Nom de
l'auteur : Charles Christela
[Link] 2.Étudier les industries des
USA. 3. Les faiblesses des industries des USA
4. Les forces des industries des USA.
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Le premier pays industriel du monde. En valeur, les
États-Unis sont la première puissance industrielle du
monde avec 1 545,4 milliards de dollars. Le secteur
secondaire emploie 13,6 millions de personnes en 2005 et
représente 22,8 % du PIB. 81,54 % des exportations
américaines sont des produits manufacturés.
2. Étudier les industries des États-Unis -Unis .
L’industrialisation des États-Unis s’est faite après la Guerre de Sécession, entre 1865 et 1918.
Cette période est marquée par une forte hausse démographique, un fort développement
économique et la conquête du territoire américain. Aucun de ces éléments n’est le seul
responsable de l’industrialisation américaine. C’est plutôt le fait que ces éléments soient
survenus simultanément qui expliquent le développement des industries aux États-Unis.
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Le secteur secondaire emploie 20,8 % de la population active américaine. Les cinq premiers
États par l'importance de la main-d'œuvre travaillant dans l'industrie sont en 2004 la Californie (1
529 500 employés), l'Ohio (824 700), l'Illinois (710 000), le Michigan (702 900) et la Pennsylvanie
(696 800)[16].
[Link] faiblesses des industries des USA.
A l’instar de nombreux pays développés,
les Etats-Unis ont vu la part industrielle
de leur PIB diminuer au cours des der-
nières décennies, au profit du secteur des
services. Alors que le secteur manufac-
turier en représentait encore un quart en
1970, il en représente aujourd’hui moins
de 12,5%. Ce repli relatif, qui s’est ac-
compagné d’un fort déclin de l’emploi
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industriel en termes absolus à partir de la
récession de 2001 (éclatement de la bulle
internet), résulte de la conjugaison de
plusieurs facteurs: les gains de producti-
vité, l’augmentation de la part des services
dans la consommation, l’externalisation
des services et, phénomène plus inquié-
tant, la concurrence internationale qui a
conduit à une perte de part de marché des
Etats-Unis.
Le secteur manufacturier reste néanmoins
un pilier de l’économie américaine. Il réa-
lise en effet 70% de la recherche et dé-
veloppement du secteur privé, 90% des
brevets, et la majorité des exportations.
Il propose également des emplois mieux
rémunérés que la moyenne, communé-
ment appelés «good jobs».
En cela, les Etats-Unis s’apparentent à tous
les pays de l’OCDE. Mais ce qui est plus
rare, c’est de constater un net accroissement
de l’emploi et de la production industriels
depuis 2010, au point que le mot «renais-
sance» est fréquemment employé dans
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les publications journalistiques ou scienti-
fiques. Bon nombre d’auteurs tiennent ainsi
pour acquis que le secteur manufacturier
américain a renforcé sa compétitivité.
Certes, l’industrie outre-Atlantique a for-
tement rebondi suite à la crise. Toutefois,
il n’existe pas à ce jour de consensus sur
son état réel. Certains experts, optimistes,
mettent en avant les gains de productivité
importants réalisés au cours des dernières
décennies, les quelque 850000 créations
d’emplois depuis 2010, une révolution
dans la production de gaz naturel et des
annonces de relocalisations. D’autres,
à l’inverse, pointent les délocalisations
massives depuis une vingtaine d’années, à
l’origine d’un appauvrissement de l’éco-
système industriel américain, une balance
commerciale structurellement déficitaire
et des politiques nettement moins ambi-
tieuses et agressives qu’ailleurs, notam-
ment en matière d’innovation.
Les Etats-Unis ont connu un mouvement
4
continu de désindustrialisation au cours
des dernières décennies: la production de
l’industrie manufacturière, qui s’élevait
encore à près de 25% de la richesse natio-
nale au début des années 1970, ne repré-
sente aujourd’hui plus que 12% du PIB
environ.
Ce mouvement n’a rien de spécifique aux
Etats-Unis: il a même été encore plus
marqué dans des pays tels que l’Espagne
ou le Royaume-Uni. En Allemagne et au
Japon, au contraire, la base industrielle
s’est davantage maintenue. L’industrie a
même progressé en Allemagne après la
crise de 2008-2009.
Ce repli relatif de l’industrie s’explique
par la conjugaison de plusieurs facteurs:
l’augmentation plus rapide de la produc-
tivité dans l’industrie que dans les ser-
vices; l’externalisation d’activités à des
sociétés spécialisées relevant du secteur
tertiaire ; une consommation qui se tourne
de plus en plus vers les services3 ; et, pour
finir, un déficit de compétitivité vis-à-vis
5
notamment des pays à bas coûts de main
d’œuvre dans un contexte d’ouverture
croissante de l’économie mondiale.
Les trois premiers phénomènes, assez na-
turels, ne sont pas révélateurs d’un déclin
industriel. Seul le dernier est réellement
inquiétant, car il a entraîné le transfert de
nombreuses activités de production vers
des «pays-atelier», principalement asia-
tiques. En particulier, le déficit de l’indus-
trie manufacturière américaine vis-à-vis
de la Chine a été multiplié par 31 entre
1990 et 2013, passant de 12 à 363 mil-
liards de dollars4
. L’impact sur l’emploi à également été important: Autor, Dorn et
Hanson (2011) estiment qu’au moins un
quart des 3,7 millions d’emplois manufac-
turiers détruits entre 1990 et 2007 seraient
directement imputables à l’augmentation
des importations en provenance de Chine.
Au total, l’industrie américaine a perdu
8,3 millions d’emplois, c’est-à-dire 40%
de ses effectifs, entre son plus haut atteint
en 1979 et 2011.
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4. Force des industries des États-Unis : L’industrie
américaine a connu un rebond spectaculaire suite à la crise de 2008-2009. Depuis le début de
l’année 2014 les Etats-Unis ont en effet effacé l’effondrement de leur production industrielle
enregistré durant ces deux années de récession. L’emploi et la production ont rebondi davantage
et plus rapidement que lors des précédents épisodes de crise9 En outre, l’industrie est
redevenue un sujet d’intérêt dans la politique américaine La perte du leadership mondial au profit
de la Chine a symboliquement mis en évidence son délitement, pourtant entamé il y a plus de
quarante ans. Elle a induit une prise de conscience des risques que faisait peser la
désindustrialisation sur l’économie, cette désindustrialisation ne concernant plus uniquement les
activités à faible valeur ajoutée mais frappant également les secteurs des hautes technologies
sur lesquels la domination américaine était longtemps restée incontesté[Link] nier que
l’avantage coût des Etats-Unis a eu un impact positif sur l’emploi et la production, nous
constatons que les exportations de produits manufacturés et les relocalisations de sites de
production, censés attester du regain de compétitivité américain, ont joué un rôle secondaire
depuis 2010. Dans les prochaines années, l’industrie devrait continuer à afficher une croissance
soutenue de l’emploi et de la production, puis un ralentissement prévisible dans les matériels de
transport viendra freiner
cette dynamique. A plus long terme, une controverse oppose ceux qui doutent de la
capacité des Etats-Unis à conserver leur leadership dans le domaine des produits de
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haute technologie à ceux qui considèrent que, berceau des géants du digital, les
Etats-Unis sont appelés à exercer une Entre 2000 et 2007, l’emploi industriel américain a
fortement chuté alors même que l’on enregistrait un taux de croissance annuel moyen de
la production de 3,3%. L’explication généralement avancée est celle d’une forte
progression de la productivité résultant d’une automatisation croissante. Or, il est
possible, en raison de biais statistiques, que la croissance de la productivité et par
conséquent la croissance de la valeur ajoutée réelle aient été surestimées. Adomination
sans équivalent sur les futures activités créatrices de valeur, industrielle ou non. De
même, on peut se demander si un rééquilibrage des activités de Conclusion Rebond ou
renaissance? La ques-tion est d’autant plus intéressante qu’elle ne concerne pas
seulement l’industrie américaine. Elle se pose en termes similaires pour qualifier en
France ce que peut être la réindustria-lisation et, à l’inverse en Allemagne, pour savoir si
la puissance industrielle actuelle est ou non durable.
Entre 2000 et 2007, l’emploi industriel américain a fortement chuté alors même que l’on
enregistrait un taux de croissance annuel moyen de la production de 3,3%. L’explication
généralement avancée est celle d’une forte progression de la productivité résultant d’une
automatisation croissante. Or, il est possible, en raison de biais statistiques, que la crois-
sance de la productivité et par conséquent la croissance de la valeur ajoutée réelle aient
été surestimées.
Les solutions pour sauver l'industrie
Pour sauver leur industrie, les États-Unis optent pour la
délocalisation des activités qui nécessitent beaucoup
de main-d'œuvre. Elles sont transférées dans un
premier temps vers les États du Sud comme la
Californie ou l'Alabama où la main-d'œuvre constituée
des Noirs du Vieux Sud y est bon marché, puis vers le
Mexique et l'Asie, où les entreprises bénéficient d'une
législation en matière de pollution, de sécurité et de
protection sociale beaucoup moins [Link]
cette délocalisation naissent à la frontière
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américano-mexicaine, les maquiladoras, usines
construites au Mexique grâce à des capitaux
américains et dont les productions sont ensuite
réexpédiées vers les États-Unis sans aucun droit de
douane. Les métropoles au cœur de l'activité
industrielle
Les métropoles sont d'énormes centres urbains qui
concentrent les activités économiques (siège
d'entreprises, de bourses, de banques) et culturels
(universités, laboratoires de recherche).
Elles abritent du personnel qualifié destiné aux
fonctions de direction, de recherche et d'innovation.
Certaines accueillent des technopoles, parcs d'activité
qui rassemble des universités, des grandes
entreprises de haute technologie et des laboratoires
de recherche, comme par exemple celui de la Sillicon
Valley à San Francisco. Ces technopoles stimulent la
recherche et le développement industriels.
9
Les métropoles sont également au cœur des réseaux
de communication : les matières premières, les
produits semi-finis qui sont ensuite transformés sur
place pour la consommation urbaine y arrivent et des
produits finis destinés à l'exportation en repartent.. Le
nouvel essor de l'industrie américaine
a. Le redéploiement des grands secteurs industriels
L'industrie automobile retrouve son dynamisme et
redevient compétitive. Cela se traduit notamment par
la multiplication d'ententes avec des entreprises
étrangères comme par exemple le projet d'association
entre General Motors et Renault.
Dans ce secteur, les entreprises américaines,
notamment General Motors avec sa Chevrolet, sa
Cadillac, son Opel, sa Pontiac et Ford restent toutes
puissantes.c. Les industries de haute technologie
Les industries électroniques s'imposent aujourd'hui
comme le facteur par excellence de la puissance
industrielle américaine. Elles sont indispensables à
l'économie car elles fournissent des équipements
nécessaires comme les ordinateurs mais aussi des
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composants indispensables aux autres activités
industrielles comme l'automobile, l'aéronautique, les
télécommunications, l'électroménager.
Intel, Texas Instrument, IBM et bien sûr Microsoft sont
des entreprises leaders dans le domaine des hautes
technologies et assurent aux Etats-Unis une place de
premier rang dans ce secteur. D'ailleurs, les États-Unis
représentent 85 % du marché mondial des logiciels.
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[Link]. Il est important de
donner ton Les métropoles au cœur de l'activité
industrielle.
Les métropoles sont d'énormes centres urbains qui concentrent les activités économiques (siège
d'entreprises, de bourses, de banques) et culturels (universités, laboratoires de recherche).
Elles abritent du personnel qualifié destiné aux fonctions de direction, de recherche et
d'innovation. Certaines accueillent des technopoles, parcs d'activité qui rassemble des
universités, des grandes entreprises de haute technologie et des laboratoires de recherche,
comme par exemple celui de la Sillicon Valley à San Francisco. Ces technopoles stimulent la
recherche et le développement industriels.
Les métropoles sont également au cœur des réseaux de communication : les matières
premières, les produits semi-finis qui sont ensuite transformés sur place pour la consommation
urbaine y arrivent et des produits finis destinés à l'exportation en repartent.
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