hypochlorite de sodium dans l'eau de boisson, quel que soit le sexe.
L'administration d'hypochlorite de sodium (70, 140 et 275 ppm) pendant 2 ans dans l'eau de boisson du rat et de la souris induit, uniquement chez le rat femelle, une
activ ité cancérogène équivoque (augmentation du taux de leucémies) non-fonction de la dose [13].
Par voie cutanée, l'hypochlorite de sodium n'induit ni tumeur cutanée ni hyperplasie épithéliale chez la souris. Une solution à 10 % est promotrice pour le développe‐
ment de cancers cutanés initiés par l'oxyde de nitroquinoline ; elle ne l'est pas après initiation par le diméthylbenzanthracène.
L’effet de l'hypochlorite de sodium sur le système immunitaire pourrait potentialiser l'action promotrice via une action tumoricide diminuée sur les cellules
néoplasiques [9].
Les essais réalisés ne sont pas en faveur d'un effet sur la fertilité ou le développement de l'hypochlorite de sodium. Une diminution du nombre de spermatozoïdes
n'est observée qu'à forte dose.
Chez le rat, l'hypochlorite de sodium n'a pas d'effet sur la fertilité ni sur l'appareil reproducteur dans les 2 sexes. Chez la souris, il induit à forte dose des anomalies
spermatiques (cf. paragraphe Effets génotoxiques).
Administré pendant 2,5 mois dans l'eau de boisson (100 mg/l), avant et pendant la gestation, il provoque une légère baisse de poids fœtal et une faible augmentation
des variations du squelette et des tissus mous chez le rat. Une étude sur 7 générations à la même dose n'a pas montré d'effet sur la croissance ou la survie.
Toxicité aigüe
[5]
Les effets toxiques de l'hypochlorite de sodium chez l'homme dépendent de la concentration de la solution. Les concentrations élevées ou les extraits sont
extrêmement dangereux alors que les dilutions habituellement employées entraînent peu de risques.
Les principales manifestations sont liées au caractère corr osif des formes concentrées.
L'ingestion de faibles quantités des dilutions normales d'emploi n'entraîne que quelques troubles digestifs vite calmés. Par contre les solutions concentrées
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L'ingestion de faibles quantités des dilutions normales d'emploi n'entraîne que quelques troubles digestifs vite calmés. Par contre les solutions concentrées
provoquent une forte irritation du tube digestif avec vomissements parfois sanglants. Il peut s'ensuivre une nécrose, des perforations et de graves séquelles en cas
de survie. Ces effets peuvent s'accompagner d'un état de choc et d'une hémolyse. Il ne faut pas négliger la possibilité d'une importante hypernatrémie lors des
ingestions de grandes quantités d'hypochlorite de sodium ; dans certains cas cette perturb ation ionique peut s'avérer mortelle [16].
Les projections cutanées ou oculaires de produits concentrés peuvent provoquer des brûlures sévères avec de possibles séquelles oculaires.
On retiendra tout particulièrement les dangers des mélanges des eaux et extraits de Javel avec des produits acides. Ces mélanges entraînent un dégagement de
chlore qui peut provoquer une forte irritation bronchique voire un œdème aigu pulmonaire d'apparition parfois retardée [15, 19]. De même le mélange avec de
l'ammon iaque provoque la formation de chloramine qui est également irritant pour les voies respiratoires [21].
Toxicité chronique
[5]
Des expositions répétées peuvent être la cause de lésions unguéales réversibles. Diverses dermatoses sont décrites chez des personnes employant de façon
chronique de l'eau de Javel (dermatose bulleuse, porphyrie cutanée tard ive) ; du fait de la fréquence d'emploi de cette substance, et de la rareté des cas décrits, il est
difficile de conclure à la responsabilité du produit. L'emploi inapproprié d'eau de Javel pour le nettoyage régulier des mains conduit assez fréquemment à des
dermatoses [14, 20, 22, 23].
Les réactions cutanées allergiques sont devenues rares depuis que les quantités de chrome des eaux et extraits de Javel ont été fortement réduites. Depuis le début
des années 1980 en France, les eaux de Javel ne contiend raient plus de chrome ; selon leur provenance, le risque ne semble pas éliminé avec toutes les eaux de Javel
[17, 18].
Il n'existe pas de donnée sur d'autres effets toxiques après exposition chronique.
Réglementation
Rappel : La réglementation citée est celle en vigueur à la date d'édition de cette fiche : septembre 2017
Les textes cités se rapportent essentiellement à la prévention du risque en milieu professionnel et sont issus du Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Les
rubriques "Protection de la population" , "Protection de l'environnement" et "Transport" ne sont que très partiellement renseignées.
Maladies professionnelles
Article L. 461- 4 du Code de la sécurité sociale : déclaration obligatoire d’emploi à la Caisse primaire d’assurance maladie et à l’inspection du travail ; tableau n° 65.
Classification et étiquetage
a) substance hypochlorite de sodium
Le règlement CLP (règlement (CE) n° 1272/2008 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 (JOUE L 353 du 31 décembre 2008)) introduit dans l'Union
européenne le système général harmonisé de classification et d'étiquetage ou SGH. La classification et l'étiquetage de l'hypoclorite de sodium figurent dans l'annexe VI du
règlement CLP. La classification est :
Selon le règlement (CE) n° 1272/2008 modifié
Corrosion, catégorie 1B ; H314
Dangers pour le milieu aquatique – Danger aigu, catégorie 1 ; H400
EUH 031
A la date de publication de cette fiche, le comité d’évaluation des risques (RAC) de l’agence européenne a entériné en juin 2016 la proposition de modification de la classification existante
par ajout de la mention H410 :
Dangers pour le milieu aquatique – Danger aigu, catégorie 1 ; H410
Cette classification est dans l’attente d’une inscription officielle à l’annexe VI du règlement CLP.
De plus, certains fournisseurs proposent la classification volontaire suivante :
Substances ou mélanges corrosifs pour les métaux, catégorie 1 ; H290
Pour plus d'informations, se reporter au site de l'ECHA ([Link]
b) des mélanges (préparations) contenant de l'hypochlorite de sodium :
Règlement (CE) n° 1272/2008 modifié
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Ils sont soumis à la réglementation biocides (article L. 522-1 et suivants du Code de l’environnement). A terme, la totalité des produits biocides seront soumis à des
autorisations de mise sur le marché.
La substance 'chlore actif obtenu à partir d'hypochlorite de sodium' est une substance active identifiée à l'annexe I et notifiée à l'annexe II du règlement (CE) n° 1451/2007
pour différents types de produits biocid es (TP).
Règlement d'exécution (UE) 2017/1273 de la Commission du 14 juillet 2017 approuvant le chlore actif libéré à partir de l'hypochlorite de sodium en tant que substance
active existante destinée à être utilisée dans les produits biocides des types de produits TP 1 (Hygiène humaine), 2 (Désinfectants et produits algicides non destinés à
l’application directe sur des êtres humains ou des animaux), 3 (Hygiène vétérinaire), 4 (Surfaces en contact avec les denrées alimentaires et les aliments pour animaux), 5
(Eau potable).
Une évaluation de la substance 'chlore actif obtenu à partir d'hypochlorite de sodium' est en cours au niveau européen pour les usages TP11 (Produits de protection des
liquides utilisés dans les systèmes de refroidissement et de fabrication) et TP12 (Produits anti-biofilm) ; l'utilisation de ce produit biocide est soumise aux obligations prévues
pendant cette période transitoire.
Pour plus d’information, consulter l'ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) ([Link]
Protection de la population
Article L. 1342-2, articles R. 5132-43 à R. 5132-73 et articles R. 1342-1 à 1342-12 du Code de la santé publique :
étiquetage (cf. § Classification et étiquetage).
Protection de l'environnement
Les installations ayant des activités, ou utilisant des substances, présentant un risque pour l'environnement peuvent être soumises au régime ICPE.
Pour savoir si une installation est concernée, se référer à la nomenclature ICPE en vigueur ; le ministère chargé de l’environnement édite une brochure
téléchargeable et mise à jour à chaque modification ([Link]/[Link]).
Pour plus d’information, consulter le ministère ou ses services (DREAL (Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) ou les CCI
(Chambres de Commerce et d’Industrie)).
Transport
Se reporter entre autre à l’Accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (dit "Accord ADR") en vigueur au 1er janvier
2011 ([Link]/-[Link]).
Pour plus d’information, consulter les services du ministère chargé du transport.
Recommandations
Manipulation
Les prescriptions relatives aux zones de stockage sont applicables aux ateliers où sont utilisés les eaux et extraits de Javel. En outre :
Instruire le personnel des risques présentés par les prod uits, des précautions à observer et des mesures à prendre en cas d'accident.
Ne pas mélanger les eaux et extraits de Javel avec des produits acides (par exemple des détartrants) et les prod uits ammoniaques.
N'entreposer sur les lieux de travail que des solutions peu concentrées, plus stables que les extraits, et utiliser autant que possible des eaux de Javel diluées en
fonction de l'objectif recherché.
Afin d'éviter toute ingestion accidentelle, ne jamais transvaser les eaux ou extraits de Javel dans des bouteilles de type alimentaire.
Éviter le contact des produits avec la peau et les yeux. Mettre à la disposition du personnel des vêtements de protection, des lunettes de sécurité et des gants (par
exemple en polychlorure de vinyle, polychloroprène, caoutchouc nitrile, butyle, caoutchouc naturel [24]). Ces effets seront maintenus en bon état et nettoyés
après chaque usage.
Prévoir l'installation de douches et de fontaines oculaires.
Ne jamais procéder à des travaux sur ou dans des cuves et réservoirs contenant ou ayant contenu des eaux ou extraits de Javel sans prendre les précautions
d'usage [29].
Ne pas rejeter à l'égout ou dans le milieu naturel des quantités importantes d'eau de Javel.
En cas de fuite ou de déversement accidentel, récupérer le produit après l'avoir neutralisé à l'aide d'une solution d'hyposulfite de sodium (à 4 ou 5 %). Laver
ensuite à grande eau la surface ayant été souillée. Si le déversement est important, aérer la zone et évacuer le personnel en ne faisant intervenir que des
opérateurs entraînés munis d'un équipement de protection approprié.
Conserver les déchets dans des récipients spécialement prévus à cet effet et les éliminer dans les conditions autor isées par la réglementation (incinération
contrôlée, par exemple).
Bibliographie
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Auteurs
N. Bonnard, M.-T. Brondeau, M. Falcy, D. Jargot, S. Miraval, F. Pillière, S. Robert, O. Schneider.
[Link]/fichetox Eaux et extraits de Javel, Hypochlorite de sodium en solution - Edition : Septembre 2017 Page 8 / 8