PÉRIARTÉRITE NOUEUSE (PAN)
DR SAKHRI
Introduction
Intérêt de la question
Classification
Pathogénie
Anatomopathologie
Diagnostic positif
Diagnostic différenciel
Formes cliniques
Évolution et complication
Pronostic
Traitement
Conclusion
Introduction
La PAN est une vascularite inflammatoire , nécrosante ,systémique.
Décrite pour la première fois en 1866 par Küssmaul et Maier.
Atteint les vaisseaux de moyen et petit calibre ≥70-150μm.
L’atteinte des petits vx définit la Polyangéite microscopique.
La PAN peut être primitive ou secondaire à une infection par VHB et très rarement un autre agent
étiologique.
caractérisée par la présence d’une nécrose fibrinoïde, d’un infiltrat riche en PN au niveau de la
paroi artérielle .
Le tableau clinique est très polymorphe.
Des critères pronostiques ont permis des progrès thérapeutiques et une amélioration de la survie.
Intérêt de la question
Épidémiologie:
- Incidence de la PAN à 0,7/100 000 h,
- Prévalence :
6,3/100 000 h (Scott 1982)
3,48/100 000 h (Mahr 2002)
- L’incidence diminue ++: meilleure prévention des maladies virales
- Touche tout les âges, avec une prédominance entre (40-60 ans)
Pathogénie:
la cause de la PAN reste inconnue mais l’association avec plusieurs virus en particulier HBV , VIH, le
parvovirus B19, CMV et le VHC n’est pas rare.
Clinique:
très polymorphe Cependant, le tableau le plus classique est celui d'une multinévrite avec altération de
l'état général.
Pronostique:
grave spontanément c’est pourquoi un score pronostique est indispensable pour guider le traitement
Thérapeutique :
Le traitement doit être adapté à la sévérité de la maladie, fait appel aux corticoïdes et
immunosuppresseurs
Classification des vascularites
Toutes les vascularites comportent une atteinte inflammatoire de la paroi vasculaire.
Certaines vascularites sont nécrosantes et d’autres sont caractérisées par des infiltrats de
cellules géantes et d’autres par leucocytoclasie .
Toutes les classification prennent en compte des critères cliniques, biologiques et histologiques .
Classement de Chapel hill : en fonction
Taille des Vx
Caractère « non nécrosant » ou « nécrosant »
± ANCA
- Elle met en perspective les critères histologiques et les mécanismes pathologiques.
- Elle parait avoir le plus grand intérêt , en raison de sa simplicité
Pathogénie
1-PAN associée à une infection virale:
L’association avec une infection par VBH est très fréqt (PAN-VHB).
VHB en cause est le + svt de type sauvage mais des virus mutants sont de +en + rencontrés.
Typiquement, la PAN est la conséquence d’une forte réplication du VHB.
les complexes immuns se formeraient en présence d’un excès d’Ag du VHB.
Le poids moléculaire de l’Ag Hbe dans sa forme complexée aux Ig est impliqué dans la survenu
des lésions.
Le mécanisme le plus fréquent est le dépôt de complexe immuns circulants a l’origine des lésion
inflammatoires de la paroi vx.
L’association à d’autres virus, en particulier le VIH, le parvovirus B19, le CMV et le VHC associé
avec une cryoglobulinémie mixte n’est pas rare .
2- PAN NON ASSOCIÉE À UNE INFECTION VIRALE:
o Au cours de la PAN, seules les artères sont le site des lésions de vascularites à cause des motifs
structuraux et/ou auto antigènes .
o Des phénomènes rhéologiques pourraient être à l’origine de la survenue des lésions de
vascularites.
o Dans les artères( bifurcations₊₊₊) les cellules endothéliales subissent des forces de cisaillement
modifications morphologiques et fonctionnelles ( sécrétion de facteur von Willebrand et
l’expression du facteur de transcription NFk-B et de la molécule d’adhésion intercellular adhesion
molecule-1) +macrophage au niveau de ces zones
Anatomopathologie
C’est une vascularite inflammatoire nécrosante, touchant les vaisseaux de moyen et petit
calibre, avec des lésions segmentaires , transmurales et circonférentielles siégeants volontiers
aux bifurcations artérielles.
Toutes les artères peuvent être touchées à l’exception des artères pulmonaires (≠ PAM).
Les muscles sont très riches en artères de moyen calibre siège électif des biopsies.
Diagnostic positif
A. Clinique
1- Signes généraux :
altération de l’état général précoce et inaugurale de la maladie marqué par :
-Amaigrissement trés important .
-Fièvre avec sueur .
-Asthénie.
-anorexie.
2- Manifestations rhumatologiques :
-Myalgies et fonte musculaire.
-Arthralgies de rythme inflammatoire, asymétriques.
-Arthrite : souvent asymétrique, siégeant aux membres inférieurs.
-Une périostite des diaphyses et métaphyses est parfois observée, responsable de douleurs
osseuses.
3- Manifestations neurologiques :
Atteinte périphérique :
- Multinévrite :
- topographie distale, brutale, touchant les membres inférieurs (en particulier le nerf sciatique
poplité externe SPE) et les membres supérieurs (radial, cubital, médian).
-Douleur et paresthésie, suivies de la paralysie ± oedème segmentaire.
-Amyotrophie : apparaît rapidement et contribue à la fonte musculaire.
-les signes sensitifs peuvent être dominants (hypo ou hyperesthésie, anesthésie douloureuse).
- Nerfs crâniens : Atteinte peu fréquente ,Paralysie du III, VI, VII, VIII.
Atteinte centrale : Peu fréquente
- S’observe dans les formes graves.
-La comitialité, généralisée ou focalisée, dans un contexte fébrile et chez un sujet jeune doit
faire discuter le diagnostic de PAN.
- Déficits centraux.
- Méningite lymphocytaire. Rarement hémorragie méningée.
- Bonne évolution sous corticoïdes.
4. Manifestations cutanée: 04 types de lésions:
Purpura vasculaire :
- lésions papulo-pétéchiales, polymorphes, composées d’éléments de taille et d’âge différent.
- L’infiltration est inconstante mais les éléments infiltrés sont les plus typiques et doivent être le
siège de biopsie.
Nodules :
- nombre variable.
- Disséminés à tout le corps mais prédominant aux membres sur le trajet vasculaire.
- Fugaces, petite taille (0.5-2cm), généralement indolores.
- Profondément enchâssés dans l’hypoderme
Livedo : Racemosa ou reticularis .
Lésions ulcéronécrotiques et gangréneuses : lésions ischémiques artérielles qui siègent le plus souvent
aux orteils et doigts.
5. Atteinte pulmonaire:
Les manifestations pulmonaires ne font pas partie du tableau de la PAN
Asthme (15 % des cas) : grave et corticodépendant. Il est en fait rare dans la PAN classique.
Les autres atteintes (25 % des cas): épanchements pleuraux et des infiltrats interstitiels
éosinophiliques.
6. Appareil uro-génital:
o Néphropathies vasculaires (20 % des cas),avec oligo-anurie et hypertension artérielle (HTA)
sévère.
o Néphropathie glomérulaire est rare au cours de la PAN
o Les risques de la PBR sont grands : rupture rénale et hémorragie par lésion anévrismale.
o Des lésions urétérales sont possibles (sténoses) mais rares.
o L’orchite (aseptique, fébrile avec altération de l'état général) est un des signes classiques de
découverte de la PAN, elle est fréquente dans les formes liées au virus de l'hépatite B (HBV).
7. Manifestations cardiovasculaires: 40 % des cas.
- C'est une myocardite sans angor, d'évolution rapide avec troubles du rythme, HVG, BB, évoluant vers
l'insuffisance cardiaque et aggravée par l'hypertension artérielle.
- Les péricardites sont rares.
-L'hypertension artérielle est fréquente, précoce dans 40 % des cas. Elle persiste en règle après
guérison avec son évolution propre.
-Les atteintes artérielles distales aboutissent à des gangrènes des orteils ou des doigts
-Un acrosyndrome est parfois observé.
8. Manifestations digestives
-fréquentes,
-pouvant révéler la maladie,
- peuvent être de mauvais pronostic,
-source de complications graves ,
- constamment associées à des dlr abdominales.
- Prédominance des lésions du grêle : douleurs intenses, hémorragie, perforation (mauvais pronostic).
- Localisation vésiculaire et appendiculaire : classiques, parfois révélatrices.
- Atteinte pancréatique : rare. Pancréatite aiguë œdémateuse.
- Atteinte hépatique : généralement témoin de l’infection par le virus de l’hépatite , exceptionnellement
infarctus hépatique ou hématome.
9. Atteintes rares:
-infarctus osseux et périostites des os longs.
-sclérite et décollement de rétine.
- rupture splénique.
- sinusites.
-atteintes mammaires.
B-Examens complémentaires :
1-Biologie:
Syndrome inflammatoire : souvent présent.
- VS accélérée > 60mm.
- CRP élevée.
- Fibrinogène élevé.
- Anémie inflammatoire,
-hyperleucocytose (avec hyper éosinophilie > 400/mm3)
Immunologie :
- Elévation des α2 et γ globulines.
- Hypocomplémentémie.
- Cryoglobuline : présente dans 5% des cas.
- Complexes immuns circulants.
- Sérologies de l’hépatite B : (+) dans 40%
- La sérologie HCV est beaucoup plus rarement positive dans la PAN , de même que la sérologie
VIH
- FAN : négatif
-ANCA de type p anti-myéloperoxydase, sont habituellement absents sauf chez 15 % PAN
2- Angiographie :
Examen invasif mais intérêt diagnostique et pronostique.
Indications :
- Suspicion d’une atteinte vasculaire suite à un syndrome abdominal ou lombaire ou épisode
ischémique.
- HTA justifiant une angiographie.
- Biopsie rénale justifiant une angiographie préalable.
- Forte suspicion de PAN mais échec des autres investigations.
Résultats :
- Anévrismes artériels : très spécifiques. 1-5mm de diamètre (microanévrismes) mais parfois plus
grands avec risque de rupture.
- Siège : bifurcation artérielle au mésentère, reins, foie.
- Oblitérations artérielles : surtout aux reins.
- Hématomes : surtout rénaux et périrénaux.
- Une artériographie normale n’élimine pas le diagnostic.
3- EMG : Objective une neuropathie axonale, des anomalies latentes dans les zones qui semblent
indemnes guider la biopsie.
4. Histologie:Examen essentiel au diagnostic.
- biopsie Surtout au niveau du muscle.
- effectuée en zone malade, guidée par l’examen clinique et l’EMG.
- La biopsie peut s’orienter vers la peau ou les reins (si plainte).
- La lésion élémentaire est la panvascularite avec nécrose fibrinoïde.
- S’il existe une neuropathie sensitive ou sensitivomotrice, la biopsie neuromusculaire est plus rentable
-le diagnostic positif est
difficile et retardé.
-Suspecté sur les signes
généraux, l’atteinte poly
systémique, les lésions
cutanées, la neuropathie
périphérique ou l’atteinte
rénale, la biologie.
-Confirmé sur l’anapath ++
et l’angiographie.
Critères
diagnostiques
Formes cliniques
1- PAN liée au virus de l’hépatite B :
- L’hépatite B est la seule étiologie bien établie de la PAN ,Elle doit être recherchée dans tous les cas
par l’interrogatoire et la sérologie
- Cette étiologie s’est cependant raréfiée par la vaccination.
- L’orchite serait dans ce cas plus fréquente de même que l’HTA et les signes digestifs.
2-PAN et autres virus:
-VIH.
-Une primo-infection par le parvovirus B19
- Il s’agit plus rarement d’une PAN authentique (atteinte des vaisseaux de moyen calibre) au
cours d’une infection VHC vascularite cryoglobulinémique des petits vaisseaux.
3- Formes associées :
De rares cas d’association avec la dermatopolymyosite, la maladie de Horton et les cancers (hémopathies
et tumeurs solides) ont été décrits.
4- Formes de l’enfant :
Souvent post-streptococciques et souvent cutanées pures (Il faut la distinguer du syndrome de Kawasaki
critères de Kato )
5- Formes localisées :
a-limitée à un organe :
- Rare, sans manifestations systémiques.
- Par ordre de fréquence : appendice, vésicule biliaire, intestin, utérus, testicule.
- Une atteinte isolée du système nerveux périphérique sans signes systémiques n’est pas exceptionnelle.
b-PAN cutanée :
- Environ 10% des PAN.
- Prédomine aux membres inférieurs, se caractérisant par des nodules douloureux volontiers
entourés d’un livedo et d’ulcérations d’origine artérielle.
- Histologie : identique à celle de la PAN systémique.
- Parfois d’autres signes s’y associent : arthralgies, myalgies, multinévrite.
- Evolution le plus souvent favorable avec rémission spontanée ou sous traitement corticoïde
mais risque de rechute et rarement passage à une PAN systémique
Diagnostic différentiel
1- Embolies de cholestérol :
- Peuvent simuler la PAN.
- Touchent habituellement les sujets âgés avec terrain athéromateux sévère.
- Tableau trompeur d’atteinte polyviscérale avec syndrome inflammatoire, hyperéosinophilie et
insuffisance rénale.
- L’existence d’orteils pourpres est évocatrice.
- Diagnostic : circonstances déclenchantes ou aggravantes (chirurgie), présence de cristaux de
cholestérol au fond d’oeil, biopsie du tissu cible.
- Pronostic : sombre.
2- Septicémie, endocardite, myxome de l’oreillette gauche : Peuvent présenter un tableau proche de celui
de la PAN.
3- Vascularite de la PR :
- PR dite maligne.
- PR ancienne, nodulaire avec des signes extra-articulaires.
- Tableau de vascularite nécrosante aiguë, avec gangrènes distales, multinévrite et peu d’atteinte
rénale.
4-Vascularites à ANCA touchant les petits vaisseaux :
- Angéite de Churg-Strauss
- Polyangéite microscopique
- Granulomatose de Wegener
Polyangéite microscopique
vascularite nécrosante , primitive , systémique ,touche les vaisseaux de petits calibre sans
granulomes .
les manifestations cliniques sont très proches de celles de la PAN en dehors de l'atteinte rénale et
pulmonaire.
La paroi vx est le siège d’une nécrose fibrinoïde avec un infiltrats inflammatoire (PNN+++, lymph ,
éosinophil).
Thrombose de la lumière vx peut être associée .
L’absence d’atteinte des vx de moyen calibre et de micro anévrisme distingue les lésion de la PAM
de celles de la PAN.
Pas de granulome extra vasculaire comme dans le Wegener .
Tt les tissu peuvent être touchés mais le rein et la peau sont les 2 sites de prédilection des
biopsies .
caractérisée par la présence d'une glomérulonéphrite rapidement progressive qui est presque
constante et par l'atteinte pulmonaire qui est absente dans la PAN.
La PAM reste d'étiologie inconnue.
Son pronostic est amélioré par la corticothérapie et les immunosuppresseurs .
5-Angéite isolée du système nerveux central :
Impose d'éliminer au préalable une localisation cérébrale d'une autre vascularite systémique. Le
diagnostic repose sur la PLet l'artériographie, parfois la biopsie méningée.
6- purpura rhumatoïde
7-Vascularite des cryoglobulinémie
évolution
o La survie après 05ans est autour de 80-85%
1- Modes évolutifs :
- Forme suraiguë rebelle d’emblée au traitement.
- Forme aiguë contrôlée par le traitement et évoluant avec ou sans séquelle en moyenne sur 2 ans
(PAN + HBV).
- Forme à évolution prolongée avec risque de séquelles et de
diagnostic tardif.
2- rechute :
- les rechutes sont rares au cours de la PAN liée au virus de l’hépatite B.
- Au contraire, elles sont fréquentes au cours de la PAN non liée à ce virus et au cours de la PAM 25 à
36 % des cas avec un délai médian de 24 mois après le diagnostic.
La rechute peut se présenter différemment de l’atteinte initiale avec notamment une atteinte
d’un organe préalablement épargné , moins sévères.
3- Complications : Peuvent menacer le pronostic vital et/ou être
responsables de séquelles fonctionnelles.
- Douleurs abdominales : craindre une complication ischémique digestive ± perforation .
- Atteinte rénale : insuffisance rénale, pas toujours réversible avec HTA sévère.
- Atteinte myocardique et neurologique centrale : risque vital.
4- Décès:
Il existe une surmortalité dans les 18 premiers mois de la vascularite par rapport à la population générale
mais qui tend à disparaître ultérieurement .
-Décès attribuables à la vascularite :
-Quelques patients décèdent rapidement d’une forme suraiguë de PAN non contrôlable par le traitement
habituel.
- Dans la PAN: le décès est souvent la conséquence d’une atteinte intestinale.
- Dans la PAM: la principale cause de décès est l’insuffisance rénale et l’hémorragie alvéolaire.
– Décès imputables aux traitements :
la conséquence d’effets indésirables des thérapeutiques
- Les infections représentent la première cause de mortalité et sont favorisées par la corticothérapie
et/ou les immunosuppresseurs
-Les septicémies surviennent volontiers lors du traitement d’attaque.
- Les infections virales sont plus tardives et reflètent la profonde immuno-dépression induite par le TRT
pronostic
-Pour aider le clinicien à proposer la thérapeutique la plus appropriée et éviter notamment le sur-
traitement au cours de la PAN un score pronostique est proposé FFS (Five Factors Score).
-D’autres critères, comme le Birmingham Vasculitis Activity Score (BVAS) peuvent aussi être employés et
ont été validés dans les essais prospectifs coordonnés par l’European Vasculitis Study Group (EUVAS) .
- Le FFS et le BVAS sont fortement corrélés mais le FFS est beaucoup plus simple à manier
traitement
1-Objectifs:
-Le traitement doit être débuté précocement pour améliorer le pronostic.
-choisir le traitement le mieux adapté et de l’ajuster pour chaque patient selon les critères
pronostiques.
-obtenir la rémission et la guérison et diminuer le risque de rechutes
- limiter et de réduire les séquelles liées à la maladie ;
- limiter les effets indésirables et les séquelles liés aux traitements.
2-moyens:
-Corticoïdes:
-La dose initiale de corticoïdes est de 1 mg/kg/j.
-Elle peut parfois être précédée, selon la gravité, d’un à trois bolus de méthylprednisolone(15
mg/kg/j).
-Diminution des doses : dès que l’état du malade s’améliore, on diminue jusqu’à une dose
d’entretien de 5-10 mg/j au bout du 12ème mois de traitement. Cette décroissance sera interrompue si
survenue d’une poussée.
- Précautions :
- surveillance des effets secondaires
- adjonction de traitement adjuvant : supplémentation potassique, vitamine D, calcium,
éventuellement bisphosphonate si facteurs de risque d’ostéoporose.
- Efficacité :
- les corticoïdes peuvent contrôler les formes mineures de la maladie.
- Ils doivent être associés aux immunosuppresseurs dans les formes graves.
- Les immunosuppresseurs:
-Cyclophosphamide:
-La prescription en fonction du score pronostique FFS.
-Le schéma recommandé est le suivant :
03 bolus de 0,6 g/m2 espacés de 14 jours 03 bolus supplémentaires espacés de 21 jours, à
la posologie de 0,7 g/m2.
Il est recommandé de ne jamais dépasser 1200 mg par bolus et de diminuer la posologie chez les
personnes âgées de plus de 65 ans et en cas IR.
-Une hydratation importante est indispensable
-Le Mesna (UromitexanW), est administré durant et après la perfusion de cyclophosphamide ou
quotidiennement si la voie orale est choisie
Autres traitements immunosuppresseurs :
L’azathioprine: est le traitement d’entretien recommandé, dès que la rémission a été obtenue avec
l’association de corticoïdes et de cyclophosphamide. 2 mg/kg/jour par voie oral.
Le méthotrexate: peut aussi être prescrit une fois la rémission obtenue. La dose hebdomadaire est de 0,3
mg/kg/sem par voie orale ou IM.
Le mycophénolate mofétil: se substitue parfois à l’azathioprine. Cette prescription n’a pas été validée par
une étude prospective.
Il est essentiellement indiqué en cas d’échec ou d’intolérance , à l’azathioprine ou au méthotrexate.
Les échanges plasmatiques: n’améliorent pas le taux de survie au cours de la PAN non liée à une infection
virale. En revanche, ils sont utiles dans le traitement de la PAN-VHB.
3-Stratégie thérapeutique:
Le traitement de la PAN est différent selon que la maladie est primitive ou secondaire à une infection par
le VHB ou un autre agent infectieux.
Traitement de la PAN non associée à une cause infectieuse:
Le traitement initial :corticothérapie initiale à dose suffisante, Selon le score de gravité .
Formes sans critère de mauvais pronostic
(FFS = 0):
une corticothérapie seule. Les immunosuppresseurs ne
sont associés qu’en cas d’échec de ce traitement ou de
rechute
Formes avec facteur(s) de mauvais
pronostic(FFS 1 ):
Le cyclophosphamide doit être systématiquement
associé à la Corticothérapie, 06 bolus .
si la rémission complète est obtenue: un autre
immunosuppresseur
(azathioprine ou méthotrexate sera prescrit (débuté
15 à 21 jours après le dernier bolus) en relais du
cyclophosphamide pendant 12 à 18 mois
supplémentaires
si la rémission est partielle: 3 bolus supplémentaires
seront effectués,
selon le même schéma (1 bolus toutes les 4 semaines -
total de 6 + 3 bolus). Une nouvelle évaluation est
réalisée à l’issue du 9ème bolus.
Si la rémission complète n’est pas obtenue: la forme
orale de cyclophosphamide sera prescrite à raison de 2
mg/kg/jour (dose maximale 200 mg/j).
PAN due à une infection par
le virus de l’hépatite B:
Le traitement repose sur l’association :
- d’une corticothérapie initiale et brève (< 15 jours), par prednisone orale entre 0,5 et 1
mg/kg/jour, permettant de contrôler rapidement les manifestations initiales les plus sévères liées à la
vascularite.
-puis arrêt brutal des corticoïdes facilitant la séroconversion
- adjonction d’échanges plasmatiques, visant à épurer les immuns complexes pathogènes
circulants (échanges de 60 ml/kg en IV , 3 à 4 fois par semaine pendant 3 semaines, puis sevrage
progressif ,combinaison aux
antiviraux (vidarabine autrefois, puis plus récemment interféron a, lamivudine, adéfovir. . .).
Ce n’est qu’en situation d’échec de cette stratégie que la prescription d’un immunosuppresseur devra
être envisagée.
Polyangéite microscopique:
La polyangéite microscopique peut être traitée :
- soit par association systématique de corticoïdes et immunosuppresseur comme pour les formes
diffuses de maladie de Wegener
-soit en fonction du score pronostique FFS
FFS = 0:
corticoïdes seuls dans un premier temps.
Si la maladie n’est pas contrôlée par les corticoïdes seuls (aggravation et/ou
corticodépendance > 20 mg/j), un immunosuppresseur sera prescrit.
Dans ce cas :
- s’il apparaît des signes de gravité (FFS 1) le cyclophosphamide
- en l’absence de signe de gravité (FFS = 0) l’azathioprine
FFS 1 :
-corticoïdes + cyclophosphamide sous forme de bolus IV
-Des échanges plasmatiques peuvent être indiqués en association
-Une fois la rémission obtenue, le cyclophosphamide est remplacé par un autre immunosuppresseur
(azathioprine ou méthotrexate débuté 15 à 21 jours après le dernier bolus.
-La durée minimale est de 18 à 24 mois
conclusion
La PAN est une vascularite des artères de petit et moyen calibre.
Son incidence semble diminuée du fait de la vaccination contre l’hépatite B.
Son pronostic qui était très sévère, a été radicalement
modifié par la corticothérapie et les immunosuppresseurs.
la vaccination contre le VHB pratiquée dans les populations à risques a permis de réduire de
manière significative l’incidence de la PAN-VHB.