La collection
Décode est une collection de livres gradués spécialement conçue pour accom-
pagner pas à pas le lecteur dans son apprentissage du décodage. L’échelle est
inspirée de la progression pédagogique de Sprenger-Charolles (2017), construite
à partir de statistiques sur l’orthographe du français. La collection propose six
niveaux qui intègrent de façon progressive les correspondances graphèmes-
phonèmes et les particularités de la langue française.
Au niveau 1, tous les mots sont entièrement décodables
(le son de chaque lettre est prononcé) et les mots sont
composés uniquement de sons simples. Au niveau 4, les graphèmes complexes (voyelles nasales)
an, on, in et un ainsi que différentes façons d’écrire les
sons « é » et « è » sont introduits. Le graphème qu est aussi
ajouté dans ce niveau, et les graphies contextuelles
Au niveau 2 s’ajoutent quelques mots fréquents c dur/c doux et g dur/g doux sont plus présentes.
non décodables (ex. : est, dans, un) ainsi que la
lettre muette fréquente en fin de mots e précédée
d’une consonne.
Au niveau 5, on trouve les graphèmes complexes oi, au,
eau et ui, ainsi que la lettre muette h et la lettre muette d
(ex. : hamac, goéland ). Il y a également une présence
Au niveau 3, on retrouve quelques graphèmes com- plus marquée de mots de trois ou quatre syllabes de
plexes fréquents : ou, eu et ch, ainsi que le graphème é structures variées.
et les lettres muettes fréquentes en fin de mots s et t.
Au niveau 6 apparaissent notamment la semi-consonne
yod (ex. : yoyo), les graphèmes ill, euil, eil, ouill, ion, gn et
les voyelles nasales am, en, em, om, im, ain, et ein. On
retrouve également une présence plus marquée de
lettres muettes qui sont des morphogrammes grammati-
caux (ex. : mangent, agneaux).
Les connaissances préalables au décodage sont
décrites au début de chaque livre. La collection
permet ainsi aux lecteurs débutants de réinvestir petit
à petit leurs apprentissages dans un contexte de
lecture authentique et amusant qui correspond à
leur niveau d’habileté.
Référence : Sprenger-Charolles, L. (2017). Une progression pédagogique construite
à partir de statistiques sur l’orthographe du français (d’après Manulex-Morpho) :
pour les lecteurs débutants et atypiques. Approche Neuropsychologique des
Apprentissages chez l’Enfant (ANAE), 148(5), 247-256.
Niveau 1
Sons simples uniquement.
Mots entièrement décodables (le son de chaque
lettre est prononcé).
Phrases nominales (ex. : Le boa.) et phrases
complètes (ex. : Il a vu le boa.).
Prédominance de consonnes et
de voyelles fréquentes.
Raf a vu le boa !
• Voyelles fréquentes : a, e qui fait [e], i, o, u. 4
•C
onsonnes continues (qui « s’allongent ») :
f, j, l, r, s, v.
• Autres consonnes fréquentes : b, d, m, n, p.
Prédominance de mots d’une ou deux
syllabes écrites.
Prédominance de syllabes V et CV, et quelques
CVC (peu de CCV et CCVC).
Lili va sur Sam.
5
Papi a du brocoli. 3
Niveau 2
Légende
Les différences par rapport au niveau
précédent sont surlignées en jaune. mot fréquent
un abri sale
Sons simples uniquement, à l’exception
de quelques mots fréquents non décodables : lettre muette
liaison
avec, au, dans, elle, est, fait, il y a, un.
La lettre muette e en fin de mots précédée d’une
consonne.
Quelques consonnes doubles
(ex. : ballerine, classe).
Prédominance de consonnes et
de voyelles fréquentes.
Prédominance de mots d’une ou deux
syllabes écrites.
Prédominance de syllabes V, CV et CVC (peu de
CCV et CCVC).
Lili rame sur le lac
.
3
Lola est sale.
8
abo.
Baba va dans le lav 5
Niveau 3
Légende
Le graphème é.
mot fréquent
La voyelle y qui fait [i]. elle a de
Prédominance de sons simples, avec quelques bonnes amies
graphèmes complexes les plus fréquents : ou, ch consonne lettres
double liaison muettes
et eu.
Les lettres muettes fréquentes en fin de mots e, s
et t.
Quelques consonnes doubles (ex. : allumé, réussi).
Prédominance de consonnes et
de voyelles fréquentes.
Prédominance de mots d’une ou deux syllabes
écrites, avec quelques mots de trois syllabes .
Prédominance de syllabes V, CV et CVC,
et quelques CCV et CCVC .
Éva crie. Léa rit.
Quelques mots fréquents non décodables :
au, avec, dans, des , elle, ( c’)est, fait, un.
5
Où est Dano ?
5
Bibi a peur de Pépit
6
o.
Niveau 4
Légende
Les graphèmes complexes (voyelles nasales)
consonne mot
an, on, in et un. double fréquent
Les graphèmes ai, é, è, ê, ë et e qui fait [E] il donne les épinards
(ex. : avec, perdu).
lettre lettres
liaison
muette muettes
Le graphème qu.
Présence plus marquée des graphies contextuelles
c dur/c doux et g dur/g doux.
La lettre muette p en fin de mots et les lettres
muettes fréquentes e, s et t.
Les graphèmes complexes fréquents ou, eu et ch.
Présence de consonnes doubles (ex. : appelé).
Prédominance de mots d’une ou deux syllabes
écrites, avec quelques mots de trois syllabes.
Il y a un animal da
ns le jardin.
Prédominance de syllabes V, CV et CVC, et C’est un lapin.
quelques CCV et CCVC. 1
Quelques mots fréquents non décodables :
des, est, et, les .
Il est brun. Il a une
petite queue ronde.
2
Extrait du livre
Il a mangé tout le Le lapin
brocoli !
8
Niveau 5
Légende
Les graphèmes complexes oi, au, eau et ui.
consonne
double
Les lettres muettes h et d. La balle
Syllabes de structures variées. est sous un tapis.
lettre
mot fréquent liaison muette
Présence plus marquée de mots de trois ou quatre
syllabes (ex. : aujourd’hui, intérieur, patinera).
Les graphèmes complexes fréquents ou, eu et ch.
Les graphèmes complexes (voyelles nasales)
an, on, in et un.
Les graphèmes ai, é, è, ê, ë, er et e entre deux
consonnes qui fait [E] (ex. : quelle, vers).
Le graphème qu.
Les graphies contextuelles c dur/c doux et
g dur/g doux. Barbe rousse est tris
te.
Son oiseau Jaco est
2
décédé.
Les lettres muettes e, p, s et t.
Présence de consonnes doubles (ex. : arrêt ).
Quelques mots fréquents non décodables :
des , est, et.
éland
Un beau jour, un go
mât du bateau.
se pose sur le 5
Extrait du livre
L’oiseau de Barbe rousse
Niveau 6
Légende
Le y qui fait [j] (ex. : yoyo) et les graphèmes ill, euil,
les
lettres
eil, ouill, ion, en, ei, gn et oy qui fait [wa] (voyant ). mot fréquent muettes
Présence plus marquée de lettres muettes qui petites antennes
sont des morphogrammes grammaticaux (ex. :
consonne
mangent, agneaux). liaison double
Présence de graphèmes moins fréquents
comme w et x.
La consonne t qui fait [s] (ex. : attention).
Les graphèmes complexes fréquents ou, eu et ch.
Les graphèmes complexes (voyelles nasales) an,
on, in, un, am, em, om, im, ain, et ein .
Les graphèmes complexes oi, au, eau et ui.
Le graphème qu.
Arthur hésite. Il rép
ond :
« Le dromadaire. »
Les graphèmes ai, é, è, ê, ë, er et e entre deux
consonnes qui fait [E] (ex. : quelle, vers). 5
Les lettres muettes e, s, t, h, p, d, c et x .
Présence de consonnes doubles (ex. : réussi ).
Syllabes de structures variées.
Présence de mots de trois ou quatre syllabes.
Les graphies contextuelles c dur/c doux et
g dur/g doux.
Quelques mots fréquents non décodables :
des, est, et, les, ses .
nfiant.
Son adversaire est co
ch am ea u. »
Il répond : « Le
6
Extrait du livre
Le champion des questions