0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues34 pages

Cours d'Analyse Mathématique

Ce document présente un cours sur l'analyse de fonctions réelles et à plusieurs variables. Il introduit des concepts comme les fonctions, les limites, la dérivabilité, l'intégration et les équations différentielles.

Transféré par

comboudri
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
40 vues34 pages

Cours d'Analyse Mathématique

Ce document présente un cours sur l'analyse de fonctions réelles et à plusieurs variables. Il introduit des concepts comme les fonctions, les limites, la dérivabilité, l'intégration et les équations différentielles.

Transféré par

comboudri
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Cours d’analyse

Première année

Institut Supérieur du Génie Electrique-Burkina Faso

8 janvier 2016
Table des matières

1 Fonction d’une variable réelle 3


1.1 Définition générale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.1 Généralité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 Opérations sur les fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.3 Exemple de fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Limite et continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1 Limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3 Dérivabilité et differentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.1 Notion sur la dérivabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.2 Dérivée de quelques fonctions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.3 Dérivée d’ordre supérieure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.4 Application de la dérivée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4 Formule des accroissements finis et applications . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.5 Formules de Taylor, developpements limités et applications . . . . . . . . . 10
1.5.1 Développement Limité de quelques fonctions usuelles en 0 . . . . . 11
1.5.2 Opération sur les développement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5.3 Propriétés des développements limités . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
[Link] Développement limité et limite . . . . . . . . . . . . . . . 12
[Link] Développement limité et Dérivation . . . . . . . . . . . . . 12
[Link] Développement limité et Primitive . . . . . . . . . . . . . 12

2 Fonctions à plusieurs variables 13


2.1 Généralité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.1.1 Notions et définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.1.2 Limite et continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2 Fonction et Dérivée Partielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3 Différentielle et Calcul des incertitudes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3.1 Notion de différentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

1
2.3.2 Application aux calculs des incertitudes . . . . . . . . . . . . . . . . 16
[Link] Incertitude d’une grandeur . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
[Link] Incertitude d’une variable . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4 Extrema . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4.1 Extremum sur Rn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4.2 Extremum pour n=2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

3 Calcul intégral 21
3.1 Intégrale et primitive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.1.1 Notion et Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.1.2 Propriétés des intégrales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2 Méthode de calcul intégral et quelques primitive usuelles . . . . . . . . . . 22
3.2.1 Quelques primitives usuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2.2 Propriété : Intégration par partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2.3 Proptiété : Changement de variables . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2.4 Propriété : Intégrale des fonctions rationnelles . . . . . . . . . . . . 23
3.2.5 Propriété : Intégration des fonctions de la forme U 0 U α . . . . . . . . 25
3.2.6 Propriété : Intégration des fonctions trigonométriques . . . . . . . . 25
3.2.7 Intégrale impropre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3 Notion sur les intégrales multiples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3.1 Définitions et notions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3.2 Changement de variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

4 Equation différentielle 27
4.1 Introduction et généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
4.2 Equation différentielle linéaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
4.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
4.2.2 Principe de surperposition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.3 Equation différentielle de 1er ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
4.3.2 Equation différentielles à variables séparées . . . . . . . . . . . . . . 28
4.3.3 Résolution de l’équation différentielle . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4.3.4 Solution particulière par variation de la constante . . . . . . . . . . 29
4.3.5 Changement de variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.4 Equation différentielle linéaire de second ordre à coefficient constants . . . 31
4.4.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.4.2 Résolution de l’équation homogène . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.4.3 Solution particulière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
[Link] Résolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
[Link] Méthode de variation des constantes . . . . . . . . . . . . 32

2 ISGE − BF/1AT CF I
Fonction d’une variable réelle
1
1.1 Définition générale
Soit E et F deux ensembles de R.

1.1.1 Généralité
Définition 1.1
Une fonction réelle à variables réelles f de E dans R est une relation, qui à tout élément
de E associe au plus un element de R. On note
f : E → R, x 7→ y = f (x)

y est l’image par f de x et x est l’antécédent (ou pré-image) par f de y

Définition 1.2

1. On appelle ensemble de définition d’une fonction réelle f , l’ensemble des réels qui
admettent une image par f .On note souvent

Df = {x ∈ R/f (x) existe}


2. On appelle graphe de f et on note Cf , l’ensemble défini par

Cf = {(x, f (x)) : x ∈ Df }

Exemple

Définition 1.3
Soit f : E → F une fonction.
1. f est injective si tout élément de F à au plus un antécédent dans E.
2. f est surjective si tout élément de F à au moins un antécédent dans E.

3
1.1.2 Opérations sur les fonctions

3. f est bijective si tout élément de F à un seul antécédent dans E. Ainsi f est bijective
si et seulement si elle est injective et surjective.

Exemple

Propriété 1.1.1

1. On dit qu’une fonction f est paire si ∀x ∈ Df , −x ∈ Df et f (−x) = f (x)


2. On dit qu’une fonction f est impaire si ∀x ∈ Df , −x ∈ Df et f (−x) = −f (x)
3. La fonction f est de période T 6= 0 si ∀x ∈ Df , x + T ∈ Df et f (x + T ) = f (x)
4. On dit que f est bornée sur un intervalle I si ∀x ∈ I, ∃M un réel tel que |f (x)| ≤ M
5. f est croissante (resp décroissante) sur I si ∀x, y ∈ I, x ≤ y ⇒ f (x) ≤ f (y) (resp
f (x) ≥ f (y))

1.1.2 Opérations sur les fonctions


Soient f et g deux fonctions
– On définit la somme, produit et quotient de f et g par

f f (x)
(f + g)(x) = f (x) + g(x); (f × g)(x) = f (x) × g(x); ( )(x) = ; g(x) 6= 0
g g(x)
– Si Im(f ) ∈ Dg , on défini la composée de f et g par

(g ◦ f )(x) = g[f (x)]

1.1.3 Exemple de fonctions


1. Fonctions puissances :
Elle sont définies par f (x) = xp où p ∈ Q. Ainsi donc Df = R si p ∈ N et Df = R∗
si p ∈ Z−
2. Fonctions polynômiales :
On définit ces fonctions par : f (x) = nk=0 ak xk . On deduit que Df = R
P

3. Fonctions rationnelles :
P (x)
Elles sont données par f (x) = Q(x)
. Ainsi Df = {x ∈ R/Q(x) 6= 0}
4. Fonctions trigonométriques :
On définit ces fonctions par :
– La fonction sinus donnée par f (x) = sin x. Elle est impaire bornée, de période 2π
et Df = R
– La fonction sinus donnée par f (x) = cos x. Elle est paire bornée, de période 2π
et Df = R
– La fonction sinus donnée par f (x) = tan x. Elle est impaire non bornée, de période
π et Df = R − { π2 + kπ, k ∈ Z}

4 ISGE − BF/1AT CF I
1.1.3 Exemple de fonctions

eix +e−ix eix −e−ix


On définit par cos x = 2
et sin x = 2i
5. Fonctions trigonométriques inverses :
Les fonctions définies par sin x, cos x et tan x sont monotones respectivement sur
chacun des intervalles, [− π2 ; π2 ] ; [0; π] et ] − π2 ; π2 [. Elles admettent donc des fonction
inverses données par :
arcsin : [−1; 1] → [− π2 ; π2 ] par arcsin x = sin−1 x
arccos : [−1; 1] → [0; π] par arccos x = cos−1 x
arctan : R →] − π2 ; π2 [ par arctan x = tan−1 x
Ainsi on a
Propriété 1.1.2
π
∀x ∈ [−1; 1], arccos x + arcsin x = 2

A démontrer
6. Fonctions exponentielles :
∀a > 0, on défini la fonction exponentielle par f (x) = ax . Ainsi Df = R
NB : Si a = e, on retrouve la fonction exponentielle de base e donnée par f (x) = ex
7. Fonctions logarithmes :
Soit a > 0, et x > 0. La fonction logarithme est définie par f (x) = loga x et
Df =]0; +∞[.
x
On défini la fonction logarithme népérien par ln x = loge x. Ainsi loga x = ln
ln a
8. Fonctions hyperboliques :
Elles sont définies par :
ex −e−x
(a) Sinus hyperbolique sinh x = shx = 2
x −x
(b) Cosinus hyperbolique cosh x = chx = e +e 2
2x
(c) Tangente hyperbolique tanh x = thx = sh ch
= ee2x −1
+1

Propriété 1.1.3
1) ch2 x − sh2 x = 1
2) sh(a + b) = sha chb + cha shb
3) ch(a + b) = cha chb + sha shb
4) sh(a − b) = sha chb − cha shb
5) ch(a − b) = cha chb − sha shb

Exercice :
tha+thb tha−thb
Démontrer que th(a + b) = 1+thathb
et th(a − b) = 1−thathb
9. Fonctions hyperboliques inverses
(a) ∀x ∈ R, sh est monotone et son inverse est
sh−1 : R → R, x 7→ argshx
(b) ∀x ∈ R+ , ch est monotone et son inverse est
ch−1 : [1 : +∞[→ R+ , x 7→ argchx
(c) ∀x ∈ R, th est monotone et son inverse est
th−1 : [−1; 1] → R, x 7→ argthx

5 ISGE − BF/1AT CF I
1.2. LIMITE ET CONTINUITÉ

Ainsi on a :

Propriété 1.1.4

– ∀x ∈ R, argshx = ln(x + x2 +√1)
– ∀x ∈ [1; +∞[, argchx = ln(x + x2 − 1)
– ∀x ∈] − 1; 1[, argthx = 21 ln( 1+x
1−x
)

1.2 Limite et continuité


1.2.1 Limites
Définition 1.4 Limite en un point
Soit f une fonction réelle et I un intervalle de Df . On dit que f admet une limite ` ∈ R
en un point fixe x0 si :

∀ > 0, ∃η > 0, ∀x ∈ Df , |x − x0 | ≤ η ⇒ |f (x) − `| ≤ 

On notera donc limx→x0 f (x) = `

Définition 1.5 Limite en l’infini

1. Soit f une fonction réelle telle qu’il existe un intervalle ]a; +∞[⊂ Df . On dit f a
une limite ` ∈ R lorsque x tend vers +∞ si :

∀ > 0, ∃M ∈ R, ∀x ∈ Df , x ≥ M ⇒ |f (x) − `| ≤ 

2. Soit f une fonction réelle telle qu’il existe un intervalle ] − ∞; a[⊂ Df . On dit f a
une limite ` ∈ R lorsque x tend vers −∞ si :

∀ > 0, ∃M ∈ R, ∀x ∈ Df , x ≤ M ⇒ |f (x) − `| ≤ 

On note limx→−∞ f (x) = ` et limx→+∞ f (x) = `

Définition 1.6 Limite infini

1. Soit f une fonction réelle et I un intervalle de Df . On dit que f tend vers −∞


quand x → x0 si :

∀M ∈ R, ∃η > 0, ∀x ∈ Df , |x − x0 | ≤ η ⇒ f (x) ≥ M

6 ISGE − BF/1AT CF I
1.2.2 Continuité

2. Soit f une fonction réelle telle qu’il existe un intervalle ]a; +∞[⊂ Df . On dit f tend
vers +∞ lorsque x tend vers +∞ si :

∀M ∈ R, ∃A ∈ R, ∀x ∈ Df , x ≥ A ⇒ f (x) ≥ M

3. Soit f une fonction réelle telle qu’il existe un intervalle ] − ∞; a[⊂ Df . On dit f
tend vers −∞ lorsque x tend vers +∞ si :

∀M ∈ R, ∃A ∈ R, ∀x ∈ Df , x ≥ A ⇒ f (x) ≤ M

Exemple :

Théorème 1.1 Théorème de Gendarme


Soit f , g et h trois fonctions telles que, h(x) ≤ f (x) ≤ g(x). Soit x0 ∈ R et δ ≥ 0 tels que
0 ≤ |x − x0 | ≤ δ. Si limx→x0 h(x) = limx→x0 g(x) = ` alors limx→x0 f (x) = `

Propriété 1.2.1
Soit f (x) = h(x) × g(x) tel que :
– Si h est bornée et
– Si limx→x0 g(x) = 0
Alors limx→x0 f (x) = 0

1.2.2 Continuité
Définition 1.7
Soit f une fonction et x0 ∈ Df . On dit que f est continue en x0 si :

∀ > 0, ∃η > 0, ∀x ∈ Df , |x − x0 | ≤ η ⇒ |f (x) − f (x0 )| ≤ 

On note limx→x0 f (x) = f (x0 )


Définition 1.8
Une fonction f est continue sur un inervalle I si elle est continue en tout point de I

Théorème 1.2
Soit f une fonction strictement monotone et continue su un intervalle I. Alors f est
bijective et sa bijection réciproque f −1 est continue sur f (I)

Définition 1.9
Soit f une fonction et x0 n’appartenant pas à Df . On défini par fe le prolongement par
continuité de f en posant

 f (x) = f (x) si x 6= x0
 e


f (x 0) =a
 e

7 ISGE − BF/1AT CF I
1.3. DÉRIVABILITÉ ET DIFFERENTIELLE

Théorème 1.3
Soit f une fonction continue sur un intervalle I = [a, b] avec f (a) < 0 et f (b) > 0, alors
∃x0 ∈ I tel que f (x0 ) = 0

Corollaire :
Soit f une fonction continue sur un intervalle I = [a, b] avec f (a) = c1 et f (b) = c2 , alors
∀c ∈ [c1 ; c2 ], ∃x0 ∈ I tel que f (x0 ) = c

1.3 Dérivabilité et differentielle


1.3.1 Notion sur la dérivabilité
Définition 1.10
On dit qu’une fonction f est dérivable en un point x0 si

f (x0 + h) − f (x0 ) f (x) − f (x0 )


lim = lim existe
h→0 h x→x0 x − x0
Cette limite est appelée le nombre dérivée de f en x0 . Elle est notée f 0 (x0 ).
On dit que f est dérivable sur un intervalle I si f est dérivable en tout point de I. La
fonction dérivée de f noté f 0 est définie donc par :
f : x ∈ I → f 0 (x) ∈ R

Théorème 1.4
Soit f une fonction dérivable en x0 , alors f est continue en ce point.

Définition 1.11
La différentielle d’une fonction f en un point x0 est la fonction définie par df (x0 ) =
f 0 (x0 )dx
df
Ainsi on a f 0 (x) = dx

1.3.2 Dérivée de quelques fonctions


Récapitulons nous résultats dans le tableau suivant :
Fonction g◦f fn f −1 arcsin x arccos x arctan x argshx argchx
Fonction dérivée f0 × g 0 (f (x)) f0
n × × f n−1 1
f 0 (f −1 )
√ 1
1−x2
1
− √1−x 2
1
1+x2
√ 1
x2 +1
√ 1
x2 −1

1.3.3 Dérivée d’ordre supérieure


Définition 1.12
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I. Si de plus f 0 est dérivable
alors sa dérivée est notée f 00 ou f (2) .
2
La diférentielle dans ce cas est notée ddxf2 = dx
d df
( dx )

8 ISGE − BF/1AT CF I
1.3.4 Application de la dérivée

Par suite si f est 3,4,...,n fois dérivable, on note respectivement f (3) ,


f (4) ,..., f (n) .
Définition 1.13
Si f est n fois dérivable sur I et f (n) est continue sur I, on dit que f est
n fois continûment dérivable sur I. On note f ∈ C n (I).
C ∞ (I) est l’ensemble des fonction continûment dérivables.

Propriété 1.3.1 Formule de Leibniz


Soit f , g ∈ C n (I). Alors f × g ∈ C n (I) et (f × g)(n) = nk=0 Cnk f (k) g (n−k)
P

1.3.4 Application de la dérivée


1. Tangente en un point
2. Variation et extrémum

1.4 Formule des accroissements finis et applications


Définition 1.14
Soit f : I → R, où I est un intervalle non vide et x0 ∈ I.
1. On dit que f admet un maximum en x0 si ∀x ∈ I, f (x) ≤ f (x0 )
2. On dit que f admet un minimum en x0 si ∀x ∈ I, f (x) ≥ f (x0 )
3. On dit que f admet un maximum local en x0 si : ∃α > 0 ∀x ∈ I∩]x0 −
α; x0 + α[, f (x) ≤ f (x0 )
4. On dit que f admet un minimum local en x0 si : ∃α > 0 ∀x ∈ I∩]x0 −
α; x0 + α[, f (x) ≥ f (x0 )

Propriété 1.4.1
Soit f : I → R une application, où I est un intervalle ouvert (non vide)
et x0 ∈ I. Si x0 est un maximum local (minimum local) de f et si f est
dérivable, alors f 0 (x0 ) = 0

Définition 1.15
Une fonction f est dite continûment dérivable sur I ⊂ Df si f 0 existe et
est continu sur I

9 ISGE − BF/1AT CF I
1.5. FORMULES DE TAYLOR, DEVELOPPEMENTS LIMITÉS ET
APPLICATIONS

On note C 1 (I) l’ensemble des fonctions continûment dérivables sur I et


donc f ∈ C 1 (I) ⇒ f 0 ∈ C 0 (I)
Théorème 1.5 Théorème de Rolle
Soit a; b ∈ R et f : [a; b] → R une fonction continue sur [a; b] et dérivable
sur ]a; b[ telle que f (a) = f (b). Alors ∃c ∈]a; b[ telle que f 0 (c) = 0
Théorème 1.6 Théorème des accroissements finis
Soit a; b ∈ R et f : [a; b] → R une fonction continue sur [a; b] et dérivable
sur ]a; b[ telle que f (a) = f (b). Alors ∃c ∈]a; b[ telle que f (b) − f (a) =
f 0 (c)(b − a)
Théorème 1.7 Règle de l’hospitale
Soient f et g deu fonctions dérivables sur I =]a, b[ telles que ∀x ∈ I,
g(x) 6= 0 et g 0 (x) 6= 0. Soit β = {a+ ; b− ; a; b; ±∞}. Si
– limx→β f (x) = limx→β g(x) = α avec α = 0 ou ±∞
0
– limx→β fg0 (x)
(x)
= µ avec µ ∈ R ∪ {−∞; +∞}
f (x)
Alors limx→β g(x) =µ
Exercice :
x
Pour tout x > 0, Montrer en utilisant les accroissements finis que 1+x <
ln(1 + x) < x

1.5 Formules de Taylor, developpements limités et


applications
Théorème 1.8
Soit f ∈ C n (I) et a un point intérieur de I. Alors
0 f 00 (a) f (n) (a)
f (x) = f (a) + f (a)(x − a) + 2
(x − a) + ... + (x − a)n + Rn (x)
2 n!
Rn (x)
avec limx→a (x−a) n . Et Rn (x) est le reste d’ordre n

Théorème 1.9 Formule de Taylor-Young


Soit f une fonction de classe C n sur un intervalle [a; b] alors ∀x ∈]a, b[
f 00 (a) f (n) (a)
f (x) = f (a)+f 0 (a)(x−a)+ (x−a)2 +...+ (x−a)n +o((x−a)n )
2 n!

10 ISGE − BF/1AT CF I
1.5.1 Développement Limité de quelques fonctions usuelles en 0

La formule de Taylor-Young est la seule formule de Taylor qui permet de


calculer de développement limité.
Théorème 1.10 Formule de Taylor-Lagrance
Soit f une fonction de classe C n+1 sur un intervalle [a; b] alors ∀x ∈]a, b[
0 f 00 (a) f (n) (a) n f
(n+1)
(a)
f (x) = f (a)+f (a)(x−a)+ 2
(x−a) +...+ (x−a) + (x−a)n+1
2 n! (n + 1)!

Définition 1.16
On appelle développement limité d’ordre n de f au point a ou polynôme de
Taylor de degré n, le polynôme Tnf (x) défini par
f 00 (a) f (n) (a)
f (x) = f (a)+f 0 (a)(x−a)+ (x−a)2 +...+ (x−a)n +o((x−a)n )
2 n!

1.5.1 Développement Limité de quelques fonctions usuelles en


0
x2 xn
1. ex = 1 + x + 2! + ... + n! + o(xn )

x3 (−1)n x2n+1 2n+1


2. sin x = x − 3! + ... + (2n+1)! + o(x )
x2 (−1)n x2n 2n
3. cos x = 1 − 2! + ... + (2n)! + o(x )
1 n n n
4. 1+x = 1 − x + x2 + ... + (−1) x + o(x )
1
5. 1−x = 1 + x + x2 + ... + xn + o(xn ) + o(xn )
k(k−1)x2 k(k−1)...(k−n+1)xn
6. (1 + x)k = 1 + bx + 2! + ... + n! + o(xn )
x2 n+1 xn n
7. ln(1 + x) = x − 2 + ... + (−1) n + o(x )

1.5.2 Opération sur les développement


Soit Tnf (x) et Tng (x) les developpements limités respectifs des fonctions
f et g. Alors
1. Tnf +g (x) = Tnf (x) + Tng (x)
2. Tnf ×g (x) = Tnf (x) × Tng (x) ; [les termes en (x − a)n+k , k > 0 ne sont pas
prises en compte]
3. Tnf ◦g (x) = Tnf (Tng (x))

11 ISGE − BF/1AT CF I
1.5.3 Propriétés des développements limités

1.5.3 Propriétés des développements limités


[Link] Développement limité et limite

Exemple :
Calculer limx→0 sinx x

[Link] Développement limité et Dérivation


k
Soit Tnf (x) = f (x) = nk=0 (x−a)
k! f
(k)
(a) + o((x − a)n ) le développement
P

limité d’ordre n de f en a. Alors la dérivée de Tnf (x) est

0
n (x − a)k−1 (k)
f (a) + o((x − a)n−1 )
X
f (x) =
k=1 (k − 1)!

[Link] Développement limité et Primitive

Soit Tnf (x) le développement limité d’ordre n de f en a. Alors la primitive


de Tnf (x) est :
n(x − a)k+1 (k)
f (a) + o((x − a)n+1 )
X
F (x) = F (0) +
k=0 (k + 1)!

Exercice

12 ISGE − BF/1AT CF I
Fonctions à plusieurs variables
2
2.1 Généralité
2.1.1 Notions et définitions
Définition 2.1

1. Soit E une partie de Rn . On appelle fonction réelle à plusieurs va-


riables, la fonction f définie par

f : E → R, x = (x1 , ..., xn ) 7→ y = f (x1 , ..., xn )

2. Soit E une partie de Rn et f : E → R une fonction. On appelle graphe


de f , la surface {(x, y) ∈ Rn+1 /y = f (x)} avec x ∈ Rn

Exemple
Soit la fonction f : R2 → R, x 7→ x2 + y 2 .
Son graphe est un paraboloïde de revolution.

2.1.2 Limite et continuité


Définition 2.2
Soient x, y ∈ Rn . La distance de x à y notée d(x, y) est définie par :
n
X
d(x, y) = |xi − yi |
i=1

13
2.2. FONCTION ET DÉRIVÉE PARTIELLES

Définition 2.3
Soit f : E ⊂ Rn → R une fonction à plusieurs variables réelles. f admet
en x0 ∈ Rn la limite ` si :
∀ > 0, ∃η0 > 0; d(x, x0 ) ≤ η0 ⇒ |f (x) − `| ≤ 

Exemple
xy
soit f (x, y) = .
x2 + y 2
On a f (x, 0) = 0 et limx→0 f (x, 0) = 0
Ensuite f (0, y) = 0 et limy→0 f (0, y) = 0
Enfin f (x, x) = 12 et limx→0 f (x, x) = 12 6= 0
Donc f n ’admet pas de limite en (0, 0).
Définition 2.4

1. Une fonction définie sur E ⊂ Rn est continue en un point de x0 si


lim f (x) = f (x0 )
x→x0

2. La fonction f est continue sur E si elle est continue en tout point de


E

2.2 Fonction et Dérivée Partielles


Définition 2.5
Soit f : E ⊂ Rn → R une fonction à plusieurs variables. On appelle i−ème
fonction partielle au point a = (a1 , ..., an ) ∈ E, la fonction fi définie sur
Ei = {x ∈ R/(a1 , ..., ai−1 , x, ai+1 , ..., an ) ∈ E} par
f (x) = f (a1 , ..., ai−1 , x, ai+1 , ..., an )

Exemple
Soit f (x, y, z) = xz−3y 2 +2z et a = (1; −1; 2). Les fonctions partielles sont :

f1 (x) = f (x; −1; 2); f2 (x) = f (1; x; 2); f3 (x) = f (1; −1; x)

14 ISGE − BF/1AT CF I
2.3. DIFFÉRENTIELLE ET CALCUL DES INCERTITUDES

Définition 2.6
Soit f : E ⊂ Rn → R une fonction à plusieurs variables. Si la i−ème
fonction partielle de f en a est dérivable en ai , alors sa dérivée (par rapport
∂f
à xi ) est appelée la i−ème dérivée partielle de f en a et est notée ∂x i
(a).
On
∂f f (a1 ; ...; ai−1 ; xi , ; ai+1 ; ...; an )
fx0 i (a) = (a) = xlim
→a
∂xi i i x i − ai

Si fx0 i (a) existe ∀i = 1; ...; n alors f est dérivable en a

Exemple

Définition 2.7
Soit f une fonction dérivable en un point a ⊂ Rn alors on définit les déri-
vées partielles d’ordre 2 f par dérivation des dérivées partielles premières.
On les noté
00 ∂ ∂f ∂ 2f
f xi xj = ( )=
∂xi ∂xj ∂xi ∂xj

Théorème 2.1 Théorème de Schwarz


Soit f une fonction admettant au voisinage de a des dérivées fx00i xi et fx00j xi
ontinues, alors fx00i xi = fx00j xi
Remarque :
Le théorème de Schwarz se généralise avec les dérivées partielles d’ordre
supérieur.

2.3 Différentielle et Calcul des incertitudes


2.3.1 Notion de différentielle
Définition 2.8
Soit f une fonction définie sur Rn et E ⊂ Rn .
1. On dit que f est différentiable en a s’il existe h = (h1 ; ...; hn ), b =
(b1 ; ...; bn ) ⊂ Rn telles que
q
f (a1 +h1 ; ...; an +hn )−f (a) = h1 b1 +...+hn bn + h21 + ... + h2n ϕ(h1 ; ...; hn )

15 ISGE − BF/1AT CF I
2.3.2 Application aux calculs des incertitudes

avec limh→0 ϕ(h1 ; ...; hn ) = 0


De plus on montre que bi = fx0 i (a)
2. On appelle différentielle de f en a, l’application linéaire df définie
par :
df : Rn → R; (h1 ; ...; hn ) 7→ fx0 1 h1 + ... + fx0 n hn

En particulier si on note l’application linéaire dxi par dxi = hi , alors


df = fx0 1 dx1 + ... + fx0 n dxn

Exemple

Théorème 2.2
Soit f une fonction différentiable, alors elle est continue et admet des déri-
vées partielles. La réciproque est vraie si les dérivées premières sont conti-
nues.

2.3.2 Application aux calculs des incertitudes


[Link] Incertitude d’une grandeur

Soit a le résultat de la mesure de la grandeur A. Si α est la valeur


exacte de A, la diff´erence δa = a − α est appelée erreur absolue de la
mesure. L’erreur absolue sur a n’étant pas connue, on doit se contenter
d’en rechercher une limite supérieure ∆a appelée incertitude absolue telle
que |δa| ≤ ∆a ; on a donc : a − ∆a ≤ α ≤ a + ∆a ou encore α = a ± ∆a.
Ainsi l’approximation d’une mesure est perceptible si nous comparons l’er-
reur à la grandeur mesurée. On appelle erreur relative le rapport δa/α ;
δa et α n’étant pas connues, on doit, se contenter d’une limite supérieure
appelée incertitude relative que l’on calcule en remplacant δa par ∆a et en
prenant pour α la valeur approchée a.

Exemple
α = 2, 001 ± 0, 001m donc δa/α ≈ 0, 001/2 = 5.10 − 4.
L’incertitude relative caractérise la précision de la mesure.
Dans l’exemple précédent, la précision est de 5 dix-millièmes.

16 ISGE − BF/1AT CF I
2.3.2 Application aux calculs des incertitudes

[Link] Incertitude d’une variable

Soit X une grandeur dépendant de plusieurs paramètres Ai , i = 1, ..., n


indépendants les uns des autres. On a X = f (A1 , ..., An ).

On suppose connaître les valeurs approchées a1 , ..., an et les incertitudes


∆a1 , ..., ∆an de ces valeurs respectivement. Une valeur approchée de X
est x = f (a1 , ..., an ).
La différentielle de f en (a1 , ..., an ) est

df (a1 , ..., an ) = dx = fa0 1 da1 + ... + fa0 n dan

En valeur absolue, on a

|dx| ≤ |fa0 1 ||da1 | + ... + |fa0 n ||dan | ≤ |fa0 1 |∆a1 + ... + |fa0 n |∆an

Il vient que l’incertitude absolue est :


n
fa0 k ∆ak
X
∆x =
k=1

Puis l’incertitude relative est :


∆x 1 X n
= fa0 k ∆ak
|x| |x| k=1

Proposition 2.3.1
Soit x, y et z des fonctions.
1. Si x = y + z, alors ∆x = ∆y + ∆z
2. Si x = yz, alors ∆x = z∆y + y∆z
z∆y + y∆z
3. Si x = yz , alors ∆x =
z2
NB :
Les incertitudes absolues s’ajoutent pour la somme et la différence par
contre pour la multiplication et la division, ce sont les incertitudes relatives
qui s’ajoutent

17 ISGE − BF/1AT CF I
2.4. EXTREMA

2.4 Extrema
2.4.1 Extremum sur Rn
Définition 2.9
Soit f une fonction de classe C 1 de E ⊂ Rn . On dit que a ∈ E est un point
critique de f si
∂f ∂f
∇f = 0 ⇔ (a) = ... = =0
∂x1 ∂xn

Théorème 2.3
Soit f : E → R une fonction et E un ouvert de Rn . Si f admet un extre-
mum local en a, alors ∇f (a) = 0
La réciproque de ce théorème est fausse.
Exemple :

Définition 2.10

1. On appelle matrice carré d’ordre n la tableau de n lignes n colonnes


noté A = (ai,j )1 ≤ i, j ≤ n et donné par A =
2. On appelle transposée d’une matrice A et on note t A la matrice ayant
pour lignes les colonne de A et pour colonnes les ligne de A
3. Une matrice est dite symétrique si t A = A
4. On appelle polynôme caractéristique Pλ défini par Pλ = det(A − λIn )
où λ ∈ R et In la matrice indentité
5. On appelle valeurs propre d’une matrice les solution de Pλ = 0
Définition 2.11
Soit f une fonction de classe C 2 sur un ouvert E et a ∈ E. On appelle
matrice hessienne de f en a et on note Ha (f ), la matrice définie par :
∂2f ∂2f ∂2f
 
 ∂x21 ∂x1 ∂x2 ... ∂x1 ∂xn 
 ∂2f 
 ... ... ... 
Ha (f ) = 
 ∂x2 ∂x1 


 ... ... ... ...  
∂2f ∂2f
 
∂xn ∂x1 ... ... ∂x2n

18 ISGE − BF/1AT CF I
2.4.2 Extremum pour n=2

On défini ainsi la forme quadratique de f en a par :


n X
X n ∂ 2f
qa (h) = hi hj
i=1 j=1 ∂xi ∂xj

Théorème 2.4
Soit f une fonction de classe C 1 sur un ouvert E de Rn . Soit a ∈ E un
point critique, qa (h) la forme quadratique et Ha (f ) la matrice Héssienne
de f en a. Si
i) ∀h 6= 0, qa (h) ≥ 0 (resp qa (h) ≤ 0)
ii) Les valeurs propres de Ha (f ) sont positifs (resp négatifs),
alors f admet un minimum local (resp un maximum local) en a.

Corollaire
Soit f une fonction de classe C 1 sur un ouvert E de Rn . Soit a ∈ E un
point critique, qa (h) la forme quadratique et Ha (f ) la matrice Héssienne
de f en a. Si
i) ∀h 6= 0, qa (h) ≥ 0 (resp qa (h) ≤ 0)
ii) Si Ha (f ) admet une valeur propre positif et une autre négatif ,
alors f n’admet pas d’extrêmum local en a.

2.4.2 Extremum pour n=2


Définition 2.12
Soit a un point critique d’une fonction f . On définit les coefficients r, s et
t par
∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f ∂ 2f
r= (a); s= (a) = (a); t = 2 (a)
∂x2 ∂x∂y ∂y∂x ∂y

Ainsi on établit :
Théorème 2.5
Soit a un point critique de f .
– Si rt − s2 > 0 et r > 0 f admet un minimum local en a.
– Si rt − s2 > 0 et r < 0 f admet un maximum local en a.
– Si rt − s2 < 0 f n’admet pas d’extremum en a. On dit alors que a est
un point selle ou point col.

19 ISGE − BF/1AT CF I
2.4.2 Extremum pour n=2

– Si rt − s2 = 0 on ne peut rien affirmer.

Remarque :
Dans le cas rt − s2 = 0, il est nécéssaire de revenir à l définition habituelle
de l’extremum.
Si a est un point col, il s’agit de démontrer que f prend des valeurs positives
et négatives dans un voisinage de a.
Exemple

20 ISGE − BF/1AT CF I
Calcul intégral
3
3.1 Intégrale et primitive
3.1.1 Notion et Définitions
Définition 3.1
soit deux fonctions f ; F , définies sur un intervalle I non réduit à un point.
La fonction F est une primitive de f sur I si elle et dérivable et qu’on a
F0 = f
Propriété 3.1.1

1. si f admet une primitive F sur I, elle admet pour primitive les fonc-
tions F + C où C ∈ R est une constante.
2. Si f admet des primitives sur I, et si a ; b ∈ I, le nombre F (b) − F (a)
ne dépend pas de la primitive choisie.
Définition 3.2
si f est une fonction qui admet des primitives sur I, et si a ; b ∈ I, le réel
F (b) − F (a), calculé avec n’importe quelle primitive de f sur I, s’appelle
intégrale de a à b de f et se note :
Z b
f (x)dx
a

NB :
Dans la ntation ci-dessus, la variables x est muette et peut être remplacé
par tout autre variable.

21
3.1.2 Propriétés des intégrales

3.1.2 Propriétés des intégrales


Z a Z b Z a
1. f (x)dx = 0 et f (x)dx = − f (x)dx
a a b
2. Relation de chasles :
Propriété 3.1.2 Z c Z b Z c
Soient a, b et c des réels, Alors f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx
a a b
3. Linéarité des intégrales :
Propriété 3.1.3 Z
b Z b Z b
0
Soit f , g ∈ C alors [αf (x) + βg(x)]dx = α f (x)dx + β g(x)dx
a a a
4. Positivité des intégrales :
Si f (x) ≥ 0 (resp f (x) > 0) et si a ≤ b (resp a< b) alors
Z b Z b
f (x)dx ≥ 0 (resp f (x)dx > 0)
a a

5. Inégalité de la moyenne :
Si m ≤ f (x) ≤ M et si a 6= b alors
Rb
a f (x)dx
m≤ ≤M
b−a

3.2 Méthode de calcul intégral et quelques primitive


usuelles
3.2.1 Quelques primitives usuelle
les résultats sont consignés dans le tableau suivant :
D.I f(x) F(x) D.I f(x) F(x)
R 0 C∈R R \ { π2 + kπ} tan x − ln |cosx| + C
R k kx + C R \ {kπ} 1
sin x ln | tan( x2 )| + C
R si α ∈ N xα 1
α+1 x
α+1 + C R \ { π2 + kπ} 1
cos x ln | tan( x2 + π4 )| + C
1 1 1 x
R? x ln |x| + C R x2 +a2 a arctan( a ) + C
1 ax 1 1 x−a
R eax ae +C R \ {−a; a} x2 −a2 2a ln | x+a | + C
1
R cos(ax + b) a sin(ax + b) + C R chx shx + C
1
R sin(ax + b) −
( a cos(ax + b) + C R thx − ln |chx| + C
1 α+1 si α 6= −1
Df si α ∈ N f0 × fα α+1 f ] − a; a[ √ 1 arcsin( xa ) + C
ln |f | sinon a2 −x2

R shx chx + C ] − a; a[ − √a21−x2 arccos( xa ) + C

22 ISGE − BF/1AT CF I
3.2.2 Propriété : Intégration par partie

3.2.2 Propriété : Intégration par partie


Soient U , V ∈ C 1 sur un intervalle I. Alors on a la formule d’intégration
par partie donnée par :
Z b Z b
0 0 0 0
(U V ) = U V + U V ⇒ U V = [U V ]ba − UV 0
a a

3.2.3 Proptiété : Changement de variables


Théorème 3.1
Soit f une fonction continue sur un intervalle I et ϕ : [α; β] → I, une
fonction de classe C 1 . Si a = ϕ(α) et b = ϕ(β), alors
Z b Z β
f (x)dx = f (ϕ(t)).ϕ0 (t)dt
a α

La transformation x = ϕ(t) s’appelle changement de variable. Les trois


étapes suivantes sont nécéssaires :
i) Posons x = ϕ(t)
ii) dx = ϕ0 (t)dt
iii) enfin on change les bornes de l’intégration

Exemple :
Soit A = 01 (1+x2 )1√1+x2 dx. En posant x = tan t Calculer A
R

3.2.4 Propriété : Intégrale des fonctions rationnelles


P (x)
Soit f (x) = Q(x) une fonction rationnelle. Plusieurs situations peuvent
se dégagés :
Propriété 3.2.1 Partie entière d’une fraction rationnelle
R(x)
Si degP > degQ, alors f (x) = E(x) + Q(x) avec degR < Q. On utilisera
eventuellement des formules simples pour poursuivre l’intégration
Dans la site supposon que degP < degQ
Propriété 3.2.2 Element simple de Premières espèce :

23 ISGE − BF/1AT CF I
3.2.4 Propriété : Intégrale des fonctions rationnelles

ak
1. Si Q(x) = (x−a)n alors f (x) = nk=1 (x−a) k et donc On trouve f (x)dx
P R

en trouvant
Z ak ak 1
= +C C ∈R
(x − a)k 1 − k (x − a)k−1
ak
2. Si Q(x) = nk=1 (x − bk ) alors f (x) = nk=1 x−b . On poursuit l’intégra-
Q P
k
tion en calulant : Z ak
= ak ln |x − bk |
x − bk

Considérons maintenant le cas suivant :


Propriété 3.2.3 Element simple de second espèces :
Il s’agit de l’intégration des fonctions de la forme (ax2αx+β 2
+bx+c)n avec b −4ac <
0
αx+β
1. Premier cas : (ax2 +bx+c)n .
R

Exemple
Z x−1
=
(x2 + x + 1)3
1
2. Deuxième cas : (ax2 +bx+c)n
Exemple
Z 1
(2x2 + 2x + 3)2
1
3. Troisième cas : (x2 +1)n .
R

Exemple
Z 1
= Arctanx + c
x2 + 1
On intègre par partie le cas suivant afin d’obtenir une relation de
reccurence. Z 1
(x + 1)4
2

24 ISGE − BF/1AT CF I
3.2.5 Propriété : Intégration des fonctions de la forme U 0 U α

3.2.5 Propriété : Intégration des fonctions de la forme U 0 U α


Propriété 3.2.4 
1

 α+1

 U α+1 + C Si α 6= −1
1 0 α
Soit U ∈ C sur I. Alors U U = 
R

ln |U | Si α = −1


Exemple :

3.2.6 Propriété : Intégration des fonctions trigonométriques


Il s’agit de calculer les intégrales de la forme P (cos x, sin x)dx. Plu-
R

sieurs cas peuvent se presentés :


1. Cas cosn (x) sinm (x)dx avec n et m tous paires
R

Dans ce cas, on linéarise le produit cosn (x) sinm (x)


Exemple
2. Cas cosn (x) sinm (x)dx avec n etou m au moins impaires
R

Exemple :
3. Cas : R(cos x; sin x)dx avec R une fonction rationnelle. On pose le
R

plus souvent t = tan x2 . On procède au changement de variable puis a


la détermination de l’intégral

3.2.7 Intégrale impropre


Définition 3.3
R∞
On appelle intégrale impropre, toute intégrale de la forme I = a f (x)dx
où a ∈ R. Ainsi Si g(t) = at f (x)dx alors I = limt→ g(t)
R

Exemple :

3.3 Notion sur les intégrales multiples


3.3.1 Définitions et notions
Définition 3.4
Soit D un domaine subdivisé en n surface Di dans laquelle est définie xi .

25 ISGE − BF/1AT CF I
3.3.2 Changement de variables

On appelle intégrale multiple, l’intégrale I définie sur D par


Z Z
I= ... f (x1 , ..., xn )dx1 ...dxn
D

Exemple :
Théorème 3.2 De Fubini
Soit I = ... D f (x1 , ..., xn )dx1 ...dxn alors
R R

Z Z Z
I= dx1 ... dxn−1 f (x1 , ..., xn )dxn
D1 Dn−1 Dn

Exemple

3.3.2 Changement de variables


1. Coordonnées polaire Soit I = D f (x, y)dxdy. En posant x =
R R

ρ cos ϕ et y = ρ sin ϕ, avec 0 ≤ ρ < ∞, 0 ≤ ϕ ≤ 2π on obtient


l’intégrale en coordonnées polaires. Ainsi
Z Z
I= f (ρ cos ϕ, ρ sin ϕ)ρdρdϕ
G

2. Coordonnée cylindrique Elle s’applique sur les intégrales triples.


Soit J = f (x, y, z)dxdydz On passe en coordonnée cylindrique en
R R R

posant

x = ρ cos ϕ
y = ρ sin ϕ
z = z

On montre aussi que 0 ≤ ρ < ∞, 0 ≤ ϕ ≤ 2π ; −∞ < z < +∞


Ainsi donc Z Z Z
J= f (ρ cos ϕ, ρ sin ϕ, z)ρdρdϕdz

Exemple √ :
Calculer D x2 + y 2 dxdy Où D = {(x, y) ∈ R2 /0 ≤ x2 + y 2 ≤ r2 }
R R

26 ISGE − BF/1AT CF I
4
Equation différentielle

4.1 Introduction et généralités


Définition 4.1
On appelle équation différentielle (ED) d’ordre n, une équation dans la-
quelle intervient une fonction y ainsi que ses dérivées d’ordre n.
L’équation différentielle d’ordre n s’écrit généralement sous la forme
F (x, y, y 0 , ..., y (n) ) = 0

F est une fonction à (n + 2) variables.


Exemple
y 0 (t) − 3y(t) = 0 ; y 00 (t) + 2xy(t) − x + 3 = 0

4.2 Equation différentielle linéaire


4.2.1 Définition
Définition 4.2
Une équation différentielle est linéaire si elle s’écrit sous la forme
L(y) = f (x)

Où L(y) = a0 (x)y + a1 (x)y 0 + ... + an (x)y (n)


Proposition 4.2.1
Soit L(y) = f (x) une équation linéaire. Alors l’application L : C n → C 0
qui à tout y, on associe L(y) est linéaire.

27
4.2.2 Principe de surperposition

Définition 4.3
L’équation différentielle L(y) = 0 est appelée équation homogène associée
l’équation L(y) = f (x)

Proposition 4.2.2
L’ensemble S des solutions de L(y) = f (x) est donné par

S = {yh + yp }

Avec yp est une solution particulière de L(y) = f (x) et yh est une des
solutions de l’équation homogène L(y) = 0

4.2.2 Principe de surperposition


Soit L(y) = f (x) une équation différentielle linéaire. Si f (x) = f1 (x) +
f2 (x), alors une solution particulière de l’ED est yp = y1 + y2 .
yi est une solution particulière de l’équation L(yi ) = fi (x) ∀i = {1; 2}

4.3 Equation différentielle de 1er ordre


4.3.1 Définition
Définition 4.4
On appelle équation différentielle linéaire de 1er ordre, toute équation dif-
férentielle de la forme

a(x)y 0 + b(x)y = c(x) (4.1)

Où a, b et c sont des fonctions continues sut un intervalle I ⊂ R avec


a(x) 6= 0 ∀x ∈ I Si c est nul ∀s ∈ I, alors on ontient une équation
différentielle homogène associée à l’eqation (1)

4.3.2 Equation différentielles à variables séparées


Définition 4.5
Une équation différentielle de premier ordre est dite à variables séparées si

28 ISGE − BF/1AT CF I
4.3.3 Résolution de l’équation différentielle

elle peut s’écrire sous la forme f (y).y 0 = g(x)


dy
Si y 0 = dx alors on intègre f (y).y 0 = g(x) et on obtient
Z Z
f (y)dy = g(x)dx + C

Exemple :
Résoudre l’équation différentielle suivante : y 0 (x2 − 1) = (2x + 1)(y + 1)

4.3.3 Résolution de l’équation différentielle


La résolution d’une équation différentielle linéaore de 1er ordre nécéssite
les étapes suivantes :
1. Résolution de l’équation homogène Soit a(x)y 0 + b(x)y = 0 une
équation homogène de 1er ordre. Alors
dy b(x) Z b(x)
=− dx ⇒ ln |y| = − dx + C
y a(x) a(x)
Ainsi on obtient la solution homogène yh = KeF (x)
b(x)
avec K ∈ {±eC ; 0}0 et F (x) = − a(x) dx
R

4.3.4 Solution particulière par variation de la constante

La solution particulière cherchée aura la forme yp = K(x)eF (x) . On a


b(x)
yp0 = K 0 (x)eF (x) + K(x)eF (x)
a(x)
b(x)
yp0 − yp = K 0 (x)eF (x)
a(x)
c(x)
= K 0 (x)eF (x)
a(x)
c(x) −F (x)
K 0 (x) = e
a(x)
D’ou Z c(x) −F (x)
K(x) = e dx
a(x)
R c(x) −F (x)
et yp = eF (x) a(x) e

29 ISGE − BF/1AT CF I
4.3.5 Changement de variables

2. Déduction de la solution générale La solution générale est yG =


R c(x) −F (x)
yp + yh = KeF (x) + eF (x) a(x) e
Exemple :
Résoudre l’équation y 0 − cos(x)y = 2 sin x

4.3.5 Changement de variables


Pour résoudre une équation différentielle du 1er ordre, il faut générale-
ment trouver un moyen d’arriver à une équation différentielle à variables
séparées. Un changement de variable permet donc de passer de l’équation
complexe à une équation plus simple, que l’on sait intégrer.
De façon analogue, il existe souvent un changement de variable qui permet
de passer d’une équation différentielle quelconque à une equation différen-
tielle linéaire que l’on sait résoudre assez facilement.
Exemple :
1. L’équation de Bernoulli
Elle prend la forme générale y 0 = a(x)y + b(x)y α ou α ∈ R \ {1}
La résolution d’une telle équation nécéssite les étapes suivantes :
– Posons d’abord u = y 1−α . L’équation devient 1−α 1
u0 = a(x)u + b(x)
– On resoud enfin cette dernière équation par les techniques habi-
tuelles de résolution des ED linéaire de 1er ordre
Exemple
y 0 cos x + y sin x + y 3 = 0
Posons u = y −2 , l’équation devient
2. L’équation de Riccatti
Elle est sous la forme y 0 = a(x)y + b(x)y 2 + c(x)
La résolution de cette équations requiert les étapes suivantes :
– Récherche éventuelle d’une solution particulière yp .
– Changement de vriables en posant u = y − yp . On obtient donc une
équation de Bernoulli avec α = 2 donné par

u0 = [a(x) + 2b(x)yp ]u + b(x)u2

– On utilise enfin la technique de résolution des équation de Bernoulli


pour résoudre cette équation.

30 ISGE − BF/1AT CF I
4.4. EQUATION DIFFÉRENTIELLE LINÉAIRE DE SECOND ORDRE À
COEFFICIENT CONSTANTS

Exemple :
y 0 = (y − 1)(xy − y − x)
Pour y = 1, la solution est évidente.
1
Pour y 6= 1, Posons u = y−1

4.4 Equation différentielle linéaire de second ordre à


coefficient constants
4.4.1 Définition
Définition 4.6
On appelle EDL de second ordre à coefficient constantes toute équation de
la forme
ay 00 + by 0 + cy = f (x)

Où a ; b, c ∈ R et f ∈ C 0 (I).
L’équation différentielle homogène associée est

ay 00 + by 0 + cy = 0

Pour résoudre une telle équation, on résoud l’équation homogène puis on


recherche une solution particulière de ED.

4.4.2 Résolution de l’équation homogène


On cherche une équation de la forme y = erx . On a y 0 = ry et y 00 = r2 y.
Par suite de l’éqution homogène, on a y(ar2 + br + c) = 0
Définition 4.7
On appelle équation caractéristique de l’ED homogène, l’équation ar2 +br+
c=0
Proposition 4.4.1
Soit l’équation caractéristique suivante ar2 + br + c = 0 et ∆ = b2 − 4ac.
On a les résultats :
– Si ∆ > 0, l’équation admet 2 solutions distinctes r1 et r2 . les solutions
de l’équations homogène sont y1 = er1 x et y2 = er2 x

31 ISGE − BF/1AT CF I
4.4.3 Solution particulière

– Si ∆ = 0, l’équation admet une solution double r ∈ R. Ainsi y1 = erx


et y2 = xerx
– Si ∆ < 0, l’équation admet 2 solutions complexes conjuguées r1 =
α + iβ et r2 = α − iβ.α, β ∈ R et β 6= 0. les solutions sont

y1 = eαx cos(βx); y2 = eαx sin(βx)

Par suite la solution de l’ED homogène est y = Ay1 + By2 avec A, B ∈ R

4.4.3 Solution particulière


[Link] Résolution

La recherche d’une solution particulière de l’EDL depend du second


[Link] peut remarquer plusieurs cas :
1. Cas où f(x) est un polynôme de degré n :

– Si b 6= 0, la solution particulière yp est un polynôme de degré n.


– Si b = 0 et a 6= 0, alors yp est un polynôme de degré n + 1
– Si b = 0 et a = 0, alors yp est un polynôme de degré n + 2
Exemple :
Résoudre y 00 + 4y + 4 = x2 − 3
2. f (x) = P (x)eαx , α ∈ R et P (x) un polynôme de degré n.

– Si α n’est pas une racine de l’équation caractéristique, alors yp =


Q(x)eαx , et degQ = n
– Si α est une racine simple de l’équation caractéristique, alors yp =
Q(x)eαx , et degQ = n + 1
– Si α est une racine double de l’équation caractéristique, alors yp =
Q(x)eαx , et degQ = n + 2
Exemple :
Résoudre 2y 00 − 5y 0 + 2y = xex

[Link] Méthode de variation des constantes

Soit y1 et y2 deux solutions de l’ED homogène. On cherche une solu-


tion particulière y = Ay1 + By2 où A et B sont des fonctions vérifiant

32 ISGE − BF/1AT CF I
4.4.3 Solution particulière

A0 y1 + B 0 y2 = 0.
Ainsi, on a y 0 = Ay10 + By20 . 




A0 y1 + B 0 y2 = 0
Par suite, l’EDL devient a(A0 y10 +B 0 y20 = f (x)). D’où le système 
A0 y10 + B 0 y20 = a1 f (x)


On intègre A0 et B 0 obtenue de la résolution pour trouver A et B

33 ISGE − BF/1AT CF I

Vous aimerez peut-être aussi