Spin 1/2 et postulats de la MQ
Spin 1/2 et postulats de la MQ
Dr Komi SODOGA
∗ ∗ ∗ Maı̂tre de conférences ∗ ∗ ∗
Leçon 6 : Spin 1
2
et systèmes à deux niveaux
10 juin 2023
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Rappels
Les Postulats de la MQ
Postulat N°1 : A un instant t0 fixé, l’état quantique d’un système phy-
sique isolé est représenté par un vecteur d’état |ψ(t0 )i appartenant à
un espace de Hilbert (complexe, de dimension finie ou infinie) appelé
espace des états et souvent noté E.
Postulat N°2 : À toute grandeur physique mesurable A, on associe
un opérateur autoadjoint  agissant dans E ; cet opérateur est une
observable
Postulat N°3 : La mesure d’une grandeur physique A ne peut donner
comme résultat qu’une des valeurs propres de l’observable  corres-
pondante.
Postulat N°4 : Lorsqu’on mesure la grandeur physique A sur un système
dans l’état |ψi normé, la probabilité P(an ) d’obtenir comme résultat
la valeur propre an de l’observable  correspondante vaut :
dn
X
P(an ) = |hφn,i |ψi|2 (1)
i=1
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Rappels
Les postulats
où dn est le degré de dégénérescence de an , et |φn,i i, (i = 1, 2, . . . , dn )
un système orthonormé de vecteurs formant une base dans le sous-
espace propre En associé,à la valeur propre an de Â.
Postulat N°5 : Si la mesure de la grandeur physique A sur le système
dans l’état |ψi donne le résultat an , l’état du système immédiatement
Pa |ψi
après la mesure est la projection normée p n de |ψi sur le
hψ|Pan |ψi
sous-espace propre En associé à an .
Postulat N°6 : En dehors de toute mesure, l’évolution au cours du
temps du vecteur d’état |Ψ(t)i d’un système physique est donnée par
l’équation de Schrödinger :
d
i~ |Ψ(t)i = Ĥ |Ψ(t)i (2)
dt
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Introduction générale
Introduction générale
1
Intérêt pour le spin 2
(1/2)
Ce chapitre a pour objectif d’illustrer les postulats de la mécanique quantique,
que nous avons énoncés et discutés au Chapitre précédent.
Nous appliquerons les postulats à des cas concrets simples, dans lesquels l’es-
pace des états est de dimension finie, égale en fait à deux.
Il est aussi d’ordre physique : nous mettrons en évidence des effets typiquement
quantiques qui sont susceptibles d’être vérifiés expérimentalement.
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Introduction générale
Introduction générale
1
Intérêt pour le spin 2
(2/2)
1. La 1ere section décrit l’expérience fondamentale de Stern et Gerlach qui permet de
mettre en évidence la quantification du moment cinétique :
- pour un atome d’argent dans son état fondamental, il n’y a que deux valeurs
possibles (+ 12 et − 12 ) pour la composante Sz de son moment cinétique ;
- on dit qu’un atome d’argent dans l’état fondamental est une particule de spin
1/2 ;
- nous y indiquerons comment la mécanique quantique décrit les “variables de
spin” d’une particule dans l’espace des états de spin, un espace de dim 2.
2. Dans la 2e section nous allons illustrer et discuter les postulats de la mécanique
quantique sur ce cas particulièrement simple :
- nous verrons ainsi comment on peut préparer, dans une expérience concrète, des
atomes d’argent ayant un état de spin quelconque donné à l’avance ;
- puis nous montrerons comment la mesure des grandeurs physiques de spin sur de
tels atomes d’argent permet de vérifier expérimentalement les postulats de la MQ ;
- enfin, en intégrant l’équation de Schrödinger,nous étudierons l’évolution d’un spin
1/2 dans un champ magnétique uniforme (précession de Larmor).
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Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique L’Expérience de Stern et Gerlach
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Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique L’Expérience de Stern et Gerlach
→−
− →
Ep = −M. B (4)
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Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique L’Expérience de Stern et Gerlach
−
→ −→
Sous cette forme l’équation signifie que S (ou M)
subit un mouvement de rotation dont le vecteur de
−
→ −
→
rotation Ω est parallèle à B .
−
→ −
→
γ étant négatif, Ω et B ont même sens, donc la ro-
tation s’effectue dans le sens trigonométrique autour
−
→
de B .
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Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique L’Expérience de Stern et Gerlach
−
→
Calcul de la résultante F des forces appliquées à l’atome (1/3)
L’atome se comporte donc comme un gyroscope, d’où l’expression de “précession de
−
→ −
→
Larmor” utilisée pour désigner la rotation de M autour de B .
−→
Au cours de ce mouvement de précession, les composantes de M perpendiculaire à
−
→ −
→
B oscillent autour de O, la composante parallèle de B restant constante
Reprenons l’expression de l’énergie potentielle d’interaction sous la forme :
→−
− →
Ep = −M. B = −Mx Bx − My By − Mz Bz
−
→
Remarquons tout d’abord que du fait de la rotation de M, les composantes Mx , My
et Mz n’interviennent dans Ep que par leurs valeurs moyennes (puisque la fréquence
−
→
d’oscillation de M est assez grande), dans le temps.
Or celle-ci est nulle en ce qui concerne Mx et My . Tout se passe donc comme si
l’atome était soumis à la seule force
−
→0 −−→
F = grad [Mz Bz ]
−
→
et comme Mz est constant pendant la rotation, on a :
−
→0 −−→
F = Mz .grad Bz 10 / 33
(8)
Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique L’Expérience de Stern et Gerlach
−
→
Calcul de la résultante F des forces appliquées à l’atome (2/3)
−−→ ∂Bz ∂Bz
On peut aussi remarquer que dans grad Bz les termes en et sont nuls.
∂y ∂x
En effet : −
→ −
→
- En effet, on a vu que B est indépendant de y ( B est constant sur toute parallèle à Oy,
∂Bz
c’est-à-dire = 0)
∂y
- De plus, pour un jet passant bien dans le plan de symétrie yOz des pièces polaires, on a
∂Bz
bien évidemment = 0.
∂x
−
→0
La force F subie par l’atome se réduit donc à :
−
→0 ∂Bz −
→
F = Mz k (9)
∂z
Elle est donc parallèle à Oz et proportionnelle à Mz .
Cette force doit par conséquent produire une déviation HN de l’atome (voir figure) sur
l’écran P.
De plus la déviation HN est proportionnelle à Mz (ou à Sz ) et mesurer HN revient à
mesurer Mz (ou Sz ).
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Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique L’Expérience de Stern et Gerlach
−
→
Calcul de la résultante F des forces appliquées à l’atome (3/3)
Les moments des différents atomes du jet étant repartis de façon isotrope à l’entrée de
−
→ −→
l’entrefer, toutes les valeurs de Mz ∈ [−kMk, kMk] sont réalisées.
on doit donc s’attendre à ce que le jet d’atomes vienne former sur la plaque P, une seule
−
→
tache symétrique par rapport à H et de longueur totale égale à 2kMk (approximativement).
Les résultats de l’expérience de Stern et Gerlach sont en totale contradiction avec les
prévisions classiques précédentes.
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Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique L’Expérience de Stern et Gerlach
Sz est donc une grandeur quantifiée et nous verrons lors de l’étude quantique
du moment cinétique que les valeurs propres de Sz sont +~/2 et −~/2.
Pour le moment nous allons admettre ce résultat et nous dirons que l’atome
d’argent dans son état fondamental a un spin égal à 1/2.
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Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique Description théorique du spin 1/2
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Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique Description théorique du spin 1/2
Sz forme à elle seule un ECOC et ses vecteurs propres |+i et |−i forment une base
dans l’espace des états de spin Es (à 2 dimensions)
On a donc la relation de fermeture
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Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique Description théorique du spin 1/2
−
→
La composante Su de S le long de −
→
u s’écrit
soit
sin θe −iϕ
~ cos θ
[Su ] = (17)
2 sin θe iϕ cos θ
les différentes directions de l’espace ayant les mêmes propriétés, on s’attend physique-
ment à ce que les résultats de l’expérience de Stern et Gerlach demeurent inchangées
−
→
si une rotation en bloc de l’appareillage devrait amener l’axe de B dans la direction
Ox, Oy , ou − →u.
On s’attend donc à ce que les mesures de Sx , Sy ou Su ne puissent donner que les
mêmes résultats +~/2 ou −~/2.
Le calcul montre en effet que les opérateurs Sx ,Sy et Su ont les mêmes valeurs propres
±~/2 que Sz
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Particule de spin 1/2 : quantification du moment cinétique Description théorique du spin 1/2
1
|±ix = √ [|+i ± |−i] (18)
2
1
|±iy = √ [|+i ± i|−i] (19)
2
θ θ
|+iu = cos e −iϕ/2 |+i + sin e iϕ/2 |−i (20)
2 2
θ θ
|−iu = − sin e −iϕ/2 |+i + cos e iϕ/2 |−i (21)
2 2
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Préparation concrète des divers états de Spin
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Préparation concrète des divers états de Spin
Montrons que pour cela que quelque soit |ψi, il existe toujours un vecteur unitaire
−
→
u tel que |ψi soit toujours colinéaire à |+iu .
Soit α et β 2 nombres complexes vérifiant la relation |α|2 + |β|2 = 1, on sait qu’il
existe forcément un angle θ tel que :
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Préparation concrète des divers états de Spin
θ θ
= e iξ/2 [cos e −iϕ/2 |+i + sin e iϕ/2 |−i] (25)
2 2
Sous cette forme |ψi ne diffère du ket |+iu que par le facteur de phase e iξ/2 (sans
signification physique)
En conclusion : on prépare des atomes d’argent dans l’état |ψi en disposant l’appareil
−
→
de Stern et Gerlach (avec P percée en N1 ) de façon que B soit dirigé suivant le
vecteur unitaire −→
u d’angles polaires θ et ϕ déterminés à partir de α et β par les
relations (23) et (24).
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Mesures de Spin
Mesures de Spin
Introduction
Voyons comment peut-on mesurer les prévisions données par les postulats.
Le 1er appareil qui sert à préparer les atomes dans un état de spin donné joue
le rôle de polarisateur.
→
−
Le 2e appareil servira à mesurer une composante donnée de S est l’analyseur
On va supposer pour simplifier que l’état de Spin des atomes du jet n’évolue
pas entre leur sortie du polarisateur et l’entrée dans l’analyseur.
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Mesures de Spin
a) Expérience N°1
−
→
Considérons l’expérience de la figure 6 , où B 1
−
→
et B 2 sont k à Oz. Le 1er appareil prépare les
atomes dans l’état |+i, le 2e mesure Sz .
Dans l’expérience de la figure 6, le système
étudié est dans l’état propre de l’observable Sz
qu’on veut mesurer.
Le postulat 5 indique que le résultat est certain. On trouve à coup sûr, la valeur propre
correspondante (+~/2).
On doit trouver sur la plaque P, une seule tâche ; celle dont l’emplacement correspond à
+~/2.
C’est bien ce que donne l’expérience : tous les atomes frappent la plaque autour de N1 .
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Mesures de Spin
b) Expérience N°2
Modifions le dispositif de figure 6, et disposons
le 1er électro-aimant (Figure 7) de sorte que le
−
→
champ B 1 , soit parallèle à un vecteur − →
u du
−
→
plan xOz(ϕ = 0, θ = 0). Le champ B 2 du 2e
électro-aimant reste toujours k à Oz.
D’après l’équation (20) l’état de spin des atomes
à leur sortie du “polarisateur” est :
θ θ
|ψi = cos |+i + sin |−i (26)
2 2
‘L’analyseur” mesurant Sz , quels résultats
obtient-on ?
Bien que tous les atomes aient été préparés de la même manière, on trouve que certains
vont se condenser en N1 et d’autres en N2 .
Le postulat 4 de décomposition spectrale permet dans ce cas de prédire les probabilités
qu’à chaque atome d’arriver en N1 ou N2 .
θ θ
Le calcul montre que ces probabilités valent respectivement cos2 2
et sin2 2
L’expérience montre en effet que les intensités des taches en N1 et N2 sont respectivement
proportionnelles à cos2 θ2 et sin2 θ2 .
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Mesures de Spin
c) Expérience N°3
Gardons le polarisateur du montage précédent et orientons l’analyseur de façon que
−
→
B 2 soit orienté suivant Ox (c’est-à-dire il mesure Sx ).
L’état de spin des atomes à leur sortie du polarisateur est toujours :
θ θ
|ψi = cos |+i + sin |−i
2 2
Pour calculer les prévisions physiques, on doit décomposer l’état précédent sur les
états propres |±ix de l’observable Sx .
On trouve :
1 θ
+ sin θ2 = cos π
− θ2
x h+|ψi = √
2
cos 2 4
1 θ (27)
− sin θ2 = sin π
− θ2
x h−|ψi = √
2
cos 2 4
Dans cette expérience, où on cherche à mesurer Sx , on s’attend donc à trouver :
+~/2 avec la probabilité cos2 π4 − θ2 et −~/2 avec la probabilité sin2 π4 − θ2 .
Ces prévisions sont confirmées par l’expérience.
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Mesures de Spin
cos θ2
θ θ ~ 1 0
hψ|Sz |ψi = cos , sin
2 2 2 0 −1 sin θ2
En effet :
cos θ2
~ θ θ 0 1
hψ|Sx |ψi = cos , sin
2 2 2 1 0 sin θ2
~ θ θ sin θ2
= cos , sin
2 2 2 cos θ2
~ θ θ ~
= 2 cos sin = sin θ (29)
2 2 2 2
Il est intéressant de remarquer que s’il s’agissait d’un moment cinétique clas-
sique de module ~2 dirigé suivant l’axe de vecteur unitaire →
−
u du polarisateur,
ses composantes suivant Ox et Oz seraient ~2 sin θ et ~2 cos θ.
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Mesures de Spin
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Évolution d’un spin 1/2 dans un champ magnétique uniforme
Ĥ = ω0 Ŝz (32)
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Évolution d’un spin 1/2 dans un champ magnétique uniforme
θ θ
|ψ(t)i = cos e −i(ω0 t+ϕ)/2 |+i + sin e i(ω0 t+ϕ)/2 |−i (36)
2 2
−
→
B 0 introduit un déphasage proportionnel au temps t entre les coefficients des kets
|+i et |−i.
−
→→
En comparant (36) et l’expression (20) de |+iu (ket propre associé à Su = S .− u)
−
→
on voit que la direction u (t) suivant laquelle, la composante de spin est ~/2 avec
certitude est définie par les angles polaires :
θ(t) = θ
(37)
ϕ(t) = ϕ + ωt
−
→
L’angle θ entre −→
u (t) et Oz (direction de B 0 ) reste constant, mais −
→
u (t) tourne
autour de Oz à la vitesse angulaire ω0 proportionnelle à B0 .
Ce mouvement porte le nom de précession de Larmor.
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Illustration des postulats de la mécanique quantique sur le cas d’un spin 1/2 Évolution d’un spin 1/2 dans un champ magnétique uniforme
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