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Impact de la croissance sur la défaillance au Maroc

Ce document présente une étude sur l'impact du ralentissement de la croissance économique sur l'évolution du nombre d'entreprises défaillantes au Maroc. Il présente une revue de la littérature sur la relation entre la croissance économique et la défaillance des entreprises. L'étude utilise une méthode économétrique pour estimer l'impact des composantes de la demande interne, comme la consommation des ménages et l'investissement, sur le nombre d'entreprises défaillantes.

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Impact de la croissance sur la défaillance au Maroc

Ce document présente une étude sur l'impact du ralentissement de la croissance économique sur l'évolution du nombre d'entreprises défaillantes au Maroc. Il présente une revue de la littérature sur la relation entre la croissance économique et la défaillance des entreprises. L'étude utilise une méthode économétrique pour estimer l'impact des composantes de la demande interne, comme la consommation des ménages et l'investissement, sur le nombre d'entreprises défaillantes.

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ISSN: 2658-8455

Volume 4, Issue 6-2 (2023), pp. 433-446.


© Authors: CC BY-NC-ND

L’impact du ralentissement de la croissance économique sur


l’évolution de la défaillance des entreprise Marocaines

The impact of the slowdown in economic growth on the evolution


of the failure of Moroccan companies

Mohammed DAAMOUCH, (Enseignant chercheur)


Laboratoire Business intelligence Gouvernance des organisations, Finance et criminalité
financière (BIGOFCF)
Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Ain Chock Casablanca.
Université Hassan II, Casablanca, Maroc

Houda HEFNAOUI, (Doctorante)


Laboratoire Business intelligence Gouvernance des organisations, Finance et criminalité
financière (BIGOFCF)
Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Ain Chock Casablanca.
Université Hassan II, Casablanca, Maroc

Faculté des sciences juridiques, économiques et sociale AinChock.


Adresse de correspondance :
Université HASSAN II Casablanca

Les auteurs n'ont pas connaissance de quelconque financement qui


Déclaration de divulgation :
pourrait affecter l'objectivité de cette étude.
Conflit d’intérêts : Les auteurs ne signalent aucun conflit d'intérêts.
DAAMOUCH, M., & HEFNAOUI, H. (2023). L’impact du
ralentissement de la croissance économique sur l’évolution de la
Citer cet article défaillance des entreprise Marocaines. International Journal of
Accounting, Finance, Auditing, Management and Economics, 4(6-2),
433-446. [Link]

Cet article est publié en open Access sous licence


Licence
CC BY-NC-ND

Received: September 26, 2023 Accepted: December 20, 2023

International Journal of Accounting, Finance, Auditing, Management and Economics - IJAFAME


ISSN: 2658-8455
Volume 4, Issue 6-2 (2023)

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Mohammed DAAMOUCH & Houda HEFNAOUI. L’impact du ralentissement de la croissance économique sur l’évolution
de la défaillance des entreprise Marocaines

L’impact du ralentissement de la croissance économique sur l’évolution de


la défaillance des entreprise Marocaines

Résumé :
L’entreprise constitue le pilier de toute économie, la disparition de la firme entraîne des répercussions néfastes au
niveau économique et sociale. De ce fait, La défaillance des entreprises suscite l’intérêt de plusieurs chercheurs
depuis plusieurs décennies. Accentué par La montée importante de nombre d’entreprises défaillantes dans le
monde à la suite de la crise des subprimes en 2008 et la crise sanitaire en 2019 l’importance des données
macroéconomique dans l’étude de la défaillance des entreprises est devenue une approche à part entière. Dans ce
sens, cette communication a pour objectif de démontrer l’impact de la conjoncture économique plus
particulièrement la demande interne sur l’évolution du nombre des entreprises défaillantes au Marocain en utilisant
la méthode des moindres carrés ordinaire. Plusieurs travaux se sont intéressés à l’impact de la croissance
économique mesurée par le PIB. Nous souhaitons à travers ce travail contribuer par une estimation de l’impact de
chaque composante du PIB sur le l'évolution du nombre d'entreprises défaillantes. Nous avons adopté l'approche
de consommation dans le calcul du produit intérieur ; nous avons retenu de la consommation finale des ménages,
l'investissement et les dépenses publiques comme variables explicatives. Nous avons réalisé une régression
multiple afin de vérifier nos hypothèses et nous avons pu conclure que la consommation finale des ménages et
l’investissement ont une relation négative avec le nombre d'entreprises défaillantes, et les dépenses publiques ont
une relation positive avec la défaillance des entreprises.

Mot clés : défaillance, croissance économique, économétrie, analyse MCO


Classification JEL : E10, 011
Type de l’article : Etude empirique

Abstract:
The company constitutes the pillar of any economy, the disappearance of the firm has harmful repercussions at the
economic and social level. As a result, business failure has attracted the interest of several researchers for several
decades. The significant rise in the number of failing companies around the world, accentuated by the subprime
crisis in 2008 and the health crisis in 2019, has underlined the importance of macroeconomic data in the study of
business failure. In this sense, this communication aims to demonstrate the impact of economic growth and its
components on the evolution of the number of failing Moroccan companies using the ordinary least squares
method. Indeed, several studies have focused on the impact of economic growth measured by GDP. the evolution
of business failure, that is to say in economic times the number of failures of failing companies increases, we wish
through this work to estimate the impact of each component of GDP on the evolution of the number of failing
businesses we will adopt the consumption approach in the calculation of GDP, that is to say, study the impact of
the final consumption of households, investment and public expenditure on our endogenous variable in order to
arrive For our purpose we will adopt the square proof method through a linear estimation. We were able to conclude
that household final consumption and investment negatively impact the number of failing businesses, and public
spending has a positive impact on business failure.

Keywords: Failure, Economic Growth, Econometrics,


Classification JEL: E10, 011
Type of article: Empirical study

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ISSN: 2658-8455
Volume 4, Issue 6-2 (2023), pp. 433-446.
© Authors: CC BY-NC-ND

1. Introduction
La prévention de la défaillance a depuis les années “30” suscité l'intérêt de plusieurs chercheurs.
Fitzpatrick (1932) considéré parmi les premiers chercheurs à avoir étudié la problématique de
la défaillance. Au Maroc, la défaillance des PME-PMI est l’une des préoccupations majeures
de l’état marocain. Selon l’analyse menée par le cabinet inforsik le Maroc était classé parmi les
trois derniers pays en termes de défaillance en 2017. Cette hausse inquiétante agit comme un
indicateur de la sensibilité des PME aux fluctuations macroéconomiques du tissu productif du
pays. D’autant plus que la crise économique actuelle a accentué l’intérêt porté aux défaillances
des entreprises.
Toutefois, on ne peut dissocier l’entreprise de son environnement économique, une croissance
positive va bénéficier à l’entreprise et une crise économique aura visiblement un impact sur
l’activité de l’entreprise. (Altman, 1983), a utilisé le profit de l’entreprise et le produit national
brut pour démontrer la relation négative entre le nombre de défaillances des entreprises et la
croissance économique, par ailleurs, la défaillance d’entreprise dépend potentiellement de la
conjoncture économique et du taux de croissance annuel du PIB. Cette décélération de la
croissance accroît la vulnérabilité des entreprises qui sont généralement confrontées à des
besoins en fonds de roulement. En période de ralentissement de la croissance, les entreprises
voient leur bénéfice baisser dû à l’effet accumulé de la baisse de la demande des ménages et le
resserrement des conditions d’octroi de crédit.
Les causes et les explications de la faillite varient aussi selon les approches adoptées par le
chercheur. Cependant, les études qui ont étudié la défaillance sous une approche
macroéconomique sont limitées et loin d’être extensives. Encore plus au Maroc, de ce fait,
l’objectif de cet article est d’étudier la défaillance des entreprises sous une dimension
macroéconomique, nous avons choisi de nous focaliser sur des déterminants réels de la
défaillance des entreprises. En répondant, à la problématique suivante : Dans quelle mesure
les composantes de la demande globale influencent-elle l’évolution du nombre des
entreprises défaillantes au Maroc ?
Pour y arriver, nous analyserons l’évolution de la défaillance des entreprises par rapport au
comportement du marché domestique à travers une estimation économétrique de l’impact de la
demande interne sur la défaillance des entreprises dans un contexte Marocain.
Dans une première partie, nous allons présenter une revue conceptuelle basée sur la théorie de
la croissance économique suivie d’une explication du phénomène de la défaillance. Ensuite au
niveau de la deuxième partie nous allons présenter la méthodologie ainsi que les étapes de la
modélisation basée sur la méthode des moindres carrés. Et finalement, nous allons discuter les
résultats obtenus et synthétiser les principales conclusions.

2. Croissance économique et défaillance des entreprises : Revue de


littérature et formulation des hypothèses
2.1. Théories mobilisées et définition du concept de la défaillance des entreprises
• Théories de la croissance économique
La croissance économique est considérée comme un élément important dans l’étude de la
défaillance des entreprises, une conjoncture défavorable met en périls les entreprises les plus
vulnérables. Il s’agit de la variable qui a un impact direct sur la défaillance de l’entreprise à
travers les ventes et les gains de l’entreprise. Le produit intérieur brut (PIB) qui n’est d’autres
que la valeur ajoutée agrégée des entreprises peut être considéré comme une variable de mesure
de la situation économique. C’est d’ailleurs la variable la plus utilisée dans les tests empiriques
et souvent corrélée négativement à la défaillance des entreprises (Altman, 1983; Blazy and

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Mohammed DAAMOUCH & Houda HEFNAOUI. L’impact du ralentissement de la croissance économique sur l’évolution
de la défaillance des entreprise Marocaines

Combier, 1997; Tirapat and Nittayagasetwat, 1999; Figlewski, Frydman and Liang, 2012;
Ibourk, Aazzab and Ayyad, 2016; Souiri, 2022). Une baisse négative des agrégats économiques
aura certainement un impact sur le profit de l’entreprise, les ventes et gain d’une entreprise
donnée sont dépendant de la consommation des ménages et au prix des facteurs de production.
La loi de l’offre et de la demande schématise le flux entre la consommation, l’investissement
et la production globale. La production globale est souvent considérée comme une variable
descriptive de la conjoncture économique. Comprendre sa décomposition et les relations entre
les agrégats qui la constituent s’avère nécessaire à une bonne compréhension et interprétation
de notre analyse.
La demande globale est exprimée par le produit intérieur brut, la fonction du PIB à l’équilibre
est exprimée comme suit :
𝑌 (𝑃𝐼𝐵) = 𝐶 + 𝐼 + 𝐺1
À l’équilibre tout ce qui est produit doit trouver acheteur cela suppose que le revenu global
national doit être dépensé en totalité donc tout ce qui n’est pas consommé et donc épargné doit
être investi.
Donc la production d’une économie qui n’est d’autres que la somme des valeurs ajoutées des
entreprises est constituée de la :
Consommation des ménages (CFM) ; la composante dominante de la demande, la
consommation des individus dépend d’autre facteur tel que les prix d’achat, le revenu et les
anticipations concernant les revenus et les prix futurs,
De l’investissement privé (FBCF) : qui se compose d’investissements immobiliers des
ménages ; des variations de stock et d’acquisition et construction de facilités productives ou
commerciales des entreprises. Il est à souligner que l’investissement ici désigne l’acquisition
de bien physique nouvellement produit et n’inclut pas les placements financiers.
Des dépenses publiques (G) : qui sont égalent à la valeur marchande totale des achats publics
directs de biens et services, distribuée entre de la consommation en bien et services de l’état
(les salaires des fonctionnaires, achat et fourniture…) et de l’investissement (constructions de
routes…) ainsi que les subventions destinées aux entreprises publiques et privées.
Principalement financées par les recettes fiscales (T) prélevée sur les contribuables. Sans
oublier qu’en période de crise l’état agit comme régulateur de la demande pour préserver
l’équilibre sur le marché économique.
• Définition de la défaillance des entreprises
La défaillance d’entreprise est un évènement du cycle de vie de l’entreprise ; il s’agit d’une
phase où l’entreprise souffre d’un dysfonctionnement qui menace sa rentabilité et par
conséquent sa survie. La défaillance peut être interprétée comme une régulation du nombre
d’entreprises, ceci par la disparition des entreprises dites marginale dont le volume de
marchandises vendues ne permet pas de couvrir la totalité des couts fixes et des couts variables
(Michaux, 1978).
Les explications de la défaillance d’entreprise ont fait sujet de nombreuses études et analyses
tant sur le plan théorique qu’empirique.
D’un point de vue financier, une entreprise est en détresse financière quand sa solvabilité est en
dégradation continue. Selon (Malécot, 1992)) l’entreprise n’est en difficulté financière que si
toute, ou une partie de sa solvabilité est affectée, autrement dit si elle se trouve dans l’incapacité
de respecter ses échéances (Blazy, 1996). (Beaver, 1966) définit la défaillance comme étant
l’incapacité de la firme à honorer ses obligations financières une fois celle-ci arriver à échéance.
La défaillance financière est basée sur l’analyse des ratios financiers. (Liang and Wu, 2005)
(Hol, Westgaard and Wijst, 2002) estiment que la défaillance financière est une situation où les

1
La fonction de la demande globale à l’équilibre

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ISSN: 2658-8455
Volume 4, Issue 6-2 (2023), pp. 433-446.
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cash flows générés par les entreprises ne suffisent plus à honorer les dettes qui arrivent à
échéance.
Dans une approche économique, selon l’INSEE2, l’entreprise est une « unité économique,
juridiquement autonome dont la fonction principale est de produire des biens ou des services
pour le marché ». Le but principal de l’entreprise c’est de produire des biens et services pour
les vendre est de réaliser des bénéfices. Dès lors que le bénéfice souhaité n’est pas atteint, c’est
qu’il y’a un dysfonctionnement quelque part. En théorie microéconomique la défaillance ou
sortie de marché s’opère quand l’entreprise n’arrive plus à maintenir un profit positif ou nul par
rapport au prix du marché. Une entreprise est défaillante économiquement quand sa
performance économique et financière est inférieure à celle de ses principaux concurrents
(Ooghe, Van Wymeersch, 1986). Une entreprise entre dans un processus de défaillance à la
suite d’un problème d’alignement à son environnement. Elle n’arrive plus à maintenir une
position stratégique viable sur son marché pour différentes raisons. (Crutzen and Caillie, 2008)
utilisent le terme processus afin de souligner que la défaillance est le résultat d’une détérioration
progressive de l’état de la firme.
Juridiquement la défaillance représente une sanction de la défaillance économique, et fait
intervenir le droit de défaillance en vigueur dans le pays concerné, il n’existe pas de loi de
faillite optimale pouvant être appliquée universellement (Israel & Berkovitch, 2016). (Blazy,
Charlety and Combier, 1993) définissent la Défaillance comme « la situation à partir de laquelle
une procédure de redressement est ouverte à l’encontre d’une entreprise ». Au Maroc Une
entreprise est considérée défaillante quand elle ne répond plus aux critères légaux et que la
cessation de paiement est décidée dans le cadre d’une procédure judiciaire, dans ce cas
l’entreprise dépose son bilan au tribunal de commerce.3
(Sharabany, 2004) a résumé ces trois approches pour conclure qu’il y’a défaillance quand :
o L’activité de l’entreprise est discontinue,
o L’activité ne dégage pas une rentabilité adéquate,
o L’entreprise fait l’objet d’une déclaration judiciaire d’insolvabilité.
Au niveau de notre étude, nous allons retenir la définition juridique ; c’est-à-dire que nous
allons considérer comme entreprise en défaillance les radiations, redressements judiciaires et
dissolutions judiciaires.
2.2. Revue empirique : l’impact de la croissance économique sur la défaillance des
entreprises :
La probabilité de défaut est liée au cycle économique national et international (Pesaran et al.,
2006). L’entreprise autant que système interagit dans un environnement complexe et divers.
Un changement dans les variables économiques a une influence sur le fonctionnement de
l’entreprise. (Altman, 1983) a pu démontrer qu’une diminution du produit national brut
influence le taux de défaillance des entreprises américaines à la hausse, dans leur étude sur les
causes de la défaillance des entreprises plus particulièrement le cas des entreprises françaises
(Blazy and Combier, 1997) ont conclu qu’il existe une relation inverse entre le niveau de
croissance économique mesuré par le PIB et le niveau de défaillance, d’autre part (Figlewski et
al., 2012) ont étudié l’impact d’un ensemble de variables macroéconomiques sur la probabilité
de défaillance, ils ont conclu que le PIB est lié négativement à l’apparition de la défaillance de
l’entreprise. (Tirapat & Nittayagasetwat, 1999) ont constaté lors d’une analyse sur des
entreprises Thai que le taux de croissance du PIB est négativement lié aux difficultés financières

2
L'Institut national de la statistique et des études économiques est chargé de la production, de l'analyse et de la
publication des statistiques officielles en France
3
Selon la Loi n° 73-17 du 19 avril 2018 abrogeant et remplaçant le Titre V de la loi n° 15-95 formant Code de
commerce relatif aux difficultés de l'entreprise.

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Mohammed DAAMOUCH & Houda HEFNAOUI. L’impact du ralentissement de la croissance économique sur l’évolution
de la défaillance des entreprise Marocaines

de celle-ci. Les mêmes conclusions ont était démontrées par (Ibourk, Aazzab and Ayyad, 2016;
Souiri, 2022) en étudiant l’effet du PIB et de la création des entreprises sur des données
marocaines.
D’autre part, plusieurs auteurs ont détecté qu’une baisse soudaine de la croissance, en période
de crise par exemple, l’effet est beaucoup plus accentué (Staw, Barry M., Sandelands and
Dutton, 1981; Zammuto and Cameron, 1982) d’autant plus qu’une période de morosité
économique imprévue peut causer la défaillance d’entreprises qui aurait pu survivre en période
normale (Fougère et al., 2013).
Ces travaux ont tous confirmé l’existence d’une relation entre la défaillance des entreprises et
le niveau de croissance, mais qu’en est -il du degré d’impact de chaque composante du PIB sur
la défaillance des entreprises. Peu de travaux se sont intéressés à cette spécification que nous
citons (Forest and Lemangnen, 2012) qui ont démontré à travers leur estimation que le
ralentissement de la consommation des ménages a un impact négatif et significatif sur les
défaillances, une baisse de 1% de la consommation des ménages est associée à une hausse de
0,06% de défaillance. (Simmons, 1989) a pu observer que les variables de la demande sont un
déterminant clé des faillites dans le commerce de détail, le transport routier et la construction.
Nous avons tenté d’explorer cette piste afin de déterminer l’impact de chaque agrégat de la
demande sur l’évolution de la défaillance des entreprises Marocaine à savoir la consommation
des ménages, l’investissement ainsi que les dépenses publiques. Ce choix est justifié par la
relation négative validée théoriquement et empiriquement entre la croissance du PIB et
l’évolution du nombre de défaillances ainsi que l’interaction étroite des entreprises avec ces
éléments, la consommation des ménages touche directement les ventes de l’entreprise ainsi que
la fixation des prix, l’investissement des entreprises est conditionné par les perspectives
économiques. Dans une conjoncture favorable, les entreprises ont tendance à investir plus, et
de restreindre les investissements dans une conjoncture. Et finalement nous avons les dépenses
publiques qui sont financées principalement par les cotisations des contribuables.
Nous avons négligé les exportations et les importations, car le tissu économique marocain est
composé principalement de TPME qui opérent au niveau national.
De ce fait, à travers cette étude, nous allons vérifier les hypothèses suivantes :
H1 : le ralentissement de la consommation des ménages impact à la hausse le niveau de
défaillance des entreprises ;
H2 : la baisse de l’investissement impact à la hausse le niveau de défaillance des entreprises ;
H3 : la hausse des dépenses publiques fait augmenter le niveau de défaillance des
entreprises.
Dans le paragraphe qui suit, nous allons présenter les données utilisées ainsi que la
méthodologie adoptée.

3. Méthodologie
Dans le but d’avancer des éléments de réponse à notre problématique, nous avons opté pour
une étude quantitative basée sur une modélisation économétrique auprès d‘un échantillon de 31
observations en utilisant le logiciel Eviews. Ainsi, nous avons procédé à l’estimation de
l’impact de la consommation des ménages, les dépenses publiques et l’investissement sur
l’évolution du nombre des entreprises défaillantes au Maroc.
3.1. Présentation des variables et données de l’étude
Notre analyse porte sur des séries chronologiques annuelles allant de la période 1991-2021. Les
données ont été collectées et transformées à partir de deux sources : les indicateurs de croissance
économique (consommation finale des ménages, l’investissement, les dépenses publiques, les
importations et les exportations) au Maroc publié par la Banque mondiale (Banque mondiale

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Volume 4, Issue 6-2 (2023), pp. 433-446.
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2022) Et le nombre d’entreprises en défaillance publié par L’Office Marocain de la Propriété


Industrielle et Commerciale (OMPIC). Les variables de recherche sont définies dans le
tableau1. Le logiciel d'analyse statistique Eviews 12 a été utilisé pour l'analyse des données.
Nous avons choisi d’estimer notre modèle à travers une régression linéaire multivariée, car nous
avons une base de théorique qui nous permet de définir les résultats escomptés :
Nous avons décidé d’analyser chaque composante de la demande au lieu du PIB synthétisé. S’il
existe une relation entre l’évolution du nombre de défaillances d’entreprise et le PIB, il y’aura
forcément une relation entre les éléments qui le compose et la défaillance.
Tableau 1 Présentation des variables de l'étude
Variables Description Nature du choc
DEF Le nombre annuel des entreprises radiées au Maroc Endogène
CFM Consommation finale des ménages Exogène
FBCF Formation brute du capital final Exogène
DLG Dépenses publiques de l’état Exogène
Source : Elaboration des auteurs
3.2. Spécification du modèle
L’influence des agrégats de la croissance économique sur l’évolution du nombre des
défaillances des entreprises sera analysée avec un modèle de première différence sur des
données logarithmiques annuelles, la régression linéaire nous permet de quantifier l’impact des
variables indépendantes sur la variable dépendante à travers l’estimation des coefficients ai
L’équation se présente comme suit :
𝑦𝑖 = 𝑎𝑜 + 𝑎1𝑋1 + 𝑎2𝑋2 … … … . . +𝑎𝑝𝑋𝑝 + 𝑖
i= 1,……,n
i : l’estimation d’erreur du modèle
A0, a1 = paramètre du modèle
Avec
Yi= Le nombre annuelle des entreprises marocaines en défaillance
X1 : (FBCF) Formation brute de capital fixe (unités de devises locales courantes) ;
X2 : (CFM) Dépenses de consommation finale des ménages (unités de devises locales
courantes) ;
X3 : (DLG) Dépenses nationales brutes (unités de devises locales courantes).

4. Analyse empirique de la relation entre la défaillance des entreprises et la


croissance économique
4.1 Analyse descriptive de l’évolution des variables retenues
Dans ce qui suit, nous allons décrire à travers des graphes l’évolution de chaque agrégat de la
période allant de 1991 à 2021, en démontrant les périodes de récession.
Durant les années 90 le pays a connu plusieurs récessions, il a enregistré un recul de 2,1% et de
0,7% deux années successives 1992 et 1993 respectivement pour ensuite connaitre une
croissance de en 1994 n’a pas été en mesure de faire face à l’évolution démographique ce qui a
entrainé une hausse du chômage, pour ensuite inscrire sa plus forte contraction en 1995. Et puis
une baisse significative en1997 et 2000 jusqu’en 2020 ou le confinement lié à la crise sanitaire
de la COVID19 qui a engendré un double choc de l’offre et de la demande.
Par ailleurs le Maroc a échappé à la crise apparue en 2008 aux états unis étant donné sa faible
intégration dans la finance mondiale.

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Mohammed DAAMOUCH & Houda HEFNAOUI. L’impact du ralentissement de la croissance économique sur l’évolution
de la défaillance des entreprise Marocaines

Figure 1 évolution du PIB extrait de base de la banque mondiale représenté graphiquement par l'auteur

15

10

0
1991 1993 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017 2019 2021

-5

-10

Source : Elaboration des auteurs


À travers les graphiques nous constatons que le nombre de défaillances a connu une
augmentation régulière annuelle, pour baisser légèrement en 2018 de 0,76 % et reprendre en
2019 avec une augmentation de presque 5%. L’année 2016 a connu une augmentation
significative du nombre de défaillances. En 2021, l’année de la postpandémie de la COVID19,
le nombre de défaillances a connu une hausse vertigineuse (60%) du au choque double de l’offre
et de la demande.
Nous constatons que les périodes marquées par une baisse du PIB sont celles qui inscrivent une
baisse de consommation significative, la consommation a baissé de 3,1 en 1997 et 2,53 en 2020.
Quant aux dépenses publiques nous constatons une évolution négative pendant les périodes de
récession (1995 et 1997), en revanche en 2020 les dépenses publiques ont maintenu une légère
augmentation, ceci peut être expliqué par les aides et subventions octroyées aux entreprises et
ménages pendant la période du confinement ainsi que les dépenses engagées dans l’équipement
des hôpitaux et le secteur de la santé.
Généralement la consommation constitue la majeure partie de la demande, elle connait des
fluctuations légères et reste généralement faible, tandis que l’investissement privé connait des
fluctuations plus importantes et par conséquent un impact plus important sur le PIB, les courbes
de la CFM et du FBCF le montrent clairement surtout sur la période comprise entre 2015 et
2021.
D’ailleurs, ces périodes de récession sont celles associées à un niveau élevé de défaillance, en
1997 le taux de défaillance avait augmenté de plus de 170% ainsi qu’en 2000 (133%).

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Figure 2 Évolution de la DEF et des Agrégats économique (FBCF; G; CFM) réalisé par l'auteur sur Eviews
DLCFM DLFBCF
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.15
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.05
.05
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2021

1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
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Source : Elaboration des auteurs
Nous pouvons remarquer dans une première lecture du graph ci-dessous, que les périodes
marquées par une baisse de la consommation finale sont associées à une augmentation
importante de la défaillance, et les périodes d’augmentation de l’investissement sont suivies par
une réduction de la défaillance des entreprises. Puis, les périodes marquées par une importante
hausse des dépenses publiques coïncident avec une hausse significative du taux de défaillance.
Graphique 1 : Fluctuation de la défaillance et des éléments de la demande interne

Défaillance et fluctuation de la demande


20% 200%

15% 150%
10%
100%
5%
50%
0%
0%
-5%

-10% -50%

-15% -100%

Def FBCF % CFM % G%

Source : Elaboration des auteurs

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[Link]
Mohammed DAAMOUCH & Houda HEFNAOUI. L’impact du ralentissement de la croissance économique sur l’évolution
de la défaillance des entreprise Marocaines

4.2. Estimation et résultats de la régression linéaire


Le F de fisher est supérieur du F théorique 2.96 donc le modèle est globale significative, le t
de student de chaque variable est supérieur du t théorique (2.052) donc les variables retenues
sont significatives. Et le test de Durbin-watson (r=2.16) qui montre absence de autocorrélation
des résidus. De plus, le test de normalité de jarque Bera utilisé pour évaluer la normalité des
résidus d’un modèle de régression confirme que les résidus suivent une loi normale ainsi que le
Test de Ramsey qui est un test statistique qui nous permet de détecter les erreurs de spécification
dans un modèle de régression linéaire, nous avons trouvé que la probabilité est supérieure au
seuil de risque 5% donc non-rejet de l’hypothèse nulle qui est l’absence d’erreur de
spécification (voir annexe).
Tableau 2 Estimation du modèle sur Eviews

Variable Coefficient Std. Error t-Statistic Prob.

DLCFM -11.00108 3.825647 -2.875613 0.0079


DLFBCF -3.632564 1.718961 -2.113232 0.0443
DLG 14.09817 4.493105 3.137735 0.0042
C 0.125530 0.095905 1.308909 0.2020

R-squared 0.276140 Mean dependent var 0.137346


Adjusted R-squared 0.192618 S.D. dependent var 0.361577
S.E. of regression 0.324893 Akaike info criterion 0.712923
Sum squared resid 2.744439 Schwarz criterion 0.899749
Log likelihood -6.693846 Hannan-Quinn criter. 0.772690
F-statistic 3.306188 Durbin-Watson stat 2.165889
Prob(F-statistic) 0.035802

Source : Elaboration des auteurs


Nous pouvons écrire notre modèle comme suit :
Equation estimée:
DLDEF = C (1) *DLCFM + C (2) *DLFBCF + C (3) *DLG + C (4)
Equation avec coefficient
DLDEF = -11.001*DLCFM - 3.632*DLFBCF + 14.098*DLG + 0.125
La relation entre le nombre de la défaillance des entreprises et la consommation finale des
ménages ainsi que l’investissement privé est négative, on peut dire que la baisse de ces deux
agrégats augmenterait le nombre de défaillances des entreprises ; pour chaque 10 000 de baisse
de CFM et du FBCF le nombre d’entreprises défaillance augmentera de 11% et de 3,5%
respectivement. Nous remarquons que la consommation finale des ménages a un impacte plus
important ; cela peut s’expliquer par la relation directe entre le consommateur et les ventes de
l’entreprise, aussi par la part importante de la consommation finale des ménages dans la
demande globale. On pourrait parler aussi de la relation entre la DEF et le FBCF en période de
conjoncture ou de baisse de la demande si les entreprises ont tendance de baisser leur
investissement, et cette baisse d’investissement pourrait résulter à une baisse de la qualité ou
de la quantité de la production et donc baisse du chiffre d’affaires. D’autre part, la politique
fiscale peut expliquer la relation positive entre la DEF et les dépenses publiques.
4.3. Discussions des résultats
À travers de notre analyse, nous avons pu vérifier les trois hypothèses émises au départ (tableau
ci-dessous).
Nous pouvons dire que la relation négative entre le PIB et la défaillance des entreprises abrite
une relation négative entre la défaillance et la consommation des ménages ainsi que
l’investissement de façon simultanée, et une relation positive entre la défaillance et les dépenses

442
[Link]
ISSN: 2658-8455
Volume 4, Issue 6-2 (2023), pp. 433-446.
© Authors: CC BY-NC-ND

de l’état. Nous constatons que l’impact de la demande est plus important que celui de
l’investissement, mais avec le même sens inverse.
Hypothèse Description Validée Coefficient Sens de la relation
H1 : le ralentissement de la
consommation des ménages impact à la
H1 OUI -11.001 (-)
hausse le niveau de défaillance des
entreprises
La baisse de l’investissement impact à
H2 la hausse le niveau de défaillance des OUI - 3.632 (-)
entreprises
L’augmentation des dépenses
H3 publiques fait augmenter le niveau de OUI 14.098 (+)
défaillance des entreprises.
Source : Elaboration des auteurs
Nos résultats par rapport à l’impact négatif de la demande sur la défaillance est aligné avec les
travaux de (Simmons, 1989; Forest and Lemangnen, 2012). Ceci se conforme également à la
théorie économique générale ; La consommation des ménages représente la demande principale
dans le marché des biens et services, elle contribue fortement aux chiffres d’affaires des
entreprises. La faiblesse de la demande impacte les réalisations des entreprises ainsi que leur
rendement. Une baisse de la consommation est égale à une baisse de valeur ajoutée pour
l’entreprise. D’ailleurs, la faiblesse du pouvoir d’achat du consommateur marocain est parmi
les freins au développement des PME et des entreprises au Maroc. D’autre part,
l’investissement permet le développement de la structure productive de l’entreprise et contribue
à son évolution.
Dans l’absence de travaux empirique ayant employé les mêmes variables explicatives, nous
allons expliquer les résultats obtenus par rapport à la théorie macroéconomique :
L’investissement global peut aussi être considéré comme un indicateur de prospérité de
l’entreprise, de ce fait une augmentation en investissement va contribuer dans la réduction de
la disparition des entreprises.
L’augmentation des dépenses publiques implique une augmentation des défaillances, l’État
génère son revenu principalement des impôts et contributions fiscales. Si l’état voit ses charges
augmenter, elle va exercer une pression fiscale sur les entreprises. Ces cotisations pèsent lourd
sur la trésorerie de l’entreprise et sur sa solvabilité.

5. conclusion
L’objectif de cet article et de quantifier l’impact des agrégats économiques qui composent la
demande globale sur le nombre de défaillance des entreprises Marocaines entre 1991 à 2021 à
l’aide de la méthode des moindre carrées. Nous avons présenté les principaux apports de la
théorie de la croissance économique et définit le concept de la défaillance des entreprises.
Ensuite nous commencé notre analyse empirique par une analyse descriptive qui nous a permis
de comparer l’évolution de la défaillance par rapport aux éléments de la demande interne. À
titre de rappel, nous avons retenus la consommation des ménages, l’investissement privé ainsi
que les dépenses publiques comme variables indépendantes. Ensuite, nous avons réalisé une
régression multiple, le F de Fisher ainsi que le test de Durbin watson nous a permis de vérifier
que le modèle est globalement significatif, l’estimation a démontré que les trois variables sont
significatives au seuil de risque de 5% et nous avons obtenus des signes conforme à la théorie.
Les résultats démontrent que le niveau de défaillance des entreprises est influencé par la baisse
de la consommation globale et de l’investissement des entreprises avec un impact plus

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[Link]
Mohammed DAAMOUCH & Houda HEFNAOUI. L’impact du ralentissement de la croissance économique sur l’évolution
de la défaillance des entreprise Marocaines

important de la consommation. Il s’agit d’un élément qui détient une relation directe avec les
bénéfices de l’entreprise.
D’autre part, Les dépenses publiques ont un impact éloigné sur l’évolution de la défaillance des
entreprises. D’un côté, celles-ci sont financées principalement par les cotisations des
contribuables mais de l’autre cote le gouvernement octroi des subventions et des aides aux
entreprises nouvellement crées ou en difficultés. L’augmentation des dépenses publiques
pourrait aussi élargir les délais de paiement, dans ce sens, il serait aussi intéressant de
décortiquer cette rubrique afin de mieux comprendre le comportement de la défaillance par
rapport aux dépenses publiques.

Références

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© Authors: CC BY-NC-ND

P . Simmons Published by : Wiley on behalf of the Royal Economic Society Stable


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445
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Mohammed DAAMOUCH & Houda HEFNAOUI. L’impact du ralentissement de la croissance économique sur l’évolution
de la défaillance des entreprise Marocaines

Annexes :
Figure 3 Test de Normalité de jarque bera
7
Series: Residuals
6 Sample 1992 2021
Observations 30
5
Mean 1.78e-16
4 Median -0.019474
Maximum 0.659128
3
Minimum -0.610048
Std. Dev. 0.279115
2
Skewness 0.261974
1 Kurtosis 3.397702

0 Jarque-Bera 0.540862
-0.6 -0.4 -0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 Probability 0.763051

Ramsey RESET Test


Equation: RESIDU
Omitted Variables: Squares of fitted values
Specification: DLDEF DLCFM DLG DLFBCF C

Value df Probability
t-statistic 0.255981 25 0.8001
F-statistic 0.065526 (1, 25) 0.8001
Likelihood ratio 0.078528 1 0.7793

F-test summary:
Sum of Sq. df Mean Squares
Test SSR 0.007174 1 0.007174
Restricted SSR 2.744439 26 0.105555
Unrestricted SSR 2.737265 25 0.109491

LR test summary:
Value
Restricted LogL -6.693846
Unrestricted LogL -6.654581

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