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Parties et structure d'un château fort

Le document décrit les caractéristiques des châteaux forts au Moyen Âge, notamment leurs éléments de défense comme les douves, le pont-levis et les murailles. Il explique également l'évolution des châteaux forts vers des résidences seigneuriales entre les 12e et 15e siècles.

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Parties et structure d'un château fort

Le document décrit les caractéristiques des châteaux forts au Moyen Âge, notamment leurs éléments de défense comme les douves, le pont-levis et les murailles. Il explique également l'évolution des châteaux forts vers des résidences seigneuriales entre les 12e et 15e siècles.

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Le chateau fort

Au Moyen Âge, un château fort est une grande maison forti ée où vivent le seigneur, sa famille, ses
serviteurs et ses soldats. Le château fort est construit en général près d'un village, sur une colline,
une butte naturelle ou arti cielle pour voir de loin les attaquants arriver. Cette disposition permet
aussi de rendre l'assaut plus dif cile car les assaillants doivent monter une pente. Les premiers
châteaux étaient construits en bois, matériau économique mais fragile (il peut pourrir ou brûler). Plus
tard, on les bâtit en pierre et on les protégeait par des murailles.

Description
Dans un château-fort, se trouvent généralement

• des douves (ou profonds fossés remplis d'eau) qui font le tour de l'enceinte. Elles servaient à
empêcher les assaillants de s'approcher trop près du pied de la muraille;
• un pont-levis en bois actionné par des chaînes très résistantes pouvant s'abaisser et se relever
en cas d'attaque ou la nuit; le pont-levis apparaît tardivement au XIIIe siècle;
• une herse, lourde grille en fer, coulissant verticalement dans une rainure, au niveau de la porte
d'entrée (double protection);
• Une partie des châteaux forts avaient deux murailles: une grande muraille protégeant de
nombreux bâtiments, et une plus petite à l'intérieur de celle-ci, entourant le donjon et quelques
bâtiments. La première grande muraille délimitait ce que l'on appelle la basse-cour, une
seconde muraille à l'intérieur protégeant la haute-cour.
• Basse-cour: Dans cet espace se trouvent les bâtiments "communs": des logements, des
ateliers et entrepôts, des écuries par exemple. Cette cour peut servir de refuge à la
population en cas d'attaque ennemie.
• Haute-cour: Il s'agit d'une cour plus petite protégée par une muraille. On trouve
généralement à l'intérieur le donjon et d'autres bâtiments plutôt réservés au seigneur, à sa
famille et à ses invités: chapelle, logis et salle d'audience, chartrier par exemple.
• un donjon, plus haute tour du château, qui pouvait servir de prison. À partir du XIIe siècle le
seigneur n'y vit plus. Il se loge dans des bâtiments nouveaux construits sur les façades sud et
ouest qui sont les plus ensoleillées.
• des remparts (ou courtines), de grands murs faisant le tour du château, au sommet desquels se
trouvent les chemins de ronde. Les remparts sont régulièrement séparés par des tours, percées
de meurtrières (ouvertures étroites et rectangulaires d'où les archers tiraient des èches sans
être atteints). Le haut des murs des tours, des remparts et du donjon est couronné par des
merlons (les parties pleines) et des créneaux (les parties vides). Les archers et les soldats
tiraient entre ces créneaux, puis se cachaient derrière les merlons. Souvent, le sol du chemin
de ronde est ajouré par des mâchicoulis, trous ou on pouvait jeter sur les assaillants toutes
sortes de projectiles, avant l'invention des mâchicoulis, le pied de la muraille était défendu par
des hourds, construction en bois située en haut du mur et débordant vers l'extérieur.

Évolution des châteaux forts


JUSQU'AU XIE SIÈCLE : LA MOTTE CASTRALE
Au début du Moyen Âge, le château fort était le plus souvent construit en bois, en haut d'une butte.
On appelle ces forti cations mottes castrales ou mottes féodales. La colline symbolise la puissance
aux yeux des “vilains”. L'endroit était entouré par un fossé et une palissade de troncs d'arbres. Si le
lieu le permettait le fossé était rempli d'eau. Si la région était pourvue de carrières de pierres on
utilisait la pierre ou moellons au moins pour le bas des mur. Ce type de forti cation ressemblait à un
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camp romain. Au centre, sur la motte, se dressait le dominium ou donjon, l'endroit le mieux protégé.
Pour accéder au donjon, on empruntait un pont de bois, facile à couper en cas d'attaque. Au
sommet du donjon, une guette permettait à une sentinelle de surveiller les alentours.

DU XIIE AU XVE @ SONT DEVENUS DE CONFORTABLES RÉSIDENCES SEIGNEURIALES, AU LIEU DE DÉFENSES


MILITAIRES.

Le logis seigneurial
LA CHAMBRE DU SEIGNEUR
Il s'agit de la pièce où dorment le seigneur et sa femme, mais aussi d'une pièce où ils peuvent
recevoir des visites, ou bien pratiquer des loisirs. Elle peut être richement décorée. Des tapisseries
recouvrent les murs, a n de rendre la pièce plus jolie, mais aussi plus chaude et moins humide. On y
trouve un lit , qui peut être placé sur une estrade, et qui souvent plus large que long. En e et, au
Moyen Âge, les personnes ont l'habitude de dormir presque assis ; selon des croyances de
l'époque, la position allongée est celle des morts. Les vêtements, les draps et les objets précieux du
seigneur et de sa femme se trouvent dans des co res qui peuvent être très décorés.

L’habitat urbain
La maison est majoritairement construite à base de torchis et de bois, la pierre étant réservée aux
bâtisses plus luxueuses. Les façades sont étroites, et les vitres ne se généralisent qu’à partir du
XIVe siècle. La maison à étages devient la règle. Hautes et étroites, serrées les unes contre les
autres, ces maisons ont une boutique au rez-de-chaussée, des logements en étages et des caves
sur un ou plusieurs niveaux. La technique de construction la plus fréquemment utilisée est le pan de
bois. Dans les agglomérations enfermées dans une enceinte, le tissu urbain est dense et serré. Par
manque d’espaces libres en quantité su sante, les marchés hebdomadaires et les foires doivent
même se tenir dans les cimetières. Au 13e siècle, la ville déborde de sa muraille, et voit la création
de "faubourgs".

Maison à colombages
Une maison à colombages ou maison à pans de bois est une maison constituée d'une ossature de
bois et d'un hourdage (remplissage) fait de briques ou de torchis, parfois de plâtre. Ces maisons ont
été très courantes en ville et à la campagne, du Moyen Âge au XVIle siècle, et même plus tard.
Dans beaucoup de villes, on s'efforce de réhabiliter l'aspect de ces maisons anciennes, en
conservant au moins la façade. On distingue deux sortes de colombages: à bois longs qui montent
depuis le sol et à bois courts, beaucoup plus faciles à construire et à entretenir.

L’OSSATURE EN BOIS
Une maison à colombages, c’est d’abord un soubassement de pierres ou de briques pour
empêcher les remontées d’humidité. Sur ce solin sont posées les sablières basses, longues pièces
de bois horizontales, recevant les poteaux et les colombes à la verticale. Colombe vient du latin
columna, colonne. On xe d’autres sablières et d’autres colombes pour chaque étage. La sablière
haute supporte la charpente du toit.

LE HOURDAGE
Les espaces entre les colombes sont comblés avec du torchis (mélange d’argile et de paille hachée
appliqué sur un lattis de bois). Une fois sec, il est protégé par un enduit (chaux et sable). En ville, le
torchis était souvent remplacé par des plâtras et des pierres, ou des tuileaux enchâssés dans l’argile
formant des décors géométriques. Aujourd’hui, le torchis peut être remplacé par un béton de
chanvre laissant les murs « respirer » de la même façon, indispensable contre l’humidité.

LA TECHNIQUE DES BOIS LONGS


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Les maisons donnant sur une place assez large sont construites façade par façade et levées (ou
détruites) d’un bloc.

LES BOIS COURTS


Mais quand le tissu urbain est trop serré et les rues trop étroites, ce n’est plus possible et les
assemblages de pièces de charpente, à bois courts, sont montés étage par étage.
À chaque niveau, un encorbellement, ou surplomb, est souvent ménagé, pour gagner de l’espace
sur le vide. Cette occupation de l’espace de la rue a souvent été interdite par les autorités à la n du
15e siècle.

UN ANCIEN TYPE D’HABITAT DÉJÀ DURABLE


Comme hier, la construction à colombages s’inscrit dans le respect de l’environnement. Les forêts
normandes fournissent les pièces de chêne, solide et dense. Les pierres du solin proviennent des
carrières locales. La paille et l’argile sont partout. C’est du solide, certaines existent depuis des
siècles, et c’est démontable. Le hourdage doit être refait de temps en temps, mais le torchis se
recycle. Et tout est biodégradable !

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