Texte de Rousseau : Le texte parle du langage comme faculté propre à l’homme, qui le distingue des animaux.
Problématique: On peut se poser la question de savoir en quoi le langage humain est différent du langage animal, et quelles sont les
conséquences de cette différence.
La thèse de Rousseau est que le langage humain est une invention qui résulte d’une faculté spécifique de l’homme, qui lui permet de
communiquer ses idées, tandis que le langage animal est une fonction naturelle qui ne sert qu’à transmettre des signaux.
La première partie expose la thèse de Rousseau sur le langage humain comme invention qui dépend de la faculté de l’homme, et qui
lui permet de communiquer ses idées (lignre 1-7)
La deuxième partie expose la thèse de Rousseau sur le langage animal comme fonction qui dépend de l’organisation des animaux,
et qui ne sert qu’à transmettre des signaux.( ligne 7-15)
o Le langage, c’est-à-dire de la façon dont les hommes et les animaux se parlent entre eux, avec des mots, des sons, des gestes, . C’est le
système de signes conventionnels partagés par une communauté, qui permet d’exprimer la pensée et de communiquer les idées.
o La parole : c’est le moyen d’exprimer le langage, qui peut être oral, écrit, gestuel, etc.
o La faculté : c’est la capacité ou le pouvoir de faire quelque chose, qui peut être naturelle ou acquise, innée ou inventée, biologique ou
culturelle, etc.
o La communication : c’est l’action de transmettre ou de recevoir des informations, des messages, des signaux, etc., qui peut être directe
ou indirecte, volontaire ou involontaire, efficace ou inefficace, etc.
o L’organisation : c’est la disposition ou l’arrangement des parties d’un tout, qui peut être simple ou complexe, grossière ou fine, fixe ou
variable, etc.
o L’idée : c’est la représentation mentale d’un objet, d’un concept, d’un sentiment, etc., qui peut être claire ou obscure, distincte ou confuse,
vraie ou fausse, etc.
Ce texte suggérer que le langage est une caractéristique propre à l’homme, en raison de sa capacité à utiliser des organes pour communiquer
des idées. Même si l’homme avait une organisation grossière, tant qu’il y a un moyen de communication entre lui et ses semblables, ils pourraient
communiquer autant d’idées qu’ils en ont.
En revanche, bien que les animaux aient une organisation suffisante pour communiquer, ils n’utilisent pas cette capacité de la même manière que
les humains. Les animaux qui travaillent et vivent en commun, comme les castors, les fourmis et les abeilles, ont une langue naturelle pour
communiquer entre eux. Cependant, ces langues sont innées et ne changent pas avec le temps, contrairement à la langue de convention qui
appartient uniquement à l’homme.
Ainsi, le texte semble suggérer que le langage, en tant que système de communication acquis et évolutif, est propre à l’homme. C’est pourquoi
l’homme fait des progrès, soit en bien, soit en mal, tandis que les animaux n’en font pas. C’est une perspective intéressante sur la question de
savoir si le langage est propre à l’homme.
Tableau différence entre le langage humain et animal permettant de comprendre que le langage est propre à l’homme
Langage homme Langage animaux
les hommes ont inventé le langage fonction qui dépend de l’organisation des animaux
Idée Explication Citation et exemple Idée Explication Citation et exemple
une capacité « dépend moins des -n’ont pas
Rousseau dit que le
spéciale organes » l-1 cette capacité Rousseau dit que Il donne l’exemple
langage des hommes les animaux ont tout
leur faculté spéciale, et des castors, des
ne vient pas seulement « ils parviendront à ce qu’il faut pour
c’est la capacité ou se communiquer qu’ils ne fourmis et des
de leurs organes, se parler entre eux,
le pouvoir de faire enfin tout autant pensent qu’à abeilles, qui ont une
quelque chose, qui Le langage des des choses qui qui leur servent à langue naturelle pour
d’idées qu’ils en envoyer et à
peut être naturelle hommes vient surtout auront. » l-6 sont là, et qui s’entre
ou acquise, innée ou de leur faculté, c’est- leur sont utiles recevoir des communiquer, mais
inventée, biologique à-dire de leur messages. qui ne l’ont pas
ou culturelle, etc. capacité spéciale, qui ll donne l’exemple les animaux n’ont inventée, qui ne l’ont
leur permet de penser d’un homme qui jamais utilisé ces pas acquise, qui ne
et de partager leurs moyens de la changent pas et
aurait une
idées avec les autres. organisation communication pour qui n’y font pas de
faire autre chose progrès.
et que s' ils n’avaient grossière, mais qui
pas ces organes, ils en parviendrait quand que ce qu’ils font
d’habitude, comme Ligne 9
trouveraient d’autres même à
pour faire la même communiquer ses se nourrir, se
chose idées avec ses protéger, se
. semblables par un reproduire,
moyen quelconque
Le langage humain est Par exemple, les Le langage animal Par exemple, les
une convention, lié à la culture, à hommes peuvent une nature, est lié à la nature, à animaux parlent
c’est-à-dire un l’histoire, à la raison et parler français, c’est-à-dire une l’instinct, à la toujours la même
accord entre eux, à la volonté anglais, chinois, chose qui leur sensation et à la langue, qu’ils soient
qui peut changer etc., et ces langues est donnée, et nécessité. nés en France, en
selon les lieux, les peuvent évoluer qui ne change Chine, ou ailleurs, et
époques, les avec le temps pas selon les qu’ils soient des
cultures, etc. lieux, les castors, des fourmis,
époques, les ou des abeilles
espèces, etc.
Par exemple, les Par exemple, les
permet de faire des c’est-à-dire de s’améliorer hommes peuvent ne leur permet c’est-à-dire qu’ils animaux utilisent le
progrès, ou de se dégrader, selon utiliser le langage pour pas de faire des restent toujours les langage pour survivre,
qu’ils utilisent le langage apprendre, pour créer, progrès, mêmes, qu’ils utilisent pour travailler, pour se
pour le bien ou pour le mal. pour aimer, etc., mais le langage pour ce qu’il reproduire, etc., mais
aussi pour mentir, pour est. pas pour autre chose.
détruire, pour haïr, etc.
Texte de Benveniste le texte parle du langage comme faculté propre à l’homme, qui le distingue des animaux.
Problématique : On peut pose la question de savoir en quoi le langage humain repose sur la capacité de symboliser, et quelles sont les conséquences de cette capacité.
Thèse : la thèse de Benveniste est que le langage humain est fondé sur la faculté de retenir et d’identifier la structure caractéristique d’un objet, et de l’employer comme
symbole, c’est-à-dire comme signe arbitraire et conventionnel, qui permet la formation du concept et l’abstraction. Il affirme que cette faculté est spécifique à l’homme et
qu’elle est à la base des fonctions conceptuelles, de la pensée, du langage et de la société.
La première partie expose la thèse de Benveniste sur le symbole comme
-capacité de retenir et d’identifier la structure caractéristique d’un objet,
-de l’employer comme signe arbitraire et conventionnel.
La deuxième partie développe la thèse de Benveniste sur le symbole comme capacité de former le concept et l’abstraction.
La troisième partie approfondit la thèse de Benveniste sur le symbole comme capacité spécifique à l’homme, et qui est à la base des fonctions conceptuelles, de la
pensée, du langage et de la société
o Le langage : c’est la faculté générale de communiquer par des signes, qui est propre à l’homme.
o Le symbole : c’est un signe arbitraire et conventionnel, qui renvoie à un concept, et qui nécessite une interprétation.
o Le signal : c’est un fait physique, naturel ou artificiel, qui renvoie à un autre fait physique, et qui provoque une réaction.
o Le concept : c’est une représentation mentale d’une classe d’objets, qui est abstraite et générale.
o L’abstraction : c’est le processus qui consiste à s’éloigner de la réalité sensible et à créer des représentations mentales.
a
Langage homme Langage animaux
les hommes peuvent utiliser des symboles, les animaux ne peuvent pas utiliser des
c’est-à-dire des signes qui n’ont pas de rapport symboles, mais seulement des signaux, c’est-à-
direct avec ce qu’ils désignent, mais qui sont dire des faits qui ont un rapport direct avec ce
choisis par les hommes pour représenter des qu’ils annoncent, et qui provoquent une
idées. réaction chez l’animal.
grâce aux symboles, les hommes peuvent sans les symboles, les animaux ne peuvent
penser à des choses qui ne sont pas là, et qui penser qu’à des choses qui sont là, et qui sont
sont abstraites et générales. concrètes et particulières
Arguments :
o Il affirme que le symbole est une capacité de retenir d’un objet sa structure caractéristique et de l’identifier dans des ensembles différents. Il donne
l’exemple du chiffre 2, qui peut être écrit de différentes façons, mais qui conserve toujours sa valeur numérique.
o Il affirme que le symbole est une capacité de former le concept comme distinct de l’objet concret, qui n’en est qu’un exemplaire. Il donne l’exemple du mot
arbre, qui désigne une classe d’objets, et non un objet particulier.
o Il affirme que le symbole est une capacité de fonder l’abstraction, c’est-à-dire de s’éloigner de la réalité sensible et de créer des représentations mentales. Il
donne l’exemple de la géométrie, qui utilise des figures idéales, comme le point ou la droite, qui n’existent pas dans la nature.
o Il affirme que le symbole est une capacité qui n’apparaît que chez l’homme, et qui le rend rationnel. Il oppose le symbole au signal, qui est un fait physique
relié à un autre fait physique par un rapport naturel ou conventionnel. Il donne l’exemple de l’éclair, de la cloche, ou du cri, qui sont des signaux qui
provoquent une réaction pratique chez l’animal, mais qui ne suscitent pas de représentation.
o Il affirme que le symbole est une capacité qui est à la source commune de la pensée, du langage et de la société. Il donne l’exemple de la parole humaine,
qui est un système de symboles institués par l’homme, et qui permet d’exprimer et de communiquer les idées, les émotions, les valeurs, etc.