Courbures des surfaces paramétrées
Courbures des surfaces paramétrées
RÉPONSE :
a:
2 a2 0 −1 1 0
E=a ; F =0; G=1 ⇒ I= ⇒ I =
0 1 0 1/a2
xu × xv = (a cos u, a sin u, 0) ⇒ kxu × xv k = a ⇒ n = (cos u, sin u, 0)
−a 0
l = −a ; m = 0 ; n = 0 ⇒ II =
0 0
−1 −1/a 0 1 −1
S=I II = ⇒ K = det S = 0 ; H = tr S = .
0 0 2 2a
c:
2 2 1 0
E =1; F =0; G=u +b ⇒ I =
0 u + b2
2
−1 1 0
⇒ I =
0 1/(u2 + b2 )
√
xu × xv = (b sin v, −b cos v, u) ⇒ kxu × xv k = u2 + b2
√
⇒ n = (b sin v, −b cos v, u)/ u2 + b2
√
−b 0 1
l = 0 ; m = −b/ u + b ; n = 0 ⇒ II = √
2 2
u 2 + b2 1 0
−1 −b 0 1
S=I II = √
1/(u2 + b2 ) 0
u 2 + b2
1
⇒ K = det S = −b2 /(u2 + b2 )2 ; H = tr S = 0 .
2
SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE 3
d:
xu = (a sinh u cos v, a sinh u sin v, a) ; xv = (−a cosh u sin v, a cosh u cos v, 0)
xuu = (a cosh u cos v, a cosh u sin v, 0) ; xuv = (−a sinh u sin v, a sinh u cos v, 0) ;
xvv = (−a cosh u cos v, −a cosh u sin v, 0)
2 2 2 2 2 2 1 0
E = a (cosh u) ; F = 0 ; G = a (cosh u) ⇒ I = a (cosh u)
0 1
−1 −2 −2 1 0
⇒ I = a (cosh u)
0 1
xu × xv = (−a2 cosh u cos v, −a2 cosh u sin v, a2 cosh u sinh u)
⇒ kxu × xv k = a2 (cosh u)2 ⇒ n = (−sech u cos v, −sech u sin v, tanh u)
−1 0
l = −a ; m = 0 ; n = a ⇒ II = a
0 1
−1 −1 −2 −1 0
S=I II = a (cosh u)
0 1
1
⇒ K = det S = −a−2 (cosh u)−4 ; H = tr S = 0 .
2
4 SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE
Remarques :
1) Nous voyons que tant l’hélicoı̈de que la caténoı̈de ont une courbure moyenne H
partout nulle ; ce faisant, il s’agit de surfaces minimales. Cette terminologie vient
du fait qu’on peut démontrer qu’une surface vérifiant H ≡ 0 minimise localement sa
surface : en prenant n’importe quelle courbe fermée simple C (suffisamment petite)
sur la surface, il n’y a aucune autre surface contenant C et attribuant à la partie
“intérieure” de C une aire plus petite. D’un point de vue physique, si cette courbe
devait être trempée dans de l’eau savonnée, la pellicule qui se formerait prendrait la
forme minimisant la superficie (car il s’agirait de la forme minimisant les forces de ten-
sion dans la pellicule). Les figures 1 et 2 en fin de document illustrent le phénomène1.
Dans R3 , d’autres surfaces minimales ouvertes (c’est-à-dire ne s’intersectant pas et
ne se fermant pas sur elles-mêmes) existent : le plan est un exemple évident, mais
les surfaces de Scherk seraient d’autres exemples moins triviaux.
2) L’hélicoı̈de et la caténoı̈de sont liées l’une à l’autre d’une façon bien plus pro-
fonde... lien remarquable que nous aurons probablement l’occasion de dévoiler dans
quelques cours !
1Lesdeux figures ont été tirées des articles Wikipédia francophones intitulés “Hélicoı̈de” et
“Caténoı̈de” en date du 11 octobre 2014.
SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE 5
RÉPONSE :
Les courbures principales au point P = x(u, v) sont les valeurs propres de cette
matrice, tandis que les directions propres sont les vecteurs propres correspondants.
Le polynôme caractéristique est
−t √ −b b2
u2 +b2
PS (t) = det(S − tId) = −b = t2 −
−t
(u2 +b2 )3/2 (u2 + b2 )2
b b
= t− 2 2
t+ 2 .
u +b u + b2
Les courbures principales de la surface, c’est-à-dire les valeurs propres de S, sont les
b b
zéros ce polynôme, à savoir k1 (u, v) = − u2 +b 2 et k2 (u, v) = u2 +b2 . Pour la suite de ce
√
v+ = a+ xu + b+ xv = b+ (− u2 + b2 xu + xv ) , b+ ∈ R ,
√
v− = a− xu + b− xv = b− ( u2 + b2 xu + xv ) , b− ∈ R .
6 SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE
Nous pouvons fixer b+ et b− afin d’obtenir des vecteurs normés selon le produit
scalaire I ; en vertu de nos calculs effectués en 3c,
√
√
1 0 ∓ u2 + b2
Ix(u,v) (v± , v± ) = b2± (∓ u2 + b2 1)
0 u 2 + b2 1
√ veut
= b2± [( u2 + b2 )2 + (u2 + b2 )] = 2(u2 + b2 )b2± = 1
1
⇒ b± = p .
2(u2 + b2 )
1 1
⇒ v± = √ ∓ xu + √ xv .
2 u2 + b2
Évidemment, multiplier l’un ou l’autre de ces vecteurs par −1 donne lieu à une
réponse tout aussi légitime ; nous pourrions spécifier un peu plus notre réponse en
exigeant d’avoir v+ × v− = n, mais ce choix serait quelque peu arbitraire...
Les directions asymptotiques correspondent aux vecteurs envoyés par S perpen-
diculairement (selon I) à eux-mêmes. Plutôt que de se lancer dans un calcul similaire
à celui nous ayant permis d’identifier les vecteurs propres, remarquons qu’il s’agit
des directions le long desquelles la courbure normale est nulle. Il s’agit donc des
vecteurs cos(θ)v+ + sin(θ)v− vérifiant, en vertu de la formule d’Euler, la relation
k+ (cos θ)2 + k− (sin θ)2 = 0, c’est-à-dire
b π π
0= ((cos θ)2 − (sin θ)2 ) ⇔ sin θ = ± cos θ ⇔ θ ≡ mod .
u2 +b 2 4 2
Bref, les directions asymptotiques sont
π π 1 1
A1 = cos v+ + sin v− = √ (v+ + v− ) = √ xv ,
4 4 2 u 2 + b2
3π 3π 1
A2 = cos v+ + sin v− = √ (v+ − v− ) = −xu .
4 4 2
Alternativement, dans le cas présent, puisque la matrice II n’a que des zéros sur sa
diagonales, nous pouvions immédiatement savoir que les deux directions asympto-
tiques étaient les directions coordonnées.
Les lignes asymptotiques, c’est-à-dire les courbes t 7→ α(t) sur la surface dont le
vecteur tangent α0 (t) pour tout t est une direction asymptotique à la surface au point
α(t), sont donc très simples à identifier dans le cas présent : il s’agit des lignes de
coordonnées ! Ainsi, les courbes [v = constante] (les “u-curves”), à savoir les “rayons”
SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE 7
de l’hélicoı̈de, sont des courbes asymptotiques (sans surprise, puisque qu’une droite
dans une surface est toujours une courbe asymptotique). Plus surprenant est que
les courbes [u = constante] (les “v-curves”), à savoir les hélices de l’hélicoı̈de, en
sont aussi ; cela signifie que le vecteur normal N d’une hélice est partout tangent à
l’hélicoı̈de, de sorte que “les hélices ne courbent qu’à l’intérieur de l’hélicoı̈de”.
Malheureusement, il n’est pas aussi simple ici d’identifier quelles sont les lignes de
courbure, c’est-à-dire les courbes t 7→ α(t) sur la surface dont le vecteur tangent α0 (t)
pour tout t est une direction principale à la surface au point α(t). Supposons que
s 7→ α(s) = x(u(s), v(s)) est une telle courbe, paramétrée par longueur d’arc. Ainsi,
son vecteur vitesse α0 (s) = u0 (s)xu (u(s), v(s))+v 0 (s)xv (u(s), v(s)) est unitaire et doit
donc être égal à v+ ou v− (le choix de + ou − ne change pas le long de α, puisque la
dérivée est continue et les deux directions principales sont perpendiculaires). Ainsi,
∓1 1
u0 (s) = √ et v 0 (s) = p .
2 2(u(s)2 + b2 )
Il s’agit d’un système d’équations différentielles pour une courbe s 7→ (u(s), v(s))
dans R2 , courbe qui représente α dans le système de coordonnées (u, v).
√
La première équation s’intègre aisément, donnant lieu à u(s) = u(0)∓s/ 2√
où u(0)
est une constante d’intégration. Quitte à reparamétrer la courbe s 7→ s ± 2u(0),
nous voyons que nous pouvons supposer u(0) = 0. En insérant cette expression dans
la seconde équation différentielle, nous obtenons
2 !−1/2
1 1 s 1 s
v 0 (s) = √ =√ 1+ √ ⇒ v(s) = v(0)+ √ arcsinh √ .
s2 + 2b2 2b 2b 2b 2b
Ainsi, les lignes de courbure suivant la direction principale v± sont données par
s 1 s
α±,v(0) (s) = x ∓ √ , v(0) + √ arcsinh √
2 2b 2b
s 1 s
= ∓ √ (cos v(s) , sin v(s) , 0) + 0, 0, bv(0) + √ arcsinh √ .
2 2 2b
Il est laissé à la discrétion du lecteur de récrire cette expression sous une autre forme.
8 SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE
RÉPONSE :
x̂ ŷ ẑ
xu × xv = −v sin u v cos u v = v(u cos u − sin u, u sin u + cos u, −1) ,
cos u sin u u
√ x u × xv (u cos u − sin u, u sin u + cos u, −1)
⇒ kxu × xv k = v 2 + u2 ⇒ n = = √ ;
kxu × xv k 2 + u2
xuu = (−v cos u, −v sin u, 0) , xuv = xvu = (− sin u, cos u, 1) et xvv = (0, 0, 0) ,
−uv
l = xuu · n = √ , m = xuv · n = 0 et n = xvv · n = 0 ,
2 + u2
l m 1 −uv 0
=⇒ II = =√ ;
m n 2 + u2 0 0
−1 1 G −F 1 1 + u2 −uv
I = = 2 ,
−F E
det I v (2 + u2 ) −uv 2v 2
−1 1 −(1 + u2 )uv 0 u −(1 + u2 ) 0
⇒ S = I II = 2 = ,
v (2 + u2 )3/2 u2 v 2 0 v(2 + u2 )3/2 uv 0
=⇒ K = det S = 0 .
c : Puisque les courbes {u = constante} sont des droites, leur courbure est
partout nulle : ce sont des courbes asymptotiques. Puisque K = 0, au
moins une des deux courbures principales est nulle. Par la formule d’Euler,
nous en déduisons qu’ici, une direction est asymptotique si et seulement
s’il s’agit d’une direction principale de courbure nulle. Ainsi, les courbes
{u = constante} sont partout tangentes à des directions principales (de cour-
bure nulle) et il s’agit donc de lignes de courbure. De manière alternative,
nous voyons directement que “les vecteurs” (0, 1) (qui correspondent dans les
10 SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE
repères {xu , xv } aux xv , qui sont tangents aux courbes {u = constante}) sont
des vecteurs propres (de valeur propre 0) de la matrice S ci-dessus.
xu · xv F uv
z := xu − xv = xu − xv = x u − xv .
xv · xv G 1 + u2
du dv uv du 1 + u2
= 1 et =− ⇒ =− .
dt dt 1 + u2 dv uv
En séparant les variables, nous obtenons l’équalité différentielle suivante le
long de chaque solution :
1 d(1 + u2 )
du dv
− 2
= −u 2
=
2 1+u 1+u v
Z u(t1 ) Z v(t1 )
u(t ) du 2dv 2 v(t1 )
⇒ − ln[1 + u2 ] u(t10 ) =
−2u = = ln[v ] v(t0 )
u(t0 ) 1 + u2 v(t0 ) v
⇒ ln[v(t1 )2 (1 + u(t1 )2 )] = ln[v(t0 )2 (1 + u(t0 )2 )] = constante c̃
p
⇒ |v(t1 )| 1 + u(t1 )2 = ec̃/2 =: c .
norme de ceci se calcule facilement, donnant kx(u, v(c, u))k = |c| : les autres
lignes de courbures de M se trouvent sur des sphères centrées à l’origine. En
fait, nous nous rendons compte que les autres lignes de courbure sur M sont
αc (u) := x(u, v(c, u)) = cβ̄(u), avec c > 0 (afin que v > 0).
SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE 11
v ν0 ν
0 0 ∗
xu = v(ν β̄ + ν β̄ ) , xv = ν β̄ ⇒ I=
v ν0 ν ν2
(Ici et pour ce qui suit, ∗ désigne une quantité (pas toujours la même !)
dont la connaissance précise ne nous intéresse pas. Nous avons utilisé aussi
β̄ · β̄ = 1 et (donc) β̄ 0 · β̄ = 0.)
z := xu − (F/G)xv = v (ν 0 β̄ + ν β̄ 0 ) − v ν 0 β̄ = v ν β̄ 0
y−1 ◦ x : U → S et x−1 ◦ y : S → U
sont lisses. (Nous ne l’avons pas montré, mais nous le tiendrons pour acquis.)
a : Soient y−1 ◦ x = (s(u, v) , t(u, v)) où (u, v) ∈ U et Q la matrice jacobienne:
∂s ∂s
Q= ∂u ∂v .
∂t ∂t
∂u ∂v
RÉPONSE :
Cette dernière décomposition est ainsi représentée dans les bases mentionnées
précédemment par le produit matriciel Id · Q · Id−1 = Q.
Or, il s’agit de la façon dont se transforme les vecteurs, c’est-à-dire les
composantes ; le changement de base, lui, se fait en sens inverse. Plus ex-
plicitement, tout vecteur v ∈ TP M peut être écrit comme axu +bxv et comme
cys + dyt , soit en notation matricielle [v]x = (a b)T et [v]y = (c d)T . Notre
calcul ci-dessus indiquent que
c a a c a
=Q ⇒ v = (xu xv ) = (ys yt ) = (ys yt )Q
d b b d b
∂s ∂s
−1 ∂u ∂u
−1 ∂u ∂v ∂s ∂t
(ys yt ) = (xu xv ) Q = (xu xv ) ∂t ∂t = (xu xv ) ∂v ∂v
∂u ∂v ∂s ∂t
∂u ∂v ∂u ∂v
= xu + xv xu + xv .
∂s ∂s ∂t ∂t
∂u ∂u
(s , t )
∂s 0 0 ∂t
(s0 , t0 )
(ys (s0 , t0 ) yt (s0 , t0 )) = (xu (u0 , v0 ) xv (u0 , v0 )) ∂v ∂v .
(s , t )
∂s 0 0
(s , t )
∂t 0 0
Par hypothèse sur les paramétrages, nous pouvons aussi considérer x−1 ◦ y
et le théorème de la fonction inverse nous apprend que
14 SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE
∂u ∂u
−1 ∂s ∂s
(s , t )
∂s 0 0 ∂t
(s0 , t0 ) ∂u
(u0 , v0 ) ∂v
(u0 , v0 )
∂v ∂v = ∂t ∂t ,
(s , t )
∂s 0 0
(s , t )
∂t 0 0 ∂u
(u0 , v0 ) ∂v
(u0 , v0 )
" #T " #
a c
IP (axu + bxv , cxu + dxv ) = (axu + bxv , cxu + dxv )P = (xu xv )P (xu xv )P
b d
xu c xu · xu x u · xv c
= (a b) · (xu xv )P = (a b)
xv P d xv · xu xv · x v P
d
c
h i
= (a b) IxP ,
d
h i
y s · ys ys · yt g g
IP (eys + f yt , gys + hyt ) = (e f ) = (e f ) IyP .
y t · ys yt · yt P h h
Ici, l’indice P signifie que nous évaluons les quantités au point (u0 , v0 ) (resp.
(s0 , t0 )).
SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE 15
" #T
h i
y ys
IP = · (ys yt )P = (ys yt )P · (ys yt )P
yt P
" #T " #
−1 −1 −1 T xu
· (xu xv )P Q−1
= (xu xv )P Q · (xu xv )P Q = Q
xv P
T h x i −1
= Q−1 IP Q .
fondamentale n’a rien d’une application linéaire d’un espace vectoriel vers lui-
même, mais qu’il s’agit plutôt d’une forme bilinéaire à valeurs réelles. Cela
montre aussi qu’une matrice est avant tout une notation pouvant servir à
représenter des choses foncièrement différentes.
T
[IIyP ] = [IyP ][SPy ] = (nxP · nyP ) Q−1 [IxP ]Q−1 Q[SPx ]Q−1
T T
= (nxP · nyP ) Q−1 [IxP ][SPx ]Q−1 = (nxP · nyP ) Q−1 [IIxP ]Q−1 .
Les racines des “deux” polynômes étant donc les mêmes, au signe près, les
valeurs propres sont identiques au signe près. Il s’agit ainsi d’un pseudo-
invariant géométrique. Cependant, en restreignant les paramétrages x
permis, de sorte que la base {xu , xv , nx } de R3 soit reliée à la base canon-
ique {e1 , e2 , e3 } via une transformation inversible de déterminant positif
(soit un élément de Gl+ (R3 )), alors les courbures principales deviennent
de “vrais” invariants.
courbure gaussienne : La courbure gaussienne est le déterminant de S,
soit encore le produit des valeurs propres. Ainsi, K ne dépend pas du
tout du paramétrage, puisque k1 k2 = (±k1 )(±k2 ) quel que soit le signe
±. Ainsi, la courbure gaussienne est un véritable invariant géométrique.
Cela suggère une importance particulière pour cette quantité.
courbure moyenne : La courbure moyenne est la moitié de la trace de
S. Ainsi, elle est sensible au signe ± ; il s’agit d’un pseudo-invariant
géométrique, mais d’une quantité Gl+ (R3 )-invariante.
directions principales : Il s’agit des sous-espaces propres de S dans R3 .
Ce sont des objets clairement indépendant du paramétrage. Cependant,
puisqu’une base de TP M de la forme {xu , xv } dépend du paramétrage,
la relation de ces directions principales avec une telle base dépend du
paramétrage, mais il s’agit pour un géomètre d’une “bonne” dépendance.
18 SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE
RÉPONSE :
Ceci découle directement des résultats présentés à la page 48 dans les notes de
Shifrin. En fait, puisque la surface est supposée réglée ici, par chaque point P passe
une droite (de R3 ) incluse dans la surface. En raison de l’exemple 3, cette droite est
une courbe asymptotique de la surface : d’un point de vue infinitésimale, il existe
donc une direction asymptotique en tout point d’une surface réglée. En raison du
corollaire 2.4, plus particulière de l’implication
Il y a une direction asymptotique en P =⇒ K = k1 k2 ≤ 0 ,
nous pouvons conclure.
SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE 19
RÉPONSE :
Intuitivement, il apparaı̂t tout à fait plausible que cette affirmation soit vraie. Pour
le démontrer, il suffit de montrer que pour un point P ∈ M (fixé, mais arbitraire2)
et pour une courbe C ⊂ M (fixée, mais arbitraire) tels que P ∈ C, l’hypothèse
K(P ) > 0 implique que κC (P ) > 0. L’idée maı̂tresse est de montrer que C est au
moins autant courbée que certaines courbes particulières sur M .
Voici trois approches différentes, intimement liées, mais plus ou moins détaillées ou
usant plus ou moins de résultats récemment vus en classe.
κC = κn sec φ ≥ κn ≥ 0 .
Or, de manière totalement générale, κn vaut tout au moins la plus petite des
courbures principales, disons k2 . Puisque K = k1 k2 > 0, les deux courbures
ont même signe et sont non nulles. Par ce qui précède, κC ≥ κn ≥ k2 > 0.
Cela termine la preuve.
La formule d’Euler nous dit que IIα(s) (T(s), T(s)) = k1 (s)(cos θ(s))2 +
k2 (s)(sin θ(s))2 où k1 (s), k2 (s) sont les courbures principales en α(s) et θ(s)
est ici l’angle entre T(s) et la première direction principale en α(s).
Par hypothèse, K(s) = k1 (s)k2 (s) > 0, donc k1 (s) et k2 (s) ont même signe
et sont non nuls, donc
κ(s) ≥ |k1 (s)|(cos θ(s))2 + |k2 (s)|(sin θ(s))2 ≥ min{|k1 (s)|, |k2 (s)|} > 0 .
22 SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE
RÉPONSE :
Rappelons les formules importantes. Les symboles de Christoffel sont des quantités
associées à un paramétrage (ce ne sont pas des quantités purement
géométriques)
que
E F
l’on calcule à partir de la première forme fondamentale [I]x = à l’aide,
F G
par exemple, du produit matriciel suivant :
−1 1 1
Ev Fv − 21 Gu
Γuuu Γuuv Γuvv E F 2
Eu 2
=
Γvuu Γvuv Γvvv F G Fu − 12 Ev 1
2
Gu 1
2
Gv
Rappelons que les symboles de Christoffel sont symétriques sous l’échange des deux
indices du bas, c’est-à-dire que Γuuv = Γuvu et Γvuv = Γvvu . Les équations de Codazzi
lient les symboles de Christoffel
auxcoefficients (et leurs dérivées) de la seconde
l m
forme fondamentale [II]x = comme suit :
m n
Chacune des équations de Gauss exprime la courbure gaussienne comme fonction des
symboles de Christoffel et d’un coefficient de la première forme fondamentale. En
particulier, la première équation est :
EK = (Γvuu )v − (Γvuv )u + Γuuu Γvuv + Γvuu Γvvv − Γuuv Γvuu − Γvuv Γvuv .
SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE 23
xu × xv = (0, 0, u) ⇒ n = (0, 0, 1)
xuu = (0, 0, 0) , xuv = (− sin v, cos v, 0) , xvv = (−u cos v, −u sin v, 0)
0 0 −1 0 0
[II]x = ⇒ [S]x = [I]x [II]x = (le plan ne courbe pas !)
0 0 0 0
K = det[S]x = 0 .
lv − mu = 0 − 0 = 0
= 0.0 + 0(u−1 − 0) − 0.0 = lΓuuv + m (Γvuv − Γuuu ) − nΓvuu
mv − nu = 0 − 0 = 0
= 0.(−u) + 0(0 − 0) − 0.u−1 = lΓuvv + m (Γvvv − Γuuv ) − nΓvuv
(sin v, − cos v, u)
xu × xv = (sin v, − cos v, u) ⇒ n = √
1 + u2
xuu = (0, 0, 0) , xuv = (− sin v, cos v, 0) , xvv = (−u cos v, −u sin v, 0)
−1 0 1
[II]x = √
1 + u2 1 0
−(1 + u2 )−1/2
−1 0
⇒ [S]x = [I]x [II]x =
−(1 + u2 )−3/2 0
1
K = det[S]x = − .
(1 + u2 )2
2u2 u2
2 −2 1 1
EK = 1.[−(1 + u ) ] = − = − − −
(1 + u2 )2 1 + u2 (1 + u2 )2 (1 + u2 )2
= (0)v − (u/(1 + u2 ))u + 0.u/(1 + u2 ) + 0.0 − 0.0 − u(1 + u2 )−1 u(1 + u2 )−1
= (Γvuu )v − (Γvuv )u + Γuuu Γvuv + Γvuu Γvvv − Γuuv Γvuu − Γvuv Γvuv .
SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE 25
Figure 1
26 SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE
Figure 2
SOLUTIONNAIRE DU TP 7 - GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE 27
Figure 3