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Exercices sur les endomorphismes auto-adjoints

Ce document contient 34 exercices portant sur les endomorphismes auto-adjoints dans des espaces vectoriels euclidiens. Les exercices abordent des propriétés comme la diagonalisation, la décomposition en sous-espaces propres, et la relation avec les formes quadratiques positives.

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Exercices sur les endomorphismes auto-adjoints

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Endomorphismes auto-adjoints

Exercice 1. A2 = 0
Soit A ∈ Mn (R). On suppose tA = A et A2 = 0. Montrer que A = 0.
Exercice 2. Comatrice d’une matrice symétrique
Soit M ∈ Mn (R) symétrique. Montrer que com(M ) est aussi symétrique. La réciproque est-elle vraie ?
Exercice 3. Base non orthonormée
Soit B = (e1 , . . . , en ) une base arbitraire d’un ev euclidien E, G la matrice de Gram des ei , f ∈ L(E) et
M sa matrice dans B.
1) Montrer que f est auto-adjoint si et seulement si t M G = GM .
2) Montrer que f est orthogonal si et seulement si t M GM = G.
Exercice 4. autoadjoint ⇒ linéaire
Soit E un ev préhilbertien et u : E → E telle que : ∀ x, y ∈ E, (u(x) | y) = (x | u(y)). Montrer que u est
linéaire.
Exercice 5. Diagonalisation de matrices symétriques
Diagonaliser dans une!base orthonormée : !
6 −2 2 23 2 −4
1
1) A = −2 5 0 . 2) A = 9
2 26 2 .
2 0 7 −4 2 23

Exercice 6. Diagonalisation de C t C
Soient a1 , . . . , an ∈ R et M = (ai aj ) ∈ Mn (R). Montrer que M est diagonalisable et déterminer ses
éléments propres.
Exercice 7. Décomposition en projections orthogonales  
2 0 0 3
Soit ϕ l’endomorphisme de matrice dans la base canonique de R4 : M = 0 2 3 0
.
0 3 2 0
3 0 0 2
Montrer qu’il existe des projections orthogonales p, q et des réels λ, µ tels que : ϕ = λp + µq, p ◦ q = 0,
p + q = idE .
Exercice 8. 2XP 0 (X) + (X 2 − 1)P 00 (X)
R1
Soit E = Rn [X]. On pose pour P, Q ∈ E : (P | Q) = −1 P (t)Q(t) dt et on considère

−→

E R[X]
u:
P (X) 7−→ 2XP 0 (X) + (X 2 − 1)P 00 (X).

1) Montrer que l’on définit un produit scalaire et que u est un endomorphisme.


2) Montrer que u est diagonalisable et que si Pk , P` sont des vecteurs propres de valeurs propres distinctes,
alors (Pk | P` ) = 0.
3) Éléments propres de u pour n = 3 ?
Exercice 9. (X 2 − 1)P 00 + (2X + 1)P 0 q
R1
Pour P, Q ∈ Rn [X] on pose (P | Q) = t=−1
1−t
1+t P (t)Q(t) dt et Φ(P ) = (X 2 − 1)P 00 + (2X + 1)P 0 .
1) Vérifier que (P | Q) existe et qu’on définit ainsi un produit scalaire sur Rn [X].
R1
2) Montrer que pour ce produit scalaire, Φ est auto-adjoint (calculer t=−1 (1 − t)3/2 (1 + t)1/2 P 00 (t)Q(t) dt
par parties).
3) Déterminer les valeurs propres de Φ et montrer qu’il existe une base propre de degrés étagés.
Exercice 10. Ker u + Im u = E

Soit E un ev euclidien et u ∈ L(E) auto-adjoint. Montrer que Ker u ⊕ Im u = E.

[Link] – vendredi 28 septembre 2018


Exercice 11. u ◦ v autoadjoint ?
Soient E euclidien et u, v ∈ L(E) auto-adjoints. Montrer que u ◦ v est auto-adjoint si et seulement si
u ◦ v = v ◦ u.
Exercice 12. Composée de projecteurs
Soient p, q deux projecteurs orthogonaux dans un espace euclidien E.
1) Montrer que p ◦ q ◦ p est auto-adjoint.

2) Montrer que (Im p + Ker q) ⊕(Ker p ∩ Im q) = E.
3) En déduire que p ◦ q est diagonalisable.
Exercice 13. Autoadjoint et orthogonal
Soit E un espace euclidien. Quels sont les endomorphismes de E à la fois auto-adjoints et orthogonaux ?
Exercice 14. Spectre et rang d’une matrice antisymétrique
Soit M ∈ Mn (R) antisymétrique et f l’endomorphisme de Rn canoniquement associé à M .
1) Montrer que les valeurs propres de M sont imaginaires pures.
2) Montrer que Ker f ⊥ Im f . En déduire que g = f| Im f est un isomorphisme de Im f .
3) Montrer que g 2 est diagonalisable. En déduire que rg(M ) est pair.
Exercice 15. Racine carrée
Soit A ∈ Mn (R) symétrique définie positive. Montrer qu’il existe une unique
 matrice B ∈ Mn (R)
2 1 2
symétrique définie positive telle que B = A. Calculer B lorsque A = 2 5 .

Exercice 16. A = t BB
Soit A ∈ Mn (R). Montrer que A est symétrique définie positive si et seulement s’il existe B ∈ GLn (R)
telle que A = t BB.
Exercice 17. Décomposition de Cholesky
Soit A ∈ Mn (R) symétrique définie positive.
1) Montrer qu’il existe une matrice T triangulaire supérieure telle que A = t T T . Montrer que T est
unique si on impose la condition : ∀Q
i, Tii > 0.
n
2) Application : Montrer que det A 6 i=1 aii .
Exercice 18. Mineurs principaux positifs
Soit A ∈ Mn (R) symétrique. Pour 1 6 p 6 n, on note ∆p le déterminant de la sous-matrice (aij )i,j∈[[1,p]] .
1) Montrer que si A est définie positive, alors tous les déterminants ∆p sont strictement positifs.
2) Réciproque : on suppose ∆1 > 0, . . . , ∆n > 0. Montrer qu’il existe une matrice B triangulaire
supérieure inversible telle A = t BB. En déduire que A est définie positive.
Exercice 19. q positive ⇒ q(x) = ku(x)k2
Soit E un espace euclidien et q une forme quadratique positive. Montrer qu’il existe un endomorphisme
u auto-adjoint tel que : ∀ x ∈ E, q(x) = ku(x)k2 .
Exercice 20. A symétrique et Ak = I
Soit A ∈ Mn (R) symétrique telle qu’il existe k ∈ N∗ tel que Ak = I. Montrer que A2 = I.
2
P
Exercice 21. i,j aij
Soit A = (aij ) ∈ Mn (R) symétrique de valeurs propres λ1 , . . . , λn . Montrer que i,j a2ij = i λ2i .
P P

Exercice 22. u autoadjoint et tr(u) = 0


Soient E un ev euclidien et u ∈ L(E) auto-adjoint tel que tr(u) = 0.
1) Montrer qu’il existe un vecteur x non nul tel que u(x) ⊥ x.
2) En déduire qu’il existe une base orthonormée (ei ) telle que : ∀ i, (u(ei ) | ei ) = 0.
Exercice 23. Matrices symétriques commutant
Soit (Ai ) une famille de matrices n × n réelles symétriques commutant deux à deux. Montrer qu’il existe
une matrice symétrique A et des polynômes Pi tels que : ∀ i, Ai = Pi (A).

[Link] – page 2
Exercice 24. Valeurs propres de AB
Soient A, B ∈ Mn (R) symétriques, B définie positive. Montrer que les valeurs propres de AB sont
réelles.
Exercice 25. tr(AB) 6 tr(A) tr(B)
Soient A, B ∈ Mn (R) symétriques positives. Montrer que 0 6 tr(AB) 6 tr(A) tr(B).
Exercice 26. det(A + B) > det(A) + det(B)
Soient A, B ∈ Mn (R) symétriques définies positives. Montrer que det(A + B) > det(A) + det(B).
Exercice 27. f quelconque, il existe une BON dont l’image est orthogonale
Soient E un espace euclidien et f ∈ L(E). Montrer qu’il existe une base orthonormée (e1 , . . . , en ) dont
l’image par f est une famille orthogonale.
Exercice 28. Quotients de Rayleigh
Soient E un espace euclidien, f ∈ L(E) auto-adjoint et λ1 6 λ2 6 . . . 6 λn ses valeurs propres.
1) Montrer : ∀ x ∈ E, λ1 kxk2 6 (f (x) | x) 6 λn kxk2 .
2) Montrer que si l’une de ces deux inégalités est une égalité pour un vecteur x 6= 0, alors x est vecteur
propre de f .
3) Soit (e1 , . . . , en ) une base orthonormée de E telle que pour tout i : (f (ei ) | ei ) = λi . Montrer que :
∀ i, f (ei ) = λi ei .
Exercice 29. sp(A + B)
Soient A, B ∈ Mn (R) symétriques, λ, λ0 leurs plus petites valeurs propres et µ, µ0 leurs plus grandes
valeurs propres. Montrer que toute valeur propre de A + B est comprise entre λ + λ0 et µ + µ0 .
Exercice 30. Comparaison de valeurs propres
Soient E un espace euclidien, h ∈ L(E) autoadjoint, x0 ∈ E unitaire, p la projection orthogonale sur
vect(x0 ), et f = h + p. On note λ1 6 . . . 6 λn les valeurs propres de h et µ1 6 . . . 6 µn celles de f .
Montrer que λ1 6 µ1 6 . . . 6 λn 6 µn .
Exercice 31. Mines P’ 1996
Soit E un espace euclidien et f ∈ L(E).
1) Montrer : Ker f = Im f ⇒ f + f ∗ ∈ GL(E).
2) Montrer la réciproque lorsque l’on a f 2 = 0.
Exercice 32. Rayon spectral
2
Soient E un espace euclidien et f ∈ L(E). Montrer que f = max{λ tq λ ∈ sp(f ∗ ◦ f )}.
Exercice 33.
 Calcul de nnorme
R −→ Rn
Soit f : Avec la structure euclidienne canon-
(x1 , . . . , xn ) 7−→ (x1 − xn , x2 − x1 , . . . , xn − xn−1 ).
n
ique de R , calculer la norme de f .
Exercice 34. Décomposition polaire d’un endomorphisme
Soient E un ev euclidien et f ∈ L(E).
1) En considérant l’endomorphisme f ∗ ◦f , montrer que si f est inversible alors f se décompose de manière
unique sous la forme f = u ◦ h avec u orthogonal et h autoadjoint positif.
2) Si f est non inversible, montrer qu’une telle décomposition existe mais n’est pas unique (on rappelle
que O(E) est compact).
3) Montrer que l’application f 7→ (u, h) est continue sur GL(E).

[Link] – page 3
Exercice 35. Endomorphismes normaux
Soit E un espace vectoriel hermitien. Un endomorphisme u ∈ L(E) est dit normal si u et u∗ commutent.
1) Soit u normal, montrer que si F est un sous-espace propre de u alors F ⊥ est stable par u. En déduire
que u est diagonalisable en base orthonormale. La réciproque est-elle vraie ?
2) Soit u ∈ L(E). Montrer l’équivalence entre les propriétés suivantes :
(1) u est normal.
(2) ∀ x ∈ E, ku(x)k = ku∗ (x)k.
(3) Tout sev stable par u est stable par u∗ .
(4) Si un sev F est stable par u alors F ⊥ est stable par u.
(5) Il existe P ∈ C[X] tel que u∗ = P (u).
Exercice 36. ku(x)k = kv(x)k
Soit E un espace euclidien et u, v ∈ L(E). Montrer l’équivalence :

(∀ x ∈ E, ku(x)k = kv(x)k) ⇔ (∃ w ∈ O(E) tq u = w ◦ v).

Exercice 37. (u(x) | x) est réel


Soit E un ev hermitien et u ∈ L(E). Montrer que u = u∗ si et seulement si pour tout x ∈ E, (u(x) | x)
est réel.
Exercice 38. Inégalité
Soient E un espace euclidien et u ∈ L(E) autoadjoint positif.
Montrer : ∀ x ∈ E, ku(x)k4 6 (x | u(x)) × (u(x) | u2 (x)).
Exercice 39. Série d’autoadjoints positifs
Soit H un espace de Hilbert et (un ) une suite d’endomorphismes de H autoadjoints positifs continus
P∞ telle
que la suite (u0 + . . . + un ) est bornée dans Lc (H). Montrer que pour tout x ∈ H la série n=0 un (x)
est convergente.
Exercice 40. Mines MP 2000
Soit A ∈ Mn (R) telle que A3 = tAA. A est-elle diagonalisable dans Mn (R), dans Mn (C) ?
Exercice 41. Centrale MP 2000 (avec Maple)
Soit E un espace euclidien, u et v deux endomorphismes auto-adjoints de E, u étant défini positif.
1) Montrer qu’il existe un unique endomorphisme w tel que u ◦ w + w ◦ u = v. Que peut-on dire de w ?
2) On suppose E de dimension 3,! rapporté à une base orthonormale
! dans laquelle u et v ont pour matrices
4 1 1 0 0 −1
respectives A = 1 4 −1 et B = 0 0 1 . Déterminer w.
1 −1 4 −1 1 3
3) On revient au cas général. Si v est défini positif, que dire de w ? Si w est défini positif, que dire
de v ?
Exercice 42. Polytechnique MP∗ 2000
Soit E un espace euclidien et s une symétrie de E.
1) Que dire de s∗ ◦ s ?
2) Un polynôme P est dit réciproque si P (X) = X n P (1/X), pour P de degré n.
Montrer que : P (X) = det(X id +s∗ ◦ s) est un polynôme réciproque.
3) Montrer que P (1) >2n . A quelle
 condition y a-til égalité ? Y a-t-il des conditions sur s ?
A1 A2
4) Soit la matrice A = A3 A4
, carrée, d’ordre n, symétrique définie positive, où A1 et A4 sont carrées
d’ordres respectifs p et q. Montrer que det(A) 6 det(A1 ) det(A4 ).

[Link] – page 4
Exercice 43. Cachan MP∗ 2000
On note P l’ensemble des fonctions réelles f polynomiales par morceaux, continues sur [0, 1] et vérifiant
R1
f (0) = f (1) = 0. Si f et g sont des fonctions de P , on note (f | g) = t=0 f 0 (t)g 0 (t) dt.
1) Que dire de P muni de cette application ?
2) Montrer que si x ∈ [0, 1], il existe gx ∈ P telle que ∀ f ∈ P , (gx | f ) = f (x).
3) On considère nP réels vérifiant : 0 < x1 < x2 < . . . < xn < 1 et on donne n réels (αi )i∈[[1,n]] . On pose
n
ϕ(f ) = kf k2 + i=1 (f (xi ) − αi )2 et on demande de trouver le minimum de ϕ sur P .
Exercice 44. Centrale MP 2002
1) Que peut-on dire de l’adjoint d’un projecteur orthogonal d’un espace euclidien ? Réciproque ?
2) Soit p un projecteur d’un espace euclidien tel que p ◦ p∗ = p∗ ◦ p. Montrer que p est un projecteur
orthogonal.
Exercice 45. IIE MP 2004 R1
Soit E = C([0, 1], R) muni du produit scalaire défini par (f | g) = 0 f g.
Rx R1
Soient u, v les endomorphismes de E définis par u(f )(x) = 0 f et v(f )(x) = x f .
1) Montrer que (u(f ) | g) = (f | v(g)).
2) Déterminer les valeurs propres de u ◦ v.
Exercice 46. Centrale MP 2004
Soit E un espace euclidien de dimension n et p endomorphismes autoadjoints u1 , . . . , up . Soit qi la forme
quadratique associée à ui (qi (x) = (ui (x) | x)). On suppose :

∀ x ∈ E, q1 (x) + . . . + qp (x) = kxk2 et rg(u1 ) + . . . + rg(up ) = n.

1) Montrer que u1 + . . . + up = idE .


2) Montrer que Im(u1 ) ⊕ . . . ⊕ Im(up ) = E.
3) Montrer que les ui sont en fait des projecteurs orthogonaux et que la somme précédente est orthogo-
nale.
Exercice 47. Mines MP 2005
Soit A matrice réelle ; montrer que A est diagonalisable ssi il existe S symétrique réelle définie positive
telle que tA = SAS −1 .
Exercice 48. Rayon spectral, Centrale MP 2006
−→

R R
Soient A, B des matrices de Mn (R) symétriques et f : Montrer que f
t 7−→ max(sp(A + tB)).
est convexe.
Exercice 49. ENS 2014
Soit E = C([a, b], R) muni du produit scalaire usuel et de la norme associée. Soit u ∈ L(E) un endomor-
phisme symétrique laissant stable tous les sev Rn [X] (considérés comme des sous-espaces de E). Montrer
une famille échelonnée (Pn ) de polynômes propres pour u telle que pour toute fonction f ∈ E,
qu’il existe P

on ait f = n=0 (Pn | f )Pn .
Exercice 50. Endomorphismes à spectres positifs, Mines 2013
E est un espace euclidien, f et g deux endomorphismes symétriques dont les spectres sont inclus dans
R+ . Exprimer ker(f + g) et Im(f + g) en fonction de ker f, ker g, Im f, Im g.
Exercice 51. Spectre de la partie symétrique, TPE MP 2012
Soit A ∈ Mn (R), As sa partie symétrique et α1 6 . . . 6 αn les valeurs propres de As . Montrer que toute
valeur propre réelle de A est comprise entre α1 et αn .

[Link] – page 5
Exercice 52. Mines 2016
Soit E un espace euclidien et u ∈ L(E) auto-adjoint tel que sp(u) ⊂ R+∗ .
1) Montrer que ∀ x, y ∈ E, (x | y)2 6 (x | u(x))(y | u−1 (y)).
2) Soit e un vecteur unitaire.
Montrer l’existence et déterminer la valeur de δe = inf{(x | u(x)) tq x ∈ E, (x | e) = 1}.
3) Déterminer, sous réserve d’existence, inf{δe tq kek = 1}.
Exercice 53. CCP 2017
Pour tout x dans un espace euclidien E, on considère u(x) = (a|x)a + (b|x)b avec a et b unitaires
linéairement indépendants.
1) Montrer que u est un endomorphisme symétrique.
2) Déterminer Ker(u).
3) Déterminer les valeurs propres et les vecteurs propres de u.
Exercice 54. Mines 2017
Soit A ∈ Sn (R). Montrer que les valeurs propres de A sont positives si et seulement si pour toute matrice
B ∈ Sn (R) de valeurs propres positives on a tr(AB) > 0.
Exercice 55. Centrale 2017
On munit Mn (R) du produit scalaire canonique. Soit A ∈ Mn (R). On définit ϕA : Mn (R) → Mn (R)
par : ∀ M ∈ Mn (R), ϕA (M ) = tAM A.
1) Montrer que : ∀ A, B ∈ Mn (R), ϕAB = ϕB ◦ ϕA .
2) Soit A ∈ On (R).
a) Montrer que ϕA induit une bijection de On (R) et Sn (R) sur eux-mêmes.
b) Soit M ∈ Mn (R). Montrer que : ∀ P ∈ Mn (R), P ∈ M ⊥ si et seulement si ϕA (P ) ∈ ϕA (M )⊥ .
3) Soit n > 2 pair. Soit H un hyperplan de Mn (R). Montrer que H contient une matrice symétrique et
orthogonale. Que dire en dimension impaire ?
Exercice 56. Centrale 2017
Soit M ∈ Sn (R) et λ1 6 . . . 6 λn ses valeurs propres. Soit f tel que M = Mβ (f ), β base canonique
de Rn .
1) Montrer que pour tout vecteur x unitaire on a λ1 6 (f (x)|x) 6 λn . Montrer que (f (x)|x) = λ1 si et
seulement si f (x) = λ1 x. Montrer que (f (x)|x) = λn si et seulement si f (x) = λn x.
2) On suppose de plus que M a tous ses coefficients strictement positifs.
a) Soit u unitaire tel que f (u) = λn u et u le vecteur des coordonnées de u prises en valeur absolue.
Montrer que f (u) = λn u.
b) Montrer que les coordonnées de u sont strictement positives. En déduire que l’espace propre associé
à λn est de dimension 1.
c) Montrer que pour tout 1 6 i 6 n, |λi | 6 λn .

[Link] – page 6
solutions

Exercice 5. !
2 −1 2
1
1) P = 3
2 2 −1 , D = diag(3, 6, 9).
−1 2 2
!
2 −1 2
1
2) P = 3
2 2 −1 , D = diag(3, 3, 2).
−1 2 2

Exercice 6.
Si tous les ai sont nuls, M = 0.
Sinon, M = C t C ⇒ E0 = C ⊥ et Eν = vect(C) avec ν = kCk2 .
Exercice 
7.
−1/2
  
1/2 0 0 1/2 1/2 0 0
0 1/2 1/2 0   0 1/2 −1/2 0 
M= 5 0 1/2 1/2 0
− 0 −1/2 1/2 0
.
1/2 0 0 1/2 −1/2 0 0 1/2
Exercice 8.
2) u est autoadjoint pour ( | ).
3) P0 = 1, P2 = X, P6 = 3X 2 − 1, P12 = 5X 3 − 3X.
Exercice 9.
3) λk = k(k + 1).
Exercice 12.
3) (p ◦ q)| Im p = (p ◦ q ◦ p)| Im p est diagonalisable et (p ◦ q)| Ker q+(Ker p∩Im q) = 0 donc tout vecteur de E
est somme de vecteurs propres pour p ◦ q.
Exercice 15.
 
1 1
B = √12 1 3
.

Exercice 18.
2) Récurrence : pour n = 1 c’est
 évident.
A0 C 0
n − 1 ⇒ n : A = t C 0 α avec A0 = t B 0 B 0 .
 0
B X0

On cherche B = 0 x d’où : X 0 = t B 0−1 C 0 et x2 = α − t X 0 X 0 = det A0 > 0.
det A
Exercice 22.
1) Soit (u1 , . . . , un ) une base propre pour u. On prend x = u1 + . . . + un .
2) On norme x et on le complète en une base orthonormée. La matrice de u dans cette base est symétrique,
de trace nulle, et la diagonale commence par 0. On termine par récurrence.
Exercice 24.
ABX = λX ⇒ t X t BABX = λt XBX.
Exercice 25.
Se ramener au cas où A est diagonale.
Exercice 26.
0 0
Il existe P inversible telle que A = t P P et B = t
Q P B P avec B Qsymétrique définie positive.
t 0 0
Alors A + B = P (I + B )P et det(I + B ) = (1 + βi ) > 1 + βi .
Exercice 27.
Soit B une BON fixée, M = MatB (f ), B 0 la BON cherchée et P la matrice de passage de B à B 0 . On veut
que t M 0 M 0 soit diagonale avec M 0 = t P M P , cad t P t M M P diagonale.

[Link] – page 7
Exercice 30.
Soit (hi ) une base diagonale pour h, Hi = vect{h1 , . . . , hi } et (fi ), Fi idem pour f .

Pour x ∈ Fk ∩ Hk−1 , λk kx k2 + (x | x0 )2 6 (h(x) | x) + (x | x0 )2 = (f (x) | x) 6 µk kx k2 .
Pour x ∈ Hk+1 ∩ Fk−1 ∩ x⊥
⊥ 2
0 , µk kx k 6 (f (x) | x) = (h(x) | x) 6 λk+1 kx k .
2

Exercice 31.
1) Si f (x)+f ∗ (x) = 0 alors f (x) ∈ Im f ∩Im f ∗ = Im f ∩(Ker f )⊥ = Im f ∩(Im f )⊥ donc f (x) = f ∗ (x) = 0
et x ∈ Ker f ∩ Ker f ∗ = Ker f ∩ (Ker f )⊥ .
2) f 2 = 0 ⇒ Im f ⊂ Ker f .
f + f ∗ ∈ GL(E) ⇒ Im f + Im f ∗ = Im f + (Ker f )⊥ = E ⇒ dim Im f > dim Ker f .
Exercice 33.
∗ −1
f = id −r où r(x1 , . . . , xn ) = (xn , x1 , . . . , xn−1 ). Donc
 f ◦ f = 2 id −r − r a pour valeurs propres les
2 si n est pair
nombres 2 − 2 cos(2kπ/n), k ∈ [[0, n − 1]] et f =
2 cos(π/2n) si n est impair.
Exercice 37.
((u − u∗ )(x) | x) = 0.
Exercice 38.
Orthodiagonaliser et appliquer l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
Exercice 39. Pq P
Soit K = sup{ u0 + . . . + un } et x ∈ H. On note vp,q = n=p un pour p 6 q. La série (un (x) | x)
est convergente (termes positifs, sommes partielles majorées) donc elle vérifie le critère de Cauchy :
(vp,q (x) | x) −→ 0.
p,q→∞

Comme vp,q est positif, il vérifie l’inégalité de Cauchy-Schwarz :

|(vp,q (x) | y)|2 6 (vp,q (x) | x)(vp,q (y) | y) 6 2Kkyk2 (vp,q (x) | x).

En particulier pour y = vp,q (x) on obtient : kvp,q (x)k2 6 2K(vp,q (x) | x) donc la série
P
un (x) est de
Cauchy.
un ne converge pas dans Lc (H) : H = `2 (N) et un = projection orthogonale sur
P
Rmq. exemple où P
hen i où en (p) = δn,p . un converge simplement et non uniformément vers l’identité.
Exercice 40.
t
AA est R-diagonalisable donc annule un polynôme P scindé à racines simples. A annule le polynôme
P (X 3 ), donc est C-diagonalisable si 0 n’est pas racine de P ce que l’on peut imposer si A est inversible.
Si A n’est pas inversible, soit P (X) = XQ(X) avec Q(0) 6= 0.
On a Rn = Ker(A3 ) ⊕ Ker(Q(A3 )) et Ker(A3 ) = Ker(tAA) = Ker(A) donc AQ(A3 ) = 0 et A est encore
C-diagonalisable.
Contre-exemple pour la R-diagonalisabilité : prendre une rotation d’angle 2π/3 dans le plan.

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Exercice 41.
1) On se place dans une base propre pour u, soient U, V, W les matrices associées avec U = diag(λi ). On
doit donc résoudre (λi + λj )Wij = Vij d’où l’existence, l’unicité et la symétrie de w.
2) > A := matrix([[4,1,1],[1,4,-1],[1,-1,4]]);
B := matrix([[0,0,-1],[0,0,1],[-1,1,3]]);
> eigenvals(A); eigenvects(A);
> P := transpose(matrix([[1, 0, 1], [1, 1, 0],[-1, 1, 1]]));
> A1 := evalm(P^(-1)&*A&*P); B1 := evalm(P^(-1)&*B&*P);
> C1 := matrix(3,3);
> for i from 1 to 3 do
for j from 1 to 3 do C1[i,j] := B1[i,j]/(A1[i,i]+A1[j,j]) od
od;
> C := evalm(P&*C1&*P^(-1)); ! evalm(A&*C+C&*A-B);
11 −11 −33
⇒C= 1 −11 11 33 .
140 −33 33 69
3) Si v est défini positif : on a (v(x) | x) = 2(u(x) | w(x)) donc si λ est une valeur propre de w et x est
(v(x) | x)
un vecteur propre associé, on a λ = > 0 d’où w est défini positif.
2(u(x) | x)
     
1 0 1 1 2 3
Cas w défini positif et v non positif : U = 0 2 , W = 1 1 + x , V = 3 4x + 4 avec 0 < x < 18 .

Exercice 42.
1) c’est un endomorphisme autoadjoint positif de déterminant 1.
2) X n det(id /X + s∗ ◦ s) = det(id +Xs∗ ◦ s) = det(s∗ ◦ (id +Xs∗ ◦ s) ◦ s) = det(s∗ ◦ s + X id).
3) s∗ ◦ s est diagonalisable avecQdes valeurs propres (λi ) réelles positives deux à deux inverses pour la
même multiplicité. P 2 (1) = 16i6n (1 + λi )(1 + 1/λi ) et (1 + x)(1 + 1/x) > 4 pour tout x > 0 avec
égalité ssi x = 1.
Si P (1) = 2n alors toutes les valeurs propres de s∗ ◦s valent 1 et s∗ ◦s est diagonalisable donc s∗ ◦s = id
et s est une symétrie orthogonale. La réciproque est immédiate.
4) Se ramener au cas A4 = I puis calculer det A par pivotage.
Exercice 43.
1) Que c’est un espace préhilbertien.
2) gx (t) = min(t(1 − x), x(1 − t))
3) On note gi = gxi : (g1 , . . . , gn ) est libre par considération des points anguleux, donc engendre un ev
G de dimension n. Soit f ∈ P : f = f0 + f1 avec f0 ∈ G et f1 ∈ G⊥ . Alors ϕ(f ) = ϕ(f0 ) + kf1 k2 donc
ϕ est minimale en f ssi ϕ|G est minimale en f0 et f1 = 0. Désormais on suppose f1 = 0 et f ∈ G.
L’application :

G −→ Rn

u:
f 7−→ (f (x1 ), . . . , f (xn )) = ((f | g1 ), . . . , (f | gn ))

est un isomorphisme linéaire. Soit v l’endormophisme autoadjoint défini positif de Rn (pour le produit
scalaire canonique) tel que : ∀ t ∈ Rn , (t | v(t)) = ku−1 (t)k2 .
On a donc en notant α = (α1 , . . . , αn ) et β = (id +v)−1 (α) :

∀ t ∈ Rn , ϕ(u−1 (t)) = (t | v(t)) + (t − α | t − α)


= (t | (id +v)(t)) − 2(t | α) + (α | α)
= (t − β | (id +v)(t − β)) + (α | α − β).

id +v est autoadjoint défini positif donc le minimum de ϕ est atteint pour f = u−1 (β) (solution
unique) et vaut (α | α − β).

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Exercice 44.
1) p est un projecteur orthogonal ⇔ p est un projecteur et p = p∗ ⇔ p∗ est un projecteur orthogonal.
2) p et p∗ commutent donc Ker p et Im p sont stables par p et par p∗ , d’où p∗|Ker p = (p| Ker p )∗ = 0Ker p
et p∗|Im p = (p| Im p )∗ = idIm p . Ainsi p = p∗ ce qui implique Ker p ⊥ Im p.
Exercice 45.
2) On a pour f, g ∈ E : u ◦ v(f ) = g ⇔ g est C 2 , g(0) = g 0 (1) = 0 et g 00 = −f . En particulier u ◦ v est
injectif, 0 n’est pas valeur propre de u ◦ v.
Pour λ ∈ R∗ et f ∈ E on a u ◦ v(f ) = λf si et seulement si f est de la forme x 7→ aeαx + be−αx avec
α2 = −1/λ et a + b = aαenα − bαe−α = 0. On obtient
o f 6= 0 en prenant a 6= 0, b = −a et α = iπ( 12 + k),
k ∈ Z. Donc sp(u ◦ v) = 1 , k∈Z .
π 2 ( 12 + k)2
Exercice 46.
1) u1 + . . . + up est l’endomorphisme autoadjoint associé à q1 + . . . + qp .
2) Im(u1 ) + . . . + Im(up ) ⊃ Im(u1 + . . . + up ) = E et la somme des dimensions est égale à dim E donc la
somme des sous-espaces est directe.
3) On a Ker(u1 ) = {x ∈ E tq x = u2 (x) + . . . + up (x)} ⊂ Im(u2 + . . . + up ) = Im(u2 ) ⊕ . . . ⊕ Im(up ) et
les deux termes extrêmes ont même dimension, d’où Ker(u1 ) = Im(u2 ) ⊕ . . . ⊕ Im(up ). Comme u1 est
autoadjoint, Im(u1 ) ⊥ Ker(u1 ) ce qui prouve l’orthogonalité de la somme. De plus Im(u1 ) ⊂ Ker(uj )
pour j > 1 donc q1 (x) = kxk2 pour tout x ∈ Im(u1 ). En appliquant 1) à Im(u1 ) on obtient u1 (x) = x
pour tout x ∈ Im(u1 ) ce qui prouve que u1 est un projecteur, et c’est un projecteur orthogonal car
autoadjoint.
Exercice 47.
A = P −1 DP ⇒ tA = (t P P )A(P −1t P −1 ).
S définie positive ⇒ ∃ P ∈ GLn (R) tq S = t P P , donc tA = SAS −1 ⇒ tA = t P M t P −1 avec M = P AP −1 ,
d’où t M = M est diagonale.
Exercice 48.
Pour A symétrique réelle on a max(sp(A)) = sup{(x | Ax)/kxk2 , x ∈ Rn \ {0}} donc f est la borne
supérieure des fontions affines t 7→ ((x | Ax) + t(x | Bx))/kxk2 lorsque x décrit Rn \ {0}. En tant que
sup de fonctions convexes, c’est une fonction convexe.
Exercice 49.
u|Rn [X] est symétrique et laisse stable Rn−1 [X] donc aussi son orthogonal dans Rn [X] qui est de dimen-
sion 1. Soit Pn un polynôme de norme 1 dans cet orthogonal. Par construction, Pn est propre pour u, de
degré n et la suite (Pn ) est orthonormale. C’est une suite totale car R[X] est dense dans E pour k k∞
donc aussi pour k k2 .
Exercice 50.
Soit x ∈ ker(f +g). On a alors (f (x)+g(x)|x) = 0 = (f (x)|x)+(g(x)|x). Or f et g sont symétriques, donc
(f (x) + g(x)|x) P Pp= 0. Si 0, λ2 , . . . , λp sont les valeurs propres
= 0 si et seulement si (f (x)|x) = (g(x)|x)
p
de f et si x = i=1 xi (xi ∈ Eλi (f )) on a (f (x)|x) = i=1 λi kxi k2 . On en déduit que (f (x)|x) = 0
si et seulement si f (x) = 0. On en déduit que ker(f + g) ⊂ ker f ∩ ker g. L’inclusion inverse est
claire, donc ker(f + g) = ker f ∩ ker g. Pour des sous-espaces vectoriels F, G d’un espace euclidien on
a (F + G)⊥ = F ⊥ ∩ G⊥ (vrai m^ eme dans un préhilbertien). On passe aux orthogonaux et on obtient
(F ∩ G)⊥ = F ⊥ + G⊥ . L’endomorphisme f + g est symétrique donc Im(f + g) = (ker(f + g))⊥ =
(ker f ∩ ker g)⊥ = (ker f )⊥ + (ker g)⊥ = Im f + Im g (car f et g sont symétriques).
Exercice 51.
Si AX = λX alors λkXk2 = (X|AX) = (X|As X) est compris entre α1 kXk2 et αn kXk2 .

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Exercice 52.
1) Par orthodiagonalisation, il existe v ∈ L(E) auto-adjoint tel que u = v 2 . En posant y = u(z) il s’agit
de prouver que (v(x) | v(z))2 6 (v(x) | v(x))(v(z) | v(z)) ce qui est un cas particulier de l’inégalité de
Cauchy-Schwarz.
2) Prendre y = e : δe = 1/(e | u−1 (e)).
3) Décomposer e sur une base orthonormale propre pour u. On obtient min(sp(u)).
Exercice 53.
1) x 7→ (a|x)a et x 7→ (b|x)b le sont (projections orthogonales sur hai et hbi).
2) Ker(u) = {a, b}⊥ .
3) 0 sur Ker(u), 1 ± (a|b) sur vect(a ± b).
Exercice 54.
A étant symétrique réelle, on peut l’orthodiagonaliser : A = P DP −1 avec P ∈ O(n) et D diagonale. Si
B est une matrice quelconque, alors B et P −1 BP = t P BP sont simultanément symétriques à valeurs
propres positives. De plus, tr(AB) = tr(D(P −1 BP )). Donc l’énoncé est inchangé si on remplace A
par D.
Si D a une valeur propre dii < 0 alors en prenant B = Eii on trouve tr(DB) = dii < 0. Par contraposée,
si tr(DB) > 0 pour toute matrice B symétrique à valeurs propres positives, alors D est aussi à valeurs
propres positives.

Si les valeurs propres de D sont positives : soit S = D la matrice diagonale à coefficients positifs telle
que S 2 = D et soit B ∈ Sn (R) à valeurs propres positives. On a tr(DB) = tr(S 2 B) = tr(SBS) et SBS
est une matrice symétrique réelle donc diagonalisable. Soit λ ∈ sp(SBS), X un vecteur propre associé
et Y = SX. On a λt XX = t X(SBS)X = t Y BY > 0 (décomposer Y sur une base orthonormale propre
pour B). Ainsi λ = t Y BY /t XX > 0 et donc SBS est elle aussi à valeurs propres positives. Il en résulte
tr(DB) > 0.
Exercice 55.
3) Pour n pair, on note B une matrice dirigeant H ⊥ , que l’on décompose en B = Bs + Ba avec Bs
symétrique et Ba antisymétrique. Soit A ∈ On (R) telle que ϕA (Bs ) soit diagonale : ϕA (Ba ) est
encore antisymétrique donc pour toute matrice P ∈ On (R) ∩ Sn (R), on a P ⊥ϕA (Ba ). On peut de
plus choisir P de sorte que P ⊥ϕA (Bs ), par exemple P = (la matrice anti-diagonale de 1). Alors
Q = ϕ−1
A (P ) est symétrique, orthogonale, et dans H.

Pour n impair, la propriété est fausse : si H est l’hyperplan constitué des matrices de trace nulle,
alors H ne contient aucune matrice qui soit à la fois orthogonale et symétrique (ce serait la matrice
d’une symétrie orthogonale par rapport à un sev F et donc sa trace vaudrait n − 2 dim(F ) 6= 0).
Exercice 56.
1) Soit
Pn (e1 , .2. . , en ) unePbase orthonormale propre Ppour f et x un vecteur unitaire. On a (f (x)|x) =
n 2 n 2
i=1 λ i x i , donc λ 1 x
i=1 i 6 (f (x)|x) 6 λ n i=1 i , ou encore λ1 6 (f (x)|x) 6 λn . On suppose
x
(f (x)|x) = λ1 . Soit j tel que λj > λ1 . Si xj 6= 0 alors λj x2j > λ1 x2j puis (f (x)|x) > λ1 . On en déduit
que si xj 6= 0 alors λj = λ1 et donc f (x) = λ1 x. La réciproque est évidente. On montre de même que
(f (x)|x) = λn si et seulement si f P (x) = λn x.
2) a) On a |(f (u)|u)| = |t U M U | = | 16i,j6n mi,j ui uj | 6 16i,j6n mi,j |ui ||uj | = (f (u)|u) et donc on a
P
|λn | 6 (f (u)|u) 6 λn . On en déduit que λn > 0 et P que (f (u)|u) = λn , puis f (u) = λn u.
b) On suppose que ui = 0. On a alors 0 = λn ui = j6=i mi,j uj . Or tous les mi,j sont > 0, donc
pour tout j 6= i, uj = 0 puis u = 0 ce qui est impossible. Par conséquent les coordonnées de u
sont strictement positives et donc toutes les coordonnées d’un vecteur propre associé à λn sont non
nulles. Soit v un tel vecteur. On suppose que la famille (u, v) est libre. Alors le vecteur v − uv11 u
est non nul et est vecteur propre associé à λn . Or sa première coordonnée est nulle, ce qui est
impossible. On en déduit que l’espace propre associé à λn est de dimension 1.
c) On a pour tout X unitaire |t XM X| ≤ t |X|M |X| 6 λn . Soit λ une valeur propre de M et X un
vecteur propre unitaire associé. On a |λ| = |t XM X| 6 λn .

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