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Métamorphisme croissant dans l'Arize

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Exercice chapitre 2 - DES CONSEQUENCES PETROGRAPHIQUES DE L’EPAISSISSEMENT CRUSTAL

La collision se traduit par un raccourcissement et un épaississement de la lithosphère continentale sous


l’effet des contraintes de compressions qui entraînent failles inverses, plis, charriages et chevauchements.
Cet épaississement se traduit par des transformations des roches crustales. On s’appuiera sur l’exemple de
roches observables dans le massif de l’Arize dans les Pyrénées.

À partir de la mise en relation des deux documents, démontrer que l’intensité du métamorphisme a été croissante
du nord vers le sud du massif de l’Arize.
On attend une localisation sur le diagramme P-T des différentes roches et un texte expliquant les
mécanismes permettant la formation des roches A à F.

Document 1 : localisation de quelques roches du massif de l’Arize (Arriège)

Dans la région de l’Arize (Pyrénées) affleure un ensemble de roches métamorphiques dont l’étude a montré qu’elles
dérivent toutes de roches sédimentaires continentales préexistantes. On cherche à montrer comment des données
de terrain peuvent permettre de comprendre des événements géologiques anciens.

Document 2: construction au laboratoire d’un diagramme pression –température


+ géothermes calculés dans 3 contextes géodynamiques (A : subduction ; B : en dehors de toute zone
active ; C : collision)
Au cours du métamorphisme, une même roche subit des modifications minéralogiques. Certains minéraux
apparaissent, d'autres disparaissent. Or les minéraux n'apparaissent que dans certaines conditions de
températures et de pressions, ce que l'on appelle leur domaine de stabilité. Ces domaines sont définis en
laboratoire grâce au dispositif suivant :
2’

2
1 2’’

1 : Chlorite ⬌Biotite
2 : Andalousite ⬌Disthène
2’ : Andalousite ⬌ Sillimanite
2’’ : Sillimanite ⬌Disthène
3 : Muscovite + Quartz
⬌Feldspath potassique + silicate
d’alumine + eau (andalousite ou
Sillimanite ou disthène)

A : Courbe d’Anatexie
ELEMENTS DE CORRECTION

Les roches de A à F ont la même composition chimique.

On peut donc supposer qu'elles résultent de la transformation d'une même roche initiale.

Leur composition minéralogique différente résulte de leur mise en présence de conditions de pression et de
température différentes de leurs conditions de formation, c'est du métamorphisme.
Le massif de l’Arize est un massif situé dans la chaine de montagne des Pyrénées au sud de la France. Il a
subi un métamorphisme au cours des temps géologique. L’intensité de ce métamorphisme est-il
croissant du Nord vers le Sud ?

Document 1 : Carte géologique simplifiée du massif de L’Arize Du Nord vers le Sud, on voit différentes
roches (schistes, micaschistes et gneiss) en auréoles autour des migmatites qui occupent le coin Sud Est
de la carte. Une migmatite est une roche hétérogène constituée d’une partie métamorphique, des gneiss
sombres et d’une partie granitique claire, résultat d’une fusion partielle puis d’une recristallisation lors
du refroidissement.

Document 2 : Diagramme de stabilité de quelques associations minéralogiques

• Le schiste à séricite et chlorite du massif ne peut s’être formée qu’à une température comprise entre
300°C et 380°C, température de l’apparition de la séricite et celle de la disparition de la chlorite au profit
de la biotite.

• Le micaschiste à biotite et muscovite s’est donc formé à une température supérieure à 380°C, mais
inférieure à 450°C, température d’apparition de l’andalousite absente de cette roche.

• Le micaschiste à biotite, muscovite et andalousite s’est formé dans le domaine de stabilité de


l’andalousite, à savoir une température supérieure à 450° et une pression inférieure à 0,45 GPa.

• Le gneiss à sillimanite et feldspath potassique s’est formé dans le champ de stabilité commun à la
sillimanite et au feldspath K, à savoir une température comprise entre 650°C et 700°C. Ce gneiss n’a pas
subi de fusion partielle, il s’est donc formé à une pression comprise entre 0,2 et 0,4 GPa.

• La migmatite est une roche qui a connu un épisode de fusion partielle, la partie gneissique étant le
résidu de fusion. Elle s’est donc formée à une température supérieure à 700°C.

Conclusion On voit donc que les roches en auréoles du massif de l’Arize ont subi des températures
croissantes du Nord (schistes : 300°C) vers le Sud (migmatite >700°C). Au cours de cette augmentation de
température, de nouvelles associations minérales apparaissent, aux dépens d’autres qui disparaissent
car non stables dans les conditions de pression et de Corrigé bac 2018– Série S – SVT obligatoire –
Métropole (remplacement) [Link] température. La pression a aussi pu augmenter de 0,2 à
0,4 GPA du Nord au Sud. Ces transformations se sont faites sans fusion partielle, donc à l’état solide,
sauf pour la migmatite. Il s’agit donc bien de métamorphisme croissant du Nord au Sud. La migmatite se
trouve à la limite entre métamorphisme et magmatisme.

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