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Économie industrielle et grandes entreprises

Ce document traite de l'économie industrielle et de l'innovation. Il présente l'historique de cette discipline économique ainsi que ses concepts clés comme la théorie des coûts de transaction et l'émergence de la grande entreprise. Le document aborde également les évolutions de l'économie industrielle avec la mondialisation et la financiarisation de l'économie.

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Économie industrielle et grandes entreprises

Ce document traite de l'économie industrielle et de l'innovation. Il présente l'historique de cette discipline économique ainsi que ses concepts clés comme la théorie des coûts de transaction et l'émergence de la grande entreprise. Le document aborde également les évolutions de l'économie industrielle avec la mondialisation et la financiarisation de l'économie.

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CM : économie industrielle et innovation

Discipline récente 1880-1890, positionne dans un cadre néoclassique => se situe dans un
niveau médian entre micro et macro
 Approche méso économique situer à un niveau intermédiaire entre la micro et
macro, né avec l’économie industrielle.
 Marshall 1er à avoir écrit sur l’économie industrielle
 On voit apparaitre un nouveau champ disciplinaire, problématique sur la déf de L’EI
 Synthèse entre théorie économique pure, des sciences de gestion (l’analyse des
organisation) et du droit.
 On est confronté à une révolution industrielle

Qu’est-ce que l’économie industrielle ?

Pas de définition consensuelle, née au 19éme siècle


La GR à l’origine de la première révolution industrielle
L’industrie va devenir le secteur clé/ central de l’économie britannique
Devient majeure au 19ème siècle
1er RI => textile, métallurgie
On voit apparaitre une 2éme RI => maitrise sur l’électricité, automobile, pétrochimie,
l’industrie du verre, la pharmacie => dynamique éco => complexification du système
productif
La technicité de la production s’accentue => révolution des transports
EX : le transport maritime => 19 -ème siècle : motorisation des navires (pétrole)
 Raccourcissement des délais de traversées (ex : entre Europe et les USA)
 Effet économiques induits :
- Augmentation des quantités transportées => dynamisation des échanges
internationaux => incitation pour les entreprises à produire plus
- Hausse de la production globale des facteurs de production => efficience
technique accrue
- Baisse du prix relatif des marchandises produite et transportées => hausse de la
demande
- Signal de profitabilité => peut conduire à une argumentation de l’offre => plus
d’entreprises, plus de relations entre les entreprises (nature des relations entre
les entreprises)

1880-1890 : apparition de la très grande entreprise (firmes multinationales)


Pourquoi la grande dimension ?
 Permet d’être plus efficace que le recours au marché
R. Coase (1937) The nature of the firm => l’entreprise permet d’économiser les coûts de
transaction (= coût de recours au marché) => 3 types :
- coûts ex ante (avant de mettre en œuvre la logique marchandise) => coût de recherche de
l’information par rapport à une transaction ou un produit
- coût de négociation ou de contractualisation (transaction présentant un certain degré de
complexité – plus inscription dans la durée – MT ou LT)
- côuts ex post après la contractualisation ou négociation) : coûts de supervision ou de
surveillance (risque : opportunisme => en relation aux comportements des agents : les
agents peuvent incités à ne pas respecter leurs engagements contractuels car ils trouvent un
intérêt personnel => recours au mensonge, à l’omission, à la ruse, à la tricherie)

 Lien très net avec l’apparition de la grande entreprise dans les années 1880-1890 :
avant cette période : 1 entreprise productrice était en relation avec de très nombreux
fournisseurs pour obtenir les inputs nécessaires à la production => stabilité des
relations (confiance)
 Années 1880-1890 : renouveau de la prospérité économique => l’entreprise
augmente son échelle de production => il lui faut plus d’inputs => on a assisté à une
diversification des sources d’approvisionnement => entrée de relation contractuelle
avec de nouveau fournisseurs => l’opportunisme s’est développé : hausse des coûts
de transaction
 Solutions : internalisation / intégration => on fait soi-même => de manière très
concrète : souvent par le rachat de fournisseurs (facilement contrôler une fois
intégrés) => fusion verticale (intégration verticale) : croissance de l’entreprise par
rachat des fournisseurs (hypothétiquement : l’intégration verticale peut se faire aussi
en rachetant clients, distributeurs)
 => mécaniquement, cela conduit à une augmentation de la taille de l’entreprise =>
l’entreprise est vue comme une nouvelle modalité (hors-marché) d’organisation /
gestion de la transaction => la hiérarchie / la coordination administrative
 Pourquoi la grande entreprise ? => à un moment donné, pour une transaction
supplémentaire, le coût de la coordination administrative inférieur aux coûts de
transaction

 1920-1930 : configurations marchande avec domination de la grande entreprise =>


Chamberlain => la concurrence imparfaite => monopole (1 offreur / multitude de
demandeurs) ; oligopole (quelques offreurs / multitude de demandeurs) ; duopole
(cas particulier d’oligopole offreurs – 1 leader + suiveur ; multitudes demandes)

 2nd type de fusion = fusion horizontale => 1 entreprise rachète ses concurrents =>
1920 : soulève des problèmes concurrentiels (base du droit de la concurrence =>
pouvoir de marché + excès de pouvoir)

Période des trente glorieuse : s’accompagne de fusion conglomérale => qd une entreprise
achète d’autre entreprises

1976 : école de la régulation salariale => travaux de Michelle Aglietta et Robert Boyer =>
dynamique économique => étude de l’économie en mouvement => croissance – crises –
récession / dépression
 Naissance à l’idée de cycle économique

Synthèse entre les travaux de Karl Marx et de Keynes


 1ers travaux : les trente glorieuses => appelée dans le cadre de cette école le « régime
fordiste » + la crise du fordisme
 Conjonction de 2 éléments :
 Amérique du nord + Europe : application systématique du taylorisme + fordisme
comme principe de division-spécialisation scientifique du travail (voir cours analyses
des organisations)
 Politique de revenus élevés (inspirée des thèses de H. Ford) => forte progression des
revenus (partage assez « équitable » entre profits, salaires, recettes fiscales)
 Articulation nouvelle entre production de masse et consommation de masse
 3ème type de fusion : la fusion conglomérale

1980 : entre dans une période d’hyper concurrence, il faut repenser l’EI, recentrage, on
entre dans une économie de crise généralisé
On entre dans une société post fordiste
L’industrie perd de son importance dans les nations développées
1970 : économie tertiarisée
Globalisation financière => possibilité de créer des transformations qui ont affecté les
principes de fonctionnement de la fiance

H. Bourguinat (1993) : la globalisation financière => la règle des 3D

Dérèglementation => l’État est à l’origine de tous les maux => néolibéralisme renouent avec
l’idée d’un marché efficient => désengagement de l’État => réglementation minimaliste mise
en œuvre par les agents concernés => la confiance dans le marché est elle que l’on considère
que les règles issues du jeu marchand seront justes et efficace => dans de nombreux secteurs
d’activités = finance ; transports aérien, télécommunication, ect.

Désintermédiation => av 1970, économie d’endettement => agents à besoin structurel de


financement (entreprise) = I vs Agent à capacité structurelle de financement (ménages) = S
=> système bancaire : intermédiaire => minimisation du coût de l’intermédiation => entré
dans la finance de marché => développement des marchés de capitaux

Décloisonnement => les marchés financiers étaient constitués de compartiments (sous-


ensemble) – mobilité des capitaux très imparfaite pour éviter la spéculation et la
déstabilisation financière => marché des obligations ; marché monétaire ; marché des
charges ; marchés des actions ; marché des actifs titrés => coût de transaction élevée pour
pénétrer ou sortir d’un marché => 1980 : on a supprimé les cloisonnements
institutionnels => il n’existe plus qu’un seul marché financier

Globalisation financière : 1ère forme parachevée de la mondialisation => constitution d’un


marché des capitaux unifié à l’échelle planétaire

Le pouvoir bascule du côté de la finance => de très fortes inégalités entre le capital (K) et le
travail (L) => nouveaux critères de rentabilité => prééminences à K => la rentabilité financière
(logique de très court terme) : l’actionnaire devient le personnage centrale de l’entreprise =>
nouvelle logique industrielle en émerge (très court terme) => les décision qui vont affecter
l’industrie vont être prioritairement colorées par une logique financière => fusion => ex :
pour l’actionnaire, obéir à une logique de minimisation de la fiscalité supportée

Ex : imaginons une fiscalité portant sur le profit = 50 %


A = profit + 100 => fiscalité = +50

B = profit – 100 => fiscalité = 0


Si fusion A + B => profit = nulle

 Donne naissance à la nouvelle économie industrielle (qui intègre la logique financière


comme facteur déterminant)

Pas de déf unique, précise de l’EI, il ne peut pas y avoir une déf consensuelle
Le champ de l’EI est composé de gestionnaire, juriste et économiste
Il y a plusieurs manières de faire de l’EI => représentation contradictoire

Quand on s’intéresse à l’EI, on part du comportement/stratégie des firmes


Analyse stratégique des firmes => 2 niveaux d’approches : firme de très grande dimension
(constitué de plusieurs unités de production) :
 Corporate strategy : stratégie globale (concerne le groupe dans sa totalité) => ex :
positionnement sur les différents marchés => entreprise pluridisciplinaire (ex :
Bouygues =>BTP, téléphonie, télévision…) => analyse de la politique générale de
l’entreprise en fonction de l’ensemble des marchés
 Business strategy : on se focalize sur l’orientation stratégique de chaque unité de
production (business units) : ex : on étudie la stratégie implémentée par type de
marché => ex : stratégie de l’unité qui se spécialise en BTP chez Bouygues ; celle
spécialisée en télévision chez Bouygues…

 On va par exemple s’intéresser aux relations existantes entre d’une part, la stratégie,
et d’autre part au niveau de la firme, le choix des configuration structurelles => A.
Chandler (1962 : strategy and structure ; 1977 : La main visible des managers) :

 Stratégie => structure

 La stratégie modifie la configuration structurelle => structure  stratégie

 La structure a des incidences sur la stratégie et lui a des incidences sur la


performance (organisationnelle/branche/secteur d’activité)

 Paradigme SCP

 Environnement global (par définition, c’est un environnement multidimensionnel :


dimension économique, sociétales, juridique, écologique, technologiques …

 Visée plus réductrice pour les économistes : le marché = l’environnement naturel


d’investigation de l’entreprise

Dans un marché de concurrence pure et parfaite il y’a forte concurrence, dans un marché
oligopole, il y’a peu d’offreurs et beaucoup de demandeurs
 Relation inter-entreprise : relation naturelle => concurrence
 Forme d’ententes => alliance => ex : compétition (coopération pour mettre en œuvre
un même standard technique au sein de l’industrie- 2024 : un même standard
d’alimentation pour tous les téléphones portables + logique de concurrence pour le
reste : les grands noms de la téléphonie demeurent en concurrence sur la vente de
leur téléphone (Samsung vs Apple)

Collaboration : organisation + distributeur/organisation + fournisseur => nature de la


collaboration : durée de la collaboration ; ressources (actifs) plus ou moins complexes
(spécifiques) ; incertitude comportementale (opportunisme : utilisation privative d’une
information dans un intérêt purement égoïste au détriment d’autres agents avec lesquels
nous sommes en relation).

Ex :
1) Opportunisme ex ante : avant la transaction
Lemons = argot US des années 1970 = véhicule automobiles extrêmement dangereux
=> [Link] (1970) : the market for Lemons

 Il existe sur les marchés d’occasion une asymétrie d’information : il existe une
information que possède le vendeur du véhicule d’occasion sur la qualité du produit
qui ne possède pas l’acquéreur/acheteur => pour maximiser ses commissions (éviter
d’avoir à abaisser le prix de vente), les vendeurs étaient incités à ne pas révéler les
informations sur la qualité effective des produits.
 Accidents => expertises => on a découvert finalement que les défauts de qualité
étaient récurrents dans les véhicules accidentés => logique déflationniste : baisse du
prix des véhicules vendus
 Vous avez un véhicule de belle qualité => potentiellement vendable à prix élevé => les
véhicule de bonne qualité potentiellement sont retirés du marché => il ne restait à
terme sur le marché que des véhicules extrêmement dangereux

2) Opportunisme ex post : après la transaction => cas : firme Monsanto (leader mondial
des biotechnologies) = les premières fraises consommées en Europe il y a 30 ans ont
été manipulées génétiquement = gène du flétan (résistance au grand froid) qui a été
introduit dans le génome des fraises

 Monsanto : manipulation génétique de certaines céréales pour résister à certaines


agressions = notamment une chenille (la pyrale) => la solution proposée par
Monsanto a été de proposer des semences génétiquement modifiés aux cultivateurs
qui étaient résistantes à l’agression de la chenille.

 Tradition agricole : par tradition, les paysans qui récoltent leur champ conservent une
partie de leur récolte pour réensemencer leur champs l’année d’après et ainsi de
suite.

 Tradition problématique du point de vue de Monsanto : si on laisse faire les paysans,


on leur vend seulement une fois les semences résistantes
 Monsanto : relation contractuelle => avec interdiction d’utiliser une partie de la
récolte pour réensemencer les champs l’année d’après => coût élevé pour les paysans
pour les paysans, une stratégie possible est de ne pas respecter les engagements
contractuels et donc de réensemencer leurs champs avec une partie des récoltes

 Monsanto : supervision systématique => Monsanto a engagé des détectives privés de


l’agence Pinkerton qui se sont rendus physiquement chez les clients pour contrôler le
respect des engagements à ne pas réensemencer

 Seconde logique : V. Gurtz : technologie de stérilisation des céréales produites sur la


base de semences génétiquement modifiés.

 Stratégie des organisations mais aussi aux relations entre organisations :


 Ex : stratégie d’externalisation : sous- traitance => recours au marché est moins
onéreux qu’« internaliser la transaction » (faire soi-même).
 En fonction des évolutions marchandes : il est possible que l’organisation de mon
exemple précédent soit dépendante du sous-traiteur => peut conduire le sous-
traitant à adopter un comportement opportuniste (exemple fréquent : non-respect
des délais de livraison)
 Pour l’organisation concernée : la stratégie possible consiste à intégrer le sous-
traitant = stratégie d’intégration verticale (dans l’exemple cité, passe par le rachat du
sous-traitant).

Réflexion méthodologique :

 Le cas de l’induction : étude de cas


 => exemple  généralisation (théorisation)
 Ex : on a observé jusqu’à présent des cygnes dont la robe est blanche => conclusion :
tous les cygnes ont une robe blanche
 Sophisme de généralisation hâtive
 En Australie, on a découvert des cygnes dont la robe était noire
 Un exemple ne prouve jamais rien

 On complète ce type d’approche par une démarche plus abstraite : la méthode


déductive et hypothético-déductive => si …… alors
 Versant normative : visée universaliste => logique prescriptive : on part d’une
situation potentiellement problématique => logique de la solution : recherche de
l’efficience.
 Différents types de prescription possibles :
- Niveau micro-économique : la firme
- Niveau méso-économique : la branche/le secteur/différente configurations inter-
organisationnelles
- Niveau macroéconomique : la politique industrielle (la régulation ; subventions =>
ex : politique « industrie du futur » en 2015 (numérique, IA, robotique avancée et
collaborative, exosquelette, etc.)
 Prescription => prévision

 Complémentarité de toutes ces démarches :

 4 éléments clés de l’EI : dimension positive (description + compréhension) +


dimension normative (prescription + projection).

Ex : politique industrielle => droit de la concurrence

 Modèle de base : modèle de concurrence parfaite


 Comportement de price-takers : la firme est passive par rapport qui s’impose à elle
 Dans les faits, les firmes ont des comportements de prices makers (faiseur des prix)
=> en concurrence imparfaite : monopole et oligopole => prix de monopole supérieur
au prix en concurrence parfaite (ex : le carburant sur les autoroutes)
Oligopole => question des ententes (dimension illégale car contraire aux lois de la
concurrence = entente des prix => tarification des SMS avec le début de ka téléphonie
mobile au début des années 1990 (tarification chez toutes les opérations à 15
centimes le SMS – coût d’un SMS : 1 centime) : entente sur les quantités : cartel des
pays producteurs et exportateurs de pétrole => OPLP : stratégie de « rationnement »
du pétrole => jeu sur les prix).
 Porte atteinte aux consommateurs

Réflexion : le sens du mot industrie

Avant la période des années 1760-1780 : le mot « industrie » faisait référence au travail
humain (artisan ; innovation => traduction matérielle) : travailleur dans le sens productif

1758 => la physiocratie (F. Quesnay => le tableau économique) : l’agriculture : on applique le
terme « industrie » dans le contexte de l’agriculture => travail de la terre

La 1ère RI + 19ème siècle (1820) : imposition du capitalisme industriel => le mot industrie
change de sens => ensemble d’activités économiques homogènes (activités manufacturières
créées par J.B Colbert ; fabrique = usine (textile, la laine, le coton, sidérurgie, métallurgie,
etc.) + activités commerciales + « agriculture » (?)

 Industrie considérée par la science économique naissante


 École classique => la question de l’industrie s’observe par la démultiplication des
marchandises => valeur des marchandises : valeur d’usage (une marchandise est
reproductible et a une utilité).
 Pour qu’une ressource soit une marchandise => reproductibilité par activité humaine
(David Ricardo 1817, 1821). Valeur ajoutée par le travail humain.
 Retard historique de la France en matière d’industrialisation (comparativement à la
GB= commencement en grande bretagne 1760, en France 1820)
  culturellement pour la France, a émergé un sentiment durable : agriculture et
industrie.

 Industrialisation du territoire :

- Industrialisation urbaine : dans les villes, plus tardive (aujourd’hui en France


problème de réindustrialisation des territoire (crise sanitaire et les masques)
dépendance vise à vis du RDM, or on ne peut plus réindustrialisé dans les villes 
Réindustrialisation des campagnes- Problème de l’acceptabilité sociale de l’industrie
ou de la réindustrialisation => Ex : éolienne et les habitants qui refuse leur proximité.
Ou la problématique des méthaniseurs industriels en campagnes => Conflits
d’implantation des sites industrielle (ou implanter ?).
- Rappel : plusieurs révolutions industrielles
o 1ère Royaume unis : textile (mouton), sidérurgie, métallurgie, chantier
maritimes, arsenaux – 1760-80
o 2ème RI : automobile, pétrochimie, industrie pharmaceutique, aéronautique-
1880-90
o 3ème révolution industrielle : 1980-90 : informatique, micro-informatique,
technologie de l’information : téléphone mobile et l’accès à internet,
biotechnologie, nanotechnologie
o 4ème révolution industrielle : révolution 4.0 – 2011, numérique et digitale =>
impression 3d (fabrication additive : imprimante 3d, on peut tout imprimer, et
personnaliser), robotique avancée => robots collaboratifs, (cob otique) ;
algorithmes numériques => complémentarité, ou substituabilité du travail
humain (destruction créative, ou destruction tout court ?) => police
prédictive ; marketing comportementale ; exosquelettes (ex : industrie
automobile).
 En France : agriculture (fonctionnement très traditionnel => représentation biaisée)
VS industrie (terreau fertile pour l’innovation).
 Depuis 40 ans, = on observe une récurrence dans les économies capitaliste =>
secteurs prédominants : celui des services. (3/4 de la population active travaille dans
les secteurs des services ; 21 à 22 pourcents de la population dans l’industrie ; dans
« l’agriculture » 3 pourcent de la population.) => croissance « molle » (croissance +
faible que ce que l’on pourrait espérer obtenir si l’on utilisait à plein nos capacités de
production.) = base de la croissance  l’industrie.
 Dans les représentations françaises, le curseur a été mis sur l’industrie =>
dévalorisation de l’agriculture.
Est-ce que l’agriculture ne serait pas elle-même sujette à une logique d’industrialisation ?
 Réponse positive : Secteur agro-industrielle (le Grand Est) => technicité des modalités
de production appliquées à l’agriculture => système très innovant (utilisation de l’IA)
=> échelle de production garantissant en théorie l’indépendance alimentaire.
 Quand est-il des services ? Existe-t-il une différence avec l’industrie ?
Technique de production nées dans l’industrie pour gagner les secteurs des services. => P.
Veltz =>la société Post-industrielle => « post industrie » ([Link], 1966 ; A, Touraine ) =>
services : cœur du système productif – cœur de la dynamique économique : croissance –
emploi => la thèse doit être relativiser, => pour la croissance ? (Réponse négative, les services
ne génère pas une croissance suffisamment conséquente pour favoriser la croissance).
Réaffirmation Contemporaine de la place centrale de l’industrie dans nos système productifs.
- On observe également
Dans de nombreuse activité qui relèvent ds services des fonctionnements qui ont été
empruntés à l’origine à l’industrie => industrialisation des services (E. Bosserelle) => Les
frontières entre agriculture/ Industrie et services deviennent de + en + Floues => l’industrie
est omniprésente – y compris dans l’agriculture des services.
 Secteur industrielle VS métier industrielle
- Métier non industrielle dans le secteur industrielle (transports, logistique…)
- Métier industrielle dans les secteur non industrielle (maintenance …)
La notion de métier est peu opérante pour caractérisée ce qui relève ou non e l’industrie.

1ère approximation : industrie = ensemble de firmes produisant des B ou S dit


substituable.
Un bien ou un service est dit substituable lorsqu’ils remplissent les mêmes besoin (avion,
train), cette substituabilité est conditionnée par ses préférences et est donc arbitraire et
subjective (propre à l’agent).
Élasticité prix croisée : considérons 2 biens : A et B (café et Thé) qui du point de vue des
agents concerné sont substituables. Cette substituabilité peut s’apprécier soit du côté de
la demande ou de l’offre.
- Coté consommateur (demande) : Le thé est un substitue du café si du PDV du
consommateur si l’augmentation du prix de café insiste le consommateur a acheté
davantage de thé.
- Coté producteur (offre) : le thé est un substitue du café lorsque l’augmentation du
prix du café incite le producteur à revoir leur production et donc à produire plus de
café (produire du café devient plus profitable).
- Industrie = marché
-  Producteur (modèle Néoclassique) => production homogène
- Hypothèse d’homogénéité du produit => 1 produits = 1 marché modification simple
caractéristique conduit à un nouveau produit donc un nouveau marché
- Cas : entreprise mono productrice (un seul type de bien homogène).
- Or dans les faits on a de très nombreuse entreprise qui sont pluri productrice.
- Définition spatiale du marché : ex : augmentation du prix à Troyes engendre
l’augmentation du prix a Betz et à Marseille ou considère qu’on assiste au même type
de marché.

- Étudier la notion de marché par l’intermédiaire de l’offre.


Modèle de base : modèle CPP
Offre
1 offreur : firme représentative
 Fonction objective : fonction de production
 2 facteurs de productions (travail L = labour) ; capitale (K : Capital) => Q = Q(K, L)
 Contrainte technique qui donne sa forme à la fonction de production Q = A l’exposant
alpha et l’exposant Beta
 Contraintes économique = contraintes de revenu (prix respectif des facteurs de
production :
 R = w *L + k * K
 Hypothèse comportementale qui anime les agents économiques : hypothèses de
rationalité parfaite => les agents utilisent toujours systématiquement au mieux de
leurs intérêts les ressources dont ils disposent étant donné les contraintes
(techniques, éco) subies.
 Conséquences de la rationalité parfaite : comportement des agents éco (ici,
producteurs) basé sur une logique de l’optimisation
 La fonction objective de la firme => maximisation du profit (pi) => Minimisation des
couts de production.
 La quintessence de l’analyse du comportement d’un offreur est symbolisée par cette
représentation analytique => normes pour les analyses relevant du contexte de
l’économie industrielle => observation de l’existence d’écarts par rapport à cette
norme.
 D’autres configurations marchande vont apparaitre en contraste de cette analyse.
 Dans le modèle néoclassique de CPP => Atomicité des agents : un atome c’est
infiniment petit et cela existe en quantité indéfini. => cette idée appliquée au
raisonnement éco : si une entreprise est assimilable à un atome (1ère précision, il n’y a
pas une seule entreprise présente sur un marché mais une infinité.) cela signifie
qu’elle ne peut influencer son environnement (le contraire est vrai = le prix) => elle
est passive par rapport à son environnement ; elle ne possède aucun pouvoir de
marché.
 Dans la réalité, les entreprises essaient en permanence d’influencer leurs
environnements  en déterminants elles-mêmes leurs prix ; en recourant à des
outils qui, par exemple relèvent du marketing pour positionner leurs produits dans la
fonction de préférences des consommateurs (ex : pub) => Comportement
stratégiques des firmes => les firmes ont effectivement un pouvoir de marché.
 Dans le contexte de l’économie industrielle => ce que l’on étudie relève de la
concurrence imparfaite => étude du monopole (1 SEUL offreurs Vs 1 multitude de
demandeurs) ; étude de l’oligopole ; type particulier de l’oligopole => étude du
duopole. ; étude de la concurrence monopolistique (étude d’un marché ou les
offreurs se font concurrence par une caractéristique d’un produit ; ex : la marque).
 Quelles origines pour le pouvoir de marché des firmes ?
- Présence d’économie d’échelle (dépend de la forme de la fonction de prod) et
rendements d’échelle : 3 types : décroissant, constant, croissant.
Si rendement d’échelle décroissant ça veut dire qu’il existe des limites technologiques
à a taille de la firme (produire une unité supp devient plus couteux) => conforme à
l’hypothèse d’atomicité.
Dans le cadre de la concurrence imparfaite cette hypothèse ne tient plus, on
considère des 1) rendements croissant (la firme bénéficie d’économie d’échelles : + la
firmes produit + elle devient efficace en matière de production. Plus on produit, pus
le cout de chaque unité produite diminue (Couts marginale), accroissement de la
production (aboutit à termes a une situation d’oligopole ou monopole), l’atomicité
n’est plus observée => phénomène de concentration industrielle = quantification
possibles
Modèle néoclassique CPP= hypothèse de la libre entrée sur un marché => il n’existe
aucune barrière (éco = couts, réglementaires, ou technologique) à l’entrée sur un
marché donné => c’est une garantie du respect de l’hypothèse d’atomicité des agents
or sur les marché oligopolistique ou monopolistique la libre entré n’est pas garanti.
De plus l’État à la capacité de définir qui peut oui ou non entré sur un marché.

2ème approche => Étudier le comportement/stratégie des firmes


Chaque firme essaye d’influencer son environnement soit de manière générale :
corporate strategy soit a un niveau plus fin : dimension grande + structuration de la
forme M (forme multi divisionnalisée) => configuration structurelle basé sur un
critère qui relève de la logique de division = une division est une entité semi-
autonome (quasi-entreprise) qui dispose d’une très grande liberté en terme de
moyens (informations, ressource
humaine/matérielles/financières/organisationnelles) mais qui est assujettie à des
contraintes de résultats => parmi les critères, 3 critères sont habituellement utilisés :
type de clientèle ; type de produit ; type de zone géographique => meilleure
proximité vis-à-vis d’un marché particulier => stratégies adaptée aux critères
mobilisés => business unit strategy
 Habituellement, on constate que l’élaboration d’une stratégie par une firme se fait en
interaction avec les stratégies implémentées par les autres firmes => remet en cause
une idée du modèle néoclassique de base selon lequel le comportement des offreurs
repose sur une totale autonomie : dans l’économie industrielle ces interactions sont
souvent mobilisées au travers de deux critères : prix et quantité (voir chapitre suivant
sur la théorie de l’oligopole)

Secteur primaire => secteur agricole


Secteur secondaire => industrie : automobile
Secteur tertiaire => activité de service : assurance, banque, logistique, transport
Niveau du secteur tertiaire :
- Service à la personne (logique B2C = Business to Consumers)
- Service aux entreprises (logique B2B = Business to Business)

Secteur quaternaire ?

Secteurs publics => 2 logiques :


- Fonction d’allocation => fourniture de « biens publics » différent de ressources
économiques

Ressources économiques Biens publics


- rivalité : l’utilisation de cette ressource par - non-rivalité : l’utilisation d’une ressource
1 agent empêche son utilisation par un par un agent n’empêche pas son utilisation
autre agent => ex : destruction par l’usage par un autre agent => ex : éclairage public
- excluabilité/exclusivité : l’utilisation de Non-excluabilité ou non-exclusivité :
cette ressource par un agent exclut la impossibilité technique ou économique
possibilité pour d’autres agents d’utiliser la d’exclure un quelconque agent de
même ressource => ex : lors d’un achat => l’utilisation d’une ressource.
transfert de propriété du vendeur à  Propriété collective => rentabilité
l’acquéreur => l’appropriation privative pour un agent de fournir un bien
permet d’exclure un individu d’une non-excluable : dimension collective
ressource => économiquement, cela se => prix = 0 (ou quasi-gratuité :
traduit par un prix > 0 : les individus qui l’agent doit simplement acquitter le
n’ont pas la capacité ou le désir de payer le coût de production pour obtenir le
prix sont exclus de l’usage de la ressource bien public)
=> principe de divisibilité = du point de vue  Principe d’indivisibilité (tout ou
de l’offreur il est possible d’individualiser potentiellement rien)
cette offre  L’offreur ne peut qu’offrir ce bien
=> le marché pour tous les agents
 Coûts supportés par l’offreur ?
rentabilité de l’offreur ?
 Règle communément admise : si on
laisse faire le marché, on aura une
offre sous-optimale => l’état se
substitue au marché pour fournir le
bien public

- Secteur social => logique de redistribution : système de sécurité social (inspiration


Keynes- Beveridge) => protection sociale universelle contre les grands risques sociaux
de l’existence (ex : maladie, accidents du travail, vieillesse, chômage, les « taudis » -
habitat de mauvaise qualité) => forme d’atténuation des inégalités économiques et
sociales
- Secteurs publics + sociaux : logique hors-marchande
K. Marx = approche critique du capitalisme = étude de la dynamique du capitalisme
(évolution du système à travers le temps) : contradictions présentant une dimension de + en
+ insurmontable => crises de surproduction => baisse tendancielle du taux de profit

Au sein de l’industrie existe deux secteurs productifs :


- Section 1 : production de biens d’équipement
- Section 2 : production de biens de consommation
 Sous quelles conditions la croissance (le mode de fonctionnement normal de ces 2
secteurs garantissent-elle la reproduction du capitalisme à l’identique ?
 Marx : démontrer l’impossibilité effective concrète d’obtenir dans le capitalisme la
réalisation de ces conditions
 Crise de surproduction

Branche d’activité => unité de production (cours comptabilité nationale)

District industriel = Regroupement géographique d’entreprise spécialisé dans le même type


de production (ex : textile) pas nécessairement au même niveau de production

 Économie de proximité (sens géographique + économique- critère d’activité) ex : la


Silicon Valley (1970s : informatique + électronique de pointe)

 M. Porter : 1979 => industrie vitivinicole en Californie = cluster de la Napa Valley =>
cluster d’activité des entreprises + organisations publiques (écoles, universités) +
banques/institutions parabancaires => ces entités sont reliées entre elles car elle
participent d’un même type d’activité => ex : clusters du vin de champagne :
vignerons (producteurs de raisins/producteurs de vins) ; les maisons de champagne
(vinification) ; producteurs de tonneaux ; producteurs de bouteilles, producteurs de
bouchons ; producteurs de différents accessoires (consommation ou conservation du
vin) ; producteurs d’étiquettes (encres spécialistes, graphiste) ; juristes
(problématiques de contentieux (AOC) ; lycées spécialisés (Épernay) ; université
(URCA) ; etc.

 Appellations + grand public : technopoles + pôle de compétitivité = clusters

Notion de filière : relation économique qui vont être intégré => cette intégration ce fait
habituelle de l’amont vers l’aval => qd une entreprise achète certains de ses distributeurs ou
fournisseurs
 Stratégie dite d’intégration verticale => se comprend assez facilement en mobilisant
l’approche de Coase par les coûts de transaction
 Arbitraire entre faire (to make) ou « faire faire » (to buy)
 Pour une transaction (raisonnement marginaliste) on compare coûts de transaction
(recours au marché pour organisé/gérer la transaction) vs. Coûts administratif
(interne) supporté pour organiser la transaction
 Si les coûts de transaction > coûts administratifs => solution recommandée :
intégration verticale (l’entreprise fait-elle-même) = la modalité usuelle : rachat de
distributeurs/clients ou des fournisseurs
 Établissement de partenariats de longue durée entre deux entreprises (relations de
subordination voire de domination) => cas d’une franchise ; chaines logistique basées
sur des partenariats de longue durée (automobile, avionique)

Pour conclure : pas une manière unique pour faire de l’EI, il existe différentes approches,
complémentaire les unes avec les autres => flexibilité du champ de l’économie industrielle
 Donne naissance a la méso- économie => relève de l’EI
Yve Morvan (1991) : fondement de l’économie industrielle => en langue française, ouvrage
« classique » de l’EI. (Voir définition)

Chapitre 1 : les origines de l’Économie Industrielle

A partir de 1930, développement d’un modèle de concurrence imparfaite

I. La théorie traditionnelle de la firme : une approche normative

1871-1874 : dans la théorie néoclassique se développe la théorie du producteur, on va


s’intéresser à cette théorie des entreprises
L’entreprise est une organisation qui transforme des facteurs de production (i.e. des
ressources) en productions (biens et services vendu sur un marché)
Les agents économiques adoptent toujours un comportement d’optimisation
Quand la dérivée partielle est nul => ça veut dire qu’on est à un optimum
Capital (en microéconomie) = ressources matérielles => ex : les machines
Le but de l’entreprise est le profit/maximisation du profit
La technicité permet d’obtenir différent niveau de production => représenté par les courbes
d’isoquante (= même quantité de produit en A et B mais avec des facteurs de production (K
et L) différents, donc ses facteurs de production sont substituables entre eux).
Le calcul du taux marginal de substitution technique (TMST) permet de savoir la quantité de
facteur de productivité substituable.
En courte période (moins d’un an) la quantité de capital disponible est fixe et le travail (L) est
flexible.
Lorsque l’on produit, on a un objectif => vendre, calcule de recette= quantité * prix
Profit = recette – dépense
Le but est de maximiser le profit

Quelle différence fondamentale entre efficience et efficacité ?

On va adopter un comportement efficient => passer par les connaissances de ces coûts
 3 raisons :
- La notion de prévision économique => prix ; taille des entreprises => certains types :
la notion de coûts marginaux – profits
- Théorie des oligopoles (Baumol, Panzar et Willig, 1982) => les comportements des
firmes oligopolistiques s’expliquent pour beaucoup par la présence de coûts fixes
- Élément normatif relevant de la politique industriel = il existe des coûts d’entrée jugé
trop élevé (frein à la concurrence pour certains secteurs d’activités) => il est
nécessaire de maîtriser en amont la notion de coûts.
 Il existe une typologie des coûts supportés par une firme pour produire => il y’a deux
grandes catégories de coût : certains des coûts supportés par une firme varient avec
la production ; d’autres coûts ne varient pas avec la production.

 Seconde typologie : coûts ne variant pas avec la production => coûts fixe (F ou CF) =>
exemple de coûts fixe : un médecin qui loue un local à l’année pour exercer son
activité professionnelle => il paie un loyer (CF) ; lorsque l’on veut créer une société,
on doit s’acquitter de certains droits auprès d’agence étatiques pour enregistrer la
société => les droits acquittés ici sont des coût fixes.

 CF est aussi décomposable en 2 types de coûts :

 Ex : médecin = location d’un local à l’année => il est contraint par faute de clientèle de
cesser totalement son activité au bout de 3 mois => par contrat, ce médecin s’est
engagé à payer son loyer pour une année entière => il peut en partie rentrer dans ses
frais en sous-louant son local les 9 derniers mois de l’année => il récupère une partie
du loyer qu’il doit verser (la partie récupérée est dite « récupérable » ou
« recouvrable ») ; il ne peut récupérer les loyers acquittés lors des 3 premier mois
d’exercice ( coûts « irrécupérables » ou « irrecouvrable » ; en anglais : sunk costs) = ce
qui est irrécupérable est « perdu » : cela ne doit pas influencer les décisions futures
que va prendre la firme

 A l’opposé, la partie des coûts récupérables peut exercer une influence sur les
décisions futures : par exemple, la décision du médecin de cesser son activité dépend
en partie des coûts de rupture anticipée de son bail (par exemple, le risque de devoir
supporter des pénalités financières si le bail est rompu avant l’échéance d’une
année).

Première typologie : celle qui relève de la notion de coûts variables et qui implique le
montant des coûts supportés dépende de l’activité productive.

La notion de coût variable (CV) : les coûts dont la valeur évolue en fonction de la
production (q= quantité produite) => CV = CV (q)

 Toutes choses étant égales par ailleurs, lorsque la production augmente, la demande
de facteur de production (capital, travail, matières premières, énergie…) augmente
aussi => la valeur des Cv dépend des prix des facteurs de production.
 Définition des coûts totaux supportés par l’entreprise (CT) qui sont la somme de CF +
CV :

 CT = CF + CF

 Les notions de CT et CV sont liées à la notion de coût marginal (Cm) : le Cm désigne


l’augmentation de coût supporté par une firme lors de la production d’une unité
supplémentaire d’un bien. Pour le calculer on fait la différence entre les CT
 Cm = dCT (q)/q => comme CF est indépendant de la production et ne joue pas sur
l’augmentation de la production, l’augmentation du CT et la valeur de Cm dépendent
exclusivement de CV (de leur évolutions).

 On va sur cette base distinguer le concept de Cm du concept de coût moyen (CM) =>
il existe 3 types de coût moyen :

 Le coût moyen (total) (CM ou CMT) = c’est le coût total divisé par la production

 CT(q) => C(q) : pour le coût total

 CM = C(q)/q

 Le coût variable moyen (CVM) : il est égal au coût variable divisé par la production :

 CVM = CV(q)/q

 Le coût fixe moyen (CFM) : il est égal au coût fixe divisé par la production :

 CFM = CF/q

 CM = CFM + CVM

 Il est impossible d’avoir un CFM ou un CVM supérieur à la valeur du CM puisque ce


dernier est constitué de la somme de ces deux types de coûts

 On a vu que le Cm était indépendant de CF ; en revanche, le CM n’est pas


indépendant de CF

 On pourrait en conséquence s’attendre (c’est inexact) à ce que Cm soit toujours


inférieur au CM => or, on constate que cette inégalité n’est pas exacte à tous les
niveaux de production

 Il est en effet possible d’avoir Cm > CM tout simplement parce que le CM ne dépend
pas non plus du niveau du CT mais des variations du CT.

 Ex : saison des poires

 On se rend au marché pour remplir un panier de poires

 Le poids total des poires du panier ainsi que le poids moyen de chaque poire du
panier peuvent être assez facilement déterminés.

 A chaque fois que nous ajoutons une poire dans le panier (son poids marginal), le
poids de cette poire additionnelle est égal à l’augmentation du poids total engendrée
par son entrée dans le panier. Bien évidemment, le poids de la poire additionnelle est
différent du poids des autres poires présentes dans le panier : en fonction de son
poids effectif, nous augmentons/ diminuons le poids moyen des poires du panier =>
cet exemple montre que le poids marginal dépend uniquement de la poires
supplémentaire ajoutée dans le panier mais que le poids moyen des poires du panier
dépend quant à lui en grande partie des poires présentes dans le panier => cela
permet de comprendre l’idée selon laquelle le Cm peut être inférieur ou supérieur au
CM.

Explication exercices :
Les 2 première colonnes sont des paramètres de l’exercice.
CF = 100 : on a à faire à une dépense inévitable => cela relève de la catégorie des coûts
irrécupérables.
 La colonne CV renvoie aussi à des paramètres pour l’exercice
 Dans l’exercice, la valeur du Cm est égale à l’augmentation du CT lorsque l’on
augmente la production d’un item.

En général, le CT (CF + CV) dépend du niveau de production et du prix des facteurs de


production => on observe généralement que le CM finit par augmenter avec le niveau de
production car, pour une entreprise qui a une dimension fixe, la production devient de + en +
difficile à mettre en œuvre quand le niveau de production augmente => D. Ricardo :
existence de rendements décroissants.

 Ces coûts (ensuite représenté graphiquement sous la forme de courbe) résume une
très grande quantité d’informations : par exemple, si l’on sait comment les coûts et
les courbes de coûts se modifient lorsque le prix des facteurs de production
changent, on peut en déduire la technologie de production mobilisée par l’entreprise
en question => on peut tout simplement identifier la relation qui indique le maximum
de production que l’on peut obtenir en fonction d’une quantité de facteur de
production mobilisée.

 En d’autres termes, cela revient à dire que le fait de connaitre les courbes de coûts
d’une entreprise revient à connaitre sa technologie ; et inversement, connaitre sa
technologie implique de connaitre ses courbes de coûts.

Approfondissement de la notion de coûts : on a supposé jusqu’à présent que les coûts


supportés par les firmes dépendaient en partie des niveaux de production et du prix des
facteurs de production. Or, d’autres éléments ont des incidences sur les coûts :

- 1. A. Alchian (1959) a démontré que sa cadence/rythme de la production a une


incidence sur les coûts supportés : produire + vite coûte plus cher que produire +
lentement.
- Ex : produire 60 items d’un bien pendant 10h peut couter moins cher que de produire
100 items de ce bien pendant 2h et 50 items du même bien pendant 8h (or, dans les
2 cas, la production équivaut à 6 à items).

- 2. La prise en compte de la capacité d’adaptation d’une entreprise en matière de


production => ex : production saisonnière de certains types de bien (chocolat en fin
d’année ou paques, production de fruits et légumes) => les coûts à calculer ne
relèvent pas d’une quantité définie sur l’ensemble de l’année mais plutôt les
différents niveaux de coûts selon les saisons.

 A. Marshall (1890-1919) => distinction entre courte période (court terme) et longue
période (long terme).

Chez Marshall :
- Le court terme est une période suffisamment courte pour que la quantité de certains
facteurs de production ne puisse être modifié sans que cela ne comporte des coûts
pour l’entreprise (coûts sont différents de ceux liées aux quantités de facteurs de
production utilisés)
- Le long terme est une période suffisamment longue pour que la quantité de facteurs
de production mobilisés puisse être modifiée sans engendrer de coûts pour
l’entreprise (autres que ceux liés aux volumes de production utilisés).
- Factuellement, le court terme < 1 an – le long terme > 1 an.
- Intérêt de cette distinction : cette distinction est utile surtout par rapport aux
questions relevant du capital technique (machine, outils, locaux).
- Exemple : supposons le cas d’une machine coûteuse à remplacer ou déplacer et
supposons que sa durée de vie est d’un an.
- On peut imaginer que pour produire une entreprise ait besoin de disposer de n
machines.
- Le nombre n peut être considéré comme étant fixe sur court terme mais variable sur
long terme.
- On considère à court terme que le nombre de machine (par-delà, toute les formes de
capital (technique) sont généralement assez peu susceptible de varier ( dans le cas
contraire, les coûts supportés seraient véritablement très élevés) => on considère à
court terme que le capital (technique) est fixe (stock de capital constant dans
l’entreprise) : les autres facteurs de production sont variables => en terme de
modélisation, cela revient à simplement considérer le travail qui est assimilé à un
facteur variable.
- A long terme, cependant, l’entreprise peut modifier son stock de capital => ex :
acheter de nouvelle machine, emménager dans des locaux + spacieux… => a long
terme, le capital devient un facteur de production variable.
- Cette distinction a des incidences sur la manière dont on conçoit les coûts => 2 types
d’incidences à considérer :

1. Sur un plan purement théorique, la distinction entre court terme et long terme
est relativement imprécise => travers le temps, on doit se représenter une
séquence de période de production qui s’articulent/s’ajustent les unes aux autres
= l’ajustement devient de + en + facile (ou de - en – couteux) au fur et à mesure
que le temps s’allonge => si une entreprise doit accélérer la vitesse de ces
ajustements, cela implique qu’en contrepartie elle va devoir supporter des coûts
supplémentaires (ex : en période de covid, l’ajustement nécessaire pour les firmes
devant produire les équipements de protection individuelle => ex : masque, gel,
vaccin, certains médicaments (doliprane))
2. A long terme, toutes les quantités de facteurs de production deviennent variable
=> ex : à long terme, une entreprise pourrait définir n’importe quelle taille pour
un site de production (alors qu’à court terme, ce type de choix est contraint) =>
incidence sur les courbes de coûts de long terme

 Les courbes des coût moyen de long terme sont toujours aussi bas que les courbes de
coûts moyen de court terme => la courbe de CM de long terme est « l’enveloppe »
des courbes de CM de court terme => cette courbe de CM de long terme est
constituée de portions (d’une infinité) de CM de court terme.

 La notion de coût d’opportunité notion déjà présente dans les écrit Adam Smith
(1776) :

 Définition : le coût d’opportunité d’une action est égal à la valeur du meilleur emploi
alternatif possible des ressources investies pour la réalisation de cette action

 Considérons par exemple la ressource « temps » : 1h

 2 possibilités : j’aurai pu par exemple décider plutôt que d’être en cours à 8h de


sécher mon propre cours et d’utiliser cette heure pour aller me promener => en
utilisant cette heure de la sorte, j’aurai renoncé à professer et à être rémunéré 60
euros de l’heure => le coût d’opportunité provenant du choix « promenade »
correspond à 60 euros de l’heure.

 Connaître le coût d’opportunité permet de savoir ou non s’il est rentable de


poursuivre une activité.

 Supposons une entreprise constitué de 3 membres => 2 sont des salariés et le 3ème est
le propriétaire. Chacun est rémunéré à 10 euros de l’heure.

 Pour les 3 salariés : coût horaire salarial supporté par l’entreprise est 10 *3 = 30 euros

 Supposons que pendant 1h de travail, chacun des 3 ouvriers produise 1 item dont la
valeur marchande est estimée à 9 euros l’item => la valeur totale des items produites
par les 3 salariés pendant 1h de travail = > 3*9 = 27 euros

 Le propriétaire décide de calculer le profit horaire dégagé par l’activité de son


entreprise = recette totale – coût totaux

 Profit = 27 – 30 = - 3

 Donc une perte de 3 euros

 1ère déduction de la part du propriétaire : il faut stopper cette activité productive qui
génère une perte horaire nette de 3 euros.
 2ème conclusion : le propriétaire a tout intérêt à se salarier et à travailler pour
quelqu’un d’autres qui va le rémunérer à 10 euros de l’heures :

 En tant que propriétaire de l’entreprise => 27 – 2* 10 = 7 euros : somme qui revient à


l’entreprise une fois déduction faite des charges salariales => ce qui revient au
propriétaire : 7 euros ; s’il se salaire, il peut escompter gagner 10 euros

 Conclusion : il faut cesser son activité pour le propriétaire et se salarier

 Autre exemple : la notion de coût d’opportunité est aussi souvent utiliser par les
entreprises pour déterminer si elles doivent continuer d’utiliser un bien qu’elles
possèdent ou bien si elles doivent le louer.

 Ex : supposons qu’une entreprise ait acheté les locaux qu’elle occupe. Supposons que
des experts immobiliers apprennent à l’entreprise que les locaux possédés pourraient
être loués à des tiers pour la somme de 10 000 euros par mois => pour l’entreprise,
ces 10 000 euros constituent un coût d’opportunité dans la mesure où cette somme
correspond aux gains auxquels l’entreprise renonce en ne louant pas ces locaux à une
tierce partie. Si l’entreprise ne peut se permettre de payer un loyer de 10 000 euros
mensuel pour exercer son activité (car cela génèrerait pour cette entreprise une
perte), l’entreprise doit en conclure que le fait de posséder les locaux en question ne
constitue pas l’utilisation la plus optimale possible de ce type de ressource. Dans ce
cas, la bonne stratégie pour la firme serait de cesser son activité productive au sein
de ces locaux et de les louer à des tiers.

 La notion de coût d’opportunités => elle implique qu’il est rentable à une entreprise
de poursuivre son activité dès lors qu’elle dégage des profits nuls => lorsque l’on veut
déterminer les coûts d’opportunité, on calcule la rémunération de tous les facteurs de
productions mobilisés selon leurs meilleurs emplois possible.

 Dans ces conditions, si les revenus couvrent juste les coûts, cela signifie que les
ressources sont utilisées de manière optimale. L’analyse économique en conclut que
le coût d’opportunité d’une ressource incorpore un profit normal (déterminer en
fonction de la rémunération offerte pour la ressource selon sa meilleure utilisation
possible) lorsque le coût de cette ressource est évalué.

 La notion d’économe d’échelles et la notion de coûts :

 Le type de coût à considérer est le CM : 3 types d’évolutions possibles : le CM peut


augmenter ; rester constant ou décroitre

 Si le CM baisse quand la production baisse, on dit que la firme réalise des économies
d’échelle (= ses rendements d’échelle sont croissants)
 Si le CM est indépendant de la production (CM = CFM), on dit que les rendements
d’échelle sont constants.

 Si le CM augmente avec la production, on dit que la firme subit des déséconomies


d’échelle (rendement d’échelles sont décroissants)

 Différents cas illustratifs :

1. Supposons le cas d’une entreprise qui ne supporte que des CF (indépendants de


la production) => ex concret : cas des industries numériques (maison d’édition
d’ouvrages numériques) => dans ce cas, la maison d’édition supporte des coûts
lors de la première édition de l’ouvrage (rémunération des auteurs, mise en
forme…). Mais le fait d’accroître le nombre de titrage par exemple de 50 à 500
exemplaires ne multiplie par les coûts par 10 => le Cm est quasiment nul => au
total, la multiplication par 10 de l’échelle de production n’a engendré qu’une très
faible hausse des coûts. Plus on produit d’élément, plus la hausse du coût total
diminue.

2. Hypothèse : une firme augmente les quantités produites => pour être + efficace,
peut mettre en œuvre une organisation du travail basée sur les principes de
spécialisation => ex : cabinet d’avocat => avocat spécialisé dans les affaires
familiale ; un autres dans les activités commerciales ... => spécialisation (voir le
cours d’analyse des organisations) => meilleures efficacité productives => baisse
des coûts supportés =>stratégie : induit les firmes à investir dans la formation de
leurs salariés afin de mieux les spécialiser (ex : équipement à très haute
technicité ; progiciels…)

Comment mesurer les économies d’échelle ?


 Si le CM diminue quand la production augmente => on est en présence d’économie
d’échelle ; en outre lorsqu’il y’a économie d’échelle, cela signifie que le Cm < CM
 Inversement, en présence de déséconomie d’échelle, le Cm > CM.

Deuxième modalité possible en termes de mesure : s = CM/Cm :


 3 possibilités :
- Si s > 1 : présence d’économies d’échelles
- Si s = 1 : présence de rendement d’échelle constant
- Si s < 1 : présence de déséconomies d’échelles

 Derrière ce questionnement on retrouve poser le problème de la production


implémentée par la firme (quantités maximales à produire)

Le modèle de base : le modèle de concurrence pure et parfaite


 Modèle normatif : le but est de représenter un fonctionnement idéalisé du marché
(sans friction = sans phénomène de pouvoir économique) => par contraste, cette
normativité du modèle permet d’évaluer les autres fonctionnements marchands = par
contraste, cela permet de juger de l’efficience effective des marchés réels (ou de
concurrence imparfaite = par exemple, monopole ou oligopole) par rapport à ce
modèle.
 Dans la pratique, (pratiquement) aucun marché réel de nos système économique
fonctionne sur les bases de la concurrence pure et parfaite (hypothèse : atomicité des
agents (petite dimension – absence de pouvoir de marché – très grand nombre ; les
firmes offrent un bien parfaitement homogène ; les biens sont infiniment divisibles ;
transparence de l’information : véhiculée par le système de prix – elle est librement
et gratuitement accessible à tous les agents ; aucune barrière à l’entrée ou à la sortie
du marché) => il n’y a plus d’externalités ou effet externe dans ce marché ;
 Pour qu’il ait externalité prérequis : une action ou une décision humaine est
nécessairement à l’origine de ce qui est qualifiable d’externalités.
 Les externalités = actions/ -décision prises par un agent (ex : une firme) qui vont
impacter (positivement ou négativement) le niveau de bien-être (satisfaction)
d’autres agents sans la médiation de l’échange (sans recourir au système de prix)
 Externalités positives : lorsque les actions d’un agent génèrent un bénéfice pour
d’autres agents sans que ces derniers ne compensent monétairement l’agent à
l’origine de cette externalité positive => ex : un bien public : non rivalité (l’usage de ce
type de bien par un agent n’empêche pas son usage par d’autre agents) ; non
exclusivité (impossibilité technique et/ou économique d’exclure un quelconque
individu de l’utilisation de ce type de bien) ; indivisibilité = dimension collective => les
biens en questions ont un coût de production mais ont rarement un prix (gratuité ou
quasi gratuité) => incitation à produire ce type de bien ? => production non
marchande.
 Bénéfice privé < bénéfices sociaux
 Externalités négatives : lorsque les actions d’un agent génèrent un dommage (un
coût) sur les autres agents sans que ces derniers n’en soient compensés
monétairement => ex : les différentes pollutions => ex : les fumeurs et les non-
fumeurs => coût privé < coût sociaux => le marché est en échec => trouver des
solutions pour sortir de cette situation : règlementation (interdiction) + principe du
pollueur – payeur (dédommager les « victimes » des externalités négatives) + principe
de taxation.

 On constate que dans la réalité, pratiquement la majorité des action ou décision


économiques sont sources d’externalité.

 Ex : la publicité

 Dans la pratique notre monde économique est un monde où les externalités


(négatives, positives) loin d’être l’exception (modèle de concurrence pure est
parfaite), constituant une norme.

 Concurrence pure et parfaite : le marché idéal

 Analyse du comportement de la firme :

 Hypothèse comportementale : hypothèse de rationalité parfaite (homo oeconomicus)


=> les agents économique utilisent toujours systématiquement au mieux de leurs
intérêts les ressources disponibles étant données les différents contraintes
(économique => prix des facteurs de production ; technique = état des techniques
productives) situés => adoption d’un comportement fondé sur une logique
d’optimisation

 Produire pour réaliser des profits

 Transcription dans le cadre analytique du modèle néoclassique  production =>


représenté par la fonction objectif la fonction de production) qui va techniquement
combiner des facteurs de production (ex : la fonction Cobb douglas) => maximiser le
profit

 Maximiser le profit  minimiser les coûts de production supportée

 Le profit = RT (recette totale) – CT (coût total)

 Le profit = prix * quantité – CT

 Dans un contexte de concurrence pure et parfaite : A un prix donné p => l’entreprise


va pouvoir écouler sur le marché la quantité souhaitée => par l’hypothèse
d’atomicité, sa taille est tellement petite qu’elle n’influence pas le prix.

Comment cette quantité va-t-elle être définie ?


 L’entreprise compare pour une unité supplémentaire d’un bien (potentiellement) mis
sur le marché : la recette qu’elle peut en tirer (recette marginale) au coût supporté
pour mettre sur le marché cette unité supplémentaire (Cm)
 Pour un niveau de prix donné qui est égal à p => Rm = p
 Dans une situation de concurrence pure et parfaite : il existe une règle optimale de
production (celle qui permet de maximiser) le profit => on va accroître la production
jusqu’au seuil où le Cm sera égal au prix
 Cm = p
 Mathématiquement, cela passe par le calcul de la fonction de profit dérivée par
rapport aux quantités => une fois ce calcul effectué => il faut voir à quel point la
fonction dérivée devient égal à 0 => p = Cm

Incidence sur les volumes produits => prise en compte à la fois des CF = une partie de ces
coûts peut selon les niveaux de prix être ou non récupérable ; existence de CV.

Seuil de fermeture : seuil en dessous duquel le niveau de prix proposé sur le marché est trop
bas pour que l’entreprise produise : absence de production ; le seuil de fermeture
correspond au minimum de la courbe de CVM : au-delà de ce seuil, la production devient
effective => en produisant, l’entreprise peut éventuellement enregistrer des pertes mais elle
va cependant pouvoir récupérer une partie des CF supportés => logique du « mieux que
rien » : entre la courbe de CVM et la courbe de CM, la production mise en œuvre permet de
récupérer une partie des CF => plus on se rapproche du minimum de la courbe de CM, plus la
quantité de F récupérée est importante
 Au minimum de la courbe de CM = seuil de rentabilité : pour toute unité
nouvellement produite = un profit positif en résulte (représenté par la partie
« supérieure » de la courbe de Cm qui est en dessous du minimum de la courbe de
CM.
 Raisonnement à retenir : en présence de CF => sont-elles ou non irrécupérable
(partiellement ou totalement) ? => en fonction de la réponse : si elles sont totalement
irrécupérables et que l’activité de production ne permet de couvrir le CV => la bonne
décision est de ne pas produire ;
 Si elles sont en partie récupérable => tout va dépendre du niveau de prix :
 Si le prix est situé dans une borne comprise entre le minimum de la valeur des CVM
et le minimum de la valeur des CM => une partie des CF pourra être récupéré par la
production mais que l’entreprise réalisera cependant des pertes => la décision à
prendre est de produire : cette production permettra de récupérer une partie de F
supporté => logique de minimisation des pertes ;
 Si on arrive au seuil de rentabilité (et au-delà de ce seuil de rentabilité) => CM =Cm
pour tous niveau de prix supérieur ou égal à la valeur du seuil de rentabilité, la bonne
décision à prendre est de prendre (CF est récupéré et les CV sont couverts).
 Décision microéconomique
 Au niveau macroéconomique => au niveau de l’industrie : raisonnement basé sur une
logique de simple transposition de la dimension microéconomique à la dimension
macroéconomique
 Ce qui est expliqué au niveau des différents type de coûts vaut tout aussi bien pour
une entreprise (firme représentative en microéconomie) que pour l’ensemble des
autres firmes présentes sur le marché => l’offre totale d’un bien sur un marché =
somme des entreprises d’un même marché
 Hypothèse : supposons le cas de la firme représentative => profit > 0
 Dans quelle mesure ce contexte influence-t-il le déroulement du processus marchand
 L’existence d’un profit positif est un signal pour d’autres entreprise pour entrer à leur
tour sur le marché => toute chose étant égal par ailleurs, l’entrée de néo-arrivant
conduit à une plus grande abondance de biens proposés à la vente sur le marché =>
le prix va être orienté à la baisse => jusqu’à quel seuil ce mouvement perdure -t-il ? =>
ce mouvement perdure tant qu’il existe un profit > 0 et cesse lorsque le profit = 0
 L’existence de pertes (profit négatif) incite les firme à suivre deux type de stratégies
possibles : en deçà du seuil de fermeture => elle ne peuvent récupérer une partie de
F (la production doit immédiatement cesser) : les firmes quittent le marché ;si on est
situé entre le seuil de fermeture et le seuil de rentabilité (la stratégie de sortie n’est
pas la plus optimale = logique de minimisation des pertes afin de récupérer une
partie de F) => la solution consiste à produire le minimum permettant de récupérer le
maximum des F => toute choses étant égales par ailleurs, la rareté relative des
marchandises diminue => le prix de ces marchandises augmente => avec
l’augmentation du prix = une partie de + en + importante de F est récupérée => cette
stratégie est conduite jusqu’au moment où le profit = 0

 Que ce passe -t-il au niveau de l’offre globale (donc sur l’ensemble du marché) =>

 Atomicité : on a un très grand nombre d’offreurs présents sur le marché : soit n > 0
 Conformément à l’hypothèses de représentation de la firme individuelle => chaque
entreprise offre sur le marché la même quantité d’items : soit q cette quantité avec q
>0

 Offre totale = somme des offres individuelles = n * q

 Dans un marché de concurrence pure et parfaite (équilibre partiel) => équilibre du


marché => offre totale = demande totale

 Les quantités vendues = les quantités demandées homogénéité des prix : les
vendeurs « pratiquent » tous le même prix ; ils en est de même pour les acheteurs =>
comportements de « preneurs de prix »/Price - takers (le prix est un paramètre qu’il
s’impose aux agents).

 La production est jugée comme étant efficiente => la production est mise en œuvre e
adoptant une logique de minimisation des coûts de production

 Systématiquement, la consommation est aussi jugée comme efficiente => valeur de


consommation d’un bien pour un agent (symbolisée par le prix) correspond à la
valeur du Cm pour le producteur du bien.

 Situation qualifiée de Pareto- optimale : maximisation du niveau de bien-être de tous


les agents (producteurs + consommateurs) : il est impossible de modifier la situation
d’un agent économique sans le même détériorer la situation d’au moins aux autres
agent (surplus du producteur + surplus du consommateur)

 Tous les agents sont dans la meilleure situation possible => offreurs : maximisation
des profits, demandeurs = maximisation de leur utilité

 La notion de surplus : surplus du producteur = il est illustré par la différence entre le


prix auquel le producteur aurait souhaité vendre son produit (s’il avait la possibilité
d’avoir un comportement « actif » en matière de détermination des prix) et le prix
auquel il a effectivement vendu son produit

 Ce type de théorisation a été entrepris dans un premier temps par S. Jevons (notion
d’équilibre partiel) et a surtout été développé par son successeur A. Marshall

 Représentation simplifiée voire simpliste du fonctionnement d’une firme

 Étudier une entreprise revient à étudier l’ensemble des entreprises (notion de firme
représentative) ;

 L’idée selon laquelle une entreprise s’apparente à un individu unique

 Or, en règle générale, les entreprises sont des entités collectives => cette dimension
collective présente dans toute entreprise est négligée (on ne s’intéresse pas à la
structure, à la hiérarchie, à l’organisation du travail…)
 On a une vision simpliste du comportement effectif de l’entreprise => ramené à un
simple objectif : maximiser le profit => d’autres stratégie sont théoriquement
possible : max le CA ; max le taux de croissance des ventes (ex : Temu) ; on peut aussi
sortir du cadre néoclassique « par exemple, si on est dans le cadre d’une très grande
entreprise (actionnaire-propriétaires vs managers) => d’autres fonction objectifs sont
possible : max le nombre de ses subordonnés ou max son prestige.

 Le comportement d’une entreprise est réduit au comportement d’un seul décideur.

 Certaines limites sont inhérentes à cette approche :

- Notion même de firme représentative : Temu = boulanger => assimilation très


discutable entre des entités très différentes les unes des autres.
- Max du profit : fonction objectif => l’idée même de maximisation => hypothèse
comportementale de rationalité parfaite : on utilise toujours systématiquement =>
cette définition écarte tout risque d’erreur ; => les agents économiquement lorsqu’ils
agissent ne le font pas nécessairement sur la base d’une pleine maîtrise de
l’ensemble de savoirs => nous sommes fondamentalement ignorants => nous sommes
dans un univers dont les éléments caractéristiques relèvent de l’incertitude radicale
(aucun moyen ne permet de contrer cette incertitude) => il est très complexe ;
somme nous omniscient ? (Tout savoir sur tout) : ex => The Bachelor (1 célibataire
riche, beau et bête / il cherche l’âme sœur et on lui présente d’emblée une
quarantaine de prétendante (belle /jeune/bête aussi) => il doit d’emblée éliminer une
quinzaine de prétendantes => est-ce une stratégie nécessairement efficiente lorsque
l’on cherche l’amour de sa vie ? => on ne choisit jamais entre de très nombreuses
possibilités mais toujours parmi un nombre restreint de possibilités. Nos capacités de
calcul sont fortement limitées : 1- notre cerveau lui-même présente certaines limites ;
2- on est dans l’impossibilité très souvenir de définir les conséquences de nos
décisions ou de nos choix.
 La rationalité parfaite n’existe pas => H. Simon : la rationalité est simplement limitée
=> Simon explique que nous ne pouvons adopter des comportements optimisateurs
=> il n’y a pas de maximisation du profit possible => principe du satisfycing (seuil jugé
acceptable ou raisonnable) matière de profit.
- Hypothèse d’atomicité des agents => firme est infiniment petite / environnement
marchand (pas de pouvoir de marché)
- Les firmes prennent leurs décisions en toute autonomie => isolement stratégique =>
elle induit deux dimensions : tout se passe comme si les concurrents n’existaient pas-
le comportement des firmes est réduit à une unique dimension (maximisation des
profit).
 Non-prise en compte des comportement effectifs des firmes => comportements
stratégiques (différentes dimensions complémentaires : production ; marketing ;
finance ; etc.)
 Factuellement, les comportements des entreprises ne sont pas tout à fait
indépendant des comportements des autres agents => les décisions prises par une
entreprise dépendent en partie des décisions prises par d’autres entreprises =>
l’existence d’une interdépendance stratégique
 Après la seconde guerre mondiale => développement d’une branche nouvelle de
l’analyse économique => la théorie des jeux

 L’analyse néoclassique repose en grande partie sur la recherche de l’équilibre : soit


sur un marché (équilibre partiel – [Link]) ; soit sur l’ensemble des marchés en
interaction au sein d’une économie (équilibre général – L. Walras) => offre = demande

 Complet décalage de la théorie avec la réalité économique du 19èmé siècle => les
bases de l’analyse en termes de dynamique économique (l’analyse de l’économie
dans ses grands mouvement - spatial + temporelle) => cela explique que tout
économie, à travers le temps, connait une succession de phase qui s’enchainent :
croissance – crise – récession – dépression – reprise – croissance (existence de cycles
économiques) => crise

 au 19ème siècle : S. Sismondi (1819) + K. Marx (1867) => crises de surproduction :


durablement implique que l’offre globale est strictement supérieur à la demande
globale ça veut dire que pour les entreprise qui sont dans un tel contexte de crise de
surproduction, elles sont confrontée à un problème de débouchés => aucune
entreprise n’a la certitude de pouvoir écouler l’ensemble de sa production (logique de
pérennité de l’entreprise = risque de faillite).

 20ème siècle : la grande dépression (1929 -1945) => critique radicale de l’analyse
néoclassique par J.M. Keynes => approche en terme de circuit économique du
fonctionnement d’une économie national (base de la macroéconomie) =>
interprétation novatrice proposée par Keynes de cette crise (qui s’apparente à une
forme de crise de surproduction) : 1936- La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt
et de la monnaie => Keynes considère que la crise prend son origine dans une
« insuffisance de la demande effective » (Demande effective = inversement globale +
consommation globale) => on constate un problème de débouchés pour les
entreprises => temps (vecteur d’incertitude radicale) => pour agir, on prend des
« paris » : anticiper sur ce que peut être le futur état de la demande effective => on
produit sur la base des anticipations => les anticipations peuvent être prises à défaut
(on n’est pas parfaitement rationnel = il existe des limites à ce que l’on peut prédire
=> la probabilité d’erreur est non nulle).

 D’autres critiques vont porter sur l’irréalisme du modèle de concurrence pure et


parfaite (porte une dimension critique sur la normativité sont ce modèle veut se
porter) = il faut un ancrage plus réaliste à la théorie des marchés (y compris en
matière de normativité)

 Les critiques vont porter sur plusieurs points complémentaires et forment, au total,
un ensemble de critiques assez cohérents :

- Questionnement sur la forme prise par la fonction de production qui représente le


fonctionnement de la firme représentative dans le cadre du modèle de base
 Dans l’industrie la fonction de production dépend de deux facteurs : le capital et le
travail (Q = Q (K, L)

 L’une des questions soulevées : quand on raisonne sur une isoquante (un niveau dee
production constant) => le rapport entre quantité de K et quantités de travail =>
mesure du taux marginal de substitution technique (TMST) : ce type de raisonnement
n’est possible. Que si les facteurs de production sont substituables entre eux (on peut
remplacer du K par du L et inversement) =>or, dans les faits, de très nombreuses
techniques de production ne sont qu’imparfaitement substituable =>
complémentarité des facteurs de productions

 Remise en cause de l’hypothèse de libre entrée sur un marché => une firme puisse
entrer sur n’importe quel marché sans avoir à subir de coûts associés à cette entrée
=> il existe factuellement dans de très nombreux cas de tel coûts (coûts liés aux
changements d’activité => question de CF et des coûts irrécupérables ; questions
relatives aux techniques de production à mettre en œuvre => ex : problématique de
réindustrialisation des territoires => pose la question de la maitrise des savoirs-faires
nécessaire à cette réindustrialisation => coût d’entré très élevé ; problématique de la
qualité des produits => existe des asymétries d’information possible au niveau de la
qualité des produits (nocivité de certains produits) => 1960s : procès entre Ralph
Nader (avocat de formation – représentant des consommateurs) vs. General Motors
=> naissance du consumérisme (défense des intérêts et des droits des
consommateurs) => imposition d’un ensemble de normes (sanitaires, techniques,
écologiques) aux industriels => augmente le coût d’entrée sur un marché réglementé

 Hypothèse de transparence de l’information est aussi contester => postule :


information parfaite (connue de tous les agents et est accessible aux agents sans
avoir à supporter de coûts => information gratuite). Or dans les faits, on n’a pas
nécessairement une transparence de l’information : 4 éléments =>

1- Coûts associés à la recherche de l’information pertinente du point de vue de l’agent


économique pour prendre la « meilleure » décision possible étant données les
diverses contraintes subies => veille informationnelle : une des bases des coûts de
transactions
2- 1970s => naissance de l’économie de l’information => J. Stigler => il existe entre
agents économiques une asymétrie d’information (chaque agents dispose d’une
information privative – par exemple sur un produit ou sur les condition de réalisation
de l’échange – et dans certaines conditions, l’agents en question peut être incité à
utiliser cette information dans son intérêt exclusif et au détriment des
consommateurs / coéchangistes => adoption d’un comportement opportuniste =>
l’opportunisme : recours à des moyens peu moraux (mensonge, omission, tricherie,
trahison, etc.) pour favoriser un intérêt exclusivement personnel.
3- Élément concret => analyse microéconomique : marché = abstraction –
représentation fictive des échanges ; factuellement le marché a une dimension réelle
=> dimension spatiale : les agents économiques sont disséminés sur des territoires
très vastes => coût associé à la dimension spatiale (coût de déplacement) ;
problématique de rationalité limitée : comment savoir où de situe par exemple le
meilleur producteur par rapport à une marchandise recherchée ?
4- L’incertitude qui caractérise le fonctionnement de nos économies => le modèle
néoclassique raisonne en univers certain et repose sur l’idée qu’il peut y avoir des
risques => différence entre incertitude et risque => F. Knight (1921) : Risk, Uncertainty
and Profit
 En univers risqué, les futurs étant du monde sont connus (univers certain) => ex : le
jet d’un dé à 6 faces => la probabilité d’obtenir un 4 est 1/6
 En univers incertain, on peut définir ces futurs états du monde => ignorance => pas
de probabilité => de très nombreux événements économiques => crises, variabilité de
la demande qui n’est pas nécessairement anticipable – de même que les prix =>
impossibilité de prévoir (l’information est imparfaite et limitée)

 Critique de l’atomicité : suppose que sur un marché il existe une multitude d’agents
(ex : offreurs) => 1920 ; 1960 => vagues de concentration-centralisation du capital
(développement de la très grande entreprise) => configuration oligopolistiques = les
firmes vont en profondeur modifier leur environnement => ex : elle ne sont plus dans
le comportement de prise-takers mais deviennent price-makers (faiseuses de prix) ;
les firmes en question vont essayer de maximiser leur parts de marché (ex : publicité
ou marketing agressif) : 1980s => « la guerre des colas » (guerre économique et
commerciale entre Coca et Pepsi) : rôle du marketing-mix (ex : positionnement des
produits dans l’imaginaire des consommateurs).

 Questionnement sur le modèle néoclassique et la notion de firme représentative :

 Il n’existe pas d’entreprise !

 On a simplement une abstraction dénommée une firme dont la seule utilité est
théorique => c’est-à-dire qu’elle permet de déterminer la réalisation d’un équilibre
marchand partiel/général)

 Surcroît d’irréalisme => il faut comprendre ce qu’est effectivement une entreprise =>
abandon de l’objet conceptuel entreprise aux seules sciences de gestions ? (Par
exemple, l’analyse économique néoclassique est extrêmement réductrice est
n’explique pas par exemple ce qui se passe concrètement à l’intérieur de l’entreprise
=> absence des différentes fonctions de l’entreprise => production ; marketing ;
logistique ; finance ; comptabilité ; GRH ; etc.°

 Refondation de cette analyse économique ancrage plus réaliste

- Qui conduit à relativiser la portée normative du modèle de concurrence pure et


parfaite et de la notion de firme représentative associée
 Déplacement du curseur de l’analyse économique vers des approches + réaliste, +
positives => les marchés fonctionnent imparfaitement (très souvent, une des
conditions du modèle de concurrence pure et parfaite n’est pas respecté dans la
réalité => dès lors, on entre dans le cadre de la concurrence imparfaite) => 2 grands
axes se sont dégagés :
1- Remise en cause de l’hypothèse d’atomicité des agents (+ potentiellement
associée à la mise en cause de l’hypothèse de libre entrée) => monopole (1
offreur vs. une multitude de demandeurs) ; oligopole (quelques offreurs vs.
multitude de demandeurs) => duopole ( 2 offreurs => ça va permettre d’étudier
les interactions stratégiques entre 2 firmes : 1 leader vs. 1 suiveur) on va
étudier les monopsone (multitudes d’offreurs face à un demandeur) ; on peut
avoir aussi un oligopsone (multitude d’offreur face à quelques demandeurs) ;
2- Remise en cause de l’hypothèse d’homogénéité des produits => très peu de
produits sont totalement homogènes (= parfaite identité => dimension
indifférenciable) => produits non plus homogène mais similaires => apte à
satisfaire de manière identique un même type de besoin => ex : un individu a soif
=> il veut boire de l’eau en bouteille => choisir en une bouteille de vittel et une
bouteille d’Evian => caractéristique qui relève de la composition de l’eau (ex :
teneur en sels minéraux, calcium, magnésium, etc.) mais c’est surtout la marque
qui permet de le faire => concurrence monopolistique

 Caractériser les situations de marchés observables dans la réalité (approche positive)


 Élément récurrent : idée selon laquelle très souvent les firmes ont un « pouvoir de
marché » => comportement actif : une capacité à influencer leur environnement =>
comportement de fixation des prix (price-makers) + avec le développement de
l’économie de l’information, la possibilité de manipuler l’information (ex : caractériser
les comportements des agents en tant que comportements « opportunistes » ; outils
« stratégiques » de communication auprès des entreprises => économie de la
publicité (publicité informative => augmenter la taille du marché ; publicité
persuasive => modification des parts de marchés ; publicité complémentaire =
informative et persuasive
 Conception de la concurrence beaucoup plus agressive => introduction de la notion
de pouvoir au sein de l’analyse économique => entre entreprise mais aussi entre
entreprise et consommateurs, il existe des rapports de force => ouvre sur la
possibilité d’intervenir dans le fonctionnement d’un marché pour limiter tous les abus
qui pourraient naitre de ces rapports de force => ouvre le champs à des questions de
régulation de marchés : entre entreprises (le droit de la concurrence) ; entre
entreprises et consommateurs (le droits de la consommation)
 Ce que font les entreprises a nécessairement des incidences et sur les
consommateurs et sur les concurrents

 1930s : développement du champ de la concurrence imparfaite (Robinson –


Chamberlin) ex : théorie du monopole

II. Les théories de la concurrence imparfaite : une approche positive


 La théorie du monopole : 1 offreur vs. multitude de demandeurs => pose des
questions : si un monopole existe => le bien qu’il propose est sans substitut proche => est
ce systématiquement le cas ?

 Une voie possible a été historiquement de distinguer 2 types de monopoles =>


monopole public (puissance publique – monopole de l’État) => monopole sur les
fonctions régalienne (police, justice, armée) : on peut considérer dans ce cas qu’il n’y a
pas de « biens » substituts ; monopole privé : présuppose l’absence de substitut or dans
la pratique il existe toujours des substitut possibles

Limite à la définition d’un marché : monopole => définition très restrictive de ce qu’est
un monopole => W. Baumol : théorie de la contestabilité = 1 marché est contestable (un
monopole y compris) lorsqu’il existe simplement une potentialité de concurrence = il
existe nécessairement des substituts au bien proposé par le monopole.

 Monopole => comportement actif en matière de fixation des prix => Price-maker : le
monopole « fixe » son prix (p > Cm) => le monopole « fixe » les quantités vendues sur le
marché

 Objectif du monopole : obtenir un niveau de profit supérieur par rapport à la


concurrence pure et parfaite

 En règle générale, la firme en situation de monopole justifie l’existence d’un profit de


monopole en « rationnant » volontairement le marché : c’est-à-dire que la quantité de
produits mis en vente sur le marché par un monopoleur sera moins importante que celle
obtenue si la situation était parfaitement concurrentielle.

 « Justification » avancée par le monopoleur pour pratiquer un prix élevé sur le


marché = sans quelle conditions ce type d’argument est légitime et dans quelles
conditions relève-t-il d’une manipulation non légitime du marché ? => en droit, la
distinction repose sur la notion d’abus du pouvoir du monopole : il y a abus lorsque le
monopole utilise son pouvoir de marché pour empêcher la libre entrée en instaurant
certaines barrières

Derrière la question des barrières => origine des monopoles :

 3 origines possible
- Origines institutionnelle/juridique relevant d’une intervention de l’État et qui a
conféré à certains agents un. Pouvoir monopolistique => ex : droit de propriété
intellectuelle (ex : copyright) ou droit de propriété industrielle (ex : brevets
d’invention) => ex : brevet => par rapport à une invention => on octroie à l’inventeur/
l’innovateur un monopole temporel sur son invention/innovation (actuellement, en
droit français durée de 20 ans) (droit d’exploitation ou de délégation d’exploitation à
des tiers par une licence) - contrepartie : connaissance publique
- Origine économique : résultat du processus de concurrence (ex : rachat des
concurrents – fusions acquisitions)
- Bases technologiques => présence de rendement d’échelle croissants = en théorie,
production infinie => monopole naturel.

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