Mécanique des fluides
Similitudes
Si ilit d
Écoulement autour d d’un
un corps solide
J.L. Wojkiewicz - MOOC Introduction à la mécanique des fluides 1
Introduction
Position du problème
Du point de vue mathématique, un problème de mécanique des fluides peut
être résolu :
A l’aide :
- des équations dynamiques
- des p
principes
p de conservation
- de l’équation d’état du fluide
- des conditions initiales et des
conditions aux limites
On obtient un système d’équations
d équations très complexe et souvent impossible à résoudre
(en particulier pour les écoulements turbulents)
2
Introduction
Position du problème
Nous avons donc deux solutions:
- soit faire des approximations et obtenir une solution approchée du
problème
- soit
it avoir
i recours à l’expérience
l’ é i
On est donc amené à réaliser
- des prototypes (modèles en vraies grandeurs)
ou
- des maquettes (modèles réduits)
3
Prototype – maquette
et conditions
di i de
d similitudes
i ili d
Les méthodes
En général, pour des raisons de coûts, l’étude d’un prototype se fait sur une
maquette.
Il faut donc transposer les résultats de la maquette au prototype : ce sont les
conditions de similitudes
Il existe deux méthodes de recherche des conditions de similitudes:
- la méthode directe
- l’analyse dimensionnelle
4
La méthode directe
description
Écriture des équations dynamiques (Navier Stokes par exemple) et
1 des conditions aux limites
Groupement des différentes grandeurs en produits sans dimensions
2 (appelées grandeurs réduites)
Des expériences différentes (maquette et prototype) vont donc
obéir aux mêmes relations ((mêmes équations
q différentielles,
3 mêmes conditions initiales,mêmes conditions aux limites) et vont
pouvoir être comparées
Si toutes les grandeurs réduites sont égales, il y a similitude complète
5
L’analyse
y dimensionnelle
description
1 Inventaire de toutes les grandeurs intervenant dans le phénomène
Recherche d’une relation homogène pour faire apparaître les grandeurs
2
réduites
éd it
3 Expression des conditions de similitudes
Difficulté : ne pas oublier des grandeurs intervenant dans le phénomène
étudié
6
Méthode directe : 1er exemple
p
Écoulement d’un fluide visqueux incompressible
Hypothèses : fluide newtonien, incompressible, les forces de pesanteur
n’interviennent pas dans le problème
On écrit les équations de Navier Stockes :
dV 1 est la viscosité dynamique et
grad P V
dt la masse volumique
On ajoute l’équation de continuité (conservation de la masse)
div V 0
7
Méthode directe : 1er exemple
p
Projection des équations dans un repère
du 1 P
u
dt x
dv 1 P u,v,w sont les composantes de la
v vitesse dans le repère considéré
dt y
dw 1 P
w
dt z
u v w
0 (Fluide incompressible)
x y z
8
Méthode directe : 1er exemple
p
Variables réduites
Objectif : écrire une équation sans dimension
On appelle
O ll D une di
dimension
i caractéristique
té i ti de
d l’écoulement
l’é l t ( largeur
l d’un
d’
obstacle, diamètre d’une canalisation, largeur d’un canal)
x y z
On pose : x' ; y ' ; z '
D D D
Soit V une vitesse caractéristique de ll’écoulement
écoulement (vitesse non perturbée
loin de l’obstacle…)
u v w
u ' ; v' ; w'
V V V
9
Méthode directe : 1er exemple
p
Variables réduites
Les temps sont ramenés à :
t V
t' t
D D
V
D même
De ê pour la
l pression
i :
P
P'
V 2
On peut donc maintenant écrire une équation sans dimension, celle ci fera
apparaître les nombres sans dimension pour les conditions de similitudes
10
Méthode directe : 1er exemple
p
Écriture des des relations entre grandeurs
intervenant dans l’équation de Navier Stokes
du V 2 du '
dt D dt '
P V 2 P'
On introduit ces grandeurs dans
x D x'
l’équation de Navier Stokes pour
u V u '
obtenir l’équation
q sans dimension
x D x'
2u V 2u '
2
t 2
D t '2
11
Méthode directe : 1er exemple
p
Écriture de l’équation sans dimension
On obtient le système sans dimension suivant :
ddu ' P ' 1
u '
dt ' x' R
dv' P' 1 VD VD
v' avec R
dt ' y ' R
dw' P ' 1
w' R est le nombre de Reynolds
dt ' z ' R
est la viscosité cinématique
Le nombre de Reynolds caractérise donc les équations générales de l’écoulement
12
Méthode directe 1er exemple
p
Conditions de similitudes :conclusion
Deux écoulements seront semblables si leurs nombres de Reynolds
respectifs sont égaux
R1 =R2
Ce résultat est général, il est valable pour tous les écoulements en charge, qu’ils
aient lieu dans une conduite, autour d’obstacles fixes ou mobiles.
13
Méthode directe : 2ième exemple
p
Écoulement visqueux incompressible autour d’une
sphère immobile
H
Hypothèses
thè :
Écoulement permanent, fluide incompressible, on néglige les effets de la
pesanteur sur ll’écoulement
écoulement.
: masse volumique
: viscosité dynamique
viscosité cinématique
V0 : vitesse
i loin
l i de
d l’obstacle
l’ b l
14
Méthode directe : 2ième exemple
p
Équation M( )
M()
O z
Nous procédons comme précédemment : écriture de ll’équation
équation de Navier
Stokes :
dV
V grad P
dt
15
Méthode directe : 2ième exemple
p
Équation réduite
On utilise les variables réduites suivantes :
P z r
P' , z' , r' Les vitesses sont rapportées à V0
V02
a a
L’équation réduite s’écrit donc sous forme vectorielle:
dV' 1
grad P' V '
dt ' R
16
Méthode directe : 2ième exemple
p
Conditions de similitudes
Le seul coefficient sans dimension apparaissant dans les équations est le
nombre de Reynolds.
y
Dans une étude sur maquette et prototype, la seule condition de similitude
entre les équations est donc l’égalité des nombres de Reynolds.
R1 = R2
17
Méthode directe : 2ième exemple
p
Détermination de la somme F des forces de
frottement appliquées à la sphère
On considère la grandeur réduite associée à F suivante :
F
V02 a 2
Ce qui donne comme condition de similitude :
F F'
( ) f ( R ) ( )
V0 a
2 2 1
'V0 a
'2 2 2
L’étude
L’é d expérimentale
éi l est simplifiée
i lifié puisque
i le
l seull paramètre
è intervenant
i
dans le problème est le nombre de Reynolds
18
Méthode directe : 3ième exemple
p
Cas des fluides pesants à la surface libre : nombre de
Froude
La procédure pour écrire les équations sans dimension est la même que
précédemment, on obtient :
du ' P ' 1 On voit apparaître deux
u ' nombres
b sans dimension
di i :
dt ' x' R le nombre de Reynolds R
dv' P ' 1 et V2
v' F
dt ' y ' R le nombre de Froude F : Dg
dw' P' 1 1
w' Avec g l’accélération
A l’ élé ti de d la
l pesanteur
t ett D
dt ' z ' R F une grandeur caractéristique de l’écoulement
19
Méthode directe : 3ième exemple
p
Conditions de similitude
Pour les écoulements à surface libre, on obtient deux conditions de
similitude :
R1 = R2 Condition de Reynolds
F1 = F2 Condition de Froude
Interprétation
p du nombre de Froude:
V 2
Ce qui représente le rapport entre les forces d’inertie et
F D l forces
les f de
d pesanteur
g
20
Méthode directe : 3ième exemple
p
Remarques
q
1- Certains auteurs écrivent le nombre de Froude sous la
forme :
V
F
Dg
22- dans
d le
l cas d’un
d’ flfluide
id pesantt visqueux,
i lles conditions
diti dde similitude
i ilit d
s’écrivent :
si ( ) maquette ( ) prototype
VD VD
( ) maquette ( ) prototype
Alors (D)maq = (D)proto
V2 V2
( ) maquette ( ) prototype il nn’y
y a donc pas de maquette possible
Dg Dg
21
Analyse
y dimensionnelle
Introduction
But de l’analyse dimensionnelle
•Préciser les relations entre les grandeurs mesurables intervenant dans un
phénomène
hé è physique
h i
•Grouper les grandeurs en produits sans dimension afin d’exprimer les
résultats dd’expériences
expériences différentes par des relations entre ces produits.
produits
Principe
*choix des grandeurs fondamentales
-dans le SI : masse, temps, longueur et éventuellement la
température et la quantité de chaleur
*Le passage d’un système d’unités à un autre introduit des
multiplicateurs
22
Analyse
y dimensionnelle
Principe
Soit G1 une grandeur physique exprimée dans un système d’unités 1 et G2
la même ggrandeur exprimée
p dans un système
y d’unités 2;; on a :
G1
f ( , , ) Ce qui représente l’équation aux dimensions
G2 (t j
(toujours des
d monômes)
ô )
Si ce rapport est égal à l’unité alors G est une grandeur sans dimension
Principe d’homogénéité
Une loi physique doit être indépendante du système dd’unités
unités
(homogénéité dimensionnelle)
23
Méthode de Rayleigh
y g
Exemple : perte de charge dans une conduite
Hypothèses
D
O
x
L
Données : V : vitesse moyenne de l’écoulement, H1 charge en x = 0, H2
charge en x = L, ks diamètre moyen des aspérités des parois, D diamètre
conduite masse volumique et viscosité dynamique.
de la conduite, dynamique
But : déterminer la perte de charge linéaire : j = (P1 – P2) / L
24
Méthode de Rayleigh
y g
Méthode
a- inventaire de tous les paramètres en fonction des unités fondamentales
: m, kg, s, K
P1 P2 kg.m-1.s-2
j
L
L; D; k S m
V [Link]-1
m
kg.m-3
kg.m-11.s-11
k
25
Méthode de Rayleigh
y g
Méthode
b- Recherche de l’expression de j
j kD x k SyV z (k sans dimension)
Nous avons 5 paramètres et trois unités fondamentales (kg, m,s);
l’analyse dimensionnelle donne :
kg.m 2 .s 2 m x y (m.s 1 ) z (kg.m 3 ) (kg.m 1.s 1 )
26
Méthode de Rayleigh
y g
Méthode
Par identification, on obtient :
1
(3 ééquations,
ti 5 inconnues)
i )
2 x y z 3
2 z
Afin, d’exprimer les grandeurs réduites, on écrit 3 inconnues en fonction
des deux autres, soit :
1
z 2
x (1 y )
27
Méthode de Rayleigh
y g
Expression de la perte de charge linéaire
On peut donc exprimer la perte de charge linéaire sous la forme:
k SyV 2 1
jk
D1 y
Pour mettre en évidence les grandeurs réduites et les conditions de similitude,
écrivons l’expression
p précédente
p sous la forme :
k S y V 2
j k( ) ( )
D D VD
28
Méthode de Rayleigh
y g
Conditions de similitude
Dans l’expression précédente, on reconnaît :
kS rugosité relative
D
1
( ) ll’inverse
inverse du nombre de Reynolds
VD R
Le coefficient de p
perte de charge
g s’écrit :
j kS 1
f( , )
V 2
D R
2D 29
Méthode de Rayleigh
y g
Conditions de similitude
Dans une étude sur maquette et sur prototype, les conditions de similitude
sont donc les suivantes :
kS kS
Égalité des rugosités relatives ( ) maquette ( ) prototype
D D
É lité des
Égalité d nombres
b de d Reynolds
R ld
Rmaquette R prototype
La méthode de Rayleigh ne fournit que la forme de la loi du phénomène
étudié, seule l’expérience dit si cette loi existe.
Difficulté : il ne faut oublier aucun paramètre intervenant dans le phénomène
étudié (l ’étude physique doit être minutieuse)
30
Méthode de Rayleigh
y g : exercice
Oscillations d’un fluide non visqueux dans un tube en U
On considère un tube en U contenant un fluide non visqueux, le fluide oscille
dans le tube. On veut calculer la période des oscillations dans le tube.
L’i
L’inventaire
t i des
d grandeurs
d i t
intervenant
t dans
d l phénomène
le hé è fait
f it apparaître
ît : la
l
longueur L de la colonne de fluide, la masse volumique du fluide,
l’accélération de la pesanteur g. On écrit la période sous la forme :
T kL g x y z k est sans dimension
En procédant comme précédemment, donner l’expression de la période des
oscillations
oscillations.
31
Généralisation
Thé è de
Théorème d Vaschy
V h Buckingham
B ki h
Traînée et portance d’un profil d’aile
Hypothèses
L : envergure
portance
l =AB longueur de la corde de
référence
A A : bord d’attaque
traînée
B B : bord de fuite
i : angle d’incidence
Profil d’aile
32
Traînée et portance d’un profil
d’ il
d’aile
Hypothèses
Remarque : il est équivalent de considérer un profil en mouvement dans un
fluide au repos ou un écoulement uniforme de même vitesse autour du profil
au repos
L’ensemble des forces de viscosité et de pression peut se réduire à une force
unique R et un un couple M. M La composante projetée dans la direction de la
vitesse est la traînée T et la composante perpendiculaire est la portance P.
Pour connaître le comportement du profil d’aile en mouvement dans le
fluide, il est essentiel d’étudier les forces de résistances exercées par
l’écoulement sur le profil.
33
Traînée et portance d’un profil
d’ il
d’aile
Position du problème
Inventaire de grandeurs intervenant dans le problème :
T(kg m s-2) ; l,L
T(kg.m.s V(m s-1) ; (kg.m
l L (m) ; V(m.s (kg m-3) ; (kg.m
(kg [Link]-1) ; i(rd sans dim)
Unités fondamentales : kg ; m ; s
Données indépendantes : l ; V ; T
x y z
lV
Grandeurs sans dimension 1
x lyV z
1 1 1
l
i;
L
34
Traînée et portance d’un profil
d’ il
d’aile
Détermination des grandeurs sans dimension
L’analyse dimensionnelle du premier rapport donne :
2 1 z
kg.m.s (kg.m 3) m (m.s )
x y
Par identification, on obtient : x = 1 ; z = 2 ; y = 2
T
D’où : 2 2
l V
35
Traînée et portance d’un profil
d’ il
d’aile
Détermination des grandeurs sans dimension
Analyse dimensionnelle du second rapport :
1 1 1 z1
kg.m .s (kg.m ) .m .(m.s ) _ 3 x1 y1
Par identification, on obtient : x1 = 1 ; y1 = 1 ; z1 = 1
1
1
D’où
lV R
36
Traînée et portance d’un profil
d’ il
d’aile
Conditions de similitudes
On peut donc écrire :
T L 1 L
f( , ; i) f ( , , i)
l V
2 2
lV l R l
Dans une étude sur maquette et prototype, les conditions de similitudes sont :
R maq = R proto ; i maq = i proto ; (L / l)maq = (L / l)proto
R
Remarque : Le
L rapport L / l est appelé
lé allongement
ll
37
Traînée et portance d’un profil
d’ il
d’aile
Expression de la traînée et de la portance
1 L
T f ( , , i ) l 2V 2 Avec S = L.l
R l
soit
1 Cx est le coefficient de traînée
T C x SV 2
2
De la même façon, on trouve :
1
P C y SV 2 Cy est le coefficient de portance
2
1 L
avec : C y g ( , , i )
R l 38
Écoulement autour d’un corps
solide
lid
Cas de la sphère
Hypothèses :
On considère l’écoulement d’un fluide incompressible pour lequel on
néglige les effets de la pesanteur autour d’une sphère immobile de rayon a.
On appelle la masse volumique et la viscosité dynamique.
But : étudier les forces de résistance (pression et viscosité) exercées par
l’écoulement uniforme autour de la sphère
z
V
39
Écoulement autour d’un corps
solide
lid
Remarques
Par symétrie, la portance sera nulle quelque soit la vitesse. Pour l’étude de la
traînée, il faut distinguer différents régime d’écoulements suivant la valeur du
nombre de Reynolds.
D’après notre étude sur l’analyse dimensionnelle, la traînée peut se mettre
sous la
l forme
f :
1
T C x SV 2
2
1 VD
avec C x f ( ,...) et R
R
Objectif : déterminer le Cx en fonction du régime d’écoulement
40
Écoulement de Stokes
S
Champ des vitesses et champ des pressions
Un écoulement de Stokes est un écoulement à nombre de Reynolds très
faible (R < 1) ; on se place donc dans le cas d’un écoulement laminaire où
l lignes
les li d courantt épousent
de é t parfaitement
f it t la
l surface
f d la
de l sphère.
hè
Les forces d’inertie et de pesanteur sont négligées ; l’équation de Navier
Stokes se réduit à :
V grad P avec div V 0
L conditions
Les di i aux limites
li i sont : V V et P P
41
Écoulement de Stokes
S
Champ des vitesses et champ des pressions
La symétrie impose l’utilisation des coordonnées sphériques :
V (Vr (r,);V (r,);V 0)
L solutions
Les l ti sontt données
d é par :
V cos a 3 3a Remarque : en faisant varier de
Vr ( r , ) ( 3 2)
2 r r 0 à , et r = a; on remarque qu
qu’il
il
V
V (r , ) V sin
3
a 3a y a surpression sur l’avant de la
( 3 _ 4)
4 r r sphère et une dépression à
V cos l’ iè
l’arrière
P P0 3
2a 42
Écoulement de Stokes
S
Coefficient de traînée : Cx
dN
dS = 2a2sind
Tp : traînée due aux forces de pression
dTp = p cos dS
43
Écoulement de Stokes
S
Calcul de la traînée due aux forces de pression
V cos 2
dT p 3 (2a 2 sin d ) 3Va cos d (cos )
2a
2a
Soit :
Tp 3Va cos 2 d (cos )
0
TP 2Va
44
Écoulement de Stokes
S
Calcul de la traînée Tv due aux forces de viscosité
Par définition, on a :
V (r , )
d (
2
) r a dS u
r
u
d2
45
Écoulement de Stokes
S
Calcul de Tv
V (r , )
d (
2
) r a a sin d d u
2
r
r
La traînée est obtenue par projection de cette relation suivant la direction
du vecteur u :
d 2Tv u d 2
Soit : Va sin 3 d
Tv 3
0
46
Écoulement de Stokes
S
Expression de la traînée
Le calcul donne : Tv 4Va
Soit pour la traînée totale :
T Tv T p
T 6Va
R
Remarque : ne pas oublier
bli lles conditions
di i d’
d’application
li i : R < 1
47
Écoulement de Stokes
S
Expression du coefficient de traînée : Cx
1
T C x a V
2 2
12 24 24
2 Cx
Va VD R
T 6
Va
Application numérique :
Calculer, dans le cas de l’eau ( =10-3 SI ; SI) et pour une
canalisation de 0.5m de diamètre, la vitesse maximale pour que
l’écoulement soit un écoulement de Stokes. Cette situation est elle souvent
remplie?
48
Cas des écoulements pplus rapide
C p
Hypothèse de Prandtl
Les forces de viscosité n’interviennent que sur un très petit domaine autour
de la sphère. Au contact de la sphère, la vitesse est nulle. A l’extérieur du
domaine appelé couche limite,
limite les vitesses d
d’écoulement
écoulement sont celles du fluide
parfait. Les actions exercées par le fluide sur la sphère dépendent
essentiellement de la couche limite où le gradient de vitesse est important.
Couche limite laminaire(CLL) et couche limite turbulente(CLT)
La couche limite se développe à partir du point d’arrêt A, elle est d’abord
laminaire. Si les vitesses sont suffisamment élevées, à partir d’une zone T
(zone de transition) elle devient turbulente.
Soit ll’épaisseur
épaisseur de la couche limite : R = V / ~ 2000
49
Cas des écoulements pplus rapides
C p
Décollement de la couche limite
Pour des vitesses plus élevées, la couche limite se décolle et il apparaît un
sillage en aval de la sphère.
sphère Dans le sillage,
sillage la pression est sensiblement
constante et supérieure à la pression loin de l’obstacle. La traînée augmente
fortement et elle est essentiellement due aux forces de pression (l’effet des
f
forces de
d viscosité
i ité devient
d i t négligeable)
é li bl )
Vous pourrez découvrir quelques belles images d’écoulement sur les
sites internet suivants :
[Link]
http//www aa washington edu/faculty/eberhardt/lift htm
http//[Link]/faculty/eberhardt/[Link]
http//[Link]/photos/tunnel/[Link]
50
Exercice
Résistance aérodynamique d’un véhicule
On considère un véhicule ayant un Cx de 0,20 et un maître couple de 1.9 m2.
Calculer la ppuissance dépensée
p ppour vaincre la résistance de l’air qquand la
vitesse est de 30 km/h ; de 60 km/h et de 130km/h.
L ttraînée
La î é s’écrit
’é it :
T = ½ Cx S V2
Et la puissance :
P = T.V
51