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Modélisation d'un moteur Stirling dish

Ce document présente l'étude d'un système de conversion d'énergie solaire en énergie électrique composé d'un miroir parabolique, d'un récepteur, d'un moteur Stirling et d'un générateur électrique. La première partie décrit un concept innovant de moteur Stirling à double effet et sa modélisation thermomécanique. La seconde partie propose de déterminer les caractéristiques du miroir parabolique.

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Modélisation d'un moteur Stirling dish

Ce document présente l'étude d'un système de conversion d'énergie solaire en énergie électrique composé d'un miroir parabolique, d'un récepteur, d'un moteur Stirling et d'un générateur électrique. La première partie décrit un concept innovant de moteur Stirling à double effet et sa modélisation thermomécanique. La seconde partie propose de déterminer les caractéristiques du miroir parabolique.

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SESSION 2021 TSI3MO

ÉPREUVE SPÉCIFIQUE - FILIÈRE TSI


____________________

MODÉLISATION

Durée : 3 heures
____________________

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction.
Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie
et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

RAPPEL DES CONSIGNES


 Utiliser uniquement un stylo noir ou bleu foncé non effaçable pour la rédaction de votre composition ; d’autres
couleurs, excepté le vert, peuvent être utilisées, mais exclusivement pour les schémas et la mise en évidence
des résultats.
 Ne pas utiliser de correcteur.
 Écrire le mot FIN à la fin de votre composition.
__________________________________________________________________________________

Les calculatrices sont interdites.

Le sujet est composé de deux parties qui peuvent être traitées indépendamment.

Si besoin, le candidat pourra admettre le résultat d’une question et l’utiliser dans les questions suivantes.

1/14
Étude d’un système dish-stirling

Présentation générale

Le support étudié (figure 1) est une unité de conversion d’énergie solaire en énergie électrique constituée
principalement :
- d’un miroir parabolique (" dish " en anglais) qui concentre le rayonnement solaire sur un récepteur
plan situé en son foyer ;
- d’un moteur à air chaud de type Stirling dont la source chaude est fournie par le récepteur précé-
dent ;
- d’un générateur électrique entraîné par le moteur.

Un dispositif de poursuite (ou tracking) permet également d’orienter le miroir afin de suivre le mouve-
ment du soleil.

Moteur

Miroir

Figure 1 - Unité dish-stirling

Objectifs de l’étude

Dans la partie I du sujet, on présente un concept innovant de moteur Stirling dont on effectue ensuite
une modélisation thermomécanique.

Dans la partie II, on propose de déterminer les caractéristiques géométriques et les performances op-
tiques d’un miroir parabolique.

2/14
m1 , x1 (t)
TPartie
c1 I - Moteur Stirling " double effet "mde
2 , x2 (t)
type β
génératrice électrique
butée fixe

!
y0 déplaceur 1 déplaceur 2
échangeur froid

génératrice électrique
O −
!
x 0

piston 3 (rotor)
régénérateur
échangeur chaud
8
>
>
>
>
>
>
>
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>
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<
>
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>
:

8
>
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<
>
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>
>
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>
>
>
>
>
>
:
moteur 1 moteur 2
T m p , xp (t)
pc 1 Figure 2 - Structuref1du moteur Stirling " double effet "
pf1 piston (rotor)

Le fonctionnement du moteur Stirling " double effet " (figure 2) est caractérisé par le travail en opposi-
tion de phase thermodynamique de ses deux moteurs Stirling β.
Chaque moteur est ainsi muni d’un déplaceur dont le mouvement résulte des échanges thermiques et
des transferts de gaz entre les chambres froides et chaudes. Les variations de pression de chaque moteur
permettent alors de mouvoir le piston 3 qui transforme cette énergie mécanique en énergie électrique via
la génératrice électrique. Afin d’optimiser le rendement, il est important de faire fonctionner les deux
moteurs en opposition de phase et donc de contrôler le déplacement du piston 3.
Ainsi, le moteur Stirling " double effet " évite une grande partie des pertes mécaniques liées au système
d’entraînement, des usures et notamment des bruits engendrés par des liaisons mécaniques externes.
Le moteur Stirling à piston libre " double effet " présente les avantages suivants :
- la cinématique est réduite à l’extrême ; il n’y a que 3 solides en mouvement avec l’absence totale
de liaisons mécaniques (ex. bielle, ressort...) ;
- la compacité du moteur Stirling " double effet " devrait permettre d’obtenir un meilleur rendement
par rapport à des moteurs Stirling " simple effet ".
Néanmoins, cette technologie présente un certain nombre de défis :
- le fonctionnement en mode opposition de phase thermodynamique des deux moteurs élémentaires
est difficile à maîtriser ;
- la position instantanée du piston 3 doit être maîtrisée par une commande dont la variable de
commande est la force électromagnétique de la génératrice électrique ;
- les positions des deux déplaceurs 1 et 2 restent " libres " et résultent du couplage thermomécanique
non-linéaire avec le piston 3.

3/14
I.1 - Modélisation de la chaîne thermomécanique


!
y0 déplaceur 1 chambre B (pb , Vb )
chambre M (pm , Vm )

Tc Tf S
O ⇥ ⇥ −
!
G1 G3 x 0
pc pf
Sint

bâti 0 chambre froide (Vf )


(V
chambre chaude c )

Figure 3 - Modèle thermomécanique du moteur 1 Figure 4 - Déplaceur seul

Notations et hypothèses associées au modèle :


- p f , T f et V f sont respectivement la pression, la température et le volume de la chambre froide ;
- pc , T c et Vc sont respectivement la pression, la température et le volume de la chambre chaude ;
- pb et Vb sont respectivement la pression et le volume de la chambre B ;
- pm et Vm sont respectivement la pression et le volume de la chambre M ;
- Fgen→ −x0 l’action de la génératrice sur le piston 3 ;
- R0 = (O, → −
x0 ,→

y0 ,→

z0 ) le repère lié au bâti ;
- les liaisons sont supposées parfaites et l’action de la pesanteur est supposée négligeable devant
les autres actions mécaniques.

Modèle mécanique d’un moteur Stirling " libre "

Pour établir le modèle du moteur Stirling " double effet ", nous ne considérons tout d’abord que le
moteur 1 (figures 2 et 3). Ce modèle sera par la suite complété par analogie avec le moteur 2. Le
système présente alors deux pièces mobiles :
- le déplaceur 1 de masse m1 , de section S , de section interne S int et de centre de gravité G1 . On
−−−→
note OG1 = (l1 + x1 (t))→−
x0 avec l1 la position de référence du déplaceur et x1 (t) son déplacement
par rapport à cette position de référence ;
−−−→
- le piston 3 de masse m3 , de section S et de centre de gravité G3 . On note OG3 = (l3 + x3 (t))→ −x0
avec l3 la position de référence du piston et x3 (t) son déplacement par rapport à cette position de
référence.
Un premier principe fondamental de la dynamique appliqué au piston 3 dans le repère R0 a permis
d’obtenir une première loi de mouvement pour le déplacement x3 (t) du piston :
1  
ẍ3 (t) = Fgen (t) + S · (p f (t) − pm (t)) . (1)
m3

Q1. Étant donné la forme cylindrique du déplaceur 1 et du bâti 0 (figures 3 et 4), proposer une liaison
cinématique pour modéliser le contact entre 1 et 0, lorsqu’il n’est pas en butée. Argumenter ce
choix. Donner alors la forme du torseur des actions mécaniques {T0→1 } dans la base (→ −
x0 ,→

y0 ,→

z0 ).
Q2. Réaliser le bilan des actions mécaniques s’exerçant sur le déplaceur 1 en prenant soin d’exprimer
chaque torseur d’action mécanique en fonction des paramètres du système.

4/14
Q3. Quelle équation du principe fondamental de la dynamique permet d’obtenir la relation suivante :
1  
ẍ1 (t) = S · pc (t) − (S − S int ) · p f (t) − S int · pb (t) . (2)
m1

Modèle thermodynamique des gaz

Le modèle mécanique est étroitement couplé au modèle thermodynamique des gaz des chambres chaude
Vc (t) et froide V f (t). De plus, la quantité de gaz à l’intérieur de la chambre B est fixe. Il joue le rôle de
" ressorts de rappel " pour le déplaceur 1. De la même façon, le gaz dans l’espace fermé de la chambre
M fait office de ressort gazeux pour le piston 3.
On pose le paramétrage suivant pour définir les différents volumes gazeux du moteur (figure 3) :
- V0 : volume de référence de la chambre froide et chaude ;
- chambre froide : volume V f (t) = V0 − (S − S int ) · x1 (t) + S · x3 (t), de pression p f et de température
Tf ;
- chambre chaude : volume Vc (t) = V0 + S · x1 (t), de pression pc et de température T c ;
- chambre adiabatique B : volume de référence Vb0 et de pression de référence p0b pour x1 = 0 ;
- chambre adiabatique M : volume de référence Vm0 et de pression de référence p0m pour x3 = 0.
On négligera le volume de gaz présent dans le régénérateur.

Modèle thermodynamique des chambres froide et chaude

On rappelle qu’un gaz parfait vérifie la relation :

p·V =m·r·T (3)

avec m la masse du gaz et r la capacité thermique massique du gaz. On note m f la masse de gaz de la
chambre froide et mc , la masse de gaz de la chambre chaude. On supposera que la masse de gaz dans le
régénérateur est négligeable.

Q4. On note ici m, la masse de l’ensemble des gaz du système : {chambre chaude, chambre froide,
régénérateur}. Appliquer le principe de conservation de la masse et exprimer m en fonction de
m f et mc , puis montrer que :
Vf Vc
m · r = pf + pc . (4)
Tf Tc

L’approche étudiée est la méthode de Schmidt qui est, en thermodynamique, une méthode d’ordre 1 très
utilisée. Pour pouvoir utiliser cette méthode, on considère qu’en régime permanent :
- les variations des volumes sont sinusoïdales selon le temps, ce qui se traduit par :
• x3 (t) = x30 cos(ω0 t) ;
• x1 (t) = x10 cos(ω0 t + φ1 )
avec x30 , x10 respectivement les amplitudes de la course du piston 3 et du déplaceur 1. On note ω0
la pulsation des oscillations mécaniques et φ1 le déphasage entre le mouvement du piston et du
déplaceur 1 ;
- les étapes de détente et de compression sont considérées isothermes ;
- le gaz est idéal : pas de perte de charge ni de fuite.
Si toutes les conditions sont satisfaites, la pression instantanée du gaz de travail au sein du moteur est
identique dans les deux chambres soit :

p(t) = pc = p f . (5)

5/14
Q5. En utilisant les équations (4) et (5), exprimer p(t) en fonction de m, r, V f , T f , Vc et T c .

En prenant les expressions des volumes V f et Vc définies précédemment, on montre que :


m·r
p(t) =   (6)
A1 A3
A0 1 + x1 (t) + x3 (t)
A0 A0
V0 V0 S S − S int S
avec A0 = + , A1 = − et A3 = .
Tc T f Tc Tf Tf
 
A1 A3
Q6. En supposant de petits déplacements x1 (t) et x3 (t) tels que  x1 (t) + x3 (t) << 1, réaliser un

A0 A0
développement limité à l’ordre 1 de l’équation (6). On mettra le résultat sous la forme :

p(t) = p0 − k1 x1 (t) − k2 x3 (t). (7)

Préciser alors les expressions de p0 , k1 et k2 en fonction de m, r, A0 , A1 et A3 .

Modèle thermodynamique des chambres adiabatiques B et M

Les chambres B et M subissent des transformations adiabatiques réversibles. Elles jouent le rôle de "
ressorts gazeux " à l’intérieur du piston et du déplaceur 1. On a alors dans ces chambres :
p · V γ = cste (8)
avec γ l’indice adiabatique du gaz.

Q7. Exprimer la pression instantanée du gaz pb (t) en fonction du volume instantané Vb (t), de γ et des
grandeurs de références p0b et Vb0 .
Q8. Après avoir donné l’expression de Vb (t) en fonction de x1 (t) et des dimensions de la chambre B,
exprimer pb en fonction de Vb0 , p0b , γ, S int et x1 .
Q9. Réaliser un développement limité à l’ordre 1 de l’expression pour des petits déplacements x1 (t)
 S x (t) 
int 1
tels que   << 1 et montrer que :
 V 0 
b

pb (t) = p0b − k3 x1 (t). (9)

Exprimer alors k3 en fonction des dimensions de la chambre B.


Pour la chambre M, on obtient de façon analogue :
pm (t) = p0m − k4 x3 (t). (10)

Modèle thermomécanique du moteur Stirling " double effet "


Différentes sources de frottement (perte de charges, frottement visqueux/sec) sont également prises en
compte dans le modèle. On peut alors rassembler les modèles mécaniques (équations (1) et (2)) avec les
modèles thermodynamiques des différentes chambres (équations (7), (9) et (10)). Une étude analogue
est également menée sur le deuxième moteur. Le modèle se résume à :
ẍ1 (t) = K13 x3 (t) + K11 x1 (t) + D13 ẋ3 (t) + D11 ẋ1 (t) ; (11)
1
ẍ3 (t) = K33 x3 (t) + 2K31 x1 (t) + D33 ẋ3 (t) + Fgen (t), (12)
m3
où les coefficients Ki j et Di j sont des constantes.

6/14
Q10. Réécrire le système d’équation (11) et (12) dans le domaine de Laplace. On supposera que les
conditions de Heaviside sont respectées.
X3 (p)
La fonction de transfert globale Hmot (p) = du moteur Stirling " double effet " peut se mettre
Fgen (p)
sous la forme :
1 + a1 p + a2 p2
Hmot (p) = Kmot
1 + b1 p + b2 p2 + b3 p3 + b4 p4
où les coefficients Kmot , ai et bi s’expriment en fonction des coefficients Ki j , Di j et m3 .

Q11. L’étude de Hmot (p) permet de faire apparaître quatre pôles :

p1,2 = 20 ± 178i p3,4 = −113 ± 173i.

Conclure sur la stabilité du système.


I.2 - Commande du moteur Stirling " double effet "

La variable de commande du modèle est la force électromagnétique instantanée. Les sorties du mo-
dèle sont les mouvements instantanés du piston. La force électromagnétique doit être asservie afin de
stabiliser le moteur Stirling au point de fonctionnement nominal. On propose l’architecture suivante :

X3∗ (p) Fgen (p) X3 (p)


+ C(p) Hmot (p)

Figure 5 - Schéma-bloc de l’asservissement en position du piston

Le correcteur C(p) présente une action intégrale et une double avance de phase, tel que :
 2
Ki 1 + T 2 p
C(p) = avec T 2 > T 1 .
p 1 + T1 p

Q12. Rappeler les avantages associés à ce correcteur.

Une simulation du système permet d’obtenir la réponse indicielle de x3 (t) (pour un échelon unitaire
x3∗ (t)) :

x3 (t)

Temps (en s)
Figure 6 - Réponse indicielle (adimensionnée) de l’asservissement

Q13. Conclure sur la stabilité de l’asservissement. Puis estimer sa rapidité, sa précision et son amor-
tissement.

7/14
Partie II - Étude d’un concentrateur solaire

Le rôle du miroir parabolique est de concentrer le rayonnement solaire au niveau du récepteur (ou
absorbeur) du moteur afin d’obtenir une température élevée de la source chaude.
Dans la première sous-partie de l’étude, on justifie le choix d’une surface parabolique également nom-
mée paraboloïde de révolution pour concentrer les rayons réfléchis.
Dans la deuxième sous-partie, on s’emploie à caractériser l’image du soleil, vu comme un disque lumi-
neux, dans le plan focal du miroir.
Enfin la dernière sous-partie s’achève par une estimation de la puissance rayonnée (ou flux énergétique)
reçue par l’absorbeur.

II.1 - Équation de la surface réfléchissante

On recherche une équation de la surface d’un miroir parfait (c’est-à-dire sans absorption) vérifiant la
propriété que les rayons du soleil incidents parallèles à une direction donnée possèdent un point de
concours après réflexion.
On considère ainsi un rayon lumineux dirigé selon le vecteur unitaire →

eI et incident en un point M d’un
miroir de surface régulière quelconque. Le rayon réfléchi est lui dirigé selon le vecteur → −
e également
R
unitaire.
On introduit →− que →−
 → − →−  le vecteur n normal au plan tangent à la surface en M et de même sens →
− →−
eR . Le plan
M, n , eI est alors appelé plan d’incidence (choisi arbitrairement dans le cas où n et eI sont coli-

− − →−
néaires). Avec t vecteur directeur commun au plan d’incidence et au plan tangent, → n , t forme une
base orthonormée directe du plan d’incidence.
− →  − → 
On définit enfin l’angle d’incidence α = → I e (> 0 sur la figure 7) et l’angle réfléchi α = →
n , −− I n,−e
R R
(< 0 sur la figure 7).

Plan d’incidence αI
αR

− αI αR
eI →
−n

− Plan d’incidence
eR →
− →
−n

− eI →

t eR
M →−
t M
Plan tangent
Miroir Miroir

(a) Vue en perspective (b) Vue en plan

Figure 7 - Réflexion sur un miroir dans un cas général

Q14. Rappeler les lois de réflexion de Snell-Descartes. En déduire la relation vectorielle :



− − → −
eR = →

eI − 2 → eI · −n →
n. (13)

8/14
 −
→ − →
− →
On munit l’espace d’un repère cartésien orthonormé direct F, i , j , k où l’origine F est supposée


concentrer, après réflexion, les rayons lumineux initialement dirigés selon − k .
 →  →
− −    
→− − →
− −
F, −
er ,→

eθ ,→
− ez et θ = i ,→
ez est le repère cylindrique associé (figure 8) tel que k = → er = j ,→
eθ ∈ [0; 2π[.
Un point géométrique M est alors caractérisé aussi bien par ses coordonnées cartésiennes (x, y, z) que
−−→ →
− →
− →

er (θ) + z→
cylindriques (r, θ, z) et sa position est donnée par F M = x i + y j + z k = r→
− −
ez (r ∈ R+ ).
On suppose enfin la surface du miroir (notée SG ) suffisamment régulière pour pouvoir être décrite en
premier lieu par l’équation cartésienne G(x, y, z) = 0 où G est une fonction C 1 de R3 vers R. Par abus
de notation, on écrira également dans la suite G (x(r, θ), y(r, θ), z) = G(r, θ, z).



t


i θ M(r) Rayon lumineux


er

−n

− →
k,−
ez →

er
Cg
F →

j
θ


eθ F →

ez
Figure 8 - Repères utilisés Figure 9 - Courbe et plan d’étude

Q15. Soit M(x, y, z) un point de SG .



− → −
a) Rappeler les expressions de x et y en fonction de r et θ puis de →

er et →

eθ en fonction de i et j .
∂G
b) Démontrer, par dérivation de fonction composée, la relation (r, θ, z) = r∇G(x, y, z) · →


∂θ
où ∇G(x, y, z) désigne le vecteur gradient de G dirigeant la normale → −n à la surface S au point
G
considéré.
c) Montrer que →−n est dans le plan F,→

er ,→
− 
ez et en déduire que SG est une surface de révolution
 −
d’axe F,→e .z

On suppose désormais que G peut s’écrire sous forme séparable G(r, θ, z) = z−g(r) où g est une fonction
C 1 de R+ vers R et on restreint l’étude de SG à une demi-méridienne
 →  Cg c’est-à-dire la courbe (figure 9)
− →−
obtenue par l’intersection de SG et d’un plan méridien F, er , ez pour θ ∈ [0; 2π[ fixé et r ∈ R+ . SG peut
 −
donc être vue comme la surface engendrée par la rotation de C autour de l’axe de révolution F,→
g e .z

−−→
La courbe Cg est l’ensemble des points M de paramètre
→ r ∈ R+ tels que F M = r→ −
er + g(r)→

ez . On définit
− → − →− →−
en tout point de Cg une base orthonormée directe t , eθ , n où t est choisi tangent à la courbe, de sorte
−−→

− dF M
que t et soient colinéaires et de même sens ; quant à → −n , il vérifie par construction la relation
dr
−n = →
→ − →
t ∧−eθ .
 −
On considère dans la suite un rayon lumineux parallèle à F,→ ez incident au point M(r) appartenant à Cg
et réfléchi en direction du point F.

9/14
Par abus de notation, on notera g au lieu de g(r) et g au lieu de g (r).
−−→
dF M


− −n =  −g →
dr  . En déduire que → − 1 →

Q16. Calculer t =  − −→  er +  ez .
 dF M  1+g 2 1+g 2
 
 dr 
−−→
FM
Q17. a) Justifier que −−→ = → ez − 2(→
− −
ez · →
−n )→
−n .
F M 

b) Calculer → ez − 2(→
− −
ez · →
−n )→
−n en fonction de g .
−−→
FM
c) Calculer −−→ en fonction de r et g.
F M 
d) Déduire des questions précédentes le signe de g et que g vérifie l’équation :
g
g2 − 2 g − 1 = 0, pour tout r ∈ R∗+ . (14)
r

g
Q18. a) Trouver l’unique solution positive de X 2 − 2 X − 1 = 0. On justifiera la réponse.
r
b) Sachant que X = g , déterminer une expression de g en fonction de g et r.
g(r)
c) Montrer à l’aide du changement de fonction h(r) = que h est solution sur R∗+ de l’équation
r
différentielle : 
h 1
√ = . (15)
1 + h2 r
Q19. Pour faciliter les calculs et par abus de notation, on écrira h au lieu de h(r).
kr 1
a) Soit k ∈ R∗+ . Vérifier que la fonction r → − est solution sur R∗+ de l’équation (15).
2 2kr
1
b) Déterminer l’ensemble des primitives sur R∗+ de r → .
√ r
c) Résoudre l’équation Y + 1 + Y = A d’inconnue Y où A ∈ R∗+ .
2

d) On considère la fonction H : r → ln (h + 1 + h2 ) définie sur R∗+ où h est solution de (15).
Calculer sa dérivée H  .

e) Montrer que ln (h + 1 + h2 ) = ln(r) + λ où λ ∈ R, puis en déduire h en fonction de r.
f) Conclure à propos des solutions de l’équation (15).
 − −−→
Q20. Soit M(0) le point de C , situé sur l’axe F,→
g e et défini par F M = − f →
z
−e où f , appelée distance
z
g(r)
focale du miroir, est un réel > 0. On rappelle que h(r) = pour tout r > 0. Montrer que g,
r
fonction C 1 sur R+ , peut y être définie par :

r2
g(r) = − f. (16)
4f

Cg est donc un arc de parabole. Cette expression de g sera conservée dans toute la suite du sujet.

10/14
Q21. On souhaite représenter la courbe Cg pour r ∈ [0; f ]. Déterminer, puis tracer sur la copie des
f
points de Cg en utilisant un pas ∆r = à partir de r = 0. En déduire l’allure de la courbe.
5
On prendra f = 5 m pour les calculs et on adoptera une échelle de 1/100 pour le tracé. Les
coordonnées (r, z) des points seront présentées dans un tableau et, concernant z, écrites sous
forme fractionnaire et décimale approchée à 0,1 m près. Enfin, on indiquera sur la figure, en
justifiant la construction, la direction de la normale au point de paramètre r = 3.

II.2 - Caractérisation de l’image du soleil

Compte tenu de la distance de la terre au soleil (1,496 · 108 km), ce dernier peut être assimilé à une source
lumineuse étendue de la forme d’un disque de rayon 6,955 · 105 km associé en première approximation
à une densité de flux uniforme sur toute sa surface.
Par conséquent, on considère qu’en chaque point du miroir les rayons incidents et réfléchis forment
un cône de révolution d’angle au sommet noté 2α0 ≈ 32 (une minute d’arc valant 1 = 1/60◦ ). En
supposant quel’axe du miroir pointe vers le centre du soleil, l’axe du cône incident est donc parallèle à
l’axe optique F,→−
ez et l’axe du cône réfléchi passe, comme vu en II.1 et représenté sur la figure 10a,
par son foyer F.
On cherche alors
 → à déterminer
 les caractéristiques de l’image formée lorsque le cône réfléchi rencontre
− →−
le plan focal F, er , eθ (figure 10b).
Soit M un point
 de la courbe Cg où g est la fonction définie sur R+ par l’équation (16). On introduit
−−→ → −−→
l’angle φ = F M, −−ez ∈ [0; π[ et on pose F M = ρ(φ)→eφ avec ρ(φ) > 0 et →
− −
eφ  = 1.
Cg peut donc être considérée comme une courbe paramétrée indifféremment par r ou φ.

M(φ)
M(φm )
P
M(φ) 2α0 →
− →

er
φ eφ
2 2α0

−n
Cg →

er Plan focal


e
φ
φ →

eθ F
M(0) →
− Cφ
F ez →

2α0 ez
(a) Cônes lumineux (b) Image du soleil

Figure 10 - Réflexion du soleil sur le miroir

Q22. Par abus de notation et pour faciliter les calculs ρ(φ) sera noté ρ.
a) Exprimer les coordonnées (r, z) du point M appartenant à Cg en fonction de ses coordonnées
(ρ, φ).
sin2 φ
b) Montrer que ρ est solution de ρ2 + ρ cos φ − f = 0.
4f
c) En déduire que ρ est une fonction de φ définie sur [0; π[ par :
2f
ρ(φ) = . (17)
1 + cos φ

11/14
−−→
Q23. On rappelle que F M = r→ −
er + g(r)→−
ez = ρ(φ)→

eφ . On note rm le rayon d’ouverture de la parabole que
l’on prend égal à f (rm = f ) ; le point M de paramètre rm (ou de manière équivalente φm ) est donc
situé à l’extrémité de la courbe Cg , c’est-à-dire sur le bord du miroir. En déduire une expression
de ρm = ρ(φm ) en fonction de f ainsi que les valeurs de cos φm et sin φm correspondantes. On
4
vérifiera également que tan φm = . Ces valeurs seront conservées dans la suite.
3
 
Q24. Soit P un point du cône de sommet M appartenant à C , d’axe M, −→
g

e et de demi-angle au
φ
sommet α0 (figure 10b).
 2
−−→ →− −−→
a) Montrer que P vérifie la relation MP · eφ =  MP2 cos2 α0 .
On recherche une équation de la courbe notée Cφ issue de la section du cône par le plan focal.
−−→ −−→
On pose à cet effet FP = X →−
er + Y →

eθ (P est dans le plan focal) et on rappelle que F M = ρ→

eφ .
 2
−−→ −
b) Montrer que MP · → eφ = (X sin φ − ρ)2 .
−−→
c) Montrer également que l’on a  MP2 = X 2 − 2ρX sin φ + Y 2 + ρ2 .
d) En déduire après simplification l’équation homogène verifiée par X et Y.
Cφ représente donc le contour de l’image du soleil issue d’un point M(φ) de la parabole Cg dans le plan
focal ; le plan focal ayant pour vecteur normal →

ez , sa projection est une ellipse.
(X − Xc )2 Y 2
L’équation précédente peut s’écrire sous la forme + 2 = 1 où les paramètres a, b et Xc sont
a2 b
π
fonctions de φ sur l’intervalle d’étude [0; φm ], pour lequel on admettra que φm < − α0 , avec :
2
ρ(φ) sin α0 cos α0 cos φ ρ(φ) sin α0 cos φ ρ(φ) sin2 α0 sin φ
a(φ) = , b(φ) =  et X c (φ) = − . (18)
cos2 α0 − sin2 φ 2
cos α0 − sin φ
2 cos 2 α − sin2 φ
0

On propose par la suite d’approximer ces fonctions par d’autres d’expressions plus simples.
ρ(φ) tan α0
Pour a on considère par exemple l’approximation ã définie par ã(φ) = obtenue en écrivant
cos φ
ρ(φ) tan α0 cos φ ρ(φ) tan α0 cos φ
a(φ) = 2
≈ . On montre alors que l’erreur relative commise sur a(φ),
sin φ 1 − sin2 φ
1−
cos2 α0  
 ã − a 
donnée pour tout φ ∈ [0; φm ] par   (φ) = tan2 α0 tan2 φ, est négligeable (moins de 0, 01%).
a 
En procédant de la même manière pour b et Xc , on produit les approximations b̃ et X̃c telles que
b̃(φ) = ρ(φ) tan α0 et X̃c (φ) = 0 pour lesquelles on ne demande pas de justification.
X2 Y 2
La courbe Cφ est donc désormais approchée par une courbe C̃φ d’équation 2 + = 1 dans le repère
 →  ã b̃2
F, −
er , →

eθ .

II.3 - Performances du concentrateur

Une mesure de la puissance rayonnée reçue par l’absorbeur du moteur situé dans le plan focal s’obtient
en sommant les contributions en flux lumineux de l’ensemble des points du paraboloïde SG sur la surface
délimitée par C̃0 , c’est-à-dire le disque de centre F et de rayon f tan α0 correspondant à l’image du soleil
réfléchie depuis le sommet M(0) d’une parabole Cg .

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Seule une fraction de la puissance émise depuis un point de la surface Y
SG est reçue au niveau du disque. Cette quantité est proportionnelle
Ã0 b̃
au rapport (≤ 1) où Ã0 et Ãφ désignent respectivement les aires
Ãφ
délimitées par C̃0 et C̃φ .
0 ã X
La figure 11 représente un quart de la courbe C̃φ pour un φ ∈ [0; φm ].
Par symétries, l’aire Ãφ est donc le quadruple de l’aire délimitée par Figure 11 - Arc de courbe
l’arc de courbe et les axes X et Y.

On propose le paramétrage suivant pour l’arc considéré :




X = ã cos t
 π

 pour tout t ∈ [0; ]. (19)
 Y = b̃ sin t 2

 ã
Q25. Donner une interprétation de la quantité Y(X) dX puis la calculer. En déduire que Ãφ = πãb̃.
0

ds M(φ) ds
→−n dθ →


− i θ
er θ →
− →

er


− →
− →
eφ r φ k,−
ez
φ
F →

F →
− j
φ ez →
− θ

2
SG

(a) Vue en plan (b) Vue en perspective

Figure 12 - Anneau élémentaire


On considère maintenant la puissance émise par un anneau élémentaire situé sur le paraboloïde, para-
métré par l’angle φ et de longueur différentielle ds (figure 12).
φ
L’anneau en question est constitué de facettes élémentaires de normale → −n telle que (→
−n ,→

ez ) = et d’aire
 −−→  2
 dF M 
dS = r dθ ds avec ds =  (φ) dφ la longueur de l’élément de courbe associé.
 dφ 
φ
La puissance émise par une facette est donnée par l’expression ηp0 dS→ −n ·→−
ez = ηp0 cos dS où dS→ −n ·→

ez
2
représente sa section apparente, p0 est l’éclairement solaire au sol (en W/m2 ) et η < 1 est un facteur
correctif prenant en compte les pertes diverses (absorption atmosphérique, . . . ).
Tous les points de l’anneau générant une image du soleil de même aire Ãφ , l’absorbeur reçoit une fraction
Ã0 φ
de la puissance émise par l’anneau donnée par dP = 2πηp0 cos r ds.
Ãφ 2

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Q26. Par abus de notation, on écrira ρ pour ρ(φ) et ρ pour ρ (φ).
d→

eφ d→


a) Montrer que est unitaire et vérifie →

eφ · = 0.
dφ dφ

b) Montrer que ds = ρ2 + ρ2 dφ.
φ
c) Montrer également que ρ = ρ tan .
2
2
d) En déduire que dP = 2πηp0 f sin φ cos φ dφ.
e) Calculer en fonction de η, p0 , f et φm la puissance totale reçue par l’absorbeur en supposant
la parabole totalement éclairée.
f) Effectuer l’application numérique pour p0 = 103 W/m2 , f = 5 m et η = 0,7.

FIN

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I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 21 1175 – D’après documents fournis

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